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	<title>Archives des Union africaine &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des Union africaine &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Burkina Faso : l’UA évoque un « avenir commun » avec l’Alliance des États du Sahel </title>
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		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>A Ouagadougou, le président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a rencontré le capitaine Ibrahim Traoré pour évoquer la lutte contre le terrorisme et un possible rapprochement entre l’UA et l’Alliance des États du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>A Ouagadougou, le président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a rencontré le capitaine Ibrahim Traoré pour évoquer la lutte contre le terrorisme et un possible rapprochement entre l’UA et l’Alliance des États du Sahel.</em></strong></p>



<p>En visite officielle à Ouagadougou, le président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a rencontré lundi le chef de l’État burkinabè Ibrahim Traoré afin d’évoquer la situation sécuritaire au Sahel et l’avenir des relations entre l’organisation continentale et la Confédération des États du Sahel (AES). À l’issue de cet entretien au palais présidentiel de Koulouba, le dirigeant burundais a salué «&nbsp;<em>l’engagement pour la paix et la stabilité</em>&nbsp;» du président burkinabè et assuré vouloir transmettre à ses homologues africains «&nbsp;<em>un rapport objectif</em>&nbsp;» sur la situation dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mission-de-l-ua-au-coeur-du-sahel"><strong>Une mission de l’UA au cœur du Sahel</strong></h2>



<p>Dépêché au Burkina Faso par l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye a rencontré le capitaine Ibrahim Traoré, qui préside également la Confédération des États du Sahel, une alliance régionale réunissant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, depuis septembre 2023.</p>



<p>Les discussions ont porté principalement sur la lutte contre les groupes armés dans la région sahélienne et sur la perspective d’un rapprochement entre l’UA et les pays membres de l’AES, dans un contexte diplomatique marqué ces dernières années par des tensions entre ces États et certaines institutions régionales.</p>



<p>«&nbsp;<em>Les discussions se sont bien passées. Maintenant, je connais la réalité objective de la région du Sahel et aussi du peuple burkinabè</em>&nbsp;», a déclaré le président burundais à la presse à l’issue de l’audience.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eloge-du-leadership-de-traore"><strong>Éloge du leadership de Traoré</strong></h2>



<p>Lors de cette visite, Évariste Ndayishimiye a également adressé ses félicitations au capitaine Ibrahim Traoré pour «&nbsp;<em>son courage, son dévouement et son engagement pour la paix et la stabilité dans son pays&nbsp;</em>». Le dirigeant burundais a salué la mobilisation du peuple burkinabè dans la lutte contre le terrorisme et pour la souveraineté nationale.</p>



<p>«&nbsp;<em>J’ai trouvé au Burkina Faso un pays devenu stable, un peuple aimable qui nous a accueillis avec joie</em>&nbsp;», a-t-il ajouté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-rapprochement-entre-l-ua-et-l-aes"><strong>Vers un rapprochement entre l’UA et l’AES ?</strong></h2>



<p>Au-delà des enjeux sécuritaires, la mission du président burundais vise aussi à favoriser un dialogue entre l’Union africaine et la Confédération des États du Sahel. Créée récemment par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, cette alliance régionale entend renforcer la coopération entre ses membres, notamment sur les questions de sécurité et de souveraineté.</p>



<p>Pour Évariste Ndayishimiye, l’Union africaine doit jouer un rôle de passerelle entre les institutions burkinabè et le reste du continent. «&nbsp;<em>L’UA doit constituer un pont solide qui va lier le peuple burkinabè aux peuples africains et les institutions burkinabè aux autres institutions africaines</em>&nbsp;», a-t-il affirmé.</p>



<p>Le président en exercice de l’organisation continentale a indiqué qu’il présenterait prochainement un rapport détaillé à ses pairs afin d’évaluer la situation et de proposer des pistes pour renforcer la coopération.</p>



<p>«&nbsp;<em>Je compte dresser un bon rapport objectif à mes pairs à l’UA et j’espère que sur la base de ce rapport, les relations vont encore se renforcer. Nous pourrons aller ensemble vers un avenir commun</em>&nbsp;», a-t-il conclu.</p>



<p>Cette visite intervient alors que la région du Sahel demeure confrontée à une insécurité persistante et à des recompositions diplomatiques majeures, notamment avec l’émergence de nouvelles alliances régionales portées par les autorités militaires au pouvoir dans plusieurs pays.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Lomé, le Togo redéfinit sa stratégie sahélienne face aux recompositions régionales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 09:27:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réuni à Lomé, le Togo dévoile sa stratégie 2026-2028 pour le Sahel, axée sur sécurité, diplomatie et intégration régionale, dans un contexte de profondes mutations géopolitiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Réunis le 18 avril 2026 dans la capitale togolaise, responsables politiques, diplomates et partenaires internationaux ont acté une nouvelle feuille de route pour les relations entre le Togo et le Sahel. Dans un contexte de mutations géopolitiques profondes, Lomé entend s’imposer comme un acteur pivot du dialogue régional.</em></strong><strong></strong></p>



<p>Le Togo a franchi une nouvelle étape dans son positionnement diplomatique en direction du Sahel. À l’issue d’une réunion de haut niveau tenue à Lomé, les autorités togolaises ont présenté leur nouvelle stratégie 2026-2028 pour le Sahel, marquant une volonté affirmée d’adaptation aux dynamiques sécuritaires, politiques et économiques qui redessinent la région.</p>



<p>Placée sous le haut patronage du président du Conseil, Faure Gnassingbé, cette rencontre a réuni un large éventail d’acteurs : ministres sahéliens, représentants d’organisations internationales, envoyés spéciaux, experts et partenaires techniques et financiers. Elle intervient dans un contexte marqué par la montée des menaces sécuritaires, l’extension de l’instabilité vers le golfe de Guinée et l’émergence de nouvelles architectures régionales, notamment l’Alliance des États du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-plateforme-de-dialogue-strategique"><strong>Une plateforme de dialogue stratégique</strong></h2>



