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	<title>Archives des UNESCO &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des UNESCO &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>À Bamako, chercheurs et institutions débattent de la protection du patrimoine en temps de crise </title>
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		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À l’occasion de la Journée internationale des monuments et des sites, une conférence organisée à Bamako par l’UNESCO et ICOMOS Mali a souligné l’importance des langues nationales dans la protection et la transmission du patrimoine culturel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’occasion de la Journée internationale des monuments et des sites, célébrée chaque 18 avril, acteurs culturels, institutions et experts se sont réunis à Bamako pour réfléchir aux moyens de protéger le patrimoine culturel dans un contexte de crises sécuritaires et de mutations sociales.</em></strong></p>



<p>La rencontre s’est tenue le 18 avril au Mémorial Modibo Keita, à l’initiative de ICOMOS Mali, en partenariat avec le ministère malien chargé de la Culture et le bureau local de l’UNESCO. L’événement s’inscrivait dans le cadre de la Journée internationale des monuments et des sites, instaurée en 1983 pour sensibiliser les États et les populations à la protection du patrimoine culturel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-traduire-le-patrimoine-pour-mieux-le-proteger"><strong>Traduire le patrimoine pour mieux le protéger</strong></h2>



<p>Pour l’édition 2026, les échanges ont porté sur un thème national original : la traduction et l’interprétation des notions liées au patrimoine culturel en Bamanankan, l’une des principales langues nationales du Mali.</p>



<p>Les participants ont débattu de l’importance de rendre accessibles les concepts liés au patrimoine dans les langues locales afin de renforcer l’appropriation par les communautés. Car, pour les organisateurs, la sauvegarde des monuments et des traditions ne peut se faire sans la participation active des populations qui en sont les gardiennes.</p>



<p>La conférence s’inscrivait également dans le thème international de la journée : «&nbsp;<em>Interventions d’urgence pour le patrimoine vivant dans des contextes de conflits et de catastrophes&nbsp;</em>». Une problématique particulièrement sensible pour des pays comme le Mali, confrontés depuis plusieurs années à l’insécurité et à la fragilisation de certains sites culturels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-langue-et-patrimoine-un-lien-indissociable"><strong>Langue et patrimoine, un lien indissociable</strong></h2>



<p>La rencontre s’est tenue en présence du chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre, ainsi que de Ali Mohamed Sinane, chef de bureau par intérim et représentant de l’UNESCO au Mali. Ce dernier a insisté sur le rôle central des langues nationales dans la transmission du patrimoine culturel.</p>



<p>«&nbsp;<em>Lorsque les notions du patrimoine sont comprises et exprimées dans les langues nationales, le patrimoine devient plus accessible, plus inclusif et mieux protégé »</em>, a-t-il déclaré, soulignant que protéger le patrimoine revient également à préserver les langues qui le transmettent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-culturel-et-politique"><strong>Un enjeu culturel et politique</strong></h2>



<p>Au-delà des débats académiques, la rencontre a mis en lumière les défis auxquels sont confrontés les pays sahéliens dans la préservation de leur patrimoine culturel. Entre conflits armés, pressions climatiques et transformations sociales rapides, de nombreux sites et traditions restent vulnérables.</p>



<p>À travers cette célébration, le bureau de l’UNESCO au Mali réaffirme sa volonté d’accompagner les autorités maliennes, les institutions culturelles et les communautés locales dans plusieurs domaines : la promotion des langues nationales comme vecteurs de transmission culturelle, le renforcement des capacités des acteurs du patrimoine et la mise en œuvre des conventions internationales relatives à la protection du patrimoine matériel et immatériel.</p>



<p>Dans un pays riche d’une diversité culturelle exceptionnelle, la sauvegarde du patrimoine demeure un levier essentiel de cohésion sociale et de consolidation de la paix.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Gao : la restauration du tombeau des Askia marque une étape pour le patrimoine malien </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, les travaux de réhabilitation du tombeau des Askia à Gao ont été officiellement achevés. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce monument emblématique de l’Empire songhaï fait l’objet d’une restauration destinée à préserver l’un des sites historiques majeurs d’Afrique de l’Ouest.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p><strong><em>À Gao, la réhabilitation du célèbre Tombeau des Askia marque une nouvelle étape dans la préservation du patrimoine culturel malien. Les travaux de restauration de ce monument emblématique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, ont officiellement été clôturés le 17 avril lors d’une cérémonie réunissant autorités locales, partenaires internationaux et habitants de la ville.</em></strong></p>



<p>Construit en 1495 par l’empereur Askia Mohamed, le monument constitue l’un des vestiges les plus emblématiques de l’ancien Empire songhaï. Édifié en banco, selon les techniques traditionnelles de l’architecture sahélienne, le site incarne à la fois l’histoire politique de la région et la mémoire collective des populations de Gao.</p>



<p>Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2004, le tombeau demeure l’un des sites culturels les plus importants du Mali. Il symbolise l’identité historique de Gao et témoigne de la puissance de l’Empire songhaï, qui domina une grande partie de l’Afrique de l’Ouest aux XVe et XVIe siècles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-travaux-pour-preserver-un-site-fragile"><strong>Des travaux pour préserver un site fragile</strong></h2>



<p>Les travaux de restauration ont été menés sous l’égide du ministère malien de la Culture, en partenariat avec l’UNESCO et la Fondation ALIPH.</p>



<p>Ce chantier, supervisé par des architectes spécialisés dans l’architecture de terre, a permis de consolider les piliers du monument, d’alléger la charge du banco sur la toiture, de renouveler les charpentes et de renforcer l’ensemble de la structure.</p>



<p>La restauration a également mobilisé des maçons et artisans locaux de Gao, dans le respect des techniques traditionnelles de construction en terre crue, essentielles pour préserver l’authenticité du monument.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sortir-le-site-de-la-liste-du-patrimoine-en-peril"><strong>Sortir le site de la liste du patrimoine en péril</strong></h2>



<p>Présent à la cérémonie au nom du ministre de la Culture, Mamou Daffé, le conseiller technique Mamadou Cissé a salué l’engagement des partenaires et des communautés locales. Selon lui, cette réhabilitation constitue une étape importante pour permettre au site de sortir de la liste du patrimoine mondial en péril.</p>



<p>Le responsable a également appelé les jeunes générations à s’impliquer dans la préservation du monument, soulignant que la protection du patrimoine culturel reste un enjeu majeur pour la transmission de l’histoire et de l’identité nationale.</p>



