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	<title>Archives des Transition malienne &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Transition malienne &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>KazanForum : le Mali rejette les rumeurs de chaos et de blocus dans la capitale</title>
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		<pubDate>Thu, 14 May 2026 20:21:40 +0000</pubDate>
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<p>Depuis le KazanForum en Russie, le ministre  de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Bouréma Kansaye affirme que Bamako n’est pas sous blocus et dénonce la campagne médiatique de désinformation de certains médias français contre le Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Depuis le KazanForum en Russie, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Bouréma Kansaye affirme que Bamako n’est pas sous blocus et dénonce la campagne médiatique de désinformation de certains médias français contre le Mali.</em></strong></p>



<p>Le gouvernement malien rejette fermement les informations relayées ces derniers jours par plusieurs médias occidentaux évoquant un supposé «&nbsp;<em>blocus de Bamako</em>&nbsp;». En marge du Forum économique international «&nbsp;<em>Russie – Monde islamique : KazanForum</em>&nbsp;», le ministre malien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Bouréma Kansaye, a dénoncé une campagne médiatique visant à fragiliser l’image du Mali sur la scène internationale.</p>



<p>Dans une déclaration accordée à&nbsp;<em>African Initiative</em>, le ministre affirme que «&nbsp;<em>la situation est sous contrôle</em>&nbsp;» et assure que la capitale malienne continue de fonctionner normalement malgré le contexte sécuritaire tendu ayant suivi les attaques coordonnées du 25 avril 2026 contre plusieurs localités stratégiques du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Bamako réfute tout scénario d’effondrement</strong></h2>



<p>Pour les autorités maliennes, les récits faisant état d’un isolement de Bamako relèvent davantage d’une bataille informationnelle que d’une réalité observable sur le terrain. Bouréma Kansaye explique que certaines rédactions occidentales, particulièrement françaises, cherchent à installer l’idée d’un État en perte de contrôle.</p>



<p>«&nbsp;<em>Il y a eu une tentative de renversement du régime, mais ils n’y sont pas parvenus&nbsp;</em>», a déclaré le ministre, avant d’ajouter que cette situation a donné lieu à «&nbsp;<em>une campagne de relations publiques pour montrer que tout va mal au Mali&nbsp;</em>».</p>



<p>Selon lui, la circulation dans la capitale, les activités administratives et la vie économique suivent leur cours habituel. «&nbsp;<em>Il n’y a aucun blocus à Bamako</em>&nbsp;», insiste-t-il, rappelant qu’il a lui-même quitté récemment la capitale pour se rendre en Russie.</p>



<p>Cette sortie intervient dans un contexte où les autorités de transition travaillent à reprendre la maîtrise du récit autour de la situation sécuritaire du pays, alors que les réseaux sociaux et certains médias internationaux diffusent régulièrement des informations alarmistes sur l’état du Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une guerre de perception autour du Sahel</strong></h2>



<p>Au-delà du seul cas malien, cette séquence illustre la dimension informationnelle croissante des crises sahéliennes. Depuis plusieurs années, les autorités du Mali, du Burkina Faso et du Niger dénoncent le traitement biaisé des questions sécuritaires par une partie de la presse occidentale.</p>



<p>Les gouvernements de l’Alliance des États du Sahel (AES) dénoncent régulièrement certains médias étrangers de minimiser les avancées militaires des armées sahéliennes tout en amplifiant les difficultés internes afin de nourrir une perception d’instabilité permanente.</p>



<p>Cette défiance a conduit plusieurs États de la région à suspendre ou interdire certains médias internationaux, dans le cadre de la lutte contre la désinformation et l’atteinte au moral des populations et des forces armées.</p>



<p>Dans ce contexte, la communication officielle devient un enjeu stratégique majeur. Bamako entend désormais projeter l’image d’un État résilient, capable de faire face aux attaques terroristes sans sombrer dans le chaos institutionnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>KazanForum, vitrine diplomatique du repositionnement malien</strong></h2>



<p>La déclaration de Bouréma Kansaye intervient également dans un cadre diplomatique symbolique. Le KazanForum, organisé en Russie du 12 au 17 mai, réunit des délégations issues de plus de 90 pays, notamment d’Afrique et du monde islamique.</p>



<p>Pour Bamako, cette participation s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des partenariats internationaux, accélérée depuis la rupture progressive avec plusieurs partenaires occidentaux.</p>



<p>Dans cette bataille de récits comme dans celle des alliances, les autorités maliennes montrent que, malgré les turbulences sécuritaires, l’État demeure debout et entend contrôler lui-même la narration de sa crise.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le discours Macron ou l&#8217;art de renverser les responsabilités</title>
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		<pubDate>Mon, 11 May 2026 21:05:03 +0000</pubDate>
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<p>Au sommet Africa Forward à Nairobi, Emmanuel Macron a affirmé que le Mali aurait demandé le départ des forces françaises parce qu’il ne voulait plus « se battre contre le terrorisme ». Une déclaration qui renverse les responsabilités et occulte le bilan sécuritaire des opérations militaires françaises au Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Au sommet <em>Africa Forward</em> à Nairobi, Emmanuel Macron a affirmé que le Mali aurait demandé le départ des forces françaises parce qu’il ne voulait plus « se battre contre le terrorisme ». Une déclaration qui renverse les responsabilités et occulte le bilan sécuritaire des opérations militaires françaises au Sahel. Dans cette tribune, <strong>Oumarou Fomba</strong> démonte les ressorts d’un récit politique qui cherche à transformer un échec stratégique en faute du partenaire africain.</em></strong></p>



<p>Emmanuel Macron, dans une déclaration récente à Nairobi, a affirmé que si le Mali a demandé le départ des forces françaises, c&rsquo;est parce que le pays «&nbsp;<em>ne voulait plus se battre contre le terrorisme&nbsp;</em>». Cette formule, assénée avec la désinvolture d&rsquo;un «&nbsp;<em>no offense</em>&nbsp;», mérite d&rsquo;être soumise à l&rsquo;épreuve des faits. Car derrière la rhétorique de la rupture se cache une réalité que le président français s&#8217;emploie méthodiquement à occulter : dix ans de présence militaire française au Mali se sont soldés par un échec sécuritaire patent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La rhétorique de l&rsquo;auto-justification</strong></h2>



<p>Le propos central de Macron —&nbsp;<em>« Vous ne voulez plus de la France parce que vous ne voulez plus vous battre contre le terrorisme »</em>&nbsp;— est une reformulation fallacieuse. Les autorités maliennes de la transition n&rsquo;ont pas expulsé la France pour cesser de combattre le terrorisme. Elle a exigé le respect de ses principes de souveraineté, de non ingérences politiques françaises, et surtout le bilan cuisant de dix ans d&rsquo;opérations militaires. Ne voulant pas accepté ces conditions, la France a annoncé unilatéralement son départ. Lorsqu’elle voulaient tenter de faire demi-tour, les autorités maliennes s’étaient déjà braqués. Attribuer ce départ à une dérobade malienne, c&rsquo;est inverser les responsabilités pour masquer une défaite stratégique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="806" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-1024x806.png" alt="Bilan de la présence française au Mali" class="wp-image-22349" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-1024x806.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-300x236.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-768x604.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-1170x921.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-585x460.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-600x472.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali.png 1484w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Bilan de la présence française au Mali. ©Graphique généré à l&rsquo;aide de l&rsquo;IA. </figcaption></figure>
</div>