<p>Au cœur des échanges, la volonté de repositionner le Togo comme un facilitateur du dialogue entre les États sahéliens et les pays côtiers. La réunion a ainsi servi de cadre à des discussions approfondies sur les priorités de la nouvelle stratégie, qui vise à renforcer la coopération politique, économique et sécuritaire dans un espace en recomposition.</p>



<p>Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a accueilli plusieurs de ses homologues sahéliens, dont Karamoko Jean-Marie Traoré. Ce qui témoigne de l’importance accordée à une approche concertée face aux défis communs.</p>



<p>Les discussions ont également impliqué des représentants de l’Organisation des Nations unies, de l’Union africaine, de la CEDEAO et de l’Union européenne. Toute chose qui traduit une mobilisation internationale autour de la stabilité du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cinq-piliers-pour-une-strategie-renouvelee"><strong>Cinq piliers pour une stratégie renouvelée</strong></h2>



<p>La nouvelle stratégie Togo-Sahel s’articule autour de plusieurs axes structurants. Elle met l’accent sur le renforcement du dialogue politique et des relations de bon voisinage, la promotion de l’intégration économique régionale, ainsi que le développement des infrastructures logistiques pour faciliter les échanges.</p>



<p>La coopération sécuritaire occupe également une place centrale. Les participants ont insisté sur la nécessité d’intensifier les efforts conjoints dans la lutte contre le terrorisme, à travers la prévention, la coordination et le partage de renseignements. Cette dimension sécuritaire est perçue comme indissociable des enjeux de développement.</p>



<p>Par ailleurs, Lomé entend promouvoir une diplomatie active en faveur d’un multilatéralisme inclusif et de partenariats équilibrés, dans un contexte où les équilibres internationaux évoluent rapidement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-togo-mediateur-regional"><strong>Le Togo, médiateur régional</strong></h2>



<p>Au-delà des orientations stratégiques, les participants ont salué le rôle croissant du Togo comme médiateur et facilitateur dans les crises régionales. Fort d’une tradition diplomatique axée sur le dialogue, le pays ambitionne de maintenir des canaux de communication ouverts entre les différentes parties, y compris dans des contextes de tensions.</p>



<p>Cette posture s’inscrit dans une volonté plus large de contribuer à la stabilité régionale, en favorisant la confiance mutuelle et la recherche de solutions concertées. Les pays sahéliens ont d’ailleurs réaffirmé leur attachement à leurs relations avec le Togo, fondées sur des principes de solidarité et de coopération.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mobilisation-internationale-attendue"><strong>Une mobilisation internationale attendue</strong></h2>



<p>Les partenaires internationaux présents ont exprimé leur disponibilité à accompagner la mise en œuvre de cette nouvelle stratégie à travers des appuis techniques et financiers. L’enjeu, pour Lomé, sera désormais de traduire ces engagements en actions concrètes sur le terrain.</p>



<p>Dans un environnement marqué par l’incertitude et la fragmentation, le Togo cherche ainsi à se positionner comme un trait d’union entre le Sahel et le golfe de Guinée. En articulant sécurité, développement et diplomatie, la stratégie 2026-2028 ambitionne de répondre aux défis complexes de la région tout en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération.</p>



<p>À Lomé, le message est de faire face aux turbulences régionales, le dialogue et l’intégration restent les leviers privilégiés pour construire une stabilité durable.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’AES brise le silence à l’ONU </title>
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		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 08:38:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'AES se prononce sur l’esclavage et de la traite transatlantique à l'ONU, appelant à la reconnaissance des responsabilités historiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À la tribune de l’Organisation des Nations unies, la Confédération des États du Sahel (AES) — à travers&nbsp;Saïdou Zongo, Ambassadeur, Représentant Permanent du Burkina Faso auprès des Nations Unies —</em></strong><strong><em>&nbsp;</em></strong><strong><em>a livré une déclaration offensive et sans détour à l’occasion de la commémoration de l’abolition de l’esclavage et de la traite transatlantique. Portée au nom du Mali, du Niger et du Burkina Faso, elle appelle à « faire la lumière », à reconnaître les responsabilités historiques et à engager des réparations en faveur des peuples africains.</em></strong></p>



<p>Réunis dans le cadre de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale, les représentants sahéliens ont d’abord rendu hommage aux «&nbsp;<em>millions d’Africains déportés et réduits en esclavage dans des conditions inhumaines et dégradantes&nbsp;</em>». Il ont ensuite rappellé que cette commémoration ne saurait se limiter à un devoir de mémoire. «&nbsp;<em>Il faut situer les responsabilités et agir pour la justice afin que de telles atrocités ne se répètent</em>&nbsp;», ont-ils insisté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-denonciation-frontale-des-silences-occidentaux"><strong>Une dénonciation frontale des « silences » occidentaux</strong></h2>



<p>Dans une tonalité particulièrement critique, l’AES a dénoncé ce qu’elle qualifie de «&nbsp;<em>silence</em>&nbsp;» ou de «&nbsp;<em>volonté d’étouffer la vérité</em>&nbsp;» de certains États face à l’histoire de la traite transatlantique. Une posture jugée d’autant plus problématique que, selon la Confédération, ces mêmes puissances continuent d’imposer leur lecture des crises contemporaines.</p>



<p>Le texte va plus loin, établissant un parallèle entre les logiques historiques de domination et certaines dynamiques actuelles. «&nbsp;<em>L’esclavage d’hier et le terrorisme qui sévit aujourd’hui au Sahel participent, à des degrés divers, d’un même système d’exploitation</em>&nbsp;», affirme la déclaration de&nbsp;Saïdou Zongo, qui évoque un enchaînement entre enrichissement des puissances extérieures et appauvrissement du continent africain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-et-rejet-des-ingerences"><strong>Souveraineté et rejet des ingérences</strong></h2>



