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	<title>Archives des transmission des savoirs &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Célébration de la Journée de l’Afrique : un projet citoyen pour la jeunesse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Journée de l’Afrique célèbre la culture et l'éducation, des piliers pour bâtir une Afrique digne et intégrée en 2026.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le lancement officiel des activités de la Journée de l’Afrique 2026 s’est déroulé à l’École supérieure de Journalisme et à l’École Cheick Modibo Diarra. L’événement a enregistré la présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M.&nbsp;&nbsp;Mamou Daffé,&nbsp;&nbsp;du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Boureima Kansaye ainsi que du ministre de l’Économie numérique, de la Communication et de la Modernisation de l’Administration, M. Alhamdou Ag Ilyène.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème choisi, «&nbsp;<em>La culture et l’éducation, deux leviers indispensables pour une Afrique digne et intégrée</em>&nbsp;», traduit une ambition politique et sociale. Il s’inscrit dans l’Année de l’éducation et de la Culture décrétée par le Président de la Transition, Assimi GOÏTA. Ce choix met en avant deux piliers essentiels pour construire une société africaine plus solidaire, où la jeunesse devient actrice de la transmission et de la cohésion nationale.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-orientation-strategique-pour-l-avenir"><strong>Une orientation stratégique pour l’avenir</strong></h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1023" height="527" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga.jpeg" alt="Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga" class="wp-image-21910" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga.jpeg 1023w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga-300x155.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga-768x396.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga-585x301.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga-600x309.jpeg 600w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, Directeur général de l’École supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC) du Mali, lors du lancement des activités de la Journée de l&rsquo;Afrique, le 16 avril 2026, à Bamako. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/ Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le Directeur général de l’École supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC) du Mali, Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, a rappelé l’importance de l’Université de Tombouctou comme référence intellectuelle et historique. Associer les établissements modernes à cette tradition académique revient à bâtir un pont entre héritage et avenir. Ce rapprochement symbolique souligne que l’Afrique doit puiser dans ses racines pour construire son futur, en donnant à la jeunesse les outils nécessaires pour affronter les défis contemporains avec dignité et confiance.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">La Directrice de la Tour de l’Afrique, Mme Maïga Mariam Maïga, a insisté sur la transversalité de la culture au service de l’éducation. Elle a affirmé que «&nbsp;<em>la culture est le socle d’un peuple, et l’éducation en est la croix de la transmission</em>&nbsp;». En remettant des kits composés de recueils littéraires et poétiques aux écoles participantes, elle a voulu traduire une solidarité gouvernementale concrète, renforçant la connaissance du continent et valorisant la créativité des jeunes générations.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-activites-pedagogiques-innovantes"><strong>Des activités pédagogiques innovantes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les activités pédagogiques ont pris une dimension pratique : dissertations et commentaires de texte pour le Concours littéraire, questionnaires et poèmes via l’application TIYABOU pour le Parcours pédagogique. Ces exercices ne sont pas de simples épreuves scolaires, mais des moyens de stimuler la réflexion critique et l’expression artistique. Les meilleures productions seront primées et compilées dans des recueils, destinés à enrichir les bibliothèques et à servir de référence pour les générations futures.&nbsp;&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique-.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="520" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique--1024x520.jpeg" alt="Participants à la Journée de l'Afrique" class="wp-image-21909" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique--1024x520.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique--300x152.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique--768x390.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique--585x297.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique--600x305.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique-.jpeg 1044w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les participants au lancement officiel des activités de la Journée de l’Afrique 2026 , le 16 avril 2026, à Bamako. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie a montré que culture, éducation et innovation peuvent marcher ensemble. Le numérique, introduit par l’application TIYABOU, a permis aux élèves de travailler sur des questionnaires interactifs et de partager leurs créations. Cette intégration des technologies dans l’apprentissage illustre une volonté de moderniser l’éducation, tout en gardant un ancrage culturel fort. L’Afrique se projette ainsi dans une dynamique où tradition et innovation se complètent.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-annee-de-l-education-et-de-la-culture"><strong>L’Année de l’éducation et de la Culture</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement s’inscrit dans une dynamique plus large : celle de l’Année de l’éducation et de la Culture. En décrétant 2026 comme une année dédiée à ces deux piliers, le Président Assimi GOÏTA a voulu rappeler que la culture est le sang qui coule dans les veines du peuple africain, et que l’éducation en est la respiration. Cette orientation politique vise à donner un souffle nouveau aux institutions éducatives et culturelles, en les plaçant au centre du projet national.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La jeunesse a été mise en avant comme moteur de cohésion sociale. Les élèves et étudiants, en produisant dissertations, poèmes et réflexions, ont montré que la créativité peut devenir un outil de dialogue et de paix. Leurs œuvres, une fois compilées, ne seront pas seulement des textes, mais des témoignages vivants d’une génération qui veut prendre ses responsabilités et affronter ses défis avec confiance et détermination.