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	<title>Archives des transmission des valeurs &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des transmission des valeurs &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Journées nationales du patrimoine culturel 2026 : le Mali valorise les savoirs endogènes et la souveraineté culturelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réunies à Bamako les 18 et 19 juin 2026, les Journées nationales du patrimoine culturel mettent en lumière le rôle des Danbé Kolosibaw dans la transmission des valeurs, la préservation des savoirs endogènes et le renforcement de la souveraineté culturelle du Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La salle Djéli Baba Sissoko du Centre international de conférences de Bamako abrite, depuis ce jeudi 18 juin 2026, les Journées nationales du patrimoine culturel, édition 2026. La cérémonie d&rsquo;ouverture, présidée par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, représentant le Président de la Transition, le Général d&rsquo;armée Assimi Goïta, s’est déroulée en présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé, de plusieurs membres du gouvernement, des autorités administratives, coutumières ainsi que des acteurs du monde culturel.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Placée sous le thème «&nbsp;<em>Rôle et responsabilité du Corps des Danbé Kolosibaw dans la transmission des valeurs du patrimoine culturel&nbsp;</em>», cette édition se tient les 18 et 19 juin 2026 sous le signe «&nbsp;<em>La souveraineté culturelle protège l’âme de la Nation</em>&nbsp;». Elle est consacrée à la mise en lumière du rôle des Danbé Kolosibaw dans la transmission des valeurs sociétales, la préservation des savoirs endogènes et la valorisation du patrimoine culturel immatériel, dans un contexte national marqué par la volonté de renforcer la cohésion sociale et la continuité des traditions culturelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Valeurs culturelles, attachement identitaire profond</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Prenant la parole, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a déclaré que la célébration des Journées nationales du patrimoine culturel offre l’occasion de réaffirmer l’attachement du Mali à son histoire, à ses valeurs et à la richesse de sa diversité culturelle. Il a indiqué que cette rencontre constitue un cadre de promotion, de sensibilisation et de transmission du patrimoine culturel au bénéfice des générations présentes et futures dans une dynamique de préservation de l’identité nationale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-membres-du-gouvernement-.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-membres-du-gouvernement--1024x683.jpeg" alt="Les membres du gouvernement" class="wp-image-22916" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-membres-du-gouvernement--1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-membres-du-gouvernement--300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-membres-du-gouvernement--768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-membres-du-gouvernement--585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-membres-du-gouvernement--263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-membres-du-gouvernement--600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-membres-du-gouvernement-.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les membres du gouvernement à la cérémonie d&rsquo;ouverture des Journées nationales du patrimoine culturel. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution d’ouverture, le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a rappelé que le Mali est une terre de grandes civilisations et d’empires dont le patrimoine culturel constitue un facteur de paix, de cohésion sociale et de dialogue entre les communautés. Il a évoqué les menaces qui pèsent sur cet héritage et a appelé à sa protection, sa valorisation et sa transmission afin de préserver durablement l’identité culturelle nationale et renforcer la résilience collective du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Danbé Kolosibaw, médiateurs des valeurs sociales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Abordant le thème de cette édition, le Premier ministre a présenté les Danbé Kolosibaw comme des médiateurs sociaux et des détenteurs de savoirs endogènes investis d’une mission de transmission. Il a indiqué qu’ils sont appelés à contribuer à la diffusion des valeurs du Maaya et du Danbé, notamment la dignité, l’honneur, le patriotisme, la solidarité, le courage et le respect de la parole donnée, considérés comme des fondements du réarmement moral de la société malienne contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre a rappelé que les Journées nationales du patrimoine culturel s’inscrivent dans le cadre de l’année 2026-2027, décrétée Année de la culture et de l’éducation par le Président de la Transition. Il a procédé à la déclaration d’ouverture des travaux de l’édition 2026 des Journées nationales du patrimoine culturel, inscrites dans un processus de valorisation du patrimoine culturel national et de renforcement des valeurs citoyennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Regards croisés sur les patrimoines culturels vivants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au premier jour des travaux, quatre panels thématiques ont été organisés autour des questions liées au patrimoine culturel. Ces panels ont réuni experts, chercheurs, détenteurs de savoirs traditionnels et participants pour des échanges approfondis sur les enjeux contemporains de la culture, sa transmission et sa préservation dans un contexte de mutations sociales et identitaires.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-diplomates-.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="749" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-diplomates--1024x749.jpeg" alt="Les diplomates" class="wp-image-22917" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-diplomates--1024x749.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-diplomates--300x219.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-diplomates--768x562.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-diplomates--585x428.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-diplomates--600x439.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-diplomates-.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les diplomates à la cérémonie d&rsquo;ouverture des Journées nationales du patrimoine culturel. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ces panels ont été animés par des spécialistes du patrimoine, des chercheurs, des traditionnistes et des personnes ressources, dont Mamady Keïta, spécialiste du N’Ko, Golé Tounkara, Seydou Sangaré, Yacouba Dao et Dr Fodé Moussa Sidibé. Les communications ont porté sur les thématiques inscrites au programme officiel des travaux des Journées nationales du patrimoine culturel 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les panels ont porté sur le rôle et la responsabilité des Danbé Kolosibaw dans la transmission des valeurs du patrimoine culturel, la culture comme facteur de dialogue, de paix et de cohésion sociale en période de crise, la protection des biens culturels en période de crise ainsi que la promotion des langues nationales comme facteur de souveraineté culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Donsos, traditions vivantes et héritage culturel malien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les activités ont été précédées par les cérémonies de Fougoutiguè et de Djibon, organisées par la confrérie des Donsos. Cette séquence a mis en évidence les pratiques, rites et savoir-faire de cette confrérie dans le cadre du patrimoine culturel immatériel malien. Elle a constitué une mise en valeur des traditions associées à cette communauté dans le cadre des Journées nationales du patrimoine culturel, édition 2026, au Centre international de conférences de Bamako.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-chasseurs-.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="608" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-chasseurs--1024x608.jpeg" alt="Les chasseurs" class="wp-image-22918" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-chasseurs--1024x608.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-chasseurs--300x178.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-chasseurs--768x456.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-chasseurs--585x347.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-chasseurs--600x356.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Les-chasseurs-.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les donsos à la cérémonie d&rsquo;ouverture des Journées nationales du patrimoine culturel. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Un hommage a été rendu aux militaires et civils tombés pour la Nation à travers une cérémonie dédiée au Général d’armée Sadio Camara. Ce moment a été inscrit dans le programme des activités d’ouverture des Journées nationales du patrimoine culturel, édition 2026, marquant une séquence officielle de recueillement intégrée aux travaux tenus au Centre international de conférences de Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant deux jours, les réflexions, les conférences et les échanges devront contribuer à une meilleure compréhension du rôle des Danbé Kolosibaw dans la transmission des valeurs du patrimoine culturel. Au-delà des activités inscrites au programme, cette édition ambitionne de renforcer la préservation des savoirs endogènes et de favoriser leur appropriation par les jeunes générations, dans un contexte où la culture est érigée en pilier de la souveraineté nationale et de la cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Rencontre d’échange avec les Danbé Kolosibaw : la souveraineté culturelle au cœur des priorités</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:17:32 +0000</pubDate>
