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	<title>Archives des UNESCO &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des UNESCO &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Sanké Mô de San 2026 : 626 ans de tradition, patrimoine UNESCO et fierté culturelle du Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La ville de San a célébré la 626e édition du Sanké Mô, rite ancestral inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Une tradition emblématique du Mali qui allie mémoire collective, cohésion sociale, tourisme et souveraineté culturelle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour la 626e fois, la ville de San a commémoré ce jeudi le rite ancestral du Sanké Mô, cérémonie de pêche collective autour de la mare Sanké. Un événement qui transcende le folklore pour incarner l&rsquo;identité et la cohésion d&rsquo;un peuple — et que l&rsquo;État malien entend faire rayonner bien au-delà des rives du Bani.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines traditions résistent au temps mieux que les empires. Le Sanké Mô en est la preuve vivante. Ce jeudi 11 juin 2026, la ville de San, au centre du Mali, a ouvert la 626e édition de ce rite multiséculaire, l&rsquo;une des cérémonies culturelles les plus anciennes et les plus emblématiques du continent africain. La cérémonie officielle d&rsquo;ouverture s&rsquo;est tenue en présence des autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses, ainsi que de délégations venues de l&rsquo;ensemble des régions du Mali et de la diaspora malienne — témoignage de l&rsquo;attachement profond que cette célébration suscite bien au-delà des frontières de San.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du Tourisme était représenté par une délégation conduite par Amadou Diabaté, chargé de mission, accompagné de Moulaye Coulibaly, directeur national du Patrimoine culturel. Portant les salutations du Président de la Transition, le général Assimi Goïta, M. Diabaté a salué l&rsquo;engagement des communautés locales dans la préservation et la transmission de cette pratique «&nbsp;<em>multiséculaire, inscrite au patrimoine culturel national et porteuse de valeurs de solidarité, de paix et d&rsquo;unité</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une origine liée à la fondation de la cité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sanké Mô — littéralement «&nbsp;<em>pêche collective dans la mare Sanké</em>&nbsp;» en bamanankan — plonge ses racines dans la fondation même de la cité de&nbsp;<em>Santoro ni Karantela</em>, l&rsquo;ancienne appellation de San. Organisé chaque année le deuxième jeudi du septième mois lunaire, le rite commémore cet acte fondateur et rassemble les différentes communautés qui composent la ville et sa région. Il se déroule autour de la mare Sanké, étendue d&rsquo;eau douce dont les populations locales ont fait le théâtre d&rsquo;une liturgie collective : des milliers de participants se jetant dans les eaux pour capturer le poisson à mains nues, dans un élan à la fois symbolique et communautaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien plus qu&rsquo;une fête de village, le Sanké Mô est reconnu comme un acte de mémoire collective qui perpétue les liens entre les générations, rappelle les pactes fondateurs de la cité et réaffirme, année après année, que les différentes composantes de la société sanoise partagent une même origine et un même destin. C&rsquo;est cette dimension de&nbsp;ciment social&nbsp;qui a valu au Sanké Mô son inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l&rsquo;humanité de l&rsquo;UNESCO — une reconnaissance internationale qui rejaillit sur l&rsquo;ensemble du Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un levier économique et touristique à valoriser</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si le Sanké Mô est d&rsquo;abord un acte culturel et spirituel, il génère aussi une dynamique économique locale non négligeable. L&rsquo;afflux de visiteurs — Maliens de l&rsquo;intérieur, membres de la diaspora, touristes étrangers attirés par l&rsquo;authenticité de la cérémonie — alimente l&rsquo;hôtellerie, la restauration et l&rsquo;artisanat local pendant plusieurs jours. Les griots, musiciens, artisans et commerçants trouvent dans cette mobilisation annuelle une occasion de revenus qui compte dans l&rsquo;économie de San.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément cet axe que le ministère entend renforcer. En affichant sa présence à San et en positionnant le Sanké Mô comme un événement d&rsquo;envergure nationale, les autorités envoient un signal aux opérateurs du tourisme culturel : le Mali dispose d&rsquo;un patrimoine immatériel exceptionnel, encore insuffisamment exploité sur le plan touristique. La cérémonie de San rejoint dans cette logique d&rsquo;autres grands rendez-vous du calendrier culturel malien — le Festival sur le Niger de Ségou, le Festival du Désert de Tombouctou ou les célébrations dogon — qui constituent autant de vitrines d&rsquo;un pays riche d&rsquo;une diversité culturelle rare en Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Patrimoine et souveraineté culturelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La valorisation du Sanké Mô s&rsquo;inscrit aussi dans un contexte politique particulier. Depuis l&rsquo;arrivée des autorités de la Transition, le discours sur la souveraineté culturelle occupe une place croissante dans le narratif officiel : affirmer l&rsquo;identité malienne, ses traditions, ses langues et ses savoirs comme des ressources à défendre et à promouvoir. Dans ce cadre, le soutien institutionnel à une cérémonie qui existe depuis 626 ans — bien avant l&rsquo;État malien lui-même — revêt une cohérence symbolique évidente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les habitants de San et les communautés qui gravitent autour de la mare Sanké, la 626e édition de leur rite fondateur est avant tout une célébration intime, une affaire de famille au sens large du terme. Mais c&rsquo;est aussi, pour le reste du monde, un rappel que l&rsquo;Afrique abrite des traditions vivantes d&rsquo;une profondeur historique que peu de civilisations peuvent égaler. Rendez-vous est pris, l&rsquo;année prochaine, pour la 627e édition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Construire avec la terre : Renaissance de l&#8217;architecture en banco comme réponse écologique et culturelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 09:19:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali et dans le Sahel, le banco revient au cœur des débats sur l’habitat durable. Écologique, économique et adapté au climat, l’architecture en terre crue apparaît comme une alternative crédible au béton face aux défis environnementaux et urbains.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Deux milliards de personnes vivent encore dans des bâtiments en terre crue. Le ciment, lui, produit chaque année 2,5 milliards de tonnes de CO₂, soit 7 % des émissions mondiales. Au Mali, à Djenné, à Tombouctou, au Burkina Faso et dans tout le Sahel, le banco — cette argile mêlée de paille ou de la bouse de vache — a façonné des cités durant des siècles. Aujourd&rsquo;hui, une génération d&rsquo;architectes, de chercheurs et d&rsquo;artisans tente de redonner à ce matériau sa place légitime. Non pas comme vestige folklorique, mais comme réponse rigoureuse à la double urgence climatique et sociale du XXI</em></strong><strong><em>ᵉ</em></strong><strong><em>&nbsp;siècle.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut commencer par nommer le paradoxe. Dans la ville de Djenné, au cœur du Mali, se dresse le plus grand édifice en terre crue du monde : la Grande Mosquée, inscrite au patrimoine mondial de l&rsquo;UNESCO depuis 1988. Construite initialement au XIIIᵉ&nbsp;siècle, reconstruite en 1907 dans le style soudano-sahélien, elle accueille chaque année le rituel du crépissage — une mobilisation collective de toute la communauté djennékée pour enduire ses murs de banco frais avant la saison des pluies. Ce geste n&rsquo;est pas de la nostalgie : c&rsquo;est de l&rsquo;ingénierie sociale et thermique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, à quelques rues de là, les habitants détruisent leurs maisons en terre pour les reconstruire en parpaings et en ciment. Non par conviction technique, mais par mimétisme social : dans l&rsquo;imaginaire collectif forgé par des décennies de «&nbsp;<em>modernisation</em>&nbsp;», la maison en béton est signe de réussite, et le banco signe de pauvreté. Cette hiérarchie symbolique est l&rsquo;un des obstacles les plus redoutables à surmonter. Elle n&rsquo;est pas irrationnelle — elle est le produit d&rsquo;une histoire coloniale et postcoloniale qui a systématiquement déprécié les savoirs locaux au profit de matériaux importés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat est documenté : l&rsquo;UNESCO signale depuis plusieurs années que <a href="https://africarenewal.un.org/fr/magazine/mali-le-site-des-villes-anciennes-de-djenne-ajoute-la-liste-du-patrimoine-mondial-en-peril" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;introduction du ciment</a>, des briques cuites et des huisseries métalliques dans le tissu ancien de Djenné altère l&rsquo;authenticité du site classé, et accélère la dégradation des structures traditionnelles en modifiant leurs propriétés hygrothermiques d&rsquo;origine.