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	<title>Archives des violence faite aux hommes &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Couple au Mali : pourquoi les hommes victimes de violences conjugales restent invisibles </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Psychologique, financière ou sociale, la violence faite aux hommes existe aussi au Mali. Un phénomène tabou, peu documenté, marqué par le silence, la honte et l’absence de prise en charge.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Psychologique, financière, sociale — la violence des femmes envers les hommes existe. Elle se tait, elle se nie, elle se normalise. Il est temps d&rsquo;en parler.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, la violence conjugale est presque toujours évoquée au féminin — et pour cause, les femmes en sont les premières victimes. Mais une réalité parallèle, moins visible et presque jamais nommée, existe : celle des hommes victimes de violences exercées par leurs conjointes. Violence psychologique, manipulation, emprise financière, humiliation publique — ces formes d&rsquo;abus restent enfouies sous le poids du silence, de la honte et d&rsquo;une culture qui interdit à l&rsquo;homme de se plaindre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un sujet qui n&rsquo;existe pas — officiellement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cherchez des statistiques sur les hommes victimes de violence conjugale au Mali. Vous n&rsquo;en trouverez presque pas. Les études, les rapports des ONG, les campagnes de sensibilisation se concentrent — légitimement — sur les violences faites aux femmes, qui représentent la grande majorité des cas documentés. Mais cette focalisation nécessaire a un effet secondaire : elle rend les hommes victimes statistiquement invisibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;ils n&rsquo;existent pas. C&rsquo;est parce qu&rsquo;ils ne parlent pas. Et s&rsquo;ils ne parlent pas, c&rsquo;est parce que la société malienne ne leur en laisse pas vraiment la possibilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un homme qui se plaint de sa femme est un homme qui a perdu le contrôle. Un homme qui dit souffrir dans son couple est un homme faible. Ces jugements, intériorisés dès l&rsquo;enfance, agissent comme un verrou puissant. Résultat : les hommes encaissent, se taisent, et beaucoup finissent par croire eux-mêmes que ce qu&rsquo;ils vivent n&rsquo;est pas de la violence — juste des « <em>problèmes de couple</em>« .</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La violence psychologique : quand les mots blessent autant que les coups</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La forme de violence la plus répandue envers les hommes au Mali est sans doute psychologique. Elle prend des visages multiples : humiliations répétées en privé ou devant les enfants, dénigrement permanent des capacités du mari, comparaisons blessantes avec d&rsquo;autres hommes, mépris affiché pour ses efforts ou ses décisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une société où l&rsquo;homme est censé incarner l&rsquo;autorité et la dignité, être rabaissé quotidiennement par sa propre épouse constitue une blessure profonde — d&rsquo;autant plus douloureuse qu&rsquo;elle est impossible à avouer. Certains hommes décrivent une érosion lente de leur estime de soi, une fatigue psychologique qui s&rsquo;installe insidieusement, un sentiment de ne plus être respecté dans leur propre maison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La manipulation émotionnelle est une autre forme courante : chantage affectif, menaces de partir ou d&#8217;emmener les enfants, utilisation des enfants comme monnaie d&rsquo;échange dans les conflits conjugaux. Ces pratiques, quand elles sont exercées de manière systématique, relèvent de l&#8217;emprise — même si ce mot est rarement utilisé pour qualifier ce que vivent les hommes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La violence financière : un phénomène méconnu</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La violence financière envers les hommes est peut-être la moins connue, mais elle est réelle et documentée dans d&rsquo;autres contextes africains similaires. Elle peut prendre plusieurs formes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première est le contrôle et le détournement des ressources du mari. Dans certains ménages, la femme gère l&rsquo;ensemble des finances du foyer et prive l&rsquo;homme d&rsquo;accès à son propre argent, créant une dépendance économique inversée. La seconde est l&rsquo;exploitation délibérée : une conjointe qui contracte des dettes au nom du mari, dilapide les économies familiales, ou utilise le mariage comme levier d&rsquo;extraction de ressources sans intention réelle de construire un projet commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, où la pression sur l&rsquo;homme pourvoyeur est immense, cette forme de violence est particulièrement destructrice. Un homme dépouillé financièrement par sa femme ne peut souvent en parler ni à sa famille — qui lui demandera pourquoi il n&rsquo;a pas su s&rsquo;imposer — ni aux autorités, faute de cadre légal adapté.