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	<title>Archives des violences faites aux femmes &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des violences faites aux femmes &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>En Guinée, au moins 331 cas de viol traités en 2021 par OPROGEM et BSPPV</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Dec 2021 13:09:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[agression sexuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[M&#039;Mah Sylla]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les violences sexuelles deviennent monnaie courante en Guinée Conakry. Entre le 25 novembre et le 2 décembre, six filles de 3 à 16 ans et une femme ont été sexuellement agressées et certaines violées.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Les violences sexuelles deviennent monnaie courante en Guinée Conakry. Entre le 25 novembre et le 2 décembre, six filles de 3 à 16 ans et une femme ont été sexuellement agressées et certaines violées, selon Amnesty International.</strong></p>



<p><em>« Les récits de viols sont fréquents en Guinée »</em>, selon la directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, Samira Daoud.A la date du 2 décembre dernier,indique Amnesty, un homme de 24 ans, accusé de viol sur une fille de trois ans à Gbessia, un quartier de Conakry, a été présenté par l’Office guinéen pour la protection du genre, de l’enfance et des mœurs (<a href="https://evaw-global-database.unwomen.org/en/countries/africa/guinea/2009/opregem" target="_blank" rel="noreferrer noopener">OPROGEM</a>).</p>



<p>Ce cas a été précédé, le 30 novembre dernier, par le viol d’une fille de trois ans, à Batè-Nafadji, dans la région de Kankan. Le 27 novembre, une autre fille de 12 ans a été violée par deux hommes dans la ville de Sanoun. Le 26 novembre, une fille de 12 ans est morte des suites d’un viol à Siguiri, au Nord-ouest du pays. A la même date, une fille de trois ans a subi un viol collectif, déplore Amnesty international dans un <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2021/12/guinee-des-cas-choquants-de-viol-et-de-meurtre-de-filles-doivent-pousser-les-autorites-a-renforcer-les-efforts-pour-prevenir-et-combattre-la-violence-sexuelle/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> du 15 décembre 2021.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="cas-plus-emblematique"><strong>Cas plus emblématique</strong></h3>



<p>Depuis le début de l’année, au moins 331 cas de <a href="https://saheltribune.com/tribune-violences-faites-aux-femmes-la-partie-nest-pas-encore-terminee%e2%80%89/">viols</a> ont été traités par l’OPROGEM et la Brigade spéciale de protection des personnes vulnérables (BSPPV). Rien qu’en 2020, ces organisations ont traité 374 cas de viol. « <em>Un nombre qui reflète seulement la partie visible de l’iceberg </em>», rapporte Amnesty international qui lie la multiplication des viols à la stigmatisation associée à ce drame en Guinée.</p>



<p>«<em>&nbsp;Ce qui souvent conduit, non pas à signaler le crime et déposer des plaintes mais souvent à des médiations et des règlements à l’amiable entre les victimes ou leurs familles et les présumés auteurs ou leurs familles</em>&nbsp;», explique-t-on.</p>



<p>Le cas le plus emblématique de cette recrudescence des viols en Guinée, cette année, est celui de <a href="https://www.jeuneafrique.com/1269986/societe/guinee-emoi-apres-le-deces-de-mmah-sylla-violee-par-de-pretendus-medecins/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">M’Mah Sylla</a>. Cette femme de 25 ans, avait «<em> présumément été violée par des médecins dans une clinique non agréée de Conakry où elle était allée se faire soigner</em> », indique l’ONG Amnesty<strong>.</strong></p>



<p>Elle ajoute&nbsp;: «<em>&nbsp;Elle était tombée enceinte et les mêmes auteurs l’avaient de nouveau violée au cours de l’avortement auquel ils tentaient de procéder&nbsp;</em>». Ce second viol, combiné à l’avortement, «<em>&nbsp;a engendré des blessures impossibles à guérir malgré sept opérations chirurgicales&nbsp;</em>». La jeune dame finie par décéder, le 20 novembre dernier à Tunis (Tunisie), après son évacuation médicale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="prevenir-la-violence-sexuelle"><strong>Prévenir la violence sexuelle</strong></h3>



<p><em>« Nous avons beaucoup trop de cas comme celui de M’Mah Sylla et nous espérons et rêvons de ne plus en avoir</em> », souhaite Djenab Boiro de l’organisation <a href="https://www.facebook.com/ONG-Mon-Enfant-Ma-vie--344814146433059/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>Mon Enfant, Ma vie</em> »</a>. Ce cas de figure a entraîné de vives réactions dans plusieurs localités de la Guinée, les 22, 24 et 30 novembre.</p>



<p>Au regard de la gravité de la situation, Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice du Bureau Afrique de <a href="https://www.ippf.org/resource/ippf-un-mouvement-pour-le-changement-0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’IPPF</a> <strong>(</strong>Fédération internationale pour la Planification Familiale <strong>)</strong>, a lancé un appel aux autorités guinéennes pour qu’elles fassent en « <em>sorte que les enquêtes sur les auteurs de ces viols soient menées sans délai et en toute indépendance et impartialité et que tout responsable soit traduit en justice</em> ».</p>



<p>Pour elle, il serait important de densifier les campagnes de sensibilisation afin de prévenir la violence sexuelle, protéger les victimes, leur permettre d’accéder à la justice, d’obtenir réparation, et de traduire les auteurs en justice. «&nbsp;<em>Cela passe </em><em>notamment mais pas seulement</em><em>, par l’adoption d’une loi spéciale sur la violence à l’égard des femmes comme recommandé par la Convention Internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, </em>» a-t-elle conclu.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Commune VI de Bamako : caravane de sensibilisation sur les violences basées sur le genre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Dec 2021 21:58:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[16 jours d&#039;activisme]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Musodev]]></category>
		<category><![CDATA[violences faites aux femmes]]></category>
		<category><![CDATA[zéro VBG]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans le cadre des 16 jours d’activisme, l’association Musodev a organisé, hier 1er décembre, en Commune VI de Bamako, une caravane de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG).</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans le cadre des <a href="https://www.afro.who.int/fr/publications/celebration-des-16-jours-dactivisme-contre-les-violences-faites-aux-femmes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">16 jours d’activisme</a>, l’association Musodev a organisé, hier 1er décembre, en Commune VI de Bamako, une caravane de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG).</strong></p>



<p>La cérémonie de démarrage de cette caravane a eu lieu sur le terrain Danaya, à Niamakoro. C’était dans la matinée du 1er décembre, en présence de plusieurs invités. Chaque année, depuis sa création en 2018, Musodev, avec l’appui de ses partenaires dont ONU Femmes, s’est engagée dans la lutte et la sensibilisation sur les VBG.</p>



<p>C’est dans cette perspective qu’elle a développé une application dénommée Zéro VBG. Celle-ci, pour rappel, vise à informer, alerter et assister des cas de VBG. Selon Fatoumata Konta, assistante chargée de <a href="https://saheltribune.com/zero-vbg-une-plateforme-web-et-une-application-mobile-de-lutte-contre-les-vbg/">l’application Zéro VBG,</a> il est enregistré «<em> plus de 800 utilisateurs actifs, plus de 7000 élèves et étudiants sensibilisés sur les VBG, plus de 20 cas d’alerte de VBG lancés via l’application, 143 activités sur le cas de VBG ».</em></p>



<p>L’attente de <a href="https://musodev.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Musodev</a> concernant cette caravane, selon sa Présidente Marguerite Porcho Sogoba, est que le maximum de personnes puisse être sensibilisé sur les violences faites aux femmes et à l’égard des jeunes filles. Qu’elles puissent également prendre connaissance de l’application Zéro VBG et pouvoir l’utiliser en cas de besoin.</p>