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que la science dit du banco : des chiffres, pas des mythes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;architecture en terre crue n&rsquo;est pas qu&rsquo;une affaire d&rsquo;esthétique ou d&rsquo;identité. Elle est d&rsquo;abord une technique aux performances mesurables, documentées par la recherche contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Première propriété fondamentale : l&rsquo;inertie thermique. Les murs en banco présentent un déphasage thermique de 10 à 12 heures — ce qui signifie que la chaleur absorbée en journée n&rsquo;est restituée vers l&rsquo;intérieur que la nuit, quand les températures extérieures ont baissé. Dans un climat sahélien où <a href="https://www.jle.com/en/revues/sec/e-docs/les_parcours_du_sahel_270087/article.phtml%60" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les écarts jour/nuit peuvent dépasser 20 °C</a>, cette propriété est capitale. Elle permet de maintenir une température intérieure stable sans aucune énergie mécanique — sans climatiseur, sans ventilateur, sans générateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième propriété : le bilan carbone. Selon les données disponibles sur les matériaux de construction, la production d&rsquo;une tonne de ciment Portland génère entre 800 kilos et une tonne de CO₂. L&rsquo;industrie cimentière mondiale est responsable d&rsquo;environ <a href="https://www.ecocemglobal.com/wp-content/uploads/2023/03/FR-06445-Ecocem-%E2%80%93-State-of-the-Cement-Nation-Report-V8_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">2,5 milliards de tonnes de CO₂ par an</a>, soit 7 % des émissions mondiales — un chiffre comparable à celui de l&rsquo;aviation internationale. La terre crue, elle, ne subit aucune cuisson, aucune transformation chimique énergivore. Son énergie grise — c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;énergie nécessaire à sa production — est jusqu&rsquo;à dix fois inférieure à celle des briques cuites, et radicalement moindre que celle du béton armé, selon des experts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième propriété : la réversibilité. Un mur en banco peut, en fin de vie, retourner à la terre. Il n&rsquo;existe pas de déchet inerte, pas de gravat non recyclable. Dans un continent africain qui devra construire des millions de logements dans les prochaines décennies pour absorber une urbanisation sans précédent — <a href="https://unhabitat.org/topic/housing" target="_blank" rel="noreferrer noopener">UN-Habitat</a> évaluait en 2016 le besoin à 90 000 logements par jour d&rsquo;ici 2030 pour 3 milliards de personnes mal logées — la question du coût environnemental des matériaux n&rsquo;est pas secondaire. Elle est centrale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Djenné, Tombouctou, le Sahel : un patrimoine vivant sous pression</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali concentre quelques-uns des monuments en terre les plus importants au monde. Outre la Grande Mosquée de Djenné — le plus grand édifice en adobe du monde —, la ville <a href="https://whc.unesco.org/fr/actualites/1520" target="_blank" rel="noreferrer noopener">abrite plus de 2 000 maisons traditionnelles</a>, toutes inscrites au patrimoine mondial de l&rsquo;UNESCO. À Tombouctou, la mosquée Djingareyber, construite au XIVᵉ siècle, est la plus vieille construction en terre d&rsquo;Afrique subsaharienne encore debout. Ces monuments ne sont pas des musées : ils sont des preuves vivantes de la durabilité d&rsquo;une technique constructive quand elle est correctement entretenue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://the.akdn/en/how-we-work/our-agencies/aga-khan-trust-culture" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L&rsquo;Aga Khan Trust for Culture</a></em> (AKTC), qui intervient à Djenné depuis 2006, a conduit une restauration complète de la Grande Mosquée après avoir constaté que des décennies de surcrépissage avaient accumulé plus de 500 tonnes de banco sur la toiture, fragilisant l&rsquo;ensemble de la structure. Cette intervention illustre une leçon essentielle : l&rsquo;architecture en terre n&rsquo;est pas une technique passive. Elle exige un entretien régulier, des savoir-faire transmis, une organisation communautaire. C&rsquo;est précisément là que réside sa dimension culturelle irremplaçable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le banco n&rsquo;est pas seulement un matériau de construction — il est un vecteur de cohésion sociale. Le crépissage annuel de la mosquée de Djenné est un événement culturel qui mobilise l&rsquo;ensemble de la communauté, transmet les techniques aux jeunes générations, et réaffirme collectivement l&rsquo;appartenance à un lieu et à une histoire. Cet aspect — difficile à quantifier dans une feuille de calcul carbone — est pourtant l&rsquo;une des ressources les plus précieuses que l&rsquo;architecture en banco peut offrir à des sociétés sahéliennes traversées par les fractures de la modernité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La renaissance est en marche — mais elle se bat contre des vents contraires</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis quelques années, un écosystème d&rsquo;acteurs travaille à réhabiliter l&rsquo;architecture en terre crue comme option sérieuse pour la construction contemporaine au Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, l&rsquo;École supérieure d&rsquo;ingénierie, d&rsquo;architecture et d&rsquo;urbanisme (<a href="https://legrandfrere.africa/etablissement/esiau/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ESIAU</a>) porte le réseau <a href="https://www.factsahelplus.com/le-reseau" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FACT Sahel+,</a> un forum qui fédère architectes, maçons, ingénieurs et chercheurs du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Bénin et au-delà. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;échelle internationale, le <a href="https://amaco.org/terra-award-premier-prix-mondial-des-architectures-contemporaines-terre-crue/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">TERRA Award</a> — premier prix mondial des architectures contemporaines en terre crue, lancé en 2016 sous l&rsquo;égide de la chaire UNESCO « <em>Architectures de terre, cultures constructives et développement durable</em> », portée par le laboratoire CRAterre de l&rsquo;ENSAG — a déjà récompensé des réalisations sahéliennes et démontré que l&rsquo;architecture en banco peut être à la fois rigoureuse, esthétique et économiquement accessible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces initiatives se heurtent cependant à des obstacles structurels considérables. Les normes de construction en vigueur dans la plupart des pays sahéliens ont été conçues pour le béton armé : elles ignorent ou pénalisent les matériaux locaux. Les bailleurs de fonds internationaux — banques de développement, agences d&rsquo;aide bilatérale — financent plus volontiers du béton «&nbsp;<em>standardisé</em>&nbsp;» que de la terre «&nbsp;<em>vernaculaire</em>&nbsp;». Et les architectes formés dans des écoles aux références occidentales manquent souvent des compétences techniques spécifiques à la construction en terre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce qu&rsquo;il faut faire : une politique, pas une nostalgie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La renaissance du banco ne peut pas reposer sur la seule bonne volonté des militants de l&rsquo;architecture durable. Elle nécessite des décisions politiques claires, à plusieurs niveaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier impératif est normatif. Les États malien, burkinabè, nigérien et leurs voisins doivent adapter leurs codes de construction pour intégrer les matériaux locaux — banco, brique de terre compressée (BTC), pisé — avec des normes de mise en œuvre claires et des exigences de formation adaptées. Sans reconnaissance légale, les artisans et architectes qui choisissent la terre restent dans un vide juridique pénalisant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième impératif est éducatif. L&rsquo;architecture en terre doit entrer dans les cursus des écoles d&rsquo;architecture et d&rsquo;ingénierie du Sahel — non pas comme module optionnel exotique, mais comme compétence fondamentale. L&rsquo;expérience de l&rsquo;ESIAU et du réseau FACT Sahel+ montre que la demande existe chez les étudiants. Il manque des ressources pédagogiques, des équipements, et une reconnaissance institutionnelle de ces formations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième impératif est financier. Les programmes d&rsquo;aide au logement, qu&rsquo;ils émanent des États ou des bailleurs internationaux, doivent intégrer des critères favorisant les matériaux locaux à faible empreinte carbone. Dans un contexte où le continent africain va devoir construire massivement pour loger une population en forte croissance, orienter ces flux financiers vers des filières locales de construction en terre est à la fois un choix climatique et un choix de développement économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième impératif, souvent négligé, est symbolique. Tant que la maison en banco sera perçue comme signe de pauvreté et le parpaing comme signe de réussite, les campagnes techniques échoueront. Changer cette perception suppose un travail de longue haleine — dans les médias, dans les programmes scolaires, dans l&rsquo;architecture des équipements publics. Lorsqu&rsquo;une mairie, une école ou un dispensaire est construit en banco de qualité, avec un soin architectural visible, le message est puissant : ce matériau est digne, il est contemporain, il est nôtre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La terre n&rsquo;est pas un retour en arrière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait naïf de prétendre que le banco seul peut répondre à tous les besoins de construction du Sahel contemporain. Les villes croissent trop vite, les programmes sont trop massifs, les contraintes trop diverses. L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas de remplacer le ciment par la terre de manière idéologique, mais d&rsquo;intégrer la terre crue dans une palette de matériaux raisonnée — là où ses performances thermiques, son coût, sa disponibilité locale et sa dimension culturelle en font le meilleur choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix est déjà celui de près de deux milliards d&rsquo;êtres humains sur la planète. Il est celui de civilisations sahéliennes qui ont bâti des cités entières, des mosquées millénaires, des greniers centenaires avec cette argile modeste et généreuse. La science du XXIᵉ&nbsp;siècle ne fait que confirmer ce que les maçons de Djenné savaient depuis longtemps : la terre est un matériau intelligent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question n&rsquo;est pas de savoir si l&rsquo;architecture en banco est capable de répondre aux défis du présent. Elle l&rsquo;est. La vraie question est de savoir si nos politiques, nos institutions et nos imaginaires collectifs sont capables de lui faire confiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Bamako, chercheurs et institutions débattent de la protection du patrimoine en temps de crise </title>
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		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p>À l’occasion de la Journée internationale des monuments et des sites, une conférence organisée à Bamako par l’UNESCO et ICOMOS Mali a souligné l’importance des langues nationales dans la protection et la transmission du patrimoine culturel.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’occasion de la Journée internationale des monuments et des sites, célébrée chaque 18 avril, acteurs culturels, institutions et experts se sont réunis à Bamako pour réfléchir aux moyens de protéger le patrimoine culturel dans un contexte de crises sécuritaires et de mutations sociales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre s’est tenue le 18 avril au Mémorial Modibo Keita, à l’initiative de ICOMOS Mali, en partenariat avec le ministère malien chargé de la Culture et le bureau local de l’UNESCO. L’événement s’inscrivait dans le cadre de la Journée internationale des monuments et des sites, instaurée en 1983 pour sensibiliser les États et les populations à la protection du patrimoine culturel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-traduire-le-patrimoine-pour-mieux-le-proteger"><strong>Traduire le patrimoine pour mieux le protéger</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’édition 2026, les échanges ont porté sur un thème national original : la traduction et l’interprétation des notions liées au patrimoine culturel en Bamanankan, l’une des principales langues nationales du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont débattu de l’importance de rendre accessibles les concepts liés au patrimoine dans les langues locales afin de renforcer l’appropriation par les communautés. Car, pour les organisateurs, la sauvegarde des monuments et des traditions ne peut se faire sans la participation active des populations qui en sont les gardiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence s’inscrivait également dans le thème international de la journée : «&nbsp;<em>Interventions d’urgence pour le patrimoine vivant dans des contextes de conflits et de catastrophes&nbsp;</em>». Une problématique particulièrement sensible pour des pays comme le Mali, confrontés depuis plusieurs années à l’insécurité et à la fragilisation de certains sites culturels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-langue-et-patrimoine-un-lien-indissociable"><strong>Langue et patrimoine, un lien indissociable</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre s’est tenue en présence du chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre, ainsi que de Ali Mohamed Sinane, chef de bureau par intérim et représentant de l’UNESCO au Mali. Ce dernier a insisté sur le rôle central des langues nationales dans la transmission du patrimoine culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Lorsque les notions du patrimoine sont comprises et exprimées dans les langues nationales, le patrimoine devient plus accessible, plus inclusif et mieux protégé »</em>, a-t-il déclaré, soulignant que protéger le patrimoine revient également à préserver les langues qui le transmettent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-culturel-et-politique"><strong>Un enjeu culturel et politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des débats académiques, la rencontre a mis en lumière les défis auxquels sont confrontés les pays sahéliens dans la préservation de leur patrimoine culturel. Entre conflits armés, pressions climatiques et transformations sociales rapides, de nombreux sites et traditions restent vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette célébration, le bureau de l’UNESCO au Mali réaffirme sa volonté d’accompagner les autorités maliennes, les institutions culturelles et les communautés locales dans plusieurs domaines : la promotion des langues nationales comme vecteurs de transmission culturelle, le renforcement des capacités des acteurs du patrimoine et la mise en œuvre des conventions internationales relatives à la protection du patrimoine matériel et immatériel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays riche d’une diversité culturelle exceptionnelle, la sauvegarde du patrimoine demeure un levier essentiel de cohésion sociale et de consolidation de la paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Gao : la restauration du tombeau des Askia marque une étape pour le patrimoine malien </title>
