<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Enquête &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/investigations/enquete/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/investigations/enquete/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 24 Feb 2026 05:33:33 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des Enquête &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/investigations/enquete/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Mobile money au Mali : La Dgccc met fin à la confusion créée par WAVE</title>
		<link>https://saheltribune.com/mobile-money-au-mali-la-dgccc-met-fin-a-la-confusion-creee-par-wave/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mobile-money-au-mali-la-dgccc-met-fin-a-la-confusion-creee-par-wave/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 05:33:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[AMRTP]]></category>
		<category><![CDATA[concurrence loyale]]></category>
		<category><![CDATA[DGCCC]]></category>
		<category><![CDATA[économie numérique]]></category>
		<category><![CDATA[fintech Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[fiscalité numérique]]></category>
		<category><![CDATA[inclusion financière]]></category>
		<category><![CDATA[marché financier Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mobile money Mali]]></category>
		<category><![CDATA[paiements mobiles]]></category>
		<category><![CDATA[régulation financière]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté économique]]></category>
		<category><![CDATA[taxe 1 %]]></category>
		<category><![CDATA[transferts mobiles]]></category>
		<category><![CDATA[Wave Mobile Money]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21376</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Comprenez la situation de Wave au Mali face à la retenue de 1 % sur les transferts de mobile money. Quelles conséquences ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le transfert monétaire via le téléphone mobile (mobile money) devient de plus en plus une pratique courante au Mali. Dans le souci de mobiliser l&rsquo;épargne nationale pour financer des projets d&rsquo;ordre social, le gouvernement a décidé de retenir un pourcentage sur les transferts mobile money. Parmi les principaux opérateurs qui font le transfert monétaire, un ne s&rsquo;est pas soumis à cette décision des autorités nationales. Et le gouvernement a décidé de le rappeler à l&rsquo;ordre.</em></strong></p>



<p>C&rsquo;est à travers la décision N° 2026-0001/ MIC-DGCCC du 02 février 2026 que l&rsquo;opérateur en question a été invité à respecter la mesure de retenue d&rsquo;1 % sur les transferts monétaires mobiles. Il s&rsquo;agit de Wave Mobile Money, le dernier des opérateurs arrivés dans le secteur au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desequilibre-le-marche-face-aux-autres-operateurs">Déséquilibre le marché face aux autres opérateurs</h2>



<p>En effet, cet opérateur, contrairement aux deux concurrents, ne s’est pas conformé à la mesure. Par cette décision, la Direction Générale du Commerce de la Consommation et de la Concurrence (DGCCC) reproche à Wave d&rsquo;avoir absorbé la taxe d&rsquo;État de 1 % au lieu de la répercuter. Une pratique jugée contraire à la concurrence loyale, entraînant une probable hausse des tarifs pour les utilisateurs.</p>



<p>En termes clairs, la DGCCC estime que le fait pour Wave d&rsquo;absorber la taxe de 1 % sur les retraits (instaurée en février 2025) déséquilibre le marché face aux autres opérateurs. Pour préserver une concurrence équitable et assurer la stabilité du secteur financier, la DGCCC indique, dans sa décision, que Wave doit cesser de prendre cette taxe en charge, ce qui devrait provoquer une augmentation des frais de retrait pour les clients finaux.</p>



<p>Avec cette décision, les autorités nationales visent à rétablir l&rsquo;ordre sur le marché du mobile money, où Wave s&rsquo;est distingué par des tarifs agressifs, mais jugés anticoncurrentiels dans ce contexte précis.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-taxe-d-etat-d-1"><strong>La taxe d&rsquo;État d&rsquo;1 %</strong></h2>



<p>Le mercredi 05 février 2025, le conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance instituant une contribution spéciale de solidarité et une taxe spéciale sur la consommation de certains biens et services pour le financement des programmes de développement. Il s&rsquo;agit, entre autres, d&rsquo;un prélèvement spécifique sur la consommation des services commerciaux des communications téléphoniques et les opérations de retrait dans le cadre des transferts d’argent via le mobile money.</p>



<p>De façon explicite, désormais, sur chaque recharge, par exemple de 1000 francs CFA, le consommateur recevra 900 F sur son compte crédit, soit une retenue de 10 % qui va dans les caisses du Fonds. Concernant les transactions mobile money, le client paiera le double, soit 1 % pour l’opérateur et 1 % pour l’État. À titre d&rsquo;illustration, les frais de retrait de 10 000 F CFA passent de 100 à 200 F CFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mobile-money-en-pleine-expansion-au-mali"><strong>Le mobile money en pleine expansion au Mali</strong></h2>



<p>D&rsquo;après Autorité malienne de régulation des télécommunications, des TIC et des postes, il y a 14,5 millions de comptes mobile money au Mali en 2022. Il s’agit d’une croissance de 150 % par rapport aux 5,8 millions de comptes déclarés par les opérateurs en 2017.</p>



<p>Sur la période, le taux de pénétration de l’argent mobile est passé de 31 % à 66 %. L’AMRTP n’explique pas directement cette croissance de l’adoption de l’argent mobile au Mali ces dernières années. Si les plateformes Orange Money et Moov Money sont les plus dynamiques, l’entrée sur le marché de nouveaux acteurs comme Sama Money, Wave, Wizall Money entraîne une concurrence de plus en plus rude.</p>



<p>L’AMRTP reconnaît le mobile money comme un « véritable catalyseur » de l’inclusion financière et des paiements publics. En effet, l’argent mobile a contribué à hauteur de 30 % au taux d’inclusion financière du Mali, qui était de 54 % en 2022, selon les chiffres publiés par le régulateur. En tant que levier important pour le développement de l’économie numérique, le régulateur encourage toutes les initiatives en faveur du développement de ce service.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-wave-avait-eu-maille-a-partir-avec-un-concurrent-au-senegal"><strong>Wave avait eu maille à partir avec un concurrent au Sénégal</strong></h2>



<p>Pris de court par l’offre ultra concurrentielle que propose depuis mai 2020 cette start-up américaine spécialisée dans les transactions à bas coûts, Orange Sénégal a décidé début juin 2020 de lui bloquer la possibilité de distribuer du crédit téléphonique via son application mobile et par code USSD.</p>



<p>« Après plusieurs échanges avec l’opérateur téléphonique, un accord nous permettant de vendre du crédit directement ou par l’intermédiaire d’un grossiste agréé n’a toujours pas été conclu », a ainsi confirmé Wave dans un communiqué publié le 5 juin 2021, annonçant aussi que l’Autorité de régulation des télécoms et des postes (ARTP) a été saisie pour « qu’une décision équitable puisse être prise ». « Wave a dû demander de pouvoir avoir la même commission que le circuit normal de distribution d’Orange et ce dernier a refusé », analyse un bon connaisseur des télécoms sénégalaises.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-wave-money-s-impose-de-plus-en-plus-en-afrique"><strong>Wave money s&rsquo;impose de plus en plus en Afrique</strong></h2>



<p>L&rsquo;origine de Wave Mobile Money remonte à 2018, avec un lancement initial au Sénégal. Contrairement aux services classiques d&rsquo;Orange ou MTN, Wave n&rsquo;est pas né d&rsquo;un opérateur télécom, mais d&rsquo;une initiative technologique américaine tournée vers l&rsquo;Afrique.</p>



<p>L&rsquo;entreprise a été fondée par deux entrepreneurs américains, Drew Durbin et Lincoln Quirk. Avant Wave, ils ont créé Sendwave, une application spécialisée dans les transferts d&rsquo;argent internationaux vers l&rsquo;Afrique. Wave Mobile Money est un service de paiement mobile très populaire en Afrique de l&rsquo;Ouest (Sénégal, Côte d&rsquo;Ivoire) qui propose des frais très bas, notamment 1 % pour les transferts. Il permet de déposer, retirer, envoyer de l&rsquo;argent et payer des factures sans frais de gestion, en utilisant une application ou des codes QR.</p>



<p>Bien que les fondateurs soient américains et l&rsquo;entreprise enregistrée aux USA, son siège opérationnel est à Dakar, au Sénégal. Depuis 2018, elle s&rsquo;est étendue à la Côte d&rsquo;Ivoire (2019/2021), au Mali, au Burkina Faso, au Bénin, à la Gambie, à l&rsquo;Ouganda et récemment au Cameroun.</p>



<p>À retenir qu&rsquo;en septembre 2021, Wave est devenue la première « licorne » (entreprise valorisée à plus d&rsquo;un milliard de dollars) d&rsquo;Afrique francophone.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mobile-money-au-mali-la-dgccc-met-fin-a-la-confusion-creee-par-wave/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21376</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Une découverte qui pourrait faire du Niger un futur pôle paléontologique africain</title>
		<link>https://saheltribune.com/decouverte-qui-pourrait-faire-niger-futur-pole-paleontologique-africain/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/decouverte-qui-pourrait-faire-niger-futur-pole-paleontologique-africain/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Feb 2026 20:51:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Agadez]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité préhistorique]]></category>
		<category><![CDATA[découverte paléontologique]]></category>
		<category><![CDATA[désert nigérien]]></category>
		<category><![CDATA[dinosaure Niger]]></category>
		<category><![CDATA[dinosaures Sahara]]></category>
		<category><![CDATA[fossiles Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[fossiles Sahara]]></category>
		<category><![CDATA[histoire de la Terre]]></category>
		<category><![CDATA[Niamey]]></category>
		<category><![CDATA[paléontologie Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine scientifique Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Sereno]]></category>
		<category><![CDATA[recherche scientifique Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara préhistorique]]></category>
		<category><![CDATA[Science revue scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Spinosaurus mirabilis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21366</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Spinosaurus mirabilis : une découverte fascinante d'un dinosaure amphibie qui change notre compréhension du Sahara.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans le nord du Niger, une équipe internationale de chercheurs a identifié une nouvelle espèce de dinosaure géant vieux de 95 millions d’années. Cette découverte révèle un prédateur amphibie inédit et confirme le rôle central du Sahara dans la compréhension de l’histoire du vivant. Publiée dans la revue Science, cette découverte menée notamment par le paléontologue Paul Sereno de l’Université de Chicago pourrait renforcer l’ambition du pays de devenir un pôle scientifique majeur en Afrique.</em></strong></p>



<p>Dans les profondeurs du Sahara nigérien, une équipe internationale de paléontologues dirigée par Paul Sereno a mis au jour une nouvelle espèce de dinosaure géant mangeur de poissons, baptisée <em>Spinosaurus mirabilis</em>. Publiée dans la prestigieuse revue Science, cette découverte — la première nouvelle espèce de spinosauridé identifiée depuis plus d’un siècle — éclaire d’un jour nouveau l’évolution de ces prédateurs et confirme l’importance scientifique du Niger dans la recherche paléontologique mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decouverte-nee-au-coeur-du-sahara"><strong>Une découverte née au cœur du Sahara</strong></h2>



<p>Tout commence en 2019, lorsque les chercheurs extraient d’un site isolé du désert un os massif en forme de crête. À l’époque, l’équipe ne mesure pas encore l’ampleur de la découverte.</p>



<p>Il faudra une nouvelle mission en 2022, la mise au jour d’autres fragments et la reconstitution numérique en 3D du crâne — réalisée grâce à un laboratoire alimenté par panneaux solaires en plein désert — pour confirmer qu’il s’agit d’une espèce inconnue.</p>



<p>« <em>Cette découverte était si soudaine et étonnante, c’était vraiment émouvant</em> », confie Paul Sereno, professeur à l’Université de Chicago, qui dirigeait une équipe d’une vingtaine de chercheurs.</p>



<p>Long d’environ douze mètres, <em>Spinosaurus mirabilis</em> était un redoutable prédateur piscivore. Son crâne présente des dents imbriquées formant un véritable piège pour capturer des poissons glissants — une adaptation que l’on retrouve chez d’autres grands prédateurs aquatiques fossiles.</p>



<p>Sa caractéristique la plus spectaculaire reste sa crête crânienne en forme de sabre, probablement recouverte de kératine colorée. Les chercheurs pensent qu’elle pouvait servir de signal visuel ou de marque de reconnaissance entre individus.</p>



<p>Selon Sereno, l’animal devait ressembler à un « <em>héron de l’enfer</em> », capable de se déplacer dans des eaux profondes tout en chassant dans des zones plus peu profondes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-sahara-autrefois-verdoyant"><strong>Un Sahara autrefois verdoyant</strong></h2>



<p>Contrairement aux découvertes précédentes réalisées près d’anciens littoraux, ce nouveau site fossile se situe à plus de 1 000 kilomètres de toute côte marine. Les fossiles, retrouvés aux côtés de dinosaures à long cou dans des sédiments fluviaux, suggèrent un environnement forestier traversé de rivières.</p>



<p>Il y a 95 millions d’années, l’actuel désert du Sahara était donc une vaste plaine humide riche en biodiversité.</p>



<p>La découverte doit aussi beaucoup aux connaissances locales. L’équipe a été guidée dans le désert par un habitant touareg qui les a conduits vers un champ de fossiles après des heures de traversée dans les dunes.</p>



<p>Au total, Paul Sereno a extrait plus de 100 tonnes de fossiles au Sahara au cours de sa carrière, contribuant largement à faire du Niger un territoire majeur pour la compréhension de la préhistoire africaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-heritage-scientifique-pour-l-afrique"><strong>Un héritage scientifique pour l’Afrique</strong></h2>