<p>Dans ce contexte, les pays de l’AES dénoncent également les «&nbsp;<em>tentatives d’ingérence</em>&nbsp;» dans les affaires internes africaines. Sans citer explicitement d’États, la déclaration critique des initiatives parlementaires étrangères visant à influencer la politique intérieure de certains pays, notamment au Niger.</p>



<p>Pour les dirigeants sahéliens, ces démarches s’inscrivent dans une continuité «&nbsp;<em>néocoloniale</em>&nbsp;» qu’ils rejettent fermement, au nom de la souveraineté et de l’émancipation des peuples africains.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-soutien-a-une-reconnaissance-internationale-de-l-esclavage"><strong>Soutien à une reconnaissance internationale de l’esclavage</strong></h2>



<p>Sur le plan diplomatique, la Confédération a salué l’initiative portée par l’Union africaine visant à faire reconnaître l’esclavage et la traite transatlantique comme «&nbsp;<em>crime le plus grave contre l’humanité&nbsp;</em>». Elle a également exprimé sa gratitude au président du Ghana, John Dramani Mahama, pour avoir porté cette question à l’échelle internationale.</p>



<p>Au-delà de la reconnaissance symbolique, l’AES appelle explicitement à des mesures concrètes, notamment en matière de réparations, estimant que la restauration de la dignité des peuples africains passe par une justice historique assumée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-prise-de-parole-dans-un-contexte-geopolitique-tendu"><strong>Une prise de parole dans un contexte géopolitique tendu</strong></h2>



<p>Cette déclaration intervient dans un climat international marqué par des tensions croissantes autour des questions de mémoire, de souveraineté et de redéfinition des partenariats entre l’Afrique et ses partenaires traditionnels.</p>



<p>En se positionnant sur ces enjeux, l’Alliance des États du Sahel confirme sa volonté de peser dans les débats globaux, en articulant mémoire historique, revendication de justice et affirmation politique.</p>



<p>Une ligne qui s’inscrit dans la stratégie plus large de ses États membres : rompre avec les dépendances héritées du passé et affirmer une souveraineté pleine, y compris dans la lecture de l’histoire.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>ONU : la candidature de Macky Sall rejetée par l’Union africaine</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 23:50:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le rejet de la candidature de Macky Sall à l'ONU par l'Union africaine a été confirmé. Découvrez les détails de cette décision.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le projet de soutien à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies a été rejeté au sein de l’Union africaine. Une vingtaine d’États membres, dont le Sénégal, ont opposé leur veto à l’initiative portée par le Burundi, qui assure actuellement la présidence tournante de l’organisation.</em></strong></p>



<p>Présenté vendredi 27 mars aux 55 États membres de l’UA, le projet de décision n’a pas obtenu le consensus requis. Selon une note interne de la Commission, vingt pays se sont formellement opposés au texte. Parmi eux figurent notamment la Tunisie, l’Afrique du Sud et le Nigeria.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-dakar-s-oppose-officiellement-a-l-initiative"><strong>Dakar s’oppose officiellement à l’initiative</strong></h2>



<p>Après plusieurs semaines de silence, les autorités sénégalaises ont clarifié leur position le 27 mars. Dans un courrier adressé à la Commission de l’Union africaine par la mission permanente du Sénégal, Dakar affirme ne soutenir en aucune manière la candidature de l’ancien chef de l’État.</p>



<p>Le gouvernement sénégalais précise n’avoir «&nbsp;<em>à aucun stade endossé cette candidature&nbsp;</em>» et souligne ne pas avoir été associé à l’initiative diplomatique lancée par le Burundi. Le pays ne peut donc être considéré comme «&nbsp;<em>partie prenante de ladite démarche&nbsp;</em>», indique la correspondance officielle.</p>



<p>Cette prise de position a pesé lourd dans l’issue du vote informel. L’initiative devait être adoptée selon la procédure dite d’«&nbsp;<em>approbation tacite</em>&nbsp;», qui exige qu’aucune objection ne soit formulée par plus d’un tiers des 55 États membres. Avec vingt refus enregistrés, le seuil a été largement dépassé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-question-de-la-rotation-a-l-onu"><strong>La question de la rotation à l’ONU</strong></h2>



<p>Au-delà des tensions politiques, certains États ont également invoqué des arguments institutionnels. Le Nigeria, notamment, estime que soutenir la candidature d’un Africain irait à l’encontre du principe de rotation régionale au sein de l’Organisation des Nations unies.</p>



<p>Selon cette logique informelle, le prochain secrétaire général devrait provenir d’une autre région du monde, en l’occurrence de l’Amérique latine ou des Caraïbes. L’actuel chef de l’ONU, Antonio Guterres, doit achever son mandat à la fin de l’année.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-relations-tendues-au-senegal"><strong>Des relations tendues au Sénégal</strong></h2>



<p>Pour les autorités sénégalaises, l’échec de cette initiative constitue une victoire diplomatique discrète. Depuis l’alternance politique survenue il y a deux ans, les relations entre le pouvoir actuel et l’ancien président sont notoirement tendues.</p>



<p>Les nouvelles autorités accusent notamment Macky Sall d’avoir fortement endetté le pays et d’être responsable de la répression violente des manifestations politiques qui ont secoué le Sénégal entre 2021 et 2024, faisant au moins 65 morts.</p>



<p>Dans ce contexte, la perspective de voir l’ancien chef d’État accéder à la tête des Nations unies apparaissait politiquement sensible pour Dakar. L’absence de soutien de l’Union africaine semble désormais refermer, au moins pour l’instant, cette hypothèse diplomatique.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Poutine fixe Moscou pour le 3ème sommet Russie-Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 18:31:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Vladimir Poutine annonce le 3ème sommet Russie-Afrique en 2026 à Moscou, une étape clé pour la diplomatie russe en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La Russie poursuit son offensive diplomatique sur le continent africain. Le président&nbsp;Vladimir Poutinea officialisé la tenue du troisième sommet Russie-Afrique à Moscou en 2026. Ce rendez-vous, destiné à renforcer les liens politiques et économiques entre Moscou et les pays africains, s’inscrit dans une stratégie d’influence croissante de la Russie sur le continent.</em></strong></p>



