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	<title>Archives des transition &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : trois ans de plus pour réformer en profondeur la distribution de l’électricité</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 21:20:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le gouvernement malien prolonge la concession d’Énergie du Mali (EDM-SA) pour stabiliser le secteur électrique et améliorer le service.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Réuni en Conseil des ministres à Koulouba, le gouvernement malien a décidé de proroger de trois ans la concession d’Énergie du Mali (EDM-SA), une mesure présentée comme un levier de stabilisation du secteur électrique et de poursuite des réformes engagées pour améliorer durablement le service public.</em></strong></p>



<p>Réuni en Conseil des ministres le vendredi 23 janvier 2026 au palais de Koulouba, sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, le gouvernement malien a adopté un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°004 au contrat de concession du service public de l’électricité. Une décision qui s’inscrit dans la stratégie de redressement du secteur énergétique, considéré comme l’un des piliers du développement économique et social du pays.</p>



<p>Signé initialement le 21 novembre 2000 entre l’État malien et la société Énergie du Mali (EDM-SA) pour une durée de vingt ans, le contrat de concession arrive à un tournant décisif. Face aux difficultés structurelles du secteur — déséquilibre financier, insuffisances opérationnelles et pression croissante de la demande — les autorités ont engagé, depuis plusieurs années, une série de réformes destinées à assurer la viabilité du service public de l’électricité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reforme-pour-restaurer-l-equilibre-du-secteur"><strong>Une réforme pour restaurer l’équilibre du secteur</strong></h2>



<p>Au cœur de cette politique figure un Plan de redressement financier et opérationnel, dont l’objectif principal est de combler l’écart entre les coûts réels de production et les revenus d’EDM-SA. Un chantier complexe mais jugé indispensable par le gouvernement pour garantir un approvisionnement durable en électricité à l’ensemble des populations.</p>



<p>La prorogation de la concession pour une durée supplémentaire de trois ans à compter du 21 novembre 2025 apparaît ainsi comme une mesure transitoire de stabilisation. Elle vise à offrir un cadre juridique sécurisé à l’opérateur public tout en permettant à l’État de poursuivre les réformes structurelles engagées dans le secteur énergétique.</p>



<p>Le nouveau décret modifie l’article 5 du contrat de concession en supprimant notamment certaines prérogatives du concessionnaire en matière de travaux. Cette évolution traduit la volonté des autorités de renforcer le pilotage stratégique de l’État dans les investissements structurants, afin de mieux contrôler les coûts, améliorer la qualité du service et garantir la transparence dans la gestion des infrastructures électriques.</p>



<p>La réforme du secteur de l’électricité ne se limite pas à une prorogation administrative, mais s’inscrit dans une logique de meilleure gouvernance et de responsabilisation des acteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-electricite-enjeu-central-de-souverainete-economique"><strong>L’électricité, enjeu central de souveraineté économique</strong></h2>



<p>Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques, l’accès à une électricité fiable est devenu un enjeu de souveraineté nationale. Le gouvernement entend faire du secteur énergétique un levier de croissance, mais aussi un facteur de cohésion sociale, en réduisant les inégalités d’accès entre zones urbaines et rurales.</p>



<p>Cette décision du Conseil des ministres confirme ainsi la priorité accordée par les autorités de la Transition à la modernisation des services publics essentiels. Elle s’inscrit dans une vision plus large visant à bâtir un État plus efficace, capable d’assurer les besoins fondamentaux des populations tout en préparant l’avenir énergétique du pays.</p>



<p>La prorogation de la concession d’EDM-SA ne constitue pas une fin en soi, mais une étape dans un processus de transformation du secteur. Le gouvernement assure vouloir poursuivre les réformes structurelles, renforcer les mécanismes de contrôle et améliorer la performance globale du service public de l’électricité.</p>



<p>À travers cette mesure, les autorités maliennes affichent leur détermination à conjuguer stabilité institutionnelle et réforme économique, dans un domaine stratégique pour le développement du Mali.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : un bond de 34 % dans les importations d’hydrocarbures</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 00:37:21 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali enregistre une hausse de 34 % de ses flux d’approvisionnement en hydrocarbures entre le 29 décembre et le 12 janvier. Un indicateur de stabilisation du marché et de la stratégie de souveraineté énergétique prônée par les autorités de la Transition.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que le Mali cherche à consolider sa souveraineté énergétique, les données de la Direction générale du commerce et de la concurrence révèlent une nette amélioration des flux d’approvisionnement en hydrocarbures. Entre le 29 décembre et le 12 janvier, le pays a enregistré une progression de 34 % des importations. Signe d’un retour à la stabilité logistique et d’une meilleure coordination entre acteurs publics et privés. Une performance qui illustre la volonté des autorités de la Transition de moderniser la filière et de garantir l’autonomie du pays face aux aléas régionaux.</em></strong></p>



<p>Le gouvernement malien se félicite d’un retour progressif à la stabilité dans l’approvisionnement en hydrocarbures. Selon les chiffres présentés lors de la réunion hebdomadaire de concertation présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, la période allant de la semaine du 29 décembre au 12 janvier a enregistré respectivement 123, 345 et 466 citernes de carburant livrées et distribuées sur le territoire national, soit une hausse de 34 % des flux d’approvisionnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-dispositif-de-suivi-plus-rigoureux"><strong>Un dispositif de suivi plus rigoureux</strong></h2>



<p>Ce rebond marque une amélioration tangible après plusieurs semaines de tension sur le marché intérieur, conséquence de perturbations logistiques régionales et de pressions sur les circuits d’importation. Pour Bamako, ces données traduisent les résultats d’une politique de coordination renforcée entre l’État, les opérateurs et les partenaires économiques.</p>



<p>Le Directeur général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCCC) a salué « <em>les efforts conjoints de toutes les parties prenantes</em> » pour sécuriser le marché et garantir la disponibilité du carburant sur l’ensemble du territoire. Selon lui, cette progression reflète une meilleure anticipation des besoins, mais aussi la modernisation progressive du dispositif de suivi et de contrôle.</p>



<p>Dans la deuxième partie de la réunion, les participants ont évoqué les avancées de la digitalisation du secteur des hydrocarbures, considérée comme un levier clé pour accroître la transparence, tracer les flux et rationaliser la distribution. Une plateforme numérique est en cours de déploiement pour permettre un suivi en temps réel des volumes transportés et livrés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-energetique-et-securite-economique"><strong>Souveraineté énergétique et sécurité économique</strong></h2>



<p>Au-delà des aspects techniques, la question énergétique prend une dimension stratégique dans le contexte actuel du Mali. Confrontées à des défis d’approvisionnement récurrents, les autorités de la Transition ont fait de la sécurité énergétique un pilier de la souveraineté nationale. La maîtrise des circuits d’importation et la lutte contre les spéculations internes s’inscrivent dans la vision du « <em>Mali Kura </em>», celle d’un État autosuffisant, plus résilient et moins dépendant des aléas extérieurs.</p>



