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	<title>Archives des travail &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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		<title>Lutte contre le chômage : plus de 105 000 emplois créés en dix-huit mois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 07:41:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez les critères du chômage et l'importance de l'emploi pour la dignité et l'autonomie des individus.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La dignité d’une personne se trouve dans l’exercice d’un emploi le permettant de ne pas dépendre de quelqu’un et de subvenir à ses principaux besoins. C’est pourquoi la quête d’emploi est de plus en plus le souci permanent des hommes, surtout des jeunes. Cette quête est valable sous tous les cieux. Préoccupées par cette situation, les autorités maliennes viennent de publier les efforts qu’elles ont consentis pour la création d’emplois.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’était à la faveur de la session du conseil des ministres du mercredi&nbsp;10&nbsp;septembre 2025. D’après le communiqué qui en est ressorti, le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a informé le Conseil des ministre<em>s&nbsp;</em>des créations et des pertes d’emplois enregistrées en 2024 et au premier semestre 2025.&nbsp;<em>« Conformément à sa mission de collecte, de traitement, d’analyse et de diffusion des données statistiques sur le marché du travail, l’Observatoire national de l’Emploi et de la Formation réalise un suivi trimestriel des créations d’emplois effectuées par le secteur public et le secteur privé. »</em>&nbsp;peut-on lire dans le communiqué.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, les données recueillies font ressortir que le secteur public et le secteur privé ont créé respectivement 32 019 et 32 292&nbsp;emplois courant l’année&nbsp;2024 ; 25 939 et 14 962&nbsp;emplois au 1<sup>er</sup>&nbsp;semestre&nbsp;2025. En récapitulant, il s’agit de 64 311&nbsp;créés en 2024 (12 mois) et, 40 901 dans le premier semestre de l’année&nbsp;2025. Ce qui fait un total de 105 212&nbsp;emplois créés en dix-huit (18) mois. Cette performance peut sembler invraisemblable. Mais en prenant connaissance des normes internationales de qualification en emploi de telle ou telle activité, l’on peut comprendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-qu-appelle-t-on-un-emploi"><strong>Qu’appelle-t-on un emploi ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le BIT (Bureau International du Travail) qui assure le secrétariat permanent de l’organisation internationale du travail (OIT), pour être considéré comme chômeur, il faut remplir simultanément trois conditions&nbsp;: ne pas avoir travaillé, même pas une seule heure, durant la semaine de référence ; être disponible pour commencer un emploi dans un délai court (généralement deux semaines) ; avoir activement cherché un emploi au cours des quatre dernières semaines (candidatures, consultations d’annonces, démarches concrètes, etc.)&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En plus, quand un enquêteur sur le chômage se présente chez quelqu’un, il lui pose la question suivante :<em>&nbsp;« Au cours des 7&nbsp;derniers jours, avez-vous travaillé ? Ne serait-ce qu’une seule heure, en échange d’une rémunération ? »</em>&nbsp;Dès que l’enquêté répond par l’affirmative, il n’est plus considéré comme un chômeur. En appliquant cette norme et les critères du BIT, le taux de chômage est, selon le ministre de l’Économie et des Finances, passé de 6,5&nbsp;% en 2022 à 3,5&nbsp;% en 2024 alors que le taux moyen dans la sous-région ouest-africaine est de 6,5&nbsp;%. Ce taux pourrait même être plus bas si l’on prend en considération les nombreux emplois informels. À titre d’exemple, l’introduction récente des moto-taxis ainsi que la pratique de l’orpaillage traditionnel ont créé des milliers d’emplois informels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-milliers-d-emplois-formels-en-cours"><strong>Des milliers d’emplois formels en cours</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En plus de ces emplois déjà acquis, on peut dire qu’il y a beaucoup d’emplois qui sont sur le point d’être pourvus tant dans le secteur public que dans le privé. Dans le secteur public, on peut citer, entre autres, le vaste programme de recrutement dans les rangs des forces de sécurité. En effet, un communiqué daté du 12&nbsp;juin 2025 annonce le recrutement de 2000&nbsp;policiers et de 1000&nbsp;agents de la protection civile (sapeurs-pompiers). En sus, plusieurs concours de recrutement dans le secteur public sont en cours tels que pour ceux des auditeurs de justice de l’ordre judiciaire et de l’ordre administratif.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le secteur privé, on peut évoquer, entre autres, le cas de la compagnie minière&nbsp;B2GOLD qui a annoncé la création prochaine de 2000&nbsp;emplois. Cette annonce a été faite à l’issue d’une audience que le Premier ministre avait accordée, le 23&nbsp;juillet 2025, au vice-président de B2GOLD, Bill Lytle. Auparavant, à l’occasion du lancement officiel de la construction de la raffinerie d’or, il a été dit que cette structure créera 500&nbsp;emplois directs et 2000&nbsp;emplois indirects.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, il faut noter que parallèlement à la création d’emplois, l’observatoire national de l’emploi a recensé des milliers de pertes d’emploi sur la même période. Les pertes enregistrées s’élèvent à 3 619&nbsp;emplois pour 2024 et 2 037&nbsp;emplois pour le 1<sup>er</sup>&nbsp;semestre&nbsp;2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ramadan au Mali : ces commerçantes qui tiennent debout malgré tout</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 10:55:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[commerce]]></category>
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<p>Dans les marchés de Bamako, les femmes commerçantes affrontent le Ramadan avec une endurance discrète, entre travail acharné et dévouement familial.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans les marchés de Bamako, les femmes commerçantes affrontent le Ramadan avec une endurance discrète, entre travail acharné et dévouement familial.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mois sacré du Ramadan est une période de grande intensité pour les commerçants. Mais pour les femmes commerçantes, il représente un double défi. En plus de gérer leur commerce, elles doivent aussi s’occuper des repas pour le&nbsp;<em>ftour</em>&nbsp;(rupture du jeûne) et le&nbsp;<em>sahur</em>&nbsp;(repas de l’aube), tout en respectant leurs obligations religieuses. Entre fatigue, charge mentale et organisation rigoureuse, ces femmes font preuve d’une endurance remarquable. Mais comment parviennent-elles à concilier travail et vie familiale pendant cette période exigeante ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une cadence effrénée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Ramadan apporte son lot de défis supplémentaires pour ces femmes. Elles jonglent entre longues heures de travail, gestion des stocks, fluctuations des prix, et bien sûr, la préparation des repas familiaux. Ces conditions deviennent particulièrement éprouvantes avec la chaleur et la fatigue du jeûne, mais elles s’adaptent pour continuer à faire tourner leurs commerces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aïcha, vendeuse de fruits et légumes au marché, raconte son quotidien :&nbsp;<em>« Le Ramadan, c’est une période intense pour moi. Je me lève à 5 h du matin pour préparer le sahur de mes enfants, puis je pars directement au marché. Les journées sont longues, sous la chaleur, sans boire ni manger. En rentrant, il faut encore préparer le ftour… C’est un vrai marathon ! »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme Aïcha, de nombreuses commerçantes se retrouvent à travailler des journées interminables, jonglant entre leurs responsabilités familiales et professionnelles. Le travail ne s’arrête pas au marché : il faut encore s’occuper de la maison, de la cuisine, et parfois gérer des imprévus de dernière minute.