<p>Cette inversion est une figure rhétorique classique : transformer l&rsquo;échec du dominant en faute du dominé. Ce n&rsquo;est pas le Mali qui a failli — c&rsquo;est la stratégie militaire française qui s&rsquo;est révélée structurellement inadaptée à la nature du conflit sahélien.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;aveu masqué : la France n&rsquo;a pas réussi</strong></h2>



<p>Macron reconnaît lui-même que «&nbsp;<em>l&rsquo;actualité montre que ce n&rsquo;était sans doute pas la meilleure décision que les putschistes maliens avaient prise pour leur pays</em>&nbsp;». C&rsquo;est une lecture intéressée : elle laisse entendre que le Mali se porte mal&nbsp;<em>à cause</em>du départ français, en occultant soigneusement que le Mali se portait déjà mal&nbsp;<em>malgré</em>&nbsp;la présence française. Le terrorisme au Sahel a explosé sous Barkhane, non après.</p>



<p>Les données sont implacables. Selon l&rsquo;ACLED (Armed Conflict Location and Event Data Project), les attaques jihadistes au Sahel ont été multipliées par sept entre 2016 et 2021 — en plein déploiement de l&rsquo;opération Barkhane, forte de 5 000 à 9 000 soldats. Le pic des violences a coïncidé avec le pic du dispositif militaire français. Ce seul fait devrait suffire à invalider le récit de Macron.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le mythe de la rupture de 2017</strong></h2>



<p>Affirmer que «&nbsp;<em>depuis 2017, c&rsquo;est terminé</em>&nbsp;» l&rsquo;époque du pré-carré est une fiction narrative soigneusement entretenue. Passé ce discours de rupture, qu&rsquo;a changé concrètement la France en Afrique ? Elle a maintenu ses bases militaires, ses accords de défense asymétriques, le mécanisme de la zone franc sous contrôle indirect du Trésor français, et ses réseaux diplomatiques actifs. Aucune rupture structurelle n&rsquo;a eu lieu. Seulement un changement de registre communicationnel.</p>



<p>Prétendre avoir rompu avec le passé tout en maintenant exactement les mêmes structures, c&rsquo;est substituer au néocolonialisme d&rsquo;action un néocolonialisme de discours. La forme change ; le fond demeure.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un bilan militaire que Macron passe sous silence</strong></h2>



<p>C&rsquo;est le point cardinal que le président français s&#8217;emploie à ignorer. Depuis l&rsquo;opération Serval (2013) jusqu&rsquo;au retrait de Barkhane (2022), neuf ans de présence militaire française n&rsquo;ont pas permis de neutraliser durablement les groupes armés — GSIM, JNIM, EIGS —, de sécuriser le territoire hors des grandes agglomérations, ni d&rsquo;enrayer la diffusion du terrorisme vers le Burkina Faso et le Niger. La menace s&rsquo;est étendue, les violences se sont intensifiées, et les institutions maliennes se sont fragilisées davantage.</p>



<p>Cette réalité n&rsquo;est pas nouvelle. Elle s&rsquo;inscrit dans un continuum historique que Macron occulte également : depuis l&rsquo;indépendance du Mali en 1960, la France n&rsquo;a jamais cessé d&rsquo;être présente — militairement, diplomatiquement, économiquement. Et cette présence n&rsquo;a jamais empêché les crises de se succéder. La rébellion touarègue de 1990–1996, celle de 2006–2009, le coup d&rsquo;État de 2012, la progression du MNLA : toutes ces crises ont eu lieu&nbsp;<em>sous</em>&nbsp;présence française, pas en son absence.</p>



<p>La question s&rsquo;impose donc avec une clarté gênante : si la présence française était la condition de la stabilité, comment expliquer soixante ans d&rsquo;instabilité répétée ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La décolonisation du récit</strong></h2>



<p>Le discours de Macron illustre parfaitement ce que l&rsquo;on pourrait appeler la rhétorique postcoloniale de dénégation. Elle fonctionne en trois temps : affirmer la rupture avec le passé (<em>« depuis 2017 c&rsquo;est terminé »</em>), se présenter comme partenaire équitable (<em>« je crois à un partenariat équilibré »</em>), puis attribuer aux dirigeants africains la responsabilité des échecs structurellement produits par la politique française elle-même.</p>



<p>La demande de départ du Mali n&rsquo;est pas un refus de combattre le terrorisme. C&rsquo;est le rejet d&rsquo;une présence militaire étrangère qui a démontré, sur une décennie, son incapacité à résoudre le problème qu&rsquo;elle prétendait traiter — tout en aggravant les ressentiments populaires et en affaiblissant la légitimité des États hôtes.</p>



<p>Que le Mali souffre aujourd&rsquo;hui, personne ne le nie. Mais imputer cette souffrance au seul départ français, c&rsquo;est refuser de voir que cette souffrance existait avant, pendant, et indépendamment de la présence française. C&rsquo;est, en définitive, continuer à penser l&rsquo;Afrique comme un objet de politique étrangère plutôt que comme un sujet de son propre destin.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mobilisation patriotique : le peuple malien uni derrière ses forces armées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 21:44:10 +0000</pubDate>
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<p>Des milliers de Maliens se sont réunis au Stade Mamadou Konaté de Bamako pour afficher leur soutien aux Forces armées maliennes et réaffirmer l’unité nationale après les attaques du 25 avril 2026.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Un grand rassemblement patriotique s’est tenu ce samedi 9 mai au Stade Mamadou Konaté de Bamako pour soutenir les Forces armées maliennes et les autorités de la Transition. L’événement, présidé par le Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, ministre de l’Administration territoriale et porte-parole du Gouvernement, a marqué un moment fort d’unité nationale. Le peuple malien s’est mobilisé pour réaffirmer sa solidarité et sa confiance envers ses institutions.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p>Face aux défis sécuritaires qui secouent le pays, un mouvement de solidarité inédit s’est étendu à travers toutes les régions. L’appel à l’unité lancé à Bamako a trouvé un écho puissant dans les villes et villages du Mali. Ce rassemblement, organisé dans un esprit de recueillement et de détermination, a témoigné d’une volonté commune de résister à la peur et de défendre la stabilité nationale après les attaques du 25 avril.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une mobilisation nationale pour la souveraineté malienne</strong></h2>