<p>Cette amélioration de l’approvisionnement, visible depuis la fin décembre, pourrait contribuer à stabiliser les prix sur le marché intérieur et à réduire les tensions économiques ressenties par les ménages et les entreprises.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-coordination-sahelienne-en-perspective"><strong>Une coordination sahélienne en perspective</strong></h2>



<p>Cette dynamique positive intervient alors que le Mali renforce sa coopération énergétique avec ses partenaires de la Confédération des États du Sahel (AES). Le Niger, producteur de pétrole, et le Burkina Faso participent à la mise en place de corridors logistiques sécurisés pour faciliter le transport des hydrocarbures vers Bamako. Un projet qui vise à bâtir une autonomie énergétique régionale, à l’abri des pressions extérieures.</p>



<p>En misant sur une gouvernance concertée du secteur et une transparence accrue dans la gestion des importations, le Mali entend transformer une contrainte chronique en instrument de souveraineté économique. L’énergie n’est pas seulement une question de logistique, c’est une question d’indépendance nationale.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, l’éducation aux valeurs devient un pilier du projet de refondation nationale</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Lors de la présentation des vœux du 12 janvier, le président malien Assimi Goïta a insisté sur la nécessité d’un retour aux valeurs morales, éducatives et culturelles pour bâtir le “Mali Kura”.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Lors de la cérémonie de présentation des vœux des forces vives de la nation, le 12 janvier 2025, au palais de Koulouba, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a livré un message empreint de symbolisme. Plaidant pour un « retour aux valeurs », il a fait de l’éducation et de la culture les piliers du Mali nouveau qu’il appelle de ses vœux.</em></strong></p>



<p>Le palais de Koulouba, siège de la présidence malienne, a servi de cadre à une rencontre empreinte de solennité et de symboles. En ce 12 janvier 2025, à l’occasion de la traditionnelle présentation des vœux des forces vives de la nation, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu les familles fondatrices de Bamako, les autorités religieuses et les représentants de la société civile.</p>



<p>Si l’exercice obéit à une tradition républicaine, le ton, lui, a pris des allures de manifeste moral et politique. Dans son allocution, le chef de l’État a lancé un appel appuyé à la renaissance éthique et culturelle du pays, en affirmant que « <em>l’éducation et la culture sont la base de tout </em>» et que « <em>le Mali Kura ne sera construit qu’avec le Maliden Kura </em>» – l’homme malien nouveau.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-discours-a-tonalite-morale"><strong>Un discours à tonalité morale</strong></h2>



<p>«<em> Si nous voulons être nous-mêmes, il faut retourner à nos valeurs</em> », a martelé le général Goïta devant un parterre d’invités attentifs, convoquant dans la même phrase des concepts clefs du Mali contemporain : <em>seko ani donko</em> (la morale et le savoir), <em>Maaya </em>(l’humanisme), <em>danbé </em>(dignité). Pour le président de la transition, le redressement du pays ne saurait s’envisager sans une réforme profonde des mentalités.</p>



<p>Cette orientation s’inscrit dans une rhétorique désormais centrale au discours du pouvoir : celle du Mali Kura, littéralement « <em>le Mali nouveau </em>», projet de refondation politique, morale et institutionnelle engagé depuis le renversement d’Ibrahim Boubacar Kéïta, le 18 aout 2020.</p>



<p>Pour concrétiser cet idéal, le général Assimi Goïta a annoncé son intention d’intégrer le Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV) dans tout le système éducatif, « <em>du jardin d’enfants au supérieur</em> ». Ce programme, déjà amorcé par le ministère de l’Éducation nationale, vise à enseigner les valeurs sociales et morales considérées comme fondatrices de l’identité malienne : respect, solidarité, travail, dignité et loyauté envers la nation ainsi que les symboles de l’Etat.</p>



<p>Dans la foulée, le président a instruit le ministre de la Culture de poursuivre la politique de valorisation du patrimoine culturel malien, considéré comme un levier essentiel de la souveraineté identitaire. « <em>Une fois que les valeurs sont bafouées, l’individu perd de repère</em> », a-t-il averti, appelant les institutions à s’inspirer des principes ancestraux du <em>Maaya</em> — l’humanité partagée — pour guider l’action publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-kura-entre-refondation-morale-et-projet-politique"><strong>Le Mali Kura, entre refondation morale et projet politique</strong></h2>



<p>Depuis son accession au pouvoir, le 6 juin 2021, le général Assimi Goïta a fait du retour aux sources culturelles et spirituelles un axe central de sa vision politique. En 2025, décrétée « <em>Année de la culture</em> », l’État malien entend restaurer une fierté nationale mise à mal par des décennies de crises politiques, économiques et sécuritaires.</p>



<p>Le discours du président Goïta traduit un véritable effort de reconstruction identitaire, visant à restaurer la confiance d’un peuple meurtri par plus d’une décennie de guerre et de dépendance extérieure.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Burkina Faso, la « révolution ibrahimienne » s’écrit dans les mots</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 23:04:52 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la « révolution ibrahimienne » au Burkina Faso et son impact sur la politique et le langage de l'État.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le Burkina Faso entre dans une nouvelle phase de sa transition : celle de la révolution « ibrahimienne », le terme n’existe sûrement pas encore dans les dictionnaires mais traduit la stratégie que développe le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso. C’est une révolution où les mots deviennent des armes politiques. En rebaptisant ses ministères — « Guerre et Défense patriotique », « Construction de la Patrie », « Serviteurs du Peuple » — Ouagadougou ne se contente pas de remanier son gouvernement. Le chef de l’Etat cherche à refonder le langage de l’État, à transformer la sémantique bureaucratique en manifeste idéologique d’un pouvoir qui se veut souverainiste, moral et révolutionnaire.</em></strong></p>



<p>Le 12 janvier, le capitaine Ibrahim Traoré a remanié son gouvernement. Peu de visages nouveaux, mais un glissement majeur : celui du vocabulaire. Sous le vernis des intitulés ministériels, c’est tout un projet de refondation idéologique qui s’affirme – celui d’un État en guerre, d’une nation en construction et d’un pouvoir révolutionnaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-remaniement-aux-allures-de-manifeste-politique"><strong>Un remaniement aux allures de manifeste politique</strong></h2>



<p>Officiellement, le remaniement du 12 janvier 2026 ne bouleverse pas l’équilibre politique du régime burkinabé. Jean Emmanuel Ouédraogo conserve son poste de Premier ministre, tout comme la majorité des ministres clés du gouvernement. Mais derrière la stabilité apparente se cache une opération d’une autre nature : une refonte du langage politique, qui traduit la philosophie du capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir depuis octobre 2022.</p>



<p>En un geste symbolique mais lourd de sens, le chef de l’État a rebaptisé plusieurs portefeuilles ministériels. Ainsi, le ministère de la Défense et des anciens combattants devient le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Ce qui marque une rupture claire avec le lexique technocratique pour adopter celui de la mobilisation nationale. De même, le ministère des Infrastructures et de l’Urbanisme fusionne sous le nom de ministère de la Construction de la Patrie, tandis que la Fonction publique devient le ministère des Serviteurs du Peuple.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-semantique-comme-instrument-de-pouvoir"><strong>La sémantique comme instrument de pouvoir</strong></h2>



