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	<title>Archives des Ukraine &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Ukraine &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Le 20ème paquet de sanctions : la réaction des marchés russes </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 07:48:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Malgré un 20e train de sanctions de l’Union européenne visant les banques russes, les marchés financiers à Moscou affichent une résilience inattendue, remettant en question leur efficacité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un communiqué de presse du 23 avril 2026, la Commission européenne proclame l’adoption du « 20ème train de sanctions contre la Russie ».&nbsp;</em></strong></p>



<p>Cette nouvelle salve de mesures, visant à isoler davantage le marché russe, précise, pour la vingtième fois en quatre ans, que l’interdiction est étendue, entre autres, à des opérations avec vingt banques russes supplémentaires&nbsp;: «&nbsp;<em>les nouvelles mesures étendent l&rsquo;interdiction aux opérateurs de l&rsquo;UE qui font des affaires avec vingt banques russes supplémentaires […]. Cela porte à 70 le nombre de banques russes exclues de l&rsquo;accès au marché intérieur de l&rsquo;UE</em>&nbsp;».</p>



<p>Le jour même de cette annonce, l&rsquo;indice boursier russe principal, le MOEX (Bourse de Moscou), a enregistré une hausse, atteignant 2775 points et gagnant 0,48 % par rapport à la session précédente.&nbsp;</p>



<p>Deux mois auparavant, le 23 février 2026, le ministère français des Affaires étrangères&nbsp;déclarait que les sanctions&nbsp;adoptées&nbsp;contre la Russie leur nuisaient davantage qu&rsquo;elles ne portaient atteinte à l&rsquo;Europe, les qualifiant de «&nbsp;<em>très efficaces</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L</strong><strong>a Russie parmi les trois premiers pays du G20 pour sa faible dette publique</strong><strong></strong></h2>



<p>Une vision à long terme révèle un constat factuel : il est indubitable qu&rsquo;une telle rhétorique n&rsquo;a pu émerger que dans l&rsquo;hypothèse d&rsquo;une amnésie collective des masses, conditionnée par l&rsquo;agenda de la propagande médiatique quotidienne. Une telle méthodologie de communication postule un oubli sélectif des déclarations antérieures émanant d&rsquo;un autre ministère français, celui de l&rsquo;Économie. En l&rsquo;occurrence, son ministre M. Bruno Le Maire, lors d&rsquo;un discours magistral prononcé le 1<sup>er</sup> mars 2022, avait expressément déclaré : « <em>Les sanctions sont efficaces.</em> <em>Les sanctions économiques et financières sont même d&rsquo;une efficacité redoutable. […]Nous allons livrer une guerre économique et financière totale à la Russie. Nous allons donc provoquer l&rsquo;effondrement de l&rsquo;économie russe ! </em>».</p>



<figure class="wp-block-embed is-provider-youtube wp-block-embed-youtube"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="&quot;Nous allons provoquer l&#039;effondrement de l&#039;économie russe&quot;, affirme Bruno Le Maire • FRANCE 24" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/Ntzacqlm-Ac?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p>Cette prédiction, qui annonçait l&rsquo;effondrement de l&rsquo;économie russe dans les mois suivants, fait écho à une cascade de déclarations similaires au cours des quatre dernières années. Malgré plus de 31 500 sanctions instrumentalisées à ce jour, l&rsquo;économie russe&nbsp;est toujours parfaitement debout.</p>



<p>Sur le plan macroéconomique, la situation de la Russie suscite une comparaison bien défavorable pour ses adversaires. En 2025, la dette publique russe s&rsquo;élevait à 18% du PIB, contrastant avec les 115,6% enregistrés en France.&nbsp;À savoir qu’en 2021, elle était d&rsquo;environ 18,1% du PIB de la Russie. C’est-à-dire que durant les années de guerre et les&nbsp;dépenses très considérables associées,&nbsp;elle N’a non seulement nullement augmenté, mais même légèrement diminué.</p>



<p>Aujourd’hui, la Russie se classe ainsi parmi les trois premiers pays du G20 pour sa faible dette publique par habitant, s&rsquo;établissant à environ 2 300 USD, loin des 59 187 USD par habitant en France. De plus, le taux de chômage en Russie se maintient aux alentours de 2 %, demeurant le plus bas parmi les pays du G20.</p>



<p>Concernant les vingt banques nouvellement sanctionnées – «&nbsp;<em>Derjava », « Levoberejny », « Metallinvestbank », « Blank-Bank », « Eurofinance Mosnarbank », « WB-Bank », « BKS-Bank », « Faura-Bank », « Russky Standart », « UBRR », « Chelyabinvestbank », « PSKB », « Solidarité », « Iturup », « SDM-Bank », « Avers », « Avangard », « Hlynov », « Banque Postale » et la banque « Ienisseï</em>&nbsp;» – l&rsquo;attention se porte sur deux institutions majeures cotées à la bourse de Moscou (MOEX) : Avangard Bank et BKS-Bank.&nbsp;</p>



<p>La réaction boursière à leur nouvelle situation, survenue suite à l&rsquo;initiative malveillante de l&rsquo;Union Européenne, peut être considérée comme un échantillon représentatif de l&rsquo;ensemble du segment de marché.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est cette réaction&nbsp;?&nbsp;</strong></h2>



<p>Le lendemain de l&rsquo;annonce des sanctions, l&rsquo;action de BKS-Bank a enregistré une variation nulle, soit -0,00%. Au cours des 3 mois précédents sa mise sous sanctions, sa croissance a été de +11,7% (du 24/01 au 24/04/26) et de +30,43% sur l&rsquo;année écoulée, suggérant une position financière robuste. Elle se situe donc en position saine, qui n’est pas prête à changer à la suite des agissements de la Commission européenne.</p>



<p>Pour la banque Avangard, le 24 avril 2026, la perte de -0,15% de son action est une fluctuation minime, attribuable davantage aux dynamiques normales du marché qu&rsquo;aux sanctions elles-mêmes. Cette observation est d&rsquo;autant plus pertinente que l&rsquo;action avait connu une baisse de -1,2% dans les trois mois précédant les sanctions (du 24/01 au 24/04/26) et de -11,77% sur l&rsquo;année.&nbsp;</p>