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-actrice-de-la-cohesion"><strong>Une jeunesse actrice de la cohésion</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Mamou Daffé, en clôturant la cérémonie, a salué l’engagement des jeunes, affirmant que leurs créations représentent une source d’espoir et de dignité pour l’Afrique. Selon lui, l’avenir du continent dépend de cette capacité à unir culture et éducation, à transformer la créativité en force collective. L’événement devient ainsi un symbole : celui d’une Afrique debout, consciente de son héritage et résolument tournée vers l’avenir.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement officiel des activités de la Journée de l’Afrique 2026 ne se limite pas à une commémoration. Il s’impose comme un acte fondateur, où institutions, écoles et jeunesse se rencontrent pour bâtir un projet commun. En liant culture et éducation, les autorités maliennes ont voulu montrer que l’Afrique peut se réinventer à travers ses propres valeurs. Cette célébration devient un manifeste pour une Afrique digne, intégrée et prête à conquérir sa place dans le concert des nations.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-citoyenne-et-strategique"><strong>Une vision citoyenne et stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative traduit une volonté politique et sociale de placer la jeunesse au centre des priorités. Les activités lancées ne sont pas seulement des concours ou des exercices pédagogiques, mais des instruments de construction citoyenne. Elles rappellent que l’Afrique, riche de son patrimoine et de sa diversité, peut s’appuyer sur ses jeunes pour bâtir une société plus juste, plus solidaire et tournée vers l’avenir.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement officiel des activités de la Journée de l’Afrique 2026 illustre une vision stratégique : celle d’un continent qui veut se construire par la culture et l’éducation. Les institutions, les écoles et les jeunes ont montré qu’ensemble, ils peuvent créer une dynamique nouvelle. Ce projet citoyen devient une référence, où la créativité et le savoir se conjuguent pour donner à l’Afrique une place forte dans le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Villages sans jeunes : qui reste quand l’avenir part ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 07:32:08 +0000</pubDate>
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<p>L'exode rural n'est pas qu'une absence, c'est une nouvelle norme. Découvrez son effet sur les anciennes structures villageoises.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ils sont partis vers les villes, les mines d’or ou l’étranger. Dans les villages maliens, l’absence des jeunes n’est plus une parenthèse mais une nouvelle norme. Ce vide recompose en profondeur le pouvoir, le travail et la transmission, laissant aux femmes, aux anciens et aux enfants la charge de faire tenir un monde rural sous perfusion migratoire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après le rapport de l’ONU sur l’urbanisation mondiale, <em>World Urbanization Prospects</em>, publié le 18 novembre 2025, 81 % de la population mondiale vit en zone urbaine en 2025, contre 55 % dans le précédent rapport de 2018. Selon ces travaux, 45 % de la population mondiale réside dans de grands centres urbains, dont la majorité compte moins de 250 000 habitants, tandis que 36 % vit dans de plus petites villes. Les 19 % restants demeurent en milieu rural, souligne l’hebdomadaire britannique citant le rapport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dynamiques de cette urbanisation varient fortement selon les régions du monde. En Asie, l’exode rural constitue le principal moteur, les populations quittant les campagnes pour poursuivre des études supérieures ou accéder à l’emploi. En Europe et en Amérique du Nord, la croissance des villes est surtout alimentée par la migration internationale. En Afrique subsaharienne, en revanche, l’augmentation de la population urbaine s’explique avant tout par un taux de natalité supérieur au taux de mortalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand les jeunes partent, le village ne meurt pas. Il se transforme. Il se recompose autour de ceux qui restent, de l’argent qui revient, et de liens désormais entretenus à distance. Au Mali, plus d’une personne sur deux vit encore en milieu rural, mais cette réalité statistique masque une mutation profonde : dans de nombreux villages, la jeunesse active a déserté l’espace local pour rejoindre Bamako, les sites d’orpaillage ou les routes de la migration régionale et transsaharienne. Ce qui était autrefois un passage saisonnier est devenu une structure sociale durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exode rural ne vide pas seulement les villages, il redéfinit le pouvoir, le travail et la mémoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-qui-tient-encore"><strong>Qui tient encore ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les campagnes maliennes, ce sont d’abord les anciens qui restent. Ils détiennent la mémoire, incarnent l’autorité coutumière, arbitrent les conflits et gardent la parole collective. Mais leur pouvoir est désormais dissocié de la force de travail. « <em>Nous gardons les champs, mais nos forces sont parties </em>», nous résume un chef de village, dans la région de Dioïla.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À leurs côtés, les femmes tiennent l’essentiel. Elles assurent la production vivrière, l’éducation des enfants, le petit commerce, parfois même la gestion informelle du foncier et des récoltes. Dans des villages où les hommes de 18 à 35 ans sont absents une grande partie de l’année, l’organisation quotidienne est massivement féminisée, sans que cette réalité ne se traduise par une reconnaissance institutionnelle. Les femmes portent la survie économique, mais restent largement exclues des espaces formels de décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enfants, enfin, grandissent dans cet entre-deux. Ils apprennent très tôt que l’horizon ne se situe pas nécessairement là où ils sont nés. Le départ devient une norme avant même l’enracinement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ceux-qui-travaillent-ne-sont-pas-forcement-ceux-qui-decident-nbsp"><strong>Ceux qui travaillent ne sont pas forcément ceux qui décident&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le pouvoir villageois ne se limite plus au chef et au conseil des anciens. Il circule désormais avec l’argent et la mobilité. Les transferts financiers des migrants – plusieurs centaines de milliards de francs CFA chaque année – ont profondément modifié les équilibres locaux. Celui qui finance