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	<title>Bakary FOMBA, auteur sur Sahel Tribune</title>
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	<title>Bakary FOMBA, auteur sur Sahel Tribune</title>
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		<title>L’humanitaire à l’épreuve du feu : les défis et espoirs au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 10:00:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'humanitaire au Mali en première ligne : explorez les défis et l'espoir des Maliens touchés par la pauvreté et les conflits.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un pays où la pauvreté, les conflits armés et les crises climatiques se conjuguent avec une intensité dévastatrice, l’humanitaire est devenu le dernier rempart contre la désolation.</em></strong></p>



<p>Au Mali, les visages des crises humanitaires ne se réduisent pas à des chiffres froids ou à des manchettes éphémères. Ce sont ceux des enfants affamés dans les villages reculés du Sahel, des femmes déplacées par les violences intercommunautaires, des hommes blessés dans les attaques terroristes, et des familles cherchant refuge sous des tentes de fortune. Ces vies brisées, bien que souvent invisibles aux yeux du monde, portent en elles l’espoir fragile d’un lendemain meilleur.</p>



<p>Selon les dernières <a href="https://www.unocha.org/publications/report/mali/mali-besoins-humanitaires-et-plan-de-reponse-2025-janvier-2025" target="_blank" rel="noreferrer noopener">données</a> du Bureau des Affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), 6,4 millions de Maliens, soit environ 25 % de la population, présentent des besoins humanitaires multisectoriels pour l’année 2025. Derrière ces statistiques se cachent des histoires poignantes, celles de communautés entières privées de nourriture, d’eau potable, d’accès aux soins médicaux et même de dignité humaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-cercle-vicieux"><strong>Un cercle vicieux</strong></h2>



<p>Le Mali est pris dans un tourbillon de crises multidimensionnelles qui s’alimentent mutuellement. Dans le Nord, les attaques terroristes ont ravagé des villages entiers, forçant des milliers de personnes à abandonner leurs terres ancestrales. Les infrastructures sociales, notamment les écoles et les centres de santé, ont été également détruites ou fermées, plongeant les populations locales dans une précarité accrue.</p>



<p>Dans le Centre, les tensions entre agriculteurs et éleveurs ont exacerbé les conflits intercommunautaires, rendant les zones rurales impraticables. Les violences armées, combinées à une gouvernance locale affaiblie, ont créé un climat d’insécurité généralisée. Simultanément, les effets dévastateurs des changements climatiques frappent durement : des sécheresses prolongées et des inondations récurrentes menacent les moyens de subsistance des populations déjà vulnérables.</p>



<p>En 2024, près de <a href="https://www.unocha.org/publications/report/mali/mali-besoins-humanitaires-et-plan-de-reponse-2025-janvier-2025" target="_blank" rel="noreferrer noopener">450 000</a> personnes, principalement des femmes et enfants, ont été affectées par des inondations de grande ampleur à travers le pays. Ces catastrophes naturelles ont aggravé la situation alimentaire, entraînant une augmentation drastique des cas de malnutrition aiguë chez les enfants. À cela s’ajoutent les fractures politiques et institutionnelles. Depuis le coup d’État militaire de 2020, le Mali traverse une période de transition, marquée par des sanctions internationales et une rupture croissante avec certains partenaires occidentaux. Cette situation a réduit les financements humanitaires et compliqué l’accès aux zones en crise pour les organisations internationales.</p>



<p>Face à ces défis, les organisations humanitaires locales et internationales jouent un rôle important. La Croix-Rouge malienne, présente depuis 6 décennies, est devenue un pilier de la réponse humanitaire dans le pays. Avec ses équipes déployées dans les régions les plus dangereuses, elle distribue de l’aide alimentaire, fournit des soins médicaux d’urgence et soutient les efforts de médiation communautaire pour apaiser les tensions.</p>



<p>Kadidiatou Koné, une bénéficiaire de l’aide humanitaire à Mopti, témoigne&nbsp;:&nbsp;<em>« Sans la Croix-Rouge malienne, nous n’aurions pas survécu. Avant son arrivée, nous vivions des jours très difficiles. Nous n’avions presque plus rien à manger. Les groupes armés avaient incendié nos champs, et beaucoup d’entre nous ont fui nos villages pour chercher refuge dans la brousse. Nous étions coupés du monde, sans eau potable ni soins médicaux. Mes enfants souffraient de malnutrition, et je ne savais pas comment les sauver&nbsp;».</em></p>



<p>En 2024, la <a href="https://www.icrc.org/fr/article/mali-nos-actions-de-janvier-decembre-2024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Croix Rouge</a> malienne a assisté 15 100 ménages, soit 90 600 personnes, et installé 65 ouvrages d’accès à l’eau potable pour 225 000 personnes à travers le pays. Ces interventions permettent non seulement de répondre aux besoins immédiats, mais aussi de renforcer la résilience des communautés face aux crises futures.</p>



<p>De son côté, Médecins Sans Frontières (MSF) continue d’opérer dans les hôpitaux délabrés du Nord, où les infrastructures de santé ont été détruites par les conflits. Selon un <a href="https://www.msf.org/fr/les-%C3%A9quipes-msf-poursuivent-leur-soutien-%C3%A0-la-population-du-mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">document</a> publié en 2022, MSF a soigné plus de 6 500 enfants malnutris, assisté 12 000 femmes lors de leur accouchement, pris en charge 190 000 malades contre le paludisme, et accompagné près de 500 femmes dans leur combat contre le cancer du sein et du col de l’utérus. Ces efforts, bien que colossaux, restent insuffisants face à l’ampleur des besoins.</p>



<p>Le <a href="https://saheltribune.com/la-croix-rouge-malienne-mobilise-plus-de-71-millions-pour-les-deplaces-de-kamaneguela/">Comité international de la Croix-Rouge</a> (CICR), en collaboration avec ses partenaires locaux, a réhabilité des puits et des systèmes d’irrigation dans les régions touchées par la sécheresse. Ces projets permettent non seulement de fournir de l’eau potable, mais aussi de relancer l’agriculture dans des zones autrefois prospères, offrant ainsi une perspective durable aux communautés locales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-humanitaire-devient-un-combat-quotidien"><strong>Quand l’humanitaire devient un combat quotidien</strong></h2>



<p>Malgré leur dévouement, les acteurs humanitaires font face à des obstacles croissants, en termes d’accès à certaines zones. Dans un <a href="https://arhp.msf.es/wp-content/uploads/2023/07/Case-Study-03-Mali-FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a>, MSF souligne que <em>« l’incursion d’acteurs militaires et politiques dans le domaine de l’action humanitaire compromet l’action humanitaire au Mali ». </em>Les travailleurs humanitaires sont souvent pris pour cible, mettant en péril leur sécurité et celle des populations qu’ils tentent de secourir.</p>



<p><em>« Nous savons que nos équipes risquent leur vie chaque fois qu’elles partent en mission. Mais abandonner serait une trahison envers ceux qui comptent sur nous »,&nbsp;</em>confie Awa Diallo, volontaire de la Croix-Rouge malienne.</p>