<p>Ces attaques, qui ont visé plusieurs positions stratégiques, ont coûté la vie au ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Général d’armée Sadio Camara. Malgré cette perte douloureuse, le peuple est resté debout. «&nbsp;<em>Nous ne céderons pas à la peur</em>&nbsp;», ont affirmé les participants. L’événement a servi de catalyseur pour renforcer le lien de confiance entre les citoyens et leurs défenseurs, dans un esprit de résilience et de courage collectif.&nbsp;</p>



<p>Le stade était plein à craquer, animé par la présence massive des jeunes et des femmes. La cérémonie a débuté par l’exécution de l’hymne national, en présence de plusieurs ministres et invités de marque. Le griot Bourama Soumano a ouvert les interventions en exaltant la grandeur du pays et de ses dirigeants, rappelant que «&nbsp;<em>la victoire est au bout de l’effort et ensemble, nous vaincrons&nbsp;</em>», avant de ponctuer son discours d’un intermède musical.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les jeunes et les femmes en première ligne</strong></h2>



<p>Par ailleurs, Ibrahim Cissé, président du Conseil National des Jeunes du Mali, a salué la mobilisation citoyenne observée sur tout le territoire. Revenant sur les événements du 25 avril, il a insisté sur le fait que «&nbsp;<em>l’unité malienne est la meilleure réponse face au terrorisme</em>&nbsp;». Il a encouragé un volontarisme accru dans le recrutement au sein des Forces de défense et exhorté les populations à collaborer étroitement avec les FAMa par le partage d’informations.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Mme Kouyaté Goundo Sissoko, représentante de la CAFO, a pris la parole pour exprimer la solidarité des femmes. Elle a déploré les attaques coordonnées et appelé à la résilience. «&nbsp;<em>Nous sommes tous des militaires&nbsp;</em>», a-t-elle déclaré, exhortant chaque Malien à ne pas céder à la peur, car c’est ce que recherchent les terroristes. Elle a invité à la vigilance, à la concorde et au don de soi pour préserver la paix et la stabilité.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les leaders communautaires appellent à la responsabilité</strong></h2>



<p>Le Coordinateur des Chefs de quartiers, Seydou Sangaré, a prié pour le repos des âmes des disparus tout en réaffirmant la souveraineté du Mali au sein de l’Alliance des États du Sahel. Il a salué le leadership du Général d’armée Assimi Goïta et mis en garde contre la mauvaise utilisation des réseaux sociaux. «&nbsp;<em>Les médias doivent diffuser une information responsable</em>&nbsp;», a-t-il insisté, appelant à la prudence et à la cohésion nationale.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le discours du Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly a constitué le point culminant de la journée. Le ministre a souligné qu’à travers cette épreuve difficile, «&nbsp;<em>le Mali reste uni et souverain</em>&nbsp;». Il a dénoncé les attaques du 25 avril, qualifiées de lâches, et félicité le peuple pour sa dignité et son courage. Transmettant les salutations du Président de la Transition, Assimi Goïta, et du Premier ministre Abdoulaye Maïga, il a rendu hommage à la résilience des Maliens.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fidélité et engagement du peuple malien</strong></h2>



<p>Face aux campagnes de désinformation venues de l’extérieur, le ministre a opposé la vérité et la solidarité. Il a affirmé que «&nbsp;<em>le Mali n’acceptera jamais que son destin soit écrit par d’autres que les Maliens eux-mêmes</em>&nbsp;». Avec émotion, il a ajouté : «&nbsp;<em>Nous ne pleurons pas nos héros, nous les célébrons</em>&nbsp;», rappelant que leur sacrifice oblige la nation pour l’éternité. Il a appelé à un soutien indéfectible envers ceux qui défendent le pays.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>En outre, le Général Coulibaly a souligné que lorsque «&nbsp;<em>le Mali se lève comme un seul homme, c’est toute l’Afrique qui l’observe avec fierté&nbsp;</em>». Cette journée de mobilisation patriotique restera gravée dans la mémoire collective comme un symbole d’unité, de courage et de fidélité à la nation. Le peuple malien, uni derrière ses forces armées, a réaffirmé son engagement à défendre la patrie et à préserver la souveraineté nationale.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : pourquoi Assimi Goïta prend la tête du ministère de la Défense après la mort de Sadio Camara </title>
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		<pubDate>Mon, 04 May 2026 18:30:19 +0000</pubDate>
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<p>Après les attaques du 25 avril 2026, le président Assimi Goïta prend la tête du ministère de la Défense. Une décision stratégique visant à renforcer la coordination militaire et la sécurité nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Après les attaques coordonnées du 25&nbsp;avril 2026, le président de la Transition, le général Assimi Goïta, a décidé de prendre personnellement la tête du ministère de la Défense. Une décision qui marque un nouveau palier dans la lutte contre l’insécurité et la quête de la souveraineté nationale.</em></strong></p>



<p>Dans son adresse à la nation, le 28&nbsp;avril, à la suite des attaques coordonnées, simultanées, coordonnées et complexes du 25&nbsp;avril 2026 qui ont endeuillé plusieurs villes du Mali, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, avait déclaré&nbsp;: « <em>C’est plus que jamais le moment de faire confiance à vos Forces armées et de sécurité engagée dans une lutte complexe, contre le terrorisme. Les opérations se poursuivront jusqu’à la neutralisation complète des groupes impliqués et le rétablissement durable de la sécurité sur l’ensemble du territoire national.</em> »</p>



<p>Une semaine après cette déclaration, le chef suprême des armées a décidé d’assumer personnellement le portefeuille de la Défense et des Anciens combattants. Une décision officialisée par décret, lu à la télévision nationale ORTM par le secrétaire général de la présidence, Alfousseyni Diawara. Dans le même mouvement, le général de division Oumar Diarra, jusque-là chef d’état-major général des armées, a été nommé ministre délégué auprès de la Défense.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une centralisation du commandement face à une menace accrue</strong></h2>



<p>La décision intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, marqué par des attaques simultanées ayant ciblé Bamako, Kati, Konna, Sévaré, Kidal et Gao, et coûté la vie à l’ancien ministre de la Défense, Sadio Camara. En se plaçant directement à la tête de l’appareil militaire, le général d’armée Assimi Goïta opère une centralisation du commandement qui vise à renforcer la réactivité opérationnelle et la cohérence stratégique des Forces armées maliennes. Cette décision pourrait être motivée par la volonté d’éviter toute rupture dans la dynamique déjà enclenchée au sein des forces armées maliennes et évité toute décision qui pourrait entraîner une certaine dissension dans les rangs de l’outil de défense dans un contexte si particulier de la vie de la nation malienne.&nbsp;</p>