un forage, une salle de classe, une mosquée ou une moto-pompe agricole exerce une influence décisive, même à distance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi se met en place une gouvernance éclatée, où la décision se négocie entre tradition locale et contributions extérieures. Les jeunes partis continuent de peser sur les choix collectifs depuis Bamako, Abidjan ou plus loin encore. Le village devient un espace administré à plusieurs niveaux, où l’autorité symbolique reste sur place tandis que le pouvoir financier circule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali demeure un pays majoritairement rural, mais ceux qui travaillent effectivement la terre ne sont plus ceux qui la travailleront demain. L’agriculture repose de plus en plus sur les femmes, les jeunes restés faute d’alternative, et les anciens encore valides. Les champs sont parfois abandonnés, parfois sous-exploités, parfois entretenus en attendant un retour hypothétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail rural se fragmente : agriculture saisonnière, petits métiers informels, migration temporaire, projets financés par les remises. Cette diversification permet de survivre, mais fragilise la continuité productive. Le village ne produit plus seulement pour se nourrir : il produit pour rester connecté à ceux qui sont partis.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-transmission-intergenerationnelle-serieusement-entamee-nbsp"><strong>La transmission intergénérationnelle sérieusement entamée&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, ce qui disparaît le plus lentement – mais le plus sûrement – ce sont les savoirs. La transmission intergénérationnelle, autrefois fondée sur la proximité quotidienne, se délite. Les initiations, les gestes agricoles, les récits fondateurs, l’apprentissage des métiers traditionnels se raréfient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mémoire n’est pas effacée, mais déplacée. Elle circule désormais par téléphone, messages vocaux, appels vidéo. Les anciens parlent à des jeunes absents. Les normes se négocient à distance. Le village se souvient sans toujours pouvoir transmettre pleinement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas de folklore perdu, mais d’une rupture intergénérationnelle silencieuse, aux conséquences durables sur l’identité rurale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-tensions-invisibles"><strong>Les tensions invisibles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’exode rural n’est pas une success story unanime. Il génère des jalousies autour des envois d’argent, des soupçons à l’égard de ceux qui ne partent pas, une dévalorisation sociale des jeunes restés. Les femmes, souvent seules pendant de longues périodes, subissent contrôles et rumeurs. Le village, loin d’être apaisé, devient parfois un espace de tensions feutrées, où chacun dépend de quelqu’un qui n’est pas là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les villages ne sont plus peuplés de jeunes, à qui appartiendra demain le monde rural malien ? À ceux qui restent sans pouvoir partir ? À ceux qui décident depuis ailleurs ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable exode n’est peut-être pas celui des corps, mais celui de l’avenir. Tant que le village ne sera pensé que comme un lieu de départ – et non comme un espace d’opportunités, de droits et de projection – il continuera de se vider de sa jeunesse, tout en survivant grâce à elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ogobagna 2026 : plus de 30 000 visiteurs pour célébrer la diversité culturelle du Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 07:28:47 +0000</pubDate>
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<p>Participez à Ogobagna 2026 pour un dialogue créatif à Bamako, où la culture se transforme en vecteur de paix.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Du 26 janvier au 1er février 2026, Bamako accueillera la 11</em></strong><strong><em>ᵉ</em></strong><strong><em> édition du festival Ogobagna sur la Place du Cinquantenaire. Pendant sept jours, la capitale malienne se muera en un espace de rencontres et de célébrations, où traditions et modernité dialogueront. L’événement, considéré comme l’un des plus ambitieux depuis sa création, réunira des communautés venues de toutes les régions du Mali et de la sous-région pour mettre en avant la culture comme vecteur de paix et de cohésion.</em></strong><em> &nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette édition se distingue par son thème central : « <em>Cultures du Mali : dialogue, créativité, résilience pour un développement durable </em>». Les organisateurs veulent démontrer que la culture peut être une réponse aux défis sociaux, économiques et sécuritaires du pays. En plaçant le patrimoine au cœur des solutions, Ogobagna 2026 ambitionne de renforcer la cohésion nationale et de promouvoir une vision durable, où les savoirs endogènes deviennent des leviers de stabilité et de progrès. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-culture-comme-moteur-de-resilience"><strong>La culture comme moteur de résilience</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la Commission d’organisation, le Pr Pierre Togo, a souligné que le festival doit constamment se réinventer. Après dix éditions jugées concluantes, Ogobagna est désormais présenté comme un espace d’accompagnement du Mali dans sa quête de stabilité et de développement. L’événement s’appuie sur des valeurs culturelles partagées pour consolider la confiance collective et offrir une plateforme où traditions et innovations se rencontrent. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vivre-ensemble sera au cœur de cette édition. La parenté à plaisanterie, les chefferies traditionnelles, les rituels et les savoirs ancestraux seront mis en avant pour diffuser un message de tolérance et de solidarité. Ces pratiques, profondément ancrées dans l’histoire du Mali, serviront de vecteur pour rappeler l’importance du dialogue interculturel et de la fraternité. Les visiteurs pourront ainsi découvrir des expressions culturelles porteuses de paix et de cohésion sociale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-bozos-a-l-honneur"><strong>Les Bozos à l’honneur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Grande nouveauté de cette 11ᵉ édition, la communauté Bozo a été désignée invitée d’honneur. Ce choix symbolique constitue une reconnaissance majeure de leur patrimoine culturel. Les Bozos, peuple intimement lié aux fleuves du Mali, bénéficieront d’un programme spécifique mettant en lumière leurs traditions. Danses, courses de pirogues et diverses animations culturelles seront proposées, tandis qu’un quartier Bozo entièrement dédié sera aménagé sur le site du festival. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette mise en avant, Ogobagna 2026 souhaite valoriser l’histoire et les savoir-faire de cette communauté. Les Bozos y voient une opportunité de sauvegarde et de transmission de leur patrimoine auprès des jeunes générations. Leur présence renforcera la diversité culturelle du festival et illustrera l’importance des communautés fluviales dans la construction de l’identité nationale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cite-culturelle-ephemere"><strong>Une cité culturelle éphémère</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fidèle à son identité, Ogobagna 2026 prendra la forme d’une cité culturelle éphémère. Plusieurs espaces symboliques seront installés, notamment la place du Hogon, le Toguna, le quartier des Tamasheks et un musée consacré aux patrimoines nationaux. La place du village, la grande scène, le carré des restaurants et des espaces dédiés à la médecine traditionnelle compléteront le dispositif. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un espace de soins et de dépistage des maladies chroniques sera également opérationnel, tout comme des zones éducatives destinées aux enfants et aux jeunes. Ces espaces permettront de sensibiliser les nouvelles générations à l’importance de la culture et de la transmission des savoirs. En parallèle, des activités de renforcement de capacités seront organisées au profit des artisans, afin de soutenir leur rôle dans la préservation et la valorisation du patrimoine. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mobilisation-nationale-et-internationale"><strong>Une mobilisation nationale et internationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une affluence importante est attendue pour cette édition. Plus de 30 000 visiteurs sont annoncés sur l’ensemble de la semaine, ainsi que près de 200 festivaliers venus de l’intérieur du pays. Cette mobilisation témoigne de l’intérêt croissant pour le festival, qui s’impose comme un rendez-vous majeur de la scène culturelle malienne et régionale. Les organisateurs misent sur cette dynamique pour renforcer l’impact social et économique de l’événement. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Placée sous le parrainage du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, l’édition 2026 bénéficie du soutien de partenaires nationaux et internationaux. Les médias engagés accompagneront également l’événement pour assurer sa visibilité. Ogobagna 2026 s’annonce ainsi comme une édition de référence, où la culture sera célébrée comme un vecteur de paix, de résilience et de développement durable, au cœur de Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Colloque de Bamako 2025 : élus, experts et citoyens pour une culture vivante et locale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 12:44:44 +0000</pubDate>
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<p>Le Colloque de Bamako 2025 explore le rôle des Collectivités territoriales dans la culture et le développement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La salle des Banquets du Centre International de Conférence de Bamako (CICB) a accueilli, ce mardi 28 octobre 2025, le colloque de Bamako 2025, placé sous le thème : « Le rôle des Collectivités territoriales dans la revitalisation culturelle des territoires : la prise en compte du secteur culturel dans les PDESC ». Organisé dans le cadre de l’Année de la Culture décrétée par Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, cet événement a réuni des représentants institutionnels, des élus locaux, des universitaires et des professionnels de la culture.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Mahamadou dit Koumbouna DIARRA, Secrétaire Général du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre Mamou DAFFÉ. Dans son allocution, il a souligné l’importance de ce rendez-vous pour repositionner la culture comme pilier du développement local. Il a déclaré :&nbsp;&nbsp;«&nbsp;<em>La culture ne constitue pas un luxe ni un secteur accessoire ; elle est le socle de notre identité et un levier économique de plus en plus reconnu. Prendre en charge suffisamment ou de prioriser la culture dans les PDESC, c’est faire le choix d’investir dans l’humain, dans l’avenir et dans la stabilité&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce colloque, porté par la Cellule d’Appui à la Décentralisation/Déconcentration de la Culture (CADD/C), s’inscrit dans une dynamique de réflexion et d’action. Il vise à corriger une tendance préoccupante : la faible prise en compte du secteur culturel dans les Programmes de Développement Économique, Social et Culturel (PDESC) des collectivités territoriales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-repenser-les-priorites-locales-pour-une-culture-vivante"><strong>Repenser les priorités locales pour une culture vivante</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">M. Aliou Badra Diakité, chef de la CADD/C, a rappelé que les besoins culturels sont aussi fondamentaux que ceux liés à la santé ou à l’éducation. Il a insisté sur la nécessité d’intégrer les infrastructures culturelles, bibliothèques, musées, salles de spectacle dans les politiques locales, au même titre que les autres services de base.&nbsp;&nbsp;« Il est temps de rééquilibrer les priorités. La population n’a pas seulement besoin d’eau ou d’électricité, elle a aussi besoin de lieux d’expression, de mémoire et de transmission »,&nbsp;&nbsp;estime M. Diakité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vice-président du Haut Conseil des Collectivités territoriales, M. Ahmadou Kisso Cissé, a salué l’initiative du colloque et appelé à une mobilisation accrue des élus. Il a souligné que la culture est un facteur de cohésion sociale et un vecteur de développement économique. «&nbsp;<em>Ce colloque est le cadre idéal pour proposer des réponses concrètes à la faible intégration du secteur culturel dans les documents de planification</em>&nbsp;», dit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également rappelé l’existence du décret 2016 fixant les compétences transférées aux collectivités territoriales en matière de culture, tout en regrettant que les ressources nécessaires à leur mise en œuvre ne soient pas toujours effectives.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-former-les-elus-structurer-les-ambitions-culturelles"><strong>Former les élus, structurer les ambitions culturelles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">M. Mohamed Alassane Diarra, représentant du président de l’Association des Municipalités du Mali, a mis en lumière les défis liés à la gouvernance culturelle locale. Selon lui, les maires ne sont pas toujours bien préparés à gérer les compétences culturelles.