<p>Ces changements ne sont pas de simples effets de style. Ils s’inscrivent dans une stratégie de communication profondément politique : réinventer le langage de l’État pour incarner la révolution «&nbsp;<em>ibrahimienne</em>&nbsp;» — un projet de refondation souverainiste, patriotique et moraliste que le capitaine Traoré entend opposer à l’ordre postcolonial et à la bureaucratie héritée. En un mot, désoccidentaliser les portefeuilles ministériels.&nbsp;</p>



<p>Dans cette logique, le mot «&nbsp;<em>guerre</em>&nbsp;» n’est plus tabou. Il devient le cœur de la légitimité du pouvoir. Face aux attaques djihadistes persistantes et à la désintégration territoriale, Traoré ne parle plus de défense mais de «&nbsp;<em>combat pour la patrie&nbsp;</em>». Quant aux «&nbsp;<em>serviteurs du peuple&nbsp;</em>», ils évoquent moins une administration publique qu’une avant-garde morale appelée à s’engager corps et âme pour la nation.</p>



<p>Ce glissement sémantique s’apparente à une «&nbsp;<em>révolution par les mots</em>&nbsp;», qui vise à refonder la symbolique du pouvoir autour de valeurs telles que la discipline, le sacrifice et la loyauté nationale. Dans la rhétorique du jeune capitaine, la guerre n’est plus seulement militaire, elle est culturelle, économique et psychologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-heritage-sankariste-la-methode-ibrahimienne"><strong>L’héritage sankariste, la méthode ibrahimienne</strong></h2>



<p>Cette «&nbsp;<em>révolution ibrahimienne&nbsp;</em>» — qui touche à tous les secteurs clés du développement et de la sécurité vise avant tout la souveraineté du pays — assume un héritage tout en se distinguant du modèle sankariste. Là où Thomas Sankara plaçait l’émancipation dans la production et la probité révolutionnaire, Ibrahim Traoré ancre sa révolution dans la souveraineté sécuritaire et l’affirmation identitaire.</p>



<p>Le chef de l’Etat se présente comme le défenseur d’un Burkina Faso «&nbsp;<em>debout</em>&nbsp;», tourné vers l’autonomie politique et militaire, en rupture avec les tutelles extérieures. Son discours s’inscrit dans une lignée postcoloniale revendiquée, mais sa méthode, elle, se veut pragmatique, martiale et incarnée par la verticalité de l’État.</p>



<p>Ainsi, à travers ces nouveaux intitulés, Traoré réaffirme son projet de militarisation de la gouvernance, de moralisation de l’administration et de nationalisation du récit collectif.</p>



<p>Pour les observateurs, cette mutation du vocabulaire gouvernemental traduit une tentative de consolidation du pouvoir par la mobilisation symbolique. Dans un pays encore meurtri par l’insécurité, la multiplication des attaques et les crises humanitaires, le recours à un lexique héroïque vise à reconstruire la fierté nationale et à réactiver une mythologie politique du sacrifice collectif.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nbsp-republique-du-devoir-nbsp"><strong>Vers une «&nbsp;République du devoir&nbsp;» ?</strong></h2>



<p>Le Burkina Faso du capitaine Traoré se rêve en «&nbsp;<em>République du devoir</em>&nbsp;», où chaque citoyen, chaque fonctionnaire, chaque soldat devient un rouage de la reconstruction nationale. La révision des noms ministériels n’est qu’un symptôme de cette transformation : une politique du symbole, au service d’un État en quête d’âme et d’autorité.</p>



<p>En d’autres termes, Ibrahim Traoré n’a pas seulement changé des ministères. Il a redéfini la grammaire du pouvoir burkinabé — un pouvoir qui parle désormais le langage de la guerre, du peuple et de la patrie.</p>



<p>Une révolution, non pas dans les rues, mais dans les mots, et surtout, à terme, dans les esprits.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, les « nouvelles routes de la souveraineté »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 15:27:33 +0000</pubDate>
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<p>Explore les nouvelles routes de la souveraineté au Mali, un programme transformateur pour l'économie et les infrastructures.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Quatre ans après les sanctions de la CEDEAO, le Mali a fait de la «&nbsp;souveraineté retrouvée&nbsp;» le moteur d’un vaste programme de transformation économique. Centrales solaires, corridors routiers, nouveau code minier et transformations économiques majeures. Derrière les chantiers se joue une reconquête souveraine du pouvoir sur les ressources, les infrastructures et les choix géopolitiques. Mais cette ambition, entre autonomie revendiquée et dépendances nouvelles, interroge la capacité réelle de Bamako à convertir la souveraineté politique en souveraineté économique durable.</em></strong></p>



<p>14 janvier 2022-14 janvier 2026, depuis quatre ans, le Mali s’est engagé dans une entreprise titanesque, à savoir reconstruire sa souveraineté par le développement de ses infrastructures, de son énergie et de son économie productive. Derrière cette stratégie, impulsée par le général Assimi Goïta et conceptualisée dans la <em>Vision Mali 2063</em>, se dessine le récit politique d’un pays qui entend rompre avec la dépendance, maîtriser ses ressources et affirmer une autonomie totale face aux institutions régionales et internationales, aux visées «&nbsp;<em>capitalistes et impérialistes</em>&nbsp;».</p>



<p>Depuis les sanctions «&nbsp;<em>injustes, illégales, illégitimes et inhumaines&nbsp;</em>» de la CEDEAO et de l’UEMOA en 2022, le discours de la «&nbsp;<em>souveraineté retrouvée&nbsp;</em>» est devenu le cœur de la rhétorique d’État. Mais loin des simples discours, le gouvernement malien tente de la traduire dans les faits. Trois grandes centrales solaires, des corridors routiers réhabilités, un nouveau Code minier et des appuis multiformes au secteur agricole sont à rappeler. Ces initiatives permettront, sans nul doute, au pays de se hisser au rang des nations les plus émergents. On peut articuler ces projets, présentés comme les piliers d’un Mali «&nbsp;<em>maître de son destin&nbsp;</em>», autour de trois axes structurants : <em>Yeelen Kura</em> (l’électrification nationale), <em>Farafinna Jigine</em> (la souveraineté alimentaire) et la réforme du secteur minier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-energie-comme-etendard-de-l-autonomie"><strong>L’énergie comme étendard de l’autonomie</strong></h2>



<p>Les centrales solaires de Sanankoroba, Safo et Tiakadougou-Dialakoro, d’une capacité cumulée de 400 mégawatts, constituent le symbole le plus visible du nouveau cap Mali. Fruit de partenariats diversifiés avec la Russie et la Chine, ces infrastructures traduisent la volonté inébranlable du Mali de sortir de la dépendance énergétique, alors que 70 % de sa production reposait encore récemment sur le thermique. Surtout, la clause selon laquelle la centrale de Sanankoroba reviendra intégralement à l’État malien au bout de dix ans illustre une ambition de «&nbsp;<em>reprise de souveraineté progressive</em>&nbsp;», rare en Afrique de l’Ouest, post-indépendance.</p>