<p>Outre les dangers physiques, le manque de financements reste un défi majeur. Selon OCHA, 7,1 millions de personnes étaient dans le besoin humanitaire au Mali en 2024, mais le <a href="https://www.nutritioncluster.net/sites/nutritioncluster.com/files/2022-07/mali_hrp_2022.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plan</a> de réponse humanitaire nécessite environ 700 millions de dollars pour répondre aux besoins croissants. À mi-année, seulement 25 % de cette somme avait été mobilisée. Cette pénurie force les ONG à prioriser certaines zones au détriment d’autres, laissant des milliers de personnes sans aide.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-humanitaire-reflet-de-notre-humanite"><strong>L’humanitaire, reflet de notre humanité</strong></h2>



<p>L’humanitaire au Mali est bien plus qu’une simple réponse aux crises. C’est un cri d’alarme adressé à l’ensemble de la <a href="https://saheltribune.com/dih-et-reportage-en-periode-de-conflit-lattitude-a-adopter-par-les-journalistes/">communauté internationale</a>. Il révèle à quel point les conflits, les catastrophes naturelles et l’instabilité politique peuvent plonger un pays dans une telle situation humanitaire. Mais il montre aussi la résilience et la solidarité des Maliens, qui, malgré les épreuves, continuent de se soutenir mutuellement.</p>



<p>Dans un village reculé de la région de Tombouctou, une mère serre contre elle son enfant affamé. Personne ne filme. Personne ne parle d’eux. Et pourtant, ils comptent. Ils comptent pour 6,4 millions. Mais dans le bruit assourdissant du monde, ils ne comptent plus assez.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-agir-avant-qu-il-ne-soit-trop-tard"><strong>Agir avant qu’il ne soit trop tard</strong></h2>



<p>L’humanitaire est un miroir de notre humanité. Il révèle nos capacités de compassion, mais aussi nos limites. Face à l’urgence, à l’échelle nationale et internationale, une question demeure&nbsp;: serons-nous à la hauteur de la dignité de ceux qui n’ont rien, sinon l’espoir qu’on ne les oublie pas&nbsp;?</p>



<p>Les <a href="https://saheltribune.com/bilan-2024-le-cicr-et-la-croix-rouge-malienne-renforcent-leur-engagement-humanitaire/">ONG humanitaires</a>, telles que la Croix-Rouge malienne et ses partenaires internationaux, incarnent une lumière dans l’obscurité des crises mondiales. Leur engagement inlassable sauve des millions de vies chaque année, mais elles ne peuvent agir seules. Face à l’urgence, l’humanitaire n’est pas un choix : c’est une responsabilité collective. Car derrière chaque chiffre, il y a une vie. Une vie qui mérite d’être sauvée.</p>



<p>Au Mali, comme ailleurs, l’espoir repose sur notre capacité à agir ensemble, avant qu’il ne soit trop tard.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako : La détresse des jeunes migrants, errants à la recherche de survie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 08:51:15 +0000</pubDate>
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<p>La détresse des migrants à Bamako révèle un quotidien cruel et invisible. Plongez dans leur lutte pour la survie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans les rues de Bamako, des jeunes hommes venus d’ailleurs errent sans but, hantés par la faim et la désillusion. Leur quotidien ? Rôder autour des mariages et autres cérémonies pour mendier de la nourriture, même lorsqu&rsquo;ils ne sont pas invités. Ces visages anonymes, souvent invisibles, révèlent une réalité déchirante qui ébranle la capitale malienne.</em></strong></p>



<p>Bamako, cœur économique du Mali, est devenue un refuge précaire pour des milliers de jeunes <a href="https://dtm.iom.int/sites/g/files/tmzbdl1461/files/reports/MALI%20-%20Rapport%20annuel%20sur%20la%20migration%202022%20finale%20.pdf">migrants</a> originaires de pays voisins tels que le Burkina Faso, le Niger, le Togo ou encore la Côte d&rsquo;Ivoire. Promis à des lendemains meilleurs, ces adolescents et jeunes adultes se retrouvent piégés dans une spirale de précarité et d&rsquo;exploitation. Une enquête menée sur le terrain révèle leur lutte quotidienne pour survivre et l&rsquo;impact grandissant de ce phénomène sur la société malienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-reves-brises-et-la-quete-desesperee-de-subsistance"><strong>Les rêves brisés et la quête désespérée de subsistance</strong></h2>



<p>Dans un squat improvisé à Djicoroni Para, quartier de la commune IV de Bamako, Alidou Kinda, 22 ans, originaire du Burkina Faso, raconte son histoire avec amertume&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;On m’a dit qu’à Bamako, il y avait des usines qui recrutaient des apprentis mécaniciens. Je suis parti avec mes économies, mais ici, personne ne veut me donner du travail. J’ai tout perdu ».</em>&nbsp;Comme lui, des dizaines d’autres jeunes dorment à même le sol dans des écoles ou des bâtiments abandonnés, survivant grâce à des petits boulots informels ou de la générosité des habitants.</p>



<p>Ce qui frappe particulièrement, c’est leur présence récurrente aux abords des mariages, baptêmes et autres événements sociaux.&nbsp;<em>« Ils traînent là, espérant récupérer quelques restes de nourriture après les festins »</em>, témoigne Aminata Koné, habitante de Kalaban-coro, quartier du sud-est du district de Bamako.&nbsp;<em>« Certains n’hésitent pas à s’approcher discrètement des tables dressées, même s’ils ne sont pas conviés&nbsp;».</em></p>



<p>Cette pratique, bien qu’humiliante, reflète l’étendue de leur détresse. Pour beaucoup, ces repas volés ou gracieusement donnés représentent leur unique source de subsistance.&nbsp;<em>« Ce n’est pas par choix, mais par nécessité »</em>, explique Abdoulaye Dillo, migrant nigérien âgé de 20 ans.&nbsp;<em>« Quand on a faim, on fait ce qu’il faut pour manger&nbsp;».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-causes-profondes-et-dynamiques-migratoires"><strong>Causes profondes et dynamiques migratoires</strong></h2>



<p>La migration intra-sahélienne vers Bamako trouve ses racines dans une combinaison de facteurs structurels. Selon Dr. Fatoumata Traoré, professeur de sociologie au Lycée,&nbsp;<em>« la crise économique, les conflits armés et les effets dévastateurs du changement climatique poussent les jeunes à migrer&nbsp;».</em>&nbsp;Elle souligne également le rôle croissant des réseaux sociaux, où des&nbsp;<em>« recruteurs »</em>&nbsp;véreux promettent monts et merveilles contre des sommes modestes payées d’avance.</p>



<p>L’instabilité politique dans plusieurs pays voisins, notamment le Burkina Faso et le Niger, aggrave encore la situation. Beaucoup traversent la frontière vers le Mali en quête de sécurité temporaire, ignorant que leur parcours sera semé d’embûches.</p>