&nbsp;&nbsp;«&nbsp;<em>Il n’existe pas d’école pour former les élus à la gestion culturelle. Il est temps de réfléchir à des PDESC sensibles à la culture, comme on l’a fait pour la santé ou l’environnement</em>&nbsp;», a laissé entendre le représentant du président de l’AMM.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également souligné que la culture commence dans les communes, citant l’exemple de la Biennale artistique et culturelle qui débute toujours à l’échelle locale avant de s’élever au niveau national. Pour lui, il est essentiel de renforcer les capacités des élus et de structurer les ambitions culturelles dans les plans de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont unanimement reconnu que la culture ne doit plus être considérée comme un secteur marginal. Elle doit être valorisée, financée et planifiée avec rigueur et vision, en lien avec les réalités locales et les aspirations des communautés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-gouvernance-culturelle-territoriale"><strong>Vers une nouvelle gouvernance culturelle territoriale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le colloque de Bamako 2025 marque une étape décisive dans la construction d’une gouvernance territoriale plus sensible aux dynamiques culturelles. Les recommandations attendues devraient permettre d’orienter les politiques publiques vers une meilleure prise en compte du patrimoine, de la créativité et des expressions culturelles locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En plaçant la culture au cœur des PDESC, le Mali fait le pari d’un développement plus inclusif, enraciné dans ses valeurs et ses savoirs, capable de répondre aux défis contemporains avec créativité et résilience. Ce colloque ouvre ainsi la voie à une mobilisation collective pour faire de la culture un véritable levier de transformation sociale et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux se poursuivent avec des panels d’experts, des échanges entre collectivités et des ateliers de formulation de recommandations. Tous espèrent que les conclusions de ce colloque inspireront une nouvelle génération de plans territoriaux, plus audacieux, plus sensibles et plus culturellement ancrés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Forum de Sikasso 2025 : Le balafon, instrument de transformation sociale et de cohésion culturelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Oct 2025 07:18:18 +0000</pubDate>
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<p>Le Forum de Sikasso 2025 met en lumière le balafon renforçant la cohésion culturelle. Ne manquez pas cet événement exceptionnel.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La salle de conférence de la Chambre de commerce et d’industrie de Sikasso a accueilli, samedi 11 octobre 2025, le Forum de Sikasso 2025, organisé dans le cadre de la 9ᵉ édition du Festival Triangle du Balafon. Un rendez-vous culturel majeur consacré au balafon, cet instrument emblématique du patrimoine africain. La cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Salia Mallé, Chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre Mamou Daffé. Placé sous le thème : « Le Balafon, symbole de transformation sociale dans un nouvel espace souverain », le forum s’inscrit dans le cadre de l’Année de la culture décrétée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La leçon inaugurale a été donnée par le Dr Fodé Moussa Sidibé, qui a présenté un exposé riche sur l’histoire et la symbolique du balafon. Selon le Dr Sidibé, le balafon dépasse le simple rôle musical pour devenir un vecteur d’éducation, de mémoire et de cohésion sociale. Il a rappelé la genèse du Triangle du Balafon, initiative qui réunit les pays partageant cette tradition musicale et culturelle, notamment le Mali, le Burkina Faso et la Guinée. L’instrument, a-t-il expliqué, représente bien plus qu’une note ou un rythme, il est un symbole de l’unité des peuples et de la transmission intergénérationnelle de valeurs culturelles fondamentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le forum a réuni un large panel de participants, parmi lesquels des acteurs culturels, des promoteurs, des artistes et des balafonistes venus de divers pays. La présence du représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, ainsi que d’autres personnalités locales et régionales, a renforcé l’importance de l’événement pour la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-panels-riches-et-des-echanges-instructifs"><strong>Des panels riches et des échanges instructifs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des panels thématiques ont été animés par des figures culturelles de renom telles que Kelessigué Sonogo, Ousmane Kouyaté de la Guinée, Karim Bengaly, entre autres, qui ont partagé leur expérience et leur vision de la place du balafon dans la société contemporaine. Ces échanges ont permis d’aborder des questions liées à la préservation du patrimoine, à l’innovation musicale et à la promotion culturelle au niveau local et international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son intervention, M. Salia Mallé a souligné le rôle crucial du balafon dans la mission éducative et sociale du ministère. «&nbsp;<em>Le balafon joue un rôle central dans notre mission d’éducation et de transformation sociale des jeunes générations</em>&nbsp;», a-t-il affirmé. Il a insisté sur le fait que la promotion de cet instrument dépasse le cadre artistique pour contribuer à la consolidation des valeurs sociales et culturelles, renforçant ainsi l’identité et la cohésion nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le Dr Neba Vincent Coulibaly, 2e adjoint au maire de Sikasso, a exprimé la fierté de la région d’accueillir un forum de cette envergure. «&nbsp;<em>La région de Sikasso est heureuse de recevoir ce forum unique qui contribue au développement socioéconomique de notre région et du Mali en général&nbsp;</em>», a-t-il déclaré. Selon lui, le balafon n’est pas seulement un héritage culturel, mais également un vecteur de promotion touristique et un outil pour valoriser les talents locaux et la créativité des jeunes artistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-balafon-vecteur-de-dialogue-et-de-cohesion"><strong>Le balafon, vecteur de dialogue et de cohésion</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le forum a été ponctué par des échanges interactifs entre participants et panélistes. Toute chose qui a favorisé un dialogue autour de la sauvegarde du patrimoine culturel, de la transmission des savoirs et de l’innovation dans l’art du balafon. Les discussions ont mis en lumière l’importance de renforcer les initiatives locales et régionales, afin de préserver cet instrument traditionnel tout en l’inscrivant dans