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Organisation familiale et entraide</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si ces femmes sont souvent confrontées à une charge de travail épuisante, elles peuvent heureusement compter sur l’aide de leur famille, notamment celle de leurs enfants et de proches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Madjéné Coulibaly, pâtissière artisanale, évoque la pression accrue durant le Ramadan :&nbsp;<em>« Les commandes explosent, surtout pour les gâteaux traditionnels. Je passe des heures en cuisine à préparer des gâteaux et d’autres sucreries… Parfois, je n’ai même pas le temps de préparer mon propre repas de rupture du jeûne. Heureusement, ma sœur m’aide à la maison. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle de l’entraide familiale est primordial, surtout lorsque le travail devient accablant.<br>Safi Cissé, gérante d’une petite épicerie, explique :&nbsp;<em>« J’ouvre ma boutique en début d’après-midi et je ferme tard, car les clients viennent juste avant le ftour ou après Tarawih. Parfois, je n’ai même pas le temps de m’asseoir pour manger tranquillement. C’est épuisant, mais c’est aussi une bonne période pour le commerce. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mariam Diarra, 17 ans et fille d’une commerçante, partage son point de vue :&nbsp;<em>« Quand ma mère rentre du marché, elle est épuisée. Alors, après l’école, je l’aide à préparer le repas. Je fais les jus, je coupe les légumes et je mets la table. C’est ma façon de lui montrer mon soutien. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La solidarité familiale est essentielle, et les enfants, dès leur plus jeune âge, participent à la gestion du foyer, particulièrement durant le Ramadan.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les sacrifices d’une femme commerçante pendant le Ramadan</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes commerçantes doivent faire face à une multitude de défis. En plus des longues journées de travail, l’instabilité des ventes et la hausse des prix des produits viennent ajouter une pression supplémentaire. Les imprévus sont fréquents, et la gestion de ces aléas n’est pas toujours facile, surtout lorsque le marché n’est pas aussi actif qu’espéré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Awa Diarra, vendeuse de laitue depuis huit ans, explique :&nbsp;<em>« La vraie difficulté, c’est quand les clientes ne viennent pas acheter, car cela impacte nos revenus. Mais c’est le quotidien de nombreuses femmes commerçantes pendant le Ramadan. On se débrouille malgré tout. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la charge de travail est indéniablement lourde, ces femmes jouent un rôle clé dans l’économie locale. Grâce à leurs commerces, elles assurent la subsistance de leurs familles et participent activement à l’économie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Awa résume l’importance de son travail avec ces mots :&nbsp;<em>« Grâce à mon travail, je paie les factures et j’assure l’éducation de mes enfants. Mon mari n’est pas toujours là financièrement, donc je dois gérer seule. C’est pour cela que j’encourage toutes les femmes à se lancer dans un métier ou un commerce, car tout travail est utile. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des piliers économiques invisibles</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ces commerçantes rappellent, par leur travail acharné, l’importance de soutenir et de valoriser l’activité économique des femmes. Le Ramadan est un mois où la solidarité et la résilience sont mises à l’épreuve, mais c’est aussi une période où ces femmes démontrent leur incroyable force et leur détermination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leurs histoires sont un appel à reconnaître et soutenir le rôle essentiel qu’elles jouent dans l’économie locale, non seulement pendant le mois sacré, mais tout au long de l’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cheickna Coulibaly</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djénéba Yalcouyé, stagiaire</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Abdoulaye Sissoko, directeur de L’EGI-SUP : « Les entreprises gagneraient à offrir plus de flexibilité »</title>
		<link>https://saheltribune.com/abdoulaye-sissoko-directeur-de-legi-sup-les-entreprises-gagneraient-a-offrir-plus-de-flexibilite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Taabolow ani Tabiaw]]></category>
		<category><![CDATA[adaptabilité]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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		<category><![CDATA[travail]]></category>
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<p>Le mois de Ramadan est une période de forte spiritualité qui influence les habitudes de vie, y compris dans le cadre professionnel. Des bonnes pratiques. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le mois de Ramadan est une période de forte spiritualité qui influence les habitudes de vie, y compris dans le cadre professionnel. Entre adaptation des horaires, gestion de la fatigue et maintien de la productivité, les travailleurs maliens doivent jongler entre leurs obligations religieuses et leurs responsabilités professionnelles. Pour mieux comprendre ces enjeux, nous avons rencontré M.&nbsp;Sissoko Abdoulaye, directeur pédagogique de L’EGI-SUP, qui partage son expérience sur l’impact du jeûne sur le quotidien des travailleurs et les mesures d’accompagnement à privilégier en entreprise.</em></strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Kunafoni&nbsp;: Depuis combien de temps pratiquez-vous le jeûne pendant le Ramadan et quelles sont vos motivations à le faire ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdoulaye Sissoko&nbsp;:</strong>&nbsp;Je pratique le jeûne du Ramadan depuis les années&nbsp;2004-2005. Mes motivations sont avant tout religieuses, avec une quête spirituelle de rapprochement avec Dieu. Cette période est pour moi une occasion de purification physique et mentale, mais aussi un exercice de discipline et d’introspection. En plus de l’aspect religieux, le jeûne est un moyen de renforcer ma patience, ma résilience et ma gratitude envers les bienfaits quotidiens que nous avons tendance à négliger.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Comment le jeûne pendant le Ramadan affecte-t-il votre niveau d’énergie pendant la journée de travail ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeûne modifie inévitablement le niveau d’énergie, notamment en milieu et fin de journée. Pour y faire face, j’adopte une approche méthodique en organisant mes tâches en fonction de mes pics de vitalité. J’accorde la priorité aux activités les plus exigeantes le matin, quand je suis encore en pleine possession de mes moyens. L’après-midi, je me concentre sur des tâches plus légères pour éviter toute baisse soudaine de productivité.