<p>On peut inscrire cette transition énergétique dans un programme plus vaste, qu’on pourrait appeler <em>Yeelen Kura </em>(lumière nouvelle). Pour le gouvernement, la lumière n’est plus seulement une question de kilowattheures, mais un acte politique : «&nbsp;<em>éclairer le Mali&nbsp;</em>» devient synonyme d’émancipation.</p>



<p>L’autre pilier de cette reconquête se joue sur le terrain des routes. La modernisation de la RN27 entre Bamako et Koulikoro, financée à plus de 33 milliards de FCFA, ou encore la réhabilitation du corridor Bamako–Dakar soutenue par la Banque mondiale, participent de&nbsp; l’effort stratégique de désenclaver un pays continental et maîtriser ses voies d’accès commerciales. Derrière le bitume, se lit une géopolitique du transit, à savoir contrôler les routes, pour contrôler les flux de richesses et affirmer son poids dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-mines-nouveau-levier-du-pouvoir-economique"><strong>Les mines, nouveau levier du pouvoir économique</strong></h2>



<p>Adopté en août 2023, le nouveau Code minier renforce considérablement la part de l’État malien dans l’exploitation des ressources : 35 %, dont 10 % gratuits. La réforme du «&nbsp;<em>contenu local&nbsp;</em>», votée en 2025, oblige désormais les compagnies étrangères à recruter, former et sous-traiter localement.</p>



<p>Pour les autorités de la transition, il s’agit de rompre avec des décennies d’exploitation «&nbsp;<em>sans retombées&nbsp;</em>». Les mines doivent financer l’économie réelle. La mine d’or de Sadiola, exploitée par la société canadienne Allied Gold, servira de test grandeur nature . Pour la première fois, un site en activité sera soumis intégralement au nouveau cadre légal.</p>



<p>Moins visible mais tout aussi décisif, les autorités maliennes de la Transition ambitionne de faire du Mali «&nbsp;<em>Farafinna Jigine&nbsp;» </em>(le grenier d’Afrique). Cet ambitieux projet se traduit par les efforts inlassables consentis en faveur de la promotion de l’agriculture et de son industrialisation. On se souvient des nombreuses initiatives du président de la transition, en faveur des agriculteurs, à travers notamment la subvention des intrants agricoles mais aussi de la hausse progressive, d’année en année, du prix d’achat du coton ainsi que la relance de certaines usines de transformation à l’arrêt depuis des années. Aussi faut-il rappelé la remise de distinction honorifiques aux paysans et éleveurs de la région de Sikasso en 2024.&nbsp;</p>



<p>Le but de ces nombreuses initiatives est d’assurer une autarcie alimentaire pour le Mali et par ricochet toute la sous-région. Elles visent non seulement&nbsp; l’autosuffisance céréalière mais aussi la valorisation des filières agricoles traditionnelles (coton, riz, lait). Dans la logique gouvernementale, la souveraineté ne se limite pas à produire de l’électricité ou de l’or. Elle consiste à garantir la capacité du pays à nourrir son peuple sans dépendre des importations. Produire et consommer local est l’ambition des autorités de la transition, qui tiennent à mettre un terme à la politique impérialiste qui fait du Mali un pays consommateur et non transformateur de ses productions.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-de-souverainete-multipolaire"><strong>Une stratégie de souveraineté multipolaire</strong></h2>



<p>Derrière les chantiers se profile une géopolitique nouvelle. En diversifiant ses partenaires (Russie, Chine, Turquie, voire BRICS), Bamako cherche à sortir de l’orbite des institutions occidentales. Le choix du nucléaire civil russe et des partenariats solaires chinois s’inscrit dans la doctrine de « <em>Coopérer sans s’aligner&nbsp;</em>». Cette orientation s’accompagne d’un discours culturel qui a fait de 2025<em>&nbsp;l’«&nbsp;Année de la Culture&nbsp;</em>», dans le but de relier souveraineté économique et réhabilitation identitaire.</p>



<p>Pourtant, le tableau reste fragile. Le pays demeure frappé par une crise sécuritaire endémique dans le nord et le centre. Ce qui ralentit plusieurs chantiers. Les coupures d’électricité persistent, et la dette publique pèse sur les finances nationales. Mais la rhétorique officielle demeure inébranlable. Le pouvoir entend bâtir malgré la guerre.</p>



<p>Les «&nbsp;<em>routes de la souveraineté&nbsp;</em>» symbolisent donc autant une volonté de rupture qu’un pari risqué : celui d’un État qui veut faire de l’économie une arme de dignité. Car le président Goïta reste convaincu qu’il «<em>&nbsp;ne saurait y avoir de développement sans sécurité et il ne saurait y avoir de sécurité sans développement&nbsp;</em>». Reste une question : cette souveraineté, bâtie sur des financements extérieurs et des partenariats multipolaires, peut-elle être véritablement «&nbsp;<em>retrouvée</em>&nbsp;» ? Ou n’est-elle qu’une nouvelle forme d’interdépendance, simplement déplacée d’un pôle à un autre ?</p>



<p>Pour l’heure, le Mali trace ses routes, érige ses centrales et refonde ses lois. Qu’elles mènent à l’autonomie ou à un nouvel équilibre de dépendances reste à voir. Mais une chose est sûre : Bamako ne veut plus subir l’histoire, elle veut la construire.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Mali face à la crise du modèle démocratique importé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 11:30:54 +0000</pubDate>
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<p>Analyse de la crise du modèle démocratique au Mali. Pourquoi la démocratie de 1991 est en échec et quel avenir pour la politique malienne ?</p>
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<p><strong><em>Plus de Trente ans après l’avènement du multipartisme, le Mali se retrouve toujours à la croisée des chemins. Les conclusions de l’audit national des partis politiques, publiées par la Cour suprême, sont sans appel. La démocratie importée de 1991, fondée sur le mimétisme institutionnel de l’occident, a échoué à incarner la souveraineté populaire. Le président Assimi Goïta, conscient de cet état de fait, a d’abord suspendu l’activité des partis politiques avant de les dissoudre. Le but de cette démarche n’est point un musèlement de l’espace politique, mais plutôt de poser les bases d’un modèle politique enraciné dans les réalités maliennes, voire africaines, à travers une refondation philosophique et civique du contrat social.</em></strong></p>



<p>L’audit des partis politiques, publié par la cour suprême, anime le débat politique malien en ce début d’année. Cet audit révèle l’essoufflement d’un système devenu sa propre caricature. En plus de trente ans de pluralisme, plus de 280 partis ont vu le jour, souvent sans base sociale, sans projet idéologique, et encore moins sans enracinement territorial. Les élections sont devenues, non pas des moments de délibération collective, mais des rituels d’appartenance clientélisme où la citoyenneté se marchande au gré des alliances de circonstance. Ce qui a d’ailleurs fait dire à certains citoyens que les partis politiques au Mali ne sont que des G.I.E, entendu par là des Groupements d’intérêts économique, ne cherchant donc qu’à satisfaire à leurs propres intérêts politiques.&nbsp;</p>



