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	<title>Archives des valeurs culturelles &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Le sinankunya face au monde moderne : la plaisanterie à cousinage survit-elle en ville ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Valeur centrale du Programme national d’éducation aux valeurs, le sinankunya demeure un puissant mécanisme de cohésion sociale au Mali. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Mali, cette institution pluriséculaire qui permet à des communautés entières de se moquer les unes des autres sans qu&rsquo;une goutte de sang coule est érigée en valeur cardinale par le Programme National d&rsquo;Éducation aux Valeurs. Mais entre les embouteillages de Bamako, les smartphones et l&rsquo;individualisme ambiant, que reste-t-il du pacte ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La scène se passe à un carrefour de Bamako, côté Lafiabougou. Deux hommes viennent de se rentrer dedans avec leurs motos. Casques inexistants, jurons immédiats. L&rsquo;un lance le nom de l&rsquo;autre. L&rsquo;autre reconnaît une terminaison patronymique. Un silence d&rsquo;une demi-seconde. Puis les deux éclatent de rire — parce qu&rsquo;ils sont&nbsp;<em>sinanku</em>, cousins à plaisanterie. Ils se mettent à s&rsquo;insulter avec une tendresse qui déroute les passants non initiés. La dispute s&rsquo;évapore. Les motos repartent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce genre de scène existe encore. Mais de moins en moins. Et c&rsquo;est précisément ce rétrécissement-là qui inquiète les rédacteurs du Programme National d&rsquo;Éducation aux Valeurs (PNEV) malien, lancé par les autorités de la Transition. Le texte cite le&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;parmi les «&nbsp;<em>valeurs existentielles</em>&nbsp;» du pays, aux côtés de la solidarité, de l&rsquo;hospitalité et de l&rsquo;honnêteté. Autrement dit : le considère comme un pilier de la cohésion nationale, pas comme un folklore pittoresque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question est de savoir si ce pilier tient encore le plafond.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un pacte sacré déguisé en dérision</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de se demander ce qu&rsquo;il devient, rappelons ce qu&rsquo;il est. Le&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;— ou&nbsp;<em>sanankuya</em>&nbsp;selon les langues — est traduit dans le PNEV comme «&nbsp;<em>parenté à plaisanterie</em>&nbsp;». La formule est juste mais réductrice. Il s&rsquo;agit en réalité, selon le document, d&rsquo;un «&nbsp;<em>pacte d&rsquo;alliance et de non-agression érigé en lien de parenté, associé à un jeu de dérision mutuelle, chacun se retrouvant en l&rsquo;autre</em>&nbsp;». Un traité de paix déguisé en joute verbale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses fondements sont anciens et divers. Entre certains patronymes, l&rsquo;alliance est héréditaire : les Traoré et les Diarra se charient depuis des siècles, les Coulibaly et les Fomba aussi, les Bozo et les Dogon partagent un cousinage légendaire né des rives du fleuve Niger. Entre certaines communautés, elle est ethnique : Peuls et Bambaras, Soninké et Maures, Sénoufo et Dioula s&rsquo;y adonnent selon des codes propres, transmis oralement de génération en génération. Elle peut aussi être géographique, entre villages voisins dont l&rsquo;histoire a forgé des liens d&rsquo;alliance et de complémentarité économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans tous les cas, le mécanisme est le même : l&rsquo;insulte ritualisée est permise, voire obligatoire. «&nbsp;<em>Tu es mon esclave</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>vous mangez des lézards</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>vous êtes des consommateurs du haricot</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>vous n&rsquo;êtes bons qu&rsquo;à garder les chèvres</em>&nbsp;» — autant de formules qui, dans un autre contexte, déclencheraient une bagarre, et qui ici appellent une réponse du même tonneau, dans le rire. L&rsquo;anthropologue Germaine Dieterlen, qui avait étudié ces pratiques chez les Dogon dans les années 1940, avait été frappée par leur capacité à désamorcer les tensions que d&rsquo;autres sociétés règlent par la violence.