<p>En tant que Président du Conseil supérieur de la défense, en plus d’être militaire de terrain ayant combattu contre cette menace terroriste des années durant, le président de la transition est le mieux indiqué pour conduire les opérations avec l’assistance de l’ex-chef d’État major général des armées. Le général Goïta, pour qui la sécurité occupe la priorité numéro un, est en terrain connu. Cette nouvelle mission à côté de la fonction de chef de l’État devait suffire à prouver au peuple malien le degré de patriotisme du chef suprême des armées. Car l’occupation de la fonction de ministre de la Défense constitue, à n’en pas douter un véritable sacrifice pour la sécurité et le développement national. Le président de la transition a montré la voie. Au peuple malien de suivre l’exemple. « <em>Nous devons garder à l’esprit que c’est dans l’épreuve qu’une nation doit conforter sa cohésion et son unité. Un sursaut national est aujourd’hui indispensable et nous devons, tous comme un seul homme, nous ériger contre la division et la fracture sociale.</em> », a expliqué le chef de l’État dans son adresse à la nation. Chacun, dans son domaine et selon ses expertises, doit apporter sa pierre à l’édifice national. A l’heure de la mobilisation, aucun fils ne doit rester en marge.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Restaurer l’autorité et la confiance</strong></h2>



<p>Dans un pays confronté à des menaces asymétriques et à des attaques coordonnées d’envergure, cette concentration des responsabilités entre les mains du chef suprême des armées peut être interprétée comme une réponse à l’urgence. Elle permet d’accélérer la prise de décision et de réduire les délais entre l’analyse du renseignement et l’action sur le terrain.</p>



<p>Au-delà de l’impératif opérationnel, cette nomination revêt également une portée politique. En assumant personnellement la Défense, le chef de l’État envoie un signal fort de responsabilité et d’engagement. Dans un contexte marqué par le choc des attaques et la perte d’un pilier du dispositif sécuritaire, il s’agit de restaurer la confiance des populations et de réaffirmer l’autorité de l’État, tout en honorant la mémoire de l’illustre disparu.</p>



<p>Ce choix s’inscrit aussi dans une tradition observée dans plusieurs pays en période de crise, où les chefs d’État prennent directement en main les questions de sécurité nationale afin de mobiliser l’ensemble des leviers de puissance publique. Selon le président de la transition, «&nbsp;&nbsp;<em>sans la sécurité, il ne saurait y avoir et sans développement il ne saurait y avoir de sécurité</em> ». Les deux restent interdépendants. C’est pourquoi il est important pour lui de mobiliser tous les outils pour restaurer la sécurité sur l’ensemble du territoire pour l’émergence du Mali Koura.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un tandem militaire pour piloter la riposte</strong></h2>



<p>La nomination du général Oumar Diarra comme ministre délégué vient compléter ce dispositif. Officier expérimenté et ancien chef d’état-major général des armées, il apporte une expertise technique et opérationnelle essentielle à la conduite des opérations. Le tandem formé avec le général d’armée Assimi Goïta permet ainsi de conjuguer vision stratégique au sommet de l’État et gestion quotidienne des opérations militaires.</p>



<p>Le positionnement protocolaire du ministre délégué, placé juste après les ministres d’État, souligne l’importance accordée à la Défense dans l’architecture gouvernementale actuelle. Dans le plan d’action du gouvernement (PAG) Abdoulaye Maïga, présenté le 16&nbsp;mai 2025,&nbsp;la sécurité et la défense vient en première ligne. Le nouveau gouvernement s’est engagé à poursuivre la montée en puissance de l’armée malienne à travers le recrutement massif de soldats, la modernisation des infrastructures, le déploiement militaire sur l’ensemble du territoire, la construction des hôpitaux militaires, des mémoriaux et des équipements sophistiqués.&nbsp;Cette réorganisation s’inscrit dans la doctrine souverainiste défendue par les autorités de la Transition. En internalisant davantage la conduite des opérations militaires et en renforçant la chaîne de commandement nationale, Bamako entend affirmer son autonomie stratégique dans la lutte contre le terrorisme.</p>



<p>Si ce choix concentre les pouvoirs, il engage aussi directement la responsabilité politique du chef de l’État sur les résultats obtenus sur le terrain. Dans un contexte de guerre prolongée, il marque une volonté d’assumer pleinement la conduite de la défense nationale et de répondre, sans intermédiaire, aux défis sécuritaires auxquels le Mali reste confronté.</p>



<p>Le président de la transition a planté le décor depuis son investiture le 7&nbsp;juin 2021. Dans son discours, il avait affirmé&nbsp;: « <em>Aujourd’hui, nous avons une responsabilité historique&nbsp;: celle de transcender nos divergences pour sécuriser notre pays, pour préserver son intégrité territoriale et pour créer les conditions d’un développement socioéconomique nous permettant d’offrir un avenir meilleur à notre postérité.</em> ». Ces propos n’avaient acquis une pertinence aussi particulière qu’en ce contexte de guerre asymétrique et hybride contre le Mali.&nbsp;</p>



<p><strong>&nbsp;Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Bobo-Dioulasso, Bamako resserre les liens avec sa diaspora</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2026 09:32:24 +0000</pubDate>
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<p>En visite à Bobo-Dioulasso, le ministre malien Mamou Daffé a rencontré la diaspora, appelant à la cohésion et à la résilience, tandis que la communauté plaide pour l’ouverture d’un consulat général.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En déplacement à Bobo-Dioulasso, en marge de la 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) et de la 2ᵉ Semaine de la fraternité de l’Alliance des États du Sahel (AES), le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a rencontré la communauté malienne établie dans la capitale économique burkinabè. Une séquence à forte portée symbolique, dans un contexte régional marqué par les défis sécuritaires et les recompositions politiques.</em></strong></p>



<p>Représentant le Premier ministre Abdoulaye Maïga, le ministre s’est exprimé devant des ressortissants maliens venus nombreux à la salle de conférence du Conseil régional des Hauts-Bassins, en présence de l’ambassadeur du Mali au Burkina Faso, Issouf Oumar Maïga. L’objectif affiché : écouter les préoccupations de la diaspora et lui transmettre un message d’espoir et de résilience, quelques jours après les attaques du 25 avril qui ont endeuillé le Mali.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso-1024x682.jpeg" alt="Diaspora malienne de Bobo-Dioulasso" class="wp-image-22179" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso-1024x682.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso-1170x780.jpeg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Mamou Daffé rencontre la diaspora malienne de Bobo-Dioulasso, à l&rsquo;issue de la Semaine de la fraternité AES. ©𝐂𝐂𝐎𝐌. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Prières, recueillement et unité</strong></h2>



<p>La rencontre s’est ouverte par des prières et bénédictions à l’endroit des Forces armées maliennes (FAMa), du Mali et des forces de défense de l’AES. Dans une atmosphère empreinte d’émotion, l’imam Abdoul Malick Djénépo a appelé à l’unité et à la paix, avant que l’ambassadeur ne souhaite la bienvenue aux participants.</p>



<p>Dans un message lu par son secrétaire général, le président de la communauté malienne de Bobo-Dioulasso a insisté sur la bonne intégration des Maliens dans le tissu socio-économique local, notamment dans la région du Guiriko. Il a également exprimé un soutien sans réserve au président de la Transition, le général Assimi Goïta, et à son gouvernement, tout en formulant plusieurs doléances.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une revendication centrale : un consulat à Bobo</strong></h2>