<p>Cette inflation partisane illustre la dérive d’un modèle démocratique copié sur les architectures occidentales, sans réelle adaptation aux structures sociales africaines. Le peuple malien, naguère acteur de sa destinée, s’est vu réduit à un spectateur de querelles partisanes, tandis que la politique s’est technocratisée, coupée du réel. Pourtant, la conférence de Baule avait alerté sur ce risque et laissé des consignes pour la démocratisation de l’Afrique. François Mitterand, en 1990, dans son discours à la Baule, avait déclaré : «&nbsp;<em>Enfin, on respire, enfin on espère, parce que la démocratie est un principe universel. Mais il ne faut pas oublier les différences de structures, de civilisations, de traditions, de mœurs. Il est impossible de proposer un système tout fait.</em>&nbsp;»&nbsp;</p>



<p>La démocratie, censée rapprocher le pouvoir du citoyen, s’est transformée en machine à produire de la défiance et de l’aliénation politique. Pendant 30 ans, des décisions importantes ont été prises au nom du peuple sans que celui-ci ne soit réellement impliqués dans les processus de prise de décision. Ce qui rejoint le rejet du principe de la représentativité du peuple par Jean Jacques Rousseau, qui déplore le fait que « <em>L&rsquo;homme est né libre, et partout il est dans les fers </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-rejet-du-mimetisme-institutionnel"><strong>Le rejet du mimétisme institutionnel</strong></h2>



<p>Le président Assimi Goïta, en annonçant l’ouverture en 2026 de nouvelles concertations nationales autour de la relecture de la Charte des partis politiques, semble posé un diagnostic sans complaisance. Celui qui consiste à souligner la nécessité d’une démocratie qui nous ressemble, qui s’enracine dans nos valeurs, et non une démocratie d’imitation. Il dissolvant les partis politiques en 2025, il s’agissait pour lui de reculer afin de mieux sauter. «&nbsp;<em>L’année 2026 ouvrira le chantier des concertations nécessaires autour de l’avant-projet de loi déterminant les conditions de formation et d’exercice des activités des partis politiques, prévu à l’article 39 de la Constitution&nbsp;</em>», a annoncé le chef de l’Etat dans son adresse à la nation, le 31 décembre 2025.</p>



<p>Mais que dit l’article 39 de la Constitution du 22 juillet 2023 auquel fait référence le président Goïta ? Il stipule : «&nbsp;<em>Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent librement leurs activités dans les conditions déterminés par la loi. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale, de la démocratie, de l’intégrité du territoire national, de l’unité national, et de la laïcité de l’Etat&nbsp;</em>». Des conditions sine qua non pour la stabilité d’un pays qui sort d’une guerre qui a longtemps duré.&nbsp;</p>



<p>Alors l’annonce du président de la transition marque un tournant dans le paysage politique malien. Elle rompt avec la logique postcoloniale qui, depuis les années 1990, avait fait du modèle représentatif occidental un dogme indiscutable. Le Mali doit désormais s’affranchir des institutions importées pour réinventer sa propre grammaire politique. Cela va en droite ligne avec la politique souverainiste des autorités maliennes de la transition. Une politique qui explique d’ailleurs leur prise de distance avec plusieurs organisations dont la MINUSMA, la CEDEAO, l’OIF, le G5 Sahel, etc.</p>



<p>Cette posture rejoint la critique formulée depuis plusieurs décennies par les penseurs africains de la décolonisation politique, de Joseph Ki-Zerbo à Souleymane Bachir Diagne : la démocratie ne peut être authentique que si elle s’enracine dans les traditions de délibération, de palabre et de consensus qui caractérisent les sociétés africaines. Le « <em>village africain</em> », dans son organisation communautaire, offre une forme ancestrale de gouvernance participative où le pouvoir se légitime par le dialogue, la sagesse et le sens du collectif.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-repenser-le-contrat-social-a-l-africaine"><strong>Repenser le contrat social à l’africaine</strong></h2>



<p>Ce que propose aujourd’hui Bamako n’est donc point une rupture autoritaire, mais une refondation philosophique. Il s’agit de retrouver l’esprit du politique, celui qui lie le pouvoir à la morale, le citoyen à la communauté, la décision à la responsabilité. Un acte hautement patriotique visant à instaurer une souveraineté fondée sur les valeurs ataviques à la société malienne. Il ne s’agit pas du retour à un ordre social révolu, comme certains le pensent, mais plutôt d’une mise en pratique de la démocratie à partir des mécanismes endogène de gouvernance.</p>



<p>Dans une tribune publiée chez <em>Jeune Afrique</em>, l’historien et politologue, Achille Bembé, explique que «&nbsp;<em>Vouloir expliquer les dynamiques en cours sur le continent en termes de crise de la démocratie est un contresens. De démocratie en tant que telle, il n’y en a tout simplement pas en Afrique.&nbsp;</em>»&nbsp; Selon ses explications, «&nbsp;<em>Partout dans le monde, y compris dans les vieux pays d’Occident, on assiste au recul et à l’évidement de la démocratie, à l’émasculation des institutions multilatérales et à la destruction des formes de solidarité internationale.&nbsp;</em>»&nbsp;</p>



<p>Le futur cadre législatif que le Mali entend élaborer sur les partis politiques ne vise pas à restreindre la liberté politique, mais à restaurer le sens même de l’engagement public. Les concertations annoncées pour 2026 s’inscrivent dans cette dynamique de « <em>souveraineté politique </em>». Une souveraineté qui refuse la dépendance idéologique et institutionnelle vis-à-vis de l’extérieur.&nbsp;</p>



<p>Les pères de la démocratie africaine, depuis les conférences nationales de 1991, semblent avoir omis volontairement la volonté de leur «&nbsp;<em>Maître à penser&nbsp;</em>». Ils ont tenté de transposer la démocratie occidentale sur leur continent, généralement en déphasage avec les mécanismes endogènes de gouvernance. C’est ce système importé qui semble aujourd’hui avoir montré ses limites. D’où les crises de gouvernance que l’on observe un peu partout sur le continent.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-horizon-pour-le-mali-kura"><strong>Un horizon pour le Mali Kura</strong></h2>



<p>La démocratie africaine ne se définit plus par la seule tenue d’élections, mais par la participation réelle des citoyens à la vie de la cité, la responsabilisation des acteurs publics et la réhabilitation du sens du devoir collectif. Repenser la démocratie, c’est refonder la confiance. Et refonder la confiance, c’est replacer le peuple, non les partis, au centre du politique. Voilà ce que le chemin que le Mali a entrepris depuis août 2020 jusque’à nos, à travers les Assises nationales de la refondation en 2021 ainsi que les différents Etats généraux.&nbsp;</p>