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un amortisseur de conflits à grande échelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui fait la spécificité du&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;par rapport à d&rsquo;autres formes de plaisanterie culturelle dans le monde, c&rsquo;est son ancrage institutionnel. Il n&rsquo;est pas une blague. C&rsquo;est un droit et un devoir codifiés, assortis d&rsquo;obligations précises. Le PNEV le décrit comme «&nbsp;<em>un formidable moyen de médiation sociale, qui participe des mécanismes traditionnels vivants de résolution des conflits à toutes les échelles</em>&nbsp;». Le mot «&nbsp;<em>vivants</em>&nbsp;» mérite attention — les rédacteurs y croient encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et l&rsquo;histoire leur donne des raisons d&rsquo;y croire. Des chercheurs ont documenté des situations de tension intercommunautaire — disputes foncières, palabres entre villages, froissements de prestige — où l&rsquo;invocation du&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;entre protagonistes a suffi à désamorcer ce qui menaçait de dégénérer. L&rsquo;humour comme soupape. La dérision comme traité de paix. La moquerie comme sauf-conduit diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le contexte malien actuel, marqué par des années de crise sécuritaire et une véritable guerre informationnelle, la valeur opérationnelle de ce mécanisme n&rsquo;est pas seulement symbolique. Elle est potentiellement vitale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Bamako, broyeuse de pactes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais voilà le problème : Bamako n&rsquo;est pas un village. Et c&rsquo;est dans les villes que se joue désormais la majorité de la vie sociale malienne. La capitale a quintuplé de population en trente ans. Elle abrite aujourd&rsquo;hui plus de trois millions de personnes venues de tous les horizons du pays — et au-delà. Dans cet espace urbain saturé, anonyme, où l&rsquo;on ne sait pas toujours qui est son voisin de palier, encore moins son patronyme, le&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;perd sa condition d&rsquo;existence première : la connaissance de l&rsquo;autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le pacte repose sur la reconnaissance. Pour plaisanter avec quelqu&rsquo;un, encore faut-il savoir qu&rsquo;on est son&nbsp;<em>sinanku</em>. Or dans les quartiers populaires de Bamako — Banconi, Sogoniko, Yirimadio —, les gens se croisent sans se voir, travaillent ensemble sans jamais apprendre d&rsquo;où ils viennent. La mobilité sociale brasse les patronymes mais dilue les codes. Un Keïta né à Bamako de parents originaires de Ségou et éduqué dans une école française peut très bien ne jamais avoir appris avec qui sa famille partage un cousinage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PNEV le reconnaît à demi-mot : «&nbsp;<em>l&rsquo;effritement de l&rsquo;autorité parentale</em>&nbsp;» et les transformations urbaines ont «&nbsp;<em>sérieusement affecté nos valeurs culturelles fondamentales comme le cousinage, la solidarité et l&rsquo;entraide</em>&nbsp;». Le cousinage vient en premier dans la liste. Ce n&rsquo;est pas un hasard.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le smartphone ne sait pas jouer à ça</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a aussi la question des écrans. Le&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;est une pratique de présence physique. Son efficacité sociale tient précisément à ce qu&rsquo;elle se déploie en public, devant témoins, dans un espace partagé. La plaisanterie prend son sens dans le regard des autres — qui rient, qui valident, qui rappellent les règles si quelqu&rsquo;un dépasse les bornes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or la sociabilité numérique, qui a colonisé une large part du temps social des jeunes Maliens, obéit à d&rsquo;autres logiques. On ne sait pas encore très bien comment plaisanter sur WhatsApp avec son cousin-à-plaisanterie — surtout quand on n&rsquo;a jamais appris qu&rsquo;il l&rsquo;était. Les mèmes, les GIF, les stories ne véhiculent pas les codes du&nbsp;<em>sinankunya</em>. Et ce qui ne passe pas par les écrans finit, pour une génération entière, par n&rsquo;exister que vaguement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a là un paradoxe que les autorités maliennes perçoivent sans toujours savoir comment l&rsquo;adresser : comment numériser quelque chose qui n&rsquo;existe que dans le corps-à-corps, dans la voix, dans le geste, dans l&rsquo;espace commun de la rue ou du marché ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Résistances et réinventions</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;n&rsquo;est pas mort. Loin de là. Il se pratique encore, intensément, dans les cérémonies familiales — mariages, baptêmes, funérailles — où les retrouvailles entre cousins à plaisanterie donnent lieu à des joutes verbales d&rsquo;une inventivité parfois vertigineuse. Il survit aussi dans certaines professions où la sociabilité est dense : les marchés, les transports en commun, certains milieux associatifs. Des