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	<title>Archives des transparence judiciaire &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>4e édition de la Semaine de la Justice : capitaliser les réformes pour une justice crédible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 10:23:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La 4e édition de la Semaine de la Justice se tient à Bamako, mettant en avant les réformes et leur impact sur la justice.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le&nbsp; Centre International de Conférence de Bamako (CICB) a accueilli, ce lundi 9 février 2026, le lancement solennel de la quatrième édition de la Semaine de la Justice, présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, M. Mamoudou Kassogué. L’événement a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs judiciaires et de nombreuses personnalités. Cette mobilisation illustre l’importance accordée à la justice dans le processus de consolidation institutionnelle et de restauration de la confiance citoyenne. &nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Placée sous le thème « <em>La justice à l’ère de la concrétisation et de la capitalisation des réformes </em>», cette édition se déroulera du 9 au 14 février. Le choix de cette thématique traduit une volonté claire de mettre en avant les réformes engagées et d’en mesurer les impacts. Comme l’a rappelé le président de la commission d’organisation, Dr Aboubacar Sidiki Diarrah, « <em>il n’y a pas de croissance sans réformes et pas de réformes sans croissance </em>». Cette affirmation souligne le lien indissociable entre progrès économique et modernisation institutionnelle, où la justice joue un rôle central dans la construction d’un État crédible et efficace. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-initiative-institutionnalisee-depuis-2022"><strong>Une initiative institutionnalisée depuis 2022</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Institutionnalisée en 2022 par le gouvernement de la transition, sur proposition du ministre de la Justice, la Semaine de la Justice est devenue un rendez-vous incontournable. Son objectif est de rapprocher la justice des justiciables et de promouvoir un service public plus efficace. Elle vise à renforcer la transparence et l’accessibilité, tout en contribuant à restaurer la confiance du public envers une institution souvent perçue comme distante. Les activités prévues au programme permettront d’ouvrir des espaces de dialogue et de sensibilisation, favorisant une meilleure compréhension des mécanismes judiciaires et des réformes en cours.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son discours d’ouverture, le ministre Mamoudou Kassogué a insisté sur la nécessité de rompre avec l’image d’une justice qualifiée autrefois de « <em>grande muette </em>». Selon lui, cette initiative démontre que la justice est désormais une institution vivante, ouverte et accessible. Il a également rappelé que « l<em>es professionnels de la justice sont mal fondés à donner des leçons ou à prononcer des décisions de condamnation à l’encontre des citoyens si eux-mêmes sont les premiers à transgresser allègrement la loi </em>». Ce message fort traduit une exigence de cohérence et d’exemplarité au sein du corps judiciaire, condition essentielle pour restaurer la crédibilité de l’institution. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-dynamique-de-transparence-et-de-proximite"><strong>Une dynamique de transparence et de proximité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette quatrième édition marque une étape significative dans le processus de réforme et de modernisation du système judiciaire malien. Elle s’inscrit dans une dynamique de transparence et de responsabilisation, où l’accent est mis sur la proximité avec les citoyens. En mettant en avant la capitalisation des réformes, l’événement ambitionne de consolider les acquis et de tracer les perspectives d’une justice plus crédible et plus digne de confiance. Pour les acteurs institutionnels comme pour les citoyens, cette semaine représente une opportunité de dialogue et de réflexion collective sur l’avenir de la justice au Mali.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des discours, cette semaine se veut un espace de rencontre et de pédagogie, où les citoyens peuvent mieux comprendre le rôle de la justice et les réformes en cours. Elle incarne une volonté politique de rendre la justice plus proche, plus transparente et plus exemplaire. En plaçant la réforme au cœur de son action, le gouvernement entend démontrer que la justice n’est pas seulement une institution de sanction, mais aussi un pilier de la cohésion sociale et du développement. La Semaine de la Justice 2026 s’annonce ainsi comme une étape décisive pour bâtir une justice accessible, crédible et respectée par tous. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Justice au Mali : sur la voie de la mise en œuvre pratique des nouveaux textes</title>