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Les horaires de travail sont-ils ajustés pendant le Ramadan dans votre établissement ? Si oui, comment ces ajustements vous aident-ils à mieux gérer votre journée de travail ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, notre établissement adapte les horaires pendant le Ramadan. Par exemple, les femmes terminent à 15&nbsp;h au lieu de 17&nbsp;h, et les hommes à 16&nbsp;h. Ces ajustements nous permettent d’être plus efficaces sur une période plus courte et d’éviter une accumulation excessive de fatigue. Cela favorise une meilleure concentration et une meilleure organisation des tâches essentielles avant la baisse d’énergie de fin de journée.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Si vous avez constaté une baisse de votre productivité, comment gérez-vous cette situation au travail ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque je ressens une baisse de productivité, je réorganise mes priorités. J’accomplis en priorité les tâches les plus exigeantes le matin et reporte celles qui demandent moins d’effort mental aux moments où l’énergie est plus faible. Si possible, j’adapte aussi mon emploi du temps pour inclure des pauses stratégiques qui me permettent de récupérer et d’éviter le stress accumulé.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Ressentez-vous des effets négatifs sur votre santé pendant le Ramadan, comme de la fatigue, des maux de tête ou des difficultés de concentration ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">La fatigue est inévitable, surtout en raison du manque d’hydratation et du rythme de sommeil modifié. Cependant, je n’ai jamais ressenti d’effets négatifs majeurs. Au contraire, je considère le jeûne comme un moyen de régénération du corps. En m’assurant une bonne hydratation et une alimentation équilibrée lors du&nbsp;<em>sahur</em>&nbsp;et de&nbsp;<em>l’iftar</em>, je parviens à minimiser les désagréments et à maintenir un niveau de concentration correct.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Comment gérez-vous le stress et la pression professionnelle pendant le Ramadan ? Avez-vous des stratégies pour maintenir un équilibre ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Pour gérer le stress, j’adopte une organisation rigoureuse, je planifie mes journées avec des objectifs clairs et atteignables. J’évite la surcharge de travail en anticipant les tâches et en les répartissant de manière équilibrée. Lorsque la pression devient plus forte, je prends quelques instants pour respirer et me recentrer, ce qui m’aide à garder un bon équilibre entre mes obligations professionnelles et mon état physique et mental.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Le jeûne affecte-t-il votre humeur et vos interactions avec vos collègues ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Le manque d’énergie peut parfois influencer l’humeur, notamment en fin de journée. Cependant, j’essaie de rester conscient de cela et d’adopter une approche plus tolérante dans mes interactions. J’évite les discussions trop intenses ou stressantes et privilégie une communication calme et posée. En étant attentif à mon état et à celui des autres, il est possible de maintenir une bonne ambiance au travail malgré la fatigue.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Selon vous, quels aménagements ou soutiens pourraient être mis en place dans les entreprises pour améliorer l’expérience des travailleurs pendant le Ramadan ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Les entreprises gagneraient à offrir plus de flexibilité dans les horaires et à réduire le volume de travail sur les tâches les plus énergivores. L’ajout de pauses stratégiques et la possibilité de télétravail pour certaines missions pourraient aussi être bénéfiques. Ces aménagements montreraient une prise en compte du bien-être des employés, ce qui renforcerait leur engagement et leur motivation.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>En tant que travailleur, quels conseils donneriez-vous à vos collègues pour mieux concilier le jeûne et les exigences professionnelles pendant le Ramadan ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Je leur conseillerais d’être stratégiques dans la gestion de leur temps et de leurs efforts. Il est important de prioriser les tâches exigeantes le matin et d’utiliser l’après-midi pour des missions plus légères. De plus, il faut bien s’hydrater et manger équilibré lors du&nbsp;<em>sahur</em>&nbsp;et de&nbsp;<em>l’iftar</em>&nbsp;pour éviter les coups de fatigue. Enfin, il ne faut pas hésiter à communiquer avec ses collègues et son employeur pour ajuster les conditions de travail si nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Interview réalisée et transcrite par Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Droits des travailleurs : entrée en vigueur du premier traité international contre violence et harcèlement sexuel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jun 2021 17:48:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[harcèlement sexuel]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>
		<category><![CDATA[violences faites aux femmes]]></category>
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<p>Pour mieux lutter contre la violence et le harcèlement sexuel dans le monde professionnel, l’Organisation internationale du Travail (OIT) vient d’annoncer, le lundi dernier, l’entrée en vigueur du premier traité&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour mieux lutter contre la violence et le harcèlement sexuel dans le monde professionnel, l’Organisation internationale du Travail (OIT) vient d’annoncer, le lundi dernier, l’entrée en vigueur du premier traité international sur ces phénomènes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une <a href="https://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/management/40-des-femmes-cadres-en-ont-deja-ete-victimes-de-harcelement-sexuel-au-travail_1988475.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude</a>, parue en 2018, 40&nbsp;% de femmes-cadres sont celles qui ont été victimes de <a href="https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1043#:~:text=Le%20harc%C3%A8lement%20sexuel%20se%20caract%C3%A9rise,situation%20intimidante%2C%20hostile%20ou%20offensante." target="_blank" rel="noreferrer noopener">harcèlement sexuel</a>. Ce phénomène, dans les entreprises et les administrations, n’épargne apparemment ni les chefs d’entreprise, ni les personnes à la recherche d’emploi. Les femmes, âgées de 50 à 64, seraient les plus exposées à cette violence dans les entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa tâche de contribuer à diminuer ce phénomène répandu, l’Organisation internationale du travail (OIT) a annoncé le lundi dernier, <a href="https://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/news/WCMS_806035/lang--fr/index.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’entrée en vigueur du premier traité</a> international sur la violence et le harcèlement sexuel dans le monde du travail, le 25&nbsp;juin 2021. Et cela, deux ans après son adoption par la Conférence internationale du Travail (CIT).