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La violence sociale : l&rsquo;arme de la réputation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une société où l&rsquo;honneur et la réputation sont des valeurs cardinales, la violence sociale est une arme redoutable. Elle consiste à ternir délibérément l&rsquo;image d&rsquo;un homme auprès de sa famille, de ses amis, de sa communauté ou de ses collègues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fausses accusations, rumeurs propagées dans l&rsquo;entourage, humiliations infligées lors de réunions familiales, révélation d&rsquo;informations intimes destinées à nuire — ces comportements constituent une forme de violence qui peut avoir des conséquences dévastatrices sur la vie professionnelle et sociale d&rsquo;un homme. Dans certains cas extrêmes, des accusations infondées ont conduit à des ruptures familiales, des licenciements, voire des crises suicidaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi le silence ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs facteurs expliquent pourquoi les hommes maliens victimes de violence conjugale se taisent massivement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La construction sociale de la masculinité est le premier obstacle. Depuis l&rsquo;enfance, les garçons sont éduqués dans l&rsquo;idée qu&rsquo;un homme ne pleure pas, ne se plaint pas, ne montre pas sa vulnérabilité. Admettre que sa femme lui fait du mal, c&rsquo;est admettre une faiblesse fondamentale — ce que la plupart ne peuvent pas se permettre socialement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son ouvrage&nbsp;<em>Féminitude&nbsp;: Musoya</em>, Fousseni Togola explique comment la société éduque les enfants à la domination et à la soumission à travers une disparition inégalitaire des rôles dans la famille et même à travers les jeux qu’on offre et l’habillement des enfants.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;absence de structures d&rsquo;accueil est le deuxième facteur. Il n&rsquo;existe au Mali aucun dispositif spécifiquement dédié aux hommes victimes de violences conjugales. Pas de ligne d&rsquo;écoute, pas de centre d&rsquo;hébergement, pas de procédure juridique adaptée. Un homme qui voudrait porter plainte contre sa femme pour violences psychologiques se heurterait à un vide juridique et institutionnel presque total.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la pression communautaire joue un rôle déterminant. La famille élargie, les amis, les voisins — tous sont susceptibles de minimiser la souffrance d&rsquo;un homme ou de le ridiculiser s&rsquo;il ose l&rsquo;exprimer. Cette violence du regard social pousse au silence bien plus sûrement que n&rsquo;importe quelle menace directe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Nommer pour exister</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parler de la violence faite aux hommes n&rsquo;est pas minimiser celle faite aux femmes. Ce n&rsquo;est pas une posture antiféministe, ni une tentative de rééquilibrage artificiel d&rsquo;un débat qui ne se pose pas dans les mêmes termes. C&rsquo;est simplement reconnaître que la souffrance n&rsquo;a pas de genre, et que toute violence mérite d&rsquo;être nommée — quelle qu&rsquo;en soit la direction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali a besoin d&rsquo;un débat mature et nuancé sur les violences conjugales dans toutes leurs formes. Cela suppose de créer des espaces où les hommes peuvent parler sans honte, de former les professionnels de santé et les juristes à identifier ces situations, et d&rsquo;adapter le cadre légal pour qu&rsquo;il protège toutes les victimes — sans exception.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un homme qui souffre en silence dans son foyer n&rsquo;est pas moins victime parce qu&rsquo;il est un homme. Il est juste moins entendu. Et ça, c&rsquo;est aussi une violence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Vie de couple : quand « ma femme me livrait son corps contre l’argent »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mariam]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 17:22:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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		<category><![CDATA[violence faite aux hommes]]></category>