<p>Selon un&nbsp;<a href="https://publications.iom.int/fr/system/files/pdf/mali_profile_2009.pdf">document</a>&nbsp;de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), la moitié des migrants venant à Bamako proviennent principalement du Burkina Faso (23 %), du Ghana (13%), de la Guinée (10 %), du Bénin (9 %) et du Niger (8 %).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-consequences-urbaines-et-tensions-sociales"><strong>Conséquences urbaines et tensions sociales</strong></h2>



<p>L’afflux massif de jeunes migrants fragilise davantage une ville déjà confrontée à des défis socio-économiques majeurs. À Niamana, les habitants déplorent non seulement la prolifération des squats, mais aussi l’augmentation des petits délits.&nbsp;<em>« Avant, on pouvait laisser nos enfants jouer dehors sans crainte. Maintenant, on a peur qu’ils soient approchés par des gangs ou des dealers »,</em>&nbsp;témoigne Aminata Koné, mère de famille.</p>



<p>Les autorités locales, quant à elles, semblent dépassées.&nbsp;<em>« Nous manquons cruellement de moyens pour gérer cette situation. Les services sociaux sont saturés, et la police ne peut intervenir efficacement partout »,</em>reconnaît un responsable municipal sous couvert d’anonymat.</p>



<p>Mais au-delà des problèmes sécuritaires, ce sont les tensions sociales qui inquiètent le plus.&nbsp;<em>« Il y a un risque croissant de stigmatisation des migrants, surtout lorsque certains s’engagent dans des activités illégales »</em>, alerte Souleymane Kané, expert en migration et consultant auprès des ONG locales. Selon lui, cette stigmatisation pourrait exacerber les divisions communautaires si rien n’est fait rapidement.</p>



<p>«&nbsp;Nous faisons face à une crise multidimensionnelle. La ville compte déjà plus de trois millions d&rsquo;habitants, dont une proportion significative vit sous le seuil de pauvreté. L&rsquo;afflux continu de migrants aggrave la pression sur nos infrastructures déjà insuffisantes&nbsp;», confirme un responsable de la Mairie de Kalaban-coro.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reseaux-criminels-et-exploitation"><strong>Réseaux criminels et exploitation</strong></h2>



<p>Derrière ce phénomène se cachent souvent des réseaux organisés qui exploitent la vulnérabilité des jeunes. Des intermédiaires opèrent depuis les villages frontaliers, promettant des emplois fictifs ou des conditions idéales. Une fois à Bamako, les migrants réalisent qu’ils ont été trompés. Certains finissent par intégrer ces mêmes réseaux, perpétuant ainsi un cycle infernal d’exploitation.</p>



<p><em>« Ces organisations prospèrent grâce à la corruption et à l’absence de régulation stricte des flux migratoires »</em>, analyse Dr. Malick Diarra, chercheur en criminologie. Il plaide cependant pour une collaboration accrue entre les États membres de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) afin de traquer ces réseaux criminels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-des-solutions-durables"><strong>Vers des solutions durables ?</strong></h2>



<p>Face à ce défi complexe, plusieurs pistes de réponse émergent.&nbsp;<em>« Il faut créer des centres d’accueil spécifiques où ces jeunes pourraient bénéficier d’un soutien psychologique et professionnel »,</em>&nbsp;propose Mariam Sangaré, coordinatrice d’une association locale œuvrant auprès des migrants.</p>



<p>Le dialogue inter-étatique est également crucial.&nbsp;<em>« Les gouvernements doivent harmoniser leurs politiques migratoires et investir dans le développement économique des zones rurales pour limiter l’exode rural »</em>, ajoute Dr. Traoré. De plus, sensibiliser les populations sur les dangers des migrations irrégulières reste indispensable.</p>



<p>Le gouvernement malien, conscient de son rôle à la fois comme terre de départ, de transit et de retour, adapte sa stratégie migratoire aux réalités actuelles. Entre avril et juin 2024, plus de 110 000 passages ont été enregistrés aux frontières, avec une majorité d’entrants motivés par la recherche d’emploi. De mars à avril 2025, 9 212 Maliens ont été rapatriés depuis la Libye, l’Algérie ou le Maroc, et 5 230 expulsés de la Mauritanie et d’Arabie saoudite. Parallèlement, le pays comptait fin 2023 quelque 354 739 déplacés internes. En réponse, Bamako révise sa Politique nationale de migration (PONAM) pour intégrer les enjeux sécuritaires, climatiques et sanitaires, tout en misant sur les transferts de la diaspora – estimés à&nbsp;<a href="https://fr.apanews.net/news/mali-la-diaspora-injecte-700-milliards-fcfa-dans-leconomie/">700 milliards FCFA en 2023</a>&nbsp;– comme levier de développement.</p>



<p>Ces jeunes migrants, égarés dans les ruelles de Bamako, portent sur leurs épaules le poids d’un système en déroute. Chaque morceau de pain récupéré lors d’un mariage symbolise à la fois leur résilience et leur désespoir. Si rien n’est fait rapidement, leur histoire deviendra celle d’une génération sacrifiée, condamnée à errer entre mirages et réalités brisées.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Les écoles coraniques au Mali : Un pont entre tradition et modernité face aux défis contemporains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Jul 2025 09:01:39 +0000</pubDate>
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<p><strong><em>Dans les villages et quartiers maliens, où la terre rouge s’étend à perte de vue, le son des enfants récitant le Coran rythme les journées. Ces voix, portées par le souffle des générations passées, racontent une histoire vieille de plusieurs siècles.</em></strong></p>



<p>Au Mali, les écoles coraniques, appelées medersas ou daaras, sont bien plus qu’un lieu d’apprentissage religieux ; elles incarnent un héritage séculaire et un pilier culturel. Mais aujourd’hui, ces institutions se trouvent à la croisée des chemins, confrontées aux pressions de la modernité. Elles doivent naviguer entre préservation de leurs traditions et adaptation aux réalités d’un monde en mutation. Entre défis et résilience, quel avenir pour ces écoles qui façonnent encore des générations de Maliens ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-heritage-millenaire"><strong>Un héritage millénaire</strong></h2>



<p>Les écoles coraniques existent au Mali depuis l’époque glorieuse des grands empires précoloniaux, tels que celui du Mali sous Soundiata Keïta (XIIIe&nbsp;siècle) et celui de Songhaï sous Askia Mohamed (XVe&nbsp;siècle). À cette époque, elles étaient des centres d’excellence pour la transmission des connaissances islamiques, mais aussi pour l’apprentissage des sciences, de la littérature et des arts. Des villes comme Tombouctou, Djenné et Gao étaient des phares intellectuels, accueillant des savants venus de tout le monde musulman.</p>



<p>Aujourd’hui encore, ces écoles jouent un rôle fondamental dans la société malienne. Selon une étude de 2019 menée par l’UNESCO, près de 30&nbsp;% des enfants en âge scolaire au Mali fréquentent des écoles coraniques, soit environ 1,5&nbsp;million d’enfants. Elles offrent une éducation accessible, souvent gratuite, et ancrée dans les valeurs religieuses et morales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-rigueur-et-spiritualite"><strong>Rigueur et spiritualité</strong></h2>