<p>Parmi les attentes exprimées, la création d’un consulat général du Mali à Bobo-Dioulasso figure en tête de liste. Une demande récurrente, justifiée par l’importance numérique de la communauté malienne dans la ville et par la nécessité de faciliter les démarches administratives.</p>



<p>Cette revendication traduit aussi la volonté de la diaspora d’être davantage prise en compte dans les politiques publiques, à l’heure où les autorités de Bamako multiplient les initiatives pour renforcer le lien avec les Maliens de l’extérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« La souveraineté a un prix »</strong></h2>



<p>Prenant la parole, Mamou Daffé a transmis les salutations du chef de l’État et du chef du gouvernement, avant de saluer l’engagement des Maliens établis au Burkina Faso. Il les a exhortés à préserver la cohésion, à respecter les lois du pays d’accueil et à continuer de porter les valeurs culturelles qui unissent les deux nations.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe-1024x682.jpeg" alt="Rencontre entre la diaspora melienne de Bobo-Dioulasso et le ministre Daffé" class="wp-image-22180" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe-1024x682.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe-1170x780.jpeg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">La diaspora malienne de Bobo-Dioulasso rencontre le ministre Mamadou Daffé, à l&rsquo;issue de la Semaine de la fraternité AES. ©𝐂𝐂𝐎𝐌. </figcaption></figure>
</div>


<p>«&nbsp;<em>Pour être souverain et libre, cela a un prix. Malgré les difficultés, nous ne tomberons pas&nbsp;</em>», a-t-il déclaré, dans une allusion directe aux défis sécuritaires auxquels fait face le Mali. Le ministre s’est également dit convaincu que le Mali et ses partenaires de l’AES viendront à bout du terrorisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une diplomatie de proximité</strong></h2>



<p>Au-delà du discours officiel, cette rencontre illustre la stratégie de diplomatie de proximité engagée par les autorités maliennes. En allant au contact de la diaspora, Bamako entend consolider un front intérieur et extérieur autour de la Transition, tout en renforçant la solidarité régionale au sein de l’AES.</p>



<p>Le ministre a enfin remercié les autorités burkinabè pour leur accueil, saluant au passage l’organisation de l’événement et le rôle de l’ambassade du Mali dans le renforcement des relations bilatérales.</p>



<p>Dans une région confrontée à de multiples défis, la mobilisation de la diaspora est plus que jamais un levier stratégique. À Bobo-Dioulasso, le message est est celui de l’unité, de la résilience et de l’engagement collectif, qui restent les maîtres mots pour accompagner le Mali dans sa trajectoire actuelle.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Obsèques nationales : le Mali rend hommage à un pilier de sa stratégie sécuritaire </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 15:10:50 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali rend hommage, à travers des obsèques nationales, au général Sadio Camara, mort lors des attaques du 25 avril 2026.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Il y a des morts qui dépassent le deuil. Celle du Général d’armée Sadio Camara appartient à cette catégorie rare où la disparition d’un homme devient un moment politique, presque un tournant historique. Le 30 avril 2026, sur la place d’armes du génie militaire de Bamako, la République malienne n’a pas seulement enterré un ministre de la Défense tombé sous les balles terroristes. </em></strong></p>



<p>Dans le cérémonial militaire, tout était là : la marche funèbre, le drapeau national, la sonnerie aux morts, les hommages officiels. Mais derrière le protocole, une autre réalité affleurait : celle d’un pays en guerre contre une menace diffuse, persistante, et profondément politique. Car Sadio Camara n’était pas qu’un soldat. Il était l’un des visages les plus assumés de la refondation sécuritaire engagée par les autorités de transition.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un parcours marqué d’engagement&nbsp;</strong></h2>



<p>Sa trajectoire, longuement rappelée dans les témoignages de ses compagnons d’armes, dessine le portrait d’un officier forgé dans les fractures du Mali contemporain. Formé à l’École militaire interarmes de Koulikoro, passé par plusieurs théâtres d’opérations, il appartient à cette génération marquée au fer rouge par l’effondrement de 2012. Une génération qui a fait de la souveraineté non pas un slogan, mais une obsession.</p>



<p>À l’écouter — ou plutôt à écouter ceux qui l’ont connu —, une constante revient : la rigueur. Une discipline presque austère, mêlée à une forme d’humilité qui contraste avec le poids des responsabilités qu’il a assumées. Refus de privilèges, engagement personnel, proximité avec ses hommes. Autant d’éléments qui nourrissent aujourd’hui une figure quasi mythifiée.</p>



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<p>Mais il serait trop simple d’en faire un héros sans contradictions. Car l’homme s’inscrivait dans une dynamique politique contestée, celle d’une transition militaire confrontée à des défis immenses : insécurité chronique, recomposition des alliances internationales, tensions régionales. En incarnant la montée en puissance des Forces armées maliennes, Sadio Camara portait aussi les espoirs — et les risques — d’une stratégie centrée sur la réponse sécuritaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le serment collectif de continuer le combat</strong></h2>



<p>Sa mort, survenue lors des “<em>attaques complexes, simultanées et coordonnées</em>” du 25 avril, agit dès lors un révélateur. Révélateur des complots persistants contre le Mali. Révélateur aussi de l’appui des sponsors internes et externes aux groupes armés terroristes qui ne souhaitent point l’unité et la paix pour la construction du Mali actuel.</p>



<p>Les discours prononcés lors des obsèques ont d’ailleurs dépassé la simple évocation du souvenir. Ils ont pris des allures de serment collectif. Continuer le combat. Ne pas céder. Transformer la perte en énergie politique. Ce glissement du deuil vers la mobilisation est révélateur d’un pays qui refuse de se penser en victime.</p>



<p>Dans les témoignages, une image revient avec insistance : celle d’un homme qui «&nbsp;<em>appartenait à tous</em>&nbsp;». À l’armée, bien sûr. Mais aussi à la nation. Et, au-delà, à une certaine idée du Sahel en résistance. La présence de délégations étrangères, notamment du Burkina Faso et du Niger, rappelle que cette guerre dépasse les frontières maliennes.</p>



<p>Reste une question, essentielle : que fait une nation de ses morts ? Elle peut les pleurer, les honorer, les oublier. Ou les transformer en repères. À entendre les promesses faites au général défunt — poursuivre son œuvre, prolonger son engagement, incarner ses valeurs —, le Mali a choisi la dernière option.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le général est tombé «&nbsp;<em>les armes à la main</em>&nbsp;»</strong></h2>



<p>Mais transformer un homme en symbole est toujours un exercice risqué. Car le symbole simplifie. Il gomme les nuances, efface les débats, fige une trajectoire dans une narration univoque. Le défi sera donc de préserver ce que Sadio Camara représentait sans enfermer son héritage dans une lecture unique.</p>