<p>Du terrain Danaya de Niamakoro, la caravane, sur son itinéraire du jour, s’est arrêtée au marché de Niamakoro, les hall de Bamako, l’auto-gare de Sogoninko, le marché de Magnambougou, la Tour d’Afrique. Cette première journée de caravane s’est clôturée devant Musodev.</p>



<p><strong>La rédaction</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p><em>Pour plus d’informations sur l’Application Zéro VBG, vous pouvez relire un de nos articles </em><a href="https://saheltribune.com/journee-mondiale-de-la-fille-a-bamako-une-session-de-vulgarisation-de-zero-vbg/"><em>ici</em></a><em>.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Inceste : « Comment je suis devenue la mère de mon frère » </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mariam]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jul 2021 13:41:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[grossesse indésirée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans les sociétés maliennes, l’inceste est une réalité qui a la peau dure. Dans ce billet fictif, Mariam N’diaye explique comment Matou s’est trouvée enceinte de son père.&#160; Matou est&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Dans les sociétés maliennes, l’inceste est une réalité qui a la peau dure. Dans ce billet fictif, Mariam N’diaye explique comment Matou s’est trouvée enceinte de son père.&nbsp; </strong><strong></strong></p>



<p>Matou est réputée calme et polie dans tout le quartier. Belle et charmante, cette fille était admirée par tous les jeunes du quartier. Rares sont les garçons de son entourage qui ne lui ont pas avoué leur amour. Âgée seulement de dix-sept (17) ans, cette jeune fille ne mettait les pieds dans la rue que pour se rendre à l’école ou pour des commissions de ses parents.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Pas de petit copain, mais enceinte </strong><strong></strong></h3>



<p>Issue d’un travailleur manuel et d’une ménagère, Matou s’est toujours glorifiée de ses géniteurs. Elle ne s’est jamais complexée de sa catégorie sociale. « <em>Pourquoi vouloir être ce que je ne suis pas. Je suis fille de pauvre et je ne m’apitoie pas sur mon sort »</em>, dit-elle en souriant.</p>



<p>Cette joie de Matou va-t-elle durer pendant combien de temps ? Juste quelques semaines ? Depuis deux mois déjà, la timide fille ne perçoit plus son cycle menstruel. Elle a tout le temps de la nausée, des vertiges, du manque d’appétit et maigris de jour en jour.</p>



<p>Binta, attentive à tous ces <a href="https://www.doctissimo.fr/html/grossesse/avant/gr_4183_premiers_signes.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">changements d’humeurs</a> et de comportements de sa fille, la conduit au Centre de santé de référence (CSREF) du quartier, pour un test de grossesse. « <em>Quelle n’a pas été ma surprise en apprenant de la sage-femme que ma fille est en état de grossesse !</em> », s’esclaffe Binta, la mère de Matou.</p>



<p>La vie de la jeune adolescente devient du jour au lendemain un <a href="https://www.hrw.org/fr/news/2018/06/14/afrique-des-filles-enceintes-et-des-jeunes-meres-sont-exclues-de-lecole" target="_blank" rel="noreferrer noopener">calvaire</a>. La nouvelle de sa grossesse se répand dans tout le quartier comme une traînée de poudre. Mais la grande interrogation&nbsp;: qui est l’auteur de la grossesse ? Personne ne sait qui est le petit-copain de la jeune fille. Parce que nul ne l’a vu en compagnie d’un jeune homme.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Violée à plusieurs reprises &nbsp;</strong></h3>



<p>Sous des tonnes de pressions, Matou n’a pas pu résister longtemps&nbsp;: « <em>C’est <a href="https://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/violee-elle-est-enceinte-de-son-pere-10-12-2001-2002647897.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">papa </a>qui m’a violé et enceinté </em>», déclare-t-elle à sa mère qui n’a pas pu lui croire. Celle-ci lui interdit d’ailleurs d’accuser son mari. Mais la jeune fille insiste&nbsp;: « <em>J’ai été <a href="https://saheltribune.com/violences-conjugales-battue-et-devenue-veuve-elle-tombe-enceinte-pendant-le-deuil/">violée à plusieurs reprises </a>par papa en ton absence, maman. Il me menaçait de me tuer si je criais ou en parlait à quelqu’un</em> ».</p>



<p>Selon les explications de l’adolescente, bien avant qu’elle ne tombe enceinte, depuis le premier viol, elle a essayé d’alerter sa mère. Mais celle-ci ne lui a pas du tout cru, pensant qu’elle cherchait à discréditer son père.</p>



<p>Interrogé par Binta, Youssou reste immobile, la tête baissée. « <em>Ma chère Binta, je peux tout t’expliquer. Je ne sais vraiment pas ce qui m’a pris. Pardonne-moi s’il te plaît</em> », s’excuse le père de Matou auprès&nbsp;de sa femme. Mais la décision de Binta est déjà prise. Elle décide de faire ses bagages et partir pour ne pas mourir de honte et d’humiliation.&nbsp;</p>



<p>Depuis sa révélation à sa mère, Matou a trouvé refuge chez l’une de ses amies et a décidé de donner naissance à son enfant, qui sera également son jeune frère. « <em>Voilà comment je suis devenue la mère de mon frère</em> », conclut la jeune fille.</p>



<p><strong>Mariam</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p><em>Les noms utilisés dans ce texte</em> <em>sont des pseudonymes. Toute vraisemblance avec des noms réels est juste une coïncidence.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Violence against women: the game is not yet over !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jul 2021 14:29:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[autonomisation des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[violences faites aux femmes]]></category>
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<p>For decades, in Europe, in the West, and a little later in several other countries, women have entered professional life to play an essential role in the progress of societies.&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>For decades, in Europe, in the West, and a little later in several other countries, women have entered professional life to play an essential role in the progress of societies. These new achievements are the result of real battles that women have been waging for centuries. However, there are still many obstacles and problems to be solved in terms of gender equality, according to Mayssa Ben Mrad, 15 years old and winner of the Lycée Pilote in Tunis.</strong></p>



<p>Although we are witnessing a significant improvement in the status of women in contrast to previous centuries, problems of inequality remain in modern and conservative societies. Several questions seem to arise during these numerous debates on this issue. Has gender inequality been completely eradicated? What are the difficulties women face in enjoying the same rights as men? What are the improvements that women enjoy today in modern societies?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Nostalgic people</strong></h3>



<p>Nobody can deny that the patriarchal model still dominates the organization of our societies. The problems of discrimination associated with this model are global. In different parts of the world, men still feel superior to women and have difficulty tolerating women becoming their equals or even taking their place in decision making.</p>



<p>Men believe that women&rsquo;s place is in the home and more precisely in the kitchen where they prepare good food or mop the floor while they are relaxing in front of the television watching their favorite shows. They also believe that the role of women is to produce the citizens of tomorrow, to prepare the future of the country while men are in charge of the destiny of the world.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Violence at work</strong></h3>



<p>Women have to endure many hardships when they enter the professional life. We can notice that one of the main problems is violence in the workplace. Since we live in a society dominated by a patriarchal model, men still cannot accept the fact that women participate in the same professional activities as they do, that they obtain the same rights and gain their independence, after centuries of active discrimination and submission.</p>



<p>Improvements in the status of women become unbearable for men. Because, deep down, they know that women can lead, that they can be better than them in almost every field if they give them the chance. Since they cannot eliminate their natural abilities, they try by all means to discourage them and make them give up. This is why they resort to violence.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>A political party leader beaten in full view of the public</strong></h3>



<p>Recently, Abir Moussi, president of the Free Destourian Party was brutally attacked during a plenary session of parliament. Such horrible and unacceptable behavior! We cannot tolerate these disgusting acts of misogyny! We cannot tolerate such regressive mentalities in our modern world. Even the UN intervened and declared: « This incident is not an isolated case, but follows other recent cases of violence and misogyny against women parliamentarians and more generally women working in the political arena in Tunisia.</p>