<p>La cérémonie s’est conclue par une visite guidée du monument restauré, permettant aux participants de découvrir les travaux réalisés et de mesurer l’importance de cette restauration pour la sauvegarde d’un site emblématique du patrimoine africain.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Éducation : l’alerte mondiale sur les laissés-pour-compte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 20:26:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation révèle l'exclusion de millions de jeunes. L'équité devient une priorité incontournable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Alors que 273 millions de jeunes restent exclus du système scolaire, le&nbsp;Rapport mondial de suivi sur l’éducation&nbsp;alerte sur l’essoufflement des progrès et appelle les États à faire de l’équité la pierre angulaire de leurs politiques éducatives. Une inflexion jugée indispensable pour éviter un échec des objectifs fixés à l’horizon 2030.</em></strong></p>



<p>Face à une stagnation préoccupante de l’accès à l’éducation dans le monde, le nouveau Rapport mondial de suivi sur l’éducation, publié ce mercredi 25 mars au siège de l’UNESCO, appelle les États à placer l’équité au cœur de leurs politiques éducatives. Une condition jugée indispensable pour atteindre les objectifs internationaux d’ici à 2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-273-millions-de-jeunes-toujours-exclus"><strong>273 millions de jeunes toujours exclus</strong></h2>



<p>Le constat revèle que 273 millions d’enfants, d’adolescents et de jeunes dans le monde ne sont toujours pas scolarisés, soit un sur six. Pire, ce chiffre est en hausse pour la septième année consécutive. Une situation qui illustre un ralentissement généralisé des progrès depuis 2015, particulièrement marqué en Afrique subsaharienne.</p>



<p>Si les taux d’achèvement scolaire progressent — deux élèves sur trois terminent aujourd’hui le secondaire —, le rythme actuel reste insuffisant. À ce stade, l’objectif d’un accès universel au secondaire ne serait atteint qu’au siècle prochain, bien au-delà de l’échéance fixée à 2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-mondial-remis-en-question"><strong>Un modèle mondial remis en question</strong></h2>



<p>Pour les auteurs du rapport, cet écart entre ambitions et réalité ne signifie pas l’échec de l’agenda éducatif mondial, mais plutôt la nécessité de le repenser. Dans un contexte de fragilisation du multilatéralisme, ils plaident pour un changement de paradigme : abandonner les objectifs uniformes au profit de cibles nationales adaptées aux réalités locales.</p>



<p>L’idée est que chaque pays doit définir ses propres objectifs, ambitieux mais atteignables, et rendre des comptes à ses citoyens avant tout. Une approche qui, selon le rapport, pourrait renforcer l’efficacité des politiques publiques et redonner du sens aux engagements internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-progres-reels-mais-inegalement-repartis"><strong>Des progrès réels mais inégalement répartis</strong></h2>



<p>Depuis 2000, les avancées restent significatives. Les effectifs scolarisés ont augmenté de 30 % dans le primaire et le secondaire, et de 161 % dans l’enseignement supérieur. Certains pays ont enregistré des progrès spectaculaires : Madagascar ou le Togo ont réduit massivement le nombre d’enfants non scolarisés, tandis que le Maroc ou le Vietnam ont amélioré l’accès des adolescents à l’éducation.</p>



<p>Mais ces succès restent disparates et masquent des inégalités persistantes, liées notamment au niveau de richesse, à la localisation géographique ou aux situations de conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-equite-comme-priorite-politique"><strong>L’équité comme priorité politique</strong></h2>



<p>Le rapport insiste sur la nécessité de mieux identifier les populations laissées pour compte, grâce à des données plus précises. Or, un pays sur trois ne dispose toujours pas d’informations sur les écarts entre zones urbaines et rurales, et plus de la moitié ne mesure pas les inégalités liées aux revenus.</p>



<p>Au-delà du diagnostic, les experts appellent à un financement plus équitable, ciblant les régions et les publics les plus vulnérables. Des mécanismes comme les transferts aux écoles ou aux ménages, ou encore les programmes de repas scolaires, se sont développés ces dernières années, mais restent insuffisamment orientés vers la réduction des inégalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reformes-en-progression"><strong>Des réformes en progression</strong></h2>



<p>Sur le plan législatif, les évolutions sont notables. La part des pays dotés de lois sur l’éducation inclusive est passée de 1 % à 24 % depuis 2000. Parallèlement, le nombre d’États garantissant au moins 12 années d’enseignement obligatoire a plus que triplé.</p>



<p>Mais pour les auteurs du rapport, ces avancées doivent s’accompagner d’un suivi rigoureux des politiques publiques, et pas seulement des&nbsp;Résultats. Comprendre les choix politiques, leurs motivations et leurs effets est essentiel pour améliorer durablement les systèmes éducatifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-repenser-les-priorites"><strong>Un appel à repenser les priorités</strong></h2>



<p>Au-delà des chiffres, le rapport GEM 2026 se veut un avertissement : les millions d’enfants exclus du système scolaire ne sont pas une fatalité, mais le reflet de politiques insuffisamment inclusives.</p>



<p>«&nbsp;<em>Prendre au sérieux l’équité</em>&nbsp;», conclut le rapport, suppose de faire preuve de patience, de tirer les leçons des expériences passées et de concevoir des solutions adaptées à chaque contexte. À défaut, les objectifs fixés pour 2030 risquent de rester hors de portée.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mamou Daffé, ambassadeur culturel du Mali au Tchad, pour une coopération sahélienne par le patrimoine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2026 21:43:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le ministre malien de la Culture, Mamou Daffé, a participé à la 6ᵉ édition du Festival international des cultures sahariennes (FICSA).</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Mandaté par les autorités de Bamako, le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a participé à l’ouverture de la 6ᵉ édition du Festival international des cultures sahariennes (FICSA), à Amdjarass, dans l’est du Tchad. Une présence qui consacre la culture comme outil diplomatique dans un Sahel en quête de nouveaux cadres de dialogue régional.</em></strong></p>



<p>À plus de 1 000 kilomètres de N’Djamena, la ville d’Amdjarass a accueilli, le 7 février 2026, l’ouverture officielle du Festival international des cultures sahariennes. Placée sous le haut patronage du président tchadien, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, la cérémonie a réuni plusieurs dirigeants et représentants des pays sahéliens.</p>



