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	<title>Archives des UEMOA &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des UEMOA &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>En Afrique de l’Ouest, un bac blanc régional pour préparer l’harmonisation des examens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 18:27:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’UEMOA organise un bac blanc régional du 20 au 24 avril pour tester un futur baccalauréat harmonisé dans ses huit États membres d’Afrique de l’Ouest.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>L’Union économique et monétaire ouest-africaine lance une expérimentation inédite du 20 au 24 avril dans ses États membres. Objectif : tester les bases d’un futur baccalauréat harmonisé dans l’espace communautaire.</em></strong></p>



<p>L’idée d’un baccalauréat commun en Afrique de l’Ouest franchit une nouvelle étape. L’Union économique et monétaire ouest‑africaine organise du 20 au 24 avril 2026 un baccalauréat blanc régional, simultanément dans ses États membres. L’initiative vise à tester les modalités d’un futur examen harmonisé à l’échelle de l’Union.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-tester-un-futur-bac-regional"><strong>Tester un futur bac régional</strong></h2>



<p>Cette épreuve expérimentale permettra d’évaluer le format des épreuves prévu par la directive communautaire adoptée en 2020, qui encadre la mise en place d’un baccalauréat harmonisé dans l’espace UEMOA. L’objectif est de mesurer la pertinence du modèle retenu, notamment l’approche pédagogique basée sur des « <em>situations complexes</em> », et d’identifier les ajustements nécessaires avant une éventuelle généralisation.</p>



<p>Le bac blanc concerne à la fois les séries scientifiques et littéraires. Les candidats plancheront sur sept disciplines clés : français (ou portugais dans les pays lusophones), histoire-géographie, mathématiques, sciences de la vie et de la terre, anglais, philosophie et sciences physiques.</p>



<p>Pour la Commission de l’UEMOA, l’exercice doit permettre d’évaluer le niveau des élèves dans les différents systèmes éducatifs et de repérer les éventuels écarts entre pays. Les résultats devraient aussi servir à ajuster les méthodes pédagogiques et les programmes afin de rapprocher progressivement les standards d’enseignement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-reconnaissance-commune-du-diplome"><strong>Vers une reconnaissance commune du diplôme</strong></h2>



<p>L’harmonisation du baccalauréat s’inscrit dans un projet plus large de coopération éducative au sein de l’Union. Adoptée le 28 septembre 2020, la directive instituant ce bac communautaire vise à créer un cadre commun d’évaluation en fin de cycle secondaire et à faciliter la reconnaissance mutuelle du diplôme entre les États membres.</p>



<p>À terme, l’ambition est de renforcer la mobilité académique des étudiants dans l’espace communautaire, en permettant aux bacheliers d’accéder plus facilement aux universités d’autres pays de l’Union sans procédures de reconnaissance complexes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-chantier-educatif-majeur"><strong>Un chantier éducatif majeur</strong></h2>



<p>L’UEMOA regroupe huit pays d’Afrique de l’Ouest – Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo – dont les systèmes éducatifs restent marqués par des héritages administratifs différents.</p>



<p>Dans cette région où la mobilité des étudiants et des travailleurs qualifiés est en constante progression, l’idée d’un diplôme de fin d’études secondaires reconnu dans tout l’espace communautaire est perçue comme un levier d’intégration régionale.</p>



<p>L’organisation de ce bac blanc constitue ainsi une étape décisive dans ce processus. Les enseignements tirés de l’expérimentation devraient permettre aux autorités éducatives de préciser les contours du futur baccalauréat harmonisé.</p>



<p>Une réforme ambitieuse, mais qui devra encore relever un défi majeur : concilier les spécificités nationales avec la volonté d’instaurer un standard éducatif commun à l’échelle ouest-africaine.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : la BCEAO salue une croissance « au-dessus de 6 % » malgré un contexte difficile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le gouverneur de la BCEAO met en avant les performances économiques du Mali. Un article à ne pas manquer.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Reçu par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a salué les performances économiques du Mali. Malgré un environnement régional et international tendu, l’institution monétaire évoque une croissance soutenue, une inflation maîtrisée et des indicateurs économiques jugés bien orientés.</em></strong></p>



<p>En visite à Bamako, le gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou, a été reçu le vendredi 6 mars 2026 par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, au palais de Koulouba. L’audience s’est tenue en présence du ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou.</p>



<p>Au cours de la rencontre, le gouverneur de la BCEAO a salué les performances de l’économie malienne, qu’il juge encourageantes malgré un contexte économique et sécuritaire complexe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-point-sur-la-situation-economique-regionale"><strong>Un point sur la situation économique régionale</strong></h2>



<p>« <em>La croissance est soutenue. Elle est forte, au-dessus de 6 %. Le taux d’inflation est pratiquement maîtrisé. C’est une inflation qui tourne autour de 2 %. Les comptes extérieurs sont bien orientés également. Les indicateurs sont vraiment bien orientés</em> », a-t-il déclaré.</p>



<p>Selon lui, ces résultats traduisent les efforts fournis par les autorités maliennes pour maintenir la stabilité macroéconomique dans un environnement régional et international marqué par de nombreuses incertitudes.</p>



<p>La rencontre a également permis d’échanger sur l’évolution de la conjoncture économique dans l’ensemble de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).</p>



<p>Jean-Claude Kassi Brou a indiqué avoir présenté au chef de l’État malien un état des lieux de la situation économique, monétaire et financière dans la région.</p>



<p>« <em>Nous avons échangé sur l’évolution de l’économie régionale, la situation économique, monétaire et financière au niveau de la région </em>», a-t-il expliqué.</p>



<p>La BCEAO, qui supervise la politique monétaire des huit pays de l’Union, a profité de cette audience pour saluer les efforts de stabilisation et de gestion économique engagés par Bamako.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-modernisation-de-l-agence-de-mopti"><strong>Vers une modernisation de l’agence de Mopti</strong></h2>



<p>Au-delà des questions macroéconomiques, les discussions ont également porté sur l’état d’avancement du projet de construction de l’agence auxiliaire de la BCEAO à Mopti. Ce projet s’inscrit dans un programme plus large de renforcement du réseau de la Banque centrale dans les régions de l’Union.</p>



<p>Jean-Claude Kassi Brou a rappelé qu’en début d’année 2025, une nouvelle agence de la BCEAO avait été inaugurée à Kayes. « <em>Cette agence est aujourd’hui totalement opérationnelle et fonctionne avec grande satisfaction </em>», a-t-il indiqué, rappelant qu’il avait alors été question d’étendre ce programme de construction d’agences auxiliaires dans d’autres régions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-levier-pour-le-developpement-des-services-financiers"><strong>Un levier pour le développement des services financiers</strong></h2>