<p>De retour aux États-Unis, les fossiles ont été scannés et modélisés dans un laboratoire spécialisé avant d’être reconstruits avec l’aide de paléoartistes.</p>



<p>Des répliques du crâne et de la crête seront exposées au <em>Chicago Children&rsquo;s Museum</em> afin de sensibiliser le public aux découvertes scientifiques.</p>



<p>Parallèlement, les chercheurs soulignent l’importance de valoriser ce patrimoine au Niger, notamment à travers des projets muséaux destinés à mettre en lumière l’histoire préhistorique du Sahara et ses anciennes cultures humaines.</p>



<p>Au-delà de la découverte spectaculaire, <em>Spinosaurus mirabilis</em> enrichit considérablement la compréhension de l’évolution des spinosauridés, l’un des groupes de dinosaures les plus fascinants.</p>



<p>Elle rappelle surtout que les déserts africains, loin d’être vides, conservent parmi les archives les plus précieuses de l’histoire de la vie sur Terre — et que le Niger demeure l’un des territoires clés pour les explorer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-niger-futur-pole-paleontologique"><strong>Le Niger, futur pôle paléontologique ?</strong></h2>



<p>Le site de découverte est souvent qualifié de « <em>cimetière de dinosaures</em> » en raison de l’abondance exceptionnelle de fossiles qu’il recèle. Aucune nouvelle mission n’est prévue à court terme. Les scientifiques se consacrent désormais à l’étude détaillée des restes collectés, dont une partie devrait être présentée au public dans les prochaines années.</p>



<p>Les autorités du Niger ambitionnent en effet de valoriser ce patrimoine scientifique. Des projets de musées d’archéologie et de paléontologie sont à l’étude à Niamey et à Agadez, afin d’exposer ces découvertes et de renforcer l’attractivité culturelle et scientifique du pays.</p>



<p>Au-delà de la fascination qu’elle suscite, la découverte de <em>Spinosaurus mirabilis</em> rappelle que les déserts actuels abritent parfois les archives les plus riches de l’histoire de la vie sur Terre — et que nombre de leurs secrets restent encore enfouis sous le sable.</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/decouverte-qui-pourrait-faire-niger-futur-pole-paleontologique-africain/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21366</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Elles viennent en cachette : confidences de femmes dans les bars de Bamako</title>
		<link>https://saheltribune.com/elles-viennent-en-cachette-confidences-de-femmes-dans-les-bars-de-bamako/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/elles-viennent-en-cachette-confidences-de-femmes-dans-les-bars-de-bamako/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 07:52:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Bars à Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[controverses sociales]]></category>
		<category><![CDATA[discrétion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[dynamiques urbaines]]></category>
		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[espaces de détente]]></category>
		<category><![CDATA[établissements nocturnes]]></category>
		<category><![CDATA[femmes et liberté sociale]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse malienne]]></category>
		<category><![CDATA[loisirs urbains]]></category>
		<category><![CDATA[mœurs urbaines]]></category>
		<category><![CDATA[nuisances sonores]]></category>
		<category><![CDATA[quartiers de Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[salons de massage]]></category>
		<category><![CDATA[sociabilité nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[société malienne]]></category>
		<category><![CDATA[témoignages anonymes]]></category>
		<category><![CDATA[vie nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[vie nocturne africaine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21284</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez comment les femmes dans les bars de Bamako naviguent entre les critiques et la convivialité au cœur de la capitale malienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>Dans la capitale malienne, Bamako, les bars et certains lieux des loisirs sont souvent per</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ç</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>us comme des foyers de désordre et de nuisances. Leur multiplication inqui</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>te de nombreux habitants qui dénoncent le bruit, les attroupements et les comportements jugé</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s inappropri</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>és. Ces lieux sont associé</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>une perte de rep</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>res sociaux et&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>une dégradation de la tranquillité des quartiers. Pour beaucoup de riverains, ils incarnent davantage un probl</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>me qu</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>un espace de convivialité, nourrissant méfiance et critiques persistantes dans la capitale. &nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Au Mali, le secteur des loisirs et de l’hébergement connaît une concentration marquée&nbsp;à&nbsp;Bamako. La capitale malienne compte 629 hôtels, et 449 bars-restaurants/pâtisseries, selon les données officielles issues d’une&nbsp;étude réalisée en 2014 intitulée&nbsp;«&nbsp;<em>R</em><em>ô</em><em>le du partenariat public priv</em><em>é&nbsp;</em><em>pour le d</em><em>é</em><em>veloppement du secteur du tourisme au Mali</em><em>&nbsp;</em>». Plus de dix ans plus tard, ces données peuvent&nbsp;être en augmentation.&nbsp;</p>



<p>Plus difficile&nbsp;à&nbsp;quantifier, le secteur des salons de massage s’inscrit pourtant dans cette dynamique. Concentrés dans les quartiers centraux et résidentiels, ces&nbsp;établissements&nbsp;–&nbsp;souvent absents des statistiques officielles&nbsp;–&nbsp;prolifèrent&nbsp;à&nbsp;la faveur d’annonces en ligne et d’un bouche-à-oreille efficace.&nbsp;</p>



<p>Ces bars de quartier et salons proposant des prestations de&nbsp;«&nbsp;<em>bien-</em><em>ê</em><em>tre&nbsp;</em><em>»</em>&nbsp;aux contours parfois flous.&nbsp;Bamako voit&nbsp;donc&nbsp;émerger un&nbsp;écosystème de loisirs qui alimente&nbsp;à&nbsp;la fois l’économie urbaine et les controverses sociales.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-nuit-entre-agitation-et-exces"><strong>La nuit, entre agitation et excès</strong>  </h2>



<p>Les constats révélés mettent en lumière des perceptions divergentes. Une partie de la population tolère ces&nbsp;établissements comme une composante de la vie urbaine, tandis que d’autres les considèrent comme une menace pour la stabilité&nbsp;sociale. Les critiques portent sur les nuisances sonores, les attroupements et les comportements jugés immoraux. Cette diversité&nbsp;d’opinions traduit une tension persistante entre ceux qui voient ces lieux comme une&nbsp;échappatoire et ceux qui les rejettent comme une source de perturbations quotidiennes.</p>



<p>Vers 21 heures souvent même plutôt à&nbsp;18 heures, les bars commencent&nbsp;à&nbsp;se remplir, attirant une clientèle variée. Au quartier Baco Djiroconi Golf, ils sont nombreux ces établissements où éclats de voix et rires résonnent, séduisant une jeunesse qui vient prolonger ses soirées. Après avoir observé&nbsp;l’ambiance, nous croisons un habitué devant Arobase Night-Club qui raconte son expérience.&nbsp;«&nbsp;<em>Je viens réguli</em><em>è</em><em>rement pour me détendre. Ici, je retrouve mes amis et je profite de la nuit sans contrainte</em>&nbsp;», nous confie M.T, la quarantaine rencontrée à&nbsp;la sortie. &nbsp;</p>



<p>À quelques pas d’Arobase, Manhattan Night-Club attire aussi une clientèle différente. Les attroupements devant l’entrée et les conversations bruyantes donnent le ton. L’endroit est connu pour ses soirées animées et sa capacité à rassembler des groupes variés. Devant l’établissement, un jeune homme accepte de partager son ressenti.&nbsp;«&nbsp;<em>J</em><em>’</em><em>aime venir ici parce que c</em><em>’</em><em>est un lieu vivant. On y croise du monde et on partage des moments agréables&nbsp;</em>», raconte, L.D, un client fidèle de Manhattan d’une vingtaine d’années. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-r-eputation-controversee-et-nbsp-ambiance-festive"><strong>R</strong><strong>éputation controversée et</strong>&nbsp;<strong>ambiance festive</strong></h2>



<p>Certains espaces sont réputés pour leur ouverture permanente et leur fréquentation discrète. C’est le cas du Bar-Restaurant et chambres dites&nbsp;«&nbsp;<em>secr</em><em>è</em><em>tes</em>&nbsp;»&nbsp;Paradou, toujours&nbsp;à&nbsp;Baco Djicoroni Golf où&nbsp;les clients s’y retrouvent dans une atmosphère feutrée, loin des regards indiscrets. Devant l’entrée, un homme nous explique ce qui le pousse&nbsp;à venir.&nbsp;«&nbsp;<em>Je viens pour boire un verre et discuter. Pour moi, c</em><em>’</em><em>est un lieu comme les autres, un espace de détente accessible&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>toute heure</em>&nbsp;», raconte un D.B, un quinquagénaire rencontré sur place. &nbsp;</p>



<p>Un peu plus loin, une femme mariée dans la trentaine s’avance timidement, le visage partiellement couvert pour ne pas&nbsp;être reconnue. Elle accepte quand même de partager son ressenti, consciente de la discrétion nécessaire, mais décide de rester sous l’anonymat. &nbsp;«&nbsp;<em>Je viens en cachette, car je sais que cela choque. Pourtant, ces endroits me permettent de trouver une liberté que je n</em><em>’</em><em>ai pas ailleurs</em>&nbsp;», témoigne-t-elle. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-discr-etion-et-qu-e-te-de-liberte"><strong>Discr</strong><strong>étion et qu</strong><strong>ê</strong><strong>te de liberté</strong><strong></strong></h2>



<p>À partir de 23 heures, certains lieux comme Brique Rouge au Golf, deviennent des points de rendez-vous incontournables. Les clients y viennent pour boire, se détendre et profiter de la compagnie disponible. L’ambiance est marquée par les discussions animées et les éclats de voix. À&nbsp;l’intérieur, un habitué accepte de nous parler. «&nbsp;<em>Ici, chacun vient chercher ce qu</em><em>’</em><em>il veut selon ses envies</em>&nbsp;», confie J.P.D croisé dans la salle principale. &nbsp;</p>



<p>Les responsables affirment répondre&nbsp;à&nbsp;une demande réelle. L’établissement attire une clientèle variée et reste ouvert jusque tard dans la nuit. Devant le comptoir, le gérant, F.K, d’origine ivoirienne, nous explique son rôle. &nbsp;«&nbsp;<em>Nous accueillons une client</em><em>è</em><em>le vari</em><em>ée et nous faisons en sorte que chacun se sente&nbsp;</em><em>à l</em><em>’</em><em>aise&nbsp;</em>», explique-t-il. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-espaces-nocturnes-et-diversite-des-attentes"><strong>Espaces nocturnes et diversité des attentes</strong><strong></strong></h2>



<p>Comme&nbsp;à&nbsp;Baco Djicoroni Golf, d’autres établissements dont l’hôtel Dragon 2 de Faladié, accueillent une clientèle variée, parmi laquelle des femmes mariées venues partager un moment discret. Certaines se masquent pour ne pas&nbsp;être reconnues, cherchant&nbsp;à préserver leur image sociale. Devant l’entrée de Dragon 2, une femme mariée d’environ la quarantaine, accepte de témoigner. &nbsp;«&nbsp;<em>Je viens car mon mari est absent, mais je sais que cela choque. Ces lieux me permettent de respirer&nbsp;</em>», nous confie une S.B. &nbsp;</p>



<p>Les gérants insistent sur la convivialité et la discrétion qu’ils offrent&nbsp;à&nbsp;leurs clients. Sous le Comptoir&nbsp;à l’accueil, O.K, l’un d’eux nous explique sa vision. &nbsp;«&nbsp;<em>Nous offrons un espace de détente et de convivialité. Notre objectif est de satisfaire nos clients et de maintenir une ambiance respectueuse&nbsp;</em>», souligne-t-il. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-convivialit-e-et-discretion-assume-es"><strong>Convivialit</strong><strong>é et discrétion assumé</strong><strong>es</strong><strong></strong></h2>



<p>Certains établissements situés en bordure de route comme l’hôtel Fleur de Thé qui se situe&nbsp;à&nbsp;une dizaine de mètres d’Arobase Night-Club au Golf et géré par un couple chinois, sont réputés pour leur fréquentation discrète et leur ouverture permanente. Chaque nuit, la devanture se transforme en véritable parking improvisé, envahi par une marée de motos et de véhicules. Un soir, aux environs de 20heures, nous avons approché un client qui a accepté de partager son expérience.&nbsp;«&nbsp;<em>Je viens parce que c</em><em>’</em><em>est ouvert&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>toute heure. On peut boire tranquillement et discuter sans&nbsp;</em><em>ê</em><em>tre dé</em><em>rang</em><em>é », explique B.C, un quinquagénaire attablé en pleine conversation avec une jeune</em>&nbsp;dame. &nbsp;</p>



<p>Les employés jouent un rôle essentiel. Ils assurent la discrétion et veillent&nbsp;à répondre aux attentes des clients. Dans le Bar-Restaurant de l’hôtel Fleur de Thé, nous rencontrons A.M.K, une jeune serveuse qui nous confie son quotidien. «&nbsp;<em>Nous travaillons dans la discrétion. Certains clients viennent pour un simple verre, d</em><em>’</em><em>autres pour des moments plus personnels. Mais nous faisons notre travail et nous voulons&nbsp;</em><em>ê</em><em>tre respecté</em><em>s&nbsp;</em>», raconte-t-il. &nbsp;</p>



