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	<title>Archives des USAID &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>De « pays de merde » à « pays stratégiques » : Trump réécrit l’Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 21:14:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le 9 juillet 2025, Donald Trump a organisé un mini-sommet historique USA-Afrique, redéfinissant les relations diplomatiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un monde où la géopolitique se joue au gramme de cobalt près, le président américain opte pour une diplomatie ciblée, minérale et… intéressée. L’Afrique, elle, hésite encore entre partenariat et prudence.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un déjeuner d’apparence feutrée, des discours calibrés, et pourtant… Un tournant. Le 9 juillet 2025, dans la salle à manger d’État de la Maison-Blanche, Donald Trump — l’homme des superlatifs et des volte-face — réunissait cinq chefs d’État africains pour ce qu’il a lui-même qualifié de «&nbsp;<em>mini-sommet historique</em>&nbsp;». Un huis clos diplomatique aux allures de chasse aux minerais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On le croyait définitivement rangé aux oubliettes de l’Histoire, classé dans les annales abrasives de la politique américaine comme une anomalie populiste. Mais voilà que Donald J. Trump, tel le phœnix capricieux du GOP, revient sur le devant de la scène — cravate rouge au vent, rhétorique intacte — pour façonner une nouvelle version de la politique africaine des États-Unis. Et ce, non plus dans le cadre fastidieux et boursouflé des sommets à 54, mais dans un cercle restreint, ciblé, pesé : cinq présidents, cinq cartes stratégiques sur l’échiquier des ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-casting-pense-un-decor-maitrise"><strong>Un casting pensé, un décor maîtrisé</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du 9 au 11 juillet, Bassirou Diomaye Faye (Sénégal), Joseph Boakai (Liberia), Mohamed Ould Ghazouani (Mauritanie), Umaro Sissoco Embaló (Guinée-Bissau) et Brice Clotaire Oligui Nguema (Gabon) ont eu droit à ce que Washington appelle désormais la «&nbsp;<em>diplomatie de proximité ciblée&nbsp;</em>». Pas de flonflons multilatéraux, pas de déclarations universelles ; juste du concret, du brut, du minéral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Des terres de très grande valeur</em>&nbsp;», a lancé Trump, des étoiles dans les yeux — non pas pour la poésie des paysages, mais pour leur contenu en lithium, cobalt, or et manganèse. «&nbsp;<em>Un grand potentiel économique, comme peu d’autres endroits</em>&nbsp;», a-t-il poursuivi. L’Afrique, hier «&nbsp;<em>shithole</em>&nbsp;» country, est aujourd’hui une mine à ciel ouvert aux yeux du milliardaire recyclé en président. Ironie des revirements.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-minerais-des-deals-et-peu-de-morale"><strong>Des minerais, des deals, et peu de morale</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, cette rencontre est moins un sommet qu’un business pitch. L’or libérien, la bauxite de Bissau, l’uranium mauritanien, le zircon sénégalais, le manganèse gabonais : autant d’arguments que Trump brandit pour justifier ce virage économique. Finie l’aide, place au commerce. «&nbsp;<em>Gagnant-gagnant</em>&nbsp;», dit la Maison-Blanche. Traduction : on prend les ressources, vous prenez les promesses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette logique, l’USAID est priée de plier bagage. La doctrine Trump est claire : «&nbsp;<em>de la charité à la viabilité</em>&nbsp;». Comprendre : moins de subventions, plus de contrats. Une philosophie résolument transactionnelle, à l’image de l’homme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-sommet-deux-ennemis-pekin-et-moscou"><strong>Un sommet, deux ennemis : Pékin et Moscou</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mini-sommet ne se comprend pleinement qu’à la lumière de ses absents : la Chine et la Russie. Xi Jinping promet 51 milliards de dollars sur trois ans, Poutine distribue des aides militaires, économiques et manuels de combat en échange de mines et de loyautés. Trump, lui, parie sur le capitalisme nu : deals miniers, infrastructures, avantages douaniers — assortis, il est vrai, de menaces tarifaires en cas d’insubordination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique devient le terrain de jeu d’une guerre froide revisitée. Mais les règles, cette fois, sont dictées par le marché, non par les idéologies. L’administration américaine ne cache plus son anxiété de voir Pékin et Moscou dicter les flux de matières premières stratégiques, alors que la transition énergétique exige un accès garanti à certains métaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-strategie-et-contradictions"><strong>Entre stratégie et contradictions</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, derrière les sourires figés des photos officielles, les tensions couvent. Car pendant que Trump parle de «&nbsp;<em>partenariats</em>&nbsp;», son administration menace d’imposer des droits de douane à l’Afrique du Sud, et d’interdire l’entrée de ressortissants de 25 pays africains, dont quatre représentés à ce sommet. Contradiction ? Schizophrénie ? Ou simplement une stratégie du rapport de force à l’américaine : on invite, on séduit, mais on n’hésite pas à cogner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Brice Oligui Nguema, tout en diplomatie feutrée, salue «&nbsp;<em>l’opportunité stratégique</em>&nbsp;» d’évoquer la sécurité dans le golfe de Guinée. Joseph Boakai, lui, veut tourner la page de la dépendance à l’aide. Mais tous savent que l’enjeu dépasse leurs présidences. Il s’agit de repositionner leur pays dans le nouveau Grand Jeu des matières premières.