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	<title>Archives des Ukraine Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Macron en Afrique : la rupture proclamée, le double jeu poursuivi</title>
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		<pubDate>Sun, 10 May 2026 22:26:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Nairobi, Emmanuel Macron promet la fin de la Françafrique. Mais les révélations sur le Mali et les relais ukrainiens interrogent la réalité de la stratégie française au Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Nairobi pour le sommet Africa Forward, le président français a une nouvelle fois promis d&rsquo;en finir avec la Françafrique. Pendant ce temps, au Mali, des relais ukrainiens liés à Paris appuient des rebelles alliés de circonstance à Al-Qaïda. La main tendue et la main cachée.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose de presque désarmant dans la constance d&rsquo;Emmanuel Macron. Depuis 2017, il proclame à intervalles réguliers la fin du «&nbsp;<em>pré carré</em>&nbsp;» français en Afrique. Cette fois, c&rsquo;est à Nairobi — premier sommet Africa Forward tenu en pays anglophone, symbole assumé d&rsquo;une France qui regarderait enfin le continent «&nbsp;<em>comme un tout</em>&nbsp;» — qu&rsquo;il a répété le mantra :&nbsp;<em>« C&rsquo;est fini. Depuis 2017, c&rsquo;est terminé cette époque. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème, c&rsquo;est que l&rsquo;actualité de la semaine écoulée raconte une tout autre histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le discours : la souveraineté comme nouvelle doctrine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut lui reconnaître une certaine habileté rhétorique. À la State House de Nairobi, aux côtés du président kényan William Ruto, Macron a fourni lui-même la démonstration de sa thèse. Le Mali a chassé la France ? Qu&rsquo;à cela ne tienne :&nbsp;<em>« On s&rsquo;en va ! Comme on dit en bon français, no offense. »</em>&nbsp;La formule fait rire. Elle est censée valider la rupture : Paris ne ferait plus ni défaire les gouvernements africains, ne garantirait plus les régimes en place, respecterait la souveraineté des États — même celle issus de coup d’Etat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est propre. C&rsquo;est moderne. C&rsquo;est exactement ce que les partenaires africains, lassés de décennies de tutelle néocoloniale, souhaitaient entendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La réalité : le billard à plusieurs bandes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sauf que la même semaine, le journaliste Georges Malbrunot révélait sur RTL et dans&nbsp;<em>Le Figaro</em>&nbsp;que des unités du renseignement militaire ukrainien — le GUR — opèrent au Mali en coordination avec les rebelles touaregs du Front de Libération de l&rsquo;Azawad. Parmi elles : des dizaines d&rsquo;ex-légionnaires ukrainiens francophones, anciens membres de la Légion étrangère française. Leur mission : former, conseiller, appuyer militairement des forces qui combattent les autorités maliennes de la transition et, en bout de chaîne, les militaires usses de l&rsquo;Africa Corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paris aurait fourni un soutien technique — notamment en matière de transmissions. Le ministère des Armées, interrogé, a répondu que si ces militaires ukrainiens avaient quitté la Légion pour «&nbsp;<em>servir l&rsquo;Ukraine de la manière qu&rsquo;ils jugent utile</em>&nbsp;», il n&rsquo;avait pas d&rsquo;autre commentaire à formuler. Un silence qui, dans la langue diplomatique, ressemble furieusement à une confirmation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le «&nbsp;<em>pré carré</em>&nbsp;», en somme, ne serait pas tant abandonné que sous-traité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;angle mort : le JNIM profite de la manœuvre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui rend ce jeu particulièrement trouble, c&rsquo;est son bénéficiaire inattendu. Sur le terrain malien, les rebelles touaregs du FLA combattent en alliance de circonstance avec le JNIM — branche officielle d&rsquo;Al-Qaïda au Sahel, organisation responsable d&rsquo;attaques qui ont tué des dizaines de civils ces dernières semaines et dont la mouvance a inspiré des attentats à Madrid, Londres, Paris et Nice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En hiérarchisant ses ennemis — les Russes avant les jihadistes — la France prendrait donc le risque de contribuer, indirectement, aux violences d&rsquo;un groupe terroriste classé ennemi stratégique numéro un de l&rsquo;Occident. Ce paradoxe, Macron ne l&rsquo;a pas évoqué à Nairobi. Il était pourtant au cœur de l&rsquo;actualité sahélienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;Algérie, ou l&rsquo;art de la réconciliation sélective</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autre