<p>Let&rsquo;s take the case of Japanese women who live in a sexist society although it is developed. They have to take care of the daily life of the family, as if it was only their responsibility and not that of the couple. They would risk sullying the honor of the family if they do not fulfill their role perfectly. Moreover, in some cultures, women&rsquo;s behavior is a determining factor in the family&rsquo;s reputation. Women who rebel against the role they are assigned are subjected to violence and life-threatening threats for bringing shame and dishonor to their families.</p>



<p>These acts of violence and « honor killings » are often justified by customs and traditions. But it is mostly for personal interests and because the husband cannot stand to feel his wife superior to him. The case of an Afghan woman savagely murdered by her husband illustrates this idea well. He could not stop himself from committing such a horrible crime because of his jealousy related to the fact that his wife was working in a private company in Herat and that she was better than him. In addition, women have to overcome active discrimination and a culture that glorifies masculinity and implicitly condones harassment.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Ons Jabeur meets all the challenges</strong></h3>



<p>However, there have been remarkable improvements in gender equality. First of all, mentalities are changing. Today, there is a growing recognition that women play a very important role in building a sustainable life and that their voices must be heard. It is also believed that women&rsquo;s participation in all constitutional parts of society is a fundamental right that they should enjoy. Principle 20 of the Rio Declaration demonstrates that women are important in guiding our societies towards a sustainable future. The work of the United Nations has also had an impact on the status of women. Indeed, the convention on political rights in addition to other conventions that ensure equal pay and promotion. All this strengthens the role of women in economic life and encourages them to continue the struggle.</p>



<p>In addition, many women have served as role models in changing stereotypical notions and advancing the path to equality. They have led countries and nations like Benazir Bhutto, Indira Ghandi, Angela Merkel and, in our own history, Al Kahina. They have been scientists like the excellent Marie Curie, the only woman in the world to have received two Nobel Prizes.</p>



<p>Women who have pushed their bodies to the limit through sport, one of the best ways to prove that they are strong and resistant and that nobody should underestimate them. Let&rsquo;s take the example of Ons Jabeur, the amazing Tunisian tennis player who has achieved incredible performances and accomplished huge feats! She has made everyone proud. She is the highest ranked Arab player in the history of the WTA and the current African number 1. These women have inspired others and today women are present in all fields.</p>



<p>There is still a long way to go before we see a change in attitudes. Women have succeeded in acquiring the majority of their rights thanks to their patience and their achievements. How many more generations will it take before gender equality is fully realized? Will women end up dominating the world?</p>



<p><strong>Mayssa Ben Mrad, 3rd year student at Lycée Pilote Hammam Lif</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p><em>The opinions expressed in this article are not necessarily those of Sahel Tribune.</em> <em>Vous pouvez lire la <a href="https://saheltribune.com/tribune-violences-faites-aux-femmes-la-partie-nest-pas-encore-terminee%e2%80%89/">traduction française de cet article ici. </a></em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Violences faites aux femmes : la partie n’est pas encore terminée !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jul 2021 14:13:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[inégalité entre les sexes]]></category>
		<category><![CDATA[violences faites aux femmes]]></category>
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<p>Depuis des décennies, en Europe, en Occident, et un peu plus tard dans plusieurs autres pays, les femmes ont intégré la vie professionnelle pour jouer un rôle essentiel dans le&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Depuis des décennies, en Europe, en Occident, et un peu plus tard dans plusieurs autres pays, les femmes ont intégré la vie professionnelle pour jouer un rôle essentiel dans le progrès des sociétés. Ces nouveaux acquis sont le résultat de véritables combats que les femmes mènent depuis des siècles. Cependant, il existe encore de nombreux obstacles et problèmes à résoudre en matière d’égalité des sexes, selon Mayssa Ben Mrad, âgée de 15 ans et lauréate du lycée Pilote de Tunis.</strong> <strong></strong></p>



<p>Bien vrai que nous assistons à une amélioration notable du statut de la femme contrairement aux siècles précédents, des problèmes d’inégalité demeurent dans les sociétés modernes conservatrices. Plusieurs questions semblent se poser au cours de ces nombreux débats sur cette problématique. L’inégalité entre les sexes a-t-elle été complètement éradiquée ? Quelles sont les difficultés que rencontrent les femmes pour jouir des mêmes droits que les hommes ? Quelles sont les améliorations dont les femmes bénéficient aujourd’hui dans les sociétés modernes ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des nostalgiques</strong></h3>



<p>Personne ne peut nier que le modèle patriarcal domine toujours l’organisation de nos sociétés. Les problèmes de discrimination associés à ce modèle sont mondiaux. Dans les différents coins de la planète, les hommes se sentent toujours supérieurs aux femmes et tolèrent difficilement qu’elles deviennent leur égal ou même qu’elles prennent leur place dans les prises de décision.</p>



<p>Les hommes estiment que la place de la femme est à la maison et plus précisément dans la cuisine où elles leur préparent de bons petits plats ou passent la serpillère pendant qu’ils se reposent tranquillement devant la télévision regardant leurs émissions préférées. Ils pensent également que le rôle des femmes est de produire les citoyens de demain, préparer donc l’avenir de la patrie alors que les hommes sont en charge du destin du monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Violence au travail</strong></h3>



<p>Les femmes doivent endurer beaucoup d’épreuves lorsqu’elles entrent dans la vie professionnelle. Nous pouvons remarquer que l’un des principaux problèmes est la violence sur le lieu de travail. Puisque nous vivons dans une société dominée par un modèle patriarcal, les hommes n’arrivent toujours pas à accepter le fait que les femmes participent aux mêmes activités professionnelles qu’eux, qu’elles obtiennent les mêmes droits et gagnent leur indépendance, après des siècles de discrimination active et de soumission.</p>



<p>Les améliorations dans le statut de la femme deviennent insupportables pour les hommes. Car, au fond d’eux-mêmes, ils savent que les femmes peuvent diriger, qu’elles peuvent être meilleures qu’eux presque dans tous les domaines s’ils leur en donnent la chance. Comme ils ne peuvent pas éliminer leurs capacités naturelles, ils essaient par tous les moyens de les décourager et de leur faire renoncer. C’est pourquoi ils ont recours à la violence.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un leader de parti politique battu au vu et au su de tous</strong></h3>



<p>Récemment, Abir Moussi, président du parti destourien libre a été <a href="https://www.huffingtonpost.fr/entry/en-tunisie-une-deputee-frappee-en-plein-parlement_fr_60dcc198e4b001b8d59bb31c" target="_blank" rel="noreferrer noopener">agressé brutalement lors d’une séance plénière du parlement</a>. Un comportement aussi horrible et inacceptable ! Nous ne pouvons pas tolérer ces actes dégoûtants de misogynie ! Nous ne pouvons pas tolérer de telles mentalités régressives dans notre monde moderne. Même <a href="https://www.businessnews.com.tn/lonu-condamne-la-violence-subie-par-abir-moussi,520,109824,3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’ONU est intervenue</a> et a déclaré&nbsp;: « <em>Cet incident n’est pas un cas isolé, mais fait suite à d’autres cas récents de violence et de misogynie à l’encontre de femmes parlementaires et plus généralement de femmes qui travaillent dans le milieu politique en Tunisie »</em>.</p>



<p>Prenons le cas <a href="https://www.cairn.info/revue-recherches-familiales-2010-1-page-127.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des femmes japonaises</a> qui vivent dans une société sexiste bien qu’elle soit développée. Elles doivent s’occuper du quotidien de la famille, comme si c’était uniquement leur responsabilité et non celle du couple. Elles risqueraient de salir l’honneur de la famille si elles ne remplissent pas leur rôle à la perfection. De plus, dans certaines cultures, le comportement des femmes est un facteur déterminant de la réputation de la famille. Celles qui se révoltent contre le rôle qui leur est attribué se voient victimes de violences en plus d’être menacées au risque de mettre leur vie en danger parce qu’elles auraient apporté la honte et le déshonneur à leur famille.</p>