<p>Un contraste flagrant dans le contexte actuel, où, notamment, le cours des hydrocarbures affiche une volatilité particulièrement significative, et ce, le jour même de l&rsquo;annonce d&rsquo;une moindre restriction à l&rsquo;échelle internationale.&nbsp;Soit, les marchés russes ont la certitude que les nouvelles sanctions seront aussi inefficaces que les précédentes.&nbsp;</p>



<p>Il convient également de noter que la majorité des 70 banques russes sous sanctions européennes étaient déjà placées sous sanctions américaines, dont l&rsquo;impact s’est avéré notoirement inférieur aux projections initiales de leurs émetteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pour saisir la projection économique de la Fédération de Russie, il faut retenir deux points fondamentaux </strong></h2>



<p>1. Les difficultés sectorielles en Russie découlent bien moins des sanctions occidentales que de la politique économique interne, particulièrement des orientations controversées de la Banque centrale et du ministère des Finances russes&nbsp;(sujet d’une autre discussion).&nbsp;</p>



<p>2.&nbsp;D&rsquo;un point de vue stratégique, les défis économiques rencontrés par la Russie ces cinq dernières années sont d&rsquo;ordre conjoncturel, tandis que ceux des pays occidentaux relèvent d’un caractère structurel. À l&rsquo;issue du conflit en Ukraine, la Russie&nbsp;récupérera&nbsp;rapidement la majeure partie de ses acquis perdus, sans compter les avancées et développements accomplis durant cette période.&nbsp;</p>



<p>De leur côté, les pays de l’UE ne récupéreront que très peu de leurs positions stratégiques perdues durant les années de la guerre qu’ils mènent tant militairement via leur proxy ukrainien qu’économiquement via l’émission de sanctions.&nbsp;Ces dernières, outre qu&rsquo;elles violent le règlement de l&rsquo;Organisation Mondiale du Commerce (OMC), constituent, lorsqu&rsquo;elles sont adoptées en dehors de résolutions du Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU, de graves violations du droit international.</p>



<p><strong>Oleg Nesterenko</strong></p>



<p><strong>Président du CCIE<em>&nbsp;(</em></strong><a href="http://www.c-cie.eu/"><strong><em>www.c-cie.eu</em></strong></a><strong><em>)</em></strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Aide internationale : chute historique des financements en 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 07:19:48 +0000</pubDate>
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<p>L'aide publique au développement en 2025 a subi une baisse sans précédent. Analyse des impacts et des chiffres clés de l’APD.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Selon les données préliminaires de OCDE, l’aide publique au développement a enregistré en 2025 sa plus forte baisse jamais observée. Une contraction brutale qui intervient dans un contexte de tensions géopolitiques et de besoins humanitaires croissants, notamment en Afrique.</em></strong></p>



<p>L’aide publique au développement (APD) a connu en 2025 une chute sans précédent. D’après l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les flux d’aide extérieure versés par les membres du Comité d’aide au développement (CAD) ont diminué de 23,1 % en termes réels par rapport à 2024.</p>



<p>Le volume total de l’APD s’est établi à 174,3 milliards de dollars, contre 214,6 milliards l’année précédente. Rapportée au revenu national brut (RNB) des pays donateurs, cette aide ne représente plus que 0,26 %, un niveau qui n’avait plus été observé depuis 2015, au moment de l’adoption des Objectifs de développement durable (ODD).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-grandes-puissances-en-premiere-ligne-de-la-baisse"><strong>Les grandes puissances en première ligne de la baisse</strong></h2>



<p>Fait marquant : les cinq principaux bailleurs mondiaux ont tous réduit leur contribution en 2025. L’Allemagne devient pour la première fois le premier fournisseur d’APD avec 29,1 milliards de dollars, suivie de près par les États-Unis (29,0 milliards), malgré une chute spectaculaire de 56,9 % de leur aide.</p>



<p>Le Royaume-Uni (17,2 milliards), le Japon (16,2 milliards) et la France (14,5 milliards) complètent ce classement. À eux seuls, ces cinq pays concentrent 95,7 % de la baisse globale enregistrée.</p>



<p>Seuls huit des 34 pays membres du CAD ont maintenu ou augmenté leurs budgets d’aide. Parmi eux, quatre dépassent encore l’objectif fixé par l’ONU de consacrer 0,7 % de leur RNB à l’aide internationale : le Danemark, le Luxembourg, la Norvège et la Suède.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-besoins-croissants-face-a-des-ressources-en-baisse"><strong>Des besoins croissants face à des ressources en baisse</strong></h2>



<p>Cette contraction intervient dans un contexte international particulièrement tendu. «&nbsp;<em>Les pressions budgétaires pesant sur les pays en développement s’accentuent&nbsp;</em>», a déclaré Mathias Cormann, évoquant notamment les risques liés aux conflits et à l’insécurité alimentaire.</p>



<p>Pour Carsten Staur, la situation est «&nbsp;<em>extrêmement préoccupante</em>&nbsp;». Il souligne que le monde fait face à une accumulation de crises – humanitaires, économiques et sécuritaires – qui nécessiteraient au contraire une augmentation de l’aide internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ukraine-capte-une-part-croissante-des-financements"><strong>L’Ukraine capte une part croissante des financements</strong></h2>



<p>Autre tendance notable : la concentration de l’aide sur certains théâtres géopolitiques. L’APD bilatérale destinée à l’Ukraine a reculé de 38,2 %, à 10,3 milliards de dollars. Toutefois, en intégrant les financements des institutions de l’Union européenne, elle atteint 44,9 milliards de dollars, un niveau record pour un seul pays.</p>



<p>Ce montant dépasse désormais l’ensemble de l’aide bilatérale destinée aux pays les moins avancés ou à l’Afrique subsaharienne, illustrant un rééquilibrage des priorités internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-programmes-de-developpement-durement-touches"><strong>Les programmes de développement durement touchés</strong></h2>



<p>Au-delà des chiffres globaux, la structure de l’aide évolue également de manière préoccupante. Les financements dédiés aux programmes de développement de base – hors aide humanitaire, accueil des réfugiés et allègement de la dette – ont chuté de 26,3 %, soit la baisse la plus importante jamais enregistrée.</p>