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<p>Les violences conjugales ne concernent plus que les femmes. Certains hommes en souffrent également, en catimini. À travers cette fiction, Mariam nous interpelle sur cette violence faite aux hommes. Au&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les violences conjugales ne concernent plus que les femmes. Certains hommes en souffrent également, en catimini. À travers cette fiction, Mariam nous interpelle sur cette violence faite aux hommes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, les femmes semblent n’être plus les seules à subir de violence conjugale. Les hommes semblent de plus en plus <a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/08/07/violences-conjugales-faites-aux-hommes-la-double-peine_6048343_3232.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">victimes du phénomène</a>. Mais beaucoup préféreraient se taire, pour des raisons sociales ou du poids de la société.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>De l’argent contre le sexe </strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis près de vingt (20) ans, Balla, enseignant de son État, vit en couple avec Aïda, son amour de jeunesse. Aïda est une commerçante qui sort dès l’aube et ne retourne qu’à la tombée du soleil. Elle est de quatre ans plus âgée que son conjoint, qui <em>« se dit souffrir intérieurement</em> » en raison des agissements de sa femme à son endroit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Victime de <a href="https://educaloi.qc.ca/capsules/la-violence-conjugale/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">violence conjugale</a> depuis les premières heures de leur mariage, le jeune enseignant a toujours préféré garder le silence. Garder le silence sur ces violences qu’il subissait de sa femme au fond de leur chambre, une fois la nuit tombée, est pour lui la meilleure option. &nbsp;« <em>À qui dois-je raconter cette partie sombre de ma vie conjugale ?</em> », s’interroge Balla. Avant de se répondre de façon désespérée&nbsp;: <em>« De toutes les façons, je sais d&rsquo;avance qu’il est très difficile de trouver des gens dans cette communauté pour me croire ».&nbsp;</em><em></em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p class="wp-block-paragraph">Aussi, &nbsp;raconte Balla&nbsp;: son couple vivait selon le bon vouloir de sa femme. Celle-ci lui facturerait chaque rapport sexuel à 2000&nbsp;FCFA. « <em>J’ai acheté en quelque sorte chacun de mes enfants auprès de ma femme</em> », ironise-t-il, la gorge nouée. Avant de poursuivre : « <em>Ma femme me livrait son corps contre l’argent ».</em>&nbsp;À l&rsquo;en croire, Aida aurait toujours conditionné leur intimité conjugale &nbsp;au paiement de cette somme d’argent.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Mon corps m’appartient »</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au début, deux ans après leur mariage, « <em>quand je lui ai demandée si c’est parce qu’elle ne m’aimait pas qu’elle me fait subir toutes ces humiliations, j’ai eu droit à une gifle</em> », révèle Balla. Il explique qu’il n’avait d’autre choix que le silence pour éviter que cette <em>« mère de [ses] enfants, qu’[il] aime de tout [son] cœur</em> », ne change de <a href="https://www.facebook.com/Ortm1/videos/2695696317421615" target="_blank" rel="noreferrer noopener">forme de violence contre lui</a>. Surtout que, raconte-t-il, elle aurait l’habitude de lui laisser dormir le ventre vide. « <em>Nous nous sommes bagarrés, une fois, à l’intérieur de notre chambre conjugale. J’avoue que je n’ai pas réussi à la battre. Parce que je l’aimais à tel point que je ne voudrais pas lui faire du mal »</em>, nous confie Balla.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les explications du jeune enseignant, certes,  il a beaucoup enduré auprès de cette dame, mais aujourd’hui, avec la vieillesse, Aida regrette tous ses faits et gestes. « <em>Elle ne cesse de me supplier de la pardonner. Elle me raconte qu’elle était encore sous l’emprise des théories féministes qu’elle n’avait jamais comprises</em> », nous rapporte Balla. Lui qui précise qu’Aida ne cessait de lui répéter que son « <em>corps l’appartient</em> ». Une phrase que Balla n’a comprise que bien plus tard, en même temps qu’Aida. <a href="https://www.cairn.info/revue-figures-de-la-psy-2014-2-page-157.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mon « <em>corps m’appartient</em></a><em> signifiait, pour elle, mon corps se vend</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais Balla estime que sa femme n’est pas une <em>« personne violente&nbsp;de nature »</em>. Et que c’est sous l’influence « <em>de mauvaises compagnies, elle avait épousé l’idéologie selon laquelle les hommes ne méritent que les mauvais traitements »</em> pour qu’ils respectent les femmes, reconnaît le jeune enseignant. <em>« Notre couple vit aujourd’hui ses moments de bonheur »,</em> nous rassure-t-il.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mariam </strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Balla et Aïda sont des pseudonymes. Toute vraisemblance avec des noms réels est juste une coïncidence.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Vous pouvez lire aussi </em><a href="https://saheltribune.com/violences-conjugales-battue-et-devenue-veuve-elle-tombe-enceinte-pendant-le-deuil/">Violences conjugales : battue et devenue veuve, elle tombe enceinte pendant le deuil</a></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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