<p>Le Mali entre donc&nbsp; dans une phase historique de réflexion collective. En ouvrant le débat sur la nature même de la démocratie, la Transition ne cherche pas à se soustraire au pluralisme, mais à le purifier. Le pays se pose une question universelle : comment articuler souveraineté, justice et identité dans un monde où les modèles dominants vacillent ?</p>



<p>Ce qui se joue à Bamako dépasse le cadre national. C’est la possibilité pour l’Afrique de redevenir sujet de sa propre histoire politique. Entre héritage et innovation, le Mali Kura trace la voie d’une « <em>démocratie de souveraineté </em>», une démocratie pensée par et pour les Africains, fidèle à leurs valeurs, ouverte sur l’avenir, et fondée sur une philosophie simple : celle d’un peuple qui se gouverne enfin selon sa propre vérité. Car «&nbsp;<em>Ce qui est en crise, ce sont les arrangements institutionnels hérités de la colonisation et qui, dans les années 1990, ont fait l’objet d’un ravalement de façade.&nbsp;</em>», analyse Achille Bembé.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« L’année 2026 ouvrira le chantier des concertations nécessaires autour […] des activités des partis politiques », Général Assimi Goïta</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jan 2026 16:15:13 +0000</pubDate>
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<p>Le général Assimi Goïta annonce des concertations nécessaires autour des activités  des partis politiques en vue de moraliser la vie publique au Mali et restaurer la confiance.</p>
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<p><strong><em>Le président de la transition, le général Assimi Goïta, veut « repartir sur des bases plus saines » en révisant en profondeur la Charte des partis politiques.</em></strong></p>



<p>Lors de son adresse à la nation du 31 décembre 2025, à l’occasion des voeux de Nouvel An, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a confirmé l’ouverture d’un vaste chantier de refondation du paysage politique malien. Dans un contexte de transition prolongée, marqué par la volonté affichée de « <em>moraliser la vie publique </em>» et de restaurer la confiance entre l’État et les citoyens, le chef de l’État a annoncé une réforme en profondeur de la Charte des partis politiques, dans le prolongement des recommandations des Assises nationales de la Refondation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-diagnostic-sans-complaisance-du-systeme-politique-malien"><strong>Un diagnostic sans complaisance du système politique malien</strong></h2>



<p>Ces Assises, tenues fin 2021, avaient mis en lumière la défiance croissante des Maliens envers une classe politique jugée « <em>déconnectée des réalités du peuple </em>» et accusée d’avoir contribué à la mauvaise gouvernance.</p>



<p>« <em>Le peuple malien avait exprimé sa vive préoccupation face aux dérives et dysfonctionnements du paysage politique</em> », a rappelé le général Goïta, avant d’évoquer un système partisan éclaté — plus de 200 formations enregistrées — souvent perçu comme source d’instabilité et d’opportunisme.</p>



<p>En avril 2025, le président avait convoqué de nouvelles consultations avec les forces vives de la Nation pour définir les modalités d’application des recommandations issues des Assises. Ces rencontres, qui avaient réuni des représentants de partis, de la société civile, des autorités religieuses et coutumières, ont débouché sur une proposition noble et salutaire : la dissolution pure et simple de l’ensemble des partis politiques et l’organisation d’un audit général du système partisan. Objectif : assainir la vie politique et poser les jalons d’une nouvelle ère institutionnelle.</p>



<p>L’audit du financement public des partis politiques au Mali, publié le 31 décembre 2025 par la Section des Comptes de la Cour suprême, met à nu deux décennies d’opacité et de dérives dans la gestion des fonds publics. Selon le rapport, plus de 24,6 milliards de francs CFA ont été versés à des formations dont la transparence financière reste douteuse. Plus de la moitié des partis répertoriés n’ont jamais déposé leurs comptes annuels, et à eux seuls, treize partis ont accaparé près de 78 % des subventions publiques. L’étude, couvrant la période 2000-2019, révèle une dépendance excessive des formations politiques à l’aide de l’État, souvent perçue sans contrôle effectif ni obligation de justification.&nbsp;</p>



<p>Dans un contexte où la dissolution des partis politiques, décidée en mai 2025, a profondément bouleversé le paysage institutionnel, la Cour suprême préconise une refonte totale du cadre de financement. Elle propose notamment l’instauration de clauses de dissolution automatique pour défaut de reddition de comptes et l’obligation de diversifier les sources de financement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-loi-sur-les-partis-politiques"><strong>Vers une nouvelle loi sur les partis politiques</strong></h2>



<p>Selon le président de la transition, «&nbsp;<em>L’année 2026 ouvrira le chantier des concertations nécessaires autour de l’avant-projet de loi déterminant les conditions de formation et d’exercice des activités des partis politiques, prévu à l’article 39 de la Constitution&nbsp;</em>», adoptée en 2023.</p>



<p>Cette relecture de la Charte des partis politiques devra préciser les critères de représentativité, les règles de financement, et les exigences de transparence et d’ancrage territorial.</p>



<p>L’enjeu, selon les proches du dossier, est de créer un système partisan plus restreint, structuré et responsable, capable de produire de véritables programmes politiques et non des coalitions électoralistes à géométrie variable. Il s’agit avant tout de rompre avec les pratiques du passé et d’inscrire la politique malienne dans une logique de service public, plutôt que d’ambitions personnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-tournant-institutionnel"><strong>Un tournant institutionnel</strong></h2>



<p>Cette réforme, si elle est menée à terme, marquera un tournant historique dans la trajectoire politique du Mali post-2020. Elle s’inscrit dans la vision de refondation prônée depuis le coup d’État d’août 2020, puis réaffirmée par la Transition. Elle pourrait également redéfinir les rapports entre les institutions, les citoyens et les futurs acteurs politiques, dans un pays où la fragmentation du champ partisan a souvent sapé les efforts de gouvernance.</p>



<p>Pour Bamako, l’année 2026 s’annonce donc décisive. Elle sera la période où le Mali cherchera à se doter d’un cadre politique refondé, à la fois plus inclusif, plus éthique et plus représentatif des aspirations populaires.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Présidentielle en Guinée : Mamadi Doumbouya en route vers une victoire écrasante</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 22:57:17 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les résultats partiels de la présidentielle en Guinée et l'ascension du général Mamadi Doumbouya.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À 41 ans, le général Mamadi Doumbouya s’impose sans surprise dans les urnes, quatre ans après avoir pris le pouvoir, en renversant Alpha Condé. Porté par une participation record et un appareil d’État maîtrisé, l’ex-chef des forces spéciales guinéennes transforme l’essai : de président de la transition à président élu. Mais derrière cette victoire partielle triomphale, une question demeure — comment gouverner un pays fatigué par les transitions, les exclusions et les promesses non tenues ?</em></strong></p>