<p>Au fond, cette disparition renvoie le Mali à lui-même. À ses fractures, à ses ambitions, à ses choix stratégiques. Elle rappelle que la souveraineté a un coût, souvent humain. Et que derrière chaque discours martial se trouvent des trajectoires individuelles, des vies interrompues, des familles endeuillées.</p>



<p>Le général est tombé «&nbsp;<em>les armes à la main</em>&nbsp;», répète-t-on. Formule classique, presque attendue. Mais dans le contexte malien, elle prend une dimension particulière : celle d’un État qui se construit — ou se reconstruit — dans l’épreuve.</p>



<p>Les grands hommes ne meurent pas, dit-on. Peut-être. Mais les nations, elles, doivent continuer à vivre avec leur absence.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le Premier ministre Abdoulaye Maïga rassure après les attaques du 25 avril</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 18:22:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Après les attaques terroristes du 25 avril, le Premier ministre Abdoulaye Maïga rassure les Maliens, annonce une riposte militaire ferme et dénonce des soutiens extérieurs aux groupes armés.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a animé ce lundi 27 avril 2026, à la Primature, un point de presse consacré aux attaques terroristes du 25 avril. Ces attaques simultanées ont endeuillé la Nation, frappant plusieurs localités et causant la mort de civils et de militaires, dont le Général de corps d’armée Sadio Camara, ministre de la Défense et des anciens Combattants.&nbsp;</em></strong></p>



<p>En hommage au Général de corps d’Armée Sadio Camara et aux autres victimes, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goita a décrété un deuil national de deux jours, pour marquer la solidarité de tout le pays.&nbsp;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Point de presse du Premier ministre relatif aux attaques terroristes du 25 avril 2026" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/yoGkXFRMslk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p>Le Général Abdoulaye Maïga s’est adressé aux Maliens pour expliquer ce qui s’est passé, pourquoi cela est arrivé, qui en sont les responsables, où les attaques ont eu lieu et quand elles se sont produites. Il a rappelé que les assaillants avaient pour objectif de semer la peur et le doute, de briser la cohésion nationale et d’affaiblir la détermination collective. Selon lui, «&nbsp;<em>ces objectifs ont échoué</em>&nbsp;», car la population n’a pas eu peur, la cohésion nationale s’est renforcée et la détermination est plus grande que jamais.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Sponsors extérieurs et riposte militaire</strong></h2>



<p>Le Premier ministre Maïga a expliqué que «&nbsp;<em>ces attaques n’auraient pas pu se produire sans l’appui de sponsors extérieurs</em>&nbsp;». Leur but était de déstabiliser les institutions et d’interrompre le processus de Transition. La riposte des forces armées et de sécurité, sous le commandement du Président de la Transition, a été ferme : «&nbsp;<em>des centaines de terroristes ont été neutralisés sur l’ensemble du territoire</em>&nbsp;». Il a salué le professionnalisme et l’abnégation des militaires.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Il a aussi rappelé que «&nbsp;<em>la principale caractéristique du terrorisme est l’asymétrie</em>&nbsp;», ce qui oblige à adapter constamment le dispositif sécuritaire. Les attaques du 25 avril doivent servir de leçon : «&nbsp;<em>les facteurs de succès seront renforcés et les correctifs nécessaires apportés&nbsp;</em>». Le Premier ministre a affirmé que la vigilance et l’adaptation sont indispensables pour assurer une meilleure sécurisation du pays face à des menaces changeantes.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Résilience et dimension spirituelle</strong></h2>



<p>La population malienne, malgré la douleur, a montré une grande résilience. Elle continue de croire en son armée et en la Refondation du Mali. Le Premier ministre a cité le Coran : «&nbsp;<em>Toute âme goûtera la mort</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons</em>&nbsp;». Ces paroles rappellent la dimension spirituelle de cette épreuve et la force de la foi dans les moments difficiles.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Un hommage particulier a été rendu au Général Sadio Camara. Comme beaucoup d’autres militaires, il a choisi de mourir les armes à la main pour défendre sa patrie. Le Premier ministre a exprimé le vœu que «&nbsp;<em>l’état d’esprit de ceux qui partagent cette disposition soit renforcé&nbsp;</em>». Ce sacrifice illustre l’engagement ultime pour la dignité nationale et doit inspirer les générations futures à servir leur pays avec courage.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Message aux manipulateurs du terrorisme</strong></h2>



<p>Le Premier ministre s’est adressé à ceux qui se laissent manipuler par les sponsors du terrorisme. Il les a invités à réfléchir sur les raisons pour lesquelles «&nbsp;<em>ces États parias n’appliquent pas chez eux les projets funestes qu’ils exportent ailleurs</em>&nbsp;». Le Gouvernement rappelle que «&nbsp;<em>le combat pour la dignité et l’honneur du Mali n’est pas négociable</em>&nbsp;». Il sera mené jusqu’à l’éradication totale du terrorisme.&nbsp;</p>



<p>Enfin, le Chef du Gouvernement a conclu en rappelant le troisième couplet de l’Hymne national : «&nbsp;<em>La voie est dure très dure. Qui mène au bonheur commun. Courage et dévouement. Vigilance à tout moment</em>&nbsp;». Ces paroles résonnent comme un appel à la persévérance et à la mobilisation collective. Le combat engagé s’inscrit dans la construction du Mali Kura, un Mali refondé, souverain et uni.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Attaques terroristes au Mali : une stratégie de déstabilisation politique et géopolitique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 11:50:45 +0000</pubDate>
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<p>Les attaques coordonnées du 25 avril 2026 au Mali illustrent une stratégie de déstabilisation visant l’État et sa souveraineté. Analyse des enjeux sécuritaires, politiques et géopolitiques du conflit malien.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Les attaques coordonnées qui ont visé plusieurs villes maliennes le 25 avril 2026 ne constituent pas seulement un épisode sécuritaire de plus dans une crise sahélienne qui dure depuis plus d’une décennie. Elles s’inscrivent dans une stratégie plus vaste de déstabilisation politique et psychologique visant le pouvoir de transition installé à Bamako.</em></strong></p>



<p>Tôt dans la matinée, des groupes armés ont pris pour cibles plusieurs points sensibles dans la capitale malienne et dans différentes localités du pays. Selon plusieurs sources, ces attaques ont été revendiquées par des combattants du Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (JNIM), organisation affiliée à Al-Qaïda, ainsi que par des éléments liés au Front de libération de l&rsquo;Azawad (FLA). Bamako, Kati, Gao, Sévaré, Kidal et Mopti figurent parmi les villes ciblées.</p>



<p>Dans une communication officielle diffusée en fin de journée, le porte-parole du gouvernement malien, le général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, a indiqué que le bilan provisoire faisait état de seize blessés, civils et militaires confondus, pris en charge par les structures sanitaires. Il a également assuré que la situation était «&nbsp;<em>totalement sous contrôle</em>&nbsp;» dans l’ensemble des localités concernées, évoquant des dégâts matériels limités.</p>