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trump-l-afrique-et-les-fantomes-du-passe"><strong>Trump, l’Afrique et les fantômes du passé</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">On ne referme pas aussi vite les plaies verbales d’un passé pas si lointain. «&nbsp;<em>Pays de merde</em>&nbsp;», avait dit Trump. L’Union africaine avait protesté. Aujourd’hui, les mêmes reviennent à la table. Parce qu’on ne choisit pas toujours ses partenaires. Et que l’Afrique, dans sa realpolitik nouvelle, a bien compris qu’il valait mieux discuter avec celui qui a les clés du coffre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais discuter ne veut pas dire oublier. L’ombre du mépris rôde encore dans les salons d’apparat. Et l’Afrique, plus fière que jamais, n’a pas l’intention de se laisser acheter sans conditions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-apres-sommet-vers-un-g20-des-ressources-africaines"><strong>L’après-sommet : vers un G20 des ressources africaines ?</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rendez-vous de juillet préfigure un sommet plus large en septembre à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Cette fois, une trentaine de pays africains sont pressentis. Washington veut faire de ce format un Davos afro-américain, vitrine d’un capitalisme à l’américaine, sans filtre, ni pitié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump redessine les cartes. Reste à savoir si les présidents africains sauront jouer leur main autrement qu’en simples fournisseurs de matière première. Ce sera leur défi. Et notre avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>USAID : la fin d’une ère ou un simple effet d’annonce ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), premier pourvoyeur d’aide humanitaire dans le monde, serait sur le point de fermer, selon Elon Musk. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), premier pourvoyeur d’aide humanitaire dans le monde, serait sur le point de fermer, selon Elon Musk. Une déclaration fracassante qui a immédiatement suscité des réactions en chaîne. Mais derrière l’effet de surprise, plusieurs questions émergent&nbsp;: cette annonce a-t-elle une réelle portée juridique ? Qui sont les gagnants et les perdants d’un éventuel retrait américain de l’aide au développement ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À peine l’annonce d’Elon Musk faite, la Maison Blanche s’est empressée de rappeler que le multimilliardaire ne prend aucune décision sans son aval. L’USAID étant une agence fédérale, sa dissolution relèverait d’un processus institutionnel complexe et non d’un simple tweet. Pourtant, ce débat dépasse le cadre d’une déclaration intempestive. Il s’inscrit dans un contexte plus large où l’aide au développement américaine est de plus en plus contestée, aussi bien aux États-Unis que dans les pays bénéficiaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un « jeu de dupes » enfin exposé ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour certains observateurs, cette éventuelle disparition de l’USAID n’a rien d’une catastrophe, bien au contraire. Placide Bulaimu, PDG de GB Holding Company en République démocratique du Congo, ne cache pas son enthousiasme&nbsp;: « <em>La fermeture de l’USAID est une très bonne décision, aussi bien pour les Américains que pour les Africains. Il était temps d’arrêter ce jeu de dupes qui consistait à donner aux Africains de l’eau de mer tout en faisant croire qu’il s’agissait d’un élixir. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat est partagé par Achille Mbembe, professeur d’histoire et de sciences politiques à l’université de Witwatersrand&nbsp;: « <em>Le terme “aide au développement” relève d’une véritable escroquerie sémantique. On fait croire aux opinions publiques qu’il s’agit de financements gratuits accordés à des nations indigentes. Certes, des dons existent, mais le gros de ce que l’on appelle l’APD (Aide Publique au Développement) est constitué de crédits qui doivent être remboursés. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière la façade de la générosité, c’est donc une mécanique financière bien rodée qui se joue, où les nations bénéficiaires se retrouvent, au final, plus endettées que libérées.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un réveil forcé pour les pays dépendants</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat prend une tournure encore plus concrète avec la réaction de Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal. Confronté à la suspension d’un programme énergétique financé par les États-Unis, il insiste sur l’urgence de réduire la dépendance financière de son pays&nbsp;: « <em>Plus de 500&nbsp;millions de dollars d’un programme sur l’électricité ont été suspendus… Nous ne pouvons pas continuer à dépendre des fonds provenant de l’étranger. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique est-elle réellement prête à se passer de l’USAID ? Pour certains, cette rupture forcée pourrait être l’occasion d’un sursaut économique et stratégique. Pour d’autres, elle risque d’aggraver des vulnérabilités existantes, notamment dans des secteurs comme la santé, l’éducation ou l’agriculture, où l’USAID joue encore un rôle majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce de la fermeture de l’USAID, bien que juridiquement incertaine, relance un vieux débat en Afrique. L’aide au développement est-elle un instrument d’émancipation ou un outil de domination ? Si certains pays voient cette rupture comme une opportunité de reconquête économique, d’autres, encore largement dépendants, risquent de payer le prix fort d’un retrait précipité des financements américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Chronique] Sariya Bato : quand le fleuve de la justice cherche son lit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Nov 2024 07:14:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Indépendance]]></category>