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Phénomène à éradiquer</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« La convention n°&nbsp;190 appelle les États membres de l’OIT à éradiquer du monde du travail la violence et le harcèlement sous toutes leurs formes »,</em> a déclaré le directeur général de l’OIT, Guy Ryder, en lançant une campagne consistant à promouvoir la ratification et la mise en œuvre de cette Convention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la <a href="https://saheltribune.com/zero-vbg-une-plateforme-web-et-une-application-mobile-de-lutte-contre-les-vbg/">violence et le harcèlement sexuel</a> se présentent comme des phénomènes mettant en cause le respect de la dignité humaine dans le secteur professionnel. Dans le monde du travail, signale l’OIT, violences et harcèlement sexuel &nbsp;prennent des formes diverses et entrainent, par conséquent, des dommages physiques, psychologiques, sexuels et économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette Convention reconnait donc le droit de chacun à un monde du travail <em>« exempt de violence et de harcèlement »</em>. Elle se veut offrir également un cadre d’action commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Ryder <em>« exhorte [ainsi] les pays à ratifier la convention et à contribuer à bâtir, avec les employeurs, les travailleurs et leurs organisations, une vie professionnelle digne, sûre et saine pour tous »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour marquer l’entrée en vigueur de ce tout premier traité, l’OIT a lancé une campagne mondiale, allant du 21 au 25&nbsp;juin 2021. Cette campagne vise à appeler les États à renouveler leur engagement à ratifier et mettre en œuvre la Convention.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Travailler moins sauvera-t-il la planète ? Oui, mais à certaines conditions</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Dec 2020 17:11:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[gestion des ressources humaines]]></category>
		<category><![CDATA[santé des travailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>
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<p>L’idée de la semaine de quatre jours fait son chemin dans les esprits. Récemment, plusieurs grandes compagnies aux États-Unis ont essayé de travailler en horaires réduits. En France, certaines entreprises&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’idée de la semaine de quatre jours fait son chemin dans les esprits. Récemment, <a href="https://www.washingtonpost.com/news/the-switch/wp/2016/08/26/amazon-is-piloting-teams-with-a-30-hour-work-week/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plusieurs grandes compagnies</a> aux États-Unis ont essayé de travailler en horaires réduits. En France, certaines entreprises comme <a href="https://www.usine-digitale.fr/editorial/welcome-to-the-jungle-passe-a-la-semaine-de-4-jours.N1033104" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Welcome to the Jungle</a> ont déjà commencé à instaurer ce système.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreuses recherches, dont des <a href="https://assets.henley.ac.uk/defaultUploads/Journalists-Regatta-2019-White-Paper-FINAL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">travaux conduits</a> par mes collègues et moi-même, ont montré des bénéfices clairs, tels que l’amélioration de la satisfaction et de la productivité des employés, des économies dans les frais de déplacement et une baisse des absences pour maladie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, l’intérêt que suscite la semaine de quatre jours n’est plus seulement lié à la question du bien-être des travailleurs, mais également à l’impact environnemental qu’aurait une telle mesure.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">Travailler moins, une aubaine pour le climat</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs rapports et commentateurs ont identifié les différentes manières dont une semaine de quatre jours pourrait réduire l’empreinte carbone. En s’appuyant sur les données de 29 pays de l’OCDE entre 1970 et 2007, une <a href="https://econpapers.repec.org/bookchap/elgeechap/14843_5f12.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude publiée en 2012</a> révélait qu’une réduction de 10 % des heures de travail ferait chuter l’empreinte écologique de 12,1 %, l’empreinte carbone de 14,6 % et les émissions de CO<sub>2</sub> de 4,2 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’où ces économies proviennent-elles ? La voie la plus directe via laquelle la semaine de quatre jours pourrait réduire les émissions est la diminution des trajets entre le domicile et le travail à forte intensité de carbone, et <a href="https://assets.henley.ac.uk/defaultUploads/Journalists-Regatta-2019-White-Paper-FINAL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">notre étude</a> soulignait qu’il y avait là un potentiel significatif de dividende « vert ».</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/294554/original/file-20190927-185369-cbc0og.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Les bouchons, néfastes pour la santé des personnes et la planète. Jevanto Productions/Shutterstock</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Notre recherche était fondée sur un échantillon de 505&nbsp;chefs et propriétaires d’entreprises, représentant une variété d’organisations de tailles différentes, et un autre à part de 2063&nbsp;adultes, représentatif du Royaume-Uni en matière d’âge, de genre et de religion. Nous avons demandé à chacun d’entre eux comment une semaine de quatre jours affecterait leurs habitudes de déplacement, puis nous avons appliqué leurs réponses aux données de l’enquête nationale sur le trafic routier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons découvert qu’en ramenant ces résultats à l’échelle du Royaume-Uni, une semaine de travail de quatre jours réduirait de 898&nbsp;millions le nombre de kilomètres hebdomadaires parcourus par les salariés se rendant au travail, ce qui diminuerait la consommation de carburant et les frais de déplacement. Dans ce scénario, le kilométrage en voiture pourrait chuter de près de 9&nbsp;%. Plus de la moitié (51&nbsp;%) des employés ont déclaré qu’ils conduiraient moins leur voiture, contractant la distance hebdomadaire parcourue de 16 à 30&nbsp;kilomètres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diminution du temps de transports aurait d’autres bénéfices, notamment en <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160412017318263" target="_blank" rel="noreferrer noopener">matière de santé</a>, en réduisant la demande de produits et de services de santé très émetteurs tels que les traitements hospitaliers, les visites chez le médecin généraliste ou les médicaments. La diminution du stress et de l’anxiété liés aux bouchons aura également des effets positifs sur la <a href="https://link.springer.com/article/10.1007/s11116-017-9766-2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">santé mentale</a>, particulièrement <a href="https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1068/a46267" target="_blank" rel="noreferrer noopener">chez les femmes</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec trois jours de week-end, les travailleurs auront davantage l’opportunité de faire du sport, de passer du temps dehors ou de faire d’autres activités qui améliorent leur <a href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/17439760.2017.1374436" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bien-être physique et mental</a>. Cela se traduit là aussi par un recours moindre aux services de santé polluants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Travailler un jour de moins dans la semaine signifie aussi moins de besoins en biens et en services que l’on utilise au bureau. Les ordinateurs et les machines fonctionneront plus longtemps, la papeterie et les uniformes seront être remplacés moins souvent, le personnel de ménage nettoiera moins régulièrement, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est potentiellement un cercle vertueux, car un meilleur cadre de vie, moins pollué, peut améliorer les niveaux de productivité. C’est pourquoi les avantages environnementaux d’une semaine de quatre jours peuvent également être considérés comme un <a href="https://www.aeaweb.org/articles?id=10.1257/aer.102.7.3652" target="_blank" rel="noreferrer noopener">investissement dans le capital humain</a>.