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	<title>Archives des UNICEF &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des UNICEF &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Choléra : la fin d’une pénurie qui a coûté des milliers de vies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 16:21:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Après une pénurie, les vaccins anticholériques reviennent pour protéger les populations vulnérables du choléra.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Après plus de trois années de pénurie critique, la vaccination préventive contre le choléra peut enfin reprendre. Gavi, l’Alliance du vaccin, l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont annoncé, à Genève, ce 4 février 2026, que les stocks mondiaux de vaccins anticholériques oraux sont redevenus suffisants pour relancer des campagnes de prévention dans les pays les plus exposés.</em></strong></p>



<p>Le Mozambique est le premier État à bénéficier de cette reprise, après l’interruption des campagnes en 2022, lorsque l’explosion mondiale des cas avait provoqué une ruée sur les stocks disponibles. Cette relance intervient dans un contexte sanitaire particulièrement préoccupant. Le pays fait face à une épidémie de choléra aggravée par de récentes inondations ayant touché plus de 700 000 personnes et provoqué d’importants déplacements de population. Les infrastructures de santé et les réseaux d’eau potable ont été endommagés. Ce qui augmente le risque de propagation des maladies hydriques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-allocation-mondiale-de-20-millions-de-doses"><strong>Une allocation mondiale de 20 millions de doses</strong></h2>



<p>Une première allocation de 20 millions de doses a été décidée pour soutenir les campagnes de prévention. Sur ce volume, 3,6 millions de doses ont déjà été livrées au Mozambique, 6,1 millions à la République démocratique du Congo, également confrontée à une forte recrudescence des cas, et 10,3 millions au Bangladesh.</p>



<p>Cette amélioration est le fruit d’un effort coordonné entre agences internationales, partenaires financiers et fabricants. La production annuelle de vaccins contre le choléra a ainsi presque doublé, passant de 35 millions de doses en 2022 à près de 70 millions en 2025. Ces doses sont financées par Gavi et distribuées par l’UNICEF.</p>



<p>« <em>Les pénuries mondiales de vaccins nous ont contraints à réagir aux épidémies plutôt qu’à les prévenir. Nous sommes désormais mieux placés pour rompre ce cercle vicieux </em>», a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui salue le rôle du laboratoire sud-coréen EUBiologics, actuellement principal producteur à l’échelle industrielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-alerte-sanitaire-mondiale-persistante"><strong>Une alerte sanitaire mondiale persistante</strong></h2>



<p>Malgré cette amélioration, la situation mondiale reste alarmante. L’OMS a recensé plus de 600 000 cas de choléra et près de 7 600 décès dans 33 pays l’an dernier. Des chiffres probablement sous-estimés en raison d’une sous-déclaration chronique. Depuis 2021, le nombre de cas augmente chaque année, tandis que la mortalité continue de progresser.</p>



<p>« <em>La recrudescence des cas de choléra nous rappelle brutalement que l’accès durable aux vaccins est un bien public mondial </em>», a souligné Sania Nishtar, directrice générale de Gavi, appelant à un engagement continu des donateurs et des fabricants.</p>



<p>Pour Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF, cette reprise marque un tournant : « <em>La vaccination préventive protégera les enfants et contribuera à enrayer cette maladie hautement contagieuse. Mais elle doit impérativement s’accompagner d’investissements dans l’eau potable et l’assainissement. </em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-encore-fragile"><strong>Une stratégie encore fragile</strong></h2>



<p>Le vaccin anticholérique oral est jugé sûr et efficace dès l’âge d’un an. Une dose offre une protection d’au moins six mois, tandis que deux doses peuvent protéger jusqu’à trois ans. Toutefois, en raison de la pression persistante sur les stocks, la stratégie à dose unique restera la norme dans les réponses aux épidémies, la double dose étant réservée à des situations particulières.</p>



<p>Les pays bénéficiaires ont été sélectionnés selon des critères définis par le Groupe de travail mondial pour la lutte contre le choléra (GTFCC), un partenariat réunissant plus de cinquante organisations, afin d’assurer une répartition équitable et transparente.</p>



<p>Pour les experts, la vaccination ne peut être qu’un levier parmi d’autres. « <em>Des progrès durables dépendront d’investissements à long terme dans les infrastructures et d’un engagement politique fort </em>», rappelle le Dr Ilesh Jani, président du comité de pilotage du GTFCC.</p>



<p>Alors que les catastrophes climatiques, les conflits et la pauvreté continuent de fragiliser l’accès à l’eau potable dans de nombreuses régions, la reprise des campagnes préventives apparaît comme une avancée majeure, mais encore insuffisante pour endiguer une maladie qui reste l’un des marqueurs les plus criants des inégalités sanitaires mondiales.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako accueille le Festival International des Femmes du 4 au 7 décembre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 10:25:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Participez au Festival international des femmes à Bamako, du 4 au 7 décembre 2025, axé sur le rôle des femmes dans la paix.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Du 4 au 7 décembre 2025,&nbsp;</em></strong><strong><em>dans le sillage de la campagne des 16 jours d’activisme qui se déroulent chaque année du 25 novembre au 10 décembre, visant à mobiliser contre toutes les formes de violences basées sur le genre,&nbsp;</em></strong><strong><em>Bamako accueillera le Festival International des Femmes (FESTI-FEM), au Palais de la Culture. Placé sous le thème&nbsp;</em></strong><strong><em>«&nbsp;</em></strong><strong><em>Femme, pilier de la paix et gardienne des valeurs socio-culturelles</em></strong><strong><em>&nbsp;»</em></strong><strong><em>, cet événement phare de l’Année de la Culture veut donner aux femmes maliennes et africaines une tribune pour célébrer, débattre et affirmer leur rôle central dans la paix et le développement.</em></strong><em></em></p>