<p>Le Mali était représenté par son ministre de la Culture, Mamou Daffé, envoyé spécial du Premier ministre Abdoulaye Maïga. Sa participation s’inscrit dans un contexte de rapprochement politique et symbolique entre les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui cherchent à renforcer leurs liens au-delà des seuls enjeux sécuritaires.</p>



<p>Dans son intervention, le ministre malien a transmis les salutations du président de la Transition, le général Assimi Goïta, aux autorités tchadiennes, saluant « <em>l’hospitalité du peuple tchadien</em> » et la portée régionale de l’événement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-festival-des-cultures-sahariennes-vitrine-du-patrimoine-du-desert"><strong>Le Festival des cultures sahariennes, vitrine du patrimoine du désert</strong></h2>



<p>Créé en 2003 par l’association La Saharienne, le Festival international des cultures sahariennes se veut un espace de valorisation des traditions et expressions artistiques du Sahara. Cette sixième édition a été marquée par des prestations culturelles venues du Maroc, du Burkina Faso, de la Mauritanie et du Tchad, donnant à voir musiques, danses et savoir-faire artisanaux du monde saharien.</p>



<p>Pendant une semaine, jusqu’au 13 février, les participants sont invités à prendre part à des courses de dromadaires et de chevaux, des randonnées chamelières, des ateliers consacrés au patrimoine immatériel, au tourisme durable, au lait de chamelle ou encore à la flore saharienne, ainsi qu’à des concerts populaires.</p>



<p>Une immersion est également prévue dans le massif de l’Ennedi, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, connu pour ses arches monumentales et ses peintures rupestres. Pour Mamou Daffé, cette dimension patrimoniale confère au festival une portée qui dépasse la seule célébration culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-culture-tourisme-et-developpement-local-au-programme"><strong>Culture, tourisme et développement local au programme</strong></h2>



<p>Moment marquant de la cérémonie : le Premier ministre tchadien, Allah Maye Halina, a remis un présent symbolique au ministre malien, en signe d’amitié et de fraternité entre les deux pays.&nbsp;</p>



<p>Au-delà des symboles diplomatiques, la participation du Mali au FICSA s’inscrit dans une stratégie plus large de promotion du tourisme culturel et du développement local. Le festival entend attirer des visiteurs nationaux et internationaux vers des régions longtemps marginalisées, tout en soutenant l’économie locale à travers l’artisanat et les activités communautaires.</p>



<p>En prenant part à cette manifestation, Mamou Daffé a voulu donner une dimension politique à l’événement culturel : celle d’un Sahara perçu non plus uniquement comme un espace de crises, mais comme un territoire de civilisations partagées.</p>



<p>La rencontre d’Amdjarass illustre ainsi l’émergence d’une diplomatie culturelle sahélienne, où les festivals deviennent des lieux de dialogue entre gouvernements, artistes et sociétés civiles. À travers cette participation, le Mali affirme sa volonté de s’inscrire dans une dynamique régionale fondée sur l’identité, le patrimoine et la solidarité entre peuples du désert.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>10ᵉ édition du Festival Vivre Ensemble Tombouctou : dix ans d’engagement pour la paix et la culture  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 09:25:11 +0000</pubDate>
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<p>Tombouctou a accueilli la 10ᵉ édition du Festival Vivre Ensemble, un symbole de dialogue et d'innovation pour la jeunesse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La cité des 333 saints, Tombouctou, a accueilli du 29 janvier au 1</em></strong><strong><em><sup>er</sup></em></strong><strong><em> février 2026 la 10</em></strong><strong><em>ᵉ</em></strong><strong><em> édition du Festival Vivre Ensemble. Placé sous la présidence du Général Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, l’événement a rassemblé autorités, acteurs culturels et partenaires internationaux. Plus qu’une célébration, ce festival s’est affirmé comme un espace de dialogue et de cohésion, où la jeunesse a été mise en avant comme moteur de paix et de créativité. &nbsp;</em></strong></p>



<p>Le thème retenu, « <em>Rôle de la jeunesse dans la cohésion sociale et le développement culturel </em>», traduit une volonté claire de placer les jeunes au cœur des dynamiques de paix et de culture. Dans une région marquée par des défis sécuritaires et sociaux, la jeunesse est apparue comme une force de proposition et d’innovation. Les interventions ont souligné l’importance de l’engagement citoyen, du dialogue intergénérationnel et de la créativité artistique pour renforcer l’unité nationale et consolider la cohésion sociale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ouverture-symbolique-et-porteuse-de-valeurs"><strong>Une ouverture symbolique et porteuse de valeurs</strong></h2>



<p>La cérémonie d’ouverture a été riche en symboles et en messages forts. Les discours officiels ont rappelé l’importance de l’unité nationale et de la paix durable, tandis que les prestations artistiques ont mis en valeur la diversité culturelle du Mali. Les chants, danses et représentations théâtrales ont illustré la vitalité des traditions locales et leur rôle dans la construction d’un vivre-ensemble harmonieux. Cette ouverture a marqué le ton d’un festival qui se veut à la fois festif et porteur de valeurs universelles. &nbsp;</p>



<p>Au-delà des spectacles, le festival a proposé une foire artisanale et des activités touristiques permettant aux visiteurs de découvrir la richesse culturelle et patrimoniale de Tombouctou. Les artisans locaux ont exposé leurs créations, allant de la maroquinerie traditionnelle aux œuvres sculptées, témoignant du savoir-faire ancestral de la région. Les circuits touristiques organisés ont permis aux participants de visiter les sites emblématiques de la cité, renforçant ainsi le lien entre culture, économie locale et attractivité internationale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-atelier-culture-commune-et-les-synergies-regionales"><strong>L’atelier « Culture Commune » et les synergies régionales</strong></h2>



<p>Un moment fort de cette édition fut l’atelier « <em>Culture Commune</em> », tenu le 31 janvier 2026 à l’HERI-ABT. Co-organisé par le Ministère de la Réconciliation et l’ONG Vivre Ensemble, il visait à capitaliser les acquis du programme lancé en 2022. Autorités, chercheurs et partenaires tels que l’Union européenne et l’UNESCO ont participé à cette rencontre stratégique. L’atelier a permis d’analyser les résultats des éditions précédentes et de tracer des orientations pour le développement artistique et culturel au sein des collectivités territoriales. &nbsp;</p>



