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	<title>Archives des violation de la constitution &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Silence, on démocratise au Tchad !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Apr 2021 11:37:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[constitution du Tchad]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[mort Idriss Déby]]></category>
		<category><![CDATA[violation de la constitution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Après la mort d’Idriss Déby Itno, ex-président tchadien, l’un de ses fils le succède au trône. Cette gestion de la vacance de la présidence constitue un crime de lèse-majesté contre&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Après la mort d’Idriss Déby Itno, ex-président tchadien, l’un de ses fils le succède au trône. Cette gestion de la vacance de la présidence constitue un crime de lèse-majesté contre la démocratie.</strong></p>



<p>Arrivé au pouvoir en 1990 à travers un coup d’État contre l’ex-chef d’État <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Hiss%C3%A8ne_Habr%C3%A9">Hissène Habré</a>, Idriss Déby Itno prend d’abord la tête du Conseil d’État avant d’être désigné&nbsp;président de la République du Tchad. Depuis, le Tchad est transformé officieusement en une monarchie absolue. Comme <em>« on n’organise pas les élections pour les perdre »</em>, pour reprendre l’ancien président congolais, Pascal Lissouba, celui qui sera appelé plus tard le maréchal du Tchad a remporté toutes les élections présidentielles depuis 1996 jusqu’en 2021, date de la dernière présidentielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une succession de père au fils </strong><strong></strong></h2>



<p>Reconnu pour son engagement contre le terrorisme au Tchad aussi bien qu’au sahel tout entier, ce militaire dans l’âme ne se contentait point du confort de sa fonction de président de la République. À chaque fois que l’intégrité du territoire tchadien était menacée, il prenait lui-même la tête de ses troupes. On se rappelle à ce titre la victoire contre Boko Haram en 2020 et qui marquera sa consécration en maréchal.</p>



<p>En 2021, alors que les rebelles du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Front_pour_l%E2%80%99alternance_et_la_concorde_au_Tchad">Front pour l’alternance et la concorde</a> (FACT) menaçaient de marcher sur Ndjamena, Idriss Déby tente de nouveau de stopper leur avancée, d’après des explications issues de sources militaires tchadiennes. Mardi&nbsp;20&nbsp;avril 2021, il succombe à ses blessures après au moins trente ans passés au pouvoir.</p>



<p>Machinalement, juste après l’annonce du décès de Déby, son fils&nbsp;Mahamat Idriss Déby prend la tête d’un&nbsp;Conseil militaire de transition. Cela en violation flagrante de la constitution tchadienne de 2018 qui stipule en son article&nbsp;81&nbsp;: <em>« En cas de vacance de la Présidence de la République pour quelque cause que ce soit ou d’empêchement définitif constaté par la Cour Suprême saisie par le Gouvernement et statuant à la majorité absolue de ses membres, les attributions du Président de la République [ndlr] sont provisoirement exercées par le Président de l’Assemblée Nationale et, en cas d’empêchement de ce dernier, par le 1er Vice-président </em>».&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les principes démocratiques mis en mal </strong><strong></strong></h3>



<p>Cette constitution de 2018 est assez claire sur la gestion de cette période de vacance de la présidence. Quarante-cinq (45) jours au moins et quatre-vingt-dix (90) jours au plus, après l’ouverture de la vacance, de&nbsp;nouvelles élections présidentielles doivent être organisées.</p>



<p>Les nouveaux hommes forts du Tchad semblent avoir fait fi de toutes ces dispositions contenues dans cette loi fondamentale, qui a été révisée en décembre 2020. Certes, des sources racontent que le président de l’Assemblée nationale aurait décliné la proposition en raison de son âge, mais qu’en est-il du vice-président de cette même institution ? Supposons que tous ces deux aient refusé la proposition de siéger dans les fauteuils présidentiels, la démocratie prévoit-elle une succession de père au fils ? Sommes-nous dans une Dynastie ?</p>



<p>Le père ayant gouverné le pays au moins pendant 30 ans, un de ses fils se croit maintenant l’héritier légitime du trône. Cette succession rapide du défunt président laisse planer beaucoup de doute sur la mort du maréchal. Il pourrait bien y avoir anguille sous roche.</p>



<p>Les partis de l’opposition tchadienne parlent déjà de <em>« coup d’État institutionnel</em> » et « <em>appellent à l’instauration d’une transition dirigée par des civils dans le respect de l’ordre républicain à travers un dialogue inclusif</em> ».</p>



<p>Cette situation au Tchad vient démontrer une fois de plus combien les systèmes démocratiques dans les pays du sahel en particulier, en Afrique en général, sont fragiles dans leurs principes. Partout, on assiste à un véritable piétinement des valeurs démocratiques pour la défense d’intérêts personnels. Dans un tel contexte, difficile de songer à une réelle sortie de crise dans la région.</p>



<p><strong>Fousseni Togola&nbsp; </strong><strong></strong></p>



<p><strong>Source&nbsp;: Maliweb.net</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Le CNSP entre incohérence et ruse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Aug 2020 09:05:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[CNSP]]></category>
		<category><![CDATA[incohérence]]></category>
		<category><![CDATA[M5-RFP]]></category>
		<category><![CDATA[ruse]]></category>
		<category><![CDATA[violation de la constitution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À travers la prise du pouvoir public par le CNSP sur fond d’incohérence ou de confusion, c’est-à-dire par la violation flagrante de la Constitution, le Mali vient de connaitre un faux départ qui ouvre la porte à toutes les aventures pouvant rendre incertaine l’arrivée.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Mardi 18 août 2020, tôt le matin, une mutinerie de militaires a éclaté, par des tirs de rafales et l’enlèvement des armes au camp de Kati, l’épicentre de celle-ci. Brusquement la mutinerie s’est muée en coup d’État par l’arrestation des officiels civils et militaires sur les lieux de leur travail. </strong></p>