<p>Au Mali, les femmes portent depuis toujours la mémoire des lignages et la douleur des guerres, les gestes du quotidien et les espoirs des générations. En ce mois de décembre 2025, dans les allées du Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, c’est à elles que revient la scène et la lumière. Le Festival International des Femmes (FESTI-FEM), organisé du 4 au 7 décembre par CIRA Charity et Mussokakorota, se veut bien plus qu’une célébration. C’est une proclamation : celle de la femme comme pilier de la paix et gardienne des valeurs socio-culturelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-annee-de-culture-une-annee-de-memoire"><strong>Une année de culture, une année de mémoire</strong></h2>



<p>2025, décrétée&nbsp;<em>Année de la Culture</em>&nbsp;par par le président de la transition, le général d’armée Asimi Goïta, devait se conclure sur une note d’unité. Elle s’achèvera avec ce festival, moment de convergence où se croisent musique, arts, panels, expositions, débats. Ici, pas de folklore décoratif. La culture est convoquée comme arme douce, comme levier pour recoudre les fissures d’un pays meurtri par les conflits et les déplacements.</p>



<p>Le message est clair : «&nbsp;<em>Soutenir FESTI-FEM, c’est investir dans la paix et dans l’avenir du Mali&nbsp;</em>». Derrière le slogan, l’ambition, il s’agit de faire de Bamako la capitale d’un féminisme enraciné, où la femme n’est pas importée comme une figure de vitrine mais affirmée comme actrice centrale du changement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-temps-des-femmes-le-temps-du-monde"><strong>Le temps des femmes, le temps du monde</strong></h2>



<p>Le Mali n’est pas seul. Des partenaires internationaux – ONU Femmes, UNICEF, UNESCO, Union européenne – voient dans ce festival une tribune pour une cause universelle. Car de Kaboul à Kinshasa, de Gaza à Port-au-Prince, les femmes sont à la fois premières victimes et premières résistantes. Ici comme ailleurs, elles tiennent le fil ténu de la survie et du quotidien, alors même que les discours officiels les relèguent souvent à l’arrière-plan.</p>



<p>À Bamako, le FESTI-FEM leur rend le premier rôle. C’est une scène mais aussi une agora. On y parlera leadership féminin, réconciliation, autonomisation, culture comme outil de cohésion. On y verra aussi des artistes, des danseuses, des conteuses. Le politique et le poétique, réconciliés.</p>



<p><strong>De la solidarité au leadership</strong></p>



<p>Ce festival ne se limite pas à la célébration. Il veut mobiliser l’État, afin d&rsquo;accélérer les politiques inclusives ; les bailleurs, souvent frileux ; la société civile, surtout, pour pérenniser la dynamique. Car la paix, au Mali comme ailleurs, ne se négocie pas seulement entre militaires et diplomates. Elle se construit dans les foyers, les écoles, les associations. Et ce sont les femmes qui, chaque jour, la portent sur leurs épaules.</p>



<p>Au-delà des panels et des concerts, FESTI-FEM est une manière de dire au monde que la reconstruction du Mali ne pourra se faire sans ses femmes. Que la paix ne sera pas durable sans elles. Et que la culture, loin d’être une parure, est l’outil le plus puissant pour changer les mentalités et transmettre des valeurs.</p>



<p>Dans un pays où l’instabilité a trop souvent dicté le calendrier, ce festival s’impose comme une respiration. Un pari : celui d’un futur porté par les voix des femmes, hautes, claires et nécessaires.</p>



<p>Le temps des femmes n’est pas pour demain. Il est pour aujourd’hui. À Bamako, il vient de commencer, à travers la première édition du Festival international des femmes.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Santé mondiale : pourquoi des millions d’êtres humains défèquent encore dehors</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 01:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Un tiers d'un milliard de personnes pratiquent la défécation à l'air libre. Apprenez pourquoi ce problème persiste sur notre planète.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Un chiffre que l’on croyait relégué aux archives d’un autre âge&nbsp;: 354&nbsp;millions d’êtres humains défèquent encore chaque jour à l’air libre. Derrière ce constat brutal, l’aveu d’un échec planétaire&nbsp;: l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2030, promesse des Nations unies, s’éloigne inexorablement.</em></strong></p>



<p>Les statistiques, lorsqu’elles se glacent, valent parfois mieux qu’un reportage. Une personne sur vingt-cinq, sur cette planète en 2025, n’a d’autre choix que de s’accroupir à ciel ouvert pour se soulager. Dans un monde saturé de discours sur la modernité numérique et la conquête spatiale, cette réalité nue dit tout. L’humanité avance, mais laisse derrière elle des centaines de millions de corps dans la poussière, l’eau souillée et l’humiliation.</p>