<p>A Kalaban Coura, certains lieux dont le Bar Togouna restent des espaces de rencontre appréciés par une partie de la jeunesse. L’ambiance est marquée par les discussions animées et les éclats de voix. Devant l’entrée, un jeune homme accepte de nous parler. «&nbsp;<em>Je viens pour retrouver mes amis. C</em><em>’</em><em>est un lieu simple et convivial. Ici, chacun se sent libre de profiter de la nuit&nbsp;</em>», déclare A.K., la vingtaine. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-salons-de-massage-et-leurs-zones-d-ombre"><strong>Les salons de massage et leurs zones d</strong><strong>’</strong><strong>ombre</strong><strong></strong></h2>



<p>Dans plusieurs quartiers de la capitale malienne, Bamako, les salons de massage connaissent une expansion rapide, aux côtés des bars et autres lieux de loisirs. Officiellement présentés comme des espaces de détente et de soins corporels, certains établissements élargissent au-delà&nbsp;du cadre classique. A Baco Dicoroni ACI, nos recherches nous ont conduit vers&nbsp;«&nbsp;<em>Nikau&nbsp;</em><em>Massage</em><em>&nbsp;</em>», une praticienne d’origine sénégalaise qui, outre au salon, reçoit aussi chez elle, propose des prestations&nbsp;à&nbsp;domicile, avec une possibilité de proroger le service jusqu’à&nbsp;l’hôtel. F.D affectueusement appelée «&nbsp;<em>Nikau&nbsp;</em><em>Massage</em>&nbsp;»&nbsp;affirme&nbsp;: «&nbsp;<em>Je m</em><em>’</em><em>adapte aux besoins des clients, qu</em><em>’</em><em>ils souhaitent un massage classique ou qu</em><em>’</em><em>ils pré</em><em>f</em><em>è</em><em>rent un cadre plus discret, y compris&nbsp;</em><em>à l</em><em>’</em><em>hôtel&nbsp;</em>».</p>



<p>Cette flexibilité attire une clientèle variée, composée aussi bien que de personnes en quête de détente traditionnelle que de clients recherchant un cadre plus confidentiel.&nbsp;«&nbsp;<em>Ce qui me pla</em><em>î</em><em>t, c</em><em>’</em><em>est la liberté de choisir. Je peux décider du lieu, du type de massage et opter pour un cadre plus intime chez elle,&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>domicile et m</em><em>ême à l</em><em>’</em><em>hô</em><em>tel. Cette flexibilit</em><em>é me rassure et me donne envie de revenir</em><em>&nbsp;</em>», témoigne K.S., un client rencontré&nbsp;chez Nikau&nbsp;Massage.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-reflexion-collective"><strong>Vers une réflexion collective</strong><strong></strong></h2>



<p>Entre bars, hôtels discrets et salons de massage, Bamako voit se multiplier des espaces dont l’image officielle de convivialité et de détente cache souvent des pratiques ambiguës. Derrière les façades rassurantes, ces lieux deviennent parfois des foyers de dérives sociales, alimentant la débauche et exposant les jeunes générations&nbsp;à&nbsp;des influences nocives.&nbsp;</p>



<p>Face&nbsp;à&nbsp;cette réalité, l’inaction ne peut plus&nbsp;être une option. Il apparaît nécessaire que les autorités locales renforcent leur vigilance et mettent en place des mesures adaptées pour encadrer ces espaces. Sans mesures fermes, ces espaces continueront&nbsp;à&nbsp;fragiliser la cohésion sociale et&nbsp;à détourner leur vocation première de loisirs et de bien-être.&nbsp;</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/elles-viennent-en-cachette-confidences-de-femmes-dans-les-bars-de-bamako/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21284</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Groenland &#8211; Etats-Unis &#8211; l’UE : le bal de l’hypocrisie</title>
		<link>https://saheltribune.com/groenland-etats-unis-lue-le-bal-de-lhypocrisie/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/groenland-etats-unis-lue-le-bal-de-lhypocrisie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 08:14:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Annexation du Groenland]]></category>
		<category><![CDATA[Arctique]]></category>
		<category><![CDATA[Base militaire américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Base militaire de Thulé]]></category>
		<category><![CDATA[CEI]]></category>
		<category><![CDATA[Colin Powell]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit géoéconomique]]></category>
		<category><![CDATA[Convoitise américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Crimée]]></category>
		<category><![CDATA[Danemark]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie occidentale]]></category>
		<category><![CDATA[Déploiement européen]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Donbass]]></category>
		<category><![CDATA[Double standard européen]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[droit international]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Groenland]]></category>
		<category><![CDATA[guerre en Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Hypocrisie occidentale]]></category>
		<category><![CDATA[impérialisme]]></category>
		<category><![CDATA[impérialisme américain]]></category>
		<category><![CDATA[Irak 2003]]></category>
		<category><![CDATA[Josep Borrell]]></category>
		<category><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></category>
		<category><![CDATA[OTAN]]></category>
		<category><![CDATA[OTAN 1999]]></category>
		<category><![CDATA[Pétrodollar]]></category>
		<category><![CDATA[Pituffik Air Base]]></category>
		<category><![CDATA[Politique arctique]]></category>
		<category><![CDATA[politique étrangère américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Relations Internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Relations transatlantiques]]></category>
		<category><![CDATA[ressources naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[sanctions internationales]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté territoriale]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie arctique]]></category>
		<category><![CDATA[Terres rares]]></category>
		<category><![CDATA[Trump 2025]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[uranium]]></category>
		<category><![CDATA[Yougoslavie]]></category>
		<category><![CDATA[ZEE danoise]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20908</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Groenland - Etats-Unis - l’UE : un aperçu des aspirations de Donald Trump et de leurs implications internationales.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dès son premier mandat, Donald Trump a manifesté son désir d&rsquo;acquérir le Groenland, territoire danois depuis le XVIe siècle. Ces propos, initialement accueillis avec scepticisme, ont ressurgi lors de son retour au pouvoir en janvier 2025, ravivant l&rsquo;intérêt américain pour cette colonie arctique danoise.</em></strong></p>



<p>Les déclarations de la Maison Blanche concernant la convoitise du Groenland, initialement perçues comme une extravagante aberration, ont pris une toute nouvelle tournure avec l&rsquo;enlèvement du président vénézuélien légitime le 3 janvier. Ce passage de la fantaisie à l&rsquo;action a révélé à la communauté internationale la détermination des États-Unis d&rsquo;Amérique, sous la présidence Trump, à transgresser le droit international, au besoin, afin d’obtenir les bénéfices géo-économiques unilatéraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-pretextes-fallacieux-nbsp"><strong>Les prétextes fallacieux&nbsp;</strong></h2>



<p>Les prétextes drapés dans des justifications sécuritaires antirusses et antichinoises, que brandit la présidence américaine pour justifier sa volonté de s’approprier l’île du Groenland, ne sont que des mensonges caractérisés que la Maison Blanche ne prend même pas la peine de camoufler davantage. L&rsquo;époque où l&rsquo;on exhibait à l&rsquo;ONU une prétendue fiole d&rsquo;anthrax, comme le fit le secrétaire d&rsquo;État américain Colin Powell le 5 février 2003, pour maquiller l&rsquo;invasion de l&rsquo;Irak sous un vernis de légitimité, semble révolue. Cette mascarade avait alors servi de prétexte pour déclencher la destruction d&rsquo;un pays et le massacre de son peuple.</p>



<p>L&rsquo;anéantissement de l&rsquo;Irak, ne nous y trompons pas, n&rsquo;était pas un but en soi, mais la conséquence inéluctable d&rsquo;une stratégie américaine. La véritable motivation résidait dans la nécessité de neutraliser l&rsquo;initiative de Saddam Hussein contre le «&nbsp;<em>pétrodollar</em>&nbsp;».</p>



<p>En octobre 2000, le président irakien avait osé déclarer son intention de ne plus vendre son pétrole contre des dollars américains, mais uniquement contre des euros. Une telle audace valait la signature de son propre arrêt de mort. En février 2003, Saddam Hussein mit sa «&nbsp;<em>menace</em>&nbsp;» à exécution en vendant plus de 3 milliards de barils de pétrole brut pour 26 milliards d&rsquo;euros. Un mois plus tard, les États-Unis envahissaient et détruisaient l&rsquo;Irak, infligeant au peuple irakien une tragédie marquée par l&rsquo;anéantissement des infrastructures et un nombre effroyable de victimes civiles.</p>



<p>Forte de l&rsquo;impunité judiciaire totale dont jouissent les crimes contre l&rsquo;humanité commis par les gouvernements successifs des Etats-Unis, ils ne se donnent plus la peine de les couvrir par des narrations ne serait-ce qu’un peu crédibles aux yeux de la communauté internationale. Nul besoin, donc, de déployer des efforts de communication supplémentaires pour préparer l&rsquo;annexion du Groenland, que ce soit de gré ou de force.</p>



<p>La véritable raison de la convoitise américaine pour cette zone polaire peu hospitalière réside incontestablement dans les gigantesques réserves de matières premières qu&rsquo;elle recèle, tant dans son sous-sol que dans les profondeurs de l&rsquo;océan Arctique, au sein de la zone économique exclusive (ZEE) danoise qui s&rsquo;étend jusqu&rsquo;à 200 milles marins des côtes du Groenland (370,42 km) et confère à son détenteur des droits souverains en matière de ressources économiques.</p>



<p>Si le Groenland venait à passer sous l’autorité américaine, le fait que l&rsquo;extraction américaine de terres rares et d&rsquo;uranium se fasse sans consulter les populations autochtones serait une considération secondaire, une simple formalité qui sera ignorée à Washington. En 2021, pourtant, ces populations avaient réussi à bloquer le début d&rsquo;une telle exploitation (affaire d&rsquo;Energy Transition Minerals), afin de préserver leurs moyens de subsistance traditionnels d&rsquo;une pollution imminente. Compte tenu des enjeux économiques pour les États-Unis, il est prévisible que l&rsquo;opinion des populations autochtones sur ce sujet ne suscitera pas plus d&rsquo;intérêt que l&rsquo;avis des Européens concernant l&rsquo;annexion de l&rsquo;île. Cette indifférence stratégique s&rsquo;inscrit dans une logique géopolitique et économique où les intérêts nationaux prévalent sur les considérations éthiques ou les droits des minorités. De plus, l&rsquo;histoire des relations entre les États-Unis et les peuples autochtones est profondément marquée par une marginalisation systématique de ces derniers dans les processus décisionnels concernant leurs propres territoires et ressources.</p>



<p>« <em>Un conflit ou une tentative d&rsquo;annexion du territoire d&rsquo;un pays membre de l&rsquo;OTAN par un autre pays également membre de l&rsquo;OTAN serait la fin du monde tel que nous le connaissons »</em>, a déclaré le Premier ministre polonais Tusk. Une déclaration qui semble ignorer que la préservation du monde tel que nous le connaissons est la dernière des préoccupations du maître d&rsquo;Outre-Atlantique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1024x277.jpg" alt="DÉCLARATION DES TRAITÉS ET ACCORDS INTERNATIONAUX." class="wp-image-20910" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1024x277.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-300x81.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-768x207.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1536x415.jpg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-2048x553.jpg 2048w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1920x519.jpg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1170x316.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-585x158.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-600x162.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">DÉCLARATION DES<br>TRAITÉS ET ACCORDS INTERNATIONAUX. Capture d&rsquo;écran. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-presence-americaine-au-groenland"><strong>La présence américaine au Groenland</strong></h2>



<p>Contrairement aux insinuations fallacieuses, la présence militaire américaine dans l&rsquo;océan Arctique ne nécessite nullement l&rsquo;annexion du Groenland ni sa transformation en territoire national des États-Unis. En réalité, les forces armées américaines sont stationnées en permanence sur cette île arctique depuis la Seconde Guerre mondiale, une présence officialisée dès 1951 par un accord bilatéral américano-danois (Accord du 27 avril 1951). Cet accord confère à Washington D.C. une latitude d&rsquo;action militaire significative dans la région arctique.</p>



<p>À ce jour, la base aérienne de Pituffik (Thulé Air Base) demeure la seule installation militaire américaine active au Groenland.&nbsp;</p>



<p>Les déclarations occasionnelles de Donald Trump, telles que celles sur Truth Social, suggérant que « <em>L’OTAN deviendrait plus redoutable et efficace si le Groenland était entre les mains des États-Unis. Tout ce qui est en-deçà&nbsp;de cela est inacceptable </em>», n&rsquo;altèrent pas la nature juridique de l&rsquo;accord existant.</p>



<p>Il ne fait aucun doute que, si les circonstances l&rsquo;exigeaient, les États-Unis pourraient accroître très considérablement leur présence militaire sur l&rsquo;île, même si cette dernière demeure sous la souveraineté danoise.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-hypocrisies-de-l-union-europeenne-nbsp"><strong>Les hypocrisies de l’Union Européenne &nbsp;</strong></h2>



<p>À ce jour, seuls six des vingt-sept États membres de l&rsquo;Union Européenne, abstraction faite du Danemark, ont formalisé leur position par une déclaration officielle condamnant l&rsquo;initiative des États-Unis d&rsquo;Amérique vis-à-vis du Groenland (déclaration conjointe du 6 janvier, émanant d&rsquo;Allemagne, du Royaume-Uni, de France, d&rsquo;Italie, de Pologne et d&rsquo;Espagne).&nbsp;</p>



<p>Cette déclaration, confinée à l&rsquo;expression verbale, est dénuée d’un véritable engagement : les paroles qui n’ont aucune valeur, ne signifient rien et n’engagent les déclarants à rien.&nbsp;</p>