griots en font même une spécialité, rappelant publiquement les alliances lors des grands rassemblements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus surprenant : des formes de&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;ont émergé entre groupes ethniques que la crise sécuritaire avait mis en tension. Des initiatives de réconciliation intercommunautaire, notamment dans le centre du Mali, ont délibérément convoqué le mécanisme traditionnel pour créer un espace de parole détendue entre communautés dont les relations s&rsquo;étaient crispées. La plaisanterie comme thérapie collective. L&rsquo;insulte ritualisée comme première étape vers le dialogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs sur ce terrain-là que le PNEV place ses espoirs les plus explicites : le&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;y est présenté non seulement comme un héritage à préserver, mais comme un «&nbsp;<em>instrument vivant de résolution des conflits&nbsp;</em>», mobilisable aujourd&rsquo;hui à toutes les échelles, du quartier au pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un pari sur la transmission</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le vrai défi n&rsquo;est pas de défendre le&nbsp;<em>sinankunya</em>&nbsp;contre la modernité. C&rsquo;est de l&rsquo;enseigner à une génération qui ne l&rsquo;a pas reçu naturellement. C&rsquo;est là que le PNEV tente quelque chose d&rsquo;ambitieux : intégrer ces mécanismes sociaux traditionnels dans les curricula scolaires, en faire une matière vivante plutôt qu&rsquo;un chapitre de manuel, et redonner aux griots, aux aînés et aux associations culturelles les moyens de les transmettre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pari est plausible. Des recherches menées dans d&rsquo;autres contextes africains montrent que les pratiques culturelles de régulation sociale résistent bien mieux qu&rsquo;on ne le croit à l&rsquo;urbanisation — à condition qu&rsquo;elles soient nommées, valorisées, expliquées. Ce qui disparaît, ce n&rsquo;est pas toujours la pratique. C&rsquo;est parfois seulement la conscience de ce qu&rsquo;elle signifie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;<em>sinankunya</em>, ça ne s&rsquo;apprend pas dans un livre. Ça s&rsquo;apprend en riant. Sans doute. Mais encore faut-il savoir avec qui rire, et pourquoi. Et ça, c&rsquo;est précisément ce que l&rsquo;école, la famille et la société ont, depuis quelques décennies, cessé d&rsquo;enseigner. Le reste viendra peut-être tout seul.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako accueille le Festival International des Femmes du 4 au 7 décembre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 10:25:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Participez au Festival international des femmes à Bamako, du 4 au 7 décembre 2025, axé sur le rôle des femmes dans la paix.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Du 4 au 7 décembre 2025,&nbsp;</em></strong><strong><em>dans le sillage de la campagne des 16 jours d’activisme qui se déroulent chaque année du 25 novembre au 10 décembre, visant à mobiliser contre toutes les formes de violences basées sur le genre,&nbsp;</em></strong><strong><em>Bamako accueillera le Festival International des Femmes (FESTI-FEM), au Palais de la Culture. Placé sous le thème&nbsp;</em></strong><strong><em>«&nbsp;</em></strong><strong><em>Femme, pilier de la paix et gardienne des valeurs socio-culturelles</em></strong><strong><em>&nbsp;»</em></strong><strong><em>, cet événement phare de l’Année de la Culture veut donner aux femmes maliennes et africaines une tribune pour célébrer, débattre et affirmer leur rôle central dans la paix et le développement.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, les femmes portent depuis toujours la mémoire des lignages et la douleur des guerres, les gestes du quotidien et les espoirs des générations. En ce mois de décembre 2025, dans les allées du Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, c’est à elles que revient la scène et la lumière. Le Festival International des Femmes (FESTI-FEM), organisé du 4 au 7 décembre par CIRA Charity et Mussokakorota, se veut bien plus qu’une célébration. C’est une proclamation : celle de la femme comme pilier de la paix et gardienne des valeurs socio-culturelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-annee-de-culture-une-annee-de-memoire"><strong>Une année de culture, une année de mémoire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">2025, décrétée&nbsp;<em>Année de la Culture</em>&nbsp;par par le président de la transition, le général d’armée Asimi Goïta, devait se conclure sur une note d’unité. Elle s’achèvera avec ce festival, moment de convergence où se croisent