une dynamique de transformation sociale et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette édition du Forum de Sikasso a une fois de plus confirmé que le balafon, au-delà de son rôle musical, est un véritable instrument de cohésion, de dialogue et de rayonnement culturel. Il symbolise l’unité des peuples du Triangle et leur capacité à s’inspirer de leur patrimoine pour construire un avenir harmonieux et souverain. Les organisateurs espèrent que ce forum servira de tremplin pour de nouvelles initiatives culturelles, éducatives et sociales. Ce renforcerait la place du Mali et de la région de Sikasso sur la scène culturelle africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong>, <strong>envoyé spécial à Sikasso</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Billet. À l’ombre des rayonnages, la patrie intérieure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 08:20:47 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez l'importance de la lecture pendant les vacances scolaires au Mali et son rôle dans la souveraineté intellectuelle.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Alors que les vacances scolaires s’installent dans la torpeur estivale du Mali, les bibliothèques et centres culturels offrent une parenthèse inattendue : celle d’un refuge silencieux contre l’oubli, la vacuité et l’abandon. Entre mémoire personnelle et plaidoyer pour une souveraineté intellectuelle, ce billet d’humeur explore ces lieux de l’ombre où se joue, peut-être, la renaissance malienne par les livres.</strong></em><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a dans certaines bibliothèques de brousse plus d’avenir que dans bien des ministères. C’est une conviction que l’on se forge très tôt, quand, au lieu de courir après le ballon ou de brûler l’ennui sur les routes rouges du Sahel, on préfère se lover dans les silences feutrés d’un rayon poussiéreux, entre un recueil de contes bambara et une anthologie de Senghor en couverture cartonnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la saison sèche des tableaux noirs. Les écoles ferment, les enseignants soufflent, les élèves s’éparpillent — entre grin de thé et petits boulots, cousinades rurales et errances urbaines. Loin du tumulte des classes, commence alors un temps suspendu, celui des vacances scolaires, qu’on pourrait tout aussi bien appeler «&nbsp;<em>saison des oublis pédagogiques</em>&nbsp;». À moins, bien sûr, qu’un miracle ait lieu : celui de la fréquentation des bibliothèques, ces temples profanes de l’intelligence lente.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-alternative-au-vagabondage-mental"><strong>L’alternative au vagabondage mental</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, comme ailleurs sur le continent, le livre a mauvaise presse, et la lecture un avenir aussi fragile que celui d’un ministre de la Culture dans un gouvernement de transition. Pourtant, ces lieux existent — discrets, mal ventilés parfois, mais ouverts, patients, disponibles. On y trouve l’Afrique d’hier, les rêves d’aujourd’hui, et, entre les lignes, quelques leçons pour demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous d&rsquo;autres cieux, on envoie ses enfants en colonie de vacances ou en stage de robotique. Ici, certains retournent au village, d’autres vendent des cartes de recharge sous un soleil de plomb ou sous une pluie torrentielle, d’autres encore — les plus silencieux, les moins visibles — deviennent, l’été durant, des résistants culturels, ces enfants qui lisent sans bruit, loin des écrans et des dogmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-revolution-douce-par-la-lecture"><strong>Une révolution douce par la lecture</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Moi, c’est dans la bibliothèque de mon école fondamentale, perdue au fond d’un village que les cartes ignorent, que j’ai appris la valeur des mots. Chaque emprunt était un passeport imaginaire, chaque lecture, une révolte contre l’amnésie ambiante. Je me souviens du bibliothécaire — un directeur d’école à la moustache gaullienne — qui, après chaque roman restitué sans rature, me tendait un bonbon ou un sourire complice. J’ai découvert&nbsp;<em>L’Étrange destin de Wangrin</em>,&nbsp;<em>Le Karateka</em>&nbsp;ou encore Oui,&nbsp;<em>Mon Commandant !</em>, avant même de connaître la Constitution du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et comme souvent chez nous, c’est l’enfant qui éduque la fratrie : mes frères, d’abord sceptiques, finirent par me charger de leur apporter, à chacun, un roman différent, à chaque fois que je me rendais à la bibliothèque. À défaut de pouvoir changer le monde, on commençait à changer de monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lire-un-acte-de-resistance-civique"><strong>Lire, un acte de résistance civique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où l’on scolarise encore avec des craies cassées, où l’on révise à la lueur d’une lampe-tempête, faire lire un enfant pendant les vacances, c’est un acte politique. C’est affûter une conscience, cultiver une mémoire, forger un citoyen. On dit parfois que l’écriture est une arme. Mais la lecture, elle, est un champ de bataille intérieur. Et les bibliothèques sont nos arsenaux de paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On objectera, non sans raison, que tous les enfants ne sont pas les mêmes, et que la pédagogie, comme le tailleur, se pratique sur mesure. Soit. Mais que le minimum soit garanti : un espace, quelques ouvrages, et l’ivresse d’apprendre par soi-même. On peut être fils de paysan et devenir lecteur. On peut être orphelin de télévision et trouver dans le silence d’une page la voix du monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-reconquete-commence-ici"><strong>La reconquête commence ici</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali Kura — ce nouveau Mali qu’on rêve plus juste, plus digne, plus souverain — ne se construira pas seulement à coups de discours ou de décisions politiques. Il se bâtira aussi à l’ombre des bibliothèques rurales, dans la voix d’un griot consigné sur papier, dans le regard d’un enfant qui découvre Aimé Césaire sans le savoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la veille des vacances, alors que les plages pédagogiques se referment, il n’est pas inutile de rappeler cette vérité simple : un peuple qui lit est un peuple qui réfléchit, et un peuple qui réfléchit est déjà en marche vers sa libération.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Politique nationale de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme : le retour aux sources pour la renaissance du Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jun 2025 03:46:56 +0000</pubDate>