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		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, les travaux de réhabilitation du tombeau des Askia à Gao ont été officiellement achevés. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce monument emblématique de l’Empire songhaï fait l’objet d’une restauration destinée à préserver l’un des sites historiques majeurs d’Afrique de l’Ouest.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Gao, la réhabilitation du célèbre Tombeau des Askia marque une nouvelle étape dans la préservation du patrimoine culturel malien. Les travaux de restauration de ce monument emblématique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, ont officiellement été clôturés le 17 avril lors d’une cérémonie réunissant autorités locales, partenaires internationaux et habitants de la ville.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Construit en 1495 par l’empereur Askia Mohamed, le monument constitue l’un des vestiges les plus emblématiques de l’ancien Empire songhaï. Édifié en banco, selon les techniques traditionnelles de l’architecture sahélienne, le site incarne à la fois l’histoire politique de la région et la mémoire collective des populations de Gao.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2004, le tombeau demeure l’un des sites culturels les plus importants du Mali. Il symbolise l’identité historique de Gao et témoigne de la puissance de l’Empire songhaï, qui domina une grande partie de l’Afrique de l’Ouest aux XVe et XVIe siècles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-travaux-pour-preserver-un-site-fragile"><strong>Des travaux pour préserver un site fragile</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux de restauration ont été menés sous l’égide du ministère malien de la Culture, en partenariat avec l’UNESCO et la Fondation ALIPH.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chantier, supervisé par des architectes spécialisés dans l’architecture de terre, a permis de consolider les piliers du monument, d’alléger la charge du banco sur la toiture, de renouveler les charpentes et de renforcer l’ensemble de la structure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La restauration a également mobilisé des maçons et artisans locaux de Gao, dans le respect des techniques traditionnelles de construction en terre crue, essentielles pour préserver l’authenticité du monument.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sortir-le-site-de-la-liste-du-patrimoine-en-peril"><strong>Sortir le site de la liste du patrimoine en péril</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Présent à la cérémonie au nom du ministre de la Culture, Mamou Daffé, le conseiller technique Mamadou Cissé a salué l’engagement des partenaires et des communautés locales. Selon lui, cette réhabilitation constitue une étape importante pour permettre au site de sortir de la liste du patrimoine mondial en péril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le responsable a également appelé les jeunes générations à s’impliquer dans la préservation du monument, soulignant que la protection du patrimoine culturel reste un enjeu majeur pour la transmission de l’histoire et de l’identité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie s’est conclue par une visite guidée du monument restauré, permettant aux participants de découvrir les travaux réalisés et de mesurer l’importance de cette restauration pour la sauvegarde d’un site emblématique du patrimoine africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Éducation : l’alerte mondiale sur les laissés-pour-compte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 20:26:34 +0000</pubDate>
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<p>Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation révèle l'exclusion de millions de jeunes. L'équité devient une priorité incontournable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que 273 millions de jeunes restent exclus du système scolaire, le&nbsp;Rapport mondial de suivi sur l’éducation&nbsp;alerte sur l’essoufflement des progrès et appelle les États à faire de l’équité la pierre angulaire de leurs politiques éducatives. Une inflexion jugée indispensable pour éviter un échec des objectifs fixés à l’horizon 2030.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à une stagnation préoccupante de l’accès à l’éducation dans le monde, le nouveau Rapport mondial de suivi sur l’éducation, publié ce mercredi 25 mars au siège de l’UNESCO, appelle les États à placer l’équité au cœur de leurs politiques éducatives. Une condition jugée indispensable pour atteindre les objectifs internationaux d’ici à 2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-273-millions-de-jeunes-toujours-exclus"><strong>273 millions de jeunes toujours exclus</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat revèle que 273 millions d’enfants, d’adolescents et de jeunes dans le monde ne sont toujours pas scolarisés, soit un sur six. Pire, ce chiffre est en hausse pour la septième année consécutive. Une situation qui illustre un ralentissement généralisé des progrès depuis 2015, particulièrement marqué en Afrique subsaharienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les taux d’achèvement scolaire progressent — deux élèves sur trois terminent aujourd’hui le secondaire —, le rythme actuel reste insuffisant. À ce stade, l’objectif d’un accès universel au secondaire ne serait atteint qu’au siècle prochain, bien au-delà de l’échéance fixée à 2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-mondial-remis-en-question"><strong>Un modèle mondial remis en question</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les auteurs du rapport, cet écart entre ambitions et réalité ne signifie pas l’échec de l’agenda éducatif mondial, mais plutôt la nécessité de le repenser. Dans un contexte de fragilisation du multilatéralisme, ils plaident pour un changement de paradigme : abandonner les objectifs uniformes au profit de cibles nationales adaptées aux réalités locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée est que chaque pays doit définir ses propres objectifs, ambitieux mais atteignables, et rendre des comptes à ses citoyens avant tout. Une approche qui, selon le rapport, pourrait renforcer l’efficacité des politiques publiques et redonner du sens aux engagements internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-progres-reels-mais-inegalement-repartis"><strong>Des progrès réels mais inégalement répartis</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2000, les avancées restent significatives. Les effectifs scolarisés ont augmenté de 30 % dans le primaire et le secondaire, et de 161 % dans l’enseignement supérieur. Certains pays ont enregistré des progrès spectaculaires : Madagascar ou le Togo ont réduit massivement le nombre d’enfants non scolarisés, tandis que le Maroc ou le Vietnam ont amélioré l’accès des adolescents à l’éducation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ces succès restent disparates et masquent des inégalités persistantes, liées notamment au niveau de richesse, à la localisation géographique ou aux situations de conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-equite-comme-priorite-politique"><strong>L’équité comme priorité politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport insiste sur la nécessité de mieux identifier les populations laissées pour compte, grâce à des données plus précises. Or, un pays sur trois ne dispose toujours pas d’informations sur les écarts entre zones urbaines et rurales, et plus de la moitié ne mesure pas les inégalités liées aux revenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du diagnostic, les experts appellent à un financement plus équitable, ciblant les régions et les publics les plus vulnérables. Des mécanismes comme les transferts aux écoles ou aux ménages, ou encore les programmes de repas scolaires, se sont développés ces dernières années, mais restent insuffisamment orientés vers la réduction des inégalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reformes-en-progression"><strong>Des réformes en progression</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan législatif, les évolutions sont notables. La part des pays dotés de lois sur l’éducation inclusive est passée de 1 % à 24 % depuis 2000. Parallèlement, le nombre d’États garantissant au moins 12 années d’enseignement obligatoire a plus que triplé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour les auteurs du rapport, ces avancées doivent s’accompagner d’un suivi rigoureux des politiques publiques, et pas seulement des&nbsp;Résultats. Comprendre les choix politiques, leurs motivations et leurs effets est essentiel pour améliorer durablement les systèmes éducatifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-repenser-les-priorites"><strong>Un appel à repenser les priorités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres, le rapport GEM 2026 se veut un avertissement : les millions d’enfants exclus du système scolaire ne sont pas une fatalité, mais le reflet de politiques insuffisamment inclusives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Prendre au sérieux l’équité</em>&nbsp;», conclut le rapport, suppose de faire preuve de patience, de tirer les leçons des expériences passées et de concevoir des solutions adaptées à chaque contexte. À défaut, les objectifs fixés pour 2030 risquent de rester hors de portée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mamou Daffé, ambassadeur culturel du Mali au Tchad, pour une coopération sahélienne par le patrimoine</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Feb 2026 21:43:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le ministre malien de la Culture, Mamou Daffé, a participé à la 6ᵉ édition du Festival international des cultures sahariennes (FICSA).