<p>Le Kremlin relance son offensive diplomatique sur le continent africain. Le président russe Vladimir Poutine a signé un décret officialisant la tenue du troisième sommet Russie-Afrique à Moscou en 2026, un rendez-vous destiné à consolider les relations politiques, économiques et sécuritaires entre la Russie et les pays africains, informe l’agence African initiative.</p>



<p>Publié sur le portail officiel d’information juridique de la Fédération de Russie, le texte précise que la capitale russe a été choisie pour accueillir cette rencontre ainsi que plusieurs événements connexes organisés dans le cadre du format Russie-Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-comite-d-organisation-deja-en-place"><strong>Un comité d’organisation déjà en place</strong></h2>



<p>Dans ce même décret, le chef du Kremlin a créé un comité chargé de préparer la rencontre. Il sera dirigé par Iouri Ouchakov, conseiller du président russe. Celui-ci dispose d’un mois pour finaliser la composition de cette structure chargée de coordonner l’organisation du sommet et des initiatives diplomatiques associées.</p>



<p>Le règlement du comité d’organisation a également été validé par le président russe. Sa mission ne se limitera pas à la préparation du sommet. Il devra aussi superviser l’ensemble des manifestations prévues dans le cadre du partenariat Russie-Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-confirmation-attendue"><strong>Une confirmation attendue</strong></h2>



<p>L’annonce de Moscou intervient après plusieurs mois d’incertitudes sur le lieu de la rencontre. Le ministère russe des Affaires étrangères avait initialement évoqué la possibilité d’organiser ce troisième sommet sur le continent africain.</p>



<p>Mi-mars, le ministre kényan des Affaires étrangères, Musalia Mudavadi, avait toutefois indiqué à l’issue d’entretiens avec son homologue russe Sergueï Lavrov que la réunion se tiendrait finalement à Moscou en octobre 2026.</p>



<p>Cette rencontre devrait réunir plusieurs chefs d’État africains ainsi que des responsables politiques et économiques des deux parties.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-diplomatie-africaine-renforcee"><strong>Une diplomatie africaine renforcée</strong></h2>



<p>Depuis plusieurs années, Moscou multiplie les initiatives pour renforcer sa présence en Afrique, dans un contexte de rivalités accrues avec les puissances occidentales. Les sommets Russie-Afrique constituent l’un des principaux instruments de cette stratégie diplomatique.</p>



<p>Le premier sommet s’est tenu en 2019 à Sotchi, sous la coprésidence de Vladimir Poutine et de Abdel Fattah al-Sissi, alors président en exercice de Union africaine. La seconde édition s’est déroulée en 2023 à Saint-Pétersbourg.</p>



<p>Avec cette troisième édition prévue à Moscou, la Russie entend poursuivre la consolidation de ses partenariats sur le continent, qu’il s’agisse de coopération économique, énergétique ou sécuritaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-rendez-vous-strategique"><strong>Un rendez-vous stratégique</strong></h2>



<p>Si la liste des participants n’a pas encore été dévoilée, le sommet de 2026 devrait servir de plateforme de dialogue politique et de négociation d’accords bilatéraux.</p>



<p>Pour Moscou comme pour de nombreux États africains, l’enjeu dépasse la simple diplomatie protocolaire. Il s’agit de redéfinir les équilibres géopolitiques et économiques dans un contexte international marqué par la fragmentation des alliances et la concurrence des grandes puissances sur le continent.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tensions au Moyen-Orient : l’Afrique en première ligne des répercussions  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 07:20:09 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les conséquences des tensions au Moyen-Orient sur l'Afrique et l'impact sur l'économie et l'énergie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La guerre déclenchée par Israël et les États-Unis contre l’Iran, marquée par des bombardements massifs et des ripostes régionales, ne se limite pas au Moyen-Orient. Elle projette des conséquences directes sur l’Afrique. Les frappes sur plus de 2 000 sites en deux jours et les déclarations de Donald Trump et Benjamin Netanyahu montrent une volonté d’affaiblir durablement le régime iranien et d’empêcher son accès à l’arme nucléaire. Mais cette stratégie militaire, en intensifiant l’instabilité dans le Golfe, menace les équilibres mondiaux dont l’Afrique dépend.  </em></strong></p>



<p>Le continent est particulièrement vulnérable sur le plan énergétique. La perturbation des flux pétroliers et gaziers dans le Golfe pourrait entraîner une flambée des prix, affectant les budgets nationaux et le quotidien des populations. Les économies africaines, déjà fragiles, risquent de subir une pression budgétaire accrue, tandis que les ménages verraient leur pouvoir d’achat se réduire. Cette dépendance structurelle aux importations rend l’Afrique sensible aux chocs externes. &nbsp;</p>



<p>La sécurité alimentaire est également en jeu. Les chaînes d’approvisionnement mondiales, déjà fragilisées, pourraient être perturbées par l’extension du conflit. L’Afrique, qui importe une part importante de ses céréales et produits de base, verrait ses marchés déstabilisés. Une hausse brutale des prix alimentaires accentuerait les tensions sociales et politiques, notamment dans les pays où la gouvernance est fragile et où les populations sont déjà confrontées à l’insécurité ou aux crises climatiques. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-et-corridors-strategiques"><strong>Sécurité et corridors stratégiques</strong><strong></strong></h2>



<p>Sur le plan sécuritaire, la guerre ouvre de nouveaux fronts, comme les échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah au Liban ou les attaques contre des bases américaines dans le Golfe. Ces développements pourraient entraîner un redéploiement militaire des États-Unis et de leurs alliés, réduisant l’attention portée à l’Afrique. Dans des zones sensibles comme le Sahel, où la lutte contre le terrorisme dépend en partie du soutien international, cette redistribution des priorités risquerait d’aggraver l’instabilité. &nbsp;</p>