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<p>L'atelier national de validation pour la Politique nationale de la culture du Mali pose les bases d'un avenir culturel solide.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La salle Balla Moussa Keïta du Centre International de Conférences de Bamako (CICB) a abrité ce lundi&nbsp;23&nbsp;juin 2025, l’atelier national de validation du Document-cadre de la Politique nationale de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme du Mali. Présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé en présence de son homologue des Affaires religieuses, des Cultes et des Coutumes, Dr.&nbsp;&nbsp;Mahamadou Koné, cette rencontre cruciale vise à définir les orientations stratégiques pour ces secteurs vitaux à l’horizon&nbsp;2025-2044.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de l’Année de la Culture décrétée par le Général Assimi Goïta, Président de la Transition, dans son message de Nouvel An le 31&nbsp;décembre 2024, soulignant l’importance des valeurs ancestrales pour bâtir un Mali nouveau. Les acteurs présents ont réaffirmé leur engagement pour faire de la culture un levier de paix et de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Organisé par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, cet atelier vise à affiner et à valider un document stratégique crucial. Au cœur de cette démarche se trouve la nécessité de définir des orientations claires et des principes directeurs qui guideront le développement harmonieux et durable de ces domaines vitaux pour la nation, et ce, à l’horizon&nbsp;2025-2044. La Politique nationale de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme est bien plus qu’un simple texte&nbsp;; elle incarne une vision ambitieuse et à long terme pour le Mali de demain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-pour-dynamiser-le-patrimoine-et-l-economie-sur-deux-decennies"><strong>Une stratégie pour dynamiser le patrimoine et l’économie sur deux décennies</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique s’articule autour d’objectifs précis et de résultats mesurables, visant à transformer le potentiel en réalité sur les vingt prochaines années. L’un des piliers centraux est la dynamisation du riche patrimoine culturel du Mali, reconnu mondialement pour sa diversité et son histoire millénaire. Elle inclut la promotion des pratiques culturelles traditionnelles et contemporaines, en assurant leur transmission aux générations futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, la politique entend renforcer l’artisanat local, véritable vitrine du savoir-faire malien. Les défis sont nombreux, allant de la structuration des filières artisanales à l’amélioration de leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux. L’objectif est de faire de l’artisanat une source de revenus stable et digne pour des milliers d’artisans, tout en préservant des techniques ancestrales. Enfin, le tourisme, bien que confronté à des défis sécuritaires, est un secteur prometteur dont la relance est essentielle pour la croissance économique. La politique cherchera à attirer de nouveau les visiteurs en mettant en avant l’hospitalité malienne et la richesse d’expériences culturelles uniques, en développant des infrastructures adaptées et en renforçant la sécurité des visiteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-politique-ancree-dans-l-annee-de-la-culture"><strong>Une politique ancrée dans l’année de la culture</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rassemblement revêt une importance particulière, car il s’inscrit pleinement dans la dynamique de l’Année de la Culture, une initiative audacieuse décrétée pour 2025 par le Général d’armer Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État. Cette proclamation présidentielle vise à ériger la culture en pilier fondamental pour l’édification du « <em>Mali nouveau</em> », reconnaissant son rôle essentiel dans la cohésion sociale et la résilience nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Mamou Daffé a d’ailleurs éloquemment souligné la pertinence de ce Document-cadre en citant les mots du Chef de l’État&nbsp;: « <em>il ne peut y avoir de développement harmonieux et durable sans la prise en compte des valeurs culturelles fondatrices de notre société</em> ». Cette citation résonne avec la conviction que la culture n’est pas un simple divertissement, mais le fondement même de la société malienne, un levier puissant pour panser les plaies du passé et raviver l’unité nationale. Il a également tenu à remercier tous les acteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme pour leur « <em>grande contribution aux efforts de développement du Mali à travers votre engagement, vos sacrifices pour la Patrie et votre professionnalisme</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-mali-nouveau-et-resilient-le-retour-aux-sources-et-la-prosperite-future"><strong>Vers un Mali nouveau et résilient, le retour aux sources et la prospérité future</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le ministre, le message est clair et empreint d’une profonde conviction identitaire&nbsp;: « <em>Le Mali ne renaîtra de ses cendres que lorsque les Maliens retourneront aux sources, aux valeurs ancestrales</em> ». Cette vision met en lumière l’importance de se reconnecter avec les traditions et les savoir-faire qui ont forgé l’identité malienne à travers les siècles. Elle souligne le rôle crucial de la culture pour renforcer le tissu social fragilisé et jeter les bases d’une reconstruction durable, non seulement économique mais aussi morale et spirituelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet atelier représente une opportunité sans précédent pour tous les acteurs impliqués dans ces secteurs de contribuer activement à l’élaboration d’un cadre politique robuste. Les discussions et les échanges prévus permettront de consolider des stratégies visant à exploiter pleinement le potentiel économique et identitaire de la culture, de l’artisanat et du tourisme, faisant de cette année de la culture un véritable catalyseur pour un Mali résilient et prospère. Les conclusions de cet atelier serviront de feuille de route pour les vingt prochaines années, guidant les efforts vers un renouveau culturel et économique, ancré dans les valeurs profondes du Mali et tourné vers un avenir prometteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Éduquer par la culture : Faso Sifinso trace la voie d’un nouveau citoyen malien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 May 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