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<p>Réunis à Bamako, les Danbé Kolosibaw ont été présentés comme un nouvel outil de préservation du patrimoine culturel immatériel, de transmission des savoirs endogènes et de renforcement de la cohésion sociale au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La salle Wa Kamissoko du Centre International de Conférences de Bamako a servi de cadre, ce mardi 16 juin 2026, à une rencontre d’échange avec les Danbé Kolosibaw. La cérémonie était présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Boureima Kansaye, ainsi que du ministre d’État, ministre de la Réconciliation nationale, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre a permis de mettre en lumière les enjeux liés à la préservation du patrimoine culturel immatériel et à la transmission des valeurs sociétales. Elle s’inscrit dans une dynamique nationale visant à renforcer la cohésion sociale et à consolider l’identité culturelle à travers des mécanismes communautaires et participatifs impliquant les acteurs traditionnels et les institutions publiques engagées dans la refondation culturelle du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un dispositif inclusif de valorisation culturelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Danbé Kolosibaw ont été présentés comme un dispositif national visant à renforcer la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel du Mali. Cette initiative du ministère en charge de la Culture entend mobiliser des ressources humaines issues de divers horizons socioprofessionnels. Elle s’inscrit dans une dynamique de valorisation des valeurs sociétales et de consolidation de l’identité nationale face aux mutations contemporaines profondes et persistantes et de renforcement du vivre ensemble national durable harmonieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le corps des Danbé Kolosibaw regroupe des légitimités traditionnelles, des griots, des enseignants, des chercheurs, des intellectuels et des acteurs culturels reconnus pour leur engagement communautaire. Cette diversité vise à garantir une approche inclusive de la préservation des valeurs sociétales. Chaque membre est appelé à contribuer activement à la transmission des savoirs endogènes et à la promotion de la cohésion sociale nationale dans une dynamique de développement culturel durable national.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Transmission intergénérationnelle des savoirs endogènes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges ont mis en évidence la nécessité de renforcer la transmission des valeurs culturelles face aux transformations sociales rapides. Les participants ont insisté sur l’importance d’une éducation basée sur les réalités locales et les référentiels endogènes. Cette approche vise à consolider le lien social et à promouvoir une meilleure compréhension des identités culturelles au sein des communautés maliennes tout en favorisant la stabilité et la paix sociale durable nationale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/les-Danbe-Kolosibaw-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="417" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/les-Danbe-Kolosibaw--1024x417.jpeg" alt="les Danbé Kolosibaw" class="wp-image-22864" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/les-Danbe-Kolosibaw--1024x417.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/les-Danbe-Kolosibaw--300x122.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/les-Danbe-Kolosibaw--768x313.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/les-Danbe-Kolosibaw--585x238.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/les-Danbe-Kolosibaw--600x244.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/les-Danbe-Kolosibaw-.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Rencontre d’échange avec les Danbé Kolosibaw, le 16 juin 2026, au CICB. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les Danbé Kolosibaw auront pour mission de promouvoir les bonnes pratiques socioculturelles et de renforcer la transmission intergénérationnelle des savoirs. Ils contribueront également à la préservation des traditions et à la valorisation des connaissances locales. Leur action vise à sensibiliser les populations sur l’importance des valeurs de respect, de solidarité et de responsabilité dans la vie communautaire quotidienne afin de renforcer la cohésion sociale et la paix durable nationale collective.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une phase pilote pour évaluation nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ils participeront aussi à l’identification, à la documentation et à la valorisation des savoirs endogènes détenus par les communautés. Cette démarche vise à préserver la mémoire collective et à éviter la disparition progressive des connaissances traditionnelles. Elle permettra également d’intégrer ces savoirs dans les politiques de développement local et dans les initiatives culturelles à l’échelle nationale afin de renforcer leur pérennisation et leur contribution au développement culturel national durable inclusif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Mamou Daffé a souligné que les Danbé Kolosibaw constituent un outil stratégique de renaissance culturelle au Mali. Selon lui, cette initiative répond à la nécessité de renforcer les repères identitaires et de promouvoir les valeurs endogènes. Il a insisté sur l’importance de la participation communautaire dans la construction d’une société fondée sur la culture et la transmission des savoirs Il a parlé de Maaya et Danbé comme fondements.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une gouvernance culturelle de proximité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également indiqué que les valeurs du Maaya et du Danbé doivent guider les actions des Danbé Kolosibaw dans toutes les communautés. Ces repères culturels constituent, selon lui, le socle de la cohésion sociale et de l’unité nationale. Leur promotion permet de renforcer le sentiment d’appartenance et d’encourager un comportement citoyen responsable au sein de la société malienne dans une dynamique de consolidation des valeurs républicaines et culturelles nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’initiative s’inscrit dans le cadre du Programme national d’éducation aux valeurs et des recommandations issues des États généraux de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. Elle vise à faire du patrimoine culturel immatériel un levier de développement humain et de cohésion sociale. Les autorités entendent renforcer les mécanismes de transmission des valeurs à travers des dispositifs communautaires structurés afin de consolider la stabilité sociale et l’identité nationale durable collective.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une vision de renaissance culturelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mamou Daffé a conclu en affirmant que les Danbé Kolosibaw représentent un instrument essentiel dans la construction d’un Mali nouveau. Il a indiqué que leur action contribuera à renforcer la souveraineté culturelle et à transmettre les valeurs fondamentales aux jeunes générations. Cette démarche s’inscrit dans une vision de long terme axée sur la valorisation du patrimoine culturel national et sur la consolidation durable de l’identité culturelle malienne partagée collective nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la phase pilote, plusieurs régions du pays ont été retenues afin d’expérimenter le dispositif avant son extension progressive à l’échelle nationale. Cette étape permettra d’évaluer les mécanismes d’intervention des Danbé Kolosibaw et de renforcer leur contribution à la préservation des valeurs sociétales maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Réseaux sociaux et antivaleurs : comment l&#8217;écran a pris la place du conteur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 May 2026 05:30:55 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, le Programme national d’éducation aux valeurs alerte sur l’impact des réseaux sociaux et des écrans dans la transmission des repères moraux, l’autorité parentale et la cohésion familiale.