<p>Ces actes de violence et ces <em>« crimes d’honneur</em> » sont souvent justifiés par <a href="https://saheltribune.com/mon-premier-livre-feminitude-musoya/">les coutumes, les traditions</a>. Mais c’est surtout pour des intérêts personnels et parce que le mari ne supporte pas de sentir sa femme supérieure à lui. Le cas <a href="https://www.elle.fr/Societe/News/Une-Afghane-assassinee-par-son-mari-car-elle-travaillait-2231054" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’une femme afghane sauvagement assassinée par son mari</a> illustre bien cette idée. Il n’a pas pu s’empêcher de commettre un crime aussi horrible à cause de sa jalousie liée au fait que sa femme travaillait dans une entreprise privée à Herat et qu’elle était meilleure que lui. En outre, les femmes doivent surmonter la discrimination active et cette culture qui glorifie la masculinité et tolère implicitement le harcèlement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong>Ons Jabeur relève tous les défis</strong></strong></h3>



<p>Cependant, on constate des améliorations remarquables en matière d’égalité des sexes. Tout d’abord, les mentalités évoluent. Aujourd’hui, il est de plus en plus admis que les femmes jouent un rôle très important dans la construction d’une vie durable et qu’elles doivent être entendues. On pense également que la participation des femmes à toutes les parties constitutionnelles de la société est un droit fondamental dont elles doivent jouir. Le <a href="http://www.adequations.org/spip.php?article1780" target="_blank" rel="noreferrer noopener">principe&nbsp;20 de la déclaration de Rio</a> démontre que les femmes sont importantes pour guider nos sociétés vers un avenir durable. Le travail des Nations unies a eu également des effets sur le statut des femmes. En effet, la convention sur les droits politiques en plus d’autres conventions qui assurent l’égalité des salaires et des promotions. Tout cela renforce le rôle des femmes dans la vie économique et les encourage à poursuivre le combat.</p>



<p>En outre, plusieurs femmes ont servi de modèles en changeant les notions stéréotypées et en avançant sur le chemin de l’égalité. Elles ont dirigé des pays et des nations comme <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Benazir_Bhutto">Benazir Bhutto</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Indira_Gandhi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Indira Ghandi</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Angela_Merkel" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Angela Merkel</a> et, dans notre propre histoire, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dihya_(reine)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al&nbsp;Kahina</a>. Elles ont été des scientifiques comme l’excellente <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Curie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Marie Curie</a>, la seule femme au monde à avoir reçu deux prix Nobel.</p>



<p>Des femmes qui ont poussé leur corps jusqu’à ses limites grâce au sport, l’un des meilleurs moyens de prouver qu’elles sont fortes et résistantes et que personne ne doit les sous-estimer. Prenons l’exemple <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ons_Jabeur" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’Ons Jabeur</a>, l’étonnante joueuse de tennis tunisienne qui a réalisé d’incroyables performances et accompli d’énormes exploits ! Elle a rendu chacun d’entre nous fier. Elle est la joueuse arabe la mieux classée de l’histoire de la WTA et l’actuel numéro&nbsp;1 africaine. Ces femmes en ont inspiré d’autres et aujourd’hui les femmes sont présentes dans tous les domaines.</p>



<p>Il y a encore du chemin à parcourir avant d’obtenir un changement des mentalités. Les femmes ont réussi à acquérir la majorité de leurs droits grâce à leur patience et leurs réalisations. Combien de générations devront encore se succéder avant que l’égalité des sexes ne soit pleinement réalisée ? Les femmes finiront-elles par dominer le monde ?</p>



<p><strong>Mayssa Ben Mrad, Élève en 3e année Lycée Pilote Hammam Lif</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p><em>Les opinions exprimées dans cet article, qui est une traduction du <a href="https://saheltribune.com/violence-against-women-the-game-is-not-yet-over/">texte initial en anglais</a>, ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Droits des travailleurs : entrée en vigueur du premier traité international contre violence et harcèlement sexuel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jun 2021 17:48:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[harcèlement sexuel]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>
		<category><![CDATA[violences faites aux femmes]]></category>
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<p>Pour mieux lutter contre la violence et le harcèlement sexuel dans le monde professionnel, l’Organisation internationale du Travail (OIT) vient d’annoncer, le lundi dernier, l’entrée en vigueur du premier traité&#8230;</p>
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<p><strong>Pour mieux lutter contre la violence et le harcèlement sexuel dans le monde professionnel, l’Organisation internationale du Travail (OIT) vient d’annoncer, le lundi dernier, l’entrée en vigueur du premier traité international sur ces phénomènes.</strong></p>



<p>Dans une <a href="https://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/management/40-des-femmes-cadres-en-ont-deja-ete-victimes-de-harcelement-sexuel-au-travail_1988475.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude</a>, parue en 2018, 40&nbsp;% de femmes-cadres sont celles qui ont été victimes de <a href="https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1043#:~:text=Le%20harc%C3%A8lement%20sexuel%20se%20caract%C3%A9rise,situation%20intimidante%2C%20hostile%20ou%20offensante." target="_blank" rel="noreferrer noopener">harcèlement sexuel</a>. Ce phénomène, dans les entreprises et les administrations, n’épargne apparemment ni les chefs d’entreprise, ni les personnes à la recherche d’emploi. Les femmes, âgées de 50 à 64, seraient les plus exposées à cette violence dans les entreprises.</p>



<p>Dans sa tâche de contribuer à diminuer ce phénomène répandu, l’Organisation internationale du travail (OIT) a annoncé le lundi dernier, <a href="https://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/news/WCMS_806035/lang--fr/index.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’entrée en vigueur du premier traité</a> international sur la violence et le harcèlement sexuel dans le monde du travail, le 25&nbsp;juin 2021. Et cela, deux ans après son adoption par la Conférence internationale du Travail (CIT).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Phénomène à éradiquer</strong></h3>



<p><em>« La convention n°&nbsp;190 appelle les États membres de l’OIT à éradiquer du monde du travail la violence et le harcèlement sous toutes leurs formes »,</em> a déclaré le directeur général de l’OIT, Guy Ryder, en lançant une campagne consistant à promouvoir la ratification et la mise en œuvre de cette Convention.</p>



<p>Ainsi, la <a href="https://saheltribune.com/zero-vbg-une-plateforme-web-et-une-application-mobile-de-lutte-contre-les-vbg/">violence et le harcèlement sexuel</a> se présentent comme des phénomènes mettant en cause le respect de la dignité humaine dans le secteur professionnel. Dans le monde du travail, signale l’OIT, violences et harcèlement sexuel &nbsp;prennent des formes diverses et entrainent, par conséquent, des dommages physiques, psychologiques, sexuels et économiques.</p>



<p>Cette Convention reconnait donc le droit de chacun à un monde du travail <em>« exempt de violence et de harcèlement »</em>. Elle se veut offrir également un cadre d’action commun.</p>



<p>M. Ryder <em>« exhorte [ainsi] les pays à ratifier la convention et à contribuer à bâtir, avec les employeurs, les travailleurs et leurs organisations, une vie professionnelle digne, sûre et saine pour tous »</em>.</p>