<p>Le rapport conjoint de l’OMS et de l’UNICEF publié le 26&nbsp;août est sans appel. Malgré quelques progrès, la défécation à l’air libre concerne encore 354&nbsp;millions de personnes. En 2015, elles étaient 429&nbsp;millions. La baisse est réelle, mais lente, trop lente. Chaque latrine construite, chaque puits protégé, semble immédiatement rattrapé par l’explosion démographique, l’urbanisation sauvage, les guerres qui détruisent, et les États qui promettent plus qu’ils n’agissent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-dignite-autant-que-de-sante"><strong>Un enjeu de dignité autant que de santé</strong></h2>



<p>Car derrière les chiffres, il y a les conséquences telles que les diarrhées mortelles pour les enfants, la contamination des nappes phréatiques, les maladies hydriques qui continuent de tuer en silence. L’OMS rappelle que l’eau potable et l’assainissement ne sont pas des privilèges, mais des droits humains fondamentaux. Pourtant, le monde s’accommode d’un paradoxe. Alors que l’on parle d’intelligence artificielle et de voitures autonomes, des villages entiers vivent encore dans une promiscuité où les excréments sont à portée de main.</p>



<p>La défécation à ciel ouvert est aussi une question de dignité. Pour les femmes et les jeunes filles, la situation est doublement violente&nbsp;: contrainte de s’isoler à l’aube ou à la nuit tombée pour échapper aux regards, elles s’exposent aux agressions sexuelles. Et pendant leurs règles, l’absence de toilettes adaptées devient un facteur supplémentaire d’exclusion scolaire et sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-loin-des-promesses-de-2030"><strong>Loin des promesses de 2030</strong></h2>



<p>Depuis 2015, près d’un milliard et demi d’êtres humains ont gagné un accès à des installations sanitaires améliorées. Mais l’ONU l’admet aujourd’hui. Au rythme actuel, l’objectif d’un accès universel en 2030 est devenu « <em>de plus en plus hors de portée</em> ». La formule est diplomatique ; la réalité est plus crue. Il est en train de glisser entre les doigts.</p>



<p>Le nombre de pays ayant éliminé la défécation à l’air libre est passé de 142 à 154. Une avancée, certes, mais qui laisse encore des millions dans la boue. Pour Cecilia Scharp, directrice du programme WASH à l’Unicef, le verdict est sans appel&nbsp;: « <em>Lorsque les enfants n’ont pas accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène, leur santé, leur éducation et leur avenir sont menacés.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-miroir-de-nos-inegalites"><strong>Un miroir de nos inégalités</strong></h2>



<p>Au fond, la défécation à ciel ouvert est plus qu’un problème sanitaire. C’est le symbole extrême des inégalités mondiales. D’un côté, une humanité connectée, qui s’inquiète de savoir si son smartphone est étanche. De l’autre, des millions de familles qui se demandent où soulager un enfant sans le condamner à une infection.</p>



<p>La défécation à l’air libre n’est pas seulement un scandale de santé publique. C’est un scandale politique, celui d’un monde qui, malgré ses milliards de dollars de croissance et ses sommets internationaux, tolère encore que des centaines de millions de ses citoyens vivent comme si la promesse de dignité n’avait jamais existé.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel : les enfants de la guerre, otages d’une tragédie silencieuse</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jun 2025 17:04:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’utilisation systématique d’enfants soldats dans les conflits armés au Sahel est une tragédie humanitaire à ne pas ignorer.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Par un mélange d’idéologie, de misère et de cynisme stratégique, les groupes armés qui sévissent entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger recrutent massivement des mineurs. Face à cette hémorragie humaine, les États sahéliens peinent à enrayer un engrenage tragique qui mine aussi leurs efforts militaires.</em></strong><em></em></p>



<p>Il s’appelle Seydou. Dans le roman <em><a href="https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/enfant-des-ruines/78374?srsltid=AfmBOorXe8ByHWExQBLd2AWcRowEklgXzz2Dq4A9FAyqEIvtnTCL20dm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enfant des ruines</a></em> de Fousseni Togola, il incarne le visage d’une génération que la guerre a kidnappée. De Gao à Solhan, de Tillabéri à Mopti, ce sont des milliers d’enfants qui, depuis plus d’une décennie, ont vu leur destin basculer dans les rangs des groupes terroristes. Loin des discours diplomatiques, c’est là que se joue une des grandes tragédies du Sahel : celle des enfants soldats.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-armee-d-ombres-juveniles"><strong>Une armée d’ombres juvéniles</strong></h3>



<p>Au Burkina Faso, certains ont à peine huit ans. <a href="https://www.studiotamani.org/157563-plus-de-200-enfants-soldats-recuperes-depuis-2018-a-gao" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Au Mali</a>, ils sont parfois enrôlés dès les écoles coraniques, abandonnés par leurs maîtres, récupérés par la propagande salafiste. Filles ou garçons, ils deviennent kamikazes, éclaireurs, sentinelles ou esclaves sexuels. Selon l’UNICEF, 15 % des enfants soldats sont des filles. Les garçons, eux, composent souvent la chair à canon d’assauts meurtriers. À Solhan, en 2021, <a href="https://globalinitiative.net/wp-content/uploads/2021/09/Les-%C3%A9conomies-criminelles-ont-jou%C3%A9-un-r%C3%B4le-cl%C3%A9-dans-le-massacre-de-Solhan-au-Burkina-Faso.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">80 % des assaillants étaient mineurs</a>.</p>