<p>Les échanges ont mis en lumière la nécessité de renforcer les synergies entre Tombouctou, Sikasso, Mopti et Bamako. Cette interconnexion culturelle et institutionnelle est apparue comme un levier essentiel pour consolider la cohésion nationale. Les participants ont insisté sur l’importance de la concertation et du dialogue entre collectivités, afin de bâtir des politiques culturelles inclusives et durables. L’atelier a ainsi posé les bases d’une coopération renforcée, où la culture devient un instrument de rapprochement et de développement territorial. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-edition-anniversaire-porteuse-d-avenir"><strong>Une édition anniversaire porteuse d’avenir</strong></h2>



<p>La 10ᵉ édition du Festival Vivre Ensemble Tombouctou a confirmé son statut de rendez-vous majeur pour la promotion de la culture et de la paix. En mettant la jeunesse au centre, en valorisant les traditions locales et en favorisant le dialogue entre régions, l’événement a réaffirmé l’engagement collectif pour l’unité nationale. Entre foire, tourisme et ateliers, ce festival a démontré que la culture est un vecteur puissant de cohésion sociale et un pilier du développement harmonieux du Mali. &nbsp;</p>



<p>Fort de dix années d’expériences et de projets structurants, Tombouctou se confirme désormais comme un carrefour culturel et citoyen, où la culture s’impose comme un instrument stratégique au service de la paix et de la cohésion sociale. Le Festival Vivre Ensemble illustre cette ambition&nbsp;: il ne se limite pas à un rendez-vous festif, mais incarne une vision durable, celle d’un Mali qui valorise ses traditions, mobilise sa jeunesse et construit des passerelles entre ses régions.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>11e édition du Festival culturel Ogobagna : un rendez-vous majeur pour le patrimoine malien </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 21:08:32 +0000</pubDate>
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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La 11e édition du Festival culturel Ogobagna a été officiellement lancée ce lundi 26 janvier 2026 sur la place du Cinquantenaire. Placée sous le thème « Culture du Mali : Dialogue, Créativité et Résilience pour un Développement Durable », la cérémonie présidée par le ministre Mamou Daffé a réuni de hautes personnalités, dont Dioncounda Traoré, ancien Président de la République, plusieurs anciens ministres et des représentants diplomatiques. Cette ouverture marque le début d’une grande saison culturelle nationale. &nbsp;</em></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Stand-artisanal-au-festival-Ogobagna-.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="766" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Stand-artisanal-au-festival-Ogobagna--1024x766.jpeg" alt="Stand artisanal au festival Ogobagna" class="wp-image-20988" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Stand-artisanal-au-festival-Ogobagna--1024x766.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Stand-artisanal-au-festival-Ogobagna--300x224.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Stand-artisanal-au-festival-Ogobagna--768x575.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Stand-artisanal-au-festival-Ogobagna--585x438.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Stand-artisanal-au-festival-Ogobagna--600x449.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Stand-artisanal-au-festival-Ogobagna-.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Stand artisanal au festival Ogobagna à Bamako, le 26 janvier 2026. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<p>Le Festival culturel Ogobagna est devenu au fil des années un rendez-vous incontournable pour la promotion du patrimoine malien. Cette mobilisation illustre sa portée nationale et internationale, renforçant le rayonnement des valeurs culturelles dans un contexte de transition politique et sociale. Pour cette 11e édition, la communauté Bozo est l’invitée d’honneur, mettant en lumière la richesse et la diversité des traditions maliennes. L’événement incarne un espace de dialogue et de créativité. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ogobagna-un-rendez-vous-culturel-majeur"><strong>Ogobagna, un rendez-vous culturel majeur</strong></h2>



<p>Le ministre Mamou Daffé a déclaré : « <em>2025, décrétée Année de la Culture, a marqué un tournant décisif pour notre pays. Elle a permis d’inscrire la culture au cœur de l’action publique et de rappeler une vérité fondamentale </em>». Quant à Nouhoum Tapily, Président de l’Association Ginna Dogon, il a salué cette année riche et prolifique, rappelant la place centrale de la culture dans la société malienne et son rôle fédérateur. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Ouverture-du-Festival-Ogobagna.jpeg"><img decoding="async" width="839" height="742" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Ouverture-du-Festival-Ogobagna.jpeg" alt="Ouverture du Festival Ogobagna" class="wp-image-20991" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Ouverture-du-Festival-Ogobagna.jpeg 839w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Ouverture-du-Festival-Ogobagna-300x265.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Ouverture-du-Festival-Ogobagna-768x679.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Ouverture-du-Festival-Ogobagna-585x517.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Ouverture-du-Festival-Ogobagna-600x531.jpeg 600w" sizes="(max-width: 839px) 100vw, 839px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le ministre de la Culture et ses collègues, lors de l&rsquo;ouverture du festival Ogobagna, le 26. janvier 2026. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<p>Le patrimoine culturel dogon occupe une place centrale dans cette vision. Classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1989, les Falaises de Bandiagara et le Pays Dogon incarnent une mémoire vivante, un génie architectural et artistique exceptionnel, mais aussi une philosophie du monde fondée sur l’équilibre, la transmission et le respect du temps long. Ce patrimoine illustre la capacité du Mali à préserver ses racines tout en les inscrivant dans une dynamique contemporaine. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-patrimoine-au-coeur-de-la-souverainete"><strong>Le patrimoine au cœur de la souveraineté</strong></h2>



<p>Le Festival Ogobagna contribue ainsi à la valorisation du patrimoine et à la souveraineté culturelle, conformément à la vision du Président de la Transition, Assimi Goïta. En présidant cette ouverture, le ministre Mamou Daffé a confirmé l’importance de cette manifestation pour l’année 2026, consolidant son rôle de pilier dans la promotion de l’identité culturelle nationale. L’événement s’impose comme un espace de rencontre et de partage, où traditions et modernité se rejoignent. &nbsp;</p>



<p>Au-delà de la célébration, Ogobagna se veut un cadre de réflexion sur la place de la culture dans le développement. En mettant en avant la communauté Bozo et le patrimoine dogon, le festival rappelle que la diversité culturelle est une richesse et une force. Il invite les Maliens à s’approprier leur héritage, à le transmettre et à le valoriser, afin que la culture demeure un levier de cohésion et de rayonnement international. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Festival-Ogobagna-.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="850" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Festival-Ogobagna--1024x850.jpeg" alt="Festival Ogobagna" class="wp-image-20989" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Festival-Ogobagna--1024x850.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Festival-Ogobagna--300x249.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Festival-Ogobagna--768x637.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Festival-Ogobagna--585x485.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Festival-Ogobagna--600x498.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/Festival-Ogobagna-.jpeg 1034w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">sketch lors de l&rsquo;ouverture du festival Ogobagna, le 26 janvier 2026, à Bamako. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-dynamique-pour-l-avenir"><strong>Une dynamique pour l’avenir</strong></h2>



