<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des urbanisation anarchique &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/urbanisation-anarchique/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/urbanisation-anarchique/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Sat, 30 Aug 2025 20:31:59 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des urbanisation anarchique &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/urbanisation-anarchique/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Hivernage 2025 au Mali : pluies diluviennes, maisons effondrées, vies brisées</title>
		<link>https://saheltribune.com/hivernage-2025-au-mali-pluies-diluviennes-maisons-effondrees-vies-brisees/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/hivernage-2025-au-mali-pluies-diluviennes-maisons-effondrees-vies-brisees/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Aug 2025 20:31:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako inondations]]></category>
		<category><![CDATA[catastrophes naturelles Mali]]></category>
		<category><![CDATA[catastrophes Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[crues Niger Sénégal Bani]]></category>
		<category><![CDATA[drainage Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[hivernage Mali]]></category>
		<category><![CDATA[inondations Mali 2025]]></category>
		<category><![CDATA[maisons effondrées Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[pluies torrentielles]]></category>
		<category><![CDATA[protection civile Mali]]></category>
		<category><![CDATA[sinistrés Mali]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisation anarchique]]></category>
		<category><![CDATA[victimes inondations]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19688</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, les conséquences de l'hivernage 2025 sont tragiques : 23 morts et des milliers de sinistrés en raison des intempéries.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Au Mali, l’hivernage&nbsp;2025 vire au cauchemar&nbsp;:&nbsp;<strong>23 morts, 34</strong></em></strong><strong><em>&nbsp;</em></strong><strong><em>blessés et plus de 16</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>000</em></strong><strong><em>&nbsp;</em></strong><strong><em>sinistrés</em></strong><strong><em>&nbsp;depuis juin. Entre pluies diluviennes, maisons effondrées et urbanisation anarchique, le pays affronte une tragédie qui dépasse la seule fatalité climatique.</em></strong></p>



<p>Il y a les chiffres, implacables. Et puis il y a les visages, invisibles derrière les colonnes d’un communiqué officiel, mais que chacun devine&nbsp;: des familles sans abri, des enfants pieds nus dans la boue, des villages engloutis par les crues. En rendant public, le 29&nbsp;août, son neuvième communiqué de la saison, le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes n’a fait que confirmer ce que tout Bamako redoutait déjà&nbsp;: l’hivernage&nbsp;2025 est en train de s’imposer comme une nouvelle tragédie nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-desastre-qui-n-epargne-aucune-region-nbsp"><strong>Un désastre qui n’épargne aucune région&nbsp;</strong></h2>



<p>En une seule semaine, du 19 au 25&nbsp;août, quatre cas d’inondations et l’effondrement de 438&nbsp;maisons ont été recensés. Depuis le début de la saison, le bilan cumulé atteint 38&nbsp;inondations, 6&nbsp;cas de foudre et 4&nbsp;cas de vents violents. Résultat&nbsp;: 23 morts, 34&nbsp;blessés et plus de 1 105&nbsp;maisons détruites. Le chiffre glaçant de 16 437&nbsp;sinistrés, regroupés en 2 017&nbsp;ménages, donne la mesure d’un désastre qui n’épargne aucune région du pays.</p>



<p>Les mots du gouvernement se veulent compatissants — condoléances aux familles éplorées, vœux de rétablissement aux blessés — mais ils sont aussi pragmatiques. Les autorités mettent en avant une série de mesures d’urgence&nbsp;: renforcement des brigades de la Protection civile, constitution de stocks de médicaments et intrants sanitaires, poursuite des travaux sur le collecteur Banconi, campagnes de sensibilisation relayées jusque sur l’application&nbsp;<em>SOS Sécurité</em>. Le projet des&nbsp;<em>« mois citoyens »</em>, mobilisant brigadiers et volontaires, est présenté comme une réponse de proximité à une catastrophe aux multiples visages.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-pedagogie-de-l-urgence-nbsp"><strong>La pédagogie de l’urgence&nbsp;</strong></h2>