<p>À l&rsquo;instar des prédateurs opportunistes, l&rsquo;appareil politico-bureaucratique de l&rsquo;UE et de ses États membres manifeste une propension à cibler exclusivement les Etats perçues, à tort ou à raison, comme structurellement plus faibles ou en situation de vulnérabilité conjoncturelle. Face aux forces dominantes, une politique de deux poids, deux mesures, d&rsquo;une perversité indéniable, se révèle inéluctablement.&nbsp;</p>



<p>La devise de l’Union&nbsp;Européenne est bien celle formulée jadis par les Romains : «&nbsp;<em>Ce qui est permis à Jupiter n&rsquo;est pas permis au bœuf&nbsp;».</em></p>



<p>La protection des démocraties, des droits de l&rsquo;homme et de la liberté d&rsquo;expression n’est qu’une pure chimère, un artifice rhétorique destiné à manipuler l’électorat. La classe politique européenne, majoritairement constituée de vulgaires activistes carriéristes, est bien davantage préoccupée par la conservation du pouvoir et la dissimulation de ses crimes à l’encontre des nations entières, commis en continu à travers le monde.</p>



<p>L&rsquo;Union Européenne redécouvre avec soudaineté l&rsquo;existence du droit international, une prise de conscience motivée par la menace que représente Donald Trump pour ses propres intérêts. Les instances dirigeantes de l&rsquo;UE et de nombreux États européens, qui critiquent la Maison Blanche pour ses velléités de démembrement du Danemark, en appellent désormais au respect du droit international.</p>



<p>Or, ces mêmes acteurs ont fait preuve d&rsquo;un empressement notable à participer au démembrement illégal de la Yougoslavie en 1999, en violation totale dudit droit.&nbsp;</p>



<p>De même, les indignations européennes face aux bombardements russes de l’infrastructure énergétique ukrainienne (après avoir laissé la chance à la partie adverse d’entendre la raison durant plus de 3 années consécutives) remportent haut la main le concours de l’hypocrisie, sur le fond de la destruction de plus de 70% non seulement de l’infrastructure énergétique civile, mais également de l’accès à l’eau potable en Yougoslavie par l’organisation criminelle du Traité Atlantique Nord dès les premiers jours de son agression en 1999 et sur le fond de la déclaration officielle de l’OTAN concernant la privation des populations de l’accès à l’électricité et à l’eau potable&nbsp;: « <em>Si Milosevic veut vraiment que ses citoyens aient de l&rsquo;eau et de l&rsquo;électricité, tout ce qu&rsquo;il a à faire est d&rsquo;accepter les conditions de l&rsquo;OTAN et nous arrêterons cette campagne </em>[&#8230;]. <em>Si cela a des conséquences pour la population, ce sont ses problème</em>s <em>!</em> » (porte-parole de l&rsquo;OTAN, l’anglais Jamie Shea, le 25 mai 1999). En ce moment de l’histoire et dans tant d’autres crimes qui ont suivi depuis, le droit international semblait d’un intérêt bien plus limité pour ces acteurs.</p>



<p>Abstraction faite des causes profondes du conflit en Ukraine et des opinions divergentes, toute personne raisonnable dotée d’un minimum de capacités analytiques ne peut nier que la Fédération de Russie avait des raisons bien plus impérieuses de revendiquer la Crimée et le Donbass que les États-Unis d’Amérique d’annexer le Groenland, dont l’unique rapport de l’État américain avec ce dernier ne consiste que dans la modeste présence sur son sol d’une seule, parmi plus de 700, de leurs bases militaires dans le monde.&nbsp;</p>



<p>Dès lors, la question qui se pose est la suivante : quelle est la réaction des pays de l’Union Européenne et de leurs « <em>élites</em> » politiques face à ces deux revendications ?&nbsp;</p>



<p>La réponse est indéniable et bien étonnante pour un esprit non averti : une quasi-guerre totale contre la Russie, impliquant des investissements de centaines de milliards d’euros, des centaines de milliers de morts sur les champs de bataille et plus de 30 711 sanctions imposées à la Russie (au 1er janvier 2026).&nbsp;</p>



<p>En revanche, quelle est l’action de ces mêmes pays face à leur suzerain américain ? Quelques paroles impuissantes qui n’iront jamais plus loin.</p>



<p>De même, il est inutile de détailler l’hypocrisie profonde des « <em>élites</em> » européennes face au massacre à grande échelle des populations civiles à Gaza et à d’autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés à travers le monde, dont les « <em>défenseurs des droits de l’homme </em>» sont non seulement restés silencieux, mais souvent, sont directement responsables.&nbsp;</p>



<p>Le droit fondamental de la classe politique de l’Occident collectif vis-à-vis du reste du monde, depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours, est celui du plus fort. Elle ne sait avancer que par la force et ne comprend aucun autre langage que celui de la force. Cette monolinguistique de la force annihile toute tentative de dialogue subtil, d&rsquo;échange constructif, réduisant la relation à un rapport de domination brute et simpliste.</p>



<p>Les abus et crimes extraterritoriaux à répétition, visant à accroître la richesse des « <em>élites</em> » (à ne pas confondre avec les peuples) du « <em>jardin fleuri</em> » aux dépens des intérêts des nations non occidentales, qualifiées de « <em>jungles</em> » <em>(« L&rsquo;Europe est un jardin. La plus grande partie du reste du monde est une jungle », Josep Borrell, Haut représentant de l&rsquo;UE pour les affaires étrangères, vice-président de la Commission Européenne)</em>, sont justifiés par des discours incessants sur les droits de l’homme, la démocratie et de nobles idéaux servant de prétexte à leurs ingérences et invasions, tout en réprimant avec véhémence ceux qui s’y opposent. Simultanément, tout régime, aussi antidémocratique, dictatorial, voire sanguinaire soit-il, mais soumis aux intérêts des capitales occidentales, peut compter sur leur soutien indéfectible.</p>



<p>Cependant, les discours de ces fervents défenseurs du concept spirituel incarné par les cochons orwelliens de <em>La Ferme des animaux</em> : « T<em>ous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres</em> », ne trompent plus personne, ni en Afrique, ni en Amérique latine, ni en Asie.</p>



<p>Peu importe les déclarations européennes actuelles et futures :&nbsp; aucune action européenne égale ne serait-ce qu’à quelques pour cent de celles entreprises contre la Russie ne verra jamais le jour à l’égard des États-Unis d’Amérique.</p>



<p>Le 14 janvier, le président français Emmanuel Macron déclarait que la France « <em>ne sous-estimait pas</em> » les intentions des États-Unis concernant le Groenland et s’engageait à « <em>faire preuve d’une solidarité totale</em> » avec le Danemark.&nbsp;</p>



<p>En guise d&rsquo;illustration, rien ne révèle mieux le degré d’hypocrisie pathétique des « <em>élites</em> » européennes que le déploiement de troupes européens au Groenland pour préparer le terrain à une résistance contre une éventuelle invasion américaine. La Norvège a envoyé deux personnes. La France a envoyé quinze personnes. L’Allemagne en a envoyé treize. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Finlande, l’Estonie et la Suède s’apprêtent également à envoyer leurs troupes, dont le nombre ne dépassera certainement pas celui des puissances déjà engagées.&nbsp;</p>



<p>Ainsi, Donald Trump est incité à réfléchir davantage avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur ce territoire convoité.</p>



<p><strong>Oleg Nesterenko</strong></p>



<p><strong>Président du CCIE<em>(</em><a href="http://www.c-cie.eu"><em>www.c-cie.eu</em></a><em>)</em></strong></p>



<p><em><strong>(Spécialiste de la Russie, CEI et de l’Afrique subsaharienne,ancien directeur de l’MBA, ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris)</strong></em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/groenland-etats-unis-lue-le-bal-de-lhypocrisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20908</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali, mines: finalement, Barrickgold lâche du lest face à la fermeté de l&#8217;État malien</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-mines-finalement-barrickgold-lache-du-lest-face-a-la-fermete-de-letat-malien/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-mines-finalement-barrickgold-lache-du-lest-face-a-la-fermete-de-letat-malien/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 07:38:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Alousséni Sanou]]></category>
		<category><![CDATA[Amadou Kéïta]]></category>
		<category><![CDATA[arbitrage international]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[audit des mines du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Barrick Mining Corporation]]></category>
		<category><![CDATA[Barrickgold]]></category>
		<category><![CDATA[CIRDI]]></category>
		<category><![CDATA[Code minier 2023]]></category>
		<category><![CDATA[contentieux minier]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[économie africaine]]></category>
		<category><![CDATA[économie malienne]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation aurifère]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation responsable]]></category>
		<category><![CDATA[fiscalité minière]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance des ressources naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[Hilaire Bébian Diarra]]></category>
		<category><![CDATA[impôts sur les mines]]></category>
		<category><![CDATA[investissement minier]]></category>
		<category><![CDATA[Loulo-Gounkoto]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mark Bristow]]></category>
		<category><![CDATA[Mark Hill]]></category>
		<category><![CDATA[mines]]></category>
		<category><![CDATA[multinationales minières]]></category>
		<category><![CDATA[or malien]]></category>
		<category><![CDATA[partenariat public-privé]]></category>
		<category><![CDATA[participation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[politique minière]]></category>
		<category><![CDATA[production d’or]]></category>
		<category><![CDATA[réforme minière]]></category>
		<category><![CDATA[règlement du différend]]></category>
		<category><![CDATA[Resolute Mining]]></category>
		<category><![CDATA[revenus miniers]]></category>
		<category><![CDATA[secteur minier]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté économique]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté nationale]]></category>
		<category><![CDATA[taxes minières]]></category>
		<category><![CDATA[Transition malienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20343</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'État malien et Barrick Gold ont trouvé un accord après un différend fiscal. Les détails de cette importante entente sont ici.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>Après plus d&rsquo;un an de différend relatif au paiement de taxes et d&rsquo;impôts consécutif à l&rsquo;application du nouveau&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>C</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ode minier, l&rsquo;État malien et la multinationale canadienne Barrickgold sont finalement parvenus à un accord. La cérémonie de signature du document a eu lieu, le lundi 24 novembre 2025 au ministère de&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>l’Économie</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;et des&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>F</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>inances. C&rsquo;était en présence&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>de Alousséni Sanou</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, du ministre des&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>M</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ines</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, Amadou Kéïta</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;et, d&rsquo;une délégation de Barrickgold.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Depuis sa prise de fonction en qualité de Président de la transition,&nbsp;le général d&rsquo;Armée Assimi Goïta a fait de la défense des intérêts du peuple son cheval de bataille. C&rsquo;est dans ce cadre qu&rsquo;il a commandité un audit des mines du Mali qui a révélé un manque à gagner pour l&rsquo;État de 300 à 600 milliards de FCFA. Pour&nbsp;que cela ne se reproduise plus, un nouveau&nbsp;Code minier a été adopté en 2023.&nbsp;&nbsp;Ce nouveau texte augmente non seulement &nbsp;la participation nationale à 35% ( État malien : 30% et &nbsp;5% pour les privés maliens) dans les actions , mais aussi supprime les exonérations fiscales accordées aux multinationales au cours de l&rsquo;exploitation.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-deux-compagnies-recalcitrantes-nbsp"><strong>Les deux compagnies récalcitrantes&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Dans le cadre de la mise en œuvre de ce code,&nbsp;en vue de réclamer les arriérés d&rsquo;impôts et taxes aux multinationales, le gouvernement&nbsp;a&nbsp;adopté un projet de modification du décret n°2016-0801/P-RM du 20 octobre 2016 fixant les conditions d’acceptation d’une transaction avant la mise en œuvre de l’action judiciaire dans le cadre des poursuites pour infraction à la&nbsp;réglementation&nbsp;des relations financières extérieures des&nbsp;États&nbsp;membres de l’Union&nbsp;Économique&nbsp;et Monétaire Ouest Africaine.</p>



<p>C&rsquo;était le rapport du&nbsp;ministre de&nbsp;l’Économie&nbsp;et des&nbsp;Finances. C&rsquo;était lors de la session du conseil des ministres du mercredi 11 septembre 2024. Après l&rsquo;adoption de ce décret, les autorités ont mené des actions de sensibilisation auprès des multinationales afin qu&rsquo;elles se confirment aux dispositions du nouveau&nbsp;Code.&nbsp;&nbsp;Hormis&nbsp;le&nbsp;Canadien&nbsp;Barrickgold, toutes les autres compagnies minières, à &nbsp;commencer par la SEMOS-SA (Société d&rsquo;exploitation des mines d&rsquo;or de Sadiola) ont accepté la nouvelle situation en s&rsquo;acquittant des arriérés d&rsquo;impôts et taxes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-comprendre-l-opposition-de-barrick-au-gouvernement-malien-nbsp"><strong>Comprendre l’opposition de Barrick au gouvernement malien&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Le&nbsp;ministre de&nbsp;l’Économie&nbsp;et des&nbsp;Finances, lors de la rentrée parlementaire du CNT d&rsquo;octobre 2024, avait indiqué que l&rsquo;État a perçu, à l&rsquo;issue des négociations avec les multinationales minières, 500 milliards FCFA. Les deux compagnies minières récalcitrantes étaient l&rsquo;australien Resolute Mining et le canadien Barrickgold.</p>