<p>Les <a href="https://issafrica.org/fr/iss-today/des-enfants-en-ordre-de-bataille-les-dernieres-recrues-de-letat-islamique-en-afrique-de-louest" target="_blank" rel="noreferrer noopener">groupes armés islamistes,</a> comme l’EIGS ou le GSIM, instrumentalisent la pauvreté, les rivalités communautaires et l’effondrement de l’éducation. Les écoles ? Six mille ont été détruites dans la région. Au Mali, seules 12 % des communes en zone rouge ont encore une école en fonctionnement. Le vide laissé par l’État est comblé par des dogmes et des kalachnikovs.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-dilemme-tactique-pour-les-armees-nationales"><strong>Un dilemme tactique pour les armées nationales</strong></h3>



<p>Que faire lorsque l’ennemi a le visage de l’enfance ? Les soldats sahéliens, confrontés à ces <a href="https://international-review.icrc.org/sites/default/files/reviews-pdf/2022-08/LE%20SAHEL-ARTICLE%20PAR%20ARTICLE_01_918_Edito_2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dilemmes moraux</a>, voient leur capacité de riposte altérée. Chaque tir devient un acte de conscience. Chaque opération, un risque de tragédie collatérale. À cela s’ajoute la complexité logistique : détecter un adolescent armé au sein d’une foule civile relève de la gageure. Le paradoxe est cruel : frapper, c’est trahir sa propre humanité ; ne rien faire, c’est laisser l’ennemi se renforcer.</p>



<p>Les armées, dès lors, s’adaptent. Au <a href="https://fr.africanews.com/2021/09/13/niger-de-plus-en-plus-d-enfants-tues-ou-recrutes-par-les-djihadistes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Niger</a>, le bataillon « <em>Tahoua</em> » s’est doté d’équipes de psychologues pour gérer les enfants capturés. Au Burkina, une part croissante des ressources militaires est dédiée à la protection civile. La guerre n’est plus seulement une affaire de fusils : elle devient une bataille pour les âmes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-reponses-encore-trop-timides"><strong>Des réponses encore trop timides</strong></h3>



<p>Face à l’ampleur du drame, les <a href="https://saheltribune.com/etude-scientifique-sur-lutilisation-du-fleuve-niger-comme-source-deau-potable-au-mali/">réponses institutionnelles</a> peinent à suivre. À Gao, le centre de transit pour enfants démobilisés peut héberger 50 mineurs. Or, 200 nouvelles recrues y sont identifiées chaque année. La réintégration est souvent un mirage : rejetés par leur famille, stigmatisés dans leurs villages, nombre d’enfants reprennent la route des armes.</p>



<p>Pourtant, des signaux faibles esquissent une alternative. Des écoles mobiles sillonnent désormais le nord burkinabè. Au Mali, un programme expérimental verse une allocation mensuelle aux familles qui gardent leurs enfants à l’abri des recruteurs. Au Niger, des comités de vigilance communautaires alertent les autorités sur les tentatives d’enrôlement.</p>



<p>Mais la guerre impose son propre tempo. Et le temps, dans le Sahel, est une denrée rare.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-souverainete"><strong>Un enjeu de souveraineté</strong></h3>



<p>Les <a href="https://www.humanium.org/fr/les-enfants-soldats-du-mali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enfants soldats</a> ne sont pas seulement une tragédie humanitaire. Ils représentent un multiplicateur de puissance pour les groupes armés. Ils sapent les efforts de stabilisation, délégitiment les États, détruisent le tissu social. Tant que l’école ne remplace pas la kalachnikov, tant que la justice n’offre pas une alternative crédible à la vengeance, la reconquête militaire restera incomplète.</p>



<p>Assimi Goïta et ses homologues burkinabè et nigérien le savent : sans victoire sur le terrain social, l’effort sécuritaire restera inabouti. L’avenir du Sahel ne se joue pas seulement dans les casernes, mais aussi dans les classes, les familles et les mosquées.</p>



<p>Seydou, l’enfant des ruines, n’est pas un personnage de fiction. Il est le miroir de notre impuissance, mais aussi de ce que pourrait être, demain, la dignité retrouvée d’un continent. À condition de ne plus le regarder sans agir.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crises alimentaires : l’humanité dans le rouge</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 May 2025 09:33:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Explorez les enjeux des crises alimentaires mondiales et de l'insécurité nutritionnelle aiguë qui touchent 295 millions de personnes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Alors que la faim aiguë progresse pour la sixième année consécutive, touchant plus de 295 millions de personnes dans 53 pays, le Rapport mondial sur les crises alimentaires 2024 sonne l’alarme d’une tragédie silencieuse devenue structurelle. Entre guerres, effondrements économiques, climat détraqué et financements humanitaires en chute libre, la faim n’est plus une urgence, mais un état permanent pour des millions de vies. En Afrique comme ailleurs, l’échec n’est plus seulement politique ou logistique : il est moral, et appelle une refondation audacieuse des réponses internationales.</em></strong></p>



<p>Une fois encore, la réalité dépasse l&rsquo;entendement. Et une fois encore, la faim se moque des promesses, des déclarations de principes et des discours sur la sécurité alimentaire mondiale. Le Rapport mondial sur les crises alimentaires 2024, publié conjointement par les Nations unies, la FAO, le PAM, l’UNICEF, le HCR et d’autres partenaires du Réseau mondial contre les crises alimentaires, fait état d’une détérioration alarmante, pour la sixième année consécutive.</p>