<p>Les corridors maritimes constituent une autre source d’inquiétude. Le renforcement de la présence européenne en mer Rouge illustre l’importance stratégique de cette zone pour le commerce africain. Une insécurité prolongée dans le Golfe pourrait affecter les routes reliant l’Afrique de l’Est au Moyen-Orient et à l’Asie. Les pays côtiers, dépendants du commerce maritime, seraient parmi les premiers touchés, avec des conséquences immédiates sur leurs économies. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-repercussions-financieres-et-sociales"><strong>Répercussions financières et sociales</strong><strong></strong></h2>



<p>Les répercussions financières ne doivent pas être sous-estimées. La guerre risque de provoquer une volatilité accrue sur les marchés mondiaux, affectant les devises africaines et compliquant la gestion des dettes souveraines. Les investisseurs, craignant une contagion régionale, pourraient réduire leurs engagements en Afrique. Cette contraction des flux financiers accentuerait la fragilité des économies émergentes et limiterait les marges de manœuvre des gouvernements.&nbsp;</p>



<p>Sur le plan social, la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires pourrait alimenter des mouvements de contestation dans plusieurs pays africains. Les gouvernements, déjà confrontés à des défis internes, risquent de voir leur légitimité remise en cause. Cette situation pourrait renforcer les tensions sociales et accentuer les risques de déstabilisation politique, notamment dans les États où la gouvernance est fragile. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-face-a-ses-responsabilites"><strong>L’Afrique face à ses responsabilités</strong><strong></strong></h2>



<p>Paradoxalement, certains pays africains producteurs de pétrole et de gaz pourraient bénéficier de la hausse des prix, augmentant leurs revenus. Mais cette opportunité reste conditionnée à une gestion transparente et équitable. Sans une redistribution efficace, les bénéfices risquent de renforcer les inégalités plutôt que de soutenir le développement. L’opportunité pourrait ainsi se transformer en facteur de division interne. &nbsp;</p>



<p>Dans ce contexte, les positions exprimées par la CEDEAO et l’Union africaine prennent tout leur sens. En appelant à la retenue, au respect du droit international et au règlement pacifique des différends, elles cherchent à protéger l’Afrique des effets collatéraux d’un conflit qui menace directement ses intérêts. Leur insistance sur la protection des civils et des infrastructures critiques traduit une volonté de prévenir une crise humanitaire et économique sur le continent. &nbsp;</p>



<p>Comme l’a rappelé El Hadji Amadou Niang, ancien fonctionnaire international et diplomate sénégalais, « <em>l’Afrique, par sa dépendance aux marchés mondiaux, sera inévitablement affectée par cette guerre. Il est urgent que les institutions multilatérales renforcent leur rôle pour éviter que les plus vulnérables ne paient le prix des rivalités de puissance.</em> » Cette mise en garde souligne que les conséquences ne seront pas seulement économiques mais aussi sociales et politiques, car l’instabilité mondiale fragilise directement les trajectoires africaines.  </p>



<p>Face à cette réalité, l’Afrique ne peut rester spectatrice. Les vulnérabilités énergétiques, alimentaires, sécuritaires et financières exigent une réponse collective et coordonnée. La diversification des sources d’approvisionnement, la promotion de la souveraineté alimentaire et le plaidoyer pour le respect du droit international doivent constituer des axes prioritaires. Dans un contexte où un conflit lointain menace directement son avenir, le continent doit agir avec lucidité et responsabilité pour protéger ses populations et préserver ses perspectives de développement. &nbsp;</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’Afrique accélère son projet de banque centrale et de monnaie communes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 15:30:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'Union africaine avance vers une banque centrale et des monnaies communes africaines malgré les défis économiques persistants.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>L’intégration financière du continent franchit une nouvelle étape. L’Union africaine accélère la mise en place d’institutions monétaires communes, malgré des obstacles économiques persistants.</em></strong></p>



<p>Réunie en février pour sa 39ᵉ session, l’Union africaine a validé l’adhésion permanente du Nigeria au conseil d’administration de l’Institut monétaire africain (AMI). La structure appelée à préparer la création de la future Banque centrale africaine. Selon l’agence African Initiative, l’annonce a été faite par le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, Olayemi Cardoso, qui a salué une « <em>étape majeure</em> » vers l’intégration financière continentale.</p>



<p>Selon lui, l’AMI doit servir d’organe transitoire avant l’installation de l’institution monétaire panafricaine, dont le siège est prévu à Abuja. Le responsable nigérian estime que cette décision « <em>positionne le pays comme l’épicentre de l’union monétaire africaine en cours de formation </em>», soulignant l’importance stratégique de cette implantation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ambition-ancienne-relancee-par-etapes"><strong>Une ambition ancienne, relancée par étapes</strong></h2>



<p>Le projet de monnaie unique africaine ne date pas d’hier. Il remonte au traité d’Abuja de 1991, qui fixait un calendrier progressif pour bâtir une communauté économique continentale. Depuis la création de l’UA en 2002, l’idée d’une devise commune – souvent surnommée « <em>afro</em> » – constitue l’ultime phase du processus d’intégration, censée remplacer les monnaies nationales et réduire les dépendances héritées de l’histoire coloniale.</p>



<p>Dans les années 2000, l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi s’était imposé comme l’un des plus fervents promoteurs de cette ambition. Il défendait notamment un projet de dinar adossé à l’or pour renforcer la souveraineté financière du continent. Malgré cet activisme politique, l’initiative n’a jamais franchi le cap décisif.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-obstacles-structurels"><strong>Obstacles structurels</strong></h2>



<p>Plusieurs facteurs expliquent ces retards répétés. Les économies africaines présentent des niveaux de développement très disparates. Ce qui complique l’adoption de critères communs en matière d’inflation, de dette ou de déficit budgétaire — conditions indispensables à toute union monétaire. À cela s’ajoute l’absence, jusqu’ici, d’une institution centrale capable de coordonner les politiques monétaires à l’échelle continentale.</p>