<p>Mais derrière la mécanique institutionnelle, une autre vérité s’impose. Car le Mali ne paie pas seulement le prix d’un ciel capricieux, mais aussi celui de son aménagement précaire. Les marigots de Bamako, saturés dès le moindre orage, témoignent de l’absence chronique de drainage urbain. Les stations hydrométriques tirent la sonnette d’alarme&nbsp;: au 22&nbsp;août, le niveau de vigilance jaune était déjà atteint dans la capitale. Quant aux bassins du Niger, du Sénégal et du Bani, ils ploient sous des pluies supérieures à la normale.</p>



<p>Dans ce contexte, la liste des consignes de prudence — ne pas s’engager sur une route inondée, éviter les arbres en cas d’orage, ne pas toucher aux câbles électriques, signaler tout animal aquatique — ressemble à un catalogue de survie. Une pédagogie de l’urgence, que les autorités répètent inlassablement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-plusieurs-initiatives-en-cours">Plusieurs initiatives en cours </h2>



<p>Chaque année, le même scénario se reproduit. Des pluies diluviennes, des maisons effondrées, des morts, et l’espoir, à chaque saison, que la suivante sera moins cruelle. Mais à mesure que le climat se dérègle et que les infrastructures peinent à suivre, l’hivernage malien cesse d’être un simple cycle météorologique pour devenir un test de résilience nationale. Et ce test, jusqu’ici, ressemble davantage à une épreuve permanente qu’à une victoire à venir.</p>



<p>Il faut rappeler qu’en raison des inondations de l’année dernière, les autorités de la transition, sur instruction du général Assimi Goïta a adopté plusieurs mesures en vue d’atténuer les inondations cette année. Ces mesures vont à l’accompagnement des sinistrés de l’année dernière à la démolition des constructions sur les voies de passage des eaux de ruissèlement.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/hivernage-2025-au-mali-pluies-diluviennes-maisons-effondrees-vies-brisees/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19688</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Guinée : la terre s’effondre, l’État vacille</title>
		<link>https://saheltribune.com/guinee-la-terre-seffondre-letat-vacille/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/guinee-la-terre-seffondre-letat-vacille/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Aug 2025 20:18:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Amadou Oury Bah]]></category>
		<category><![CDATA[ANGUCH]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[blessés]]></category>
		<category><![CDATA[Catastrophe naturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Conakry]]></category>
		<category><![CDATA[désastre écologique]]></category>
		<category><![CDATA[glissement de terrain]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[inondations]]></category>
		<category><![CDATA[Kakoulima]]></category>
		<category><![CDATA[Manéah]]></category>
		<category><![CDATA[morts]]></category>
		<category><![CDATA[Mory Condé]]></category>
		<category><![CDATA[protection civile]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité de l’État]]></category>
		<category><![CDATA[saison des pluies]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisation anarchique]]></category>
		<category><![CDATA[victimes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19629</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Sous la menace des éboulements et les inondations en Guinée, des vies sont perdues. Une analyse des conséquences dévastatrices.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Sous la boue de Manéah, ce ne sont pas seulement quinze vies qui se sont éteintes, mais aussi le reflet d’un État incapable de dompter l’anarchie urbaine qu’il tolère depuis des décennies. Chaque saison des pluies, la Guinée enterre ses morts sous les éboulements et les inondations ; chaque saison, le même désordre, la même fatalité. Jusqu’à quand la montagne accusera-t-elle le silence et l’impuissance des autorités ?</em></strong></p>



<p>Dans la nuit du 21 août, au pied du mont Kakoulima, la montagne a englouti ses enfants. Quinze morts, dix blessés graves, des familles anéanties en quelques minutes : tel est le bilan provisoire du glissement de terrain qui a frappé la commune de Manéah, en périphérie de Conakry. La pluie, diluvienne, a fait le reste, transformant les flancs malmenés par l’urbanisation sauvage en piège mortel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tragedie-annoncee"><strong>Une tragédie annoncée</strong></h2>