<p>En 2024, 295,3 millions de personnes dans 53 pays et territoires ont été confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, soit une hausse de 13,7 millions par rapport à 2023. C’est une aggravation massive, traduisant non seulement une série de chocs prolongés (conflits, effondrements économiques, déplacements massifs, climat), mais surtout, la faillite progressive du système international de réponse humanitaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-foyers-d-urgence-absolue"><strong>Des foyers d’urgence absolue</strong></h3>



<p>«<em> Le nombre de personnes souffrant d’une faim catastrophique a plus que doublé </em>», souligne le rapport. En effet, 1,9 million de personnes se trouvent aujourd’hui dans la Phase 5 du Cadre intégré de classification (IPC/CH), la plus extrême, synonyme de famine imminente, de mortalité massive, d’effondrement des moyens de subsistance.</p>



<p>La bande de Gaza, le Soudan, Haïti et le Sud-Soudan apparaissent parmi les épicentres de cette tragédie contemporaine. «<em> Dans ces zones, les niveaux de faim ont atteint des niveaux catastrophiques d’insécurité alimentaire aiguë</em> », avertit le rapport. Au Soudan, plus de 25 millions de personnes sont affectées, dont 1,1 million en phase 5. À Gaza, 100 % de la population est aujourd’hui classée en situation d’insécurité alimentaire aiguë. Une première dans l’histoire du GRFC.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-conflits-effondrements-economiques-climat-un-triptyque-fatal"><strong>Conflits, effondrements économiques, climat : un triptyque fatal</strong></h3>



<p>Les conflits restent la première cause de la faim. Ils touchent 140 millions de personnes dans 20 pays, de la République démocratique du Congo au Myanmar. Les chocs économiques, eux, ont affamé 59,4 millions de personnes dans 15 pays, presque le double d’avant la pandémie. Et cela, malgré une légère accalmie inflationniste depuis 2023.</p>



<p>Le climat, enfin, El Niño en tête, a déclenché des sécheresses et inondations dévastatrices dans 18 pays, affectant 96,4 millions de personnes. Le tout dans un monde où, selon António Guterres, «<em> la réduction spectaculaire des fonds humanitaires vitaux </em>» vient accentuer le désespoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-financement-humanitaire-au-plus-bas"><strong>Le financement humanitaire au plus bas</strong></h3>



<p>«<em> Ce rapport mondial est un nouveau témoignage sans complaisance d’un monde qui a dangereusement dévié de sa trajectoire </em>», déclare le Secrétaire général de l’ONU. Il parle d’une «<em> défaillance de l’humanité </em>», et avertit : «<em> Nous ne pouvons pas répondre à des estomacs vides avec des mains vides et des dos tournés. </em>»</p>



<p>Le paradoxe est glaçant. La faim explose, les budgets fondent. Le GRFC 2024 signale «&nbsp;<em>la réduction la plus importante du financement humanitaire dans l’histoire du rapport</em>&nbsp;». Cindy McCain, directrice exécutive du PAM, ne cache pas son inquiétude : «<em> Le PAM est confronté à de graves déficits budgétaires, qui l’ont contraint à opérer des coupes sombres dans ses programmes d’aide alimentaire. Des millions de personnes perdront la bouée de sauvetage essentielle que nous leur fournissons. </em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-generation-sacrifiee"><strong>Une génération sacrifiée ?</strong></h3>



<p>Derrière les statistiques, des enfants. Le rapport recense 38 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition aiguë, répartis dans 26 crises nutritionnelles majeures. Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF, va droit au cœur : «<em> Dans un monde d’abondance, rien ne justifie que des enfants souffrent de la faim ou meurent de malnutrition. La faim ronge non seulement l’estomac d’un enfant, mais aussi sa dignité, son sentiment de sécurité et son avenir. </em>»</p>



<p>Face à cette spirale, les auteurs du rapport appellent à une «<em> réinitialisation audacieuse </em>». Il faut dépasser l’aide d’urgence et investir dans les systèmes alimentaires locaux, l’agriculture rurale, la nutrition communautaire et la résilience à long terme.</p>



<p>Le directeur général de la FAO, Qu Dongyu, le résume ainsi : «<em> L’insécurité alimentaire aiguë n’est pas seulement une crise – c’est une réalité constante. Il est essentiel d’investir dans l’agriculture d’urgence, non seulement en tant que réponse, mais aussi en tant que solution la plus rentable.</em> »</p>



<p>Alvaro Lario, président du FIDA, confirme que «<em> les réponses humanitaires doivent aller de pair avec des investissements dans le développement rural. Les petits exploitants sont au cœur de la sécurité alimentaire. </em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-faim-comme-facteur-de-chaos"><strong>La faim comme facteur de chaos</strong></h3>



<p>Ne pas agir, c’est courir à la catastrophe géopolitique. «<em> La crise de la faim ne menace pas seulement des vies, elle mine la stabilité des sociétés </em>», alerte Axel van Trotsenburg de la Banque mondiale. Sans réponse, la faim devient moteur de révoltes, d’exils, de radicalisations.</p>



<p>Dans les pays où 70 % de la population dépend de l’agriculture, la moindre disette devient un séisme social. Le GRFC 2024 ne plaide pas pour la charité, il plaide pour la stratégie.</p>



<p>En 2025, la faim ne sera plus une surprise. Elle est annoncée, mesurée, cartographiée. Si elle se poursuit, ce sera par choix, ou par abandon. Et comme le martèle le rapport : «<em> Briser le cycle de la faim exige que l’on place les besoins et les voix des communautés touchées au cœur de chaque réponse. </em>»</p>