séquence significative de cette tournée concerne l&rsquo;Algérie. Macron a dit espérer que la visite d&rsquo;Alice Rufo, sa ministre déléguée aux Armées, à Alger marque&nbsp;<em>« le début</em>&nbsp;» d&rsquo;une reprise des relations entre les deux pays, après deux ans de crise diplomatique profonde. Il a dénoncé les «&nbsp;<em>postures de politique intérieure</em>&nbsp;» qui ont «&nbsp;<em>causé beaucoup de tort</em>&nbsp;» — allusion transparente aux sorties de l&rsquo;ancien ministre de l&rsquo;Intérieur Gérald Darmanin et aux tensions autour de la mémoire coloniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pragmatisme affiché est réel. Mais il dit aussi quelque chose de la méthode Macron : la réconciliation avec Alger se fait au nom des intérêts français — sécuritaires, migratoires, économiques — exactement comme l&rsquo;engagement au Mali se fait au nom de la lutte contre l&rsquo;influence russe. La souveraineté africaine est invoquée quand elle sert Paris, contournée quand elle ne sert pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Nairobi ou le théâtre du renouveau</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tenir ce sommet au Kenya — pays anglophone, puissance émergente d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est, non contaminé par les cicatrices de la Françafrique — est un geste politique habile. Il permet à Macron de se projeter dans une relation franco-africaine débarrassée de son histoire. Mais l&rsquo;histoire, elle, ne disparaît pas par décret présidentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que la France parlera de souveraineté à Nairobi tout en manœuvrant par procuration à Bamako, tant qu&rsquo;elle promettra l&rsquo;équité sur les estrades tout en protégeant ses intérêts stratégiques dans les coulisses, les dirigeants africains — et leurs opinions publiques — auront toutes les raisons de douter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture avec la Françafrique ne se proclame pas. Elle se prouve. Et pour l&rsquo;instant, les preuves manquent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : la France joue-t-elle avec le feu en soutenant les rebelles touaregs ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 07:47:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Des révélations sur des liens entre rebelles touaregs, renseignement ukrainien et anciens légionnaires relancent les accusations du Mali contre la France dans la crise sécuritaire au Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Des révélations sur des liens entre rebelles touaregs, renseignement ukrainien et anciens légionnaires relancent les accusations du Mali contre la France dans la crise sécuritaire au Sahel.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 25 avril 2026, le Mali vit au rythme d&rsquo;une offensive d&rsquo;une ampleur inédite. Le Front de Libération de l&rsquo;Azawad (FLA), coalition des mouvements rebelles touaregs et arabes, et le JNIM — branche officielle d&rsquo;Al-Qaïda au Sahel — ont engagé des attaques coordonnées sur plusieurs fronts simultanément : Kidal, Gao, Mopti, et jusqu&rsquo;aux abords de Bamako. Cette alliance de circonstance, aussi surprenante que redoutable, leur permet la facilité de mobilité et la multiplication des attaques terroristes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des ex-légionnaires dans l&rsquo;ombre du conflit</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dans ce contexte explosif que le journaliste Georges Malbrunot, du&nbsp;<em>Figaro</em>&nbsp;et de RTL, a levé un coin du voile. Selon une source sécuritaire française, des unités du renseignement militaire ukrainien — le GUR — opèrent en coordination avec les rebelles touaregs. Parmi elles, quelques dizaines d&rsquo;ex-légionnaires ukrainiens francophones, anciens membres de la Légion étrangère française, déployés pour former, conseiller et appuyer militairement les forces du FLA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France, officiellement chassée du Mali entre 2022 et 2023, continue donc d&rsquo;agir en sous-main, en jouant sur le vivier de militaires ukrainiens passés par ses rangs. Le schéma répond à une logique d&rsquo;intérêts croisés : les rebelles touaregs cherchent à affaiblir les autorités maliennes de la transition; Kiev et Paris, eux, veulent faire mordre la poussière aux militaires russes de l&rsquo;Africa Corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas une première. Dès le début de l&rsquo;année 2025, le renseignement ukrainien avait proposé aux autorités françaises un plan détaillé pour déloger les autorités de la transition&nbsp;&nbsp;du Sahel (Mali, Burkina Faso et Niger) et faire reculer l&rsquo;influence russe. Paris avait alors décliné, ne souhaitant pas apparaître, même de manière déguisée. Cette fois, le verrou est levé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un