<p>Avec ses multiples dimensions, Ogobagna dépasse le cadre festif pour devenir un symbole de résilience et de créativité. Il incarne la volonté du Mali de faire de la culture un pilier de son développement durable. En réunissant les communautés, en valorisant les patrimoines et en donnant une place centrale au dialogue, le festival contribue à renforcer l’unité nationale et à projeter l’image d’un Mali fier de ses racines et tourné vers l’avenir. &nbsp;</p>



<p>Cette 11e édition, portée par l’invitation de la communauté Bozo et l’hommage au patrimoine dogon, illustre la richesse culturelle du Mali et son rôle dans la construction d’une société inclusive. Elle confirme que la culture demeure une force vivante, capable de fédérer les citoyens autour de valeurs communes et de renforcer la souveraineté nationale dans un monde en mutation.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : comment faire du patrimoine culturel un véritable levier de souveraineté et de cohésion, dans un pays en reconstruction identitaire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, les autorités de transition font du patrimoine culturel un pilier de souveraineté et de cohésion nationale. Entre restauration des sites, valorisation des traditions et création d’emplois culturels, Bamako veut transformer son héritage en moteur de refondation identitaire et de développement durable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au cœur d’une transition politique et d’une quête affirmée de souveraineté, le Mali a fait le choix de placer la culture au centre de sa reconstruction nationale. En érigeant le patrimoine matériel et immatériel en pilier du projet Mali Kura, les autorités de transition, avec en première ligne le ministre de la Culture Mamou Daffé, entendent restaurer le lien social, affirmer une autonomie narrative et transformer l’héritage historique en moteur de cohésion et de développement durable.</em></strong></p>



<p>Par-delà les urgences sécuritaires et économiques, le Mali mène une autre bataille, plus silencieuse mais tout aussi stratégique : celle de sa reconstruction identitaire. Dans un pays éprouvé par plus d’une décennie de crise multidimensionnelle, les autorités de transition ont fait le pari de la culture comme socle de souveraineté, de cohésion nationale et de refondation politique. La proclamation de 2025 comme « <em>Année de la Culture </em>», impulsée sous l’autorité du président de la Transition, le général Assimi Goïta, et portée opérationnellement par le ministre de la Culture Mamou Daffé, marque un tournant assumé : replacer le patrimoine au cœur du projet national du <em>Mali Kura</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-richesse-patrimoniale-exceptionnelle-longtemps-marginalisee"><strong>Une richesse patrimoniale exceptionnelle, longtemps marginalisée</strong></h2>



<p>Peu de pays africains peuvent se prévaloir d’un héritage culturel aussi dense que celui du Mali. Des mosquées de Tombouctou aux falaises de Bandiagara, des villes anciennes de Djenné au tombeau des Askia à Gao, le pays concentre quatre sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. À cela s’ajoute un patrimoine immatériel foisonnant – traditions orales des griots, Charte du Mandé, pratiques pastorales, expressions musicales et artisanales – qui fonde depuis des siècles le vivre-ensemble malien.</p>



<p>Pourtant, cette richesse a longtemps été reléguée au second plan des politiques publiques. Faiblement dotée budgétairement, la culture a pâti d’un sous-investissement chronique, aggravé par l’éclatement de la crise sécuritaire à partir de 2012. Les destructions ciblées de mausolées à Tombouctou, le pillage des manuscrits anciens et l’essor du trafic illicite ont constitué autant de traumatismes symboliques, visant à atteindre le cœur même de l’identité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-refaire-nation-par-la-culture"><strong>Refaire nation par la culture</strong></h2>



<p>C’est précisément contre cette tentative d’effacement que s’inscrit aujourd’hui l’action des autorités. En faisant de la culture un pilier de la transition, le Mali entend dépasser la seule logique de réparation pour engager une véritable réappropriation souveraine du récit national. L’objectif, c’est de montrer que la reconstruction du Mali ne saurait être uniquement militaire ou institutionnelle ; elle doit être aussi civilisationnelle.</p>



<p>Sous l’impulsion du ministère de la Culture, dirigé par Mamou Daffé, une série d’initiatives structurantes ont été engagées : inventaires participatifs du patrimoine immatériel, soutien à la création artistique, professionnalisation des acteurs culturels, intégration progressive des artistes dans les mécanismes de protection sociale, et relance des grands événements culturels comme espaces de dialogue et de cohésion, mais aussi et surtout la redénomination des espaces publics, qui portent désormais les noms de nos héros nationaux. L’objectif est double : restaurer la dignité des communautés et faire de la culture un vecteur de stabilité sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-souverainete-culturelle-comme-reponse-aux-fractures"><strong>La souveraineté culturelle comme réponse aux fractures</strong></h2>



<p>Dans un pays traversé par des tensions identitaires et communautaires, le patrimoine apparaît comme un langage commun capable de transcender les clivages. La Charte du Mandé, souvent présentée comme l’un des textes fondateurs des droits humains en Afrique, est aujourd’hui mobilisée comme référentiel endogène de gouvernance, de dignité (<em>maaya</em>) et de respect mutuel. En ce sens, la culture devient un outil politique au sens noble : un instrument de cohésion, de médiation et de réconciliation.</p>



<p>Cette approche se distingue par sa volonté d’inclusivité. Il ne s’agit pas d’imposer une identité unique, mais de reconnaître la pluralité des héritages – bambara, peul, dogon, touareg, songhaï – comme constitutive de la nation malienne. Une vision que défend ouvertement Mamou Daffé, pour qui la diversité culturelle n’est pas un risque à contenir, mais une ressource à valoriser.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-culture-et-developpement-un-potentiel-economique-assume"><strong>Culture et développement : un potentiel économique assumé</strong></h2>



<p>Au-delà de sa dimension symbolique, le pari culturel est aussi économique. Les industries culturelles et créatives représentent un gisement d’emplois pour une jeunesse majoritaire et souvent marginalisée. Artisanat, musique, cinéma, arts visuels, patrimoine touristique : autant de secteurs capables de générer de la valeur ajoutée locale, à condition d’un accompagnement public structuré.</p>