musique, arts, panels, expositions, débats. Ici, pas de folklore décoratif. La culture est convoquée comme arme douce, comme levier pour recoudre les fissures d’un pays meurtri par les conflits et les déplacements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message est clair : «&nbsp;<em>Soutenir FESTI-FEM, c’est investir dans la paix et dans l’avenir du Mali&nbsp;</em>». Derrière le slogan, l’ambition, il s’agit de faire de Bamako la capitale d’un féminisme enraciné, où la femme n’est pas importée comme une figure de vitrine mais affirmée comme actrice centrale du changement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-temps-des-femmes-le-temps-du-monde"><strong>Le temps des femmes, le temps du monde</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali n’est pas seul. Des partenaires internationaux – ONU Femmes, UNICEF, UNESCO, Union européenne – voient dans ce festival une tribune pour une cause universelle. Car de Kaboul à Kinshasa, de Gaza à Port-au-Prince, les femmes sont à la fois premières victimes et premières résistantes. Ici comme ailleurs, elles tiennent le fil ténu de la survie et du quotidien, alors même que les discours officiels les relèguent souvent à l’arrière-plan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, le FESTI-FEM leur rend le premier rôle. C’est une scène mais aussi une agora. On y parlera leadership féminin, réconciliation, autonomisation, culture comme outil de cohésion. On y verra aussi des artistes, des danseuses, des conteuses. Le politique et le poétique, réconciliés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De la solidarité au leadership</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce festival ne se limite pas à la célébration. Il veut mobiliser l’État, afin d&rsquo;accélérer les politiques inclusives ; les bailleurs, souvent frileux ; la société civile, surtout, pour pérenniser la dynamique. Car la paix, au Mali comme ailleurs, ne se négocie pas seulement entre militaires et diplomates. Elle se construit dans les foyers, les écoles, les associations. Et ce sont les femmes qui, chaque jour, la portent sur leurs épaules.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des panels et des concerts, FESTI-FEM est une manière de dire au monde que la reconstruction du Mali ne pourra se faire sans ses femmes. Que la paix ne sera pas durable sans elles. Et que la culture, loin d’être une parure, est l’outil le plus puissant pour changer les mentalités et transmettre des valeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où l’instabilité a trop souvent dicté le calendrier, ce festival s’impose comme une respiration. Un pari : celui d’un futur porté par les voix des femmes, hautes, claires et nécessaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le temps des femmes n’est pas pour demain. Il est pour aujourd’hui. À Bamako, il vient de commencer, à travers la première édition du Festival international des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title> Bamako, une conférence pour réconcilier jeunesse et identité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans le cadre de « 2025, année de la culture au Mali », décrétée par le président de la Transition, le Général d'Armée Assimi Goïta, une conférence s’est tenue ce jeudi 3 avril 2025 à l'Université Yambo Ouologuem de Bamako. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le cadre de «&nbsp;2025, année de la culture au Mali&nbsp;», décrétée par le président de la Transition, le Général d&rsquo;Armée Assimi Goïta, une conférence s’est tenue ce jeudi 3 avril 2025 à l&rsquo;Université Yambo Ouologuem de Bamako. Placée sous le thème «&nbsp;Citoyenneté et valeurs culturelles&nbsp;», cette rencontre était animée par la Marraine du mois de mars, Dr Fatoumata Coulibaly dite FC.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;événement, initié par le ministère de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du Tourisme en partenariat avec celui de l&rsquo;Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a rassemblé de nombreux acteurs du monde culturel, des universitaires et des étudiants.&nbsp;DAGNOKO</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Marraine du mois de mars et conférencière, Dr Fatoumata Coulibaly dite FC a mis l’accent sur l’importance de parler de la citoyenneté et des valeurs culturelles dans les établissements scolaires et universitaires. «&nbsp;<em>On n&rsquo;en parle pas beaucoup dans nos établissements, et pourtant, il faut en parler dans nos langues nationales, dans toutes nos langues nationales. Il est essentiel que la jeunesse sache qui elle est, d&rsquo;où elle vient, sans renier son ethnie, son pays, sa localité, ni sa culture&nbsp;</em>», a-t-elle affirmé avec conviction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a souligné que la culture englobe tous les aspects de la vie : éducation, santé, environnement, traditions, et bien plus encore. Pour elle, la citoyenneté repose sur des valeurs universelles comme l’écoute, la tolérance et l’égalité entre les citoyens, quel que soit leur statut social ou leur appartenance ethnique. «&nbsp;<em>Nos cultures sont riches et variées, et leurs valeurs doivent façonner notre citoyenneté. Être un bon citoyen, c&rsquo;est être en accord avec soi-même, s&rsquo;aimer et se respecter&nbsp;</em>», a-t-elle ajouté.