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Mali, le Programme National d&rsquo;Éducation aux Valeurs dresse un constat sans appel : les technologies numériques ont fracturé la transmission morale des générations. Le conteur a été détrôné. L&rsquo;écran règne. Enquête sur une révolution silencieuse aux conséquences considérables.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il fut un temps, pas si lointain, où la nuit tombée sur les quartiers de Bamako n&rsquo;éteignait pas les voix. Sous les manguiers ou dans les grandes cours familiales, les anciens prenaient la parole. Les enfants, assis en cercle, écoutaient les contes, les récits de bravoure, les histoires de lignages dont chaque détail portait une leçon. C&rsquo;était l&rsquo;heure du conteur — le&nbsp;<em>jeli</em>, le sage, le grand-père ou la grand-mère — et elle durait des heures. Ce qu&rsquo;on y apprenait ne s&rsquo;oubliait pas. Pas parce que c&rsquo;était écrit. Mais parce que c&rsquo;était vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, les enfants ont des smartphones. Ce glissement — banal en apparence, fondamental en réalité — est au cœur du diagnostic que pose le Programme National d&rsquo;Éducation aux Valeurs (PNEV), initiative ambitieuse du gouvernement de Transition malien. En quelques décennies, les technologies numériques ont opéré ce que les rédacteurs du programme qualifient sobrement d&rsquo;«&nbsp;<em>agression de l&rsquo;imaginaire national qui se déconstruit&nbsp;</em>». Derrière la formule, une réalité que nombre de familles vivent chaque soir sans toujours trouver les mots pour la nommer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;invasion du portail familial</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre la rupture, il faut remonter le fil. Le PNEV le retrace avec une précision presque mélancolique : la radio, le théâtre, puis le cinéma avaient déjà «&nbsp;<em>touché la corde sensible</em>&nbsp;» des populations. Ensuite sont venues les chaînes de télévision, avec leur avalanche de fictions, d&rsquo;animations, de feuilletons. Puis le numérique a tout emporté. L&rsquo;ordinateur, la tablette, le téléphone. Tous les médias concentrés en un seul objet, glissé dans une poche, accessible à toute heure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document note avec une précision qui donne à réfléchir que ces technologies «&nbsp;<em>ont franchi le portail des maisons pour venir « assister » — remarquez l&rsquo;inversion — les habitants, servis à part, presqu&rsquo;individuellement&nbsp;</em>». Cette inversion n&rsquo;est pas anodine. Autrefois, la famille se réunissait autour d&rsquo;un média — la radio commune, le poste de télévision du salon. Désormais, chaque membre de la famille dispose de son propre écran, de sa propre bulle, de son propre flux. La technologie qui était censée relier a commencé par désunir. Elle a fragmenté l&rsquo;unité familiale de l&rsquo;intérieur, sans bruit, sans violence apparente, et presque sans résistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conséquence logique ne s&rsquo;est pas fait attendre : l&rsquo;éducation aux valeurs, qui se transmettait dans ces moments de vie commune — le repas partagé, la veillée, l&rsquo;histoire du soir —, a perdu ses scènes naturelles. Elle n&rsquo;a pas disparu. Elle a été déplacée. Et le problème est que rien d&rsquo;équivalent n&rsquo;a pris sa place.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que diffuse l&rsquo;écran à la place du conteur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Car ce n&rsquo;est pas seulement une affaire de temps d&rsquo;écran. C&rsquo;est une affaire de contenu. Le conteur ne racontait pas pour divertir. Il transmettait. Chaque histoire avait une moralité, un enseignement sur la bravoure, la solidarité, l&rsquo;honneur, la pudeur, le respect de l&rsquo;aîné. La forme était séduisante ; le fond était normatif. L&rsquo;enfant captait les deux en même temps, sans s&rsquo;en apercevoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que diffuse l&rsquo;écran est d&rsquo;une autre nature. Le PNEV s&rsquo;alarme d&rsquo;un «&nbsp;<em>journalisme de mercenariat&nbsp;</em>», de «&nbsp;<em>feuilletons sulfureux de la télévision nationale</em>&nbsp;», d&rsquo;un «&nbsp;<em>mimétisme d&rsquo;antivaleurs médiatisées en l&rsquo;absence de modèles endogènes&nbsp;</em>». Les réseaux sociaux, eux, propagent une imagerie venue d&rsquo;ailleurs : des codes vestimentaires, des comportements, des hiérarchies de prestige qui n&rsquo;ont aucun ancrage dans la civilisation malienne. La richesse ostensible. L&rsquo;arrogance comme posture. L&rsquo;exhibition comme norme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces modèles ne sont pas neutres. Ils façonnent les aspirations. Et quand un adolescent de Bamako consomme chaque jour des heures de contenus valorisant l&rsquo;argent facile, la transgression séduisante et l&rsquo;impunité assumée, il reçoit une éducation — une éducation inverse de celle que sa famille tente de lui donner. Le document pointe avec acuité «&nbsp;<em>l&rsquo;influence des réseaux sociaux sur les représentations que se font les publics à l&rsquo;égard des libertés, de l&rsquo;autorité et des pratiques institutionnelles</em>&nbsp;». En clair : TikTok, Facebook et leurs équivalents ne transmettent pas seulement des images. Ils transmettent une vision du monde. Et cette vision du monde est souvent en guerre contre celle des aînés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le smartphone, juge de paix de l&rsquo;autorité parentale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La tension est quotidienne. Elle s&rsquo;observe dans les familles de Bamako comme dans celles de Mopti ou de Ségou. Un parent interdit un contenu, un enfant y accède quand même. Un film classé «&nbsp;<em>interdit aux moins de 18 ans</em>&nbsp;» est regardé par toute la famille, relève le PNEV avec une ironie amère, «&nbsp;<em>en dépit de la consigne</em>&nbsp;». Ailleurs, les plateformes proposent des filtres parentaux. Ici, «&nbsp;<em>inopérants</em>&nbsp;», note le programme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette inopérance n&rsquo;est pas technique. Elle est sociale. Le contrôle des usages numériques requiert du temps, de la vigilance, une culture de la régulation numérique que les parents maliens — souvent moins à l&rsquo;aise avec les outils que leurs enfants — peinent à exercer. Le rapport d&rsquo;autorité traditionnel, fondé sur le savoir et l&rsquo;expérience de l&rsquo;aîné, se trouve soudainement inversé : l&rsquo;enfant maîtrise le dispositif, et le parent navigue à vue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce renversement symbolique est peut-être le plus corrosif de tous. Car dans la cosmologie traditionnelle malienne, l&rsquo;aîné sait. C&rsquo;est de ce savoir que découle son autorité. Quand l&rsquo;enfant de dix ans configure le téléphone familial que son père ne comprend pas, c&rsquo;est toute la pyramide hiérarchique qui vacille.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une consommation « sauvage » aux graves conséquences</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le PNEV ne plaide pas pour un rejet des technologies. Il serait vain, et le document le reconnaît franchement : «&nbsp;<em>il est difficile de faire sans ces nouveaux outils intégrés à la culture de la société de consommation qui prévaut dans le monde.