<p>Le modèle pédagogique des medersas repose sur une discipline stricte et une méthode de mémorisation intensive. Sous la supervision d’un marabout, les élèves, appelés talibés, apprennent à réciter le Coran par cœur, lettre par lettre, verset par verset. Ce processus exige patience, dévotion et persévérance. Pour certains, il s’agit d’une quête spirituelle, tandis que pour leurs parents, c’est une manière de garantir une éducation morale et religieuse à leurs enfants.</p>



<p><em>« Mon fils est ici pour apprendre la religion et être un bon musulman »,</em>&nbsp;explique Amadou Traoré, un agriculteur de Banco, dans la région de Dioïla.&nbsp;<em>« Je ne peux pas payer les frais de scolarité des grandes écoles, alors je préfère qu’il soit dans une medersa où il apprendra aussi à respecter Dieu et les autres »,&nbsp;</em>ajoute-t-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-defis-contemporains"><strong>Les défis contemporains</strong></h2>



<p>Depuis la crise multidimensionnelle qui secoue le Mali depuis 2012, marquée par des attaques terroristes, des conflits intercommunautaires et une instabilité politique persistante, les écoles coraniques ont été durement touchées. Dans les régions du centre et du nord, où les violences sont omniprésentes, de nombreuses écoles ont fermé leurs portes ou ont été délocalisées.</p>



<p><em>« Avant, nous étions 80&nbsp;élèves ici, mais maintenant, il n’y en a plus que 20 »</em>, déplore Oumar Diallo, un marabout basé dans la région de Tombouctou.&nbsp;<em>« Les familles fuient les violences, et certains enfants doivent travailler pour aider leurs parents. »</em>&nbsp;Les talibés, souvent vulnérables, deviennent des cibles faciles pour les groupes armés qui recrutent des enfants soldats.</p>



<p>La pauvreté reste un autre obstacle majeur. Dans de nombreuses écoles coraniques, les enfants sont envoyés mendier dans les rues pour subvenir aux besoins de leur école. Cette pratique, bien que critiquée, est souvent perçue comme une nécessité par les communautés locales.</p>



<p><em>« Nous savons que cela peut choquer, mais c’est une réalité »,</em>&nbsp;admet Aïcha Konaté, enseignante à Ségou.&nbsp;<em>« Les familles n’ont pas toujours les moyens de soutenir financièrement les medersas, et sans cette contribution, certaines écoles risquent de fermer ».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-tradition-versus-modernite"><strong>Tradition versus modernité</strong></h2>



<p>Avec l’essor des systèmes scolaires modernes, les écoles coraniques sont souvent accusées de ne pas offrir une formation adaptée au marché du travail. Le gouvernement malien, soutenu par des partenaires internationaux, encourage désormais l’intégration des écoles coraniques dans le système éducatif national. Des initiatives ont vu le jour pour combiner l’enseignement religieux avec des matières académiques comme le français, les mathématiques et les sciences.</p>



<p>Cependant, cette intégration suscite des résistances. Certains marabouts considèrent que ces changements diluent l’essence même des écoles coraniques.&nbsp;<em>« Notre mission est de former de bons musulmans, pas des employés de bureau »,</em>&nbsp;affirme Aboubacar Cissé, un marabout à Faladié.&nbsp;<em>« Si nous ajoutons trop de matières profanes, nous risquons de perdre notre identité ».</em></p>



<p>Malgré ces tensions, les écoles coraniques continuent de jouir d’une grande popularité auprès des parents maliens. Pour beaucoup, elles représentent une alternative crédible à l’école formelle, souvent perçue comme inaccessible ou éloignée des réalités locales.</p>



<p><em>« Dans les grandes écoles, mes enfants apprennent des choses que je ne comprends pas »,</em>&nbsp;confie Fatoumata Diarra, une commerçante de Koulikoro Gare.&nbsp;<em>« Ici, ils apprennent des valeurs qui leur serviront toute leur vie ».</em></p>



<p>Cependant, une partie croissante de la population reconnaît la nécessité d’une éducation plus complète.&nbsp;<em>« Je veux que mon enfant puisse lire le Coran, mais aussi parler français et utiliser un ordinateur »</em>, explique Ibrahim Touré, un chauffeur de taxi à Bamako. Car, dit-il, « <em>le monde change, et nous devons changer avec lui ».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-equilibre"><strong>Vers un équilibre</strong></h2>



<p>Face à ces enjeux, des organisations comme l’ONG Tamat et l’Association malienne pour la promotion de la jeunesse (AMPJ) travaillent avec les communautés pour développer des programmes hybrides qui respectent les traditions tout en répondant aux exigences modernes.</p>



<p><em>« Il s’agit de trouver un équilibre »</em>, souligne Drissa Sangaré, expert en éducation.&nbsp;<em>« Nous devons préserver les valeurs culturelles et religieuses tout en donnant aux enfants les outils dont ils ont besoin pour réussir dans un monde globalisé ».</em></p>



<p>L’avenir des écoles coraniques au Mali dépendra en grande partie de leur capacité à s’adapter sans perdre leur essence. Alors que le pays continue de naviguer entre ses racines et ses aspirations modernes, ces institutions restent un symbole vivant de la résilience et de la richesse culturelle du Mali. En trouvant un équilibre entre préservation des valeurs ancestrales et adaptation aux réalités contemporaines, elles pourraient bien devenir un modèle inspirant pour d’autres pays africains confrontés aux mêmes dilemmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pont-entre-deux-mondes"><strong>Un pont entre deux mondes</strong></h2>



<p>Les écoles coraniques au Mali incarnent un paradoxe fascinant&nbsp;: elles sont à la fois un ancrage dans la tradition et un terrain fertile pour l’innovation. Tandis que les défis sécuritaires, économiques et éducatifs persistent, elles continuent de jouer un rôle crucial dans la formation des jeunes générations.&nbsp;</p>



<p>En équilibrant respect des traditions et ouverture au monde moderne, ces institutions témoignent de la capacité du Mali à conjuguer passé et futur.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Fake news et discours haineux : Un duo explosif qui fragilise le vivre-ensemble</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 05:02:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Dans l'ère numérique, les fake news et discours de haine perturbent notre société. Explorez les solutions pour une meilleure communication.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans un monde où l’information circule à la vitesse de la lumière, la désinformation et les discours de haine se propagent comme une trainée de poudre. Ces phénomènes, bien que distincts, se nourrissent mutuellement et menacent la cohésion sociale, un pilier fondamental de toute société démocratique. Comment ces fléaux influencent-ils nos interactions, nos perceptions et, plus largement, notre capacité à vivre ensemble ? Quelles solutions pouvons-nous envisager ?</em></strong></p>



<p>À l’ère du numérique, où chaque clic peut semer la discorde et chaque partage amplifier le mensonge, la vérité devient une victime collatérale — et la société, son foyer&nbsp;principal.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-desinformation-une-arme-invisible-contre-la-verite"><strong>La désinformation, une arme invisible contre la vérité</strong></h2>