<p>L’AMI est précisément conçu pour combler ce vide institutionnel en harmonisant les cadres réglementaires, en renforçant la coopération entre banques centrales nationales et en préparant les mécanismes techniques nécessaires à une monnaie unique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pari-politique-autant-qu-economique"><strong>Un pari politique autant qu’économique</strong></h2>



<p>Pour ses promoteurs, l’enjeu dépasse la seule question monétaire. Une banque centrale africaine et une devise commune pourraient renforcer les échanges intra-africains, stabiliser les marchés financiers régionaux et accroître l’autonomie stratégique du continent face aux fluctuations monétaires internationales.</p>



<p>Mais la réussite du projet dépendra largement de la volonté politique des États membres, appelés à concilier souveraineté nationale et intégration régionale. L’adhésion du Nigeria — première économie d’Afrique — au cœur du dispositif est perçue comme un signal fort. Reste à savoir si cette impulsion suffira à transformer un vieux rêve panafricain en réalité institutionnelle.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Colonisation : l’Afrique réclame reconnaissance et réparations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 20:35:19 +0000</pubDate>
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<p>La 39e session de l'Union africaine aborde la colonisation et l'esclavage comme crimes contre l'humanité, relançant un débat essentiel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’occasion de sa 39e session ordinaire à Addis-Abeba, l’Union africaine a examiné une étude sur les implications de la reconnaissance de la colonisation et de certains actes liés à l’esclavage comme crimes contre l’humanité. Les chefs d’État africains ont souligné l’importance de la mémoire, de la justice réparatrice et de la dignité des peuples, relançant un débat ancien et sensible au cœur des relations entre l’Afrique et ses anciennes puissances coloniales.</em></strong></p>



<p>«&nbsp;<em>L&rsquo;Assemblée a considéré une étude sur les implications de la description de la colonisation comme un crime contre l&rsquo;humanité et certains actes commis à l&rsquo;époque de l&rsquo;esclavage, de la déportation et de la colonisation comme des actes de génocide contre les peuples d’Afrique.</em>&nbsp;» À la tribune du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, la question n’a rien d’un simple exercice académique. En examinant une étude consacrée aux implications de la reconnaissance de la colonisation — et de certains actes liés à l’esclavage — comme crimes contre l’humanité, les chefs d’État africains ont remis au centre du débat continental une revendication aussi ancienne que sensible : celle de la justice historique.</p>



<p>Derrière les formulations diplomatiques, l’enjeu est de savoir comment qualifier juridiquement et politiquement des siècles de domination, de violences et d’exploitation, mais aussi quelles conséquences en tirer aujourd’hui, à l’heure où le continent cherche à redéfinir sa place dans l’ordre mondial.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-memoire-encore-a-vif"><strong>Une mémoire encore à vif</strong></h2>



<p>La discussion s’inscrit dans un contexte où les demandes de reconnaissance et de réparations se multiplient, portées par des États, des intellectuels et des mouvements citoyens. Pour les dirigeants africains, la mémoire n’est pas seulement une question symbolique. Elle touche à la dignité des peuples et à la manière dont l’histoire continue de peser sur les trajectoires économiques et politiques du continent.</p>



<p>Selon les conclusions présentées, la reconnaissance de la colonisation comme crime contre l’humanité pourrait contribuer à établir une vérité historique plus consensuelle, tout en ouvrant la voie à des mécanismes de justice réparatrice. Une perspective qui reste toutefois politiquement sensible, tant elle implique des débats complexes avec les anciennes puissances coloniales.</p>



<p>La notion de justice réparatrice, évoquée par plusieurs délégations, ne se limite pas à la question financière. Elle englobe également la restitution du patrimoine culturel, la reconnaissance officielle des torts subis, la préservation de la mémoire et la mise en place de politiques éducatives intégrant pleinement cette histoire.</p>



<p>Mais la reconnaissance juridique d’actes passés comme crimes contre l’humanité soulève aussi des interrogations sur ses implications concrètes. Quels mécanismes internationaux pourraient être mobilisés ? Quelles responsabilités pourraient être établies ? Et surtout, quelles seraient les conséquences diplomatiques pour les relations entre l’Afrique et ses partenaires ?</p>



<p>Autant de questions qui restent ouvertes, mais qui témoignent d’une volonté croissante de porter ces enjeux sur la scène internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-revendication-politique-croissante"><strong>Une revendication politique croissante</strong></h2>



<p>Au-delà du cadre historique, le débat s’inscrit dans une dynamique plus large d’affirmation politique du continent. En mettant en avant la mémoire et la dignité, les dirigeants africains entendent aussi rééquilibrer le récit global et affirmer une lecture africaine de l’histoire mondiale.</p>



<p>Cette démarche s’inscrit dans un moment où l’UA cherche à renforcer son influence diplomatique et à peser davantage dans les débats internationaux, notamment sur la réforme de la gouvernance mondiale et la reconnaissance des priorités africaines.</p>



<p>Si aucune décision contraignante n’a été annoncée à ce stade, l’examen de l’étude marque une étape supplémentaire dans l’institutionnalisation de la question des réparations et de la mémoire au niveau continental. Il pourrait ouvrir la voie à de futures initiatives politiques ou diplomatiques, voire à des positions communes plus affirmées.</p>



<p>En rouvrant ce dossier, les dirigeants africains rappellent que le passé colonial ne relève pas seulement de l’histoire, mais demeure un enjeu politique contemporain, au croisement de la justice, de l’identité et des rapports de force internationaux.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’Afrique peut-elle enfin parler d’une seule voix sur la scène mondiale ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 09:10:38 +0000</pubDate>
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<p>La 39ᵉ session ordinaire de l'Union Africaine aborde des crises régionales importantes et le besoin de cohérence stratégique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Réunis à Addis-Abeba pour le sommet 2026 de l’Union africaine, les chefs d’État africains se retrouvent à un moment charnière. Conflits persistants, recomposition géopolitique mondiale et pression climatique placent le continent devant une exigence de cohérence stratégique. Derrière le thème officiel consacré à l’eau et à l’assainissement se joue en réalité une question plus vaste : celle de la capacité de l’Afrique à définir elle-même son agenda politique et économique.</em></strong></p>