<p>« <em>On n’organise pas les élections pour les perdre</em> », lançait jadis Pascal Lissouba. La formule, à la fois lucide et cruelle, résonne encore comme un écho ironique dans bien des capitales d’Afrique francophone. Car derrière les discours sur la démocratie rénovée et les scrutins solennellement célébrés, persiste une réalité plus ambivalente : celle d’élections où la compétition rime souvent avec conservation du pouvoir, et où la promesse de l’alternance se heurte à la pratique d’un autoritarisme réinventé. Dès lors, une question s’impose : ces scrutins, censés être l’expression la plus noble de la souveraineté populaire, sont-ils vraiment des instruments de liberté politique, ou les paravents sophistiqués d’un pouvoir verrouillé ?</p>



<p>Les résultats partiels de l’élection présidentielle du 28 décembre confirment ce que beaucoup anticipaient : le général Mamadi Doumbouya, président de la transition depuis 2021, s’achemine vers une victoire écrasante. Les chiffres publiés progressivement depuis lundi par la Direction générale des élections (DGE) le placent largement en tête face à huit concurrents peu connus, dans un scrutin marqué par l’absence des principaux opposants politiques.</p>



<p>Selon la DGE, le général Doumbouya, 41 ans, candidat indépendant, arrive en tête dans huit des treize communes de Conakry, et domine également les premières tendances dans plusieurs régions du pays. Le dépouillement complet n’est pas encore achevé, mais tout indique que le chef de la transition obtiendra une majorité écrasante, qui transformerait ainsi son autorité militaire en légitimité électorale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-election-a-forte-participation-malgre-le-boycott"><strong>Une élection à forte participation, malgré le boycott</strong></h2>



<p>Organisée plus de quatre ans après le coup d’État du 5 septembre 2021, qui avait renversé le président Alpha Condé, cette présidentielle devait marquer la fin officielle de la transition. Malgré les appels au boycott d’une partie de l’opposition, le taux de participation a atteint 85 %, selon la présidente de la DGE, Djénabou Touré — un chiffre élevé qui témoigne d’une mobilisation populaire significative, notamment dans les zones rurales et minières.</p>



<p>La plupart des ténors politiques, dont Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré ou Alpha Condé, étaient absents du scrutin, empêchés de se présenter pour des raisons juridiques, d’âge ou d’exil. Ce contexte a largement facilité la victoire du chef de la transition, qui s’est présenté comme le candidat de la stabilité et de la souveraineté retrouvée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-scrutin-salue-par-l-union-africaine"><strong>Un scrutin salué par l’Union africaine</strong></h2>



<p>Malgré un paysage politique verrouillé, plusieurs missions d’observation, dont celle de l’Union africaine (UA), ont salué le caractère «&nbsp;<em>globalement crédible et pacifique&nbsp;»</em> du scrutin. Aucune violence majeure n’a été signalée, et les observateurs ont relevé la bonne organisation technique des bureaux de vote, malgré quelques retards logistiques et un manque de pluralisme réel.</p>



<p>La CEDEAO, qui avait suivi de près la transition guinéenne, a de son côté insisté sur la nécessité de «<em>&nbsp;préserver l’esprit de réconciliation nationale</em>&nbsp;» et d’assurer une inclusion politique durable dans la phase post-électorale.</p>



<p>Mais derrière la célébration, les défis s’annoncent considérables : relancer l’économie minière, diversifier les revenus publics, lutter contre la corruption et restaurer la confiance d’une population qui attend des résultats tangibles. Pour le général-président, désormais homme fort élu, le temps de la légitimation est passé. Celui de la gouvernance commence.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sommet AES Bamako : Assimi Goïta ouvre la première session confédérale du Conseil des ministres de l’AES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 17:36:00 +0000</pubDate>
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<p>Le président Assimi Goïta a inauguré la première session confédérale du Conseil des ministres de l’AES. En savoir plus ici.</p>
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<p><strong><em>Le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta a ouvert, samedi 20 décembre, la première session confédérale du Conseil des ministres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Un rendez-vous fondateur, à deux jours de la 2ème session du Collège des chefs d’État, destiné à donner corps à une union militaire et politique en quête de reconnaissance internationale.</em></strong></p>



<p>Au Palais de Koulouba, siège de la présidence malienne, le drapeau vert de la Confédération des États du Sahel flottait aux côtés de ceux du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Devant les ministres réunis des trois pays, le général Assimi Goïta, président de la Transition malienne et actuel président de l’AES, a ouvert la première session confédérale du Conseil des ministres. Un événement qualifié d’« <em>inaugural et stratégique </em>» à l’heure où la jeune confédération s’apprête à franchir un cap institutionnel majeur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-confederation-en-construction"><strong>Une Confédération en construction</strong></h2>



<p>Créée en juillet 2024 à Niamey, la Confédération des États du Sahel regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, trois pays dirigés par des régimes militaires qui ont rompu avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en janvier 2025. Elle se veut à la fois un pacte de défense collective et un cadre d’intégration politique et économique fondé sur la souveraineté et la solidarité.</p>



<p>Dans son discours d’ouverture, le général Assimi Goïta a insisté sur « <em>la responsabilité historique</em> » des dirigeants sahéliens face aux défis communs. « <em>Nos trois États ont fait le choix souverain de mutualiser leurs efforts pour bâtir un espace stable et apaisé, favorable au développement et à l’épanouissement de nos populations </em>», a-t-il déclaré.</p>



<p>Le chef de l’État malien a également rappelé que cette session prépare la deuxième réunion du Collège des chefs d’État, prévue à Bamako les 22 et 23 décembre, où seront adoptés les protocoles additionnels régissant la défense, la diplomatie et le développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-et-developpement-les-deux-priorites"><strong>Sécurité et développement : les deux priorités</strong></h2>



<p>La réunion ministérielle doit examiner le rapport d’activité du premier exercice de la Confédération, notamment dans les domaines de la sécurité régionale, du développement économique et du renforcement institutionnel.</p>



<p>Assimi Goïta a souligné la nécessité de « <em>compléter l’architecture juridique et politique de l’AES </em>», estimant que ces protocoles permettront « l<em>’élaboration de politiques et programmes communs au bénéfice des populations </em>».</p>



<p>Mais derrière le discours d’unité, les défis demeurent considérables. Les trois États font face à une violence terroriste persistante, à des difficultés économiques aiguës et à un isolement diplomatique partiel.</p>



<p>Le président malien en a conscience : « <em>Le terrorisme économique soutenu et le terrorisme médiatique, auxquels nous faisons l’objet depuis un certain temps, vise à affaiblir le soutien dont la confédération dispose auprès de ses peuples. </em>», a-t-il dénoncé, accusant implicitement les puissances occidentales d’entretenir une campagne de déstabilisation. «&nbsp;<em>Ces actes de sabotage ne sont pas simplement le fait des terroristes, mais également une confrontation pour un positionnement géopolitique visant à sauvegarder des intérêts politiques et économiques dans le Sahel.</em>&nbsp;», a-t-il précisé avant d’indiquer : «&nbsp;<em>Ce constat nous impose donc de redoubler d’efforts et de vigilance.&nbsp;</em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-discours-d-affirmation-souverainiste"><strong>Un discours d’affirmation souverainiste</strong></h2>