<p>Dans cette perspective, le ministère de la Culture s’attache à poser les bases d’un écosystème viable, articulant formation, financement et entrepreneuriat culturel. Une stratégie encore fragile, mais qui témoigne d’un changement de regard : la culture n’est plus perçue comme un luxe, mais comme un investissement stratégique dans la stabilité et l’autonomie du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-bataille-du-sens-autant-que-des-symboles"><strong>Une bataille du sens, autant que des symboles</strong></h2>



<p>Certes, les défis restent immenses. L’insécurité limite encore l’accès à certains sites, les ressources financières demeurent contraintes, et le risque d’instrumentalisation politique de l’identité n’est jamais totalement absent. Mais en choisissant de placer le patrimoine au cœur du projet national, les autorités maliennes assument une orientation forte : celle d’une souveraineté qui ne se réduit pas au contrôle territorial, mais s’enracine dans la maîtrise de son histoire, de ses valeurs et de son imaginaire collectif.</p>



<p>À l’heure où le Mali redéfinit ses alliances et revendique une voie propre, la culture apparaît comme l’un des rares terrains de consensus possible entre État et société. Si l’« <em>Année de la Culture</em> » parvient à dépasser le symbole pour s’inscrire dans la durée, elle pourrait bien constituer l’un des legs les plus structurants de la transition.</p>



<p>Dans un pays en reconstruction identitaire, faire du patrimoine un levier de souveraineté n’est pas un retour vers le passé. C’est, au contraire, une manière de se projeter dans l’avenir à partir de fondations maîtrisées. Une ambition que le Mali, fort de son héritage et de sa résilience, semble aujourd’hui déterminé à assumer.</p>



<p><strong>Foula D. Massé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Forum mondial des civilisations Tombouctou 2025 : une rencontre internationale pour la prospérité partagée </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 11:50:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Forum mondial des civilisations Tombouctou 2025 réunit des personnalités autour des thèmes de paix et de partage des cultures.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>Le Forum mondial des civilisations s’est ouvert ce vendredi 19 décembre 2025 dans la cité des 333 Saints, sous le thème « Dialogue, Paix et Prospérité partagée ». Placée sous le haut patronage du président de la transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, la cérémonie d’ouverture a été présidée par le Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé, en présence des autorités locales, coutumières et universitaires.  </em></strong></em></strong></p>



<p>La cérémonie a réuni le Gouverneur de Tombouctou, le Contrôleur principal de Police Bakoun&nbsp;Kanté, ainsi que des autorités administratives, politiques et coutumières. Universitaires et chercheurs venus de plusieurs pays ont également pris part à cette rencontre, confirmant la portée internationale de l’événement. Ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre de la Biennale Artistique et Culturelle, se tient du 19 au 20 décembre, consolidant Tombouctou comme capitale mondiale du dialogue interculturel. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="622" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1024x622.jpeg" alt="Forum mondial des civilisations à Tombouctou" class="wp-image-20550" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1024x622.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-300x182.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-768x466.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-585x355.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-600x364.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les autorités administratives et légitimités traditionnelles au Forum mondial des civilisations, à Tombouctou, le 19 décembre 2025. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-tombouctou-memoire-universelle"><strong>Tombouctou, mémoire universelle</strong><strong></strong></h2>



<p>Ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, Tombouctou fut du XIVe au XVIe siècle l’un des plus grands centres intellectuels du monde, accueillant près de 25 000 étudiants et érudits. Ses bibliothèques, riches de plus de 300 000 manuscrits, témoignent encore de son génie africain. Carrefour du commerce transsaharien, la cité incarne depuis des siècles l’hospitalité, la tolérance et l’échange pacifique. Ce Forum marque le retour de son rayonnement universel et de son rôle de gardienne de la mémoire collective. &nbsp;</p>



<p>Le Forum s’inspire des traditions endogènes de médiation et de cohésion sociale du Mali, telles que le Bulon (vestibule de décision), le Toguna (case à palabres) et la Tente touareg, symboles de dialogue et d’hospitalité. Ces instruments ancestraux, porteurs de valeurs de solidarité et de vivre-ensemble, constituent une source d’inspiration pour bâtir un monde plus pacifique. Ils rappellent que la culture malienne, profondément enracinée, peut éclairer les défis contemporains et offrir des solutions universelles. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="586" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations--1024x586.jpeg" alt="Forum mondial des civilisations" class="wp-image-20549" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations--1024x586.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations--300x172.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations--768x440.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations--585x335.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations--600x343.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-.jpeg 1076w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les Forces de Défense et de Sécurité  au Forum mondial des civilisations, à Tombouctou, le 19 décembre 2025. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-objectifs-et-portee-du-forum"><strong>Objectifs et portée du Forum</strong><strong></strong></h2>



<p>Le Forum mondial des civilisations ambitionne de promouvoir la diversité culturelle comme levier de développement et de consolider la solidarité internationale. Ses objectifs clés sont clairs : éliminer les discriminations, favoriser la confiance mutuelle et renforcer la coopération durable. Les travaux aboutiront à la Déclaration de Tombouctou, un engagement collectif pour un monde où les civilisations ne se livrent pas à la compétition mais à la complémentarité, au service de la paix et de la prospérité partagée. &nbsp;</p>



<p>Juste après la cérémonie d’ouverture, le Pr Ibrahima&nbsp;Wanea prononcé la conférence introductive, donnant le ton aux débats. Le premier panel, animé par le Pr Ibrahim Iba N’Diaye et le Pr Yacouba Konaté, sous la modération du Dr Mamadou Dia, s’est tenu sur le thème «&nbsp;<em>Dialogue interculturel, facteur de paix et de prospérité&nbsp;</em>». Les échanges ont mis en lumière la nécessité de bâtir des ponts entre cultures pour favoriser la stabilité et le développement. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Mamou-Daffe-au-Forum-mondial-des-civilisations-de-Tombouctou.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="825" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Mamou-Daffe-au-Forum-mondial-des-civilisations-de-Tombouctou-1024x825.jpeg" alt="Forum mondial des civilisations" class="wp-image-20552" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Mamou-Daffe-au-Forum-mondial-des-civilisations-de-Tombouctou-1024x825.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Mamou-Daffe-au-Forum-mondial-des-civilisations-de-Tombouctou-300x242.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Mamou-Daffe-au-Forum-mondial-des-civilisations-de-Tombouctou-768x619.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Mamou-Daffe-au-Forum-mondial-des-civilisations-de-Tombouctou-585x471.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Mamou-Daffe-au-Forum-mondial-des-civilisations-de-Tombouctou-600x484.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Mamou-Daffe-au-Forum-mondial-des-civilisations-de-Tombouctou.jpeg 1072w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le ministre Mamou Daffé, au Forum mondial des civilisations de Tombouctou, le 19 décembre 2025. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decolonisation-des-esprits"><strong>Une décolonisation des esprits</strong><strong></strong></h2>