jeu de billard à plusieurs bandes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le «&nbsp;<em>paravent ukrainien</em>&nbsp;» offre à la France un avantage décisif : ne pas coopérer directement avec des djihadistes classés organisations terroristes, tout en entretenant des liens historiques bien connus avec les Touaregs, qui revendiquent l&rsquo;indépendance de leur région. En clair : soutenir techniquement — notamment en matière de transmissions — des rebelles alliés de circonstance à Al-Qaïda, sans en assumer officiellement la responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Problème : le JNIM n&rsquo;est pas un groupe local anodin. Il s&rsquo;inscrit dans une mouvance terroriste qui a revendiqué ou inspiré des attentats à Madrid, Londres, Paris et Nice. En cherchant à affaiblir le régime pro-russe de Bamako, Paris prend le risque de renforcer, même indirectement, un ennemi stratégique de premier ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Wassim Nasr, journaliste à France 24 et spécialiste des mouvements jihadistes, a reconnu sur X une aide ukrainienne limitée au FLA en 2024, tout en démentant que cette aide soit toujours active et en rejetant tout lien entre la France et le JNIM. Les autorités françaises, elles, sont restées muettes. Le ministère des Armées s&rsquo;est borné à indiquer que si des militaires ukrainiens avaient quitté la Légion étrangère pour servir l&rsquo;Ukraine «&nbsp;<em>de la manière qu&rsquo;ils jugent utile</em>&nbsp;», Paris n&rsquo;avait pas d&rsquo;autre commentaire à formuler. Un silence éloquent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La logique du moindre mal</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le Mali a saisi le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, en août 2022, en vue de présenter les preuves du soutien de la France aux groupes terroristes évoluant sur son territoire, notamment par la fourniture de renseignements et d’équipements. Dans une correspondance datée du 16 août et signée par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, le Mali a sollicité la tenue d’une réunion d’urgence afin d’examiner la situation sécuritaire du pays. Mais rien ne fut fait.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le gouvernement du Mali a annoncé la rupture immédiate de ses relations diplomatiques avec l’Ukraine, invoquant une «&nbsp;<em>implication reconnue et assumée</em>&nbsp;» de Kiev dans les affrontements survenus fin juillet à Tinzaouatene, dans la région de Kidal, entre les Forces armées maliennes, les rebelles du CSP-DPA et des groupes affiliés à al-Qaïda. Dans un communiqué relayé par le porte-parole du gouvernement, l’actuel Premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, les autorités maliennes affirmaient que cette implication a été mise en évidence par une vidéo publiée par l’ambassade d’Ukraine à Dakar, dans laquelle le responsable du renseignement militaire ukrainien, Andriy Yusov, se félicitait d’avoir fourni des informations aux rebelles avant les combats, tandis que l’ambassadeur Yurii Pyvovarov y exprimait son soutien. La diffusion de cette séquence a conduit les autorités sénégalaises à convoquer l’ambassadeur ukrainien pour lui rappeler ses obligations de retenue et de non-ingérence, avant que la vidéo ne soit retirée des réseaux sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes ont toujours soutenu que la crise sécuritaire sur leur espace est créée et soutenue par des acteurs extérieurs avec l’appui d’acteurs intérieurs tel que les derniers évènements en date du 25 avril dernier le prouvent. Les investigations du Tribunal militaire de Bamako ont permis d’établir les faits&nbsp;: «&nbsp;<em>Les investigations menées ont permis, à ce stade, d&rsquo;établir un faisceau d&rsquo;éléments solides relatifs à la complicité de certains militaires, militaires radiés ou en instance de radiation de l&rsquo;effectif, notamment leur participation à la planification, à la coordination et à l&rsquo;exécution des attaques sus indiquées avec l&rsquo;implication notoire de certains hommes politiques, dont le Docteur Oumar Mariko.</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai du Procureur de la République près le tribunal militaire de Bamako&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En hiérarchisant ses ennemis — les Russes avant les jihadistes — la France s&rsquo;expose à une accusation lourde : celle d&rsquo;avoir, au nom du pragmatisme géopolitique, contribué à l&rsquo;expansion territoriale et logistique d&rsquo;une organisation affiliée à Al-Qaïda, dans l&rsquo;une des régions jugées les plus instables du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La froide réalité du terrain a parfois ses propres règles. Elle a rarement ses propres garde-fous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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