<p>Des couvre-feux ont néanmoins été instaurés dans plusieurs villes, signe que les autorités entendent prévenir toute tentative d’extension des violences.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stratégie de déstabilisation</strong></h2>



<p>Pour de nombreux observateurs de la crise malienne, ces attaques coordonnées ne sont pas totalement inattendues. Elles interviennent dans un contexte géopolitique particulièrement tendu, marqué par la recomposition des alliances régionales et par la volonté affichée des autorités de transition de redéfinir les rapports de souveraineté avec les partenaires étrangers.</p>



<p>Dès novembre 2025, lors de l’inauguration de la deuxième mine de lithium de Bougouni, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, avait évoqué ce qu’il qualifiait de «&nbsp;<em>guerre psychologique</em>&nbsp;» visant le Mali. Selon lui, les groupes armés cherchent à exploiter la peur collective et à provoquer un climat d’instabilité dans les grands centres urbains afin de détourner l’attention des autorités. Cette stratégie permettrait, dans le même temps, de fragiliser le contrôle de certaines zones stratégiques du nord du pays.</p>



<p>Les <a href="https://www.facebook.com/share/v/1a6qFAwVrq/">régions</a> de Kidal, Ber, Tombouctou, Gao ou encore Ménaka constituent depuis plusieurs années des espaces de rivalités où se croisent insurrections armées, trafics transnationaux et enjeux géopolitiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le terrorisme comme instrument géopolitique</strong></h2>



<p>Devant la diaspora malienne réunie en Russie le 24 juin 2025, Assimi Goïta avait déjà avancé une lecture plus large du conflit. Selon lui, le terrorisme constitue aujourd’hui une «&nbsp;<em>nouvelle forme de colonisation</em>&nbsp;» et un instrument de pression géopolitique dans un contexte de recomposition des équilibres internationaux. Dans cette dynamique, les groupes armés ne sont pas uniquement des acteurs locaux, mais également les relais indirects d’intérêts stratégiques extérieurs.</p>



<p>Revenons aux faits. L’attaque coordonnée du samedi intervient juste quelques jours après l’intrusion de Oumar Mariko, leader politique en exil depuis des années déjà, dans une localité tenue secrète où il a pu rencontrer des otages maliens détenus par le JNIM. Ce déplacement, avec l’appui de la France, n’était qu’une diversion ou participait plutôt à la préparation de ce coup contre la République. Oumar Mariko se serait finalement arrangé, officiellement du côté des ennemis de son pays. Outre ce cas Mariko, il convient de rappeler la complicité des voisins algériens et mauritaniens dans ce conflit contre le Mali.&nbsp;Le président mauritanien&nbsp;Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani&nbsp;a effectué une visite d&rsquo;État de trois jours en France, le 15 avril 2026, sur invitation d&rsquo;Emmanuel Macron.&nbsp;Pourtant, la relation entre l’Algérie, la Mauritanie, l’Algérie et les groupes armés terroristes évoluant sur le territoire malien n’est plus à démontrer.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un conflit aux multiples fronts</strong></h2>



<p>Le pouvoir malien met l’accent régulièrement sur la spécificité de la crise sécuritaire à laquelle le pays fait face. Lors de la présentation des vœux des forces vives de la nation en janvier 2026, le général Assimi Goïta rappelait que l’armée malienne devait lutter simultanément contre plusieurs formes de menaces : les groupes terroristes, les mouvements rebelles, les réseaux de narcotrafic, le banditisme organisé et les tensions intercommunautaires. Dans ce contexte, la stabilisation du territoire devient un processus long et complexe.&nbsp;</p>



<p>Pour les autorités de transition, la bataille ne se joue pas seulement sur le terrain militaire. Elle se mène aussi dans les esprits. «&nbsp;<em>Ce combat est aussi un combat mental</em>&nbsp;», répète régulièrement le chef de l’État malien, appelant les citoyens à faire preuve de cohésion nationale et à ne pas céder à la panique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les initiatives nationales pour la paix&nbsp;</strong></h2>



<p>L’adoption de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation constitue l’un des piliers de la stratégie des autorités maliennes pour reconstruire l’unité nationale après plus d’une décennie de crise sécuritaire et politique. Élaborée à l’issue du Dialogue inter-maliens organisé en 2024, cette charte vise à proposer un cadre strictement national de règlement des différends, après la dénonciation de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger. En fixant des orientations politiques, institutionnelles et sociales autour du vivre-ensemble, du renforcement de la cohésion nationale et de la stabilisation du pays, ce texte entend refonder les bases du contrat social malien. Les autorités de la Transition, dirigées par le président Assimi Goïta, présentent ainsi la Charte comme un instrument central pour accompagner la reconstruction de l’État et répondre aux défis sécuritaires persistants.</p>



<p>Dans cette même dynamique, la création de l’Observatoire de la Paix et de la Réconciliation nationale marque une étape importante dans l’opérationnalisation de cette charte. Par un décret signé le 2 mars 2026, le chef de l’État a procédé à la nomination des membres de cette instance, placée sous la présidence de l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, également président de la commission de rédaction de la Charte. L’Observatoire rassemble plusieurs personnalités issues de la sphère politique, administrative, religieuse et de la société civile, parmi lesquelles Zeïni Moulaye, Fatoumata Sékou Dicko et le guide religieux Thierno Hady Thiam. Chargé de suivre la mise en œuvre des engagements contenus dans la Charte, d’en évaluer l’application et de formuler des recommandations aux autorités, cet organe doit contribuer à inscrire durablement les efforts de paix et de réconciliation dans l’architecture institutionnelle du Mali.</p>



<p><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, de lourdes condamnations dans l’affaire des contrats militaires « Paramount et Embraer »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 00:22:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le verdict de la justice malienne condamne Boubou Cissé à 20 ans de réclusion dans l'affaire des contrats militaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La justice malienne a rendu, vendredi 27 mars, son verdict dans l’affaire dite « Paramount et Embraer », liée à des contrats d’équipements militaires conclus en 2015 sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta. Plusieurs anciens ministres et responsables militaires ont été reconnus coupables de détournement de fonds et condamnés à de lourdes peines.</em></strong></p>



<p>C’est l’épilogue judiciaire d’un dossier emblématique des dérives présumées dans la gestion des finances publiques au Mali. Après trois mois de procès, la chambre criminelle du pôle national économique et financier a prononcé, vendredi, des peines particulièrement lourdes à l’encontre de plusieurs figures de l’ancien régime.</p>



<p>L’ancien Premier ministre Boubou Cissé a été condamné à 20 ans de réclusion. Une peine identique a été infligée à Tiéman Hubert Coulibaly, ancien ministre des Affaires étrangères, et à Mamadou Igor Diarra, ex-ministre de l’Economie. Même sanction pour Babaly Bah, ancien directeur de la Banque malienne de solidarité (BMS), soupçonnée d’avoir servi de canal pour des flux financiers irréguliers.</p>