<p>Les interventions ont insisté sur l’importance de la décolonisation mentale et du «&nbsp;<em>déparasitage&nbsp;</em>» des esprits, condition essentielle pour construire des institutions reflétant les réalités africaines. Le Pr Ibrahima Ndiaye du Sénégal a rappelé que seule une prise de conscience collective permettra d’asseoir des structures solides, adaptées aux besoins des peuples. Ce message a résonné fortement auprès des participants, qui ont reconnu l’urgence d’une réforme intellectuelle et culturelle pour garantir une prospérité partagée. &nbsp;</p>



<p>Lors de son allocution à l’ouverture du Forum mondial des civilisations, le Ministre Mamou&nbsp;Daffé&nbsp;a insisté sur la force de la culture, qu’il considère comme un moteur de résilience et de renaissance. Selon lui, «&nbsp;<em>la culture n’est pas un luxe, elle est une force, une résistance et une promesse</em>&nbsp;». Il a également magnifié le rôle historique et universel de Tombouctou, décrite comme une «&nbsp;<em>ville-monde, une ville-mémoire, une ville-lumière</em>&nbsp;», capable d’illuminer encore le monde par son rayonnement culturel.</p>



<p>En accueillant le Forum mondial des civilisations, Tombouctou réaffirme son rôle de capitale universelle du savoir et du dialogue. Ce rendez-vous inscrit dans l’Année de la Culture marque le retour de l’âge d’or de la culture malienne et ouvre une nouvelle ère de coopération internationale. Depuis Tombouctou, le message est clair : le Mali est debout, sa culture est vivante, et son avenir commence ici, au service de la paix et de la prospérité partagée. &nbsp;</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong><strong>,</strong><strong>&nbsp;envoyé spécial à Tombouctou&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako accueille le Festival International des Femmes du 4 au 7 décembre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 10:25:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Participez au Festival international des femmes à Bamako, du 4 au 7 décembre 2025, axé sur le rôle des femmes dans la paix.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Du 4 au 7 décembre 2025,&nbsp;</em></strong><strong><em>dans le sillage de la campagne des 16 jours d’activisme qui se déroulent chaque année du 25 novembre au 10 décembre, visant à mobiliser contre toutes les formes de violences basées sur le genre,&nbsp;</em></strong><strong><em>Bamako accueillera le Festival International des Femmes (FESTI-FEM), au Palais de la Culture. Placé sous le thème&nbsp;</em></strong><strong><em>«&nbsp;</em></strong><strong><em>Femme, pilier de la paix et gardienne des valeurs socio-culturelles</em></strong><strong><em>&nbsp;»</em></strong><strong><em>, cet événement phare de l’Année de la Culture veut donner aux femmes maliennes et africaines une tribune pour célébrer, débattre et affirmer leur rôle central dans la paix et le développement.</em></strong><em></em></p>



<p>Au Mali, les femmes portent depuis toujours la mémoire des lignages et la douleur des guerres, les gestes du quotidien et les espoirs des générations. En ce mois de décembre 2025, dans les allées du Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, c’est à elles que revient la scène et la lumière. Le Festival International des Femmes (FESTI-FEM), organisé du 4 au 7 décembre par CIRA Charity et Mussokakorota, se veut bien plus qu’une célébration. C’est une proclamation : celle de la femme comme pilier de la paix et gardienne des valeurs socio-culturelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-annee-de-culture-une-annee-de-memoire"><strong>Une année de culture, une année de mémoire</strong></h2>



<p>2025, décrétée&nbsp;<em>Année de la Culture</em>&nbsp;par par le président de la transition, le général d’armée Asimi Goïta, devait se conclure sur une note d’unité. Elle s’achèvera avec ce festival, moment de convergence où se croisent musique, arts, panels, expositions, débats. Ici, pas de folklore décoratif. La culture est convoquée comme arme douce, comme levier pour recoudre les fissures d’un pays meurtri par les conflits et les déplacements.</p>



<p>Le message est clair : «&nbsp;<em>Soutenir FESTI-FEM, c’est investir dans la paix et dans l’avenir du Mali&nbsp;</em>». Derrière le slogan, l’ambition, il s’agit de faire de Bamako la capitale d’un féminisme enraciné, où la femme n’est pas importée comme une figure de vitrine mais affirmée comme actrice centrale du changement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-temps-des-femmes-le-temps-du-monde"><strong>Le temps des femmes, le temps du monde</strong></h2>



<p>Le Mali n’est pas seul. Des partenaires internationaux – ONU Femmes, UNICEF, UNESCO, Union européenne – voient dans ce festival une tribune pour une cause universelle. Car de Kaboul à Kinshasa, de Gaza à Port-au-Prince, les femmes sont à la fois premières victimes et premières résistantes. Ici comme ailleurs, elles tiennent le fil ténu de la survie et du quotidien, alors même que les discours officiels les relèguent souvent à l’arrière-plan.</p>



<p>À Bamako, le FESTI-FEM leur rend le premier rôle. C’est une scène mais aussi une agora. On y parlera leadership féminin, réconciliation, autonomisation, culture comme outil de cohésion. On y verra aussi des artistes, des danseuses, des conteuses. Le politique et le poétique, réconciliés.</p>



<p><strong>De la solidarité au leadership</strong></p>



<p>Ce festival ne se limite pas à la célébration. Il veut mobiliser l’État, afin d&rsquo;accélérer les politiques inclusives ; les bailleurs, souvent frileux ; la société civile, surtout, pour pérenniser la dynamique. Car la paix, au Mali comme ailleurs, ne se négocie pas seulement entre militaires et diplomates. Elle se construit dans les foyers, les écoles, les associations. Et ce sont les femmes qui, chaque jour, la portent sur leurs épaules.</p>



<p>Au-delà des panels et des concerts, FESTI-FEM est une manière de dire au monde que la reconstruction du Mali ne pourra se faire sans ses femmes. Que la paix ne sera pas durable sans elles. Et que la culture, loin d’être une parure, est l’outil le plus puissant pour changer les mentalités et transmettre des valeurs.</p>