&nbsp;</em>» Ce que le texte dénonce, c&rsquo;est une consommation qu&rsquo;il qualifie de «&nbsp;<em>sauvage, anarchique</em>&nbsp;» — faute d&rsquo;un cadre éthique, professionnel et réglementaire adapté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La formule est forte, et juste. Car il ne suffit pas d&rsquo;avoir accès à l&rsquo;outil pour en faire bon usage. Le numérique est un espace sans instituteurs. Les algorithmes des plateformes ne sont pas conçus pour former des citoyens vertueux : ils sont conçus pour maximiser le temps passé devant l&rsquo;écran, ce qui favorise mécaniquement les contenus les plus clivants, les plus sensationnels, les plus désinhibiteurs. Ce que le PNEV appelle «&nbsp;<em>antivaleurs</em>&nbsp;» est précisément ce que ces algorithmes récompensent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences ne sont pas abstraites. La «&nbsp;<em>jeunesse sans emploi livrée à la débauche, à l&rsquo;extrémisme violent et à la radicalisation&nbsp;</em>» que décrit le programme est en partie une jeunesse surinformée dans les mauvais sens, nourrie de modèles de réussite inaccessibles et de récits de violence qui normalisent la transgression. Les recruteurs terroristes l&rsquo;ont compris avant les pédagogues : les réseaux sociaux sont, entre de mauvaises mains, un outil de mobilisation redoutable.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le numérique peut-il devenir un vecteur de valeurs ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est la grande question que le PNEV tente d&rsquo;ouvrir, sans la refermer tout à fait. Car l&rsquo;écran, à lui seul, n&rsquo;est ni vertueux ni pernicieux. Il amplifie. Il accélère. Ce qu&rsquo;on y met, il le propage. Et rien n&rsquo;interdit, en théorie, qu&rsquo;on y mette autre chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme identifie les réseaux sociaux comme «&nbsp;<em>vecteur multimédia pouvant atteindre davantage de cibles, d&rsquo;abonnés, avec la possibilité du direct, de l&rsquo;instantané&nbsp;</em>». La même machinerie qui diffuse des contenus dégradants peut diffuser des récits de héros maliens, des enseignements du&nbsp;<em>Do Kayidara</em>, des capsules sur l&rsquo;histoire de l&rsquo;Empire du Mali ou la Charte de Kurukanfuka — si quelqu&rsquo;un prend la peine de les produire, et si les pouvoirs publics créent les conditions pour qu&rsquo;ils circulent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi est réel. Pour qu&rsquo;un contenu vertueux rivalise avec un contenu viral, il doit être aussi captivant, aussi bien produit, aussi bien distribué. C&rsquo;est un enjeu d&rsquo;investissement public et privé, de formation des créateurs de contenus locaux, de politique culturelle numérique cohérente. Des chantiers que le PNEV pose sur la table, sans encore disposer des moyens de les mener.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le conteur ne reviendra pas. Mais peut-on en inventer un nouveau ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La veillée sous les manguiers ne reviendra pas. L&rsquo;économie de l&rsquo;attention est désormais mondiale, et les enfants maliens en font partie comme tous les autres. La nostalgie n&rsquo;est pas un programme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que le PNEV propose, au fond, c&rsquo;est un pari de lucidité : reconnaître que le numérique a irréversiblement transformé les circuits de transmission des valeurs, et choisir d&rsquo;y entrer plutôt que de le subir. Former les enseignants, les imams, les artistes, les influenceurs locaux à devenir eux aussi des passeurs de sens. Bâtir un cadre réglementaire qui protège les plus jeunes sans interdire l&rsquo;innovation. Investir dans une production culturelle malienne qui soit à la hauteur de la compétition mondiale pour l&rsquo;attention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un programme de longue haleine. Et peut-être son plus grand risque est-il celui que le document pressent sans le nommer clairement : le temps de la politique est court, et le temps de la transmission est long. Très long.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, les enfants scrollent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Société malienne : la honte peut-elle encore jouer son rôle de régulateur moral ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, la honte, autrefois pilier de la régulation sociale, semble perdre son influence face à l’argent, à l’individualisme et à l’effritement des repères collectifs.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Mali, la « police de conscience » — cet antique mécanisme par lequel la société se disciplinait elle-même — est en lambeaux. Le Programme National d&rsquo;Éducation aux Valeurs tente de comprendre pourquoi, et d&rsquo;imaginer comment la ressusciter. Reportage au cœur d&rsquo;une question qui touche à l&rsquo;âme d&rsquo;une civilisation.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a une scène que Mariam Coulibaly, enseignante à la retraite à Bamako, ne peut raconter sans baisser la voix. Un jour, dans les couloirs d&rsquo;une administration de la capitale, elle a vu un fonctionnaire glisser des billets dans sa poche, devant tout le monde, sans même se retourner pour vérifier si quelqu&rsquo;un regardait. «&nbsp;<em>Ce n&rsquo;était pas la discrétion qui m&rsquo;a frappée. C&rsquo;est l&rsquo;absence totale de gêne. Il n&rsquo;avait pas honte. Pas du tout.</em>&nbsp;» Elle marque une pause. «&nbsp;<em>Chez nous, avant, ça n&rsquo;existait pas.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce «&nbsp;<em>avant</em>&nbsp;» qu&rsquo;elle invoque, c&rsquo;est celui d&rsquo;une société où la honte —&nbsp;<em>maloya</em>&nbsp;en bamanankan — jouait un rôle que nul tribunal, nulle police, nulle loi écrite ne pouvait pleinement remplacer. Un rôle de régulateur. D&rsquo;arbitre invisible. De dernier rempart avant la faute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, ce rempart semble en ruine. Et c&rsquo;est ce constat, brutal et mélancolique, qui fonde l&rsquo;un des développements les plus originaux du Programme National d&rsquo;Éducation aux Valeurs (PNEV), lancé par les autorités de la Transition malienne. Le texte y consacre plusieurs pages à ce que ses rédacteurs appellent, avec une formule à la fois froide et percutante, la «&nbsp;<em>police de conscience&nbsp;</em>». Autrement dit : le système par lequel une société se surveille elle-même, avant que l&rsquo;État n&rsquo;ait besoin d&rsquo;intervenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La honte, ce gendarme sans uniforme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la conception traditionnelle malienne que décrit le PNEV, la honte n&rsquo;est pas une faiblesse. C&rsquo;est une architecture. Un édifice moral à plusieurs étages, bâti collectivement pour que chacun reste à sa place — non par peur de la prison, mais par peur du regard des siens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence à l&rsquo;intérieur : l&rsquo;individu s&rsquo;interdit certains actes parce qu&rsquo;il se sait porteur d&rsquo;un nom, d&rsquo;une lignée, d&rsquo;une réputation à préserver. La notion de&nbsp;<em>yèrèdon</em>&nbsp;— la connaissance de soi — est ici centrale. «&nbsp;<em>Sodon, jiridon, yèrèdon de niogôn tè</em>&nbsp;», disait une sagesse malienne.&nbsp;&nbsp;Savoir qui l&rsquo;on est, c&rsquo;est savoir ce qu&rsquo;on ne peut pas se permettre. L&rsquo;homme qui vole, qui trahit, qui humilie, ne trahit pas seulement une règle abstraite. Il trahit ses ancêtres. Il souille son patronyme. Il se rend indigne de l&rsquo;estime de sa famille, de son quartier, de sa classe d&rsquo;âge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la honte personnelle ne suffit pas toujours. C&rsquo;est pourquoi la société malienne traditionnelle avait développé un dispositif de contrôle social en cercles concentriques, décrit avec une précision quasi ethnographique dans le PNEV. En cas de manquement grave, les sanctions s&rsquo;enchaînaient selon un protocole rigoureux : d&rsquo;abord la réprimande de l&rsquo;épouse ou du mari, ensuite l&rsquo;admonestation des amis, puis le retrait des camarades de classe d&rsquo;âge, la mise à l&rsquo;index par les chefs religieux, la dénonciation publique, et enfin — sanction suprême — l&rsquo;excommunication de la communauté. Le bannissement. L&rsquo;effacement social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>La famille tenait plus à la préservation de son honneur qu&rsquo;à celle du lien avec le membre qui l&rsquo;avait déshonorée</em>&nbsp;», résume sobrement le programme. Une formule qui dit tout sur la violence de cette régulation — et sur son efficacité redoutable.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quand l&rsquo;argent a mis la honte en fuite</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, qu&rsquo;est-il arrivé ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PNEV ne mâche pas ses mots. Il pointe, avec une franchise qui tranche sur le langage habituel des documents officiels, «&nbsp;<em>la perte de la honte et la culture populaire du profit à tout prix</em>&nbsp;» comme l&rsquo;une des causes majeures de l&rsquo;effondrement moral du pays. L&rsquo;argent, écrit le texte, «&nbsp;<em>a gangrené tous les espaces de la vie publique et privée&nbsp;</em>», entraînant «&nbsp;<em>un bouleversement social sans précédent »&nbsp;</em>et<em>&nbsp;« une inversion des valeurs&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui était honteux est devenu enviable. Ce qui était enviable est devenu suspect. Les fonctions sociales jadis sanctuarisées — l&rsquo;enseignant, le juge, le médiateur traditionnel, le religieux — ont toutes «&nbsp;<em>cédé au pouvoir redoutable de l&rsquo;argent&nbsp;</em>». Et le comble : «&nbsp;<em>ce pourquoi l&rsquo;on se donnait la mort avant, le vol, est devenu chose banale.