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;engagement des autorités maliennes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Représentant le ministre de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du Tourisme, Alamouta Dagnoko a rappelé l&rsquo;importance de la culture comme outil de transformation sociale et de consolidation de la cohésion nationale. «&nbsp;<em>Depuis 2012, le Mali fait face à une crise multiforme qui a entraîné une perte de valeurs identitaires et de repères culturels. La restauration de ces valeurs est aujourd&rsquo;hui un enjeu primordial</em>&nbsp;», a-t-il déclaré.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Lassistance-lors-de-la-Conference-le-3-avril-2025-a-luniversite-Yambo-Ouologuem.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="462" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Lassistance-lors-de-la-Conference-le-3-avril-2025-a-luniversite-Yambo-Ouologuem-1024x462.jpeg" alt="L'assistance lors de la Conférence, le 3 avril 2025 à l'université Yambo Ouologuem" class="wp-image-18288" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Lassistance-lors-de-la-Conference-le-3-avril-2025-a-luniversite-Yambo-Ouologuem-1024x462.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Lassistance-lors-de-la-Conference-le-3-avril-2025-a-luniversite-Yambo-Ouologuem-300x135.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Lassistance-lors-de-la-Conference-le-3-avril-2025-a-luniversite-Yambo-Ouologuem-768x346.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Lassistance-lors-de-la-Conference-le-3-avril-2025-a-luniversite-Yambo-Ouologuem-585x264.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Lassistance-lors-de-la-Conference-le-3-avril-2025-a-luniversite-Yambo-Ouologuem-600x271.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/04/Lassistance-lors-de-la-Conference-le-3-avril-2025-a-luniversite-Yambo-Ouologuem.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"> L&rsquo;assistance lors de la Conférence, le 3 avril 2025 à l&rsquo;université Yambo Ouologuem de Bamako. Ibrahim Kalifa Djitteye/ Sahel Tribune.  </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette journée a mis en avant l’importance de la transmission des valeurs maliennes, notamment par l’éducation et l’oralité, afin de renforcer la cohésion sociale et l’identité nationale. Dans cette dynamique, le projet «&nbsp;<em>Culture Mali 2025</em>&nbsp;» a été lancé pour faire de la culture un levier de transformation sociale et économique. Il repose sur trois axes majeurs, notamment la revitalisation culturelle des territoires, la valorisation du patrimoine pour la paix et la réconciliation, ainsi que le repositionnement de l’image du Mali à l’international. Dix initiatives phares, telles que l’éducation à la citoyenneté, le développement des industries culturelles et la promotion des talents, accompagneront ce programme ambitieux visant à insuffler un nouvel élan à la culture malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En marge de la conférence, les participants ont eu l&rsquo;opportunité d&rsquo;assister à la projection du film «&nbsp;<em>La danse du singe du réalisateur malien Salif Traoré</em>&nbsp;». Ce moment cinématographique a permis de mettre en lumière l’importance de l’art et du patrimoine culturel dans la transmission des valeurs sociétales et identitaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vers une réappropriation des valeurs culturelles</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’intervention de Dr Fatoumata Coulibaly dite FC et des autorités présentes a mis en exergue l&rsquo;urgence d&rsquo;un retour aux valeurs culturelles maliennes. La conférencière a exhorté la jeunesse à être «&nbsp;<em>comme un bon jardinier</em>&nbsp;», selon les mots d&rsquo;Amadou Hampâté Bâ : «&nbsp;<em>Un arbre a besoin de profondes racines pour grandir et s&rsquo;épanouir&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette conférence marque ainsi une étape importante dans l&rsquo;éveil des consciences et la promotion des valeurs culturelles comme socle de la citoyenneté. Avec des initiatives comme «&nbsp;<em>Culture Mali 2025</em>&nbsp;», le pays s&rsquo;engage dans un processus de revitalisation identitaire et culturelle, porté par des actions concrètes et des discours inspirants. Un pas de plus vers le «&nbsp;<em>Mali Kura</em>&nbsp;» voulu par les autorités de la Transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kaflifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Festival du vivre ensemble 9 : une célébration de la diversité et de la résilience</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Dec 2024 11:05:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Plongez dans le Festival du vivre ensemble à Tombouctou. Une célébration de la paix, de la réconciliation et de l'héritage culturel.