<p>Pour marquer l’entrée en vigueur de ce tout premier traité, l’OIT a lancé une campagne mondiale, allant du 21 au 25&nbsp;juin 2021. Cette campagne vise à appeler les États à renouveler leur engagement à ratifier et mettre en œuvre la Convention.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Harcèlement sexuel : quand Mariama raconte son expérience</title>
		<link>https://saheltribune.com/harcelement-sexuel-quand-mariama-raconte-son-experience/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jun 2021 18:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[abus sexuel]]></category>
		<category><![CDATA[Basketball]]></category>
		<category><![CDATA[FIBA]]></category>
		<category><![CDATA[harcèlement sexuel]]></category>
		<category><![CDATA[violences faites aux femmes]]></category>
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<p>Des joueuses de l’équipe nationale féminine de basketball des moins de 18 ans du&#160;Mali&#160;auraient&#160;été victimes d’abus sexuels&#160;de la part de leur entraîneur principal. Human right Watch (HRW) demande une ouverture&#8230;</p>
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<p><strong>Des joueuses de l’équipe nationale féminine de basketball des moins de 18 ans du&nbsp;Mali&nbsp;auraient&nbsp;été victimes d’abus sexuels&nbsp;de la part de leur entraîneur principal. Human right Watch (HRW) demande une ouverture d’enquête. &nbsp;</strong></p>



<p>A l’âge de quinze (15) ans, Mariama joue déjà dans l’équipe féminine de basketball du Mali. Pour la première fois, elle sera sélectionnée dans un tournoi international de la FIBA qui se tenait à l’étranger. Mais le bonheur et le malheur ne sont jamais éloignés l’un de l’autre.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des avances ou des menaces</strong></h3>



<p>Au cours de ce séjour, Mariama<a href="#_edn1">[i]</a> reçoit une invitation de son entraîneur, Amadou Bamba, à lui rejoindre dans sa chambre d’hôtel. Une fois sur place, la jeune joueuse se verra forcer à avoir des relations sexuelles avec son entraineur en échange d’une place dans l’équipe.</p>



<p>« <em>Quand Mariama est entrée dans sa chambre, Bamba a essayé de la forcer à avoir des relations sexuelles avec lui en lui promettant de l’argent et plus de temps de jeu sur le terrain</em> », rapporte <a href="https://www.hrw.org/fr/news/2021/06/14/mali-la-federation-de-basketball-aurait-dissimule-des-abus-sexuels-lencontre-de" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Human Right Watch</a>. La jeune joueuse réussit à s’échapper en courant de la chambre.</p>



<p>Un début de calvaire pour Mariama qui finira par dénoncer le comportement de son entraineur au président de la Fédération malienne de basketball, Harouna Maïga. « <em>Je suis allée voir le président de la Fédération pour lui parler de Bamba. Il a dit que je pourrais être dans l’équipe si je ne dénonçais pas Bamba. C’est comme cela que j’ai pu jouer&nbsp;[dans des tournois internationaux de la FIBA]. Le président a dit que tant que je ne désobéirais pas à l’entraîneur, </em>explique Mariama<em>, je pourrais rester dans l’équipe </em>», rapporte HRW.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Peur de perdre leur place dans l’équipe nationale »</strong></h3>



<p>Mariama ne serait pas la seule victime de ce comportement « <em>abusif</em> » de Bamba. « <em>L’entraîneur Bamba entrait souvent dans les chambres des filles quand elles n’étaient pas là ou quand elles étaient seules, pour leur dire de mauvaises choses et essayer de leur faire des avances »</em>, souligne la jeune joueuse de Basketball à HRW. Oumou, une ex-joueuse de l’équipe des moins de 18 ans, entraînée par Bamba, explique avoir été punie après avoir refusé les avances sexuelles de son entraineur. « <em>Quand j’ai refusé, il ne m’a pas laissée jouer. Il m’a mise à l’écart des matches</em> », a-t-elle expliqué à HRW.</p>



<p>Ce quinquagénaire, entraineur de l’équipe nationale féminine de basketball des moins de 18 ans depuis 2016, « <em>aurait agressé ou harcelé sexuellement au moins trois joueuses et contrarié leurs carrières quand elles ont refusé d’avoir des rapports sexuels avec lui ».&nbsp;</em></p>



<p>Si les victimes parlent peu de cette expérience sombre de leur carrière, c’est parce qu’elles seraient partagées entre craintes et menaces. « <em>Bamba dit aux filles qu’il va les emprisonner et emprisonner leurs parents parce qu’il en a le pouvoir</em> &nbsp;», raconte Mariama. Aïssata Tina Djibo, ex-membre de l’équipe nationale féminine de basketball et présidente d’une Association d’aide et d’accompagnement physique, ne dit pas le contraire&nbsp;: « <em>Les victimes ne parlent pas parce qu’elles ont peur de perdre leur place dans l’équipe nationale ».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un problème répandu au Mali</strong></h3>



<p>Selon <a href="https://www.hrw.org/fr/about/people/minky-worden" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Minky Worden</a>, directrice des Initiatives mondiales à Human Rights Watch, <em>« de nombreuses jeunes filles au Mali espèrent que leurs talents pour le basketball et leur assiduité à l’entraînement les aideront à réaliser leur rêve de jouer un jour pour l’équipe nationale</em> ». Et de déplorer : « <em>Mais pour beaucoup de joueuses au Mali, le harcèlement et les violences sexuelles ont été un aspect fréquent, destructeur et totalement inacceptable de leur expérience d’athlète ».</em></p>



<p>Une fois saisie de ses allégations d’abus sexuels commis au Mali, la Fédération internationale de basketball a directement réagi en <a href="http://www.fiba.basketball/fr/news/fiba-statement-regarding-allegations-of-systemic-sexual-harassment-within-the-mali-basketball-federation" target="_blank" rel="noreferrer noopener">suspendant</a>, dans l’attente des résultats d’une enquête, les entraîneurs et les responsables qui seraient impliquées directement ou indirectement à ces abus. Quant au président de la FIBA, Hamane Niang, il a également <a href="https://www.nytimes.com/2021/06/13/sports/olympics/fiba-basketball-mali-sexual-abuse.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">quitté ses fonctions</a> en attendant la fin des enquêtes. En plus de toutes ces mesures, la FIBA apporte d’autres services aux survivantes, notamment des soins médicaux, une assistance psychologique et juridique, souligne HRW.</p>



<p>Les autorités maliennes sont alors invitées à une enquête impartiale et crédible afin de faire toute la lumière sur ces allégations et pour mieux protéger les jeunes filles.&nbsp;</p>



<p>Au Mali, au-delà du monde sportif, la violence sexiste est un <a href="https://www.ecpat.org/wp-content/uploads/2017/05/A4A_V2_AF_MALI_ebook.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">problème très répandu</a>. Un sondage <a href="https://dhsprogram.com/pubs/pdf/SR261/SR261.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">de 2018 de l’Institut national des statistiques</a> souligne que près de la moitié des femmes et des filles maliennes âgées de 15 à 49 ans ont subi des violences sexistes.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p><a href="#_ednref1">[i]</a> Les noms utilisés dans ce texte sont, pour la plupart, des pseudonymes.</p>
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		<title>Un regard vers l’autonomisation économique des femmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 May 2021 10:41:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[autonomisation des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[droit des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[violences faites aux femmes]]></category>
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<p>« Si nous voudrions construire une société égalitaire, les femmes doivent non seulement avoir un accès de parité dans le processus de la croissance économique, mais aussi trouver un moyen sûr&#8230;</p>
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<p>« <em>Si nous voudrions construire une société égalitaire, les femmes doivent non seulement avoir un accès de parité dans le processus de la croissance économique, mais aussi trouver un moyen sûr et efficace pour la réalisation d’une autonomisation féminine et le développement juste, équitable et durable&nbsp;: cela se passe par une égalité des sexes, la réduction de la pauvreté et l’intégration des femmes dans les dimensions de genre. Étant donné que, quand les femmes gagnent, la violence, les inégalités, la discrimination et la marginalisation seront moins à leurs égards. Autrement dit, autonomiser les femmes, c’est contribuer au développement</em> », écrit Souley Moussa Hassane, étudiant en Master 2 Sociologie du Genre et Développement à l’université Abdou Moumouni (UAM) de Niamey.</p>