<p>Selon le gouverneur de la BCEAO, la présence d’une agence auxiliaire contribue directement au développement du système financier local. « <em>Une agence auxiliaire facilite le développement des services financiers, facilite le travail des banques commerciales et des établissements financiers, ainsi que des institutions de microfinance qui travaillent à travers les banques commerciales</em> », a-t-il expliqué.</p>



<p>Dans cette perspective, Mopti devrait bientôt bénéficier d’une infrastructure modernisée. L’agence y existe déjà depuis de nombreuses années, mais le projet vise désormais à la rénover et à la mettre aux standards actuels.c« <em>Nous avons engagé un processus et nous pensons que les choses vont pouvoir démarrer très rapidement pour permettre à Mopti d’avoir une agence auxiliaire moderne, aux normes, qui intègre les dernières innovations en matière de sécurité, d’énergie et d’approvisionnement en eau </em>», a précisé Jean-Claude Kassi Brou.</p>



<p>Pour permettre la réalisation du projet, l’État malien a mis à disposition de la BCEAO un terrain d’environ trois hectares à Mopti. Ce site doit accueillir les nouvelles infrastructures de la Banque centrale, qui s’inscrivent dans une stratégie de modernisation et de renforcement de la présence institutionnelle dans les régions.</p>



<p>Pour la BCEAO, ce déploiement territorial vise à améliorer l’efficacité du système financier, faciliter l’accès aux services bancaires et accompagner le développement économique local.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : 2,8 milliards FCFA d’achats publics prévus chaque année pour les produits « Made in Mali »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 19:45:24 +0000</pubDate>
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<p>La circulaire du ministre engage chaque département à soutenir les produits « Made in Mali ». Valorisez le commerce local.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un contexte de forte dépendance aux importations, le Mali engage un virage stratégique en faveur du « consommer local ». À travers une circulaire du ministre de l’Économie et des Finances Alousséni Sanou, chaque département ministériel devra consacrer 100 millions de FCFA par an à l’achat de produits nationaux, soit près de 2,8 milliards FCFA injectés dans l’économie locale pour soutenir les entreprises et renforcer la souveraineté économique au sein de l’espace UEMOA.</em></strong></p>



<p>Le Mali est le premier pays importateur de produits manufacturés dans l’espace UEMOA. Cette situation n’augure pas de lendemains favorables pour les producteurs locaux ni pour l’économie nationale. Pour inverser la tendance, le gouvernement multiplie les initiatives visant à valoriser la production locale. La dernière en date prévoit l’inscription de 100 millions de FCFA dans le budget annuel de chaque département ministériel pour l’achat de produits « <em>Made in Mali </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-produits-locaux-concernes"><strong>Produits locaux concernés</strong></h2>



<p>En effet, c’est à travers la lettre-circulaire n°0313/SG-MEF du 13 février 2026, adressée à l’ensemble des ministres, que l’information a été rendue publique. Dans ce document, le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, demande aux membres du gouvernement de privilégier les produits locaux dans leurs commandes publiques.</p>



<p>Alousséni Sanou précise que chaque département ministériel devra consacrer 100 millions de FCFA à cet objectif. Cette lettre-circulaire s’inscrit dans le cadre de l’application du décret orientant la commande publique vers les petites et moyennes entreprises de droit malien et les productions nationales. Elle fait également suite aux conclusions de la réunion tenue le 11 février 2026 au ministère de l’Économie et des Finances.</p>



<p>Cette réunion a permis d’identifier les produits locaux concernés par la commande publique. Il s’agit notamment de l’équipement des cabinets ministériels en meubles fabriqués localement ainsi qu’en éléments décoratifs (rideaux, tableaux, etc.) ; de l’approvisionnement en produits alimentaires issus des productions nationales (thé, jus de fruits, boissons naturelles, etc.) ; de l’approvisionnement en produits sanitaires de fabrication nationale (savons solides, liquides et en poudre, détergents, papiers hygiéniques, etc.).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-mesures-pour-renforcer-la-souverainete-economique"><strong>Des mesures pour renforcer la souveraineté économique</strong></h2>



<p>Parmi les fortes recommandations des Assises nationales de la Refondation figure le renforcement de la souveraineté économique par une valorisation accrue du secteur privé national. La promotion des produits « <em>Made in Mali </em>» devrait ainsi améliorer les revenus des producteurs et dynamiser l’économie nationale grâce à la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.</p>



<p>En s’engageant à valoriser la production nationale, le gouvernement entend promouvoir le « <em>consommer local </em>» en donnant l’exemple. Avec une mobilisation annuelle de 100 millions FCFA par département ministériel — soit 28 départements — ce sont 2,8 milliards FCFA qui devraient être injectés dans la production nationale.</p>



<p>Il convient de rappeler que la valorisation des produits « <em>Made in Mali </em>» constitue une stratégie clé pour l’économie locale, articulée autour de la transformation sur place, de la labellisation de 51 produits phares et de la tenue du Mois du consommer local en octobre de chaque année. Cette démarche vise à renforcer la souveraineté économique et à créer des emplois.</p>



<p>La balle est désormais dans le camp des producteurs nationaux, appelés à être à la hauteur des attentes, afin que cette initiative puisse s’étendre à l’ensemble des institutions de la République.</p>



<p><strong>SMC</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : la gestion de la Pharmacie populaire sous le regard critique des contrôleurs de l’État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 08:04:23 +0000</pubDate>
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<p>Pharmacie populaire du Mali : un examen financier révèle des irrégularités dans l'approvisionnement en médicaments.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Un rapport du Bureau du Vérificateur général met en lumière de nombreuses irrégularités administratives et financières dans la gestion de la Pharmacie populaire du Mali (PPM) entre 2021 et 2025. L’organisme public, chargé de l’approvisionnement en médicaments essentiels sur l’ensemble du territoire, est accusé de manquements aux règles budgétaires, fiscales et de passation des marchés publics.</em></strong></p>



<p>Créée comme outil stratégique de l’État pour garantir l’accès des populations aux médicaments à des prix abordables, la PPM a réalisé, entre 2021 et 2024, des recettes cumulées de 68,64 milliards de francs CFA pour des dépenses de 66,67 milliards. Mais la vérification financière conduite par le bureau du Vérificateur général (BVG) révèle un fonctionnement marqué par de sérieuses défaillances de contrôle interne. Les enquêteurs constatent notamment que les budgets annuels n’ont pas été soumis à l’approbation expresse du ministre de la Santé, pourtant exigée par la réglementation. Cette pratique a concerné plusieurs exercices consécutifs, de 2021 à 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-marches-publics-avantages-indus-fiscalite"><strong>Marchés publics, avantages indus, fiscalité</strong></h2>