<p>La 39ᵉ session ordinaire intervient dans un climat international instable, marqué par la fragmentation des alliances, la montée des rivalités de puissance et la multiplication des crises régionales. De la guerre au Soudan aux violences persistantes en République démocratique du Congo, en passant par l’insécurité au Sahel et les fragilités de la Corne de l’Afrique, le continent demeure confronté à une instabilité structurelle qui limite ses marges de manœuvre diplomatiques et économiques.</p>



<p>Dans ce contexte, la réaffirmation du rejet des changements anticonstitutionnels de pouvoir n’est pas qu’un rappel doctrinal. Elle constitue un test de crédibilité institutionnelle. L’enjeu pour l’organisation panafricaine est désormais de passer d’une diplomatie déclarative à une capacité réelle d’anticipation et de prévention des crises.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-eau-comme-matrice-strategique"><strong>L’eau comme matrice stratégique</strong></h2>



<p>Le choix du thème — assurer une disponibilité durable de l’eau pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 — n’a rien d’anecdotique. L’eau est aujourd’hui le point de convergence de défis agricoles, énergétiques, sanitaires et migratoires. En l’inscrivant au centre du débat continental, les dirigeants reconnaissent implicitement que la sécurité hydrique deviendra l’un des déterminants majeurs de la stabilité politique africaine.</p>



<p>Ce positionnement prolonge les conclusions des forums climatiques récents et anticipe les négociations internationales à venir, notamment celles de la COP30 prévue au Brésil et de la COP32 annoncée en Éthiopie. L’Afrique cherche ainsi à transformer une vulnérabilité environnementale en levier d’influence diplomatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-bataille-de-l-autonomie-financiere"><strong>La bataille de l’autonomie financière</strong></h2>



<p>Au-delà des urgences, le sommet constitue un moment clé pour la gouvernance interne de l’organisation. Le chantier de la réforme institutionnelle vise un objectif central : réduire la dépendance budgétaire vis-à-vis des partenaires extérieurs. Sans autonomie financière, aucune autonomie politique n’est possible.</p>



<p>Le bilan de la présidence assurée par Angola met en avant des progrès en matière d’infrastructures et d’intégration économique, mais ces avancées restent fragiles tant que l’organisation ne dispose pas de ressources propres stables. L’accélération de la mise en œuvre de l’Accord de libre-échange continental africain apparaît dès lors comme une priorité stratégique autant qu’économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-parler-d-une-seule-voix-dans-un-monde-fragmente"><strong>Parler d’une seule voix dans un monde fragmenté</strong></h2>



<p>Les discussions avec les partenaires multilatéraux, notamment les Nations unies, rappellent que l’Afrique représente plus d’un milliard d’habitants mais demeure marginalement représentée dans les instances décisionnelles globales, en particulier au Conseil de sécurité. La revendication d’une réforme de cette architecture internationale s’inscrit dans une logique plus large de rééquilibrage des rapports de pouvoir.</p>



<p>L’ambition affichée par plusieurs dirigeants est de&nbsp;sortir d’un rôle d’espace d’intervention pour devenir un espace d’initiative. Cela suppose une coordination diplomatique renforcée, une stratégie industrielle continentale et une politique commune sur les technologies émergentes, du numérique à l’intelligence artificielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-heure-du-test-politique"><strong>L’heure du test politique</strong></h2>



<p>Ce sommet n’est pas seulement un rendez-vous institutionnel. Il constitue un révélateur. Révélateur de la capacité de l’Afrique à transformer ses vulnérabilités en priorités politiques. Révélateur aussi de sa faculté à dépasser les divisions nationales pour défendre des intérêts communs dans un système international en recomposition.</p>



<p>L’histoire récente a montré que les déclarations ambitieuses ne suffisent plus. Ce qui se joue à Addis-Abeba, c’est la crédibilité d’un projet continental visant à faire de Afrique un continent capable de se gouverner, de se financer et de peser. Autrement dit, non plus un continent objet de décisions extérieures, mais un acteur stratégique à part entière.</p>



<p>Si ce sommet parvient à faire converger sécurité, climat et intégration dans une vision cohérente, il&nbsp; pourrait marquer le moment où l’Union africaine cessera d’être perçue comme un forum diplomatique pour devenir ce qu’elle aspire à être depuis sa création, à savoir une puissance collective.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune. Pourquoi la rupture entre Afreximbank et Fitch révèle un fossé plus profond</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 11:00:05 +0000</pubDate>
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<p>La rupture entre Afreximbank et Fitch Ratings met en lumière des enjeux complexes entre agences de notation et banques africaines.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Expert en financement du développement fort d’une longue expérience en Afrique subsaharienne, le Dr Macharia Kihuro analyse la rupture entre Afreximbank et Fitch Ratings comme le symptôme d’un désaccord structurel plus profond. Selon lui, ce différend dépasse un simple conflit technique et met en lumière les tensions persistantes entre institutions financières africaines et agences de notation internationales.</em></strong></p>



<p>Dans une récente déclaration publique, la Banque africaine d&rsquo;import-export (Afreximbank) a annoncé qu&rsquo;elle mettrait fin à sa relation avec l&rsquo;agence de notation Fitch Ratings. La justification de cette décision était particulièrement frappante. La banque a attribué cette décision à sa « <em>ferme conviction que l&rsquo;exercice de notation de crédit ne reflète plus une bonne compréhension de l&rsquo;accord constitutif de la banque, de sa mission ou de son mandat </em>». Elle a en outre souligné que son profil commercial restait « <em>solide, soutenu par des relations solides avec ses actionnaires et les protections juridiques inscrites dans son accord constitutif</em> », qui est un traité signé et ratifié par ses États membres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-methodologie-de-fitch"><strong>La méthodologie de Fitch</strong></h2>