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">Du bon usage de son temps libre</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une semaine de quatre jours pourrait aussi avoir des conséquences tout autres. Il est nécessaire d’instaurer des politiques et des stratégies pour minimiser les effets négatifs et optimiser les dividendes «&nbsp;verts&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bénéfices nets dépendent de la façon dont les travailleurs utilisent ces trois jours de temps libre. S’ils emploient ce jour de congé supplémentaire à partir en week-end en avion, conduire une voiture de sport de luxe ou regarder la télévision à la maison avec le chauffage ou la climatisation au maximum, ces heures de travail réduites pourraient même devenir <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0959652617301300" target="_blank" rel="noreferrer noopener">néfastes pour l’environnement</a>.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/294558/original/file-20190927-185359-1qqhlbq.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Une semaine de travail plus courte risque d’entraîner un plus grand nombre de longs week-ends de vacances – en avion. MiniStocker/Shutterstock</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Une semaine raccourcie ne sera pas non plus si bénéfique si le travail de cinq jours est condensé en quatre avec des horaires démentiels (comme cela s’est produit dans une expérience dans <a href="https://www.governing.com/columns/utahs-demise-of-the-four-day-work-week.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’État américain de l’Utah</a>). Les employés seront alors amenés à hiérarchiser les tâches et à travailler plus longtemps, ce qui entraîne de <a href="https://edition.cnn.com/2016/09/15/health/four-day-workweek/index.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’anxiété, un stress lié aux performances</a> et donc une augmentation de la demande de soins.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.ons.gov.uk/peoplepopulationandcommunity/housing/bulletins/housingaffordabilityinenglandandwales/2018" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les prix inabordables de l’immobilier</a> dans de nombreuses régions du Royaume-Uni (comme de la France), couplés à la faible croissance des salaires, signifient aussi que la perte de revenus liée à la semaine de quatre jours obligera certains travailleurs à les compléter par des emplois annexes. Ce qui annihilerait les avantages environnementaux de ce supposé jour de congé.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">Les conditions pour que ça marche</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Bien utilisées, les nouvelles technologies – à l’image de l’intelligence artificielle ou de la robotique – pourraient aider à obtenir des <a href="https://theconversation.com/if-robots-take-our-jobs-what-will-it-mean-for-climate-change-123507" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gains de productivité</a> pour assurer les mêmes résultats que la traditionnelle semaine de travail de 5 jours sans perte d’emploi ni de revenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les employés doivent passer leur surplus de temps libre à améliorer leur santé et leur bien-être, nous aurons également besoin d’investissements supplémentaires dans des <a href="https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/jun/21/help-the-planet-work-a-four-day-week" target="_blank" rel="noreferrer noopener">infrastructures</a> moins gourmandes en carbone. Cela implique des transports publics plus efficaces, davantage de parcs, de bibliothèques, de centres communautaires et d’installations sportives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc essentiel que les salariés comprennent l’ensemble des enjeux de cette proposition. Les diverses structures économico-sociales devraient <a href="https://theconversation.com/working-four-day-weeks-for-five-days-pay-research-shows-it-pays-off-100375" target="_blank" rel="noreferrer noopener">apporter leur soutien</a> ainsi que des programmes de formation appropriés devraient être mis en place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun doit être prêt à changer ses perspectives et à modifier son comportement de manière positive. À cette condition seulement, la semaine de quatre jours pourra produire les bénéfices escomptés pour les travailleurs, leur famille, leurs employeurs et l’environnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/anupam-nanda-829800" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anupam Nanda</a>, Professor of Urban Economics &amp; Real Estate, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/university-of-manchester-1204" target="_blank" rel="noreferrer noopener">University of Manchester</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/travailler-moins-sauvera-t-il-la-planete-oui-mais-a-certaines-conditions-152102" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/152102/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important" />
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		<title>Le développement technologique ou l’auto-étouffement de l’humain!</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Sep 2020 14:47:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Automatisation]]></category>
		<category><![CDATA[Chômage]]></category>
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<p>Le monde dans lequel nous vivons devient de plus en plus problématique. Plus les opportunités de travail s’ouvrent, moins le travail s’acquiert. Le progrès des nouvelles technologies prend de plus&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le monde dans lequel nous vivons devient de plus en plus problématique. Plus les opportunités de travail s’ouvrent, moins le travail s’acquiert. Le progrès des nouvelles technologies prend de plus en plus d’ampleur dans nos sociétés, des moins développées aux plus développées. Cela engendre des conséquences désastreuses sur le plan du travail.</strong><br>Nous vivons dans un monde si paradoxal que l’humain ne maitrise plus rien. Et pourtant, tout relève de son unique et entière responsabilité. Le problème du chômage dans nos contrées est devenu une problématique récurrente contre laquelle tous les gouvernants du monde luttent au jour le jour. Mais ce qui étonne au fond de cette problématique devenue un casse-tête est l’abondance du travail que nous constatons au sein de nos États. Quel est ce gouvernant dont le langage ne soutient pas que son pays ne manque aucunement du travail ? Prenons le cas proprement malien pour nous en convaincre. Une fois que les jeunes maliens crient au chômage, tu trouveras des yeux hagards d’ébahissement. Un étonnement qui se suit d’une interrogation : Comment manquer de travail dans un pays traversé par deux grands fleuves (le Niger et le Sénégal) ? Des cours d’eau pouvant permettre de pratiquer du maraichage, de la riziculture, de la pisciculture et plein d’autres activités tributaires de l’eau.<br>En ce qui concerne les pays les plus industrialisés, le problème se pose et les mêmes interrogations tombent. Plusieurs industries se trouvent implantées, mais l’acquisition d’un travail reste un idéal pour les humains. Comme cela semble être paradoxal !