		<link>https://saheltribune.com/justice-au-mali-sur-la-voie-de-la-mise-en-oeuvre-pratique-des-nouveaux-textes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2025 13:49:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le forum national des magistrats au Mali vise à renforcer les capacités pour une bonne application de la justice au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 13&nbsp;décembre 2024, le gouvernement a promulgué de nouveaux textes concourant à la modernisation de la justice. Ces textes représentent une étape importante dans la construction d’un État de droit solide, mais leur succès dépendra de leur application effective. C’est dans ce cadre que le ministère de la Justice a organisé un forum pour le renforcement des capacités des magistrats.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lancé officiellement à Bamako en 2025, par Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des droits de l’homme, garde des Sceaux, le forum national des magistrats du Mali est un programme de renforcement des capacités destiné à assurer une meilleure application des nouveaux textes. La cérémonie a enregistré la participation de hautes personnalités, dont l’Ambassadrice des États-Unis au Mali, le Coordinateur Résident des Nations-Unies au Mali, les membres du Cabinet du ministère de la Justice, les directeurs des services centraux, ainsi que les chefs de juridiction et de parquet.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son discours, le ministre Kassogué a rappelé que l’entrée en vigueur des nouveaux textes, promulgués le 13&nbsp;décembre 2024, marque une avancée historique dans l’arsenal juridique malien. Autrement dit, le forum est consacré à l’appropriation par les magistrats des nouveaux textes législatifs fondamentaux de la justice malienne : le code pénal, le code de procédure pénale et la loi sur l’organisation judiciaire. Il réunit des magistrats venus de Bamako et de l’intérieur du pays, ainsi que des experts et facilitateurs.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-innovations-du-code-penal-nbsp"><strong>Des innovations du code pénal&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La loi n°&nbsp;2024-027 portant Code pénal compte 702&nbsp;articles contre 328 dans l’ancien code. Il introduit des mesures rigoureuses pour lutter contre les infractions sexuelles et les atteintes à la moralité publique. Les articles&nbsp;325-1 et 325-2 pénalisent les relations qualifiées d’« <em>actes contre nature</em> », avec des peines pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende de 200 000&nbsp;francs CFA. Les délits sexuels et les violences basées sur le genre font l’objet d’une attention particulière, avec des peines exemplaires pour des actes tels que le harcèlement sexuel (article&nbsp;327-5) ou l’inceste (article&nbsp;327-15).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau texte, dans ses articles&nbsp;17 et suivant, stipule que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et certaines infractions économiques graves ne sont pas soumis à la prescription. Il introduit aussi des nouveautés des mécanismes modernes de gestion des peines, comme le sursis avec mise à l’épreuve ou le placement sous surveillance électronique (articles&nbsp;132-28 et suivants du Code Pénal).&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-nouveautes-dans-le-code-de-procedure-penale-nbsp"><strong>Des nouveautés dans le code de procédure pénale&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La loi n°&nbsp;2024-028 portant Code de procédure pénale comporte 1373 contre 634 auparavant. Il place au centre de ses dispositions le respect des droits des parties. L’article&nbsp;3 établit clairement le principe de la présomption d’innocence, assurant que toute personne est innocente jusqu’à preuve du contraire devant une juridiction compétente.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 1<sup>er</sup>&nbsp;insiste sur la nécessité d’une procédure équitable et contradictoire, où la dignité de toutes les parties, qu’elles soient accusées ou victimes, est préservée. Ce principe est renforcé par les articles&nbsp;9 à 12, qui offrent aux victimes la possibilité d’exercer une action civile pour obtenir réparation des préjudices subis. Le nouveau code de procédure pénale prévoit, aussi, des outils adaptés pour traiter les infractions (mariage forcé, traite des personnes ), notamment dans le cadre des flagrants délits, où les pouvoirs des officiers de police judiciaire sont élargis afin de permettre une intervention immédiate et efficace, comme le stipulent les articles&nbsp;79 à 84.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, il fixe la prescription des crimes ordinaires à quinze ans, tout en permettant un délai de vingt ans pour les crimes sexuels graves, comme indiqué dans l’article&nbsp;18. Aussi, les mineurs bénéficient de dispositifs éducatifs spécifiques, avec des mesures de réinsertion adaptées à leur âge et leur situation. De plus, le traitement des crimes flagrants est optimisé, garantissant une réactivité accrue dans la collecte des preuves et la mise en œuvre des poursuites.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-processus-de-refondation-de-l-etat-nbsp"><strong>Processus de refondation de l’État&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut rappeler que ce forum est organisé en par le ministère de la justice en partenariat avec l’organisation internationale du travail (OIT) et, se tient un mois après l’atelier de validation un du nouveau programme décennal de développement du secteur de la justice (PRODEJ) sur la période&nbsp;2025-2034. Il entre dans le cadre du processus de refondation de l’État malien impulsé par le Président de la Transition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un programme qui s’articule autour de cinq axes stratégiques : l’accès à la justice, l’indépendance du pouvoir judiciaire, la protection des droits de l’Homme, la transparence et la modernisation du système judiciaire. Ce nouveau programme est doté d’un premier plan d’action quinquennal (2025-2029) estimé à 271,87&nbsp;milliards&nbsp;FCFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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