<p>Cependant, suite à l&rsquo;interpellation, le vendredi 08 novembre 2024, de son directeur général Terry Holohan et de deux de ses collaborateurs, la société australienne Resolute Mining s&rsquo;est ravisée à respecter les nouvelles dispositions légales.&nbsp;</p>



<p>Dans un communiqué, elle avait déclaré lundi 11 novembre 2024, qu&rsquo;elle verserait 160 millions de dollars (soit 100 milliards F CFA) au gouvernement malien et qu&rsquo;elle avait effectué un premier paiement de 80 millions de dollars et effectuera des paiements ultérieurs d&rsquo;environ 80 millions de dollars dans les mois suivants à partir de ses sources de liquidités existantes. Quant à Barrickgold, il s&rsquo;est totalement insurgé contre la nouvelle loi. Il a ouvert, ainsi, un feuilleton digne d&rsquo;un film hollywoodien qui a pris fin le lundi 24 novembre 2025 par la conclusion d&rsquo;un accord.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-accord-conforme-au-nouveau-nbsp-c-ode-minier"><strong>Un accord conforme au nouveau&nbsp;</strong><strong>C</strong><strong>ode minier</strong><strong></strong></h2>



<p>Il prévoit une série de concessions mutuelles. &nbsp;Par rapport à la clôture&nbsp;de l&rsquo;arbitrage et libération des employés,&nbsp;Barrick s&rsquo;engage à abandonner son arbitrage en cours auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (ICSID).&nbsp;En retour, le gouvernement malien s&rsquo;engage à retirer toutes les accusations portées contre Barrick et à libérer immédiatement quatre de ses employés qui étaient retenus.&nbsp;En outre, il&nbsp;met fin à la mise sous administration provisoire du complexe Loulo-Gounkoto, restituant le contrôle opérationnel complet à Barrick.&nbsp;</p>



<p>Concernant l&rsquo;alignement sur le nouveau&nbsp;Code&nbsp;minier, Barrickgold s&rsquo;engage à s&rsquo;y conformer. D&rsquo;après le ministre d l&rsquo;Economie et des&nbsp;Finances, Alousséni Sanou, l&rsquo;accord va permettre d&#8217;empocher annuellement 220 milliards de F CFA.&nbsp;</p>



<p>Par ailleurs, selon le&nbsp;média&nbsp;américain « <em>Bloomberg</em>« ,&nbsp;dans une publication du mardi 25 novembre 2025,&nbsp;le règlement du litige s’accompagne du versement par la compagnie de 244 milliards FCFA (environ 430 millions USD) à&nbsp;l&rsquo;État malien. Et,&nbsp;le média américain d&rsquo;ajouter que Barrick versera 144 milliards FCFA au gouvernement malien, dans les six jours suivant la signature de l’accord. Barrick ayant déjà remis 50 milliards FCFA l’année dernière dans le cadre du règlement du litige, la compagnie ne devra compléter que 50 milliards FCFA, par le biais de crédits de TVA ( Taxe sur la valeur ajoutée).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-differend-a-plusieurs-rebondissements-nbsp"><strong>Un différend à plusieurs rebondissements&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Pour faire respecter le nouveau&nbsp;Code, les&nbsp;autorités&nbsp;avaient procédé, le 25 septembre 2024, à l&rsquo;arrestation de quatre hauts cadres de la compagnie canadienne Barrickgold. &nbsp;Après quelques jours de détention, ils ont été élargis suite à un accord portant sur le paiement de ce que la compagnie doit à l&rsquo;État, soit plus de 300 milliards F CFA.&nbsp;</p>



<p>Selon cet accord, Barrickgold avait indiqué qu&rsquo;il allait verser, en octobre 2024, 50 milliards de FCFA. Mais&nbsp;l’État&nbsp;avait indiqué, le 23 octobre 2024, à &nbsp;travers un communiqué conjoint de deux ministres (&nbsp;Economie et&nbsp;Finances,&nbsp;Mines), que Barrickgold n&rsquo;avait pas tenu ses engagements.&nbsp;</p>



<p>Suite à cela, le pôle judiciaire national économique et financier a émis un mandat d&rsquo;arrestation, le 04 décembre 2024, à l&rsquo;encontre de Mark Bristow, directeur général à l&rsquo;époque de Barrickgold et de Cheick Oumar Coulibaly, directeur général du complexe « Gounkoto-Loulo ». En sus, les autorités nationales ont décidé d&rsquo;interdire la sortie du pays du stock d&rsquo;or de trois (03) tonnes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nomination-d-une-nbsp-administration-provisoire-nbsp"><strong>Nomination d’une&nbsp;</strong><strong>administration provisoire&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>En réaction à cet acte de&nbsp;l’État&nbsp;malien, le directeur général de Barrickgold, dans un communiqué de presse publié depuis Toronto (Canada) le 06 janvier 2025, a estimé que le blocage de son stock d&rsquo;or va affecter la bonne marche de ses activités et que ce sont 8000 maliens travaillant directement et indirectement avec sa mine, qui vont en pâtir. Dans le même communiqué, Mark Bristow a souligné que des employés de sa compagnie sont injustement incarcérés au Mali suite à des accusations sans fondement. Il dit avoir porté le différend qui l&rsquo;oppose à l&rsquo;État malien devant le centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Un procès qu&rsquo;il a perdu.&nbsp;</p>



<p>Ainsi, le 11 janvier 2025, l&rsquo;État malien a pris une ordonnance judiciaire de saisie du stock d&rsquo;or prêt à sortir du pays. Face à cette nouvelle situation, Barrick Gold a décidé de suspendre ses activités dans sa mine malienne de Loulo-Gounkoto. Pour combler ce vide, le 16&nbsp;juin 2025, le tribunal de commerce de Bamako a ordonné la mise sous administration provisoire pour six mois du complexe Loulo-Gounkoto, et a nommé l’ancien ministre de la&nbsp;Santé, expert-comptable de profession, Soumana Makadji, pour en assurer la gestion.&nbsp;</p>



<p>Les autorités maliennes ont également bloqué les exportations d’or issues du site et procédé à la saisie de plusieurs autres stocks d&rsquo;or appartenant aux filiales locales de Barrick. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;environ trois tonnes d’or ont été transportées par hélicoptère sur ordre du gouvernement depuis Loulo-Gounkoto, une opération que la Barrickgold avait qualifiée d’illégale. La compagnie canadienne avait aussi affirmé que l’administrateur provisoire a tenté de vendre une partie de ses réserves afin de financer des activités sur place.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-changement-a-la-tete-de-la-compagnie-nbsp"><strong>Changement à la tête de la compagnie&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Face à toutes ces mesures, Barrickgold a engagé une procédure d’arbitrage auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), invoquant la violation des conventions minières en vigueur.&nbsp;En septembre 2025, le sud-africain Mark Bristow&nbsp;a&nbsp;démissionné de la tête de la compagnie canadienne. Et, Mark Hill a été nommé cille intérimaire. Le nouveau patron a tout de suite relancé les négociations avec l&rsquo;État malien. Ce qui a abouti à l&rsquo;accord du 24 novembre 2025.</p>



<p>Il faut signaler que le&nbsp;dénouement de ce différend a été possible grâce à la fermeté des autorités quant à l&rsquo;application des textes et à la préservation des intérêts nationaux. Une fermeté qui est incarnée par le ministre des&nbsp;Mines et son collègue de l&rsquo;Economie et des&nbsp;Finances. A cela, il faut ajouter la nomination stratégique d&rsquo;Hilaire Bébian Diarra comme conseiller spécial du Président de la transition. Diarra est un expert minier malien&nbsp;devenu une figure respectée de l’industrie aurifère en Afrique de l’Ouest. Il a été directeur général de la mine d&rsquo;or de Tongo ( Côte d&rsquo;Ivoire) appartenant à Barrickgold qui l&rsquo;a vendue.&nbsp;</p>



<p><strong>SMC</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-mines-finalement-barrickgold-lache-du-lest-face-a-la-fermete-de-letat-malien/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20343</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Sous les cravates, la tempête : enquête sur le stress des élites africaines</title>
		<link>https://saheltribune.com/sous-les-cravates-la-tempete-enquete-sur-le-stress-des-elites-africaines/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/sous-les-cravates-la-tempete-enquete-sur-le-stress-des-elites-africaines/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 09:21:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[bien-être au travail]]></category>
		<category><![CDATA[burn-out]]></category>
		<category><![CDATA[cadres africains]]></category>
		<category><![CDATA[charge mentale]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises africaines]]></category>
		<category><![CDATA[épuisement professionnel]]></category>
		<category><![CDATA[innovation managériale]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence émotionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[leadership]]></category>
		<category><![CDATA[management]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
		<category><![CDATA[Santé mentale]]></category>
		<category><![CDATA[SmartTeam]]></category>
		<category><![CDATA[stress]]></category>
		<category><![CDATA[tabou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20053</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le phénomène du burn-out chez les élites africaines est tabou. Explorez ses causes et ses conséquences dans un environnement exigeant.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Longtemps tabou, le burn-out s’impose désormais comme le mal silencieux des élites africaines. Derrière les tours de verre de Lagos, les bureaux climatisés d’Abidjan ou les start-ups de Nairobi, une génération de cadres ploie sous le poids des responsabilités, de la pression hiérarchique et de la fatigue psychique. Dans un continent où la réussite est une affaire collective, parler de santé mentale relève encore de la transgression. Pourtant, les chiffres sont implacables : stress chronique, épuisement professionnel, perte de sens… L’Afrique, continent de la résilience, découvre à son tour la fatigue des forts.</em></strong></p>



<p>C’est une maladie sans cicatrice. Elle ne se voit ni sur les visages impeccablement rasés des directeurs de banque, ni dans les tailleurs ajustés des cadres des grandes firmes panafricaines. Et pourtant, elle ronge, elle épuise, elle vide.<br>Dans les tours d’Abidjan, les open spaces de Nairobi ou les ministères d’Accra, un mot longtemps perçu comme importé du Nord s’impose désormais dans les conversations feutrées : burn-out. Le mal est discret, presque honteux. Car sur un continent où le courage est vertu cardinale, s’effondrer mentalement relève encore de l’impensable.</p>



<p>Mais les statistiques parlent : au Sénégal, 57,5 % des travailleurs souffrent du syndrome d’épuisement professionnel. En Afrique de l’Est, plus de deux salariés sur trois se disent en proie à la fatigue chronique, et 86 % des fondateurs de start-ups reconnaissent lutter contre l’anxiété ou le stress. À Johannesburg, un employé sur deux a déjà reçu un diagnostic de trouble mental lié à son environnement professionnel.</p>



<p>Une étude conduite à Bamako par Idrissa Sacko et al. (Jaccr Africa, 2022) révèle une prévalence du stress professionnel de 28,8 % chez les employés d’une grande banque. Près de 78 % subissent une forte demande psychologique, 52 % une faible autonomie décisionnelle et 77 % un soutien social insuffisant. «&nbsp;<em>Ce n’est pas la charge de travail qui tue, c’est la charge mentale&nbsp;</em>», confie un cadre ivoirien. Derrière la plaisanterie, une vérité nue : le travail est devenu un champ de bataille intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-soldats-du-developpement-au-bord-de-la-rupture"><strong>Les soldats du développement au bord de la rupture</strong></h2>



<p>Longtemps, le cadre africain a incarné le héros moderne : performant, loyal, patriote. Mais sous la façade du succès, l’équilibre se fissure. À Lagos, la traversée du troisième pont devient une épreuve d’endurance ; à Dakar, les coupures d’électricité rythment les deadlines ; à Abidjan, les injonctions à « performer » remplacent le simple devoir de travailler.</p>



<p>L’étude d’Ouédraogo et al. (2018) dans une banque de Ouagadougou montre que 22,7 % des employés sont en état de stress chronique, étranglés entre exigences professionnelles et faible autonomie. Ce stress structurel révèle un déséquilibre profond entre la pression du rendement et le bien-être des salariés. Dans bien des cas, la journée de travail se prolonge bien au-delà du bureau — jusque dans la tête.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-stressee-entre-coupures-et-obligations"><strong>L’Afrique stressée : entre coupures et obligations</strong></h2>



<p>L’Afrique n’a pas inventé le stress, mais elle l’a contextualisé. Ici, l’anxiété ne vient pas seulement des objectifs trimestriels, mais aussi des réalités quotidiennes : pannes d’électricité, inflation, insécurité politique. Et surtout, la famille élargie, ce collectif qui ne vous quitte jamais. La réussite n’est pas individuelle, elle est communautaire — donc lourde à porter.</p>



<p>«&nbsp;<em>Être cadre, c’est porter tout un village sur son dos</em>&nbsp;», confie un consultant ghanéen.&nbsp;<em>Dans Famille, enfant et développement en Afrique</em>&nbsp;(UNESCO, 1988), François Itoua rappelle qu’en Afrique, l’individu n’existe jamais seul. Il est d’abord un membre de la famille, du clan, de la communauté. Ses succès comme ses échecs appartiennent à tous. Une dette symbolique, belle mais pesante, qui transforme chaque promotion en charge supplémentaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-burn-out-un-tabou-culturel"><strong>Le burn-out, un tabou culturel</strong></h2>