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		<category><![CDATA[Mali justice project]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez le projet Sariya Bato et son impact sur la justice au Mali. Une initiative qui vise à replacer les citoyens au cœur des réformes judiciaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph">Dans l’immense désert des défis judiciaires qui parsèment le Mali, le projet&nbsp;<em>Sariya Bato</em>&nbsp;s’érige comme une caravane porteuse d’espoir. Son lancement, tel un phare dans une nuit obscure, vient éclairer un chemin souvent encombré de méfiance, de corruption et d’injustice. Mais que signifie vraiment cette initiative dans une nation où la justice est perçue par beaucoup comme une oasis inaccessible ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sariya Bato</em>, qui signifie « <em>Respect de l’État de droit</em> » en bambara, s’apparente à un pont tendu entre les citoyens et les institutions judiciaires. Ce projet repose sur une idée fondamentale&nbsp;: replacer les citoyens au cœur des réformes. Dans un pays où le système judiciaire est parfois perçu comme un mirage — visible, mais insaisissable — cette initiative ambitionne de transformer les tribunaux en maisons ouvertes, accueillant sans distinction riches et pauvres, hommes et femmes, puissants et vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, marqué par des décennies d’instabilité, a vu son système judiciaire s’effilocher sous le poids des crises politiques et sociales. Pourtant, comme une terre en jachère attendant l’eau pour renaître, les citoyens réclament une justice qui leur parle, qui les écoute et qui les protège.&nbsp;<em>Sariya Bato</em>&nbsp;veut répondre à cet appel, à travers la modernisation des mécanismes judiciaires, l’amélioration des infrastructures et le renforcement des capacités du ministère de la Justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la justice est une lampe, la corruption en est l’obscurité. Depuis des années, ce fléau mine la confiance des citoyens envers les institutions, déstabilisant la fragile architecture de l’État de droit. Mais&nbsp;<em>Sariya Bato</em>&nbsp;promet de faire souffler un vent nouveau. Par l’établissement de mécanismes de contrôle citoyen et la mise en place de politiques de responsabilisation, le projet ambitionne de chasser les ténèbres et d’illuminer les coins les plus reculés du système judiciaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La corruption, comme une herbe invasive, pousse là où le sol est fertile en désespoir. En la combattant avec des outils concrets,&nbsp;<em>Sariya Bato</em>&nbsp;ne se contente pas d’enlever les mauvaises herbes ; il prépare le terrain pour une nouvelle culture de transparence et d’intégrité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la savane malienne, il y a ceux qui marchent à grandes enjambées et ceux qui traînent derrière, les pieds alourdis par les fardeaux de la pauvreté, du genre ou de la marginalisation.&nbsp;<em>Sariya Bato</em>&nbsp;promet de ne laisser personne derrière. En mettant un accent particulier sur la lutte contre les violences basées sur le genre et la traite des personnes, le projet devient le bouclier des groupes les plus vulnérables.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, en collaborant avec des acteurs locaux pour sensibiliser les communautés,&nbsp;<em>Sariya Bato</em>&nbsp;ne se contente pas de construire des murs ; il érige des ponts. L’objectif n’est pas seulement de rendre justice, mais aussi de bâtir une société où chacun connaît ses droits et se sent libre de les revendiquer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’État de droit, lorsqu’il est fragile, ressemble à un arbre penché, dont les fruits sont hors de portée pour la majorité.&nbsp;<em>Sariya Bato</em>&nbsp;veut redresser cet arbre, permettant aux citoyens maliens de goûter à une justice équitable. Ce projet aspire à établir un dialogue entre les citoyens et les institutions judiciaires, à faire de la justice un bien public, et non un privilège.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où les conflits et les frustrations alimentent l’instabilité, un tel dialogue est une semence pour la paix. Car la justice, lorsqu’elle est accessible et compréhensible, devient une arme contre l’extrémisme et une clé pour la cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement de&nbsp;<em>Sariya Bato</em>&nbsp;marque un tournant. Ce projet, fruit d’un partenariat entre Mali Justice Project et l’USAID, ne promet pas une révolution immédiate, mais il offre une feuille de route claire, comme une boussole pour guider le Mali vers un avenir plus juste.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chemin sera long, semé d’embûches et d’obstacles. Mais, comme le dit un proverbe africain&nbsp;: « Là où il y a de l’eau, il y a de la vie. »&nbsp;<em>Sariya Bato</em>&nbsp;est cette eau vive qui, si elle est bien canalisée, irriguera les terres arides de l’injustice malienne et permettra aux fleurs de l’espoir de refleurir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ce projet, le Mali a une opportunité rare de réécrire le contrat social entre l’État et ses citoyens.&nbsp;<em>Sariya Bato</em>&nbsp;n’est pas seulement un projet, c’est une promesse, celle de redonner à la justice ses lettres de noblesse, et au peuple, la foi en ses institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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