<p>Les femmes constituent un peu plus de la moitié de la population mondiale, mais leur contribution à la croissance économique et à l’équilibre social est nettement inférieure à leur potentiel. C’est pratiquement les termes de Mao Tsé-Toung&nbsp;: <em>« Les femmes peuvent soutenir la moitié du ciel </em>», avait déclaré le fondateur de la Chine communiste, dans les années&nbsp;1950.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La guerre des chiffres</strong></h2>



<p>&nbsp;Comme dans la plupart des autres pays, au Niger, une journée spécifique ne manque pas pour les femmes. Cette journée a eu lieu suite à la montée de désapprobation des femmes nigériennes face à une discrimination criante à travers des marches à la date du 13&nbsp;mai 1991. Ce fut un grand succès. De plus, l’État nigérien a proclamé la journée du 13&nbsp;mai comme « <em>Journée nationale de la Femme nigérienne </em>».Ce qui fait que, aujourd’hui, malgré les obstacles qui freinent leurs participations et leurs autonomisations dans le domaine économique, les femmes continuent d’exercer des activités de subsistance. D’après l’Organisation internationale du Travail (OIT), les femmes représentent 40&nbsp;% de la force du travail de l’économie mondiale.</p>



<p>&nbsp;Pour renchérir cela, une autre institution affirmait que les femmes représentent maintenant dans le monde 40&nbsp;% de la population active et plus de la moitié des étudiants, la productivité mondiale augmentera si leurs compétences et leurs aptitudes sont davantage exploitées. Dans le secteur agricole par exemple, si les femmes avaient le même accès que les hommes aux moyens de production comme les terres et les engrais, la production pourrait augmenter de 2,5&nbsp;% à 4&nbsp;% dans les pays en développement (FAO, 2011).</p>



<p>Selon une étude menée par Africa Partnership Forum, les femmes africaines travaillent principalement dans le secteur agricole. Elles représentent 60 à 80&nbsp;% de la Main-d’œuvre agricole et sont responsables pour 70 à 80&nbsp;%de la production alimentaire en Afrique.</p>



<p>En effet, l’autonomisation a été définie comme étant un processus de modification des rapports de force en place qui les fait évoluer vers une plus grande maîtrise des sources de pouvoir. Quant à l’autonomisation économique, c’est une situation à laquelle les acteurs du développement doivent prêter une attention plus grande en reconnaissant et en valorisant davantage la contribution que ce travail apporte à la prospérité économique.</p>



<p>L’autonomisation économique des femmes est reconnue au niveau mondial comme un facteur clé de réduction de la pauvreté et de croissance économique. Alors, l’investissement dans l’autonomisation économique des femmes est la voie la plus sûre vers l’égalité des sexes, la liberté économique pour les femmes et les filles, à travers l’équité, la parité et les droits des femmes dont elle fait cas partout. Les femmes apportent une contribution énorme à l’économie, que ce soit au sein des entreprises, dans les exploitations agricoles, comme entrepreneuses ou employées, ou par leur travail non rémunéré à la maison, où elles s’occupent de leurs familles.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’autonomisation économique, une opportunité</strong></h3>



<p>L’autonomisation économique a une certaine opportunité sociale pour les femmes. Ces opportunités se résument par la valeur et le respect dont la femme obtient au sein de sa société bien déterminée. Une femme qui travaille est considérée comme une contribuable aux yeux de l’humanité, c’est-à-dire qu’elle a une valeur énorme et efficace. Ce qui fait que plus la femme travaille, plus l’économie prospère. Elle participe beaucoup aux soutien des enfants et de la famille que l’homme. Comme le dit l’adage si les femmes gagnent, c’est l’ensemble de la communauté qui en bénéficie… Cette autonomisation libère la femme de ces chaînes de stéréotypes et des préjugés, qui entravent au développement. Le plus souvent les préjugés sociaux font qu’elle vit dans de mauvaises conditions.</p>



<p>L’autonomisation économique faisait que la femme n’est plus cette femme qui continue d’être bloquée par les barrières de dépendance de la croissance économique dont les hommes de mauvaise foi continuent d’user pour les tromper dans l’espace et dans le temps. L’image de la femme n’est plus cette femme qui autrefois se donne à la prostitution et mettait des enfants naturels dans ce monde ici-bas.</p>



<p>Aujourd’hui, l’autonomisation économique nous a permis de voire des femmes courageuses, économiquement qui ne sont plus victimes de l’esclavage des hommes et de la prostitution sociale. Ici la formule de Chambres pourrait être la meilleure par ces mots&nbsp;: « <em>Il ne peut y avoir de développement dans un pays si la femme continue à être dominée par l’homme</em> ».</p>



<p>&nbsp;De par cette analyse, nous pouvons dire que, cette autonomisation économique a fait de la femme un modèle citoyenne dont l’humanité attend depuis fort longtemps pour le processus de développement durable.</p>



<p>L’autonomisation économique garantit la participation des femmes dans la sphère politique et les prises de décisions. Car les femmes ne seraient plus dans le déficit de l’argent pour battre campagne dans leurs carrières et ambitions politiques. Grâce à leurs bénéfices économiques, elles seraient capables d’investir davantage, une fois qu’elles avaient postulé pour un poste politico démocratique. Cela, les amènes de s’entre-aide pour mieux se protéger et protéger les autres dans le cadre du financement.</p>



<p>Entre-aider encourage les femmes de créer des plateformes de réseautage et de mentorat. Les femmes devraient travailler les unes avec les autres et accroître mutuellement leur potentiel. Ce qui fait sans ambages, leurs accès dans la sphère politique d’ores et déjà.</p>



<p>Il en est de même que l’autonomisation économique permet de promouvoir la promotion de leadership féminin, en faisant de la femme le noyau de la société. Tout en montrant les caractères de leadership dont elle possède. En plus, cette autonomisation montre l’émancipation des femmes dans les différentes catégories économique du genre. Pour preuve dans bon nombre des cérémonies de manifestations, les femmes ne cessent de montrer leurs forces dans les financements à travers l’argent de leurs groupements (margo margouet Adace en zarma) ou commerce. Nous pouvons prendre en guise d’exemple les mariages et les baptêmes dont la plupart des financements viennent des femmes. Dans ce sens que nous laissons entendre ce terme&nbsp;: « <em>Ce n’est pas seulement le mariage qui fait naître l’autonomisation des femmes dans l’espace humanitaire. Un travail stratégique de revenu et de protection sociale est aussi plus bénéficiaire pour surmonter les entraves économiques</em><strong>. »&nbsp; </strong>ParSouley Moussa Hassane, Étudiant en Master&nbsp;2 de Sociologie du Genre et Développement à l’Université Abdou Moumouni (UAM) de Niamey.</p>



<p>Ces femmes tentent même par leurs grès économiques de moderniser les choses aujourd’hui. C’est-à-dire dans le compte des règles et normes de leurs groupes chacune donne le double d’argent qu’on l’avait attribué comme de l’aide, lors des cérémonies, ce qui est littéralement appelé « KANBOUZA » en zarma. L’autonomisation économique permet un épanouissement équilibré de la société, c’est-à-dire qu’elle est le levier qui constitue un environnement favorable à la prospérité économique des femmes.</p>



<p>Par ailleurs, cette autonomisation autorise une entère participation des femmes dans l’économie promeut des activités plus performantes et résilientes, tout en soutenant la croissance et des objectifs de développement élargis. Chaque jour, les femmes démontrent qu’elles peuvent créer des entreprises formelles et informelles à partir de très peu de capital, constituer des réseaux pour tirer le maximum de profit de ressources minimales et assumer des responsabilités de soin disproportionnées, qui incluent souvent de cuisiner, assurer l’approvisionnement en eau, cultiver les aliments, nettoyer, s’occuper des enfants, des malades et des personnes âgées du foyer. De ce fait, les femmes sont des agentes économiques à la fois résilientes et inventives, qui parviennent à passer outre les obstacles basés sur le genre auxquels elles sont confrontées dans leurs efforts.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quelques inégalités économiques du genre dans notre société</strong></h4>