</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Mandaté par les autorités de Bamako, le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a participé à l’ouverture de la 6ᵉ édition du Festival international des cultures sahariennes (FICSA), à Amdjarass, dans l’est du Tchad. Une présence qui consacre la culture comme outil diplomatique dans un Sahel en quête de nouveaux cadres de dialogue régional.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À plus de 1 000 kilomètres de N’Djamena, la ville d’Amdjarass a accueilli, le 7 février 2026, l’ouverture officielle du Festival international des cultures sahariennes. Placée sous le haut patronage du président tchadien, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, la cérémonie a réuni plusieurs dirigeants et représentants des pays sahéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali était représenté par son ministre de la Culture, Mamou Daffé, envoyé spécial du Premier ministre Abdoulaye Maïga. Sa participation s’inscrit dans un contexte de rapprochement politique et symbolique entre les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui cherchent à renforcer leurs liens au-delà des seuls enjeux sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, le ministre malien a transmis les salutations du président de la Transition, le général Assimi Goïta, aux autorités tchadiennes, saluant « <em>l’hospitalité du peuple tchadien</em> » et la portée régionale de l’événement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-festival-des-cultures-sahariennes-vitrine-du-patrimoine-du-desert"><strong>Le Festival des cultures sahariennes, vitrine du patrimoine du désert</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Créé en 2003 par l’association La Saharienne, le Festival international des cultures sahariennes se veut un espace de valorisation des traditions et expressions artistiques du Sahara. Cette sixième édition a été marquée par des prestations culturelles venues du Maroc, du Burkina Faso, de la Mauritanie et du Tchad, donnant à voir musiques, danses et savoir-faire artisanaux du monde saharien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant une semaine, jusqu’au 13 février, les participants sont invités à prendre part à des courses de dromadaires et de chevaux, des randonnées chamelières, des ateliers consacrés au patrimoine immatériel, au tourisme durable, au lait de chamelle ou encore à la flore saharienne, ainsi qu’à des concerts populaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une immersion est également prévue dans le massif de l’Ennedi, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, connu pour ses arches monumentales et ses peintures rupestres. Pour Mamou Daffé, cette dimension patrimoniale confère au festival une portée qui dépasse la seule célébration culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-culture-tourisme-et-developpement-local-au-programme"><strong>Culture, tourisme et développement local au programme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Moment marquant de la cérémonie : le Premier ministre tchadien, Allah Maye Halina, a remis un présent symbolique au ministre malien, en signe d’amitié et de fraternité entre les deux pays.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des symboles diplomatiques, la participation du Mali au FICSA s’inscrit dans une stratégie plus large de promotion du tourisme culturel et du développement local. Le festival entend attirer des visiteurs nationaux et internationaux vers des régions longtemps marginalisées, tout en soutenant l’économie locale à travers l’artisanat et les activités communautaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En prenant part à cette manifestation, Mamou Daffé a voulu donner une dimension politique à l’événement culturel : celle d’un Sahara perçu non plus uniquement comme un espace de crises, mais comme un territoire de civilisations partagées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre d’Amdjarass illustre ainsi l’émergence d’une diplomatie culturelle sahélienne, où les festivals deviennent des lieux de dialogue entre gouvernements, artistes et sociétés civiles. À travers cette participation, le Mali affirme sa volonté de s’inscrire dans une dynamique régionale fondée sur l’identité, le patrimoine et la solidarité entre peuples du désert.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>10ᵉ édition du Festival Vivre Ensemble Tombouctou : dix ans d’engagement pour la paix et la culture  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 09:25:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Tombouctou a accueilli la 10ᵉ édition du Festival Vivre Ensemble, un symbole de dialogue et d'innovation pour la jeunesse.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La cité des 333 saints, Tombouctou, a accueilli du 29 janvier au 1</em></strong><strong><em><sup>er</sup></em></strong><strong><em> février 2026 la 10</em></strong><strong><em>ᵉ</em></strong><strong><em> édition du Festival Vivre Ensemble. Placé sous la présidence du Général Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, l’événement a rassemblé autorités, acteurs culturels et partenaires internationaux. Plus qu’une célébration, ce festival s’est affirmé comme un espace de dialogue et de cohésion, où la jeunesse a été mise en avant comme moteur de paix et de créativité. &nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème retenu, « <em>Rôle de la jeunesse dans la cohésion sociale et le développement culturel </em>», traduit une volonté claire de placer les jeunes au cœur des dynamiques de paix et de culture. Dans une région marquée par des défis sécuritaires et sociaux, la jeunesse est apparue comme une force de proposition et d’innovation. Les interventions ont souligné l’importance de l’engagement citoyen, du dialogue intergénérationnel et de la créativité artistique pour renforcer l’unité nationale et consolider la cohésion sociale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ouverture-symbolique-et-porteuse-de-valeurs"><strong>Une ouverture symbolique et porteuse de valeurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie d’ouverture a été riche en symboles et en messages forts. Les discours officiels ont rappelé l’importance de l’unité nationale et de la paix durable, tandis que les prestations artistiques ont mis en valeur la diversité culturelle du Mali. Les chants, danses et représentations théâtrales ont illustré la vitalité des traditions locales et leur rôle dans la construction d’un vivre-ensemble harmonieux. Cette ouverture a marqué le ton d’un festival qui se veut à la fois festif et porteur de valeurs universelles. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des spectacles, le festival a proposé une foire artisanale et des activités touristiques permettant aux visiteurs de découvrir la richesse culturelle et patrimoniale de Tombouctou. Les artisans locaux ont exposé leurs créations, allant de la maroquinerie traditionnelle aux œuvres sculptées, témoignant du savoir-faire ancestral de la région. Les circuits touristiques organisés ont permis aux participants de visiter les sites emblématiques de la cité, renforçant ainsi le lien entre culture, économie locale et attractivité internationale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-atelier-culture-commune-et-les-synergies-regionales"><strong>L’atelier « Culture Commune » et les synergies régionales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un moment fort de cette édition fut l’atelier « <em>Culture Commune</em> », tenu le 31 janvier 2026 à l’HERI-ABT. Co-organisé par le Ministère de la Réconciliation et l’ONG Vivre Ensemble, il visait à capitaliser les acquis du programme lancé en 2022. Autorités, chercheurs et partenaires tels que l’Union européenne et l’UNESCO ont participé à cette rencontre stratégique. L’atelier a permis d’analyser les résultats des éditions précédentes et de tracer des orientations pour le développement artistique et culturel au sein des collectivités territoriales. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges ont mis en lumière la nécessité de renforcer les synergies entre Tombouctou, Sikasso, Mopti et Bamako. Cette interconnexion culturelle et institutionnelle est apparue comme un levier essentiel pour consolider la cohésion nationale. Les participants ont insisté sur l’importance de la concertation et du dialogue entre collectivités, afin de bâtir des politiques culturelles inclusives et durables. L’atelier a ainsi posé les bases d’une coopération renforcée, où la culture devient un instrument de rapprochement et de développement territorial. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-edition-anniversaire-porteuse-d-avenir"><strong>Une édition anniversaire porteuse d’avenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La 10ᵉ édition du Festival Vivre Ensemble Tombouctou a confirmé son statut de rendez-vous majeur pour la promotion de la culture et de la paix. En mettant la jeunesse au centre, en valorisant les traditions locales et en favorisant le dialogue entre régions, l’événement a réaffirmé l’engagement collectif pour l’unité nationale. Entre foire, tourisme et ateliers, ce festival a démontré que la culture est un vecteur puissant de cohésion sociale et un pilier du développement harmonieux du Mali. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fort de dix années d’expériences et de projets structurants, Tombouctou se confirme désormais comme un carrefour culturel et citoyen, où la culture s’impose comme un instrument stratégique au service de la paix et de la cohésion sociale. Le Festival Vivre Ensemble illustre cette ambition&nbsp;: il ne se limite pas à un rendez-vous festif, mais incarne une vision durable, celle d’un Mali qui valorise ses traditions, mobilise sa jeunesse et construit des passerelles entre ses régions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>11e édition du Festival culturel Ogobagna : un rendez-vous majeur pour le patrimoine malien </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 21:08:32 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La 11e édition du Festival culturel Ogobagna a été officiellement lancée ce lundi 26 janvier 2026 sur la place du Cinquantenaire. Placée sous le thème « Culture du Mali : Dialogue, Créativité et Résilience pour un Développement Durable », la cérémonie présidée par le ministre Mamou Daffé a réuni de hautes personnalités, dont Dioncounda Traoré, ancien Président de la République, plusieurs anciens ministres et des représentants diplomatiques. Cette ouverture marque le début d’une grande saison culturelle nationale. &nbsp;</em></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Stand-artisanal-au-festival-Ogobagna-.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="766" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Stand-artisanal-au-festival-Ogobagna--1024x766.jpeg" alt="Stand artisanal au festival Ogobagna" class="wp-image-20988" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Stand-artisanal-au-festival-Ogobagna--1024x766.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Stand-artisanal-au-festival-Ogobagna--300x224.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Stand-artisanal-au-festival-Ogobagna--768x575.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Stand-artisanal-au-festival-Ogobagna--585x438.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Stand-artisanal-au-festival-Ogobagna--600x449.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Stand-artisanal-au-festival-Ogobagna-.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Stand artisanal au festival Ogobagna à Bamako, le 26 janvier 2026. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le Festival culturel Ogobagna est devenu au fil des années un rendez-vous incontournable pour la promotion du patrimoine malien. Cette mobilisation illustre sa portée nationale et internationale, renforçant le rayonnement des valeurs culturelles dans un contexte de transition politique et sociale. Pour cette 11e édition, la communauté Bozo est l’invitée d’honneur, mettant en lumière la richesse et la diversité des traditions maliennes. L’événement incarne un espace de dialogue et de créativité. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ogobagna-un-rendez-vous-culturel-majeur"><strong>Ogobagna, un rendez-vous culturel majeur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Mamou Daffé a déclaré : « <em>2025, décrétée Année de la Culture, a marqué un tournant décisif pour notre pays. Elle a permis d’inscrire la culture au cœur de l’action publique et de rappeler une vérité fondamentale </em>». Quant à Nouhoum Tapily, Président de l’Association Ginna Dogon, il a salué cette année riche et prolifique, rappelant la place centrale de la culture dans la société malienne et son rôle fédérateur. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Ouverture-du-Festival-Ogobagna.jpeg"><img decoding="async" width="839" height="742" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Ouverture-du-Festival-Ogobagna.jpeg" alt="Ouverture du Festival Ogobagna" class="wp-image-20991" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Ouverture-du-Festival-Ogobagna.jpeg 839w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Ouverture-du-Festival-Ogobagna-300x265.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Ouverture-du-Festival-Ogobagna-768x679.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Ouverture-du-Festival-Ogobagna-585x517.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Ouverture-du-Festival-Ogobagna-600x531.jpeg 600w" sizes="(max-width: 839px) 100vw, 839px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le ministre de la Culture et ses collègues, lors de l&rsquo;ouverture du festival Ogobagna, le 26. janvier 2026. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le patrimoine culturel dogon occupe une place centrale dans cette vision. Classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1989, les Falaises de Bandiagara et le Pays Dogon incarnent une mémoire vivante, un génie architectural et artistique exceptionnel, mais aussi une philosophie du monde fondée sur l’équilibre, la transmission et le respect du temps long. Ce patrimoine illustre la capacité du Mali à préserver ses racines tout en les inscrivant dans une dynamique contemporaine. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-patrimoine-au-coeur-de-la-souverainete"><strong>Le patrimoine au cœur de la souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Festival Ogobagna contribue ainsi à la valorisation du patrimoine et à la souveraineté culturelle, conformément à la vision du Président de la Transition, Assimi Goïta. En présidant cette ouverture, le ministre Mamou Daffé a confirmé l’importance de cette manifestation pour l’année 2026, consolidant son rôle de pilier dans la promotion de l’identité culturelle nationale. L’événement s’impose comme un espace de rencontre et de partage, où traditions et modernité se rejoignent. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la célébration, Ogobagna se veut un cadre de réflexion sur la place de la culture dans le développement. En mettant en avant la communauté Bozo et le patrimoine dogon, le festival rappelle que la diversité culturelle est une richesse et une force. Il invite les Maliens à s’approprier leur héritage, à le transmettre et à le valoriser, afin que la culture demeure un levier de cohésion et de rayonnement international. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Festival-Ogobagna-.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="850" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Festival-Ogobagna--1024x850.jpeg" alt="Festival Ogobagna" class="wp-image-20989" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Festival-Ogobagna--1024x850.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Festival-Ogobagna--300x249.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Festival-Ogobagna--768x637.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Festival-Ogobagna--585x485.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Festival-Ogobagna--600x498.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Festival-Ogobagna-.jpeg 1034w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">sketch lors de l&rsquo;ouverture du festival Ogobagna, le 26 janvier 2026, à Bamako. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-dynamique-pour-l-avenir"><strong>Une dynamique pour l’avenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ses multiples dimensions, Ogobagna dépasse le cadre festif pour devenir un symbole de résilience et de créativité. Il incarne la volonté du Mali de faire de la culture un pilier de son développement durable. En réunissant les communautés, en valorisant les patrimoines et en donnant une place centrale au dialogue, le festival contribue à renforcer l’unité nationale et à projeter l’image d’un Mali fier de ses racines et tourné vers l’avenir. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette 11e édition, portée par l’invitation de la communauté Bozo et l’hommage au patrimoine dogon, illustre la richesse culturelle du Mali et son rôle dans la construction d’une société inclusive. Elle confirme que la culture demeure une force vivante, capable de fédérer les citoyens autour de valeurs communes et de renforcer la souveraineté nationale dans un monde en mutation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : comment faire du patrimoine culturel un véritable levier de souveraineté et de cohésion, dans un pays en reconstruction identitaire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, les autorités de transition font du patrimoine culturel un pilier de souveraineté et de cohésion nationale. Entre restauration des sites, valorisation des traditions et création d’emplois culturels, Bamako veut transformer son héritage en moteur de refondation identitaire et de développement durable.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au cœur d’une transition politique et d’une quête affirmée de souveraineté, le Mali a fait le choix de placer la culture au centre de sa reconstruction nationale. En érigeant le patrimoine matériel et immatériel en pilier du projet Mali Kura, les autorités de transition, avec en première ligne le ministre de la Culture Mamou Daffé, entendent restaurer le lien social, affirmer une autonomie narrative et transformer l’héritage historique en moteur de cohésion et de développement durable.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par-delà les urgences sécuritaires et économiques, le Mali mène une autre bataille, plus silencieuse mais tout aussi stratégique : celle de sa reconstruction identitaire. Dans un pays éprouvé par plus d’une décennie de crise multidimensionnelle, les autorités de transition ont fait le pari de la culture comme socle de souveraineté, de cohésion nationale et de refondation politique. La proclamation de 2025 comme « <em>Année de la Culture </em>», impulsée sous l’autorité du président de la Transition, le général Assimi Goïta, et portée opérationnellement par le ministre de la Culture Mamou Daffé, marque un tournant assumé : replacer le patrimoine au cœur du projet national du <em>Mali Kura</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-richesse-patrimoniale-exceptionnelle-longtemps-marginalisee"><strong>Une richesse patrimoniale exceptionnelle, longtemps marginalisée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Peu de pays africains peuvent se prévaloir d’un héritage culturel aussi dense que celui du Mali. Des mosquées de Tombouctou aux falaises de Bandiagara, des villes anciennes de Djenné au tombeau des Askia à Gao, le pays concentre quatre sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. À cela s’ajoute un patrimoine immatériel foisonnant – traditions orales des griots, Charte du Mandé, pratiques pastorales, expressions musicales et artisanales – qui fonde depuis des siècles le vivre-ensemble malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, cette richesse a longtemps été reléguée au second plan des politiques publiques. Faiblement dotée budgétairement, la culture a pâti d’un sous-investissement chronique, aggravé par l’éclatement de la crise sécuritaire à partir de 2012. Les destructions ciblées de mausolées à Tombouctou, le pillage des manuscrits anciens et l’essor du trafic illicite ont constitué autant de traumatismes symboliques, visant à atteindre le cœur même de l’identité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-refaire-nation-par-la-culture"><strong>Refaire nation par la culture</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément contre cette tentative d’effacement que s’inscrit aujourd’hui l’action des autorités. En faisant de la culture un pilier de la transition, le Mali entend dépasser la seule logique de réparation pour engager une véritable réappropriation souveraine du récit national. L’objectif, c’est de montrer que la reconstruction du Mali ne saurait être uniquement militaire ou institutionnelle ; elle doit être aussi civilisationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous l’impulsion du ministère de la Culture, dirigé par Mamou Daffé, une série d’initiatives structurantes ont été engagées : inventaires participatifs du patrimoine immatériel, soutien à la création artistique, professionnalisation des acteurs culturels, intégration progressive des artistes dans les mécanismes de protection sociale, et relance des grands événements culturels comme espaces de dialogue et de cohésion, mais aussi et surtout la redénomination des espaces publics, qui portent désormais les noms de nos héros nationaux. L’objectif est double : restaurer la dignité des communautés et faire de la culture un vecteur de stabilité sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-souverainete-culturelle-comme-reponse-aux-fractures"><strong>La souveraineté culturelle comme réponse aux fractures</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays traversé par des tensions identitaires et communautaires, le patrimoine apparaît comme un langage commun capable de transcender les clivages. La Charte du Mandé, souvent présentée comme l’un des textes fondateurs des droits humains en Afrique, est aujourd’hui mobilisée comme référentiel endogène de gouvernance, de dignité (<em>maaya</em>) et de respect mutuel. En ce sens, la culture devient un outil politique au sens noble : un instrument de cohésion, de médiation et de réconciliation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche se distingue par sa volonté d’inclusivité. Il ne s’agit pas d’imposer une identité unique, mais de reconnaître la pluralité des héritages – bambara, peul, dogon, touareg, songhaï – comme constitutive de la nation malienne. Une vision que défend ouvertement Mamou Daffé, pour qui la diversité culturelle n’est pas un risque à contenir, mais une ressource à valoriser.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-culture-et-developpement-un-potentiel-economique-assume"><strong>Culture et développement : un potentiel économique assumé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de sa dimension symbolique, le pari culturel est aussi économique. Les industries culturelles et créatives représentent un gisement d’emplois pour une jeunesse majoritaire et souvent marginalisée. Artisanat, musique, cinéma, arts visuels, patrimoine touristique : autant de secteurs capables de générer de la valeur ajoutée locale, à condition d’un accompagnement public structuré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, le ministère de la Culture s’attache à poser les bases d’un écosystème viable, articulant formation, financement et entrepreneuriat culturel. Une stratégie encore fragile, mais qui témoigne d’un changement de regard : la culture n’est plus perçue comme un luxe, mais comme un investissement stratégique dans la stabilité et l’autonomie du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-bataille-du-sens-autant-que-des-symboles"><strong>Une bataille du sens, autant que des symboles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, les défis restent immenses. L’insécurité limite encore l’accès à certains sites, les ressources financières demeurent contraintes, et le risque d’instrumentalisation politique de l’identité n’est jamais totalement absent. Mais en choisissant de placer le patrimoine au cœur du projet national, les autorités maliennes assument une orientation forte : celle d’une souveraineté qui ne se réduit pas au contrôle territorial, mais s’enracine dans la maîtrise de son histoire, de ses valeurs et de son imaginaire collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’heure où le Mali redéfinit ses alliances et revendique une voie propre, la culture apparaît comme l’un des rares terrains de consensus possible entre État et société. Si l’« <em>Année de la Culture</em> » parvient à dépasser le symbole pour s’inscrire dans la durée, elle pourrait bien constituer l’un des legs les plus structurants de la transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays en reconstruction identitaire, faire du patrimoine un levier de souveraineté n’est pas un retour vers le passé. C’est, au contraire, une manière de se projeter dans l’avenir à partir de fondations maîtrisées. Une ambition que le Mali, fort de son héritage et de sa résilience, semble aujourd’hui déterminé à assumer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Foula D. Massé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Forum mondial des civilisations Tombouctou 2025 : une rencontre internationale pour la prospérité partagée </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 11:50:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Forum mondial des civilisations Tombouctou 2025 réunit des personnalités autour des thèmes de paix et de partage des cultures.