&nbsp;</em>» Le document rappelle, sans ironie mais avec une tristesse à peine contenue, que «&nbsp;<em>de célèbres détenus font de la prison un lieu de fête&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fousseni Togola, professeur de philosophe et écrivain à Bamako, n&rsquo;est pas surpris par ce diagnostic. Il l&rsquo;a observé, pendant des années. «&nbsp;<em>La honte fonctionnait parce que la communauté était le miroir dans lequel chacun se regardait. Or ce miroir s&rsquo;est fragmenté. L&rsquo;exode rural, l&rsquo;anonymat des grandes villes, les réseaux sociaux — tout cela a créé un individu sans communauté. Et sans regard de l&rsquo;autre, la honte n&rsquo;a plus de prise.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il marque une pause, puis ajoute : «&nbsp;<em>Il y a aussi une responsabilité des élites. Quand les gens qui devraient incarner la honte sont précisément ceux qui s&rsquo;en affranchissent le plus ostensiblement, c&rsquo;est toute la norme qui s&rsquo;effondre.</em>&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« Plutôt la mort que la honte » : une maxime oubliée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le PNEV convoque une figure tutélaire pour illustrer ce que la honte, dans sa version héroïque, peut produire : Babemba Traoré, roi du Kénédougou, qui préféra mourir plutôt que de se soumettre aux forces coloniales françaises en 1898. Sa devise —&nbsp;<em>« Plutôt la mort que la honte »</em>&nbsp;— est citée dans le texte comme un exemple de ce que le sens de l&rsquo;honneur peut engendrer de plus grand : le sacrifice de soi pour l&rsquo;intégrité de soi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dimension n&rsquo;est pas anecdotique. Dans la tradition malienne, la honte et l&rsquo;honneur sont les deux faces d&rsquo;une même médaille. L&rsquo;<em>horonya</em>&nbsp;— l&rsquo;honorabilité — est l&rsquo;une des cinq valeurs cardinales de la citoyenneté telles qu&rsquo;identifiées par le système d&rsquo;enseignement initiatique&nbsp;<em>Do Kayidara</em>. Elle se vit dans le mérite, dans la dignité préservée génération après génération, dans l&rsquo;exigence de «&nbsp;<em>se montrer digne du patronyme reçu</em>&nbsp;». Ce n&rsquo;est pas une posture. C&rsquo;est une ontologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or c&rsquo;est précisément cette ontologie qui s&rsquo;est effilochée. Quand les promotions se font par clientélisme, quand la réussite se mesure à l&rsquo;épaisseur du portefeuille plutôt qu&rsquo;à la rectitude de la conduite, quand les médias mettent en scène le luxe des délinquants plutôt que la sobriété des honnêtes gens — le langage de la honte perd sa grammaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les gardiens se sont tus</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui aggrave la situation, selon le PNEV, c&rsquo;est que les gardiens traditionnels de la norme morale ont eux-mêmes renoncé à leur rôle. Les chefs religieux, dont l&rsquo;autorité morale était autrefois incontestée, «&nbsp;<em>tendent à la spéculation intéressée avec des accointances politiciennes qui les décrédibilisent</em>&nbsp;». Les leaders traditionnels voient leurs pouvoirs s&rsquo;éroder face aux institutions formelles de l&rsquo;État. Les parents, débordés, ont «&nbsp;<em>abandonné la culture des enfants aux programmes de la télévision</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et la télévision, justement, a fait le travail inverse. En diffusant sans retenue les comportements déviants des puissants — dépenses ostentatoires, impunité affichée, mensonges non sanctionnés —, elle a envoyé un signal dévastateur aux plus jeunes :&nbsp;<em>la honte ne paie pas</em>. L&rsquo;absence de honte, si.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Korotoumou Diarra, mère de quatre enfants à Fana, dans la région de Dioïla, en témoigne avec une lassitude qui ressemble à de la résignation. «&nbsp;<em>J&rsquo;essaie d&rsquo;apprendre à mes fils que le vol, c&rsquo;est honteux. Mais ils me regardent et ils disent : « Maman, celui-là a volé, et il roule en 4&#215;4. » Qu&rsquo;est-ce que je leur réponds ?&nbsp;</em>» Elle regarde ses mains. «&nbsp;<em>Avant, la communauté m&rsquo;aidait à éduquer mes enfants. Aujourd&rsquo;hui, je suis seule.</em>&nbsp;» Justement, seule, parce que plus aucun parent ne souhaite voir ses enfants corriger par autrui, aussi bien dans la famille que dans la rue. La société vit un individualisme à outrance.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Peut-on restaurer une honte perdue ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est la question que le PNEV pose, sans tout à fait y répondre. Car restaurer la honte comme régulateur social n&rsquo;est pas une question de loi ni de décret. C&rsquo;est une question de reconstruction de la communauté comme espace de regard mutuel. Et cela prend du temps — beaucoup de temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme parie sur plusieurs leviers simultanés : réhabiliter le rôle des aînés et des médiateurs traditionnels, réintroduire l&rsquo;éducation civique et morale à l&rsquo;école comme matière à part entière, revaloriser publiquement ceux qui font l&rsquo;effort de l&rsquo;intégrité, et sanctionner visiblement les comportements déviants des personnalités publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dernier point est crucial. La honte est contagieuse — dans les deux sens. Quand les puissants assument leur déshonneur sans en payer le prix, c&rsquo;est toute la société qui se déshonore par procuration. Quand un juge est révoqué, un ministre poursuivi, un fonctionnaire condamné à rembourser — et que cela se voit, que cela se sait, que cela se dit — alors la norme reprend corps. La honte retrouve une adresse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document conclut, avec une lucidité qui mérite d&rsquo;être citée : «&nbsp;<em>La police de conscience n&rsquo;est pas tant garantie des valeurs qu&rsquo;on le voudrait.&nbsp;</em>» Ce n&rsquo;est pas un aveu de faiblesse. C&rsquo;est un appel à ne pas tout attendre d&rsquo;elle. La honte ne peut fonctionner seule. Elle a besoin d&rsquo;une justice qui condamne, d&rsquo;une école qui forme, d&rsquo;une famille qui transmet, et d&rsquo;une société civile qui ose encore dire, à voix haute, ce qui se fait et ce qui ne se fait pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;La honte ne tue pas. Mais sans elle, on peut tout se permettre. Et quand on peut tout se permettre, on finit par tout perdre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou : Quand musique et théâtre unissent le Mali </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Dec 2025 13:17:59 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tombouctou capitale culturelle]]></category>
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<p>Découvrez les moments forts de la Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou avec des orchestres régionaux en vedette.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Dans le cadre de la Biennale artistique et culturelle, la journée du jeudi 25 décembre 2025 a été marquée par les prestations des orchestres régionaux de Kidal, Ménaka, San et Sikasso. Deux titres ont été interprétés par Kidal et Ménaka, huit morceaux en Bambara et en Bwa par San, et sept par Sikasso. Dans la nuit, le Stade municipal Baba Alkairou de Tombouctou a accueilli les troupes de Nioro et de Gao. Les deux événements ont enregistré la présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Daffé&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>et son collègue Oumou&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Sall Seck&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, des gouverneurs des régions et d’un public enthousiaste. &nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-Ministre-Daffe.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-Ministre-Daffe-1024x683.jpeg" alt="Le Ministre Daffé et Oumou Sall Seck" class="wp-image-20666" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-Ministre-Daffe-1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-Ministre-Daffe-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-Ministre-Daffe-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-Ministre-Daffe-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-Ministre-Daffe-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-Ministre-Daffe-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-Ministre-Daffe.