<p>Ce n’est pas la première fois que la Guinée enterre ses habitants sous la boue et les roches. Chaque saison des pluies, de juin à septembre, apporte son lot de catastrophes. Mais ce drame, survenu dans une banlieue déjà saturée et anarchiquement construite, dit plus que les chiffres froids. Il montre les failles d’un État à faire respecter ses propres règles d’urbanisme. Il rappelle aussi l’extrême vulnérabilité d’une capitale qui grossit de 100 000 âmes chaque année sans infrastructures ni planification.</p>



<p>Dans les heures qui ont suivi le drame, l’armée et la protection civile ont remué la terre meuble avec l’aide des habitants, eux-mêmes guides improvisés vers les zones où l’on pouvait encore espérer retrouver des survivants. Des engins lourds ont été mobilisés, sous l’œil du ministre de l’Urbanisme, Mory Condé, qui déclarait sobrement :&nbsp;<em>« d’importants moyens logistiques ont été déployés »</em>. Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, s’est rendu sur place, geste attendu mais nécessaire, preuve que le pouvoir ne pouvait se permettre de rester silencieux devant la colère et la douleur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-montagne-qui-accuse"><strong>Une montagne qui accuse</strong></h2>



<p>Le mont Kakoulima, jusque-là protecteur et pourvoyeur d’eau, devient accusateur. C’est son flanc qui a cédé, mais c’est la main de l’homme qui a sapé ses assises. À force de bâtir sans permis, d’occuper les zones inondables, de déboiser les pentes, les habitants ont rendu la catastrophe inévitable. Or ces pratiques, tolérées par la corruption ou l’indifférence, sont le miroir de ce que la Guinée moderne n’a jamais su régler : la collision brutale entre explosion démographique et absence de gouvernance urbaine.</p>



<p>Depuis juin, l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires a recensé une cinquantaine de morts dus aux intempéries. Cinquante ! Comme si l’on s’habituait à compter les cadavres à chaque saison des pluies. La Guinée, pays riche en bauxite, en or et en espoirs, n’a pourtant pas les moyens d’imposer à ses habitants le simple droit de vivre à l’abri des éboulements et des inondations.</p>



<p>De Conakry à Freetown, de Monrovia à Bissau, les mêmes causes produisent les mêmes effets : urbanisation anarchique, absence de politiques de prévention, populations pauvres contraintes de s’installer là où elles ne devraient jamais vivre. L’Afrique de l’Ouest paie cher ses désordres urbains. La terre, elle, ne pardonne pas.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/guinee-la-terre-seffondre-letat-vacille/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19629</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Bamako : la colère de l’eau et l’indiscipline des hommes</title>
		<link>https://saheltribune.com/bamako-la-colere-de-leau-et-lindiscipline-des-hommes/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/bamako-la-colere-de-leau-et-lindiscipline-des-hommes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 07:50:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[catastrophe nationale]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[curage des caniveaux]]></category>
		<category><![CDATA[État malien]]></category>
		<category><![CDATA[François Soudan style]]></category>
		<category><![CDATA[gestion urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[habitations illégales]]></category>
		<category><![CDATA[incivisme]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructure]]></category>
		<category><![CDATA[inondations 2024]]></category>
		<category><![CDATA[marigots Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[prévention des risques]]></category>
		<category><![CDATA[projet PRUBA]]></category>
		<category><![CDATA[PRUBA]]></category>
		<category><![CDATA[résilience climatique]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité citoyenne]]></category>
		<category><![CDATA[servitudes hydrauliques]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisation anarchique]]></category>
		<category><![CDATA[vision 2030]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19297</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'inondation et incivisme au Mali soulèvent des questions sur l'avenir de Bamako et l'implication de l'État face à ces crises.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>L’État malien, souvent pointé du doigt à tort, a su tirer les leçons des catastrophes passées pour anticiper l’hivernage&nbsp;2025. Mais à Bamako, plus que les nuages, ce sont les mauvaises habitudes qui inondent les rues. Et si le vrai chantier de résilience n’était pas dans le béton, mais dans les mentalités ?</em></strong><em></em></p>