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Tombouctou vit, depuis le 16&nbsp;décembre, aux couleurs du Vivre Ensemble. Après l’ouverture de la Foire le 16&nbsp;décembre, la cérémonie officielle de la 9&nbsp;ᵉ édition du Festival international vivre ensemble a eu lieu le 19&nbsp;décembre 2024 au Centre culturel Flamme de la paix de la cité des 333&nbsp;Saints. L’évènement, qui prendra fin ce dimanche&nbsp;22&nbsp;décembre, incarne un message fort, notamment celui de la paix, de la réconciliation et de la valorisation d’un patrimoine culturel inestimable.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Placée sous le thème « <em>Jeune et engagement citoyen au cœur de la réconciliation et du vivre ensemble </em>», cette édition s’inscrit dans un contexte marqué par des défis sociopolitiques et sécuritaires. La cérémonie d’ouverture, présidée par le Général Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, a réuni plusieurs membres du gouvernement, dont M.&nbsp;Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, ainsi que M.&nbsp;Abdoul Kassim Fomba, ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne. Leur présence traduit l’engagement des autorités maliennes à promouvoir l’unité nationale à travers la culture et l’engagement citoyen.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-carrefour-interculturel-et-diplomatique"><strong>Un carrefour interculturel et diplomatique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avec plus de 100&nbsp;festivaliers venus des quatre coins du globe, Afrique, Europe, Asie, Amérique, le Festival Vivre Ensemble constitue une véritable plateforme d’échanges interculturels et diplomatiques. La diversité des participants témoigne de l’universalité des valeurs prônées par cette manifestation&nbsp;: le dialogue, la tolérance et la cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les activités variées, allant des expositions artistiques aux concerts en passant par des ateliers de réflexion, rappellent que la culture est un outil puissant de rapprochement entre les peuples. Cette 9&nbsp;ᵉ édition reflète également l’espoir d’une renaissance touristique au Mali, comme en témoigne l’accueil chaleureux réservé à un groupe de touristes étrangers par les autorités locales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-message-d-espoir-et-de-resilience"><strong>Un message d’espoir et de résilience</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Tombouctou, ville historique et emblématique, ce festival marque une renaissance. Autrefois joyau touristique et culturel du Mali, la cité a souffert des affres de l’insécurité. Aujourd’hui, la tenue de cet évènement est une preuve éclatante de la résilience des populations locales et de leur détermination à préserver leur patrimoine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Festival Vivre Ensemble ne se limite pas à célébrer la richesse culturelle de Tombouctou. Il rappelle aussi l’importance de l’engagement citoyen, en particulier celui des jeunes, pour bâtir un avenir fondé sur la paix et l’unité. Dans ce contexte, le thème choisi pour cette édition sonne comme un appel à l’action collective.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-relance-du-tourisme-au-mali"><strong>Vers une relance du tourisme au Mali</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La présence de touristes étrangers à Tombouctou est un symbole fort. Elle ravive les souvenirs des années fastes du tourisme malien et laisse entrevoir une reprise prochaine des activités touristiques, non seulement à Tombouctou, mais sur l’ensemble du territoire national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilisation des autorités, des diplomates et des festivaliers montre que la culture reste un levier stratégique pour redorer l’image du Mali à l’international. Elle est aussi un moyen de réaffirmer que malgré les turbulences, le Mali demeure un pays d’accueil, de partage et de vivre ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim K. Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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