<p>L’aide humanitaire elle-même a reculé de 35,8 %, tandis que les dépenses liées à l’accueil des réfugiés dans les pays donateurs ont diminué de 22,1 %.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-contraction-en-2026"><strong>Vers une nouvelle contraction en 2026 ?</strong></h2>



<p>Les perspectives ne sont guère rassurantes. Sur la base des tendances actuelles, l’OCDE anticipe une nouvelle baisse de 5,8 % de l’aide publique au développement en 2026.</p>



<p>Dans ce contexte, les appels se multiplient pour réinventer les mécanismes de financement du développement et mobiliser davantage de ressources privées. Mais pour de nombreux observateurs, une évidence s’impose : sans un sursaut des pays donateurs, les objectifs de lutte contre la pauvreté et de transition écologique pourraient s’éloigner durablement.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le futur de l’armée ukrainienne : le zugzwang pour l’UE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 08:19:48 +0000</pubDate>
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<p>Analysez les enjeux autour de l'armée ukrainienne post-guerre et comment cela impacte les discussions avec la Russie.</p>
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<p><strong><em><strong><em>Le zugzwang&nbsp;est une situation dans le jeu d’échecs dans laquelle le joueur n&rsquo;a aucun mouvement favorable possible &#8211; toute action qu&rsquo;il fera entraînera une détérioration imminente de sa position sur le plateau de jeu.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Dans le cadre des actuelles négociations officieuses de l’accord de paix entre l’Ukraine et la Fédération de Russie ou, pour être plus précis, entre le bloc de l’OTAN et Moscou, la question du nombre du contingent de l’armée ukrainienne de la période post-guerre est présentée comme un des points clés du désaccord entre les Russes et les Ukrainiens, avec les «&nbsp;<em>va-t-en-guerre&nbsp;</em>» européens derrière.&nbsp;</p>



<p>Sans présenter l’analyse de l’ensemble des clauses d&rsquo;un éventuel accord de paix, je m’arrêterai sur la question quantitative de la future armée ukrainienne, dont l&rsquo;importance, singulièrement sous-estimée, transcende les narrations propagandistes des grands médias occidentaux.</p>



<p>Le récit dominant oppose la volonté de Moscou de minimiser le nombre de militaires dans l&rsquo;armée ukrainienne à la position du camp ukraino-européen, réticent à toute réduction d&rsquo;effectifs.</p>



<p>Le plan de paix proposé par l&rsquo;administration Trump préconise une réduction de l&rsquo;armée ukrainienne à 600 000 militaires actifs, tandis que les exigences de l&rsquo;Union Européenne oscillent autour de 800 000 individus.&nbsp;</p>



<p>Cela étant, il est à souligner que la focalisation sur l&rsquo;aspect sécuritaire de cette question s&rsquo;avère non seulement fallacieuse, mais aussi déconnectée des impératifs socio-économiques de la réalité que l’Ukraine connaîtra dans un avenir proche. L&rsquo;équation est considérablement plus complexe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-effectifs-de-l-armee-nbsp"><strong>Les effectifs de l’armée&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Aujourd’hui, le nombre exact de soldats et d&rsquo;officiers servant dans l&rsquo;armée ukrainienne reste indéterminé. Les estimations, issues de sources officielles et non officielles, suggèrent une fourchette de 800 à 950 mille individus, incluant un nombre significatif de déserteurs, estimé entre 200 et 300 mille selon diverses sources ukrainiennes (le chiffre officiel de plus de 120 000 poursuites judiciaires intentées contre des militaires ayant déserté les rangs de l&rsquo;armée ukrainienne ne reflète guère l&rsquo;ampleur réelle de l&rsquo;exode).</p>



<p>En conséquence, l&rsquo;effectif réel de l&rsquo;armée ukrainienne se situerait entre 500 et 750 mille personnes, dont environ 200 mille sont directement engagées dans les combats sur la ligne de front.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quelle-est-la-signification-de-ces-chiffres-presentes-nbsp"><strong>Quelle est la signification de ces chiffres présentés ?&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Le fait que ces effectifs s&rsquo;inscrivent bien dans la « <em>zone de marchandage</em> » proposée par Washington, suggérant une absence de demande de sacrifices en termes d&rsquo;effectifs de la future armée ukrainienne, constitue un aspect non éclairé par les médias mainstream occidentaux, mais, néanmoins, secondaire de la problématique.</p>



<p>Il est pertinent de rappeler qu&rsquo;avant l’entrée de la Russie en guerre, l&rsquo;ensemble des forces armées ukrainiennes comptait environ 200 mille soldats et officiers. Ce chiffre tenait déjà compte de la guerre menée par Kiev dans la région du Donbass depuis avril 2014.</p>



<p>Parallèlement, les armées les plus importantes des pays de l&rsquo;Union Européenne en termes d&rsquo;effectifs actifs, telles que celles de la France et de la Pologne, comptent également près de 200 mille militaires chacune. Cette taille relativement réduite s&rsquo;explique par le fait qu&rsquo;en temps de paix, des armées plus importantes pour des pays ayant le poids démographique et économique de la France constitueraient une charge économique excessive. Une augmentation hypothétique des effectifs militaires français de 200 à 300 mille serait fortement préjudiciable à une économie se situant déjà au bord de la récession.&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;Ukraine, confrontée à un effondrement économique et démographique avéré, ne sera pas en mesure de financer une armée de 800 mille hommes, ni même de maintenir un effectif de 200 mille militaires actifs comme avant 2022. À l&rsquo;issue du conflit, le pays sera plongé dans une récession profonde et durable.</p>



<p>Qu&rsquo;ils le veuillent ou non, même une fois le conflit actuel achevé, les contribuables européens devront inéluctablement continuer de financer Kiev par le biais de dotations massives, se chiffrant à plusieurs dizaines de milliards d&rsquo;euros par an et&nbsp;crevant ainsi durablement les finances publiques des pays européens.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-piege-ukrainien-nbsp-zugzwang"><strong>Le piège ukrainien&nbsp;: zugzwang</strong><strong></strong></h2>