<p>Dans un pays où l’instabilité a trop souvent dicté le calendrier, ce festival s’impose comme une respiration. Un pari : celui d’un futur porté par les voix des femmes, hautes, claires et nécessaires.</p>



<p>Le temps des femmes n’est pas pour demain. Il est pour aujourd’hui. À Bamako, il vient de commencer, à travers la première édition du Festival international des femmes.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Langues africaines et édition au Mali : une richesse négligée ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>Réfléchissez à la dynamique entre le français et les langues africaines et leur impact sur l'édition au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans un pays où la majorité s’exprime en bambara, peul ou songhaï, l’édition reste prisonnière du français. Un paradoxe culturel et démocratique qui freine l’accès au livre et marginalise des millions de lecteurs potentiels.</em></strong> <strong><em>Toutefois, il est à noter que depuis quelques années, certaines initiatives sont en cours en vue d&rsquo;un changement de la dynamique</em></strong>. </p>



<p>Dans ce Mali polyphonique, où les langues bruissent comme les rivières du Mandé, où le bambara se mêle au peul, au songhaï, au tamasheq et au soninké, il est un silence que l’on entend à chaque coin de rue : celui des livres. Un silence d’encre et de papier. Car dans les rayons maigres de nos rares librairies, le français règne encore en maître — langue du pouvoir, de l’école, de la loi, mais rarement de l’émotion populaire. Pendant ce temps, nos langues africaines, elles, restent à la marge de l’édition. Non par incapacité, mais par abandon.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-litterature-orpheline-de-ses-langues"><strong>Une littérature orpheline de ses langues</strong></h2>



<p>On aurait pu croire que l’Afrique, à l’heure des indépendances culturelles proclamées à cor et à cri, allait se réconcilier avec ses langues. Mais soixante ans après la souveraineté politique, les langues africaines — au Mali comme ailleurs — n’ont jamais conquis le droit de cité dans le monde du livre. Elles sont absentes, ou presque, des programmes scolaires, marginalisées dans les maisons d’édition, invisibles dans les grandes foires littéraires, et souvent méprisées par une élite qui rêve encore d’Académie française plutôt que d’Académie bambara.</p>



<p>Le dernier rapport de l’UNESCO sur&nbsp;<em>L’Industrie du livre en Afrique</em>&nbsp;est sans appel : au Mali, moins de 5 % des publications sont éditées en langues nationales, malgré leur usage majoritaire dans la vie quotidienne. Un paradoxe frappant, dans un pays où 80 % de la population s’exprime d’abord dans ces langues maternelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-langues-dites-locales-mais-des-idees-universelles"><strong>Des langues dites « locales », mais des idées universelles</strong></h2>



<p>Et pourtant, elles chantent, ces langues. Elles débordent de proverbes, d’humour, de sagesse ancestrale. Elles portent des récits de guerre et de paix, des contes de griots et des histoires de quartier. Elles méritent plus qu’une simple mention folklorique dans les discours ministériels.</p>



<p>Publier en bambara, ce n’est pas régionaliser la pensée, c’est l’enraciner. Traduire la Déclaration des droits de l’homme en peul, ce n’est pas la trahir, c’est l’honorer. Écrire des romans en tamasheq, c’est faire du désert un théâtre d’humanité. Les autorités de la transition ont pourtant favorisé cette tendance en officialisant les langues nationales dans la constitution de juillet 2023.&nbsp;</p>



<p>Mais le système ne suit pas. L’édition en langues africaines se heurte à une série de blocages structurels : manque de traducteurs formés (même s&rsquo;il en a, leur accessibilité constitue des blocages pour bons nombres d&rsquo;écrivains voire de maisons d&rsquo;édition), insuffisance de correcteurs compétents, quasi-inexistence d’outils typographiques adaptés, et surtout, une demande mal évaluée et souvent sous-estimée. Car l’on confond trop souvent illettrisme et analphabétisme en français. Or, lire en sa propre langue, c’est souvent lire tout court.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ecole-miroir-d-une-politique-du-livre-absente"><strong>L’école, miroir d’une politique du livre absente</strong></h2>



<p>L’école malienne, censée être le creuset de l’émancipation linguistique, demeure accrochée au modèle hérité. Le bambara y est enseigné de façon marginale, souvent par défaut, parfois sans manuels appropriés. Les enseignants eux-mêmes ne sont pas toujours formés pour enseigner dans leur propre langue maternelle.</p>



<p>Le rapport de l’UNESCO souligne ce vide sidéral. Aucun plan national de soutien à l’édition en langues nationales n’est en vigueur. Pire encore, la majorité des manuels scolaires sont importés de France ou du Sénégal, y compris pour les programmes du primaire. L’État, qui devrait être le premier client du livre malien, se comporte comme un acheteur étranger dans sa propre maison.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-et-pourtant-un-espoir-numerique"><strong>Et pourtant, un espoir numérique</strong></h2>



<p>Mais tout n’est pas perdu. Car à l’ombre des géants de l’édition francophone, des poches de résistance émergent. Des jeunes auteurs publient leurs textes en bambara sur Facebook. Des associations développent des applications mobiles pour lire en peul. Des maisons comme Donniya, Jamana, Gafé ou Tombouctou s’essaient timidement à l’édition bilingue. Et le numérique pourrait rebattre les cartes, en réduisant les coûts de publication, en facilitant l’autoédition et en créant des communautés de lecteurs sur WhatsApp ou Telegram.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-urgence-culturelle-et-democratique"><strong>Une urgence culturelle et démocratique</strong></h2>



<p>Donner sa place aux langues nationales dans l’édition, ce n’est pas un luxe. C’est une nécessité politique. C’est reconnaître aux citoyens le droit de penser et de rêver dans la langue qu’ils aiment. C’est faire du livre un outil d’éducation populaire, pas un privilège de diplômés. C’est aussi — à l’heure de la refondation annoncée — une condition sine qua non pour que la démocratie malienne ne reste pas un dialogue entre lettrés dans une langue que la majorité ne comprend pas.</p>



<p>Alors, à quand une politique éditoriale trilingue : français, langues nationales, et pourquoi pas anglais ou arabe, qui reflèterait enfin la réalité linguistique du Mali ? À quand un prix littéraire pour les romans en bambara ? À quand une maison d’édition qui mise sur le peul comme langue de narration ? Il ne manque que la volonté. Car la richesse est là. Négligée, mais vivante.</p>



<p><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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