<p>La désinformation, ou <em>« infox »,</em> consiste en la diffusion intentionnelle de fausses informations dans le but de tromper ou de manipuler. Avec l’avènement du numérique, ce phénomène a connu une croissance exponentielle. Selon une étude réalisée en 2023 par l’Université d’Oxford, près de <a href="https://www.oii.ox.ac.uk)/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">81 %</a> des pays du monde ont été confrontés à des campagnes organisées de désinformation. De plus, un <a href="https://www.counterhate.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a> du Centre for Countering Digital Hate (CCDH) souligne qu’entre  2019 et 2023, le nombre de fausses informations partagées sur les réseaux sociaux a augmenté de 150 %. Ces campagnes, souvent orchestrées par des acteurs malveillants (États, groupes politiques ou individus), visent à manipuler l’opinion publique, semer la confusion et polariser les débats. La période de la pandémie de Covid-19 reste un exemple emblématique durant laquelle des rumeurs infondées sur les vaccins ont circulé massivement.</p>



<p>Une <a href="https://www.who.int/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enquête</a> menée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a révélé que 25 % des personnes interrogées dans 15 pays avaient été exposées à des informations erronées sur les vaccins, ce qui a contribué à une baisse de la confiance envers les autorités sanitaires. Au-delà des questions de santé, la désinformation touche également à des sujets sensibles comme les élections, les crises économiques ou les conflits internationaux.</p>



<p>Mais pourquoi la désinformation se propage-t-elle aussi rapidement ? Une <a href="https://www.mit.edu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude</a> menée par le Massachusetts Institute of Technology (MIT) en 2018 montre que les fausses informations voyagent six fois plus vite que les informations véridiques sur X (anciennement Twitter). Ce phénomène s’explique par plusieurs facteurs, notamment l’émotionnalité des contenus où les fausses informations sont souvent formulées de manière sensationnelle ou choquante, incitant les utilisateurs à les partager sans vérification. Il s’agit également des algorithmes des réseaux sociaux où ces derniers privilégient les contenus engageants, même s’ils sont inexacts, pour maximiser le temps passé sur leurs plateformes. À cette liste s’ajoute le manque d’éducation aux médias où beaucoup d’internautes ne savent pas distinguer une information fiable d’une fake news.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-discours-de-haine-un-poison-pour-la-cohesion-sociale"><strong>Les discours de haine, un poison pour la cohésion sociale</strong></h2>



<p>Le discours de haine désigne toute forme d’expression — verbale, écrite ou symbolique — qui attaque une personne ou un groupe sur la base de critères tels que la race, la religion, le genre, l’orientation sexuelle, etc.</p>



<p>Parallèlement à la désinformation, les discours de haine prolifèrent sur Internet. Ils sont notamment caractérisés par des propos discriminatoires, racistes, sexistes ou xénophobes, ciblant souvent des minorités vulnérables.&nbsp;</p>



<p>Selon le <a href="https://www.hatespeechinternational.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">projet Hate Speech International</a>, les discours de haine en ligne ont augmenté de 40 % entre 2020 et 2023, avec des pics lors d’événements sensibles comme les élections ou les conflits internationaux. Aux États-Unis, le <a href="https://www.splcenter.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Southern Poverty Law Center</a> (SPLC) a également documenté une augmentation de 25 % des incidents de haine contre les communautés asiatiques depuis le début de la pandémie, en grande partie alimentée par des discours xénophobes véhiculés sur les réseaux sociaux.</p>



<p>Ces discours ne sont pas sans conséquences. Ils stigmatisent certains groupes, renforcent les divisions entre communautés et fragilisent le vivre-ensemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-desinformation-nourrit-la-haine"><strong>Quand la désinformation nourrit la haine</strong></h2>



<p>La désinformation et les discours de haine sont étroitement liés. La première est souvent utilisée pour justifier ou légitimer les seconds. Par exemple, des théories conspirationnistes accusant une minorité d’être responsable d’un problème sociétal peuvent inciter à des actes de discrimination ou de violence. Une <a href="https://www.reutersinstitute.politics.ox.ac.uk/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enquête</a> de l’Institut Reuters indique que 30 % des Européens croyaient à au moins une théorie complotiste, créant un terreau fertile pour les discours de haine.</p>



<p>La montée de la désinformation et des discours de haine représente un véritable défi pour nos sociétés modernes. Cependant, ces phénomènes ne sont pas une fatalité. Grâce à une approche combinant&nbsp;: régulation, éducation et engagement citoyen, il est possible de reconstruire des ponts entre les individus et de renforcer notre capacité à vivre ensemble. La question n’est pas seulement de savoir comment combattre ces fléaux, mais aussi de réaffirmer les valeurs qui nous unissent : tolérance, respect et solidarité.</p>



<p>Comme l’a souligné l’historien Yuval Noah Harari, <em>« la vérité est fragile, mais elle reste notre meilleur rempart contre le chaos ».</em> En protégeant l’information et en combattant la haine, nous pouvons préserver ce bien précieux qu’est la cohésion sociale.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Sahel face au miroir occidental : reprendre la main sur le récit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 23:29:18 +0000</pubDate>
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<p>L’Alliance des États du Sahel (AES) mène une contre-offensive informationnelle face au narratif imposé par les médias étrangers. Une stratégie de communication souveraine pour défendre l’image du Sahel sur la scène internationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Depuis leur création en septembre 2023, les États de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso, Niger — mènent un double combat. D’un côté, celui, bien visible, contre le terrorisme et les fragilités de leurs institutions. De l’autre, plus insidieux, une guerre de l’image, où le champ de bataille n’est ni la brousse ni le désert, mais les ondes, les écrans, les mots.</em></strong></p>



<p>Depuis Paris, Washington ou Genève, on parle du Sahel à la troisième personne. On dissèque, on commente, on juge. Avec des lunettes déformantes, souvent sélectives, toujours étrangères. La démocratie n’y serait qu’un souvenir lointain, les coups d’État, une routine ; les peuples, silencieux et instrumentalisés. Ce narratif imposé, binaire et sans nuances, a longtemps dominé les colonnes des grands médias. Il était temps que les peuples sahéliens, eux, prennent enfin la parole.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-raconter-une-afrique-sahelienne-digne"><strong>Raconter une Afrique sahélienne digne</strong></h3>



<p>C’est précisément ce à quoi s’attèle aujourd’hui l’AES. Car au-delà des communiqués militaires, une révolution silencieuse est en cours&nbsp;: celle de la souveraineté informationnelle comme remède au « <em>terrorisme informationnel</em> » décrit par le président Assimi Goïta. En août 2024, à Bamako, un atelier stratégique a rassemblé les cerveaux numériques et communicants des trois capitales. Objectif ? Forger un discours commun, authentique, aligné sur les réalités vécues, et non dicté par les intérêts d’anciennes puissances ou d’experts en chambre.</p>