<p>Les narratifs véhiculés par les canaux de propagande du bloc otanien quant au rôle futur et crucial de l’armée ukrainienne dans la défense de l’Union Européenne divergent considérablement de la réalité. Contrairement aux affirmations publiques, aucun gouvernement européen, aussi russophobe soit-il, ne consentira à des sacrifices substantiels au profit d&rsquo;une armée étrangère, dont la fonction se limite à constituer un rempart temporaire face à l&rsquo;armée russe, un « <em>consommable</em> » stratégique pendant les quelques années nécessaires au renforcement des forces armées nationales.</p>



<p>A l&rsquo;issue de ce processus, il est certainement prévu que l&rsquo;armée ukrainienne, déjà chroniquement sous-alimentée même en période de guerre, soit progressivement abandonnée à son propre sort, faute d&rsquo;une dotation annuelle de plusieurs dizaines de milliards d’euros, indispensable au maintien du niveau de capacité affiché dans les déclarations officielles.</p>



<p>Cela étant, le futur drame réputationnel des capitales européennes réside dans le fait que, sans reléguer l&rsquo;Ukraine au statut d&rsquo;État paria et sans fermer hermétiquement sa frontière avec l&rsquo;UE, l&rsquo;interruption des perfusions financières susmentionnées s&rsquo;avérera irréalisable, même en cas d&rsquo;accession massive au pouvoir, dans les pays de l&rsquo;Union, de gouvernements souverainistes, voire ouvertement anti-ukrainiens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-nbsp-nbsp"><strong>Pourquoi&nbsp;?&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Actuellement, la rémunération d&rsquo;un soldat de rang directement engagé dans les zones de combat excède fréquemment 100 000 hryvnias, soit près de 2 000 euros par mois. Depuis plusieurs années, plus de 200 000 individus, sur un effectif total estimé entre 500 000 et 750 000 militaires d&rsquo;active au sein de l&rsquo;armée ukrainienne, se sont non seulement familiarisés avec la confrontation directe à la mort et l&rsquo;acte de tuer, mais également habitués à percevoir une rétribution qui, pour la majorité d&rsquo;entre eux, représente un multiple de 5 par rapport à leurs revenus civils antérieurs au conflit. À titre indicatif, le revenu moyen de la population ukrainienne en 2021 s&rsquo;élevait à 14 018 hryvnias par mois, soit environ 434 euros bruts (ministère des Finances de l’Ukraine, 2021).</p>



<p>Au sortir du conflit armé, des centaines de milliers de combattants retrouveront une vie civile désenchantée, confrontés à une économie en ruines et à la quête ardue d&rsquo;un emploi précaire, rétribué au mieux quelques centaines d&rsquo;euros mensuels.&nbsp;</p>



<p>Les sondages déjà réalisés en Ukraine sont sans équivoque et n’ont aucun effet de surprise&nbsp;: tout au moins, plusieurs dizaines de milliers de personnes habituées à tuer, et avec la psyché détruite par la guerre, prendront le chemin de l’Union Européenne afin d’y retrouver le niveau de rémunération auquel elles se sont habituées depuis des années de guerre, et ce par tous les moyens qui seront à leur disposition. &nbsp;</p>



<p>Les capitales européennes seront alors confrontées à un choix très restreint&nbsp;: soit maintenir un financement substantiel et pérenne de l&rsquo;armée et de l&rsquo;économie ukrainiennes, soit accueillir sur leur sol des dizaines de milliers d&rsquo;individus déséquilibrés ayant l’expérience de tuer, en quête d&rsquo;un niveau de vie confortable, soit, comme mentionné plus haut, mettre l’Ukraine sous le statut d’état paria et fermer sa frontière à la libre circulation avec l’UE.</p>



<p>Au regard des politiques menées ces dernières années par Bruxelles et la majorité des gouvernements européens, et considérant les risques inhérents pour les «&nbsp;<em>élites&nbsp;</em>» à la seconde option, le maintien d&rsquo;un financement conséquent de Kiev apparaît comme le moindre mal. &nbsp;</p>



<p>Cependant, l&rsquo;indignation affichée par les décideurs européens face à la proposition de l&rsquo;administration Trump de ramener les effectifs de l&rsquo;armée ukrainienne à 600 000 hommes à la fin du conflit relève d&rsquo;une grossière chimère dont l&rsquo;objectif véritable serait d’empêcher la signature d&rsquo;un accord de paix et de faire perdurer la guerre le temps nécessaire pour l’Union Européenne de restructurer ses armées au prix de sacrifices socio-économiques que ses contribuables feront de gré ou de force.</p>



<p><strong><a>Oleg Nesterenko</a></strong>, <strong>Président du CCIE (</strong><a href="http://www.c-cie.eu/"><strong><u><strong>www.c-cie.eu</strong></u></strong></a><strong>)</strong></p>



<p><strong>(Ancien directeur de l’MBA, ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris)</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali — Ukraine : les preuves d’un transfert de guerre asymétrique au Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 09:48:11 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les preuves du soutien ukrainien aux terroristes maliens, comme déclaré par le Premier ministre malien lors des Nations unies.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À la tribune des Nations unies, le 26&nbsp;septembre 2025, le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, portait à la face du monde l’implication de Kiev dans le conflit malien à travers la fourniture des drones et un appui technique à des groupes armés opérant dans le nord du Mali. Des révélations publiées par Jeune Afrique quelques jours plus tard accréditent ses déclarations.</em></strong><em></em></p>



<p>« <em>Quelle que soit la distance qu’aura parcourue le mensonge, la vérité finira par le rattraper</em> », dit-on. Qu’il en soit ainsi pour les complots dont le Mali est victime, si ce n’est déjà le cas ! Le 26&nbsp;septembre dernier, lors de la 80&nbsp;ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre malien, le général Abdoulaye Maïga a directement mis en cause l’Ukraine, expliquant son soutient aux groupes terroristes actifs au Mali et dans la zone de l’Alliance des États du Sahel (AES). « <em>Aussi éloignée qu’il n’y paraît, la guerre en Ukraine et le terrorisme dans le Sahel ont des connexions</em> », a affirmé le chef du gouvernement malien à la tribune des Nations Unies.</p>



<p>Rappelant une attaque contre une patrouille malienne à Tinzawaten (région de Kidal) survenue en juillet 2024, Maïga a évoqué la revendication publique d’officiels Ukrainiens qui ont reconnu leur participation à cette opération menée aux côtés de groupes armés. « <em>Ce comportement atypique montre que certains responsables ukrainiens ont confondu la scène internationale avec une scène de théâtre</em> », a-t-il ironisé.</p>