<p>Le rapport souligne également des irrégularités dans la passation des marchés publics. Pour des prestations intellectuelles, la direction de la PPM aurait attribué des contrats sans respecter les procédures de mise en concurrence prévues par le code des marchés publics. Dans certains cas, des marchés ont été conclus sur la base de simples offres financières, sans évaluation technique préalable. Plus de 260 bons de commande auraient en outre été émis par entente directe pour l’achat de médicaments, sans autorisation de l’organe de contrôle compétent ni établissement de contrats formels.</p>



<p>Sur le plan financier, les vérificateurs relèvent le paiement d’avantages indus à des agents non membres des commissions d’analyse des offres, pour un montant total de 13,25 millions de francs CFA. Des appuis financiers irréguliers ont également été accordés au comité syndical de la PPM, pour une somme de 1,375 million de francs CFA, avant d’être reversés après la phase contradictoire de l’audit.</p>



<p>Le rapport met aussi en évidence des manquements fiscaux. La PPM n’aurait pas déclaré ni reversé aux services des impôts plusieurs retenues liées à l’impôt sur les revenus des valeurs mobilières (IRVM), notamment sur les jetons de présence et primes versés aux membres du conseil d’administration. Le montant total de ces sommes non déclarées et non payées est estimé à plus de 3 millions de francs CFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-ecarts-entre-les-stocks-theoriques-et-les-stocks-physiques"><strong>Des écarts entre les stocks théoriques et les stocks physiques</strong></h2>



<p>Dans les régions, les constats sont tout aussi préoccupants. Des écarts importants ont été relevés entre les stocks théoriques et les stocks physiques de médicaments dans les départements régionaux de Kayes et de Koulikoro. À Koulikoro, plus de 12 000 unités de produits pharmaceutiques, d’une valeur de 3,46 millions de francs CFA, n’ont pas pu être justifiées. À Kayes, les vérificateurs ont identifié un écart de plus de 375 000 unités, représentant une valeur de 4,35 millions de francs CFA.</p>



<p>Enfin, des déficits de caisse non justifiés ont été constatés, bien que certains montants aient été remboursés au cours de la mission de contrôle. Le rapport évoque également de faux enregistrements de contrats par des titulaires de marchés, en violation des règles fiscales en vigueur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-necessite-d-un-assainissement-durable-de-la-gestion-des-ressources-publiques"><strong>Nécessité d’un assainissement durable de la gestion des ressources publiques</strong></h2>



<p>Face à ces constats, le Vérificateur général formule plusieurs recommandations : soumettre systématiquement les budgets à l’approbation du ministre de tutelle, respecter strictement les procédures de passation des marchés publics, appliquer les taux fiscaux prévus par la loi et renforcer le contrôle des stocks et des flux financiers. Ces dysfonctionnements interviennent dans un contexte où la PPM joue un rôle central dans la politique sanitaire du Mali, notamment pour la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle et l’accès équitable aux médicaments essentiels.</p>



<p>Ce nouveau rapport ravive les interrogations sur la gouvernance des entreprises publiques maliennes, déjà pointées dans des audits antérieurs, et relance le débat sur la nécessité d’un assainissement durable de la gestion des ressources publiques dans un secteur aussi stratégique que la santé.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sanctions contre le Mali : l’échec d’une diplomatie punitive téléguidée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 22:52:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En annulant les sanctions de 2022 contre le Mali, la Cour de justice de l’Uemoa révèle les dérives d’une stratégie régionale de coercition politique et ses effets sur le Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p><strong><em>En déclarant illégales les sanctions imposées en 2022 par l’Uemoa au Mali, la Cour de justice de l’Union ne se contente pas de trancher un litige juridique. Elle expose les limites — et les dérives — d’un système de sanctions régionales largement instrumentalisé, sous influence extérieure, au détriment des populations sahéliennes.</em></strong></p>



<p>La décision rendue le 28 janvier par la Cour de justice de l’Uemoa marque un tournant discret mais décisif dans le bras de fer qui oppose, depuis 2022, les autorités maliennes de transition à l’architecture politico-institutionnelle ouest-africaine. En annulant les sanctions économiques prises contre Bamako, la Cour donne raison aux autorités maliennes et désavoue frontalement une stratégie de coercition présentée, à l’époque, comme une nécessité morale et politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mecanique-de-sanctions-sans-fondement-juridique"><strong>Une mécanique de sanctions sans fondement juridique</strong></h2>



<p>Pendant six mois, entre janvier et juillet 2022, le Mali a été soumis à un régime de sanctions parmi les plus sévères jamais imposés à un État membre : fermeture des frontières, gel des avoirs, suspension des échanges financiers et commerciaux. Une punition collective qui visait officiellement à accélérer le retour à l’ordre constitutionnel, mais qui a surtout frappé de plein fouet une population déjà éprouvée par l’insécurité et la crise économique.</p>



<p>Le cœur de l’arrêt est sans ambiguïté : l’Uemoa n’avait aucune base légale pour appliquer des sanctions décidées par la CEDEAO. Organisation à vocation strictement monétaire et économique, l’Union a outrepassé ses compétences en s’alignant sur une décision politique extérieure à son mandat.</p>



<p>Le droit a été sacrifié sur l’autel de l’alignement politique, dans un contexte où la CEDEAO apparaissait de plus en plus comme le relais régional d’agendas diplomatiques extérieurs, notamment occidentaux, obsédés par le calendrier électoral mais largement silencieux sur la dégradation sécuritaire du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cedeao-sous-influence-une-uemoa-instrumentalisee"><strong>Une CEDEAO sous influence, une Uemoa instrumentalisée</strong></h2>



<p>La décision de la Cour fragilise un peu plus une CEDEAO déjà contestée pour sa gestion des transitions militaires au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Dans ces trois cas, la réponse a été la même : sanctions, menaces, isolement, sans véritable prise en compte des dynamiques internes ni du rejet populaire de cette diplomatie punitive. La Cour ne s’est pas réfugiée derrière des arguments procéduraux : elle a explicitement déclaré l’illégalité des sanctions, un camouflet politique majeur.</p>



<p>Même au sein de l’Uemoa, certains reconnaissent en privé le malaise. Le politique a perdu la main face au droit.</p>