<br>La cause de ce phénomène paradoxal est simple : c’est la faute à l’homme. C’est pourquoi il faudrait rendre aux grands hommes leur mérite. L’intellectuel anglais du XVIIe siècle, Thomas Hobbes, avançait en parlant de l’État de nature, un état non historique, mais juste répondant à des soucis méthodologiques: « <em>L’homme devient un loup pour l’homme </em>». Alors l’humanité retraverserait son « <em>état de nature </em>», un état où l’homme devient son propre ennemi à travers ses productions.<br>Le progrès des nouvelles technologies rend le monde plus facile pour l’homme parce qu’il crée de multiples opportunités, mais en même temps le lui rend plus difficile, s’il s’agit de la fabrication des robots, mais aussi de bien d’autres appareils technologiques.<br>L’automatisation contribue grandement au chômage dans le monde. Les industries qui devaient recruter 100 hommes pour le bon fonctionnement de leurs activités se contentent de 20 voire 10 hommes pour faire plus efficacement leurs travaux et ipso facto 80 à 90 travailleurs se retrouvent au chômage. Ainsi, plus les technologies prennent le dessus, plus le taux de chômage augmente. Or, cette tendance, la technologisation, s’empare petit à petit de tous les secteurs.<br>De nos jours, des poupées sexuelles censées remplacer, dans les jours à venir, les prostituées dans les bars ou les maisons closes, sont sur les marchés. Tous ces constats ne peuvent qu’être craintifs puisque ne pouvant que nous conduire vers le chaos. C’est pour cette raison que l’intellectuel allemand du XXe siècle, Jürgen Habermas, s’insurgeait contre cette nouvelle tendance, l’usage excessif des nouvelles technologies, en recommandant de la faire accompagner par une rationalité plus forte. D’où aussi, avant lui, tout le dégoût de Jean Jacques Rousseau, Intellectuel français du XVIIIe, contre la science parce que celle-ci corrompt nos mœurs, disait-il.<br>Tout compte fait, il est plus qu’urgent que nous arrivions à la compréhension suivante : que la technologie ne peut jamais remplacer l’homme parce qu’elle manque d’humanisme. Outre cela, que se passera-t-il quand les technologies dégénèreront ou que les robots se révolteront contre le monde ? Le monde sera seulement habité par des robots. Faisons accompagner l’usage des technologies par la raison pour cesser d’être les victimes de nos productions. Ce qui se résume à la célèbre sentence prononcée par Rabelais dans le Pantagruel : « <em>Science sans conscience n’est que ruine de l’âme !»</em><br>Ce développement technologique, notamment les NTIC donnant lieu à la prolifération des réseaux sociaux constitue d’ailleurs un danger pour l’humanité, et les femmes plus particulièrement. Les cyberviolences deviennent une monnaie courante dans nos sociétés. Les femmes se trouvent de plus en plus harcelées sur ces nouveaux canaux de communication. Dans le rapport d’Amnesty International en 2018, nous apprenons que « <em>23% des femmes interrogées dans 8 pays ont déjà été harcelé(es) ou agressées verbalement en lign</em>e ». Chose qui constitue un obstacle à l’épanouissement des jeunes filles voire des femmes notamment en ce qui concerne la liberté d’expression. La multiplication de ces pratiques d’une autre époque reste tributaire également du développement technologique. Si l’on ne prend pas garde, l’aliénation technologique est en phase de s’imposer.<br><strong>Fousseni Togola</strong></p>
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		<title>Pour un avenir meilleur, les Nations unies invitent le monde à investir dans la jeunesse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Sep 2020 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
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<p>L’avenir du monde du travail est sujet d’inquiétude en raison du manque de formation qualifiée et donc de la mauvaise préparation de la jeunesse qui doit prendre la relève. Face à cette crainte, les Nations unies invitent à accompagner la jeunesse.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’avenir du monde du travail est sujet d’inquiétude en raison du manque de formation qualifiée et donc de la mauvaise préparation de la jeunesse qui doit prendre la relève. Face à cette crainte, les Nations unies invitent à accompagner la jeunesse.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de l’initiative Génération sans limites, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres a appelé, mardi 1<sup>er</sup> septembre 2020, lors d’une réunion virtuelle de haut niveau, à investir dans l’apprentissage et la formation numérique des jeunes afin de renforcer la cohésion sociale et réduire les inégalités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien n’est de trop pour une meilleure formation des enfants. De ce fait, <em>« mettre des ressources dans l’apprentissage et la formation numérique des jeunes est un investissement essentiel pour renforcer la cohésion sociale et réduire les inégalités intenables qui bloquent le développement humain et la croissance économique »,</em> déclare le chef de l’ONU au cours de cette réunion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette Organisation internationale (ONU) estime que <em>« sans un investissement urgent en faveur de l’éducation et de la formation, la population mondiale d’adolescents et de jeunes, qui croît rapidement et représentera deux milliards de personnes d’ici à 2030, restera mal préparée et non qualifiée pour le monde du travail à venir. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lancée depuis 2018, dans l’optique de faire en sorte que chaque jeune ait accès à une éducation de qualité, à une formation ou à un emploi de qualité à l’horizon&nbsp;2030, l’initiative Génération sans Limites fait partie de la Stratégie jeunesse&nbsp;2030 du secrétaire général de l’ONU. Elle complète également les programmes existants venant en aide aux adolescents et aux jeunes, lit-on sur le site internet ONU Info.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux dires de M.&nbsp;Guterres, l’avènement de la Covid-19 a aggravé cette situation des jeunes dans le monde. Car <em>« la pandémie de Covid-19 a révélé des lacunes, des fragilités et des inégalités qu’on a laissées se développer depuis bien trop longtemps. Les jeunes sont souvent en première ligne de cette injustice. »</em> Toutefois, M.&nbsp;Guterres reconnait que <em>« même avant la pandémie, environ un cinquième des jeunes n’avaient pas d’emploi, d’éducation ou de formation ». </em>Avec la pandémie de covid-19, près d’un tiers des jeunes de la population mondiale ne peuvent pas accéder à l’apprentissage à distance, indique le secrétaire général de l’ONU.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Guterres, la situation des enfants et des jeunes est une crise dans la crise pendant cette pandémie. Il reste convaincu que <em>« nous pouvons et devons inverser cette tendance. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne l’investissement dans l’apprentissage et la formation numérique des jeunes, il invite les jeunes eux-mêmes à disposer d’un pouvoir de décision tout en apportant leur créativité et leur énergie pour aider à résoudre les défis auxquels le monde est confronté. C’est pourquoi M.&nbsp;Guterres souligne que <em>« nous avons une opportunité générationnelle de réinventer l’éducation pour la quatrième révolution industrielle, grâce au développement de programmes et de compétences modernes et pertinents. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cette réunion, Antonio Guterres n’a pas manqué à lancer un appel au secteur privé à s’investir dans des partenariats à valeur partagée. C’est ainsi qu’il déclare&nbsp;: <em>« Au cours des douze prochains mois, nous devons renforcer les liens entre les secteurs et rallier les investissements dans l’objectif ambitieux de connecter la moitié du monde aux opportunités. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba, stagiaire</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>#Au_Monde_Des_Eaux 7 : les conditions de l’union sacrée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 May 2020 14:47:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[dot]]></category>