<p>Dans les entreprises africaines, parler de santé mentale, c’est frôler la faute morale. Celui qui craque est perçu comme faible, ou pire, ingrat. Dans des sociétés où la résilience est érigée en dogme, l’épuisement se tait.</p>



<p>Le continent manque cruellement de structures adaptées : quatre psychiatres seulement à Niamey, une médecine du travail quasi inexistante à Bamako, et des psychologues trop souvent assimilés à la folie. Pendant ce temps, 79 % des jeunes diplômés disent se sentir «&nbsp;<em>épuisés</em>&nbsp;», surtout les femmes. L’Afrique, jeune et ambitieuse, semble déjà fatiguée avant la ligne d’arrivée.</p>



<p>Les conséquences se chiffrent désormais en points de PIB. En Afrique du Sud, les troubles mentaux liés au travail coûtent 4,5 % du PIB, soit 250 milliards de rands par an. L’absentéisme grimpe, la productivité s’effondre, et trois employés sur quatre envisagent de démissionner. Le malaise dépasse la sphère professionnelle : il questionne le sens même du travail et du progrès.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-solutions-africaines-pour-un-mal-global"><strong>Des solutions africaines pour un mal global</strong></h2>



<p>Face à cette épidémie silencieuse, l’Afrique invente ses propres antidotes. À Dakar, la start-up <em>SmartTeam</em> suit le bien-être psychologique des employés en temps réel. Certaines entreprises, à Abidjan,  intègrent la méditation et l’écoute psychologique dans leurs programmes de management. À Niamey, un projet pilote vise à intégrer la santé mentale dans les politiques publiques.</p>



<p>Un nouveau leadership émerge — moins autoritaire, plus empathique. Car le vrai courage, désormais, n’est plus de tenir, mais d’oser dire qu’on flanche.</p>



<p>L’Afrique se lève tôt, travaille tard, dort mal. Ce n’est pas un manque d’ambition, c’est un excès de pression. Le burn-out africain, c’est la fatigue des forts — ceux qu’on croit invincibles, mais qui, dans le silence climatisé des bureaux, s’effondrent sans bruit.<br>Et si, finalement, le plus grand défi du continent n’était plus de produire plus, mais d’apprendre à respirer mieux ?</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/sous-les-cravates-la-tempete-enquete-sur-le-stress-des-elites-africaines/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20053</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali — Ukraine : les preuves d’un transfert de guerre asymétrique au Sahel</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-ukraine-les-preuves-dun-transfert-de-guerre-asymetrique-au-sahel/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-ukraine-les-preuves-dun-transfert-de-guerre-asymetrique-au-sahel/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 09:48:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Abdoulaye Maïga]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Africa Corps]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des États du sahel]]></category>
		<category><![CDATA[armée malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[Communication stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[drones à fibre optique]]></category>
		<category><![CDATA[drones FPV]]></category>
		<category><![CDATA[drones kamikazes]]></category>
		<category><![CDATA[FLA]]></category>
		<category><![CDATA[Front de libération de l’Azawad]]></category>
		<category><![CDATA[groupes armés]]></category>
		<category><![CDATA[guerre asymétrique]]></category>
		<category><![CDATA[guerre hybride]]></category>
		<category><![CDATA[guerre numérique]]></category>
		<category><![CDATA[JNIM]]></category>
		<category><![CDATA[Kidal]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Elmaouloud Ramadane]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[propagande]]></category>
		<category><![CDATA[Relations Internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté nationale]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme sahélien]]></category>
		<category><![CDATA[Tinzawaten]]></category>
		<category><![CDATA[transfert technologique]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Wagner]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19918</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez les preuves du soutien ukrainien aux terroristes maliens, comme déclaré par le Premier ministre malien lors des Nations unies.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À la tribune des Nations unies, le 26&nbsp;septembre 2025, le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, portait à la face du monde l’implication de Kiev dans le conflit malien à travers la fourniture des drones et un appui technique à des groupes armés opérant dans le nord du Mali. Des révélations publiées par Jeune Afrique quelques jours plus tard accréditent ses déclarations.</em></strong><em></em></p>



<p>« <em>Quelle que soit la distance qu’aura parcourue le mensonge, la vérité finira par le rattraper</em> », dit-on. Qu’il en soit ainsi pour les complots dont le Mali est victime, si ce n’est déjà le cas ! Le 26&nbsp;septembre dernier, lors de la 80&nbsp;ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre malien, le général Abdoulaye Maïga a directement mis en cause l’Ukraine, expliquant son soutient aux groupes terroristes actifs au Mali et dans la zone de l’Alliance des États du Sahel (AES). « <em>Aussi éloignée qu’il n’y paraît, la guerre en Ukraine et le terrorisme dans le Sahel ont des connexions</em> », a affirmé le chef du gouvernement malien à la tribune des Nations Unies.</p>



<p>Rappelant une attaque contre une patrouille malienne à Tinzawaten (région de Kidal) survenue en juillet 2024, Maïga a évoqué la revendication publique d’officiels Ukrainiens qui ont reconnu leur participation à cette opération menée aux côtés de groupes armés. « <em>Ce comportement atypique montre que certains responsables ukrainiens ont confondu la scène internationale avec une scène de théâtre</em> », a-t-il ironisé.</p>



<p>Selon Bamako, l’Ukraine est devenue en un an l’un des principaux fournisseurs de drones kamikazes à des groupes terroristes opérant dans plusieurs régions du monde, y compris au Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-appel-du-mali-a-la-communaute-internationale"><strong>L’appel du Mali à la communauté internationale</strong></h2>



<p>Dans son discours, Abdoulaye Maïga a exhorté les pays occidentaux à « <em>cesser de fournir des armes à l’Ukraine </em>», indiquant que ce soutien pourrait « <em>contribuer à la promotion du terrorisme international </em>». Il a également dénoncé le rôle de la France, accusée de « <em>manœuvrer pour détourner l’attention de la communauté internationale</em> » en soutenant simultanément Kiev et des groupes rebelles sahéliens.</p>



<p>Le Premier ministre a rappelé que Bamako avait saisi le Conseil de sécurité de l’ONU dès 2022, pour présenter des preuves du soutien de Paris à des acteurs terroristes — une requête restée sans suite. « <em>Il est temps d’agir pour que les responsables soient identifiés et confondus </em>», a-t-il lancé, appelant les institutions internationales à « <em>répondre véritablement aux cris de détresse des peuples opprimés qui revendiquent leur souveraineté</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-elements-nouveaux-publies-par-nbsp-jeune-afrique"><strong>Des éléments nouveaux publiés par&nbsp;<em>Jeune Afrique</em></strong></h2>



<p>Le 7&nbsp;octobre 2025,&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;a publié un&nbsp;article, « <em>Mali&nbsp;: comment les tactiques militaires ukrainiennes s’importent au Sahel</em><em> </em>»,&nbsp;confirmant l’existence d’un appui technique ukrainien à certains groupes armés touaregs du nord du Mali, notamment au Front de libération de l’Azawad (FLA).</p>



<p>Selon plusieurs sources citées, le FLA — créé en novembre 2024 — aurait bénéficié d’une formation spécialisée en Ukraine sur l’usage des drones armés FPV (pilotés en immersion) et des drones à fibre optique, quasiment impossibles à brouiller.</p>



<p>« <em>Certains éléments du FLA ont reçu une formation en Ukraine. De retour sur le terrain, ils ont renforcé leurs compétences et formé d’autres combattants</em> », a reconnu Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole des rebelles, rapporté par&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>.</p>



<p>Ces drones, capables de transporter des charges explosives, sont désormais utilisés pour mener des attaques ciblées contre des positions de l’armée malienne ou de ses alliés russes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-asymetrique-en-pleine-mutation"><strong>Une guerre asymétrique en pleine mutation</strong></h2>



<p>Les tactiques de guerre apprises en Ukraine auraient permis aux&nbsp;terroristes&nbsp;touaregs d’adapter leurs méthodes face à la supériorité technologique des forces maliennes et russes.&nbsp;Des leurres gonflables, imitant des véhicules militaires, seraient également employés pour tromper les frappes de drones.&nbsp;En août 2025,&nbsp;l’armée malienne a annoncé avoir saisi 20&nbsp;véhicules gonflables destinés à des groupes armés opérant dans le pays. Selon Rida Lyammouri, expert du Sahel au sein du groupe de réflexion marocain Policy Center for the New South, ces leurres gonflables «&nbsp;&nbsp;<em>coûtent environ 1 300&nbsp;dollars et, comparés au coût d’un vrai véhicule, voire aux pertes humaines ou aux dégâts que les drones pourraient causer, ils sont relativement peu coûteux pour eux</em> ».</p>



<p>« <em>Adopter cette tactique permet au FLA d’éviter la confrontation directe avec l’armée malienne et ses alliés mieux équipés </em>», explique Rida Lyammouri.</p>



<p>Les experts notent toutefois que les drones utilisés par les rebelles restent inférieurs aux modèles turcs employés par l’armée malienne. Le groupe terroriste JNIM, affilié à Al-Qaïda, aurait lui aussi adopté des drones explosifs, accentuant la complexité du conflit dans le nord du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-nbsp-souverainete-et-realignement-geopolitique"><strong>Entre&nbsp;</strong><strong>souveraineté et réalignement géopolitique</strong></h2>



<p>Depuis leur retrait de la CEDEAO, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), revendiquent une politique étrangère indépendante, recentrée sur la sécurité et la souveraineté. Les trois pays ont rompu leurs relations diplomatiques avec Kiev, qui soutient indirectement le FLA.</p>



<p>De son côté, l’Ukraine dément toute aide militaire aux terroristes maliens, affirmant que « <em>leur lutte et leur ingénierie sont internes</em> ». Mais sur le terrain, les nouvelles tactiques observées dans le nord du Mali — usage de drones, communication en immersion, guerre d’usure — laissent peu de doute sur l’existence de transferts de compétences entre les deux fronts&nbsp;: celui du Donbass et celui du Sahel.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-ukraine-les-preuves-dun-transfert-de-guerre-asymetrique-au-sahel/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19918</post-id>	</item>
		<item>
		<title>L’humanitaire à l’épreuve du feu : les défis et espoirs au Mali</title>
		<link>https://saheltribune.com/lhumanitaire-a-lepreuve-du-feu-les-defis-et-espoirs-au-mali/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/lhumanitaire-a-lepreuve-du-feu-les-defis-et-espoirs-au-mali/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 10:00:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[CICR]]></category>
		<category><![CDATA[conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[crises climatiques]]></category>
		<category><![CDATA[Croix-rouge malienne]]></category>
		<category><![CDATA[déplacés internes]]></category>
		<category><![CDATA[humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[malnutrition]]></category>
		<category><![CDATA[Médecins Sans Frontières]]></category>
		<category><![CDATA[Ocha]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[résilience]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19617</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'humanitaire au Mali en première ligne : explorez les défis et l'espoir des Maliens touchés par la pauvreté et les conflits.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un pays où la pauvreté, les conflits armés et les crises climatiques se conjuguent avec une intensité dévastatrice, l’humanitaire est devenu le dernier rempart contre la désolation.</em></strong></p>



<p>Au Mali, les visages des crises humanitaires ne se réduisent pas à des chiffres froids ou à des manchettes éphémères. Ce sont ceux des enfants affamés dans les villages reculés du Sahel, des femmes déplacées par les violences intercommunautaires, des hommes blessés dans les attaques terroristes, et des familles cherchant refuge sous des tentes de fortune. Ces vies brisées, bien que souvent invisibles aux yeux du monde, portent en elles l’espoir fragile d’un lendemain meilleur.</p>



<p>Selon les dernières <a href="https://www.unocha.org/publications/report/mali/mali-besoins-humanitaires-et-plan-de-reponse-2025-janvier-2025" target="_blank" rel="noreferrer noopener">données</a> du Bureau des Affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), 6,4 millions de Maliens, soit environ 25 % de la population, présentent des besoins humanitaires multisectoriels pour l’année 2025. Derrière ces statistiques se cachent des histoires poignantes, celles de communautés entières privées de nourriture, d’eau potable, d’accès aux soins médicaux et même de dignité humaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-cercle-vicieux"><strong>Un cercle vicieux</strong></h2>



<p>Le Mali est pris dans un tourbillon de crises multidimensionnelles qui s’alimentent mutuellement. Dans le Nord, les attaques terroristes ont ravagé des villages entiers, forçant des milliers de personnes à abandonner leurs terres ancestrales. Les infrastructures sociales, notamment les écoles et les centres de santé, ont été également détruites ou fermées, plongeant les populations locales dans une précarité accrue.</p>



<p>Dans le Centre, les tensions entre agriculteurs et éleveurs ont exacerbé les conflits intercommunautaires, rendant les zones rurales impraticables. Les violences armées, combinées à une gouvernance locale affaiblie, ont créé un climat d’insécurité généralisée. Simultanément, les effets dévastateurs des changements climatiques frappent durement : des sécheresses prolongées et des inondations récurrentes menacent les moyens de subsistance des populations déjà vulnérables.</p>