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Le Forum mondial des civilisations s’est ouvert ce vendredi 19 décembre 2025 dans la cité des 333 Saints, sous le thème « Dialogue, Paix et Prospérité partagée ». Placée sous le haut patronage du président de la transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, la cérémonie d’ouverture a été présidée par le Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé, en présence des autorités locales, coutumières et universitaires.  </em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie a réuni le Gouverneur de Tombouctou, le Contrôleur principal de Police Bakoun&nbsp;Kanté, ainsi que des autorités administratives, politiques et coutumières. Universitaires et chercheurs venus de plusieurs pays ont également pris part à cette rencontre, confirmant la portée internationale de l’événement. Ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre de la Biennale Artistique et Culturelle, se tient du 19 au 20 décembre, consolidant Tombouctou comme capitale mondiale du dialogue interculturel. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="622" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1024x622.jpeg" alt="Forum mondial des civilisations à Tombouctou" class="wp-image-20550" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1024x622.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-300x182.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-768x466.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-585x355.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-600x364.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les autorités administratives et légitimités traditionnelles au Forum mondial des civilisations, à Tombouctou, le 19 décembre 2025. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-tombouctou-memoire-universelle"><strong>Tombouctou, mémoire universelle</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, Tombouctou fut du XIVe au XVIe siècle l’un des plus grands centres intellectuels du monde, accueillant près de 25 000 étudiants et érudits. Ses bibliothèques, riches de plus de 300 000 manuscrits, témoignent encore de son génie africain. Carrefour du commerce transsaharien, la cité incarne depuis des siècles l’hospitalité, la tolérance et l’échange pacifique. Ce Forum marque le retour de son rayonnement universel et de son rôle de gardienne de la mémoire collective. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Forum s’inspire des traditions endogènes de médiation et de cohésion sociale du Mali, telles que le Bulon (vestibule de décision), le Toguna (case à palabres) et la Tente touareg, symboles de dialogue et d’hospitalité. Ces instruments ancestraux, porteurs de valeurs de solidarité et de vivre-ensemble, constituent une source d’inspiration pour bâtir un monde plus pacifique. Ils rappellent que la culture malienne, profondément enracinée, peut éclairer les défis contemporains et offrir des solutions universelles. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="586" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations--1024x586.jpeg" alt="Forum mondial des civilisations" class="wp-image-20549" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations--1024x586.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations--300x172.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations--768x440.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations--585x335.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations--600x343.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-.jpeg 1076w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les Forces de Défense et de Sécurité  au Forum mondial des civilisations, à Tombouctou, le 19 décembre 2025. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-objectifs-et-portee-du-forum"><strong>Objectifs et portée du Forum</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Forum mondial des civilisations ambitionne de promouvoir la diversité culturelle comme levier de développement et de consolider la solidarité internationale. Ses objectifs clés sont clairs : éliminer les discriminations, favoriser la confiance mutuelle et renforcer la coopération durable. Les travaux aboutiront à la Déclaration de Tombouctou, un engagement collectif pour un monde où les civilisations ne se livrent pas à la compétition mais à la complémentarité, au service de la paix et de la prospérité partagée. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Juste après la cérémonie d’ouverture, le Pr Ibrahima&nbsp;Wanea prononcé la conférence introductive, donnant le ton aux débats. Le premier panel, animé par le Pr Ibrahim Iba N’Diaye et le Pr Yacouba Konaté, sous la modération du Dr Mamadou Dia, s’est tenu sur le thème «&nbsp;<em>Dialogue interculturel, facteur de paix et de prospérité&nbsp;</em>». Les échanges ont mis en lumière la nécessité de bâtir des ponts entre cultures pour favoriser la stabilité et le développement. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Mamou-Daffe-au-Forum-mondial-des-civilisations-de-Tombouctou.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="825" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Mamou-Daffe-au-Forum-mondial-des-civilisations-de-Tombouctou-1024x825.jpeg" alt="Forum mondial des civilisations" class="wp-image-20552" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Mamou-Daffe-au-Forum-mondial-des-civilisations-de-Tombouctou-1024x825.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Mamou-Daffe-au-Forum-mondial-des-civilisations-de-Tombouctou-300x242.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Mamou-Daffe-au-Forum-mondial-des-civilisations-de-Tombouctou-768x619.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Mamou-Daffe-au-Forum-mondial-des-civilisations-de-Tombouctou-585x471.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Mamou-Daffe-au-Forum-mondial-des-civilisations-de-Tombouctou-600x484.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Mamou-Daffe-au-Forum-mondial-des-civilisations-de-Tombouctou.jpeg 1072w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le ministre Mamou Daffé, au Forum mondial des civilisations de Tombouctou, le 19 décembre 2025. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decolonisation-des-esprits"><strong>Une décolonisation des esprits</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les interventions ont insisté sur l’importance de la décolonisation mentale et du «&nbsp;<em>déparasitage&nbsp;</em>» des esprits, condition essentielle pour construire des institutions reflétant les réalités africaines. Le Pr Ibrahima Ndiaye du Sénégal a rappelé que seule une prise de conscience collective permettra d’asseoir des structures solides, adaptées aux besoins des peuples. Ce message a résonné fortement auprès des participants, qui ont reconnu l’urgence d’une réforme intellectuelle et culturelle pour garantir une prospérité partagée. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son allocution à l’ouverture du Forum mondial des civilisations, le Ministre Mamou&nbsp;Daffé&nbsp;a insisté sur la force de la culture, qu’il considère comme un moteur de résilience et de renaissance. Selon lui, «&nbsp;<em>la culture n’est pas un luxe, elle est une force, une résistance et une promesse</em>&nbsp;». Il a également magnifié le rôle historique et universel de Tombouctou, décrite comme une «&nbsp;<em>ville-monde, une ville-mémoire, une ville-lumière</em>&nbsp;», capable d’illuminer encore le monde par son rayonnement culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En accueillant le Forum mondial des civilisations, Tombouctou réaffirme son rôle de capitale universelle du savoir et du dialogue. Ce rendez-vous inscrit dans l’Année de la Culture marque le retour de l’âge d’or de la culture malienne et ouvre une nouvelle ère de coopération internationale. Depuis Tombouctou, le message est clair : le Mali est debout, sa culture est vivante, et son avenir commence ici, au service de la paix et de la prospérité partagée. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong><strong>,</strong><strong>&nbsp;envoyé spécial à Tombouctou&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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