<p>Selon Bamako, l’Ukraine est devenue en un an l’un des principaux fournisseurs de drones kamikazes à des groupes terroristes opérant dans plusieurs régions du monde, y compris au Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-appel-du-mali-a-la-communaute-internationale"><strong>L’appel du Mali à la communauté internationale</strong></h2>



<p>Dans son discours, Abdoulaye Maïga a exhorté les pays occidentaux à « <em>cesser de fournir des armes à l’Ukraine </em>», indiquant que ce soutien pourrait « <em>contribuer à la promotion du terrorisme international </em>». Il a également dénoncé le rôle de la France, accusée de « <em>manœuvrer pour détourner l’attention de la communauté internationale</em> » en soutenant simultanément Kiev et des groupes rebelles sahéliens.</p>



<p>Le Premier ministre a rappelé que Bamako avait saisi le Conseil de sécurité de l’ONU dès 2022, pour présenter des preuves du soutien de Paris à des acteurs terroristes — une requête restée sans suite. « <em>Il est temps d’agir pour que les responsables soient identifiés et confondus </em>», a-t-il lancé, appelant les institutions internationales à « <em>répondre véritablement aux cris de détresse des peuples opprimés qui revendiquent leur souveraineté</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-elements-nouveaux-publies-par-nbsp-jeune-afrique"><strong>Des éléments nouveaux publiés par&nbsp;<em>Jeune Afrique</em></strong></h2>



<p>Le 7&nbsp;octobre 2025,&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;a publié un&nbsp;article, « <em>Mali&nbsp;: comment les tactiques militaires ukrainiennes s’importent au Sahel</em><em> </em>»,&nbsp;confirmant l’existence d’un appui technique ukrainien à certains groupes armés touaregs du nord du Mali, notamment au Front de libération de l’Azawad (FLA).</p>



<p>Selon plusieurs sources citées, le FLA — créé en novembre 2024 — aurait bénéficié d’une formation spécialisée en Ukraine sur l’usage des drones armés FPV (pilotés en immersion) et des drones à fibre optique, quasiment impossibles à brouiller.</p>



<p>« <em>Certains éléments du FLA ont reçu une formation en Ukraine. De retour sur le terrain, ils ont renforcé leurs compétences et formé d’autres combattants</em> », a reconnu Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole des rebelles, rapporté par&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>.</p>



<p>Ces drones, capables de transporter des charges explosives, sont désormais utilisés pour mener des attaques ciblées contre des positions de l’armée malienne ou de ses alliés russes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-asymetrique-en-pleine-mutation"><strong>Une guerre asymétrique en pleine mutation</strong></h2>



<p>Les tactiques de guerre apprises en Ukraine auraient permis aux&nbsp;terroristes&nbsp;touaregs d’adapter leurs méthodes face à la supériorité technologique des forces maliennes et russes.&nbsp;Des leurres gonflables, imitant des véhicules militaires, seraient également employés pour tromper les frappes de drones.&nbsp;En août 2025,&nbsp;l’armée malienne a annoncé avoir saisi 20&nbsp;véhicules gonflables destinés à des groupes armés opérant dans le pays. Selon Rida Lyammouri, expert du Sahel au sein du groupe de réflexion marocain Policy Center for the New South, ces leurres gonflables «&nbsp;&nbsp;<em>coûtent environ 1 300&nbsp;dollars et, comparés au coût d’un vrai véhicule, voire aux pertes humaines ou aux dégâts que les drones pourraient causer, ils sont relativement peu coûteux pour eux</em> ».</p>



<p>« <em>Adopter cette tactique permet au FLA d’éviter la confrontation directe avec l’armée malienne et ses alliés mieux équipés </em>», explique Rida Lyammouri.</p>



<p>Les experts notent toutefois que les drones utilisés par les rebelles restent inférieurs aux modèles turcs employés par l’armée malienne. Le groupe terroriste JNIM, affilié à Al-Qaïda, aurait lui aussi adopté des drones explosifs, accentuant la complexité du conflit dans le nord du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-nbsp-souverainete-et-realignement-geopolitique"><strong>Entre&nbsp;</strong><strong>souveraineté et réalignement géopolitique</strong></h2>



<p>Depuis leur retrait de la CEDEAO, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), revendiquent une politique étrangère indépendante, recentrée sur la sécurité et la souveraineté. Les trois pays ont rompu leurs relations diplomatiques avec Kiev, qui soutient indirectement le FLA.</p>



<p>De son côté, l’Ukraine dément toute aide militaire aux terroristes maliens, affirmant que « <em>leur lutte et leur ingénierie sont internes</em> ». Mais sur le terrain, les nouvelles tactiques observées dans le nord du Mali — usage de drones, communication en immersion, guerre d’usure — laissent peu de doute sur l’existence de transferts de compétences entre les deux fronts&nbsp;: celui du Donbass et celui du Sahel.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À l’ONU, le Mali frappe fort : quand Bamako accuse Kyiv et Paris de nourrir le terrorisme sahelien </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 08:50:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali accuse Ukraine et Paris de complicité dans des attaques meurtrières. Découvrez la vision de Bamako sur la guerre froide actuelle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, ils sont nombreux à déclamer des discours trop longs, trop fades, trop creux. Pas le Premier ministre malien. Général de division à la voix posée et au ton martial, Abdoulaye Maïga n’est pas venu quémander des aides ni quémander des excuses. Il est venu livrer une charge. Un acte d’accusation. Une radiographie brutale de la nouvelle guerre froide, vue depuis le sable du Sahel.</em></strong></p>



<p>Tinzawatène. Juillet 2024. Une attaque meurtrière contre une patrouille malienne. Le gouvernement de Bamako avait alors pointé du doigt une connivence troublante : celle de conseillers militaires ukrainiens qui, selon les autorités maliennes, ont publiquement revendiqué leur soutien à l’opération terroriste. Un an plus tard, Maïga enfonce le clou :&nbsp;<em>« L’Ukraine est devenue l’un des principaux fournisseurs de drones kamikazes aux groupes terroristes dans le monde. »</em></p>