<p>Bamako avait anticipé cette issue en saisissant la bonne juridiction. « <em>Devant la Cour de la CEDEAO, ils n’auraient pas eu gain de cause </em>», reconnaît Me Konaté. Une stratégie juridique fine, qui contraste avec l’image caricaturale d’un pouvoir uniquement mû par la confrontation.</p>



<p>Certes, cette victoire est avant tout symbolique : les sanctions avaient déjà été levées, et la Cour a fermé la porte à toute réparation financière. Mais sur le plan politique, la reconnaissance officielle du caractère illégal des sanctions change profondément la lecture de l’épisode 2022, contre lequel le peuple malien s’est hissé le 14 janvier 2022 donnant naissance depuis lors à la Journée nationale de la souveraineté retrouvée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fin-d-un-modele-de-coercition-regionale"><strong>La fin d’un modèle de coercition régionale ?</strong></h2>



<p>Depuis, le paysage régional a basculé. En janvier 2024, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont claqué la porte de la CEDEAO pour fonder la confédération des États du Sahel (AES), rejetant un système perçu comme moralisateur, inefficace et soumis à des influences extérieures.&nbsp;</p>



<p>Les trois pays sont restés membres de l’Uemoa, précisément parce que celle-ci repose sur des mécanismes techniques, économiques et non idéologiques, tout en travaillant parallèlement à des alternatives financières souveraines. Au sein de l’AES, Bamako, Ouagadougou et Niamey ont lancé des initiatives communes de financement du développement, dont la Banque confédérale d’investissement et de développement de l’AES (BCID-AES). Cette banque est pensée comme un outil de mobilisation de ressources endogènes et de financement d’infrastructures stratégiques. En toile de fond, des rumeurs persistantes — jamais officiellement confirmées mais régulièrement évoquées dans les cercles politiques et économiques — font état d’une réflexion avancée sur la création d’une monnaie propre à l’AES. C’est le signe d’une volonté de se doter, à terme, de leviers monétaires et financiers autonomes, sans rupture brutale mais avec l’objectif affiché de réduire la dépendance aux dispositifs perçus comme instrumentalisés à des fins politiques.</p>



<p>Ironie finale : les sanctions n’ont ni accéléré la transition, ni affaibli les autorités militaires, toujours en place plus de cinq ans après leur arrivée au pouvoir. En revanche, elles ont contribué à délégitimer durablement la CEDEAO et à renforcer le discours souverainiste sahélien.</p>



<p>Avec cet arrêt, la Cour de justice de l’Uemoa acte une vérité que beaucoup refusaient de voir : la diplomatie punitive, lorsqu’elle est déconnectée du droit et des réalités locales, finit toujours par se retourner contre ses promoteurs.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Levée de fonds sur le marché UMOA-Titres : classé 5ᵉen 2025, le Mali démarre l’année 2026 en force</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 08:04:39 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali sur le marché UMOA-Titres : performance récente et confiance des investisseurs expliquées en détail.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p><strong><em>Le Mali vient de réussir, à deux reprises au cours de ce mois de janvier, à mobiliser des montants supérieurs à ceux recherchés. Cette performance s’inscrit dans la continuité d’une dynamique amorcée durant les derniers mois de l’année 2025, une année qui avait pourtant débuté par des difficultés à atteindre les objectifs de mobilisation fixés par l’État.</em></strong></p>



<p>En réussissant à lever des fonds au-delà de ses objectifs initiaux, le Mali retrouve la confiance des investisseurs. Il s’agit donc d’une véritable ruée des investisseurs vers le Mali. Cette mobilisation régionale confirme également que le pays reste attractif sur le marché financier régional, malgré un contexte macroéconomique et sécuritaire corsé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-deux-levees-de-fonds-ayant-depasse-les-objectifs-initiaux"><strong>Deux levées de fonds ayant dépassé les objectifs initiaux</strong></h2>



<p>Pour sa première intervention de l’année 2026, réalisée le 7 janvier, le Mali a non seulement atteint, mais dépassé son objectif initial de 40 milliards FCFA en mobilisant 44 milliards FCFA. Cette opération s’est faite à l’issue d’une émission simultanée de Bons et d’Obligations assimilables du Trésor (BAT/OAT) sur le marché de l’UMOA-Titres.</p>



<p>L’opération a suscité un engouement marqué, avec 78,83 milliards FCFA de soumissions, soit un taux de couverture de 197,09 %. Autrement dit, les investisseurs ont proposé près de deux fois le montant recherché par le Trésor malien. Ce niveau de demande traduit la capacité du Mali à capter l’épargne disponible au sein de l’UEMOA.</p>



<p>Pour la seconde intervention sur le marché, effectuée le 22 janvier, le Mali a également levé des fonds supérieurs à sa demande. En recherchant 50 milliards FCFA, il a obtenu 55 milliards FCFA. L’émission s’est déroulée sous forme d’adjudication de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT).</p>



<p>La forte demande des investisseurs a permis au Mali de retenir 55 milliards FCFA, tout en restant sélectif sur les montants et les maturités acceptés. Les titres émis combinent des maturités courtes (182 et 364 jours) et moyennes (3 à 5 ans), ce qui permet d’étaler dans le temps le profil de remboursement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-en-2025-sur-11-878-milliards-mobilises-la-part-du-mali-etait-modeste"><strong>En 2025, sur 11 878 milliards mobilisés, la part du Mali était modeste</strong></h2>



<p>Selon les données de l’agence UEMOA-Titres, les interventions des huit États membres ont permis de mobiliser, au cours de l’année 2025, des ressources substantielles s’élevant à 11 878 milliards FCFA. Sur ce montant, le Mali a pu encaisser 992 milliards FCFA, le classant ainsi au 5ᵉ rang des États de l’UEMOA.</p>



<p>Dans ce classement, la Côte d’Ivoire occupe la première place avec 5 149 milliards FCFA. Elle est suivie respectivement par le Sénégal (2 225 milliards FCFA) et le Niger (1 313 milliards FCFA). Le Burkina Faso se classe 4ᵉ avec 1 077 milliards FCFA.</p>



<p>Il est suivi du Mali (992 milliards FCFA), du Togo (412 milliards FCFA) et du Bénin (411 milliards FCFA). La Guinée-Bissau ferme la marche avec 299 milliards FCFA.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Monnaie commune de l’AES : quand la désinformation révèle une aspiration populaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 21:45:18 +0000</pubDate>
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<p>Analyse des rumeurs sur la monnaie commune de l’AES et leurs implications sur l’évolution politique et économique régionale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p><strong><em>La diffusion d’un faux communiqué annonçant la création imminente d’une monnaie commune au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) a mis en lumière la montée en puissance de la désinformation dans un contexte politique et monétaire hautement sensible. Derrière ces intox répétées se dessinent à la fois une forte aspiration populaire à la sortie du franc CFA et une instrumentalisation informationnelle susceptible de fragiliser les équilibres régionaux, notamment avec l’UEMOA.</em></strong></p>