<p>La femme joue un rôle très important dans le développement économique notamment dans nos pays africains, mais fort est de constater qu’elles ne bénéficient ni du fruit de leur travail, ni même du pouvoir de contrôle et de gestion qui devrait leur revenir. Puisque, jusqu’à une époque récente, les femmes se heurtaient à des obstacles gigantesques pour être traitées sur un pied d’égalité avec les hommes. Il y a encore un quart de siècle, les inégalités économiques étaient aussi manifestes que répandues, à l’Université, au travail et même au foyer. Depuis, la condition féminine s’est nettement améliorée à maints égards.</p>



<p>Quelles peuvent donc être les raisons d’une telle négligence à leur égard vu qu’elle représente la cheville ouvrière de ce secteur ? Quelles sont ces raisons qui l’empêchent d’être autonome de manière effective étant donné qu’elle se veut créatrice de richesse ?</p>



<p>Depuis plusieurs décennies de nombreuses inégalités économiques demeurent, même à mesure que le pays se développe. Ces inégalités économiques entre les sexes restent un sérieux problème dans l’économie tout comme l’écart entre les populations urbaines et rurales. En effet, elles continuent d’être développer, car, dans nombreux cas les femmes avant de prendre une décision économique doivent d’abord consulter le père, le mari ou les frères. On peut aussi mentionner les inégalités comme la division économique du travail, c’est-à-dire que les femmes ne sont pas mieux placées pour entamer certains travaux économiques dans certaines localités du pays. Comme par exemple les mécaniques réservées seulement aux hommes dans la société actuelle pour d’autres. Il y a également le manque d’octroi des crédits pour aboutir de leurs parts une activité de revenu, une activité créatrice pour léguer de l’autonomisation économique.</p>



<p>Une autre inégalité économique est le fait qu’on considère la femme de sexe faible qui ne peut se donner comme dans les activités économiques, un être qui doit effectuer les travaux domestiques et le rôle reproductif comprend la responsabilité de mettre au monde et d’élever les enfants ainsi que les tâches domestiques entreprises par les femmes qui sont nécessaires pour que soient garantis l’entretien et la reproduction biologique. Mais aussi le soin et l’entretien de la force de travail (le mari et les enfants en âge actif) et de la future force de travail (bébés et enfants en âge scolaire).</p>



<p>Dans cette façon, des inégalités qui freinent l’autonomisation économique des femmes sont la pesanteur socioculturelle, l’analphabétisme des parents. Nous pouvons toutefois évoquer les stéréotypes et les préjugés portés sur la femme pour apporter des défaillances à sa personne. Les limites dans la mise en œuvre de la décentralisation qui bloque en quelque sorte l’économie locale chez nous. Les mariages forcés et les grossesses précoces qui sont les plus mauvais pratiques pour stopper la femme dans ces œuvres. Le manque de confiance en soi des femmes. Ces inégalités peuvent être réduire pour avoir une société égalitaire.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Microcrédit, élément important pour l’autonomisation</strong></h4>



<p>Pour mettre fin à ces discriminations économiques, des solutions importantes ne manquent jamais. En effet, l’État est les parties prenantes (ONG et institutions) doivent au premier s’effectuent du microcrédit. Car, depuis quelques années, le microcrédit est devenu un axe stratégique prioritaire pour de nombreuses organisations dans les autres pays. En tant qu’outil permettant de faire reculer la pauvreté, elle joue un rôle primordial dans le cadre de l’autonomisation économique des femmes, tant au niveau local que national. Le premier avantage du microcrédit est qu’il permet à un certain nombre de femmes, l’accès au financement de leur projet. Il permet aussi parfois aux femmes ayant des difficultés financières de sortir du cercle vicieux du manque d’argent qui peut empêcher par exemple de trouver un emploi ou de créer une entreprise. Cela réinstaure aussi une discipline budgétaire. Si tout cela est mis en œuvre, il y a de quoi à mettre fin aux inégalités pour une autonomisation économique des femmes. Dans ce cadre que Souley moussa Hassane, master&nbsp;2 en sociologie du genre et développement à l’Université Abdou Moumouni (UAM) de Niamey affirmait&nbsp;:<strong> « </strong><em>Le microcrédit est une institution féminine, une perspective de l’autonomisation économique pour le développement égalitaire et durable ».</em></p>



<p>De même grâce aux microcrédits, les études ont montré que les femmes investissent plus que les hommes, leurs revenus dans leurs familles et leurs communautés, y compris en matière de santé de l’éducation, une façon de réaliser cet objectif et de le faire grâce à l’autonomisation des femmes. Souvent, on peut convaincre les hommes et les garçons de s’intéresser aux problèmes qui touchent les femmes et les filles, ces femmes traitées injustement pourraient être leurs mères, leurs tantes, leurs sœurs ou encore leurs filles.</p>



<p>Mobiliser les hommes est juste et relativement efficace, mais cela ne devrait pas être la seule raison pour laquelle les hommes et les garçons défendent les droits des femmes et des filles, et on ne devrait évidemment pas avoir besoin de les persuader de se soucier seulement des problèmes qui touchent les femmes et les filles, mais aussi pour l’égalité et le développement. Selon le Rapport sur le développement dans le monde&nbsp;: égalité des genres et développement publié par la Banque mondiale en 2012, l’élimination des disparités est importante pour le développement et l’évolution de la société. Davantage d’égalité peut renforcer la productivité, améliorer le développement des jeunes générations et rendre les institutions et les politiques plus représentatives.</p>



<p>Les hommes et les garçons devraient se sentir concernés par des problèmes tels que l’autonomisation économique des femmes, car les femmes méritent que leurs droits fondamentaux soient reconnus et respectés. Les familles, les communautés et les États ne peuvent atteindre des niveaux optimaux de bien-être social, économique et physique lorsque la moitié de la population est exclue ou fait l’objet de discriminations. Les droits de la femme sont inextricablement liés à toutes les questions relatives aux droits de l’homme et à toutes les formes d’inégalité qui entravent le développement durable et qui, en fin de compte, affectent tous les individus. Autonomiser les femmes, c’est contribuer au développement. Comme disait, <em>Joanna nappi, : ‘Lorsque les femmes se voient garantir l’accès aux services et l’égalité des droits, c’est l’ensemble de la communauté qui en bénéficie, en termes de développement de l’éducation, de la santé, des revenus et de l’engagement communautaire et politique.’</em>L’autonomisation économique des femmes peut apporter des gains substantiels en termes de développement humain et économique, au plan local comme mondial.</p>



<p><strong>Souley Moussa Hassane</strong></p>



<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; References</strong>:</p>



<p>√ www.Google.com</p>



<p>√ FAO&nbsp;2011 ; banque mondiale&nbsp;2011.</p>



<p>√ Rapport de la BAD sur la parité entre les sexes publié en 2012.</p>



<p>√ http&nbsp;: || businesschallengeniger.com</p>



<p>&nbsp;√Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, Rapport sur l’état de l’alimentation et de l’agriculture, entre 2010 et 2011, Rome, 2011, p.&nbsp;23.</p>



<p>√ Women’s Empowerment Principles.’ UN Global Compact. 2016. Web. &lt;htp://weprinciples.org/Site/PrincipleOverview/&gt;.</p>



<p>√ Chambres R. (1990) développement rural, pauvreté cachée, Paris Karthala.CTA, 512 Pages</p>