<p>Au cœur de ce désaccord se trouve un débat qui couve depuis longtemps : les agences de notation doivent-elles appliquer une méthodologie unique et rigide à toutes les banques, ou leur approche doit-elle être adaptée à la nature spécifique de l&rsquo;institution ? Plus précisément, une banque commerciale doit-elle être évaluée selon exactement le même cadre qu&rsquo;une banque multilatérale de développement (BMD) ? Afreximbank soutient que Fitch Ratings n&rsquo;a pas tenu compte de cette distinction essentielle, produisant une évaluation que la banque considère comme une représentation injuste de sa véritable solvabilité.</p>



<p>La méthodologie de Fitch, telle que décrite dans ses « <em>Critères de notation bancaire </em>», repose sur un cadre en deux parties pour les banques commerciales et les BMD. La première partie est un modèle quantitatif de base (CQM), une formule standardisée qui calcule une « <em>notation de viabilité </em>» à partir d&rsquo;indicateurs financiers tels que la qualité des actifs et l&rsquo;adéquation des fonds propres. Ce modèle sert de point d&rsquo;ancrage initial.</p>



<p>La deuxième partie est le cadre de « <em>notation de soutien</em> », qui évalue le soutien externe. Ici, en théorie, une distinction est faite : pour les BMD telles qu&rsquo;Afreximbank, le soutien est évalué comme l&rsquo;engagement collectif et contractuel de ses États membres en vertu de son accord constitutif, qui est considéré comme extrêmement solide et fiable. Pour les BMD de haute qualité, Fitch utilise souvent une approche de « <em>substitution de crédit</em> », en ancrant la notation de la BMD à la solvabilité de ses actionnaires les plus solides.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-normes-de-notation-mondiales-en-cause"><strong>Les normes de notation mondiales en cause ?</strong></h2>



<p>La rupture décisive s&rsquo;est produite le 28 janvier 2026, lorsque Fitch a abaissé la note d&rsquo;Afreximbank de « <em>BBB- </em>» à «<em> BB+ </em>», puis a retiré toutes ses notes. Cette décision a fait passer la note de défaut à long terme de l&rsquo;émetteur dans la catégorie « <em>non-investissement </em>» (« <em>junk</em> »). Afreximbank a réagi de manière décisive en mettant fin à la relation, déclarant qu&rsquo;elle considérait la méthodologie de l&rsquo;agence comme erronée, préjudiciable à sa mission et révélatrice d&rsquo;un préjugé plus général à l&rsquo;égard des institutions financières africaines.</p>



<p>Cette confrontation oblige à examiner de manière critique les tensions persistantes dans le domaine de la finance mondiale : les méthodologies des agences de notation internationales sont-elles intrinsèquement biaisées à l&rsquo;encontre des institutions africaines ? Ou bien Afreximbank a-t-elle mal compris le cadre et réagi de manière excessive ? En fin de compte, la question centrale concerne l&rsquo;impact réel : quelles seront les conséquences de ce différend pour la banque, l&rsquo;architecture financière du continent et la crédibilité des normes de notation mondiales ?</p>



<p>Afreximbank est-elle un cas isolé ? Absolument pas. Un sentiment ancien et largement répandu en Afrique veut que les méthodologies des « <em>trois grandes </em>» agences de notation (Fitch, Moody&rsquo;s et S&amp;P) soient systématiquement biaisées, ne tiennent pas compte des contextes régionaux uniques et produisent des notations injustement punitives. Les agences opposent des contre-arguments solides, créant un classique « <em>dialogue de sourds</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-fosse-entre-les-evaluations-et-les-realites"><strong>Le fossé entre les évaluations et les réalités</strong></h2>



<p>Le Ghana a régulièrement contesté les dégradations de sa note. En 2022, après une série de dégradations au statut de « <em>junk</em> », son gouvernement a suspendu toute collaboration officielle avec les trois grandes agences, les accusant d&rsquo;actions procycliques qui ont aggravé sa crise de la dette. Il convient de noter que la justification de Fitch pour la récente dégradation de la note d&rsquo;Afreximbank était fondée sur la restructuration de la dette du Ghana en 2023, appliquant un principe qui lie le risque d&rsquo;une banque multilatérale de développement à ses États membres.</p>



<p>Le Kenya, le Rwanda, le Nigeria et l&rsquo;Afrique du Sud ont tous officiellement fait appel des décisions de notation. Parmi les critiques les plus virulentes figure la Banque africaine de développement (BAD), dont l&rsquo;ancien président, Akinwumi Adesina, a mené une campagne très médiatisée.</p>



<p>Ce débat permet de tirer des enseignements essentiels. Un problème fondamental a été identifié : le fossé persistant entre les évaluations des agences et les réalités des clients, exacerbé par une rupture de la communication. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un incident isolé, mais d&rsquo;un défi à l&rsquo;échelle du continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-collaboration-exemplaire-pour-plus-d-equite-et-de-credibilite"><strong>Une collaboration exemplaire pour plus d’équité et de crédibilité</strong></h2>



<p>La voie à suivre exige des mesures concrètes. Les parties prenantes doivent collaborer pour mettre en place un système garantissant à la fois l&rsquo;équité et la crédibilité de l&rsquo;évaluation des risques. Cette rupture met en évidence une architecture mondiale qui ne parvient pas à intégrer de manière adéquate les perspectives des marchés émergents. Cette friction doit désormais catalyser un véritable dialogue, conduisant à des méthodologies mutuellement acceptées.</p>



<p>En outre, une action collective est essentielle. Par l&rsquo;intermédiaire de l&rsquo;Union africaine ou d&rsquo;autres plateformes panafricaines, un bloc unifié devrait négocier des critères adaptés et rendus publics pour les banques multilatérales de développement africaines et les États souverains dotés d&rsquo;une gouvernance solide, en exigeant la clarté sur la manière dont les facteurs qualitatifs sont notés.</p>



<p><strong>Dr Macharia Kihuro (PhD).</strong></p>



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<p><strong>Mention éditoriale :</strong></p>



<p><em>Chapô et intertitres de la rédaction.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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