<p>Dans un ton résolument offensif, Goïta a défendu la légitimité du projet sahélien face aux critiques internationales : « <em>Notre Confédération, de par ses énormes potentialités, commence à s’imposer sur la scène africaine et internationale</em> », a-t-il affirmé, en évoquant la «&nbsp;<em>marche souveraine&nbsp;»</em> de l’AES.</p>



<p>Il a également rendu hommage aux forces armées des trois pays, saluant leur « <em>courage et leur détermination à défendre l’intégrité du territoire et la sécurité des citoyens </em>». Pour le chef de l’État malien, l’objectif est de transformer la solidarité militaire en intégration politique. « <em>L’Afrique de l’Ouest est unie par une histoire et une culture communes. Nos peuples sont naturellement appelés à vivre ensemble dans la fraternité et la solidarité</em> », a-t-il conclu.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-tournant-avant-le-sommet-de-bamako"><strong>Un tournant avant le sommet de Bamako</strong></h2>



<p>La session confédérale constitue une étape préparatoire avant la 2ème session du Collège des chefs d’État de l’AES, attendu comme un moment de consolidation. Les dirigeants devraient y désigner le prochain président de la Confédération, qui succédera à Assimi Goïta, et adopter un plan stratégique 2026-2030 visant à institutionnaliser la coopération dans les domaines de la sécurité, de la finance et des infrastructures.</p>



<p>Pour Bamako, ce rendez-vous revêt une portée symbolique. Il doit démontrer que l’AES est plus qu’une alliance conjoncturelle, et qu’elle s’ancre désormais dans une logique de construction étatique supranationale.</p>



<p>L’AES ambitionne d’incarner un pôle de stabilité sahélien, affranchi des tutelles occidentales. Le discours d’Assimi Goïta à Bamako marque une étape dans la formalisation politique d’une confédération désormais consciente de son rôle de&nbsp; laboratoire de souveraineté africaine.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bénin : Talon sous escorte régionale</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 23:56:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Comprenez le coup d'État au Bénin et la réaction de la CEDEAO pour maintenir la stabilité en Afrique de l'Ouest après la crise.</p>
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<p><strong><em><strong><em>En ordonnant le déploiement immédiat d’une force régionale pour soutenir le président Patrice Talon après la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025, la CEDEAO veut éviter qu’un nouveau domino ne tombe dans la région. Mais derrière cette démonstration de fermeté se joue une autre bataille : celle de la survie du dernier régime civil encore debout dans une Afrique de l’Ouest gagnée par la tentation des ruptures militaires. À Cotonou, le vent du Sahel a soufflé — et même s’il a été contenu, il a révélé l’essoufflement d’un modèle démocratique à bout de souffle.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>La riposte a été immédiate. Moins de vingt-quatre heures après la tentative de&nbsp;changement de pouvoir&nbsp;manquée contre le président Patrice Talon, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a sorti la carte de la fermeté. Dans un communiqué publié ce dimanche soir à Abuja, l’organisation régionale a ordonné le&nbsp;déploiement «&nbsp;<em>immédiat&nbsp;</em>» d’éléments de la Force en attente&nbsp;sur le territoire béninois, afin de soutenir le gouvernement et de préserver «&nbsp;<em>l’ordre constitutionnel et l’intégrité territoriale</em>&nbsp;» du pays.</p>



<p>Selon le texte signé par la Commission de la CEDEAO, la décision découle de l’article 25(e) du protocole de 1999, relatif au mécanisme de prévention et de maintien de la paix. Après consultations entre les chefs d’État et de gouvernement, Abuja a donc activé la clause de défense collective, transformant le Bénin en nouvelle ligne rouge du dispositif sécuritaire ouest-africain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-coalition-sous-banniere-nigeriane"><strong>Une coalition sous bannière nigériane</strong><strong></strong></h3>



<p>La force régionale sera composée de troupes venues du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et de la Sierra Leone — les quatre piliers militaires du dispositif CEDEAO. Ce contingent, qui pourrait être déployé «&nbsp;<em>dans les prochaines heures</em>&nbsp;», aura pour mission de&nbsp;sécuriser Cotonou, les infrastructures stratégiques et les institutions républicaines, tandis que l’armée béninoise poursuit ses opérations contre les&nbsp;auteurs de la tentative de changement de régime&nbsp;retranchés dans la zone portuaire.</p>



<p>En clair, Abuja ne veut pas d’un nouveau «&nbsp;<em>cas malien&nbsp;</em>» au cœur du Golfe de Guinée. Depuis le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO en janvier 2024, l’organisation voit dans le Bénin un&nbsp;dernier bastion du modèle civil et libéral&nbsp;qu’elle entend préserver à tout prix.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-reaction-de-survie-regionale"><strong>Une réaction de survie régionale</strong><strong></strong></h3>



<p>Derrière la rhétorique juridique et protocolaire, cette décision traduit une peur : celle d’une&nbsp;contagion&nbsp;qui a déjà gagné la moitié du continent. Le spectre d’un basculement du Bénin dans le camp des&nbsp;pouvoirs militaires&nbsp;du Sahel hante les chancelleries d’Abuja, d’Accra,&nbsp;d’Abidjan, voire de la France. Le président nigérian Bola Tinubu, actuel président en exercice de la CEDEAO, l’a d’ailleurs martelé : «&nbsp;<em>Le Bénin ne tombera pas.</em>&nbsp;»</p>



<p>Mais cette posture de fermeté a un revers. Dans les rues de Cotonou et sur les réseaux sociaux ouest-africains, certains dénoncent une «&nbsp;<em>militarisation de la diplomatie&nbsp;</em>» et un deux-poids-deux-mesures criant. Là où la CEDEAO s’est montrée impuissante face&nbsp;au cas de la Guinée Bisseau, elle déploie aujourd’hui des troupes pour sauver un président affaibli par la fin de son mandat et la fragmentation de son propre camp.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-talon-l-ultime-rempart-ou-le-symbole-d-un-systeme-a-bout-de-souffle"><strong>Talon, l’ultime rempart ou le symbole d’un système à bout de souffle ?</strong><strong></strong></h3>



<p>L’ironie est cruelle. Patrice Talon, chantre autoproclamé de la «&nbsp;<em>Rupture&nbsp;</em>», se retrouve désormais&nbsp;protégé par la vieille garde régionale&nbsp;qu’il avait pourtant défiée sur plusieurs dossiers économiques et institutionnels. À Abuja, à Accra comme à Abidjan, on défend un allié. À Cotonou, beaucoup y voient plutôt la consolidation d’un régime de plus en plus verrouillé, où la succession s’est transformée en bombe à retardement.</p>



<p>La CEDEAO veut croire qu’elle défend la démocratie. Mais en s’érigeant en gendarme d’un ordre vacillant, elle protège avant tout un modèle à bout de souffle — celui des démocraties verrouillées post-conférences nationales, où les urnes n’ont plus la force d’apaiser, et où les casernes finissent toujours par s’inviter au débat politique.</p>



<p><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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