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le Ministre de la Culture Mamou Daffé et son collègue Oumou Sall Seck, le 25 décembre 2025, à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans l’après-midi, la salle Ali Farka Touré de Tombouctou s’est transformée en un espace de rencontre musicale. Les orchestres ont ouvert la journée avec des prestations variées : Kidal et Ménaka ont chacun proposé deux titres, reflétant les sonorités de leurs terroirs. L’orchestre de San s’est distingué par huit morceaux en Bambara et en Bwa, témoignant de la richesse linguistique et culturelle. Celui de Sikasso a offert sept titres, confirmant la vitalité artistique locale et l’importance de la transmission musicale. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la nuit, le Stade municipal Baba Alkairou de Tombouctou a accueilli les troupes de Nioro et de Gao. Devant un public enthousiaste et en présence des ministres Mamou Daffé et Oumou Sall Seck, ainsi que des gouverneurs régionaux, les artistes ont donné à cette soirée une dimension particulière. La mobilisation institutionnelle et citoyenne a montré l’importance accordée à la culture comme vecteur de cohésion nationale et outil de dialogue entre les communautés. &nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-theatrale-de-Gao.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-theatrale-de-Gao-1024x683.jpeg" alt="Troupe théâtrale de Gao" class="wp-image-20665" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-theatrale-de-Gao-1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-theatrale-de-Gao-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-theatrale-de-Gao-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-theatrale-de-Gao-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-theatrale-de-Gao-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-theatrale-de-Gao-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-theatrale-de-Gao.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Troupe théâtrale de Gao, le 25 décembre 2025, à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-prestations-artistiques-et-la-portee-citoyenne"><strong>Les prestations artistiques et la portée citoyenne</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La troupe de Nioro a présenté quatre disciplines : un ensemble instrumental, un solo de chant, une pièce de théâtre et une danse traditionnelle. La pièce « <em>Le silence des morts</em> » et le chant « <em>Mali Mussow</em><em> </em>» ont retenu l’attention. L’ensemble instrumental « <em>Magniniso</em> » a offert une immersion dans les sonorités traditionnelles, tandis que « <em>La danse des talibés</em><em> </em>» a apporté une énergie particulière, rappelant l’importance des pratiques populaires dans la transmission culturelle et la mémoire collective. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troupe de Gao a proposé un ensemble instrumental intitulé « <em>À chacun d’apporter la pierre à la construction du Mali Kura</em> », une pièce de théâtre « <em>La voix du fleuve</em> », une danse incorporé dans la pièce, ainsi qu’un solo de chant sur la souveraineté. Cette combinaison a renforcé l’impact de la prestation et montré la capacité des artistes à innover tout en respectant les formes traditionnelles. Les messages portés par ces œuvres ont résonné fortement auprès du public. &nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-Menaka.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-Menaka-1024x683.jpeg" alt="Orchestre régional de Ménaka" class="wp-image-20664" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-Menaka-1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-Menaka-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-Menaka-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-Menaka-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-Menaka-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-Menaka-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-Menaka.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Orchestre régional de Ménaka, le 25 décembre 2025, à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-biennale-au-service-du-mali-kura"><strong>Une Biennale au service du Mali Kura</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La présence des ministres Mamou Daffé et Oumou Sall Seck a donné un éclat particulier à l’événement. Leur participation a illustré le soutien institutionnel aux différentes régionales présentes à la Biennale, montrant que la culture comme vecteur de cohésion nationale. Le public, nombreux et enthousiaste, a réagi avec ferveur, confirmant que ces moments de partage artistique renforcent le lien entre communautés et autorités et contribuent à la consolidation du Mali Kura. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des prestations musicales et théâtrales, cette journée a rappelé la mission de la Biennale : offrir une plateforme où les régions du Mali expriment leur identité et dialoguent à travers l’art. Les troupes de Nioro et de Gao, ainsi que les orchestres de Kidal, Ménaka, San et Sikasso, ont montré que la diversité culturelle est une richesse et que chaque discipline, notamment&nbsp;: théâtre, chant, musique ou danse, participe à l’édification d’un patrimoine commun. &nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-Sikasso.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-Sikasso-1024x683.jpeg" alt="Orchestre régional de Sikasso" class="wp-image-20663" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-Sikasso-1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-Sikasso-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-Sikasso-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-Sikasso-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-Sikasso-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-Sikasso-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-Sikasso.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Orchestre régional de Sikasso, le 25 décembre 2025, à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la salle Ali Farka Touré de Tombouctou et le Stade municipal Baba Alkairou se sont imposés comme des carrefours de créativité et de mémoire. Les artistes ont donné corps à des récits, des sons et des gestes traduisant l’histoire et les aspirations du pays. La Biennale poursuit son rôle de catalyseur, en réunissant les talents régionaux et en affirmant que l’art est une clé essentielle pour la souveraineté et l’unité nationale. &nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-San.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-San-1024x683.jpeg" alt="Orchestre régional de San" class="wp-image-20662" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-San-1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-San-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-San-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-San-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-San-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-San-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Orchestre-regional-de-San.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Orchestre régional de San, le 25 décembre 2025, à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou&nbsp;</strong><strong></strong></p>
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		<title>Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou 2025 : Nara et Koulikoro électrisent la salle Ali Farka Touré, Dioïla et Mopti enflamment le stade Baba Alkairou  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Dec 2025 19:02:57 +0000</pubDate>