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<p>La conférence ‘Faso Sifinso’ aborde les enjeux d'éduquer par la culture pour le futur de la jeunesse malienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La conférence inaugurale du programme « Faso Sifinso » s’est tenue ce jeudi&nbsp;15&nbsp;mai 2025 à l’École Normale supérieure (ENSUP) de Bamako sous le thème&nbsp;: « Yèrèdon, Repères fondamentaux pour la jeunesse malienne ». Elle était présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M.&nbsp;Mamou Daffé, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Bourema Kansaye, et du ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Organisée sous le haut patronage du Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, cette conférence inaugurale s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture&nbsp;2025, décrétée par les autorités de la Transition. L’événement marque le coup d’envoi du programme Faso Sifinso, un espace de débat et d’éducation à la citoyenneté destiné à accompagner la jeunesse malienne dans la redécouverte de ses repères culturels et identitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Initiée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, l’initiative vise à renforcer la cohésion sociale à travers une revalorisation des valeurs traditionnelles, transmises de génération en génération. À cette occasion, de nombreuses personnalités du monde académique, culturel et éducatif, ainsi que des étudiants, enseignants et membres de la société civile, ont répondu présents.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Faso-Sifinso.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="558" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Faso-Sifinso-1024x558.jpeg" alt="Conférence inaugurale de Faso Sifinso" class="wp-image-18838" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Faso-Sifinso-1024x558.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Faso-Sifinso-300x164.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Faso-Sifinso-768x419.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Faso-Sifinso-585x319.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Faso-Sifinso-600x327.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/05/Faso-Sifinso.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Conférence inaugurale de Faso Sifinso, sous la présidence du ministre de la Culture, le 15 mai 2025. I.K.D/ Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-programme-ancre-dans-les-valeurs-traditionnelles"><strong>Un programme ancré dans les valeurs traditionnelles</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de ce projet national, il s’agit de bâtir une citoyenneté enracinée dans les principes fondamentaux du Maaya, cette philosophie malienne de l’humanité partagée, de la dignité, de la solidarité et de la responsabilité sociale. Faso Sifinso ambitionne de créer une nouvelle dynamique éducative en réhabilitant des pratiques pédagogiques inspirées de la tradition notamment des contes, théâtre, récits, chansonnettes et jeux à caractère formatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme prévoit la création de clubs d’adolescents dans toutes les régions du pays, où seront développées des activités artistiques et culturelles à visée éducative. Ces espaces seront autant de lieux d’expression, d’initiation aux valeurs civiques et d’ancrage dans l’histoire et la culture du Mali.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-synergie-entre-ministeres-et-acteurs-culturels"><strong>Une synergie entre ministères et acteurs culturels</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement de Faso Sifinso témoigne de la volonté du gouvernement de faire de la culture un levier central de la refondation nationale. À travers l’implication conjointe des ministères en charge de la culture, de l’enseignement supérieur et de l’éducation nationale, le programme se veut transversal et inclusif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les interventions des autorités présentes ont mis en lumière l’importance d’un retour aux sources pour construire un avenir fondé sur des bases solides. Elles ont insisté sur la nécessité de conjuguer modernité et tradition, d’impliquer les porteurs de savoirs locaux, traditionalistes, historiens, enseignants et de promouvoir un modèle éducatif adapté aux réalités culturelles nationales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-refonder-par-la-culture-et-l-education"><strong>Refonder par la culture et l’éducation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le ministre Mamou Daffé, Faso Sifinso « est un concept intégral pour inculquer les valeurs sociétales à la jeunesse afin de renforcer leur fibre patriotique. Il vise à former un nouveau type de citoyen malien, le Maliden Kura profondément ancré dans nos valeurs traditionnelles, mais ouvert au monde ». Il a annoncé la création de clubs d’adolescents dans toutes les régions, qui reprendront des méthodes d’éducation inspirées de la tradition&nbsp;: contes, théâtre, chants et spectacles thématiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l’Enseignement supérieur, Pr. Bourema Kansaye, a pour sa part déclaré que « notre culture sera le fil qui va recoudre notre tissu social, et le fil conducteur de toutes les réformes qui seront engagées dans notre pays ». Il a mis l’accent sur la nécessité de bâtir une souveraineté intellectuelle endogène, adossée aux savoirs locaux et aux repères traditionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, il a insisté sur le rôle fondamental de l’école dans cette démarche de refondation&nbsp;: « L’éducation nationale a un rôle déterminant dans la construction de citoyens responsables. En intégrant les savoirs traditionnels et les valeurs de nos sociétés, nous bâtissons une école qui forme à la fois l’intelligence, la conscience et l’âme. »</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-au-coeur-de-la-refondation"><strong>Une jeunesse au cœur de la refondation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de cette conférence inaugurale, Faso Sifinso se déploiera à travers une série de conférences et d’activités dans les écoles et universités du pays. Des équipes de formateurs, experts et personnalités ressources parcourront les régions du Mali pour porter ce message d’espoir, de construction citoyenne et de souveraineté intellectuelle africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’heure des grands bouleversements sociaux, politiques et culturels, le Mali mise sur sa jeunesse pour bâtir un futur enraciné dans son identité. À travers Faso Sifinso, le pays engage une démarche collective de transmission, d’éducation et de réconciliation avec son héritage. Le retour aux valeurs n’est plus un choix, c’est une nécessité pour reconstruire le vivre-ensemble et renforcer la nation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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