<p>Le 23 décembre 2025, alors que se tenait à Bamako la clôture de la deuxième session du collège des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES), un document présenté comme un communiqué finale de la session de la Confédération annonçait la création imminente d’une monnaie commune baptisée « <em>Sahel</em> ». Le texte, abondamment relayé sur les réseaux sociaux, portait de fausses signatures et des symboles institutionnels détournés. La présidence malienne a dénoncé une manipulation informationnelle.</p>



<p>Un mois plus tard, le lundi 26 janvier, la même information réapparait sur les réseaux sociaux annonçant la feuille de route pour la création d’une monnaie commune AES. Cette déclaration attribuée au ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, ne donnait aucune précision du contexte de la déclaration ni quand est-ce qu’elle fut faite. Le ministère malien de l’Économie et des Finances publie ce mardi 27 janvier un démenti formel : aucune décision n’avait été prise concernant la mise en circulation d’une monnaie unique et aucun calendrier opérationnel n’existait.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rumeur-qui-prospere-sur-une-attente-reelle"><strong>Une rumeur qui prospère sur une attente réelle</strong></h2>



<p>Si ces fausses annonces rencontrent un tel écho, c’est qu’elles s’inscrivent dans une dynamique politique et sociale profonde. Depuis leur retrait de la CEDEAO, le Mali, le Burkina Faso et le Niger affichent leur volonté de refonder leur souveraineté économique. La question monétaire, longtemps symbolisée par le franc CFA, cristallise cette aspiration.</p>



<p>Dans l’espace public sahélien, la création d’une monnaie propre est devenue un marqueur de rupture avec l’ordre économique hérité de la période postcoloniale. La circulation régulière de fausses informations traduit ainsi moins une simple manipulation qu’une projection des désirs populaires sur un futur institutionnel encore incertain. Car les autorités étatiques n’ont encore fait aucune déclaration officielle traduisant cette volonté de rupture avec le FCFA, considéré comme une monnaie coloniale, qui ne permettrait pas la développement ou la souveraineté de ses Etats membres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-desinformation-comme-revelateur-d-interets-contradictoires"><strong>La désinformation comme révélateur d’intérêts contradictoires</strong></h2>



<p>La désinformation traduit souvent des volontés inassouvies ou des stratégies d’influence. Dans le cas de l’AES, elle peut servir des intérêts multiples : militants souverainistes impatients, acteurs économiques spéculatifs, ou encore réseaux cherchant à semer la confusion diplomatique entre l’AES et l’UEMOA.</p>



<p>Cette dynamique est d’autant plus sensible que les trois pays ont quitté la CEDEAO mais demeurent liés aux mécanismes monétaires régionaux. Une fausse annonce de monnaie commune pourrait ainsi nourrir des tensions inutiles avec l’UEMOA et fragiliser des relations déjà recomposées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-information-nouveau-champ-de-bataille-strategique"><strong>L’information, nouveau champ de bataille stratégique</strong></h2>



<p>La multiplication de ces intox s’inscrit dans un phénomène plus large : l’usage croissant de la désinformation comme instrument de puissance. Désormais, les États ne se livrent plus seulement une compétition militaire ou diplomatique, mais aussi informationnelle.</p>



<p>Dans un Sahel marqué par la fragilité institutionnelle et la polarisation politique, la désinformation devient une menace directe pour la stabilité. Elle peut susciter des attentes irréalistes, alimenter la défiance envers les autorités ou provoquer des malentendus régionaux.</p>



<p>Face à ce constat, les autorités de l’AES sont appelées à renforcer leur dispositif de veille informationnelle. La lutte contre la désinformation doit être intégrée aux stratégies de sécurité nationale, au même titre que la lutte antiterroriste.</p>



<p>Investir dans la communication institutionnelle, la transparence décisionnelle et l’éducation aux médias apparaît désormais comme une nécessité stratégique. Car dans un contexte de recomposition géopolitique, la bataille des récits peut peser autant que celle des armes.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Du blocus à la fierté : comment le 14 janvier 2022 a refaçonné la mémoire nationale au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 11:29:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le 14 janvier 2022 marque la souveraineté retrouvée du Mali face aux sanctions de la CEDEAO et à la lutte pour la dignité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le 14 janvier 2022, sous le poids des sanctions de la CEDEAO, le Mali semblait au bord de l’asphyxie. Depuis, cette date est devenue celle de la « souveraineté retrouvée ». La commémoration du 14 janvier révèle les défis d’un pays qui cherche à se reconstruire autour de la dignité, tout en s’interrogeant sur le prix réel de sa souveraineté.</em></strong></p>



<p>Quatre ans après les sanctions économiques «&nbsp;<em>illégales, illégitimes et inhumaines&nbsp;</em>» imposées par la CEDEAO et l’UEMOA — qui ont donné lieu à une mobilisation historique du peuple malien pour dénoncer des complots géopolitiques contre leur pays — le Mali célèbre chaque 14 janvier sa « <em>Journée nationale de la souveraineté retrouvée </em>». Une date qui, pour beaucoup, marque le moment où la nation a dit « <em>non</em> » à ce qu’elle percevait comme une nouvelle forme de tutelle.</p>



<p>Derrière les drapeaux, les discours et les chants patriotiques, cette journée concentre à la fois la mémoire d’un traumatisme collectif et l’affirmation d’une fierté nationale renaissante. L’institutionnalisation de cette Journée est une reconnaissance des autorités maliennes de la transition des combats héroïques et historiques du peuple pour l’accès à une souveraineté pleine et entière.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-les-sanctions-frappent-la-nation-se-ressoude"><strong>Quand les sanctions frappent, la nation se ressoude</strong></h2>



<p>Le 9 janvier 2022, la CEDEAO décide à Accra d’une série de sanctions économiques sans précédent contre Bamako, après le report du calendrier électoral décidé par les autorités de la Transition. Les frontières terrestres et aériennes sont fermées, les avoirs maliens gelés, les transactions commerciales suspendues. L’objectif recherché était d’asphyxier le pays et par ricochet le peuple malien dont le seul tort est de soutenir les autorités dans leur noble combat contre la nouvelle forme de colonialisme ou d’impérialisme, à travers laquelle des acteurs étrangers, soutenus par des apatrides, dilapident les richesses du pays depuis des décennies, et entretiennent des conflits, sous la couverture du terrorisme. Un conflit soutenu par ces «&nbsp;<em>sponsors du chaos contrôlé&nbsp;</em>».</p>