<p>Alors, quelle réponse le monde donnera-t-il cette fois ? Car au XXIe siècle, ce n’est plus de pain qu’il manque : c’est de volonté.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Urgence climatique : protéger la santé des femmes enceintes, des bébés et des enfants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 20:49:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez l'appel urgent lancé par l'UNICEF, l'OMS, et le FNUAP en prévision de la COP28 sur le changement climatique. Le texte met en lumière les risques sanitaires extrêmes auxquels sont confrontées les femmes enceintes, les bébés, et les enfants en raison des catastrophes climatiques. Il souligne l'urgence d'agir pour protéger leur santé, mettant en évidence les effets néfastes du changement climatique dès la conception, ainsi que les conséquences tout au long de la vie des enfants. L'appel propose sept actions prioritaires, dont la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la prise en compte spécifique des besoins des femmes et des enfants dans les politiques climatiques. La description met également en avant la première Journée de la santé à la COP28, soulignant l'importance d'intégrer les besoins en santé dans les réponses à la crise climatique pour des sociétés résilientes et en bonne santé à long terme.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>Le constat est alarmant : les femmes enceintes, les bébés et les enfants font face à des risques sanitaires extrêmes liés aux catastrophes climatiques, une réalité trop souvent négligée. C&rsquo;est ce que révèle l&rsquo;Appel à mobilisation lancé par l’Unicef, l’OMS, et le FNUAP en prévision de la Conférence mondiale des parties sur le changement climatique (COP28) à Dubaï.</p>



<p>Selon le rapport intitulé « <em>Protéger la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant des effets du changement climatique</em>« , les conséquences des catastrophes climatiques sur la santé maternelle et infantile ont été sous-déclarées et sous-estimées. Une lacune flagrante, souligne l&rsquo;étude, puisque très peu de plans nationaux de réponse au changement climatique abordent la santé maternelle ou infantile.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Agir pour protéger la santé des femmes, des bébés et des enfants face au changement climatique</strong></h3>



<p>Bruce Aylward, sous-directeur général de l&rsquo;OMS, souligne que bien que le changement climatique constitue une menace existentielle pour tous, ce sont les femmes enceintes, les bébés et les enfants qui en subissent les premières conséquences. Il appelle à une action immédiate pour protéger leur santé et survie, tout en insistant sur l&rsquo;importance de prendre en compte leurs besoins spécifiques dans la réponse à la crise climatique.</p>



<p>L&rsquo;année 2023 a été marquée par des catastrophes climatiques dévastatrices, allant des feux de forêt aux inondations, en passant par les vagues de chaleur et les sécheresses. Ces événements déplacent des populations, détruisent les récoltes et aggravent la pollution de l&rsquo;air. La hausse des températures favorise également la propagation de maladies mortelles telles que le choléra, le paludisme et la dengue, mettant en péril la santé des femmes enceintes et des enfants, particulièrement vulnérables à ces infections.</p>



<p>Les effets néfastes du changement climatique peuvent commencer dès la conception, entraînant des complications liées à la grossesse, des naissances prématurées, une insuffisance pondérale à la naissance et même la mortinaissance. Pour les enfants, les conséquences s&rsquo;étendent tout au long de leur vie, affectant le développement de leur corps et de leur cerveau au fur et à mesure qu&rsquo;ils grandissent.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La réduction durable des émissions de gaz à effet de serre</strong></h3>



<p>Omar Abdi, directeur général adjoint de l’Unicef chargé des programmes, souligne que les mesures prises pour lutter contre le changement climatique négligent souvent la vulnérabilité particulière des enfants à la pollution, aux maladies mortelles et aux conditions météorologiques extrêmes. Cette omission, prévient-il, met en péril le droit fondamental de chaque enfant à la santé et au bien-être.</p>



<p>L&rsquo;appel à mobilisation met en avant sept actions urgentes pour faire face à ces risques croissants. Parmi celles-ci figurent la réduction durable des émissions de gaz à effet de serre, l&rsquo;action en matière de financement climatique, et la prise en compte spécifique des besoins des femmes enceintes, des bébés et des enfants dans les politiques climatiques et de gestion des catastrophes. Les agences appellent également à une intensification de la recherche pour mieux comprendre les effets du changement climatique sur la santé maternelle et infantile.</p>



<p>Diene Keita, directrice exécutive adjointe des programmes du FNUAP, insiste sur la nécessité de poser les bonnes questions pour trouver des solutions climatiques qui prennent en compte les besoins en santé des femmes et des filles. Elle souligne que les solutions climatiques mondiales doivent soutenir l&rsquo;égalité des sexes, pas la sacrifier.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La plus grande injustice intergénérationnelle</strong></h3>



<p>L&rsquo;appel à mobilisation a été publié en même temps qu&rsquo;un document de plaidoyer du Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant (PMNCH). Ce document renforce l&rsquo;appel en formulant des recommandations spécifiques à l&rsquo;intention des différentes parties prenantes, telles que les gouvernements, les mécanismes de financement mondiaux, les donateurs, le secteur privé et la société civile, pour garantir une meilleure prise en compte des besoins en santé des femmes, des enfants et des adolescentes dans les politiques, les financements et les programmes liés au climat.</p>