<p>Une phrase choc. Une rhétorique offensive. Mais pas gratuite.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-kyiv-a-kidal-le-fil-rouge-du-chaos"><strong>De Kyiv à Kidal, le fil rouge du chaos</strong></h2>



<p>Ce n’est pas la première fois que Bamako convoque l’Ukraine dans sa dénonciation du désordre mondial. Mais c’est quasiment la première fois que le lien entre guerre russo-ukrainienne et instabilité sahélienne est affirmé aussi frontalement à l’ONU.</p>



<p>Pour Maïga, le soutien militaire occidental à Kyiv ne serait rien d’autre qu’une diversion stratégique. Une manière, pour les puissances occidentales, de détourner les projecteurs d’un autre théâtre de guerre : celui du Sahel. Dans cette lecture, la France occupe un rôle central, accusée de jouer à la fois le pompier et l’incendiaire :&nbsp;<em>« Un régime nostalgique de la colonisation, préoccupé par sa perte d’influence dans la région, qui sponsorise les groupes terroristes tout en prétendant combattre l’insécurité. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-requete-sans-suite-des-preuves-sans-audience"><strong>Une requête sans suite, des preuves sans audience</strong></h2>



<p>Depuis le 15 août 2022, le Mali dit avoir saisi le Conseil de sécurité de l’ONU pour exposer ce qu’il qualifie de preuves «&nbsp;<em>irréfragables</em>&nbsp;» de l’implication française dans les activités terroristes. Deux ans plus tard, silence radio du côté des Nations unies. Une inaction qui, pour Bamako, équivaut à une complicité passive.</p>



<p>Maïga ne mâche pas ses mots :&nbsp;<em>« Il est temps que la conscience mondiale se réveille. »</em>&nbsp;Et d’appeler à une refondation du multilatéralisme, moins inféodé à l’Occident, plus à l’écoute des souverainetés retrouvées du Sud.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aes-une-confederation-contre-les-vents-dominants"><strong>AES : une confédération contre les vents dominants</strong></h2>



<p>Lancée en 2024, la Confédération des États du Sahel (AES) regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger dans une alliance politique, militaire et économique sans précédent dans l’histoire moderne du Sahel. Un pacte de survie, mais aussi de défiance vis-à-vis des modèles imposés.</p>



<p>Dans son allocution, le chef du gouvernement malien en fait le socle d’une vision stratégique alternative : endogène, panafricaniste, affranchie. Une puissance émergente en construction, dotée bientôt d’une banque d’investissement propre, d’une armée confédérale, et d’une feuille de route fondée sur l’industrialisation, l’énergie, la souveraineté alimentaire et monétaire.</p>



<p>Le message est clair : le Sahel ne veut plus être un protectorat de fait, pas même au nom du droit humanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-guerre-hybride-devient-doctrine"><strong>Quand la guerre hybride devient doctrine</strong></h2>



<p>Pour Maïga, la guerre menée contre le Mali n’est plus asymétrique : elle est hybride. Elle mêle drones, mercenaires, sanctions économiques, campagnes médiatiques et ingérences diplomatiques. Et certains États voisins ne sont pas en reste. L’Algérie est nommément accusée d’avoir abattu un drone malien et de tolérer, sur son sol, la planification d’attaques contre le Mali.</p>



<p>Des propos durs, assumés, que Maïga entoure d’ironie grinçante et de citations de sages africains.&nbsp;<em>« Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité. Pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-onu-face-a-son-miroir"><strong>L’ONU face à son miroir</strong></h2>



<p>Le discours du Mali est aussi un miroir tendu à l’ONU elle-même. À 80 ans, l’organisation internationale semble, aux yeux de Bamako, en perte d’utilité. Incapable de faire respecter ses propres principes. Aveugle sur l’Afrique.&nbsp;<em>« Si l’ONU continue à feindre l’ignorance, elle cessera d’être la somme du monde et deviendra le bras passif de l’injustice mondiale. »</em></p>



<p>Mais loin d’être un repli, ce diagnostic s’accompagne d’une main tendue : le Mali et l’AES se disent prêts à jouer leur partition dans la réforme du système multilatéral. Mais pas à n’importe quelle condition :&nbsp;<em>« Nous ne demandons pas l’aumône. Nous appelons à la conscience. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-discours-de-rupture-pas-de-soumission"><strong>Un discours de rupture, pas de soumission</strong></h2>



<p>Dans la salle, les diplomates notent, froncent les sourcils, se regardent. Certains applaudissent, d’autres fuient le regard du général malien. Mais une chose est sûre : le Mali ne parle plus en périphérie. Il parle au centre, quitte à bousculer les équilibres.</p>



<p>En revisitant la cartographie des menaces, en accusant sans trembler des États membres permanents du Conseil de sécurité, et en érigeant le Sahel en nouveau front de la géopolitique globale, Bamako n’implore plus. Il défie, il dénonce, il reconstruit.</p>



<p>Et dans cette parole assumée, il y a une leçon à entendre : la fin du temps des tutelles.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Édito. Le choc des empires se rejoue à Kiev.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 07:52:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Kiev]]></category>
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		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
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<p>Dans un monde où les certitudes s’effritent, l’Ukraine émerge comme un acteur central d’une refonte géopolitique inédite.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un monde où les certitudes s’effritent, l’Ukraine émerge comme un acteur central d’une refonte géopolitique inédite.</em></strong></p>



<p>Dans un monde où les repères géopolitiques s’effacent, l’Ukraine n’est plus seulement un pays meurtri par la guerre. Elle est devenue le carrefour de toutes les tensions, de toutes les projections de puissance, de toutes les incertitudes du XXIe&nbsp;siècle. Une scène ouverte où les grands empires — anciens, nouveaux, vacillants — rejouent leur destin.</p>



<p>Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump ne cache pas son intention de rebattre les cartes. En plaçant l’Ukraine au cœur de sa stratégie internationale, il sape les équilibres patiemment construits depuis la guerre froide. Son choix de tendre la main à Moscou plutôt que de la sanctionner, sa défiance envers l’OTAN et son mépris des mécanismes multilatéraux ne sont pas des écarts de langage. Ils traduisent une volonté assumée&nbsp;: réorienter la politique étrangère américaine vers une logique transactionnelle, unilatérale, décomplexée.</p>