<p>Le 14 janvier 2022 qui aurait pu être une journée de désespoir, s’est vite transformé en un sursaut national sans précédent. À l’appel des autorités de transition, des foules immenses se rassemblent au monument de l’indépendance, d’où est parti toutes les manifestations du 14 juin 2020, et qui avait conduit à la chute du président Ibrahim Boubacar et signé l’arrivée des militaires au pouvoir en sauveur d’un peuple et d’un pays meurtris par des décennies d’expropriation des richesses. A Bamako comme dans les capitales régionales, le peuple malien a lancé le même message, à savoir que le Mali ne cédera plus devant l’adversité.</p>



<p>Ce jour-là, au-delà du rejet des sanctions, c’est un sentiment collectif de revanche et d’unité qui émerge — celui d’un peuple longtemps humilié, soudainement rassemblé autour d’une même idée : la souveraineté comme acte de dignité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-mobilisation-a-la-mythologie-nationale"><strong>De la mobilisation à la mythologie nationale</strong></h2>



<p>Très vite, le pouvoir comprend la puissance émotionnelle de cet épisode. En 2023, il institue officiellement le 14 janvier comme «&nbsp;<em>Journée nationale de la souveraineté retrouvée</em>&nbsp;». Défilés, cérémonies d’hommage, débats sur « <em>l’indépendance économique</em> » et « <em>la dignité retrouvée </em>» : l’événement devient un rituel civique. Dans les écoles, on hisse les couleurs et des leçons modèles sont généralement dispensés. Dans les médias, on traite régulièrement de la résilience du peuple.</p>



<p>Le discours officiel transforme la souffrance en victoire symbolique. Le 14 janvier devient un mythe fondateur, comparable — dans son intensité émotionnelle — à la proclamation de l’indépendance en 1960. Mais cette sacralisation célèbre la souveraineté d’un peuple longtemps maintenu sous le poids de l’exploitation, surtout de l’extraversion de ses richesses.&nbsp;</p>



<p>Le régime d’Assimi Goïta s’appuie sur cette mémoire collective pour forger l’idéologie du Mali Kura, le « <em>Mali nouveau </em>», «&nbsp;<em>An tè kôrôlen fè fô kura&nbsp;</em>» (on ne veut plus de l’ancien, on veut du nouveau), le slogan cher aux révolutionnaires maliens de mars 1991. Cette doctrine réactualisée par la transition de 2021 repose sur trois piliers, devenus constitutionnels depuis le 22 juillet 2023 — « <em>respect de la souveraineté nationale </em>», « <em>liberté de choix des partenaires </em>» et « <em>défense des intérêts vitaux des populations </em>» — et s’accompagne d’un vocabulaire moral emprunté aux traditions maliennes : <em>maaya</em> (l’humanité partagée), <em>danbe</em> (la dignité), <em>maliden kura </em>(le citoyen nouveau). Car en effet, le nouveau Mali tant rêvé par chaque Malien ne pourra voir le jour qu’avec un nouveau type de Maliens. Des hommes et des femmes, croyant profondément en l’avenir et ayant l’amour de leur patrie dans le coeur et dans l’esprit. Un Peuple certes résilient et respectueux de ses devoirs et qui respecte également les lois de son pays. Sans ce <em>Malidenkura</em>, le <em>Mali kura</em> ne sera qu’un mirage malgré tout l’engagement des autorités de la transition.&nbsp;</p>



<p>En surface, cette réhabilitation des valeurs endogènes répond à une aspiration légitime : refonder la nation sur des bases morales et culturelles propres. C’est dans cette dynamique que 2025 a été décrété par le chef de l’Etat comme «&nbsp;<em>l’année de la culture&nbsp;</em>». L’objectif affiché était la valorisation de l’art et de la culture malienne. Une mission accomplie avec enthousiasme par le ministère de la Culture. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-souverainete-devient-une-arme-politique"><strong>Quand la souveraineté devient une arme politique</strong></h2>



<p>Dans cette mise en scène de la mémoire, chaque symbole compte. L’hymne national — «&nbsp;<em>Pour l’Afrique et pour toi, Mali&nbsp;</em>» — retrouve une dimension quasi sacrée. Les références au sacrifice et au travail collectif sont mises en avant comme autant de vertus morales d’un peuple debout face à l’adversité. Quatre ans après les sanctions «&nbsp;<em>illégales, illégitimes et inhumaines</em>&nbsp;» de la CEDEAO et de l’UEMOA, le Mali continue d’affronter les adversités, tant au niveau régional qu’au niveau international.&nbsp;</p>



<p>Les sanctions n’ayant pas réussi, les adversaires se tournent désormais du côté des groupes armés, qu’ils recrutent, forment et équipent afin qu’ils s’en prennent aux intérêts économiques du Mali. C’est dans ce cadre que se situent les attaques contre les convois de ravitaillement en carburant et aussi contre des entreprises nationales et étrangères. Le but reste toujours de déstabiliser le pouvoir en place à travers une asphyxie économique. Mais toujours, le pouvoir a su compter sur la résilience du peuple souverain du Mali, décidé à braver toutes les adversités pourvu qu’il préserve la souveraineté sur ses richesses. &nbsp;</p>



<p>Pour de nombreux observateurs, la commémoration du 14 janvier fonctionne comme un miroir qui reflète les moments de fierté populaire réelle, mais aussi constitue un instrument de mobilisation politique au service du régime. Quatre ans après le traumatisme des sanctions de 2022, le souvenir du 14 janvier reste vivace. Elle exprime un désir profond d’émancipation, une volonté de rompre avec les tutelles extérieures asservissantes.</p>



<p>Le 14 janvier 2022 n’a pas seulement marqué une résistance économique ; il a inauguré une nouvelle posture nationale. Cette posture audacieuse repose davantage sur la transformation réelle des conditions de vie, à travers notamment une réelle mainmise sur les richesses nationales. De toute évidence, le Mali a su transformer un moment d’humiliation en source de fierté. Comme quoi, derrière chaque défi se cache une opportunité. Notre pays, pour sa part, a su saisir la sienne pour désormais changer le cours défavorable de son histoire.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>De Washington à Niamey, la tentation du retrait : quand les États-Unis suivent la voie tracée par les pays de l’AES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 00:21:20 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez le retrait des États-Unis des organisations internationales et ses implications sur la souveraineté américaine.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En décidant de quitter 66 organisations internationales, dont 31 liées à l’ONU, les États-Unis de Donald Trump adoptent une posture de souveraineté qui n’est pas sans rappeler celle de la Confédération des États du Sahel (AES). Du Mali au Niger, les États sahéliens ont amorcé le même virage : celui d’un désengagement des structures jugées inefficaces ou contraires à leurs intérêts. De Koulouba à la Maison Blanche, un même mot d’ordre s’impose désormais — reprendre le contrôle.</em></strong></p>