<p>Helen Clark, présidente du conseil d&rsquo;administration du PMNCH et ancienne première ministre de Nouvelle-Zélande, souligne que le changement climatique est la plus grande injustice intergénérationnelle de notre époque. La protection de la santé et des droits des femmes, des enfants et des adolescentes, affirme-t-elle, n&rsquo;est pas négociable face à la crise climatique. Chaque partie prenante, des gouvernements au secteur privé en passant par les professionnels de la santé, joue un rôle essentiel dans la promotion de politiques et d&rsquo;actions qui protègent les plus vulnérables.</p>



<p>Lors des sessions de la COP28, les délégués marqueront la toute première Journée de la santé, mettant en lumière les liens entre la santé des individus et celle de la planète. Cet événement souligne l&rsquo;urgence d&rsquo;intégrer les besoins en santé des femmes, des enfants et des adolescents dans les réponses à la crise climatique, non seulement comme un impératif moral, mais aussi comme une stratégie efficace pour des sociétés résilientes et en bonne santé à long terme.</p>



<p><strong>F. Togola </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Commercialisation du lait maternisé : l’OMS et l’Unicef tirent la sonnette d’alarme</title>
		<link>https://saheltribune.com/commercialisation-lait-maternise-oms-unicef-tirent-sonnette-alarme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Feb 2022 08:24:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[allaitement maternel]]></category>
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		<category><![CDATA[UNICEF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans un nouveau rapport collectif, rendu public le 23 février 2022 , l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef) tirent la sonnette d’alarme sur la commercialisation du lait maternisé</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans un nouveau rapport collectif, rendu public le </strong><strong>23 février 2022</strong><strong> , l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef) tirent la sonnette d’alarme sur la commercialisation du lait maternisé.</strong></p>



<p>Pour relever ces défis auxquels <em>«&nbsp;plus de la moitié&nbsp;»</em> des parents et des femmes sont exposées, l’OMS, l’Unicef et leurs partenaires demandent aux gouvernements, aux agents de santé et à l’industrie des aliments pour bébés de mettre un terme à la <a href="https://www.lllfrance.org/vous-informer/promotion-et-protection-de-l-allaitement/940-code-commercialisation-lait-artificiel-commente" target="_blank" rel="noreferrer noopener">commercialisation abusive du lait maternisé</a>. Les deux organisations invitent la mise en œuvre stricte et le respect scrupuleux des exigences du Code.</p>



<p>D’après ce nouveau <a href="https://www.unicef.org/documents/impact-bms-marketing" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a>, les techniques de marketing de l’industrie incluent le ciblage en ligne non réglementé et invasif. Il s’agit des réseaux de conseil et lignes d’assistance sponsorisés&nbsp;; promotions et cadeaux gratuits&nbsp;; et les pratiques pour influencer la formation et les recommandations parmi les agents de santé.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Commercialisation du lait maternisé</strong></h3>



<p>Le document indique que les messages que les parents et les agents de santé reçoivent sont souvent <em>«&nbsp;trompeurs&nbsp;»,</em> non fondés scientifiquement, et violent le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel. Qui est un accord de santé publique historique adopté par l’Assemblée mondiale de la Santé en 1981 pour protéger les mères contre les comportements agressifs et les pratiques de commercialisation par l’industrie des aliments pour bébés.</p>



<p><em>«&nbsp;Ce rapport montre très clairement que la commercialisation du lait maternisé reste inacceptablement omniprésente, trompeuse et agressive&nbsp;»,</em> a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebryesus, directeur général de l’OMS. Dr Ghebryesus appelle toutefois à l’adoption et à l’application <em>«&nbsp;des réglementations sur le marketing d’exploitation&nbsp;»</em> de toute urgence. Cela, afin de <em>«&nbsp;protéger la santé des enfants&nbsp;».</em></p>



<p><em>«&nbsp;Les messages faux et trompeurs sur l’alimentation au lit maternisé sont un obstacle important à l’allaitement, dont nous savons qu’il est préférable pour les bébés et les mères&nbsp;»,</em> a indiqué de son côté Catherine Russel, directrice générale de l’Unicef. Avant d’ajouter&nbsp;: <em>«&nbsp;Nous avons besoin de politiques, de législations et d’investissements solides dans l’allaitement maternel pour garantir que les femmes sont protégées contre les pratiques commerciales contraires à l’éthique et ont accès aux informations et au soutien dont elles ont besoin pour élever leur famille&nbsp;»</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Allaitement au sein, premier vaccin des bébés</strong></h3>



<p>Selon le rapport, l’allaitement au sein dans la première heure suivant la naissance, suivi d’un <a href="https://apps.who.int/nutrition/topics/exclusive_breastfeeding/fr/index.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">allaitement exclusif</a> pendant six mois et d’un allaitement continu jusqu’à deux ans ou au-delà, offre une puissante ligne de défense contre toutes les formes de malnutrition infantile, y compris l’émaciation et l’obésité. Cet acte agit également comme le premier vaccin des bébés, les protégeant contre de nombreuses maladies infantiles courantes, explique le document.</p>



<p>Cependant, le constat reste amer quant à l’allaitement maternel, à l’échelle mondiale dans la mesure où, détaille le rapport, <em>«&nbsp;seuls 44% des bébés de moins de 6 mois sont exclusivement allaités à l’échelle mondiale&nbsp;»</em>.</p>