<p>Mais cette stratégie va bien au-delà des mots. Elle vise à bâtir un contre-pouvoir informationnel. Une plateforme numérique régionale a ainsi vu le jour. Une chaine de télévision devrait bientôt être créée au sein de cet espace. Des diplomates formés à la prise de parole publique. Des campagnes coordonnées à l’échelle du Sahel. Et surtout, une volonté affichée de parler au monde, sans filtre ni intermédiaire.</p>



<p>Car il ne s’agit pas de se plaindre ou de se justifier, mais de raconter. Raconter les efforts — réels — de sécurisation du territoire. Raconter les succès économiques locaux, les femmes qui entreprennent, les jeunes qui innovent. Raconter une Afrique sahélienne digne, debout, en quête de stabilité, mais sans renier sa souveraineté.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-reprendre-la-main-sur-son-image"><strong>Reprendre la main sur son image</strong></h3>



<p>Cette stratégie de communication est politique dans le sens noble du terme. Elle réhabilite la parole des États africains, longtemps décrédibilisés par l’audience disproportionnée des experts étrangers et par une presse internationale plus prompte à traquer les défaillances qu’à relayer les résiliences. Elle redonne aux citoyens sahéliens un droit fondamental&nbsp;: celui de se raconter eux-mêmes.</p>



<p>Dans une époque où la vérité est souvent battue en brèche par la viralité, où une image peut faire ou défaire une légitimité, le contrôle du récit devient une arme stratégique. L’AES l’a compris. Reprendre la main sur son image, ce n’est pas maquiller la réalité, c’est refuser qu’elle soit confisquée.</p>



<p>La guerre de l’information est donc aussi décisive que celle des territoires. Et dans les deux cas, l’enjeu est le même&nbsp;: la souveraineté.</p>



<p><strong>Bakary Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Édito. Le choc des empires se rejoue à Kiev.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 07:52:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Kiev]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans un monde où les certitudes s’effritent, l’Ukraine émerge comme un acteur central d’une refonte géopolitique inédite.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un monde où les certitudes s’effritent, l’Ukraine émerge comme un acteur central d’une refonte géopolitique inédite.</em></strong></p>



<p>Dans un monde où les repères géopolitiques s’effacent, l’Ukraine n’est plus seulement un pays meurtri par la guerre. Elle est devenue le carrefour de toutes les tensions, de toutes les projections de puissance, de toutes les incertitudes du XXIe&nbsp;siècle. Une scène ouverte où les grands empires — anciens, nouveaux, vacillants — rejouent leur destin.</p>



<p>Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump ne cache pas son intention de rebattre les cartes. En plaçant l’Ukraine au cœur de sa stratégie internationale, il sape les équilibres patiemment construits depuis la guerre froide. Son choix de tendre la main à Moscou plutôt que de la sanctionner, sa défiance envers l’OTAN et son mépris des mécanismes multilatéraux ne sont pas des écarts de langage. Ils traduisent une volonté assumée&nbsp;: réorienter la politique étrangère américaine vers une logique transactionnelle, unilatérale, décomplexée.</p>



<p>Ce pivot stratégique inquiète les alliés traditionnels des États-Unis. L’Europe, prise en étau entre la fidélité transatlantique et l’urgence d’une autonomie stratégique, peine à trouver sa voix. La France et l’Allemagne, pourtant piliers de l’Union, oscillent entre prudence diplomatique et prise de conscience. Car l’enjeu est clair&nbsp;: si l’Ukraine devient la variable d’ajustement d’un nouveau « <em>deal</em> » américano-russe, c’est tout l’édifice européen de sécurité qui vacillera.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Kiev redevient ce qu’elle fut dans l’histoire</h3>



<p>Sur le plan économique, la guerre commerciale engagée par Trump, combinée au rapprochement sino-russe, redessine les lignes de force. La Chine, stratégique et patiente, tisse ses réseaux. Washington brouille les siens. Et l’Europe, elle, regarde les plaques tectoniques se déplacer sans toujours oser affirmer sa propre gravité.</p>



<p>L’histoire retiendra peut-être que Kiev n’aura pas seulement été l’épicentre d’un conflit militaire, mais aussi le point de bascule vers un monde multipolaire. Encore faut-il que cette transition ne se fasse ni dans la confusion ni dans la compromission. Si la stratégie de Trump produit une désescalade durable, elle pourrait ouvrir un nouveau chapitre dans les relations internationales. Mais si elle échoue, elle risque d’accélérer un effondrement des alliances, un isolement américain, et une consolidation sino-russe.</p>



<p>Alors, une question demeure&nbsp;: l’Europe est-elle prête à sortir de sa position périphérique pour devenir un acteur autonome et crédible ? Le sort de l’Ukraine pourrait bien conditionner celui de tout l’Occident.</p>



<p>Car à l’heure où les empires se jaugent, se contournent et s’opposent, Kiev redevient ce qu’elle fut dans l’histoire&nbsp;: un point de fracture… et un point de départ.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Rajeunir la démocratie malienne : L’impératif de réduire le nombre de partis politiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, la question de la réduction du nombre des partis politiques s’inscrit dans un débat crucial, alimenté par les difficultés multiples rencontrées par le système multipartite depuis son instauration dans les années 1990. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au Mali, la question de la réduction du nombre des partis politiques s’inscrit dans un débat crucial, alimenté par les difficultés multiples rencontrées par le système multipartite depuis son instauration dans les années 1990. Entre confusion électorale et fragmentation des voix, le moment semble être venu d’interroger la viabilité d’un système où trop de choix nuisent à la délégation d’un véritable pouvoir</em></strong><em>.</em></p>



<p>Pourquoi faut-il demander la réduction ou la suppression systémique d’un certain nombre de partis politiques au Mali ? Pourquoi défendre le maintien en l’état de l’existence des partis politiques dont la participation au développement économique et social, ainsi que leur apport quant à l’enracinement de la démocratie est discutable ? Pourquoi défendre le maintien des partis dont la plupart n’ont pas de programmes économiques sérieux, encore moins de projets de société ? Peut-on nier l’impact négatif de certains d’entre eux par rapport à la promotion de l’ethnostratégie&nbsp;?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mise en place de règles claires sur le financement</strong></h3>



<p>La nécessité d’une réflexion approfondie sur ces questions émerge pour plusieurs raisons objectives, notamment la clarté démocratique, la gouvernance efficace et la cohésion sociale.</p>



<p>Depuis l’avènement du multipartisme au Mali, dans les années 90, le paysage politique malien est caractérisé par une pluralité poussée de partis dont les programmes sont souvent vagues et dont les divergences idéologiques sont peu significatives. Ce pluralisme, bien qu’il puisse être perçu comme un gage de démocratie, se transforme en une source de confusion pour l’électorat. Ce dernier se retrouve alors face à des choix embrouillés, ce qui nuit à sa capacité de voter de manière éclairée. De plus, cet émiettement des voix rend la gouvernance complexe, puisque les décisions importantes doivent tenir compte d’intérêts dispersés, souvent conflictuels. Ainsi, une réduction soutenue du nombre de partis pourrait favoriser une compétition politique plus saine, clarifiant le choix des citoyens et facilitant la formation de gouvernements stables.</p>