<p>Le 7 janvier 2026, Donald Trump a signé un décret exécutif ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, dont 31 institutions rattachées à l’ONU. Une décision spectaculaire, justifiée par la volonté de « <em>restaurer la souveraineté américaine » et de « cesser de financer des structures inutiles </em>».</p>



<p>Une rhétorique qui, curieusement, fait écho à celle des dirigeants de la Confédération des États du Sahel (AES), Mali, Burkina Faso et Niger, qui, depuis 2023, ont multiplié les retraits des organisations régionales jugées inefficaces ou « <em>inféodées à des intérêts étrangers </em>».</p>



<p>Quelques semaines auparavant, lors de la deuxième session du Collège des chefs d’État de l’AES, tenue à Bamako du 22 au 23 décembre 2025, le général Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) du Niger, avait donné le ton : « <em>L’AES se retirera de toutes les organisations inutiles, coûteuses et contraires à nos valeurs. </em>»</p>



<p>Entre les États-Unis et les pays du Sahel, deux mondes que tout semble opposer, c’est pourtant la même conviction qui s’affirme : celle d’une reprise de souveraineté face à l’ingérence institutionnelle et financière.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-washington-imite-bamako"><strong>Quand Washington imite Bamako</strong></h2>



<p>Le parallèle peut surprendre. Mais il s’impose. Comme les pays de l’AES qui ont quitté la CEDEAO, l’OIF, le G5 Sahel, chassé les forces étrangères de leur pays, après les sanctions de 2022 jugées « <em>illégitimes, illégales et inhumaines </em>», Washington tourne aujourd’hui le dos à un multilatéralisme perçu comme une contrainte.</p>



<p>Trump accuse les organisations internationales de dilapider les ressources américaines au profit d’intérêts étrangers. Bamako, Ouagadougou et Niamey dénoncent, de leur côté, des institutions régionales « <em>déconnectées des réalités africaines </em>», défendant des intérêts extérieurs,  et incapables de garantir la sécurité ou la stabilité économique.</p>



<p>Dans les deux cas, le diagnostic est le même : le multilatéralisme est en crise, devenu selon ses détracteurs une machine lourde, coûteuse et parfois instrumentalisée politiquement.</p>



<p>Au Mali, le président Assimi Goïta l’avait affirmé dans son discours du 31 décembre 2025 :« <em>Notre souveraineté ne se négocie plus. Le Mali coopère, mais ne se soumet plus. </em>»</p>



<p>À Washington, Donald Trump tient un langage similaire : les États-Unis, dit-il, « <em>refusent d’être les bailleurs d’un monde qui ne respecte pas leurs intérêts</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-effritement-du-multilateralisme-un-nouveau-tournant-mondial"><strong>L’effritement du multilatéralisme : un nouveau tournant mondial</strong></h2>



<p>Cette synchronie n’est pas anodine. Des deux côtés de l’Atlantique, la logique du retrait traduit une crise plus profonde du système international hérité de l’après-guerre. L’ONU, affaiblie par les rivalités entre grandes puissances et les blocages institutionnels, peine à incarner une gouvernance mondiale équilibrée.</p>



<p>Le retrait américain, comme celui des pays du Sahel, révèle une mutation géopolitique majeure : la fin du consensus multilatéral et le retour affirmé des États-nations.</p>



<p>Dans les capitales africaines comme à Washington, cette tendance se fonde sur la même rhétorique de rupture : « <em>nous déciderons pour nous-mêmes </em>».</p>



<p>L’AES, en promouvant une diplomatie de non-alignement et une intégration régionale autonome, cherche à bâtir une souveraineté collective à l’échelle du Sahel. Trump, de son côté, ressuscite un nationalisme économique et un isolationnisme stratégique qui rappellent l’Amérique des années 1930.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-du-sahel-laboratoire-d-une-nouvelle-souverainete"><strong>L’Afrique du Sahel, laboratoire d’une nouvelle souveraineté</strong></h2>



<p>Ce que vivent aujourd’hui le Mali, le Niger et le Burkina Faso préfigure peut-être un mouvement mondial : celui d’une désoccidentalisation de la gouvernance internationale.</p>



<p>Les dirigeants sahéliens ont souvent été raillés pour leurs critiques virulentes des institutions internationales. Pourtant, le retrait américain vient renforcer leur argument : le multilatéralisme ne répond plus aux attentes des nations souveraines, qu’elles soient du Sud ou du Nord.</p>



<p>De Niamey à Bamako, les États de l’AES plaident désormais pour une diplomatie de résultats : coopération choisie, alliances équilibrées, institutions allégées.</p>



<p>Une approche que Trump semble, à sa manière, faire sienne — en rompant avec un système perçu comme « <em>obsolète</em> » et « <em>anti-souverain </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-nouvel-ordre-mondial-a-geometrie-variable"><strong>Vers un nouvel ordre mondial à géométrie variable ?</strong></h2>



<p>La coïncidence entre la doctrine America First et la doctrine sahélienne de souveraineté n’est peut-être pas fortuite : elle reflète le délitement de l’ordre international fondé sur l’universalité.</p>



<p>Alors que les États-Unis, première puissance mondiale, s’émancipent du cadre onusien, les nations africaines s’affirment en dehors des tutelles régionales. Dans les deux cas, la légitimité se reconstruit à l’intérieur, pas à l’extérieur.</p>



<p>Mais ce tournant comporte aussi des risques : l’éclatement du système international, l’isolement des pays et le retour à une diplomatie de rapports de force.</p>



<p>Le monde entre peut-être dans une ère nouvelle — celle des souverainetés parallèles, où chaque bloc redéfinit ses règles et ses alliances.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Comment l’AES veut redéfinir ses relations avec la CEDEAO et l’UEMOA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 04:05:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analysez la coopération AES-CEDEAO-UEMOA face aux défis politiques et économiques en Afrique de l'Ouest après le retrait récent.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En se retirant de la CEDEAO tout en restant arrimés à l’UEMOA, le Mali, le Burkina Faso et le Niger engagent une recomposition inédite de l’architecture régionale ouest-africaine. Entre rupture politique assumée, dépendances économiques persistantes et volonté d’autonomie stratégique, la Confédération des États du Sahel avance sur une ligne de crête, révélatrice des tensions profondes qui traversent l’Afrique de l’Ouest.</em></strong></p>