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<p>Revivez la magie de la Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou 2025 avec des performances vibrantes et créatives.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>La sixième journée de la Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou 2025 s’est déroulée le mercredi 24 décembre dans une ambiance festive. Deux lieux emblématiques ont accueilli les prestations</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em> </em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>: la salle Ali Farka Touré, où les orchestres modernes de Nara et Koulikoro ont présenté chacun sept morceaux, et le stade municipal Baba Alkairou, qui a vu défiler les troupes régionales. Cette double programmation a permis de mettre en valeur la diversité des expressions artistiques maliennes. &nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À la salle Ali Farka Touré, Nara a ouvert les concerts avec sept titres porteurs d’énergie et de créativité. Les musiciens ont proposé des compositions modernes empreintes de fraternité et de fierté régionale. Leur prestation a séduit un public attentif, qui a salué la qualité des arrangements et la force des messages transmis. Koulikoro a ensuite pris le relais avec sept morceaux aux rythmes variés, alliant profondeur mélodique et modernité, confirmant la richesse musicale de cette région. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nara-et-koulikoro-en-scene-moderne"><strong>Nara et Koulikoro en scène moderne</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au stade Baba Alkairou, la Région de Dioïla a inauguré la soirée avec son ensemble instrumental «&nbsp;<em>Mali Kura avance</em>&nbsp;», une œuvre qui illustre les dynamiques impulsées par les autorités pour bâtir un Mali nouveau. La pièce de théâtre «&nbsp;<em>La Patrie avant tout</em>&nbsp;» a suivi, racontant l’histoire d’un jeune chômeur tenté par le terrorisme, mais rappelé à l’ordre par l’amour et le patriotisme. Sa fin tragique a marqué les spectateurs, soulignant les dangers de l’embrigadement. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le solo de chant «&nbsp;<em>La croyance</em>&nbsp;» a ensuite porté haut les valeurs de dignité, de paix et de souveraineté. Ce message, adressé à la jeunesse, invitait à un comportement responsable pour l’avènement de «&nbsp;<em>Maliden Kura</em>&nbsp;». Enfin, la danse traditionnelle «&nbsp;<em>Initiation au Korês&nbsp;</em>» a clôturé le passage de Dioïla. Plus qu’un divertissement, elle prépare l’homme à affronter la vie et incarne la cohésion sociale, le vivre ensemble et l’entente communautaire. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-mopti-retour-aux-sources-et-traditions"><strong>Mopti, retour aux sources et traditions</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Région de Mopti a pris la suite avec son ensemble instrumental «&nbsp;<em>Nangonndiral juude</em>&nbsp;», une composition qui met en avant l’entente et la solidarité face aux défis de développement dans l’espace de la Confédération des États du Sahel. Le solo de chant «&nbsp;<em>Inè bè kôrôpa&nbsp;</em>», interprété en Bozo, a constitué un cri de cœur pour le retour aux sources. Mopti a ainsi invité les populations déplacées et la diaspora à s’unir autour des valeurs ancestrales. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prestation s’est achevée avec la danse traditionnelle «&nbsp;<em>Tawangal&nbsp;</em>», originaire de la zone du Guimbala. Exécutée au clair de lune, elle célèbre le retour des jeunes bergers de la transhumance et permet à la marraine de la saison de choisir le chef de génération. À Tombouctou, cette danse a magnifié les traditions peulh et renforcé le lien entre culture et jeunesse. Le public a vibré au rythme de cette célébration, empreinte de symboles et de mémoire collective. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la sixième journée de la Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou 2025 a confirmé la vitalité culturelle du Mali. Entre les concerts modernes de Nara et Koulikoro dans la salle Ali Farka Touré et les prestations traditionnelles des troupes régionales au stade Baba Alkairou, la ville a vécu une véritable fête. Cette rencontre a montré que l’art, sous toutes ses formes, demeure un vecteur essentiel de paix, de cohésion sociale et de transmission des valeurs nationales, unissant modernité et héritage.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou&nbsp;</strong><strong></strong></p>
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		<title>Assétou Traoré, présidente de Cira Charity : « Le FESTI-FEM est né d’une réflexion sur la place et le rôle de la femme »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Nov 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Participez au FESTI-FEM, un événement culturel du 4 au 7 décembre 2025, célébrant les contributions des femmes au monde.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Du 4 au 7 décembre 2025, le Palais de la Culture de Bamako abritera la première édition du Festival International des Femmes (FESTI-FEM), placé sous le thème : «&nbsp;Femme, pilier de la paix et gardienne des valeurs socio-culturelles.&nbsp;» Dans les colonnes de Sahel kunafoni, sa promotrice, Assetou Traoré, présidente de l’association CIRA Charity, revient sur la genèse, les ambitions et les valeurs de ce rendez-vous culturel et citoyen.</em></strong></p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-vous-etes-la-presidente-de-cira-charity-parlez-nous-de-cette-association-nbsp"><strong>Vous êtes la Présidente de Cira Charity. Parlez-nous de cette association.&nbsp;</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis la présidente de l’association CIRA Charity, une structure dédiée à l’aide et au soutien des enfants démunis ainsi que des femmes en situation de vulnérabilité.<br>À travers CIRA Charity, je mène depuis plusieurs années des actions sociales et culturelles pour renforcer la solidarité, promouvoir la dignité et encourager l’autonomie des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cette dynamique qu’est né le Festival International des Femmes (FESTI-FEM), un espace d’expression, de partage et de valorisation du rôle de la femme dans la société.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-comment-est-nee-l-idee-du-festi-fem-et-quel-message-souhaitez-vous-porter-a-travers-cette-premiere-edition"><strong>Comment est née l’idée du FESTI-FEM et quel message souhaitez-vous porter à travers cette première édition ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Le FESTI-FEM est né d’une réflexion sur la place et le rôle de la femme dans notre société, à une époque où l’on constate une perte progressive de certaines valeurs fondamentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons voulu utiliser la culture comme un outil de sensibilisation et d’orientation, afin d’amener la femme à reprendre toute sa place dans la construction sociale. Ce festival est aussi une manière de valoriser la femme malienne dans toute sa diversité et sa puissance créatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette première édition, nous souhaitons porter un message fort : la femme, actrice de changement, pilier de la paix et gardienne de nos valeurs culturelles.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-avoir-choisi-le-theme-nbsp-femme-pilier-de-la-paix-et-gardienne-des-valeurs-socio-culturelles-nbsp"><strong>Pourquoi avoir choisi le thème «&nbsp;Femme, pilier de la paix et gardienne des valeurs socio-culturelles&nbsp;» ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Ce thème traduit notre conviction que la paix durable ne peut se construire sans la participation active des femmes.&nbsp;&nbsp;Dans nos sociétés, elles sont les gardiennes des traditions, les éducatrices des générations et les médiatrices naturelles lors des crises.&nbsp;&nbsp;En plaçant les femmes au cœur de la réflexion, nous rappelons que la paix commence dans le foyer, s’enracine dans la culture et s’épanouit grâce aux femmes.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-le-festival-s-inscrit-dans-l-annee-de-la-culture-decretee-par-le-president-de-la-transition-comment-la-culture-peut-elle-contribuer-a-la-paix-et-a-la-reconciliation"><strong>Le festival s’inscrit dans l’Année de la Culture décrétée par le Président de la transition. Comment la culture peut-elle contribuer à la paix et à la réconciliation ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">La culture est un langage universel capable d’unir au-delà des différences.<br>Elle favorise le dialogue, la compréhension mutuelle et la valorisation de notre identité commune.<br>En s’inscrivant dans l’Année de la Culture, le FESTI-FEM mettra en avant l’art, la musique, le théâtre et la parole des femmes comme outils de réconciliation et de reconstruction du tissu social.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-en-quoi-le-festi-fem-se-distingue-t-il-des-autres-evenements-dedies-aux-femmes"><strong>En quoi le FESTI-FEM se distingue-t-il des autres événements dédiés aux femmes ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Le FESTI-FEM se distingue par son ancrage culturel et communautaire, mais aussi par son approche inclusive et panafricaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas un simple événement festif. C’est un mouvement social et un espace d’échanges entre femmes rurales, urbaines, jeunes, artistes et entrepreneures.<br>Nous voulons faire entendre toutes les voix, même celles souvent oubliées, et créer une plateforme durable pour partager expériences, luttes et réussites.