<p>Selon les précisons du document, les taux mondiaux d’allaitement maternel ont très peu augmenté au cours des deux dernières décennies. Alors que les ventes de lait maternisé ont plus que <em>«&nbsp;doublé à peu près&nbsp;» </em>pendant cette période.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Baisse du taux de vaccination : l’UNICEF et l’OMS invitent à ne « pas échanger une crise sanitaire contre une autre »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2020 21:15:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[enfants vaccinés]]></category>
		<category><![CDATA[OMS]]></category>
		<category><![CDATA[UNICEF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>les données préliminaires pour les quatre premiers mois font apparaître une baisse substantielle du « nombre d’enfants complétant trois doses du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC3) »</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>La pandémie de covid-19 risque d’entrainer d’autres épidémies en raison des perturbations qu’elle entraine dans le cadre des vaccinations que doivent suivre les enfants. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fond des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) invitent à poursuivre les campagnes de vaccinations.</strong></p>



<p>Le nombre d’enfants vaccinés dans le monde, qui stagnait déjà depuis 10 ans, a baissé de façon alarmante en raison de la pandémie de Covid-19, ont mis en garde, ce mercredi 15 juillet 2020, deux agences des Nations unies. &nbsp;</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Des acquis remis en cause</strong></h3>



<p>Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fond des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), cette situation n’est pas sans risque. Elle pourrait mettre en cause les progrès « <em>durement acquis pour atteindre plus d’enfants et d’adolescents avec une gamme plus large de vaccins</em> ».</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2243&amp;action=edit">Lutte contre le covid-19 : les ministres de la Santé de l’espace UEMOA se rencontrent</a></p>



<p>Selon les <a href="https://data.unicef.org/resources/immunization-coverage-are-we-losing-ground">dernières données sur les estimations de la </a><a href="https://data.unicef.org/resources/immunization-coverage-are-we-losing-ground" target="_blank" rel="noreferrer noopener">couverture </a><a href="https://data.unicef.org/resources/immunization-coverage-are-we-losing-ground">vaccinale de l’OMS et de l’UNICEF pour 2019</a>, plusieurs améliorations avaient été signalées notamment en ce qui concerne « <em>l’extension du vaccin contre le VPH à 106 pays et une meilleure protection des enfants contre davantage de maladies</em> ». Mais au rythme actuel dont évoluent les choses, ces progrès risquent de devenir caduques, alertent les deux organisations onusiennes. Elles indiquent qu’en 2020, les données préliminaires pour les quatre premiers mois font apparaître une baisse substantielle du « <em>nombre d’enfants complétant trois doses du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC3)</em> ». Ce qui est une première en 28 ans.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Dr Tedros avertit</strong></h3>



<p>Les deux organisations onusiennes précisent dans un <a href="https://www.who.int/news-room/detail/15-07-2020-who-and-unicef-warn-of-a-decline-in-vaccinations-during-covid-19">commun</a><a href="https://www.who.int/news-room/detail/15-07-2020-who-and-unicef-warn-of-a-decline-in-vaccinations-during-covid-19" target="_blank" rel="noreferrer noopener">i</a><a href="https://www.who.int/news-room/detail/15-07-2020-who-and-unicef-warn-of-a-decline-in-vaccinations-during-covid-19">qué</a> conjoint, ce mercredi 15 juillet 2020, qu’au moins 30 campagnes de vaccination contre la rougeole <em>« ont été ou risquent d’être annulées »</em>. Une perturbation qui étend des risques sur l’année 2020. En effet, selon L’OMS et L’UNICEF, cette situation est susceptible d’entraîner de nouvelles épidémies. </p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=819&amp;action=edit">Accès à la santé: Chaque jour, près de 830 femmes meurent dans le monde</a></p>



<p>En raison de ces perturbations et de leurs risques, le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus indique&nbsp;: « <em>Les vaccins sont l’un des outils les plus puissants de l’histoire de la santé publique et plus d’enfants sont désormais vaccinés que jamais</em> ». Cependant, il déplore que <em>« [ndlr] la pandémie [ait] mis ces gains en péril ». </em>Dr Tedros avertit sur le risque que ce problème n’entraîne plus de maux que la Covid-19. Ce qui l’amène à faire comprendre que même en période de pandémie, « <em>les vaccins peuvent être livrés en toute sécurité ».</em></p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Ce qui explique ces perturbations</strong></h3>



<p>Les raisons de telles perturbations sont entre autres, la réticence à quitter leur domicile, des interruptions de transport, des difficultés économiques, des restrictions de circulation ou de la peur d’être exposés à des personnes atteintes de covid-19. En plus de cet aspect, L’OMS et L’UNICEF soulignent également l’indisponibilité de nombreux agents de santé « <em>en raison des restrictions de voyage ou de redéploiement aux tâches d’intervention covid ainsi que du manque d’équipement de protection </em>».</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2760&amp;action=edit">Lutte contre la Covid_19 : Barrick au chevet de la région de Kayes</a></p>



<p>Cette situation fait réagir la directrice de l’UNICEF, Henrietta Fore qui met en garde&nbsp;: <em>« Nous devons empêcher une nouvelle détérioration de la couverture vaccinale et reprendre d’urgence les programmes de vaccination avant que la vie des enfants ne soit menacée par d’autres maladies</em> ». À l’en croire, « <em>Nous ne pouvons pas échanger une crise sanitaire contre une autre. »</em>&nbsp;</p>



<p><strong>F.T</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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