<p>De même, la question du financement des partis politiques est déterminante dans cette discussion d’autant plus que l’absence de mécanismes de financement transparents ouvre la voie à des abus et à des dérives. La mise en place de règles claires sur le financement pourrait contribuer à établir un cadre où les partis politiques fonctionnent de manière responsable et où l’intégrité est préservée.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La transparence et réduit l’influence des capitaux privés</strong></h3>



<p>En révisant la Charte des partis, le gouvernement du Mali a l’opportunité de créer un système qui garantit la transparence et réduit l’influence des capitaux privés, permettant ainsi aux partis de se concentrer sur des projets politiques tangibles au lieu de dépendre de sources de financement douteuses.</p>



<p>Par ailleurs, la relecture de la loi N° 05-047 du 18 août 2005, qui régit les partis politiques, représente une étape dynamique vers une organisation plus cohérente du paysage partisan. Cela pourrait également inciter à la formation de coalitions basées sur des valeurs communes et des préoccupations partagées, favorisant des synergies au profit des disputes instables. Une telle évolution pourrait contribuer à renforcer la cohésion sociale nécessaire à la paix et à la stabilité dans un pays où le régionalisme et le communautarisme représentent des défis majeurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une vision partagée et audacieuse</strong></h3>



<p>En fin de compte, cette réflexion sur la réduction du nombre de partis ne doit pas se limiter à un simple ajustement administratif, mais doit être vue comme une réelle opportunité de transformation du système politique malien. Cela impliquerait non seulement une meilleure représentativité, mais également un renforcement de la confiance des citoyens envers leurs institutions. Engager un dialogue durable autour de ces questions fondamentales pourrait conduire à une démocratie plus robuste, capable de répondre aux besoins et aux aspirations du peuple malien.</p>



<p>La réduction du nombre de partis politiques n’est pas qu’un impératif administratif, mais une condition sine qua non pour renforcer la confiance du peuple envers ses institutions et bâtir une démocratie qui réponde véritablement aux aspirations de tous les Maliens. La voie vers l’avenir démocratique du Mali réclame une vision partagée et audacieuse.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Littérature malienne : Seydou ou l’enfant aux cicatrices du siècle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 12:07:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Enfant des ruines]]></category>
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		<category><![CDATA[Fousseni Togola]]></category>
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<p>Il est cet enfant gorgé de lumière, né dans le confort, initié à Aristote par un père pédagogue, nourri de contes par une mère aimante — et que la barbarie fait basculer dans la brutalité, et l’écolier modèle devient Scorpion 11, enfant-soldat. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le roman Enfant des ruines de Fousseni Togola est désormais disponible au Mali, aux éditions L’Harmattan, situées à l’immeuble Jean Marie Cissé à Hamdallaye ACI&nbsp;2000, ainsi qu’à la librairie Bah du Grand Hôtel de Bamako.</em></strong><em></em></p>



<p>Il est des livres qui se lisent comme on marche dans un champ de ruines : avec précaution, respect et une forme de vertige. <em><a href="https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/enfant-des-ruines/78374" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enfant des ruines</a></em>, dernier roman de Fousseni Togola, après <em>Bintou, une fille singulière</em>, est de ceux-là. L’auteur malien, philosophe de formation, journaliste dans l’âme et romancier par devoir de mémoire, livre ici un récit d’une force rare. Celle qui naît du silence des victimes, de l’écho des coups de feu, et de cette question qui traverse l’Afrique contemporaine : que reste-t-il de l’enfance lorsqu’elle croise le chemin de la guerre ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les influences d’Aimé Césaire, de Cheikh Hamidou Kane,…</strong></h3>



<p>Son héros, Seydou, est tout sauf un personnage de fiction. Il est une synthèse. Une condensation littéraire de milliers de destins brisés du Sahel, du Kivu ou du Nil Bleu. Il est cet enfant gorgé de lumière, né dans le confort, initié à Aristote par un père pédagogue, nourri de contes par une mère aimante — et que la barbarie, un jour, arrache à l’innocence. La bascule est brutale, sans transition. La tendresse laisse place au sang, l’éveil à la brutalité, et l’écolier modèle devient Scorpion&nbsp;11, enfant-soldat d’une guerre qui ne dit jamais son vrai nom.</p>



<p>Togola, qui ne verse jamais dans le pathos, écrit avec une retenue poignante. Il ne cherche pas à faire pleurer. Il fait penser. À travers les pages, l’auteur interroge les fractures de nos sociétés, les trahisons de l’éducation, et cette incapacité du politique à protéger ce qu’il y a de plus fragile&nbsp;: les enfants. Il y a chez lui une volonté évidente de rendre à ces enfants soldats leur dignité narrative. De rappeler que derrière chaque kalachnikov, il y a un regard d’enfant.</p>



<p>Ce roman n’est pas un simple cri. C’est une thèse déguisée. Une réflexion philosophique sur la résilience, le libre arbitre et la part de lumière qu’il reste en l’homme, même au cœur de la nuit. On y retrouve, en filigrane, les influences d’Aimé Césaire, de Cheikh Hamidou Kane, et parfois même de Malraux. L’écriture est sobre, presque austère, mais d’une précision chirurgicale. Chaque mot compte. Chaque image frappe.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Dans les ténèbres, un enfant peut choisir la lumière</strong></h3>



<p>Et puis, il y a cette phrase, comme un aveu&nbsp;:&nbsp;<em>« Il savait qu’il marchait sur un fil, oscillant entre la survie et le refus de se laisser totalement corrompre par la haine. »</em>&nbsp;Tout est dit. La ligne de crête. Le combat intérieur. Le refus de sombrer.</p>



<p><em>Enfant des ruines</em>&nbsp;est un roman nécessaire. Parce qu’il donne voix à ceux que les rapports d’ONG chiffrent mais que les nations oublient. Parce qu’il montre que même dans les ténèbres, un enfant peut choisir la lumière. Parce qu’il rappelle que, parfois, la littérature est la seule patrie possible pour ceux qu’on a privés de terre, de toit, et d’avenir.</p>



<p><strong>Bakary Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ramadan charity : Une initiative solidaire du CRJ de Dioïla</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 07:42:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Dioïla]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[ramadan solidarity]]></category>
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<p>Dans le cadre du mois sacré du ramadan, le Conseil régional de la jeunesse de Dioïla (CRJD) a lancé une opération humanitaire intitulée Ramadan Charity « Sounkalo Dèmè », visant à soutenir les populations vulnérables.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans le cadre du mois sacré du ramadan, le Conseil régional de la jeunesse de Dioïla (CRJD) a lancé une opération humanitaire intitulée Ramadan Charity « Sounkalo Dèmè », visant à soutenir les populations vulnérables. Cette initiative, alignée sur l’esprit de solidarité nationale incarné par le Président de la Transition, le Général Assimi Goïta, illustre l’engagement des jeunes de la 13&nbsp;ᵉ région pour améliorer les conditions de vie des plus démunis.</em></strong></p>