<p>Le 29 janvier 2025 marque une date charnière pour l’intégration régionale ouest-africaine. Ce jour-là, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont acté leur retrait effectif de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), cinquante ans après la création de l’organisation. Derrière ce départ spectaculaire, c’est moins une rupture administrative qu’un basculement politique profond qui s’opère : celui d’un bloc sahélien décidant de s’affranchir d’un modèle régional jugé inadapté à ses réalités sécuritaires et politiques.</p>



<p>Réunis au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), les trois pays entendent désormais redéfinir leurs relations avec les organisations régionales existantes. Mais si le divorce avec la CEDEAO est consommé, la question de l’UEMOA – et, au-delà, celle du franc CFA – révèle les limites et les contradictions d’une souveraineté encore inachevée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-divorce-politique-assume-avec-la-cedeao"><strong>Un divorce politique assumé avec la CEDEAO</strong></h2>



<p>À l’origine de la rupture, un désaccord fondamental sur la nature de la légitimité politique. Depuis 2020, les trois pays sahéliens ont connu des coups d’État militaires successifs, condamnés par la CEDEAO au nom de son protocole sur la bonne gouvernance. Sanctions économiques, fermetures de frontières et suspensions institutionnelles ont alors été brandies comme outils de pression.</p>



<p>Mais cette stratégie a produit l’effet inverse de celui escompté. Dans des sociétés éprouvées par une décennie de violences terroristes et d’effondrement sécuritaire, les régimes militaires ont bénéficié d’un soutien populaire réel, nourri par la promesse d’un rétablissement de l’autorité de l’État. Pour les dirigeants de l’AES, la CEDEAO est apparue non comme un médiateur régional, mais comme un instrument de normalisation politique perçu comme extérieur et coercitif.</p>



<p>Lors du sommet de Niamey en juillet 2024, le ton était donné : le retrait serait « <em>irréversible </em>». Le préavis d’un an expiré, la sortie effective du 29 janvier 2025 n’a fait que formaliser une rupture déjà consommée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cedeao-affaiblie-mais-contrainte-au-dialogue"><strong>Une CEDEAO affaiblie mais contrainte au dialogue</strong></h2>



<p>Privée de son bloc sahélien, la CEDEAO s’est recentrée autour d’un axe Nigeria–États côtiers, conservant un poids économique certain mais perdant une part de sa légitimité régionale. Pour autant, l’organisation n’a pas fermé la porte au dialogue. Confrontée à la progression des groupes armés vers le golfe de Guinée, elle sait que la sécurité ouest-africaine ne peut être pensée en silos.</p>



<p>Des contacts ont ainsi été amorcés au printemps 2025, notamment lors d’une rencontre à Bamako en mai, puis à Abuja en juin. Mais l’élan s’est rapidement essoufflé. Entre juillet et novembre, aucun suivi concret n’a eu lieu, alimentant la frustration au sein de l’AES. En novembre, les ministres des Affaires étrangères des trois pays ont publiquement regretté l’interruption du dialogue, estimant que cette inertie fragilisait la sécurité collective.</p>



<p>L’incident du 8 décembre 2025, lorsqu’un avion militaire nigérian s’est écrasé au Burkina Faso après avoir violé son espace aérien, a rappelé la fragilité de la situation. La mise en alerte maximale des défenses aériennes de l’AES a souligné combien la défiance politique pouvait se traduire en risques sécuritaires concrets.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-uemoa-entre-pragmatisme-economique-et-contradictions-politiques"><strong>L’UEMOA, entre pragmatisme économique et contradictions politiques</strong></h2>



<p>Si la rupture avec la CEDEAO est nette, la posture de l’AES vis-à-vis de l’Union économique et monétaire ouest-africaine est plus nuancée. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont choisi de rester, jusqu’ici, membres de l’UEMOA, acceptant de facto le maintien du franc CFA et du cadre macroéconomique commun.</p>



<p>Ce choix est avant tout pragmatique. L’UEMOA offre une stabilité monétaire, une convertibilité internationale et un marché commun que les trois économies sahéliennes ne sont pas en mesure de remplacer à court terme.&nbsp;</p>



<p>Les tensions apparues en juillet 2025, lorsque le Burkina Faso s’est vu refuser la présidence tournante du Conseil des ministres de l’UEMOA, ont montré que même ce cadre économique prétendument technique n’est pas totalement imperméable aux conflits politiques. Pour l’AES, l’épisode a été interprété comme une sanction indirecte liée à son retrait de la CEDEAO.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-monnaie-aes-une-ambition-encore-lointaine"><strong>La monnaie AES, une ambition encore lointaine</strong></h2>



<p>Les dirigeants sahéliens n’ont pourtant jamais caché leur ambition de créer, à terme, une monnaie commune propre à l’AES. Présentée comme un acte de rupture symbolique avec l’héritage colonial, cette perspective se heurte toutefois à des obstacles considérables : absence de convergence macroéconomique suffisante, faibles réserves de change, dépendance commerciale structurelle vis-à-vis de l’extérieur.</p>



<p>À ce stade, aucune institution monétaire confédérale n’a vu le jour. La Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), qui sera lancée en décembre 2025 avec un capital de 500 milliards de FCFA, vise le financement du développement, non encore la gestion monétaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-recomposition-durable-de-l-espace-regional"><strong>Vers une recomposition durable de l’espace régional ?</strong></h2>



<p>En multipliant les institutions propres – force militaire unifiée, documents d’identité harmonisés, banque confédérale, médias régionaux –, l’AES s’affirme comme un pôle alternatif de l’intégration ouest-africaine. Mais cette construction se fait dans un environnement contraint, où la coopération avec la CEDEAO et l’UEMOA demeure, de fait, indispensable.</p>



<p>Trois trajectoires se dessinent : une fragmentation durable de l’espace régional, une coexistence pragmatique entre blocs, ou une refondation plus large de l’architecture ouest-africaine. L’issue dépendra autant de l’évolution sécuritaire que de la capacité des dirigeants sahéliens à transformer leur discours souverainiste en résultats économiques tangibles.</p>



<p>Pour l’heure, l’AES avance sur une ligne de crête : affirmer sa rupture politique sans rompre totalement les interdépendances économiques. Un exercice d’équilibriste qui façonnera, pour une large part, l’avenir géopolitique de l’Afrique de l’Ouest.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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