<p>En 2024, près de <a href="https://www.unocha.org/publications/report/mali/mali-besoins-humanitaires-et-plan-de-reponse-2025-janvier-2025" target="_blank" rel="noreferrer noopener">450 000</a> personnes, principalement des femmes et enfants, ont été affectées par des inondations de grande ampleur à travers le pays. Ces catastrophes naturelles ont aggravé la situation alimentaire, entraînant une augmentation drastique des cas de malnutrition aiguë chez les enfants. À cela s’ajoutent les fractures politiques et institutionnelles. Depuis le coup d’État militaire de 2020, le Mali traverse une période de transition, marquée par des sanctions internationales et une rupture croissante avec certains partenaires occidentaux. Cette situation a réduit les financements humanitaires et compliqué l’accès aux zones en crise pour les organisations internationales.</p>



<p>Face à ces défis, les organisations humanitaires locales et internationales jouent un rôle important. La Croix-Rouge malienne, présente depuis 6 décennies, est devenue un pilier de la réponse humanitaire dans le pays. Avec ses équipes déployées dans les régions les plus dangereuses, elle distribue de l’aide alimentaire, fournit des soins médicaux d’urgence et soutient les efforts de médiation communautaire pour apaiser les tensions.</p>



<p>Kadidiatou Koné, une bénéficiaire de l’aide humanitaire à Mopti, témoigne&nbsp;:&nbsp;<em>« Sans la Croix-Rouge malienne, nous n’aurions pas survécu. Avant son arrivée, nous vivions des jours très difficiles. Nous n’avions presque plus rien à manger. Les groupes armés avaient incendié nos champs, et beaucoup d’entre nous ont fui nos villages pour chercher refuge dans la brousse. Nous étions coupés du monde, sans eau potable ni soins médicaux. Mes enfants souffraient de malnutrition, et je ne savais pas comment les sauver&nbsp;».</em></p>



<p>En 2024, la <a href="https://www.icrc.org/fr/article/mali-nos-actions-de-janvier-decembre-2024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Croix Rouge</a> malienne a assisté 15 100 ménages, soit 90 600 personnes, et installé 65 ouvrages d’accès à l’eau potable pour 225 000 personnes à travers le pays. Ces interventions permettent non seulement de répondre aux besoins immédiats, mais aussi de renforcer la résilience des communautés face aux crises futures.</p>



<p>De son côté, Médecins Sans Frontières (MSF) continue d’opérer dans les hôpitaux délabrés du Nord, où les infrastructures de santé ont été détruites par les conflits. Selon un <a href="https://www.msf.org/fr/les-%C3%A9quipes-msf-poursuivent-leur-soutien-%C3%A0-la-population-du-mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">document</a> publié en 2022, MSF a soigné plus de 6 500 enfants malnutris, assisté 12 000 femmes lors de leur accouchement, pris en charge 190 000 malades contre le paludisme, et accompagné près de 500 femmes dans leur combat contre le cancer du sein et du col de l’utérus. Ces efforts, bien que colossaux, restent insuffisants face à l’ampleur des besoins.</p>



<p>Le <a href="https://saheltribune.com/la-croix-rouge-malienne-mobilise-plus-de-71-millions-pour-les-deplaces-de-kamaneguela/">Comité international de la Croix-Rouge</a> (CICR), en collaboration avec ses partenaires locaux, a réhabilité des puits et des systèmes d’irrigation dans les régions touchées par la sécheresse. Ces projets permettent non seulement de fournir de l’eau potable, mais aussi de relancer l’agriculture dans des zones autrefois prospères, offrant ainsi une perspective durable aux communautés locales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-humanitaire-devient-un-combat-quotidien"><strong>Quand l’humanitaire devient un combat quotidien</strong></h2>



<p>Malgré leur dévouement, les acteurs humanitaires font face à des obstacles croissants, en termes d’accès à certaines zones. Dans un <a href="https://arhp.msf.es/wp-content/uploads/2023/07/Case-Study-03-Mali-FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a>, MSF souligne que <em>« l’incursion d’acteurs militaires et politiques dans le domaine de l’action humanitaire compromet l’action humanitaire au Mali ». </em>Les travailleurs humanitaires sont souvent pris pour cible, mettant en péril leur sécurité et celle des populations qu’ils tentent de secourir.</p>



<p><em>« Nous savons que nos équipes risquent leur vie chaque fois qu’elles partent en mission. Mais abandonner serait une trahison envers ceux qui comptent sur nous »,&nbsp;</em>confie Awa Diallo, volontaire de la Croix-Rouge malienne.</p>



<p>Outre les dangers physiques, le manque de financements reste un défi majeur. Selon OCHA, 7,1 millions de personnes étaient dans le besoin humanitaire au Mali en 2024, mais le <a href="https://www.nutritioncluster.net/sites/nutritioncluster.com/files/2022-07/mali_hrp_2022.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plan</a> de réponse humanitaire nécessite environ 700 millions de dollars pour répondre aux besoins croissants. À mi-année, seulement 25 % de cette somme avait été mobilisée. Cette pénurie force les ONG à prioriser certaines zones au détriment d’autres, laissant des milliers de personnes sans aide.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-humanitaire-reflet-de-notre-humanite"><strong>L’humanitaire, reflet de notre humanité</strong></h2>



<p>L’humanitaire au Mali est bien plus qu’une simple réponse aux crises. C’est un cri d’alarme adressé à l’ensemble de la <a href="https://saheltribune.com/dih-et-reportage-en-periode-de-conflit-lattitude-a-adopter-par-les-journalistes/">communauté internationale</a>. Il révèle à quel point les conflits, les catastrophes naturelles et l’instabilité politique peuvent plonger un pays dans une telle situation humanitaire. Mais il montre aussi la résilience et la solidarité des Maliens, qui, malgré les épreuves, continuent de se soutenir mutuellement.</p>



<p>Dans un village reculé de la région de Tombouctou, une mère serre contre elle son enfant affamé. Personne ne filme. Personne ne parle d’eux. Et pourtant, ils comptent. Ils comptent pour 6,4 millions. Mais dans le bruit assourdissant du monde, ils ne comptent plus assez.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-agir-avant-qu-il-ne-soit-trop-tard"><strong>Agir avant qu’il ne soit trop tard</strong></h2>



<p>L’humanitaire est un miroir de notre humanité. Il révèle nos capacités de compassion, mais aussi nos limites. Face à l’urgence, à l’échelle nationale et internationale, une question demeure&nbsp;: serons-nous à la hauteur de la dignité de ceux qui n’ont rien, sinon l’espoir qu’on ne les oublie pas&nbsp;?</p>



<p>Les <a href="https://saheltribune.com/bilan-2024-le-cicr-et-la-croix-rouge-malienne-renforcent-leur-engagement-humanitaire/">ONG humanitaires</a>, telles que la Croix-Rouge malienne et ses partenaires internationaux, incarnent une lumière dans l’obscurité des crises mondiales. Leur engagement inlassable sauve des millions de vies chaque année, mais elles ne peuvent agir seules. Face à l’urgence, l’humanitaire n’est pas un choix : c’est une responsabilité collective. Car derrière chaque chiffre, il y a une vie. Une vie qui mérite d’être sauvée.</p>



<p>Au Mali, comme ailleurs, l’espoir repose sur notre capacité à agir ensemble, avant qu’il ne soit trop tard.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/lhumanitaire-a-lepreuve-du-feu-les-defis-et-espoirs-au-mali/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19617</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Transition énergétique au Mali : comment le solaire pourrait sortir le pays de la crise</title>
		<link>https://saheltribune.com/transition-energetique-au-mali-comment-le-solaire-pourrait-sortir-le-pays-de-la-crise/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/transition-energetique-au-mali-comment-le-solaire-pourrait-sortir-le-pays-de-la-crise/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 09:34:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[AER-Mali]]></category>
		<category><![CDATA[centrale solaire Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[crise énergétique Mali]]></category>
		<category><![CDATA[électrification rurale Mali]]></category>
		<category><![CDATA[énergie solaire au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables au Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[exportation électricité Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[interconnexion électrique Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[mini-réseaux solaires]]></category>
		<category><![CDATA[mix énergétique renouvelable]]></category>
		<category><![CDATA[modèle énergétique africain]]></category>
		<category><![CDATA[PANER Mali]]></category>
		<category><![CDATA[photovoltaïque Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[politique énergétique Mali]]></category>
		<category><![CDATA[projet solaire Karan]]></category>
		<category><![CDATA[SEforALL Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[transition énergétique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19072</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Face à une crise énergétique aiguë, le Mali mise sur le solaire pour se transformer en modèle régional. Potentiel immense, projets clés, défis à relever.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Face à une crise énergétique aiguë, le Mali mise sur le solaire pour se transformer en modèle régional. Potentiel immense, projets clés, défis à relever.</em></strong></p>



<p>C’est un paradoxe africain comme seul le continent en a le secret : un pays baigné de soleil, assommé d’irradiation solaire toute l’année, mais prisonnier de l’obscurité dès la tombée de la nuit. Le Mali, nation sahélienne minée par une crise énergétique chronique, tente aujourd’hui de&nbsp;<a href="https://saheltribune.com/energie-solaire-au-mali-un-enorme-potentiel-qui-peut-relever-le-deficit-energetique/">transformer sa malédiction en promesse</a>. Et si le soleil, hier spectateur silencieux de tant de drames, devenait demain la planche de salut d’un pays — voire d’une région — à la recherche de lumière au propre comme au figuré ?</p>



<p>Du nord désertique aux plaines du Sud-Ouest, le Mali dispose d’un ensoleillement généreux — <a href="https://www.ambamali-jp.org/energie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">entre 5 et 7 kWh/m² par jour</a> — dont rêveraient bien des États européens. Mieux : avec un potentiel photovoltaïque théorique de 398,7 GW, le pays pourrait couvrir non seulement ses propres besoins, mais aussi alimenter une partie de l’Afrique de l’Ouest. Et pourtant, moins de 2 % de cette manne solaire est exploitée à ce jour. Le reste ? Une dépendance pathologique à des centrales thermiques, vieilles, polluantes et gourmandes en gasoil, dans un pays qui importe son carburant et subventionne les fossiles à hauteur de 200 millions USD par an.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-crise-energetique-un-frein-au-developpement"><strong>La crise énergétique : un frein au développement</strong></h3>



<p>À Bamako comme à Tombouctou, les délestages ne sont pas des accidents mais une routine. À peine <a href="https://www.se4all-africa.org/fileadmin/uploads/se4all/Documents/Country_AAs/PI_SEforALL_MALI.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">42 % des Maliens avaient accès à l’électricité</a> en 2017. Dans les zones rurales, c’est pire : seulement 18 %. Une réalité brutale, aux conséquences économiques et sociales désastreuses. Le manque d’énergie coûte au pays 1,5 % de son PIB chaque année. Des commerces ferment, les vaccins se détériorent, les élèves révisent à la lampe torche — quand ils en ont une. Le soleil brille, mais la lumière fait défaut.</p>



<p>Conscient du <a href="https://www.afrique-sur7.fr/mali-quand-le-soleil-remplace-les-coupures-de-courant" target="_blank" rel="noreferrer noopener">potentiel solaire et de l’urgence</a>, Bamako s’est doté d’un arsenal institutionnel : un Programme d’action national pour les énergies renouvelables (PANER), une agence dédiée (AER-Mali), et une adhésion active à l’initiative onusienne « <em>Énergie durable pour tous</em> ». Objectif affiché : 52,5 % d’électricité renouvelable d’ici 2030. Un rêve qui nécessite 13,2 milliards USD d’investissements. Le Mali a identifié 150 sites prioritaires pour des centrales solaires, a lancé des PPP avec clauses de contenu local, et mise sur des <a href="https://fr.msgbcoilgasandpower.com/news/mauritania-mali-electricity-interconnection-project-set-power-sahel-region" target="_blank" rel="noreferrer noopener">interconnexions régionales</a> comme la future ligne à haute tension Mauritanie–Mali–Burkina Faso.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-karan-le-miracle-silencieux"><strong>Karan, le miracle silencieux</strong></h3>



<p>À 100 km de Bamako, le village de Karan offre un avant-goût de ce que pourrait être une transition réussie. Une mini-centrale solaire de 18 kW, installée en 2024, a métamorphosé la vie locale. Temps d’éclairage multiplié par sept, réduction de 70 % des coûts énergétiques pour les artisans, et des élèves qui ne quittent plus prématurément les bancs de l’école. Le modèle de financement — mêlant subventions, prêts sans intérêt et contributions communautaires — a fait ses preuves. Il mérite d’être répliqué, massivement.</p>



<p>Le <a href="http://jdedinechin.free.fr/publi2007/malideal_PV_segmani_lecoq_dezfouli_diawara-doc.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pari solaire malien</a> ne repose pas seulement sur de grands discours mais sur des technologies adaptées à l’environnement sahélien : panneaux bifaciaux anti-poussière, micro-réseaux hybrides avec batteries lithium-ion, pompes solaires à irrigation goutte-à-goutte. L’État prévoit le déploiement de 500 000 kits domestiques d’ici 2030. Une lumière dans l’obscurité, au sens propre comme au figuré.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quand-le-soleil-entre-a-l-hopital-nbsp"><strong>Quand le soleil entre à l’hôpital&nbsp;</strong></h3>