<p>Lancée le 15&nbsp;mars 2025 au Centre de Santé de Référence (CS-Réf) de Dioïla, la première phase de Ramadan Charity a permis de distribuer des kits alimentaires et non alimentaires à plus de 80&nbsp;patients et accompagnants, souvent confrontés à des défis financiers et émotionnels. Une semaine plus tard, le 22&nbsp;mars, près de 200&nbsp;bénéficiaires ont été soutenus lors d’une seconde rupture à l’Espace de Jeunes de Dioïla, renforçant l’impact de l’action.</p>



<p>Au-delà de l’aide matérielle, cette initiative incarne les valeurs de solidarité et de partage qui caractérisent le ramadan. En s’inspirant des opérations nationales comme&nbsp;<em>« Sounakari »,</em>&nbsp;le CRJD contribue à renforcer les liens communautaires, tout en rappelant l’importance de se soucier de son prochain. Les kits distribués — incluant des denrées alimentaires, des produits d’hygiène et des médicaments — répondent à des besoins essentiels, notamment dans un contexte où les déplacés internes et les malades hospitalisés peinent souvent à accéder aux ressources.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Symbole d’un avenir solidaire</strong></h3>



<p>Cette initiative, bien que locale, s’inscrit dans un mouvement national où d’autres associations mobilisent des centaines de bénévoles pour soutenir les hôpitaux, orphelinats et sites de déplacés à travers le pays.</p>



<p>Daouda Fomba, non moins Secrétaire Général du Conseil régional de la jeunesse de Dioïla, lance un appel pressant à l’endroit d’autres associations à s’inscrire dans de telles dynamiques pour&nbsp;<em>« booster le développement socioéconomique »</em>&nbsp;du Mali.</p>



<p>En inspirant d’autres groupes de jeunes,&nbsp;<em>« Sounkalo Dèmè »</em>&nbsp;devient un symbole d’un avenir solidaire, où la jeunesse malienne assume un rôle clé dans la consolidation du tissu social.</p>



<p>Cette dynamique, couplée aux initiatives étatiques et associatives, renforce l’espoir d’une société plus juste, où chaque geste de générosité contribue à atténuer&nbsp;les&nbsp;inégalités.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Éditorial – Mali : quand mars se met à pleurer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 05:00:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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		<category><![CDATA[mars]]></category>
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<p>Une pluie inattendue en mars réveille les inquiétudes d’un climat malien de plus en plus imprévisible.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Une pluie inattendue en mars réveille les inquiétudes d’un climat malien de plus en plus imprévisible.</em></strong></p>



<p>Elle est tombée sans prévenir, presque discrètement, comme si elle s’excusait d’arriver en avance. La pluie, cette invitée que l’on n’attendait pas avant juin, a surpris Bamako, Kayes, Nioro, Nara… et les bulletins météo. En mars, mois sec s’il en est, elle a fait une apparition inattendue, rompant le contrat tacite entre les saisons et la terre. Peu de gouttes, certes. Moins de dix millimètres, selon les endroits. Mais un symbole de plus, dans ce long désordre climatique qui s’installe au Sahel.</p>



<p>Le Mali, habitué aux calendriers figés de la saison sèche et de l’hivernage, entre de plain-pied dans le temps des anomalies. Une pluie en mars n’est plus une bénédiction fugace bien vrai que certains ont tendance à l’associer une explication métaphysiquer à l’attribuant aux bienfaits de Dieu en raison du ramadan et du carême dans les communautés musulmane et chrétienne. Pourtant, elle est un signal faible, mais déterminant. Un grain de sable dans le sablier dérangé de notre époque.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Climat détraqué, pays déboussolé</strong></h3>



<p>Les régions du nord-ouest malien, de Nara à Kayes, souffrent habituellement en mars sous un ciel de plomb, avec des thermomètres flirtant avec les 44°C. Cette année, quelques averses sont venues rafraîchir l’air… et réchauffer les inquiétudes. Car si la pluie soulage, elle interroge surtout. Elle est désormais le marqueur de ce que les scientifiques appellent l’«&nbsp;<em>imprévisibilité accrue</em>&nbsp;» du climat sahélien.</p>



<p>Des sécheresses plus longues, des pics de chaleur plus violents, et maintenant des pluies qui s’égarent. Le changement climatique au Mali n’est plus une hypothèse modélisée depuis Genève. C’est une réalité vécue au pas de sa porte.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’eau tombe, mais rien ne s’arrange</strong></h3>



<p>À première vue, cette pluie tombe bien. Elle humidifie les sols, remplit les jarres, réconcilie le ciel et la terre. Mais pour combien de temps ? Quelques gouttes ne suffiront pas à inverser des décennies de stress hydrique, d’appauvrissement des terres et de précarisation des populations rurales.</p>



<p>Pire, cette précocité météorologique pourrait même désorienter les cycles agricoles, tromper les semences, perturber les récoltes. Car l’eau, au Sahel, n’est salvatrice que lorsqu’elle est comprise, canalisée, anticipée. Quand elle devient capricieuse, elle ajoute à l’incertitude d’un quotidien déjà incertain.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’urgence de la prévoyance</strong></h3>



<p>Face à cette mutation qui s’impose à marche forcée, le Mali ne peut plus se contenter d’espérer que la pluie vienne «&nbsp;<em>au bon moment</em>&nbsp;». Il faut prévoir l’imprévisible. Cela passe par des investissements massifs dans les infrastructures hydrauliques, par des systèmes d’alerte précoce qui fonctionnent, et par une refonte complète des calendriers agricoles.</p>



<p>Ce mois de mars 2025 a été déclaré «&nbsp;<em>année de la culture</em>&nbsp;». Très bien. Mais qu’est-ce que la culture, sinon la transmission d’un rapport à la terre, au ciel, à l’eau ? Il serait temps d’intégrer la mémoire environnementale à notre récit collectif. Car le patrimoine malien ne se limite pas aux masques dogons ou aux manuscrits de Tombouctou. Il est aussi dans la capacité d’un pays à lire les signes du ciel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une pluie, un présage</strong></h3>



<p>Oui, la pluie est revenue. Trop tôt. Trop peu. Mais assez pour nous rappeler que le climat, ce vieux compagnon de route, ne respecte plus les horaires. Cette incursion météorologique en mars est un message codé que seuls les peuples lucides sauront traduire. Elle n’est pas une solution. Elle est une alerte.</p>



<p>Comme l’écrivait un poète peul : «&nbsp;<em>La pluie qui tombe hors saison ne nourrit pas, mais elle prévient. »</em></p>



<p>À nous, Maliens, d’entendre ce frisson du ciel comme un appel à mieux nous préparer. Car si la pluie est la vie qui recommence, elle peut aussi être le miroir d’un monde qui vacille.</p>



<p><strong>Bakary Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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