<p>Ce pivot stratégique inquiète les alliés traditionnels des États-Unis. L’Europe, prise en étau entre la fidélité transatlantique et l’urgence d’une autonomie stratégique, peine à trouver sa voix. La France et l’Allemagne, pourtant piliers de l’Union, oscillent entre prudence diplomatique et prise de conscience. Car l’enjeu est clair&nbsp;: si l’Ukraine devient la variable d’ajustement d’un nouveau « <em>deal</em> » américano-russe, c’est tout l’édifice européen de sécurité qui vacillera.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Kiev redevient ce qu’elle fut dans l’histoire</h3>



<p>Sur le plan économique, la guerre commerciale engagée par Trump, combinée au rapprochement sino-russe, redessine les lignes de force. La Chine, stratégique et patiente, tisse ses réseaux. Washington brouille les siens. Et l’Europe, elle, regarde les plaques tectoniques se déplacer sans toujours oser affirmer sa propre gravité.</p>



<p>L’histoire retiendra peut-être que Kiev n’aura pas seulement été l’épicentre d’un conflit militaire, mais aussi le point de bascule vers un monde multipolaire. Encore faut-il que cette transition ne se fasse ni dans la confusion ni dans la compromission. Si la stratégie de Trump produit une désescalade durable, elle pourrait ouvrir un nouveau chapitre dans les relations internationales. Mais si elle échoue, elle risque d’accélérer un effondrement des alliances, un isolement américain, et une consolidation sino-russe.</p>



<p>Alors, une question demeure&nbsp;: l’Europe est-elle prête à sortir de sa position périphérique pour devenir un acteur autonome et crédible ? Le sort de l’Ukraine pourrait bien conditionner celui de tout l’Occident.</p>



<p>Car à l’heure où les empires se jaugent, se contournent et s’opposent, Kiev redevient ce qu’elle fut dans l’histoire&nbsp;: un point de fracture… et un point de départ.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crise au Sahel : le Burkina, le Mali et le Niger saisissent l&#8217;ONU contre l&#8217;Ukraine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Aug 2024 21:41:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Attaque de Tinzaouatène]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
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		<category><![CDATA[transition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dénonciation par le Burkina Faso, le Mali et le Niger du soutien présumé de l'Ukraine au terrorisme au Sahel. Découvrez les détails de cette lettre adressée à l'ONU.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont dénoncé fermement le soutien présumé de l&rsquo;Ukraine au terrorisme au Sahel, dans une lettre adressée au Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU. Ils appellent la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour prévenir de nouvelles ingérences qui menacent la stabilité de la région.</em></strong></p>



<p>Le 19 août 2024, les tensions diplomatiques entre le Burkina Faso, le Mali, le Niger et l&rsquo;Ukraine ont pris une nouvelle ampleur internationale avec l&rsquo;envoi d&rsquo;une lettre conjointe aux Nations Unies. Dans cette correspondance, les ministres des Affaires étrangères des trois pays sahéliens &#8211; Karamoko Jean-Marie Traoré du Burkina Faso, Abdoulaye Diop du Mali, et Bakary Yaou Sangaré du Niger &#8211; ont exprimé une condamnation ferme du soutien présumé de l&rsquo;Ukraine au terrorisme international, particulièrement dans la région du Sahel. Cette démarche marque un tournant décisif dans les relations entre ces États africains et l&rsquo;Ukraine, et soulève des préoccupations profondes sur la sécurité régionale et la stabilité en Afrique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-violation-flagrante-de-la-souverainete-et-de-l-integrite-territoriale"><strong>Violation flagrante de la souveraineté et de l&rsquo;intégrité territoriale</strong></h3>



<p>La lettre adressée au Président du Conseil de sécurité des Nations Unies débute par une mise en garde sans équivoque : « <em>Les ministres en charge des Affaires étrangères du Burkina, du Mali et du Niger dénoncent et condamnent fermement le soutien ouvert et assumé du Gouvernement de la République d’Ukraine au terrorisme international, en particulier au Sahel. </em>» Ce soutien, selon les signataires, est non seulement inacceptable, mais il constitue une menace directe à la paix et à la sécurité internationales.</p>



<p>Les ministres sahéliens ont été « <em>désagréablement surpris</em> » par les propos tenus par Andriy Yusov, porte-parole de l&rsquo;Agence ukrainienne de renseignement militaire. Selon eux, Yusov aurait admis l&rsquo;implication de l&rsquo;Ukraine dans une attaque ayant eu lieu les 24, 25 et 26 juillet 2024, dans laquelle des forces armées maliennes ont été visées, causant la mort de plusieurs soldats à Tinzaouatène, au Mali. Cette attaque, qualifiée de « <em>lâche, traître et barbare</em> », a également infligé d&rsquo;importants dégâts matériels. Le fait que ces actes aient été confirmés par l’ambassadeur ukrainien au Sénégal, Yurii Pyvovarov, dans des déclarations publiques, n’a fait qu’accroître l’indignation des gouvernements sahéliens.</p>



<p>« <em>Ces affirmations, qui sont d’une extrême gravité, dépassent le cadre de l’ingérence étrangère, condamnable en soi. Il s’agit d’un soutien officiel et sans équivoque du Gouvernement ukrainien au terrorisme en Afrique, particulièrement au Sahel. </em>» Les ministres ont insisté sur le fait que ces actions constituent une violation flagrante de la souveraineté et de l&rsquo;intégrité territoriale de leurs États. Ils ont rappelé que ces actes sont en violation directe de la Charte des Nations Unies et des Conventions internationales que l’Ukraine est censée respecter.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-invitation-a-prendre-des-mesures-des-mesures-appropriees"><strong>Invitation à prendre des mesures <em>des mesures appropriées</em></strong></h3>



<p>Face à cette situation, les gouvernements du Burkina Faso, du Mali, et du Niger appellent le Conseil de sécurité à prendre ses responsabilités pour éviter que de telles actions subversives ne se reproduisent. Ils ont exhorté la communauté internationale à ne pas fermer les yeux sur ces développements inquiétants. « <em>Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre des mesures appropriées contre ce choix délibéré de l’Ukraine de soutenir le terrorisme, afin de prévenir ces actions subversives qui menacent la stabilité du Sahel, voire du continent africain.</em> »</p>