		<category><![CDATA[mariage]]></category>
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<p>Tu resteras une année pour cultiver les cinq hectares de pommes et de légumes que tu vois. Tu participeras à une course et à un combat comme il est de coutume chez nous. Si tu perds cette course ou ce combat, tu perds la fille. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce septième épisode de notre série de billets fictifs, il est question des conditions de l’union sacrée entre un humain et une sirène.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’homme est prêt d’accepter tout pour avoir ce qu’il aime. J’étais disposé à faire ou donner n’importe quoi pour avoir cette fille sirène en mariage. Mais je restais convaincu que la façon dont les mariages se font dans ce monde, je ne pourrais pas supporter le coup financièrement. Tout compte fait, j’aimais cette fille et étais prêt à prendre tous les engagements imaginables et inimaginables pour la marier. Cela ces parents l’avaient compris. Toute la tribu le savait.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Conversations avec des anciens </strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation m’a fait rappeler aux philosophes qui nous ont enseigné que l’important pour un homme, c’est l’engagement. Lorsque nous voulons une chose, nous nous engageons considérablement, souvent jusqu’à y perdre la vie, pour l’avoir. C’est juste une question de courage et de détermination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1690&amp;action=edit">Au monde des eaux 1 : victime de sa haine</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien ne pouvait plus m’arrêter. Je ne pensais même plus à mes parents et amis humains. J’étais convaincu de la force de la volonté dans la vie d’un homme. J’étais devenu un admirateur fougueux de Donald qui enseignait dans son livre «  <em>Conversation avec Dieu » </em>que le bonheur et le malheur de l’homme dépendent de sa simple volonté. Il suffit de rester optimiste face à tout ce que nous désirons ou choisissons. La volonté est une force magique qui nous guide tout en triplant notre force pour qu’on puisse acquérir ce qu’on recherche.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les conditions du mariage</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je pars demander les conditions de mon mariage&nbsp;avec la fille sirène&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Bonjour père.</li><li>Bonjour, as-tu bien dormi ?</li><li>Oui, très bien.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le monde des sirènes, on ne demande pas à un père comment il se porte. Alors je devrais continuer en ces termes&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1976&amp;action=edit">#AuMondeDesEaux2 : citoyen d’un nouveau monde</a></p>



<ul class="wp-block-list"><li>Tu me parlais des conditions à remplir pour avoir ta fille en mariage. Mais la discussion avait été rompue. Alors, quelles sont vos conditions ?</li><li>J’avais fait exprès de ne pas te les énumérer en vue de me rassurer que tu aimasses réellement ma fille. Tu viens de remplir la première condition qui nous ouvrira la porte aux autres. Mais sache que tu passeras cette année encore chez nous.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2164&amp;action=edit">#AuMondeDesEaux 3 : un cadavre qui médite sur la mort</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je venais déjà de passer plus de trois ans dans cette vie aquatique. Je calculais la proposition et me disait que j’allais y passer encore quatre ou cinq ans. Mais qu’à cela ne tienne, je ne pouvais pas y renoncer. Cette fille a avant toute autre chose sauvé ma vie en me rendant pour la première fois heureuse. Elle mérite des reconnaissances. C’est dans ces réflexions que je réponds&nbsp;à la vieille sirène&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Il n’y a aucun problème. Faites comme vous voulez. D’ailleurs, ici, c’est chez moi maintenant.</li><li>Bien. Tu resteras une année pour cultiver les cinq hectares de pommes et de légumes que tu vois. Tu participeras à une course et à un combat comme il est de coutume chez nous. Si tu perds cette course ou ce combat, tu perds la fille. Quant au travail que tu effectueras, il est considéré comme la dot que tu dois nous payer.</li></ul>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La fille promise </strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai compris depuis ce jour que le mariage ne les plaisait pas beaucoup. D’ailleurs, la fille m’avait parlé de l’intention de son père qui était de la donner en mariage au fils d’un autre roi d’une tribu étrangère. Mais la fille n’aimait pas ce monsieur. Il se trouve que c’est avec cet adversaire que je dois mener la course, et c’est contre lui que je dois me battre. Histoire pour trouver des explications à leur refus. Si je perds le combat ou la course, on dira que je ne serai pas en mesure de prendre soin de leur fille a posteriori de la tribu. Je comprenais tout cela. Ce qui ne me laissait plus le temps de me reposer. Je passais toute la journée à m’entrainer au combat et à la course.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bilaly Tamboura, migrant de retour : « Je serai toujours prêt à reprendre le chemin »</title>
		<link>https://saheltribune.com/bilaly-tamboura-migrant-retour-serai-toujours-pret-reprendre-chemin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2020 15:11:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[financement de projets]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[migrant de retour]]></category>
		<category><![CDATA[migration]]></category>
		<category><![CDATA[migration irrégulière]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>
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<p>Nous ne partons pas pour le plaisir de partir. Mais quand tu te rends compte que le système n’est pas ouvert aux gens qui n’ont pas de relations, tu es obligé de partir.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ils sont nombreux les jeunes maliens qui empruntent la voie de la migration irrégulière. Revenir s’installer dans leur pays de départ sans avoir un avenir assuré n’est pas une bonne option pour la plupart. Bilaly Tamboura est un jeune migrant de retour. Il nous parle dans cette interview de son aventure. Il est également question de ses déceptions des autorités maliennes.