<p>Face aux délestages devenus la norme, y compris dans les centres de santé, et à des armoires frigorifiques transformées en cercueils de vaccins, le chef de l’État malien a tranché dans le vif. Sous l’impulsion du général d’armée Assimi Goïta, <a href="https://www.maliweb.net/sante/oeuvres-sociales-du-president-de-la-transition-des-structures-de-sante-en-commune-iv-du-disttict-de-bamako-equipees-en-panneaux-solaires-3104810.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’électrification solaire des structures sanitaires</a> est devenue une priorité nationale. Hôpitaux, centres de santé communautaires, dispensaires de brousse : partout, des kits solaires modernes, combinant <a href="https://africa24tv.com/mali-des-panneaux-solaires-installes-dans-des-centres-de-santes-communautaires" target="_blank" rel="noreferrer noopener">panneaux photovoltaïques et batteries à haute capacité</a>, sont venus remplacer le ronron incertain des groupes électrogènes.</p>



<p>Une lumière constante, 24 heures sur 24, dans des salles d’accouchement qui, hier encore, plongeaient dans le noir au moindre orage. Des vaccins conservés à bonne température. Des soins administrés sans interruption. Du personnel médical enfin soulagé de devoir «&nbsp;<em>improviser</em>&nbsp;». Cette stratégie, saluée par les soignants comme par les patients, va au-delà du simple confort logistique : elle redonne à la médecine de proximité ses lettres de noblesse.</p>



<p>Les <a href="http://www.sante.gov.ml/index.php/actualites/item/9515-oeuvres-sociales-du-president-de-la-transition-des-installations-solaires-de-pointe-a-l-hopital-du-mali-pour-ameliorer-les-conditions-de-prise-en-charge-des-patients" target="_blank" rel="noreferrer noopener">œuvres sociales</a> du Président de la Transition prennent ici une dimension tangible : l’électricité, non plus comme privilège urbain, mais comme vecteur de service public, jusque dans les replis les plus oubliés du territoire malien.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-reste-a-franchir-les-murs-de-verre"><strong>Reste à franchir les murs de verre</strong></h3>



<p>Mais la route est longue. Cinq obstacles majeurs se dressent encore : un sous-financement chronique (15 % seulement des besoins couverts), un déficit criant de main-d’œuvre qualifiée, des subventions toujours orientées vers le diesel, une instabilité sécuritaire qui ralentit les chantiers, et des interconnexions électriques embryonnaires. Le potentiel est là. Les ambitions aussi. Mais les moyens manquent.</p>



<p><a href="https://iea.blob.core.windows.net/assets/e28d2889-6a72-4e6a-875d-0fa95d2236dc/TransitionsenergetiquesauSahel.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’Agence internationale de l’énergie</a> envisage trois scénarios pour le Sahel. Dans le meilleur — « <em>révolution solaire</em> » — le Mali deviendrait un laboratoire énergétique pour la région : 95 % d’accès à l’électricité, 80 % de solaire, 250 000 emplois créés. Utopique ? Pas forcément. Le pays dispose déjà d’un cadre réglementaire avancé, de partenaires internationaux prêts à investir, et d’une dynamique locale qu’il suffit d’accélérer.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-soleil-comme-levier-geopolitique"><strong>Le soleil comme levier géopolitique</strong></h3>



<p>En transformant ses rayons en kilowatts, le Mali ne ferait pas que résoudre sa propre crise. Il poserait les bases d’un nouveau contrat énergétique régional. Exporter jusqu’à 10 GW vers ses voisins d’ici 2040 ? C’est possible, si les lignes bougent, au propre comme au figuré. La <a href="http://jdedinechin.free.fr/publi2007/malideal_PV_segmani_lecoq_dezfouli_diawara-doc.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">transition énergétique</a>, au-delà de ses vertus écologiques, pourrait devenir l’un des rares vecteurs de stabilité et de croissance dans un Sahel trop souvent perçu sous l’angle de l’urgence sécuritaire.</p>



<p>Le Mali, en faisant du soleil une stratégie plutôt qu’un décor, pourrait bien écrire un chapitre inattendu de l’histoire énergétique africaine. À condition de croire enfin que lumière et souveraineté peuvent aller de pair.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/transition-energetique-au-mali-comment-le-solaire-pourrait-sortir-le-pays-de-la-crise/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19072</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Sahel, entre sable et promesse : la Grande Muraille Verte en 2025, mythe ou salut ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/sahel-entre-sable-et-promesse-la-grande-muraille-verte-en-2025-mythe-ou-salut/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/sahel-entre-sable-et-promesse-la-grande-muraille-verte-en-2025-mythe-ou-salut/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque africaine de développement]]></category>
		<category><![CDATA[bassins verts]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[désertification]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[emploi rural]]></category>
		<category><![CDATA[Enabel]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[exode rural]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Grande Muraille Verte]]></category>
		<category><![CDATA[reboisement]]></category>
		<category><![CDATA[restauration des terres]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Union africaine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19012</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Comprenez les enjeux et les transformations de la Grande Muraille Verte, un projet écologique en pleine mutation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Alors qu’elle devait être le rempart végétal de l’Afrique face au désert, la Grande Muraille Verte peine, en 2025, à tenir ses promesses initiales. Entre crises sécuritaires, lenteurs bureaucratiques et efforts de réorientation stratégique, cette initiative panafricaine vit une mutation profonde. Reportage au cœur d’un projet aussi symbolique que chaotique, devenu à la fois laboratoire d’espoirs écologiques et révélateur des paradoxes du Sahel.</em></strong></p>



<p>Il y a des promesses qui se fanent comme les feuilles sous le soleil du Sahel. Et il y a celles qui, envers et contre tout, s’accrochent à la terre, aux racines, à la poussière. C’est le cas de la <a href="https://fr.mongabay.com/2025/05/collaboration-et-suivi-la-grande-muraille-verte-dafrique-continue-davancer-vers-son-objectif/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Grande Muraille Verte (GMV)</a>, cette ambitieuse ceinture végétale de 8 000 kilomètres censée repousser le désert et restaurer les terres arides du continent africain. Initiée en 2007 par l’Union africaine, la GMV entendait sauver ce qui pouvait encore l’être : sols, biodiversité, populations. Mais en 2025, où en est-on vraiment ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-idee-simple-une-execution-complexe"><strong>Une idée simple, une exécution complexe</strong></h3>



<p>À l’origine, l’idée avait la beauté brute des projets nés de l’urgence : planter des arbres du Sénégal à Djibouti pour enrayer l’avancée inexorable du Sahara. Dans les faits, on parlait de <a href="https://fr.mongabay.com/2023/09/les-progres-sont-lents-sur-la-grande-muraille-verte-en-afrique-mais-des-lueurs-despoir-sont-visibles/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées</a> d’ici 2030, de créer 10 millions d’emplois, de capter 250 millions de tonnes de CO₂. Un pacte écologique et social pour les peuples du Sahel. Sur le papier, l’Afrique innovait. Dans les bilans, elle balbutiait.</p>



<p>En 2020, le constat était cruel : à peine 18 % des objectifs atteints. Une immense ambition en panne de gouvernance, de coordination et de moyens. Depuis, sous la pression des critiques internationales, les lignes ont bougé. Fin 2021, un «<em> Accélérateur de la GMV </em>» est lancé. Nouvelle stratégie, nouvel espoir : place aux «&nbsp;<em>bassins verts</em>&nbsp;», des zones ciblées, plus réalistes que la continuité linéaire initialement rêvée.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-2025-changement-de-methode-mais-quel-changement-de-fond"><strong>2025 : changement de méthode, mais quel changement de fond ?</strong></h3>



<p>Aujourd’hui, la GMV est un archipel de projets épars, supervisés par une plateforme de suivi numérique. Un <a href="https://fr.mongabay.com/2025/05/collaboration-et-suivi-la-grande-muraille-verte-dafrique-continue-davancer-vers-son-objectif/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">progrès</a>, certes, mais aussi un aveu : la promesse d’un mur végétal ininterrompu s’est effacée devant la complexité du terrain. La vision s’est fragmentée pour s’adapter. Ce n’est plus une ligne, c’est un patchwork.</p>



<p>Oblé Neya, coordinateur régional du programme climat pour <a href="https://www.enabel.be/fr/la-meilleure-muraille-verte-cest-celle-ou-les-gens-vivent-en-harmonie-avec-lenvironnement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enabel</a>, l’agence belge de développement, ne mâche pas ses mots : « <em>Planter des arbres ne suffit pas. Si vous ne changez pas les systèmes agricoles, si vous n’impliquer pas les populations, rien ne tiendra. </em>» L’approche aujourd’hui se veut holistique : elle englobe l’agroforesterie, la gestion des ressources hydriques, l’élevage, l’éducation environnementale, et même l’accès à l’énergie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-promesse-verte-dans-un-champ-de-mines"><strong>Une promesse verte dans un champ de mines</strong></h3>



<p>Mais l’arbre ne cache pas la forêt des difficultés. Le Sahel, zone la plus <a href="https://saheltribune.com/cote-divoire-un-plan-ambitieux-pour-financer-la-croissance-verte-et-sadapter-au-rechauffement-climatique/">vulnérable aux changements climatiques</a>, est aussi l’une des plus instables du monde. <a href="https://saheltribune.com/billet-dhumeur-souverainete-et-environnement-le-mali-en-marche-pour-preserver-ses-tresors-naturels/">Mali</a>, Niger, Burkina Faso : autant de pays dont les zones d’intervention de la GMV sont aujourd’hui des foyers de violences djihadistes. Comment planter des arbres là où les écoles brûlent, où les ONG fuient, où les routes sont piégées ?</p>



<p>La question de la sécurité reste le nœud gordien. Des zones entières sont inaccessibles aux techniciens, agronomes ou agents de suivi. «&nbsp;<em>Il y a des endroits où même les États ont reculé. Comment voulez-vous faire du développement durable sans l’État ?&nbsp;</em>», s’interroge un expert onusien sous couvert d’anonymat.</p>



<p>À cela s’ajoute le retard des <a href="https://www.afdb.org/sites/default/files/documents/projects-and-operations/multinational_-_projet_dappui_a_la_mise_en_oeuvre_de_initiative_de_la_gmv_-_p-z1-aa0-146_-_eer_aout_2024_0.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">financements</a>. Si la Banque africaine de développement a débloqué un peu moins de 2 millions d’unités de compte africaines, les promesses des bailleurs se concrétisent au compte-gouttes. Le manque de coordination entre les onze pays concernés, et la faible capacité d’absorption des fonds par les institutions locales, aggravent l’impasse.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-gmv-au-concret-quelques-succes-beaucoup-de-tatonnements"><strong>La GMV au concret : quelques succès, beaucoup de tâtonnements</strong></h3>



<p>Et pourtant. Malgré le chaos ambiant, des résultats apparaissent. Dans certaines zones du Sénégal, du Niger ou de l’Éthiopie, la terre reprend vie. <a href="https://saheltribune.com/discours-panafricaniste-et-developpement-et-si-lon-parlait-de-la-revolution-verte-de-sankara/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Des hectares reverdis</a>, des mares reconstituées, des troupeaux retrouvant des parcours. En 2020, la GMV avait généré près de 350 000 emplois. Un chiffre modeste, mais tangible.</p>



<p>L’accent mis sur les «&nbsp;<em>unités agro-sylvo-pastorales</em>&nbsp;» – mixant culture, élevage et reboisement – montre des signes d’efficacité. À condition que les populations locales y soient associées. Là où les projets sont pensés avec elles, et non pour elles, les résultats sont plus durables.</p>



<p>À Koyli Alpha, au Sénégal, le chef du village explique : «&nbsp;<em>Le projet n’a pas juste apporté des arbres, il a apporté un puits, une école, des formations. On a changé notre manière de vivre.&nbsp;</em>» Mais ces îlots de réussite restent minoritaires, éclipsés par des zones mortes et des plantations abandonnées faute d’entretien ou d’eau.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-gouvernance-tentaculaire"><strong>Une gouvernance tentaculaire</strong></h3>



<p>C’est sans doute là que le bât blesse encore : une <a href="https://books.openedition.org/irdeditions/2110?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gouvernance à mille têtes</a>. L’Agence Panafricaine de la GMV, les comités régionaux, les ministères nationaux, les ONG partenaires, les bailleurs, les collectivités locales&#8230; Chacun avec ses priorités, ses indicateurs, ses contraintes. Résultat : lenteur, redondances, conflits d’intérêts.</p>



<p>L’initiative a certes gagné en transparence grâce à sa plateforme numérique de suivi. Mais sans simplification institutionnelle, le risque est grand que les mêmes erreurs se répètent. Le projet GMV, aussi noble soit-il, ne survivra pas à un excès de technocratie.</p>



<p>La GMV est bien plus qu’un programme écologique. Elle est un miroir grossissant des contradictions africaines : entre ambition continentale et fragmentation nationale ; entre urgence environnementale et crise sécuritaire ; entre volonté de souveraineté et dépendance au financement extérieur.</p>



<p>Elle est aussi un test. Si elle réussit, elle prouvera que l’Afrique peut innover pour répondre à ses défis environnementaux. Si elle échoue, elle rejoindra la longue liste des utopies africaines brisées par le réel.</p>



<p>En 2025, la Grande Muraille Verte avance. Lentement. Prudemment. Par à-coups. Elle pousse à contre-vent, à contre-crise, dans un désert d’obstacles. Elle n’est plus un mur. Elle est un jardin d’expériences. Mais un jardin qu’il faut entretenir, protéger, financer, et surtout, habiter. Car c’est là, au bout du compte, que tout se joue : faire du vert un foyer, et non un mirage.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/sahel-entre-sable-et-promesse-la-grande-muraille-verte-en-2025-mythe-ou-salut/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19012</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