<p>Le coup d’État a connu son parachèvement avec l’arrestation du PR et son PM et la contrainte des désormais mutins-putschistes sur le PR IBK pour lui arracher sa démission de ses fonctions, la démission du Gouvernement et la dissolution de l’Assemblée nationale.</p>



<p>Procédant ainsi, les désormais putschistes croyaient avoir l’argument constitutionnel de la démission du PR pour justifier leur forfaiture qui n’est d’autre chose qu’un coup d’État prescrit comme un crime imprescriptible en bonne place dans la Constitution du 25 février 1992.</p>



<p>La démission étant volontaire au regard de la loi suprême, le Président de la République IBK l’a clairement dit qu’il en a été obligé ; en conséquence, nous avons en face de nous un coup d’État au-delà de tout habillage intellectualiste ou opportuniste des supporters du CNSP.</p>



<p>Il est incohérent et inconséquent de la part des relais nationaux et locaux du coup d’État de soutenir la thèse de la démission du PR IBK pour que les animateurs de ce crime ne soient appelés des putschistes aussi simplement que leur acte se présente trivialement au regard de notre Constitution démocratique.</p>



<p>Mieux le CNSP peut-il justifier, sur la base de la Constitution du 25 février 1992, le rôle inconstitutionnel qu’il a usurpé pour ouvrir une transition au Mali ?</p>



<p>La réponse est évidemment non, car le CNSP est par essence inconstitutionnel par les conditions de son existence, sa composition et son fonctionnement.</p>



<p>À travers la prise du pouvoir public par le CNSP sur fond d’incohérence ou de confusion, c’est-à-dire par la violation flagrante de la Constitution, le Mali vient de connaitre un faux départ qui ouvre la porte à toutes les aventures pouvant rendre incertaine l’arrivée.</p>



<p>Faisant l’intrusion dans l’espace politique, les putschistes déclarent reconnaître tous les traités et engagements internationaux auxquels le Mali a souscrit entre autres&nbsp;: l’Accord d’Alger, la présence des forces internationales la MINUSMA, la force Barkhane, l’opération Takuba, le G5 Sahel.&nbsp;</p>



<p>Aussi déclare-t-il, le porte-parole du coup d’État, le Colonel Major WAGUE, que le CNSP n’a pas de lien avec le M5.</p>



<p>Il a fallu attendre le vendredi 21 août 2020 pour que le CNSP s’affiche publiquement en noce avec le M5 lors du meeting de soutien à lui dédier par celui-ci.</p>



<p>Par ruse, le CNSP fait un clin d’œil aux organisations sous-régionales, continentale et internationales (CEDEAO, UA, UE, ONU&#8230;.) et d’autre part s’appuie à l’interne sur le M5 pour se légitimer au plan sociopolitique.&nbsp;</p>



<p>Les forces démocratiques et républicaines du Mali vont-elles croire ou accepter naïvement ce saupoudrage politico-militaire savant du coup d’État du CNSP et soutiens ?&nbsp;</p>



<p>Le présent coup d’État ne doit et ne peut prospérer, car ses conséquences pourront être géométriques pour le Mali, la sous-région ouest-africaine et la communauté internationale tout entière.&nbsp;</p>



<p>Le CNSP et ses alliés déclarés ou non veulent remettre en cause tous les acquis démocratiques (nombre et durée de mandat présidentiel au Mali&#8230;&#8230;..) et faire changer le paradigme référentiel de la troisième République et sa démocratie à savoir les événements de Mars 1991.&nbsp;</p>



<p>Cette remise en cause de la démocratie malienne, ses acquis et ses acteurs, est justifiée par des jugements généraux des militaires et acolytes, car ils présentent tout ce qui est relatif à ceux-ci de façon négative sans aucun effort cognitif de distinction ou d’introduction de degrés d’appréciations des faits ou des acteurs du mouvement démocratique.&nbsp;</p>



<p>Aussi, le coup d’État ouvre la voie plus facile à la réalisation des préoccupations individuelles au goût nauséabond du règlement de compte, de vengeance et du jeunisme rampant de certains opportunistes désireux de se donner un destin public par la facilité sans aucune forme d’engagement socio-politique conséquente.</p>



<p>Grosso modo, les acteurs du CNSP, militaires assermentés, s’ils veulent rendre véritablement service aux Maliens, ils doivent allier la forme et le contenu de leur démarche afin qu’elle soit républicaine et démocratique. Cela passe par le fait de sauver la démocratie et la république de notre pays par leur intermédiation impartiale.</p>



<p>&nbsp;Cette intermédiation doit consister à concilier les deux positions opposées de la majorité et du M5 au sujet des solutions de sortie de l’actuelle crise socio-politique majeure du pays.</p>



<p>Les membres du CNSP, militaires de terrain et diplômés des grandes écoles militaires, doivent faire attention à leur entrée sur le terrain politique par effraction, car celui-ci peut-être assez glissant, voire particulièrement mouvant, pour eux.&nbsp;</p>



<p>Au militaire l’art qui lui sied, celui de la guerre, et au politique celui de gouverner la cité ; c’est cela la justice dans la conduite des actions socio-politiques dans un pays en mode démocratique&nbsp;: à chacun son domaine de compétence.</p>



<p><strong>M.&nbsp;Seydou CISSE, professeur de philosophie morale et politique à l’ENSup.</strong></p>



<p><strong>BKO, le 24 août 2020</strong></p>



<p><em>Le contenu n’engage que l’auteur de l’article</em><strong> </strong><em>et ne constitue nullement la position de Phileingora. </em><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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