<p>Il aura donc fallu que Bamako se retrouve, une fois de plus, les pieds dans l’eau et le cœur en désarroi pour que surgisse la question qui dérange&nbsp;: que peut bien un État, aussi prévoyant soit-il, face à une population qui refuse d’entendre raison ? En 2024, la capitale malienne a suffoqué sous les flots. Près de 100&nbsp;morts, des milliers de sinistrés, des écoles en ruine, des routes effacées et des quartiers transformés en marécages urbains. Le Mali tout entier a payé, au prix fort, son tribut au changement climatique. Mais à y regarder de plus près, il n’est pas seul responsable de son malheur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bamako-est-victime-d-un-desordre-entretenu-et-banalise-nbsp"><strong>Bamako est victime d’un désordre entretenu et banalisé&nbsp;</strong></h2>



<p>Les autorités maliennes, elles, n’ont pas fui leurs responsabilités. Dès août 2024, l’état de catastrophe nationale fut décrété. Des milliards ont été débloqués pour l’urgence, l’assistance humanitaire, le relogement et la remise en état des infrastructures. L’hivernage&nbsp;2025, lui, a été anticipé avec des opérations de curage préventif de plus de 360 000&nbsp;mètres de canaux et de collecteurs. Le projet PRUBA, financé en partie par la Banque mondiale, a vu ses moyens renforcés. Des écoles, des ponts, des stations de pompage, des réseaux d’assainissement sont en chantier. L’État a agi. Vite. Fort. Et avec méthode.</p>



<p>Mais voilà. Aucune politique de résilience urbaine ne peut réussir si elle ne s’appuie pas sur une citoyenneté responsable. Or c’est là que le bât blesse. Depuis des années, on construit n’importe où, souvent illégalement, dans les lits mêmes des marigots censés absorber les eaux de pluie. On jette les ordures dans les caniveaux, on obstrue les passages naturels, on détourne les plans d’urbanisme comme on contourne les lois.</p>



<p>Et lorsque les pluies viennent, on crie à l’injustice, on accuse l’État, on implore l’aide. Mais qui ose se regarder dans la glace ? Bamako n’est pas victime de la seule colère du ciel, elle est aussi la conséquence d’un désordre entretenu et banalisé par ses propres habitants. Ce n’est pas une accusation, c’est un constat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-incivisme-une-maladie-chronique"><strong>L’incivisme, une maladie chronique</strong></h2>



<p>Alors, oui, l’État a sa part de responsabilité historique dans l’urbanisation anarchique. Mais ce nouveau Mali qui émerge, sous la conduite d’autorités conscientes des enjeux, a compris que gouverner, c’est aussi parfois imposé, trancher, et même démolir quand il le faut. La Commission nationale de libération des servitudes a été mise en place. Des centaines de constructions illégales seront rasées. Non pas pour punir, mais pour prévenir. Pour sauver. Pour reconstruire en mieux.</p>



<p>La vision « <em>Bamako ville résiliente à l’horizon&nbsp;2030</em> » ne sera pas qu’un slogan. Elle est un cap. Elle exige, de tous, une discipline nouvelle. Car l’État peut planifier, investir, protéger. Mais il ne peut pas curer les consciences à la place des citoyens. Et si l’eau est un fléau, l’incivisme, lui, est une maladie chronique.</p>



<p>Il est temps d’en guérir.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/bamako-la-colere-de-leau-et-lindiscipline-des-hommes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19297</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