<p>√ E.&nbsp;HOFMANN, L’approche genre dans la lutte contre la pauvreté&nbsp;: l’exemple de la micro finance ; PUB, Bruxelles, 2003, p.4.</p>



<p>√ Banque mondiale, 2011, Rapport sur le développement dans le monde 2012&nbsp;: égalité des genres et développement (Washington).</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mariage précoce : 5 millions d’enfants mariées au Niger, dont 1,9 million avant l’âge de 15 ans</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 May 2021 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[droit des filles]]></category>
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<p>Au Niger comme dans la plupart des pays confrontés à la pandémie de la covid-19, les mesures de restriction et de distanciation sociales mises en place par le gouvernement ont&#8230;</p>
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<p><strong>Au Niger comme dans la plupart des pays confrontés à la pandémie de la covid-19, les mesures de restriction et de distanciation sociales mises en place par le gouvernement ont exacerbé les vulnérabilités des populations touchées par la maladie. Avec les fermetures d’écoles et de mosquées, des restrictions de mouvement, le couvre-feu et l’état d’urgence, <em>« la pandémie a profondément affecté la vie quotidienne des filles</em> ». Cette situation accentue le mariage des enfants. </strong><strong></strong></p>



<p>Avant l’avènement de la pandémie de covid-19, 3 filles sur 4 étaient mariées avant l’âge de 18 ans au Niger. Dans des zones comme la région de Maradi, 89 % des filles sont mariées comme enfants. « <em>Le Niger a le taux le plus élevé de mariages d’enfants au monde </em>», souligne <strong><a href="https://www.unicef.org/niger/stories/covid-19-threat-progress-against-child-marriage-niger">Aboubacry Tall</a>, </strong>représentant par intérim de l’UNICEF sur la situation au Niger. Selon l’UNICEF, au cours des prochaines décennies, 10 millions de filles avant l’âge de se marier risquent de se retrouver enfants mariées.  </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« Résultat d’une inégalité entre les sexes »</strong><strong></strong></h2>



<p>Selon les précisions de M.&nbsp;Tall, le Niger compte 5 millions d’enfants mariées, dont 1,9 million s’est marié avant l’âge de 15 ans. Les raisons pouvant expliquer cette violation du droit des jeunes filles sont entre autres la pauvreté, le faible niveau d’éducation, le maintien des traditions sociales et religieuses, la peur du déshonneur d’une grossesse hors mariage, l’instabilité causée par les troubles civils et les catastrophes naturelles.</p>



<p>« <em>L’aggravation du revenu du ménage peut amener certains adolescents vivant dans des circonstances particulièrement difficiles à considérer le mariage des enfants comme la meilleure option à leur disposition </em>», indique également le représentant par intérim de l’UNICEF qui précise que cette pratique n’est que « <em>le résultat d’une inégalité entre les sexes enracinée, qui affecte les filles de manière disproportionnée par cette pratique ».</em></p>



<p>Cette <a href="https://saheltribune.com/zero-vbg-une-plateforme-web-et-une-application-mobile-de-lutte-contre-les-vbg/">violence </a>faite aux filles est pourtant lourde de conséquences pour les jeunes filles.<strong> </strong>Elle les expose <em>« à un risque accru de violence sexuelle, physique et psychologique et des conséquences connexes tout au long de leur vie</em> ». Les filles mariées et les enfants mères ont également un pouvoir de décision assez limité et sont obligées <em>« d’élever les enfants pendant qu’ils sont encore eux-mêmes des enfants ».</em> Les grossesses précoces mettent également leur vie en danger et nuisent à leur développement <em>« Mettre fin au mariage des enfants nécessite un travail dans tous les secteurs et à tous les niveaux</em> », a laissé entendre M. Tall.</p>



<p><strong>Mariam N’diaye, stagiaire</strong></p>
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		<title>« Mon corps m’appartient » : revendication de plus d’autonomie pour les femmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Apr 2021 19:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[contraception]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
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<p>Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a publié, lundi&#160;19&#160;avril 2021, un rapport pour demander beaucoup plus d’autonomisation des femmes et des filles en leur octroyant le « droit&#8230;</p>
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<p><strong>Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a publié, lundi&nbsp;19&nbsp;avril 2021, un rapport pour demander beaucoup plus d’autonomisation des femmes et des filles en leur octroyant le <em>« droit de disposer » </em>de leur corps<em>.</em></strong></p>



<p><em>« Nous avons chacune et chacun le droit de disposer de notre corps et devons être en mesure de faire nos propres choix en<br>conséquence, avec le soutien de celles et ceux qui nous entourent, et de la société en général</em> », lit-on dans un <a href="https://www.unfpa.org/sites/default/files/pub-pdf/SoWP2021-FR_Report-v3261.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a> publié, lundi&nbsp;19&nbsp;avril 2021, par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). Pourtant, dans le monde, à l’heure actuelle, « <em>un nombre record de femmes et de filles sont exposées à la violence basée sur le genre et à des pratiques néfastes telles que le mariage précoce</em> », les mutilations génitales, les grossesses indésirées, etc.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>75&nbsp;% de femmes ne disposent pas des droits légaux des hommes </strong><strong></strong></h2>



<p>Intitulé « <em>Mon corps m’appartient&nbsp;: revendiquer le droit à l’autonomie et à l’autodétermination</em> », ce rapport de l’UNFPA révèle que « <em>des millions de personnes sont privées de leurs droits, dont celui de refuser d’avoir des relations sexuelles, celui de choisir leur conjoint(e) ou encore celui de décider du moment pour avoir un enfant »</em>.</p>



<p>L’UNFPA rappelle que « <em>dans de nombreux</em><em> pays, en moyenne, les femmes ne disposent que de 75 pour cent des droits légaux des hommes à travers le monde ».</em> Ce malgré les garanties constitutionnelles en matière d’égalité des sexes. La pandémie de la Covid-19 a contribué à l’aggravation de ces violences à l’égard des femmes et des filles dans le monde, indique-t-on.</p>



<p>Toutes ces discriminations sexistes n’ont plus le droit d’exister dans les sociétés actuelles puisqu’elles entravent leur marche vers plus d’autonomisation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Le fondement d’une vie digne et autonome »</strong></h3>



<p>Le Fonds des Nations Unies pour la population juge inacceptable de « <em>priver les femmes et les filles du droit de disposer de leur corps ». </em>Selon ses précisions,ces pratiques discriminatoires<em> « encouragent et renforcent les inégalités et la violence issues de la discrimination sexiste</em> », indique-t-on dans ce document d’une centaine de pages.</p>



<p>Outre cela, ces traitements faits aux filles et aux femmes dans les différentes communautés ne favorisent nullement l’épanouissement de celles-ci. Le pouvoir de chaque individu de prendre « <em>des décisions au sujet de son corps et de décider de son propre avenir</em> » est une garantie d’épanouissement, selon les Nations unies.</p>



<p>Le rapport précise que le pouvoir de prendre des « <em>décisions en matière</em><em> de sexualité et de reproduction est une condition fondamentale de l’autonomisation des femmes</em> ». Elles doivent donc bénéficier du droit de disposer de leur corps, c’est-à-dire d’avoir « <em>le pouvoir et les moyens de faire des choix,</em><em> sans avoir à craindre des violences ou l’intervention d’autrui pour décider à </em>[leur ndlr]<em> place</em> ». Ce n’est pas tout, « <em>cela signifie</em><em> être capable de décider si, quand et avec qui nous souhaitons avoir des relations sexuelles. Cela signifie décider par soi‑même si et quand l’on veut avoir un enfant. Cela signifie être libre d’aller chez le médecin quand nous en éprouvons le besoin</em> ».</p>



<p><em>« Être capable de dire “oui”, “non” ou “c’est mon corps et c’est mon choix”&nbsp;: voilà le fondement d’une vie digne et autonome »,</em> souligne-t-on dans ce rapport.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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