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quels-seront-les-temps-forts-de-cette-premiere-edition"><strong>Quels seront les temps forts de cette première édition ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Cette première édition, prévue du 4 au 7 décembre 2025 au Palais de la Culture de Bamako, comprendra plusieurs moments clés. Des panels et conférences porteront sur le leadership féminin, la paix, la culture et l’innovation sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des stands d’exposition mettront en valeur les savoir-faire féminins et l’artisanat local.<br>Des concerts, des défilés de mode et des représentations artistiques célébreront les talents féminins. Enfin, le FESTI-FEM Challenge mettra en lumière des jeunes femmes porteuses d’idées novatrices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nos objectifs sont de renforcer la visibilité des femmes, de créer un réseau solidaire et de faire de la culture un levier de transformation sociale.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quels-defis-avez-vous-rencontres-en-tant-que-femme-leader"><strong>Quels défis avez-vous rencontrés en tant que femme leader ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Les principaux défis ont concerné le financement, la logistique et la mobilisation des partenaires. Être une femme leader dans un environnement encore marqué par les inégalités de genre exige beaucoup de persévérance et de conviction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais chaque obstacle surmonté renforce notre détermination à prouver que les femmes peuvent non seulement rêver grand, mais aussi réaliser de grandes choses.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quel-message-adressez-vous-aux-femmes-maliennes-et-africaines"><strong>Quel message adressez-vous aux femmes maliennes et africaines ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Mon message est simple : ayez confiance en vous, croyez en votre potentiel et osez prendre votre place. Les femmes maliennes et africaines portent en elles la force de la terre et la sagesse des traditions. Transformons cette force en actions concrètes pour nos communautés et nos nations. Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir de paix, de dignité et de prospérité.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-que-souhaitez-vous-que-les-participants-retiennent-du-festival"><strong>Que souhaitez-vous que les participants retiennent du festival ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Je souhaite que chacun reparte avec une énergie nouvelle, une fierté d’être acteur du changement et la conviction que chacun peut contribuer à la paix. Que ce festival laisse dans les cœurs un sentiment d’unité, d’espoir et de respect des valeurs africaines.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-envisagez-vous-de-perenniser-le-festi-fem"><strong>Envisagez-vous de pérenniser le FESTI-FEM ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Oui. Le FESTI-FEM est pensé pour devenir un rendez-vous annuel incontournable dédié à la femme africaine. Les prochaines éditions viseront à renforcer le maillage régional et à impliquer davantage de pays africains. Notre ambition est de faire du FESTI-FEM une vitrine du leadership féminin et de la culture africaine au service de la paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par Ibrahim K. Djitteye et Cheickna Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Journée nationale des Légitimités traditionnelles : Un hommage vibrant aux piliers culturels du Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 07:48:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Journée nationale des Légitimités traditionnelles met en lumière l'importance des légitimités dans notre communauté.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La salle Djeli Baba Sissoko du Centre International de Conférences de Bamako (CICB) a abrité ce mardi 11 novembre 2025, la cérémonie d’ouverture de la 4<sup>e</sup>&nbsp;édition de la Journée Nationale des Autorités et Légitimités Traditionnelles. Placée sous la haute présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, la cérémonie a été présidée par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. Elle a réuni autour de lui le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, plusieurs membres du gouvernement, ainsi que de nombreuses autorités administratives, coutumières, religieuses et légitimités traditionnelles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Instituée par le décret n°2022-0128/PT-RM du 04 mars 2022, cette journée du 11 novembre est désormais consacrée à la reconnaissance du rôle fondamental des légitimités traditionnelles dans la vie communautaire et nationale. L’édition 2025, organisée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture au Mali, décrétée par le Président de la Transition. Elle est placée sous le thème : «&nbsp;<em>Rôle et responsabilité des Autorités et Légitimités traditionnelles dans l’éducation et la construction du Maliden Kura&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-journee-dediee-a-la-reconnaissance-et-a-la-transmission"><strong>Une journée dédiée à la reconnaissance et à la transmission</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce thème, porteur de sens, met en lumière la volonté politique de valoriser les repères identitaires, de renforcer la cohésion sociale et de promouvoir la transmission des valeurs endogènes. Il s’inscrit dans une dynamique de refondation nationale, où les traditions ne sont plus perçues comme des vestiges du passé, mais comme des leviers pour bâtir un avenir enraciné dans la souveraineté culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a salué la reconnaissance des légitimités traditionnelles dans la nouvelle Constitution. Il a souligné que «&nbsp;<em>l’État reconnaît le rôle central des autorités et légitimités traditionnelles dans la refondation du pays</em>&nbsp;». Cette reconnaissance institutionnelle marque une étape décisive dans le renforcement du vivre-ensemble et de la paix sociale, en intégrant les acteurs coutumiers dans les mécanismes de gouvernance et d’éducation citoyenne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-conferences-debats-et-engagements-citoyens"><strong>Conférences, débats et engagements citoyens</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En marge de la cérémonie, plusieurs activités ont été programmées : conférences-débats, projections documentaires, jeux-concours et consultations médicales. Ces initiatives visent à renforcer la contribution des autorités traditionnelles à l’éducation citoyenne et à la défense des valeurs culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première conférence-débat de la journée a été animée par des figures intellectuelles et traditionnelles telles que M. Seydou Traoré, le Professeur Samba NIARÉ, Bourama SOUMANO, Salia MALE et M. Fodé Moussa SIDIBÉ, autour du thème&nbsp;retenu pour cette édition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges ont porté sur l’implication des autorités coutumières dans la mise en œuvre du Programme Présidentiel de Développement de la Culture et du projet Maliden Kura. Ce dernier, initié par le Président Assimi Goïta, vise à forger un nouveau type de citoyen malien, enraciné dans les valeurs de souveraineté et de renaissance culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-maaya-nbsp-et-nbsp-danbe-nbsp-des-valeurs-a-transmettre"><strong>«&nbsp;Maaya&nbsp;» et «&nbsp;Danbé&nbsp;», des valeurs à transmettre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les intervenants ont unanimement souligné l’urgence de mieux faire connaître et transmettre les valeurs fondamentales du Maaya (humanisme malien) et du Danbé (dignité et honneur) aux générations actuelles et futures. Ces principes, porteurs de cohésion et de respect mutuel, sont au cœur du projet de refondation citoyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les débats, interactifs et riches en recommandations, ont mis en lumière le rôle essentiel des légitimités traditionnelles dans la construction d’un Mali réconcilié avec ses fondements culturels. En replaçant les autorités coutumières au centre du processus éducatif et identitaire, cette journée nationale affirme une vision inclusive et enracinée du développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Journée nationale des Autorités et Légitimités Traditionnelles 2025 aura été bien plus qu’une célébration. Elle sera un moment de convergence entre tradition et modernité, entre mémoire et avenir. Elle aura réaffirmé que le Mali Den Kura, ce Mali nouveau en gestation, ne saurait se construire sans ses piliers culturels, ses repères identitaires et ses sages porteurs de mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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