<p>Les ministres sahéliens ont également utilisé cette occasion pour réaffirmer leur engagement à renforcer la coopération au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). Ils ont souligné que ces actes d’agression ne feraient que renforcer leur détermination à défendre leur souveraineté et à poursuivre leur lutte contre le terrorisme avec encore plus de vigueur. «&nbsp;<em> c</em>»</p>



<p>Les accusations portées contre l&rsquo;Ukraine mettent en lumière les complexités géopolitiques croissantes qui entourent la région sahélienne. Le Sahel, déjà en proie à des conflits internes et à une instabilité chronique, devient de plus en plus un terrain où les influences internationales se croisent, avec des répercussions potentiellement dévastatrices pour la sécurité régionale. Les gouvernements sahéliens ont clairement exprimé leur volonté de ne pas laisser ces ingérences extérieures compromettre leurs efforts pour stabiliser la région et protéger leurs populations.</p>



<p>Alors que le Conseil de sécurité est désormais saisi de cette affaire, il est à espérer que la communauté internationale prendra conscience de la gravité de la situation et agira en conséquence pour préserver la paix et la sécurité dans cette région cruciale du monde. En attendant, le Burkina Faso, le Mali, et le Niger restent déterminés à défendre leur souveraineté et à dénoncer ce qu&rsquo;ils perçoivent comme des tentatives de déstabilisation orchestrées par des puissances extérieures. Leur message est clair : la paix et la sécurité du Sahel ne sont pas négociables, et toute tentative de les saper sera fermement combattue.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Édito] Guerre en Ukraine, de quoi interroger l’équilibre du monde contemporain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Feb 2022 12:06:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
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<p>La crise ukrainienne actuelle dure depuis 8 ans. Des pourparlers ont été engagés. Des accords (Minsk I en 2024 et Minsk II en 2015) ont été signés.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>La crise ukrainienne actuelle dure depuis 8 ans. Des pourparlers ont été engagés. Des accords (Minsk I en 2014 et Minsk II en 2015) ont été signés. Un président est déchu. Un nouveau est démocratiquement élu. Un nouveau président plus pro-européen que pro-russe. Les tensions ne cessent de monter entre Kiev et Moscou.</p>



<p>L&rsquo;Occident s&rsquo;est montré «<em>&nbsp;pacifiste&nbsp;</em>» dans la tentative de résolution de la crise, en privilégiant toujours la voie <em>«&nbsp;diplomatico-diplomatique&nbsp;»</em>, politico-diplomatique. Un échec : un pays souverain est en train d’être envahi par un autre pays souverain, juste quelques jours après un tête-à-tête entre Poutine et Macron à Kremlin.</p>



<p>Ce lundi 21 février, la guerre est déclarée entre deux États souverains. Deux États qui ne sont pas dans le même rang mondial, que ce soit militairement, démographiquement ou encore économiquement. Se sentant seul face à la deuxième puissance militaire mondiale, le pouvoir de Kiev appelle l&rsquo;Europe et l&rsquo;Occident à l&rsquo;aide. Eux, ils sont encore dans les discours de principe et brandissent l&rsquo;arme de <a href="https://club.bruxelles2.eu/2022/02/alerte-russie-le-second-paquet-de-sanctions-est-en-vigueur-les-textes/">sanctions</a> financières et économiques. Reste à savoir si ces sanctions se révéleront efficaces face à l’ambition «<em>&nbsp;poutinesque&nbsp;</em>» d&rsquo;élargir la carte géographique de son pays, après le déclin de l’Union soviétique et l’annexion récente de la Crimée.</p>



<p>Pendant ce temps, des milliers de personnes, des milliers de civils et militaires, sont en train de mourir aux yeux du monde entier. Un engagement de l’OTAN en Ukraine est d’office écarté sous le seul prétexte que le pays n’est pas membre de cette alliance militaire occidentale qui se veut défensive d’on ne sait réellement quoi. Que dire de l’intervention de l’OTAN en Libye&nbsp;(2011) ? Peut-on se demander.</p>



<p>Bien que les situations et les époques soient différentes, il y a de quoi convoquer l’histoire contemporaine de l’humanité. Dans cette <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2022/02/22/crise-ukrainienne-donbass-accords-de-minsk-otan-finlandisation-les-mots-pour-comprendre_6114836_3210.html">guerre russo-ukrainienne</a>, il y a des raisons de se rappeler de la période sombre de deux guerres mondiales dans l&rsquo;histoire contemporaine de l&rsquo;humanité. De quoi se rappeler des causes ayant conduit l&rsquo;humanité vers la seconde guerre mondiale : l&rsquo;Allemagne nazie et son ambition affichée de régner en suprématie en annexant d&rsquo;autres pays du vieux continent comme la Tchécoslovaquie, mais aussi le comportement de l&rsquo;Occident mené par la France et la Grande Bretagne à gérer les prémisses de la crise. L’histoire se répète, dit-on. Marx peut continuer de dormir dans sa tombe.</p>



<p>Le monde du 21e siècle est déjà beaucoup fragilisé avec les épidémies et pandémies, les catastrophes naturelles, la pauvreté, l’immigration, l&rsquo;instabilité des régimes politiques, le terrorisme entre autres. Auxquels s&rsquo;ajoutent la question de l&rsquo;Iran ainsi que les conflits israélo-palestiniens, sans parler de deux Corées (Nord et Sud), de l’invasion de la Libye par l’OTAN et l’Occident. C&rsquo;est pathétique.</p>



<p>Le monde va de mal en pis, écrit Frédéric Lenoir (<em>La guérison du monde</em>). L&rsquo;équilibre du monde, d&rsquo;un monde à la recherche d’une perpétuelle paix, est toujours menacé. Menacé avec les intérêts dits de géopolitique et de géostratégique. Surtout de la part de ces grandes puissances, qu&rsquo;elles soient occidentales y compris la Russie et les USA, asiatiques ou orientales, voire en Afrique avec ses mille et un problèmes. Et l&rsquo;ONU dans tout cela ? Il y a de quoi interroger l’équilibre du monde contemporain et de la <em>«&nbsp;Cité naissante&nbsp;»</em> décrite par Cheikh Hamidou Kane (<em>L’Aventure ambiguë</em>).</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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