&nbsp;</strong></p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Phileingora</strong>&nbsp;: <strong>pourriez-vous nous raconter votre aventure ? Comment vous êtes-vous retrouvé hors du Mali ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bilaly Tamboura</strong>&nbsp;: je n’ai jamais imaginé qu’un jour j’allais quitter le Mali par la voie de l’immigration irrégulière. Mais j’étais à la Faculté des Sciences juridique et les années se ressemblaient en raison d’un système LMD mal compris. On avait fait cinq années sans avoir la Licence. C’est ainsi que je me suis décidé de quitter le Mali sans savoir au début quelle orientation prendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me retrouve ainsi à Cotonou où j’ai passé près d’un mois avant de traverser le Nigéria pour le Cameroun puis Douala où j’ai passé plus de huit mois. De là-bas, je rejoins la Guinée équatoriale où j’ai rencontré énormément de problèmes à l’entrée. Mes difficultés ont d’ailleurs commencé depuis au Nigéria. Nous étions deux convois de jeunes Maliens dont l’un sera arrêté par les militaires nigérians. Moi, j’ai pu échapper à cette arrestation. C’est à la frontière Cameroun-Guinée équatoriale que je serai arrêté et enfermé pendant des jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après ma libération, je passe près de quatre années en Guinée équatoriale. La famille commençait à s’inquiéter. Parce qu’il y avait des contrôles dans ce pays à travers lesquels on chassait les sans-papiers nuit et jour. Ce qui faisait que beaucoup fuyaient vers le Gabon ou retournaient au Cameroun.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Pourquoi êtes-vous retourné au bercail ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces inquiétudes de ma famille, ma mère tombera gravement malade jusqu’à ce qu’elle ait été transportée de Douentza jusqu’à Bamako pour les soins. Elle y passera près de six mois pour ses soins sans arrêter pour autant de réclamer mon retour. Apprenant la nouvelle, je me suis décidé de rentrer la rendre visite. Après son rétablissement, nous sommes rentrés ensemble au village où j’ai passé quelques mois auprès d’elle. Elle n’a plus voulu que je quitte le pays.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Selon vous, pourquoi les jeunes préfèrent-ils emprunter la voie de la migration irrégulière qui conduit d’ailleurs le plus souvent à la mort ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes empruntent la voie de la migration irrégulière afin d’avoir des conditions de vie meilleure. Personnellement, j’étais décidé à passer sept ans en Guinée avant de retourner au Cameroun pour faire deux ou trois ans d’étude avant de retourner au Mali. Je sais qu’il y a beaucoup de gens qui sont dans la même situation. Des jeunes qui veulent étudier, avoir une condition de vie différente, travailler et appuyer leur famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette migration irrégulière est obligatoire pour nous les jeunes. Car nous ne pouvons pas rester dans nos familles et ne pas pouvoir contribuer aux dépenses. &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On entend à longueur des journées que cette voie est dangereuse. Mais que faire ? Rester ici aussi et regarder tes parents dans la galère sans pouvoir ne pas agir est très difficile à supporter.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Le gouvernement vous avait demandé de monter des projets. Où en sommes-nous avec votre projet de pisciculture ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Avant que je ne retourne au pays, j’entendais beaucoup de beaux discours faisant comprendre l’existence de maints projets d’aide, des plans d’accompagnement pour les migrants de retour. Du coup, quand me mère a refusé que je quitte pour une seconde fois le Mali, je me suis rendu au ministère des Maliens de l’extérieur pour m’enquérir de ces projets. J’ai eu confirmation. On m’a demandé de monter mon projet. Chose que j’ai faite. J’ai déposé le projet sur la pisciculture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2018 jusqu’à nos jours, je n’ai plus rien entendu de ce projet. Or, après avoir monté ce projet, je me suis vite mis à me former en entrepreneuriat. Pendant trois à quatre mois, j’ai suivi des formations dans ce sens tout en espérant recevoir un financement pour mettre en place mon projet, le gérer et ne plus avoir l’envie d’emprunter la voie de la migration irrégulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malheureusement, jusqu’à présent, le financement tarde à venir. À chaque fois que moi et beaucoup d’autres de mes amis nous nous rendons audit ministère pour nous en enquérir de l’état d’avancement des dossiers, on nous demande d’attendre parce qu’il n’y a pas encore de financement.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Après toutes ces aventures, seriez-vous prêts à reprendre le même chemin ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Je serai toujours prêt à reprendre le chemin. Parce que j’ai eu l’expérience de la route. Je connais un peu les rouages. Un proverbe&nbsp;dit&nbsp;: <em>« À défaut de sa maman, on tète sa grand-mère</em> ». Donc, à défaut d’avoir les moyens pour réaliser ses rêves dans son pays, on est obligé de partir.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Bilaly Tamboura, migrant de retour : « Je serai toujours prêt à reprendre le chemin » (Bambara)" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/w8ncExgL2wE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ne partons pas pour le plaisir de partir. Mais quand tu te rends compte que le système n’est pas ouvert aux gens qui n’ont pas de relations, tu es obligé de partir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Personnellement, pour le financement de mon projet, j’ai été jusqu’à me rendre à des banques pour chercher des crédits. Mais sans garanties, les banques ne peuvent pas aider. Que faire ? L’État qui devrait octroyer le financement ne réagit toujours pas pendant deux à trois ans. On ne peut pas attendre éternellement. Ce qui me retient encore, malgré tout, c’est ma mère.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Soutiendrez-vous la migration irrégulière ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne dirai pas que je soutiens ou pas la migration irrégulière. Mais n’oublions pas ce dicton qui dit que « <em>la mort vaut mieux que la honte</em> ». Aller mourir sur le chemin de l’aventure ou rester au Mali pour essuyer la honte ? Regardons juste la vérité en face. On ne peut pas retenir des jeunes de trente ans voire plus sans rien leur donner comme occupation alors qu’ils ont aussi des charges comme tout le monde.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Quel appel lancez-vous à vos frères qui ont refusé de retourner chez eux ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne les en veux pas. Ils ont leur raison. Mais tout ce que je peux leur demander, c’est de temps en temps revenir rendre visite aux parents. Je ne les demande pas de revenir s’installer au Mali s’ils ne sont pas prêts. Mais juste venir rendre visite aux parents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans mon aventure, j’ai croisé des Maliens au Nigéria, qui ont passé 15 ans sans retourner au Mali. Au Cameroun, il y a des gens qui ont fait 20 ans sans retourner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne peut pas revenir s’installer ici. Car une fois que tu pars tu apportes un changement dans ta situation financière, dans la condition de vie de ta famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui empêche aussi d’autres de revenir, c’est le fait qu’ils n’ont pas pu gagner assez d’argent. Si tu retournes dans ces conditions, les mains vides, ce sont tes parents mêmes qui vont te chasser avant que la société ne le fasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Partir est une décision très risquée et très lourde de conséquences, mais revenir bredouilles est une autre traversée du désert.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réalisée par Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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