<p>En revanche, Tiéna Coulibaly, autre ancien ministre de l’Economie, a été condamné à cinq ans de prison. Plusieurs officiers des Forces armées maliennes (FAMa) ont également écopé de peines similaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-contrat-militaire-au-coeur-des-soupcons"><strong>Un contrat militaire au cœur des soupçons</strong></h2>



<p>L’affaire remonte à 2015, dans un contexte de dégradation sécuritaire aiguë. Le gouvernement d’alors, dirigé par Ibrahim Boubacar Keïta, chef de l’Etat à l’époque des faits, engage une politique de renforcement des capacités militaires à travers la loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM).</p>



<p>Dans ce cadre, l’État malien conclut un contrat d’environ 60 millions de dollars avec les sociétés Paramount Group et Embraer. L’accord porte sur l’acquisition de véhicules blindés, de pièces détachées et la remise en état de deux appareils de l’armée de l’air.</p>



<p>Mais rapidement, des soupçons émergent : surfacturation, irrégularités dans les procédures d’attribution, et détournements présumés de fonds publics. Le dossier devient explosif, mêlant enjeux sécuritaires et accusations de corruption à haut niveau.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-audits-post-coup-d-etat-et-mandats-d-arret"><strong>Audits post-coup d’État et mandats d’arrêt</strong></h2>



<p>Après le renversement d’IBK en 2020, les autorités de transition dirigées par le général d’armée Assimi Goïta lancent une série d’audits sur la gestion des finances publiques. L’un d’eux met en évidence des «&nbsp;<em>irrégularités majeures</em>&nbsp;» dans les contrats passés avec Paramount et Embraer.</p>



<p>Sur la base de ces conclusions, la justice malienne émet, en juillet 2022, des mandats d’arrêt internationaux visant plusieurs anciens responsables, dont Boubou Cissé, Mamadou Igor Diarra, Tiéman Hubert Coulibaly et Babaly Bah.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-proces-a-forte-portee-politique"><strong>Un procès à forte portée politique</strong></h2>



<p>Ouvert le 22 décembre, le procès s’est déroulé dans un climat tendu, sur fond d’attentes fortes de l’opinion publique. Le ministère public avait requis la réclusion à perpétuité contre les principaux accusés en exil, et dix ans de prison contre ceux présents à l’audience.</p>



<p>Les juges ont finalement retenu plusieurs chefs d’accusation, notamment « faux et usage de faux », « atteinte aux biens publics » et « blanchiment de capitaux ». Sept coaccusés ont, en revanche, été relaxés.</p>



<p>Au-delà des condamnations individuelles, ce verdict marque une étape importante dans la lutte contre la corruption au Mali. Il intervient dans un contexte où les autorités de transition affichent leur volonté de rompre avec les pratiques passées et de restaurer la crédibilité de l’État.</p>



<p>Dans un pays confronté à des défis sécuritaires et économiques majeurs, la question de la gouvernance publique demeure, plus que jamais, au cœur des enjeux.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Remaniement ministériel au Mali : Trois ministres élevés au rang d’État, quatre départements réaménagés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 15:30:07 +0000</pubDate>
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<p>Le gouvernement malien a subi un remaniement ministériel. Découvrez les nouvelles nominations et leurs implications pour le pays.</p>
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<p><strong><em>Le gouvernement malien a connu, ce jeudi 12 février 2026, un léger remaniement marqué par des promotions et des changements ciblés. Le décret présidentiel n°2026-062/PTRM, lu par le Secrétaire général de la Présidence, Dr Alfousseini Diawara, sur l’ORTM, abroge celui du 21 novembre 2024. Trois ministres influents, Sadio Camara, Ismaël Wagué et Alousseni Sanou, sont désormais élevés au rang de ministres d’État, tandis que quatre départements clés, dont l’Agriculture et l’Administration territoriale, changent de titulaires. &nbsp;</em></strong></p>



<p>Ce réaménagement traduit une volonté de continuité mais aussi d’adaptation face aux défis actuels. La structure globale du gouvernement reste inchangée, mais certains ministères stratégiques connaissent des ajustements notables. Les départements de l’Administration territoriale, de la Refondation de l’État, de l’Agriculture ainsi que de l’Énergie et de l’Eau sont directement concernés. Ces changements visent à renforcer l’efficacité de l’action publique et à consolider les secteurs jugés prioritaires dans le contexte sécuritaire, institutionnel et économique du pays. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-promotions-au-rang-de-ministres-d-etat"><strong>Promotions au rang de ministres d’État</strong></h2>



<p>La promotion de trois figures majeures du gouvernement retient particulièrement l’attention. Le Général de Corps d’armée Sadio Camara, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’armée Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation nationale, de la Paix et de la Cohésion nationale, ainsi que M. Alousseni Sanou, ministre de l’Économie et des Finances, deviennent ministres d’État. Ce statut traduit la confiance renouvelée du Chef de l’État et souligne le rôle central de ces départements dans la gestion des affaires nationales. &nbsp;</p>



<p>Au ministère de l’Agriculture, un changement significatif intervient. M. Daniel Siméon Kelema cède son poste à M. Ibrahima Samaké. Ce remplacement intervient dans un secteur vital pour l’économie malienne, où les enjeux de sécurité alimentaire et de modernisation agricole demeurent cruciaux. La nomination de M. Samaké est perçue comme une volonté de donner un nouvel élan à ce département stratégique, en phase avec les attentes des populations rurales et urbaines. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nouveaux-visages-dans-les-departements-cles"><strong>Nouveaux visages dans les départements clés</strong></h2>



<p>Le portefeuille de l’Administration territoriale et de la Décentralisation connaît également une évolution importante. Jusque-là assuré par le Premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, il est désormais confié au Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly. Ce transfert de responsabilité traduit une volonté de renforcer la gestion territoriale et la décentralisation, dans un contexte où la cohésion nationale et la stabilité institutionnelle sont des priorités absolues. &nbsp;</p>



<p>Du côté de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, c’est M. Yaya Golobo qui prend les commandes. Ce département, au cœur des réformes institutionnelles, joue un rôle essentiel dans la consolidation de l’État et la modernisation des relations entre les différentes institutions. La nomination de M. Golobo illustre la volonté d’accélérer les réformes et de renforcer la légitimité institutionnelle dans un contexte de transition politique. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-energie-eau-et-continuite-gouvernementale"><strong>Énergie, Eau et continuité gouvernementale</strong></h2>



<p>Le ministère de l’Énergie et de l’Eau revient quant à lui à M. Tiémoko Traoré. Ce portefeuille est stratégique dans un pays où l’accès à l’énergie et à l’eau demeure un défi majeur pour le développement. La nomination de M. Traoré traduit une volonté de dynamiser ce secteur et de répondre aux besoins croissants des populations, tout en favorisant la modernisation des infrastructures énergétiques et hydrauliques. &nbsp;</p>



<p>En dehors de ces ajustements, le reste de l’équipe gouvernementale demeure inchangé. Ce choix traduit une volonté de continuité dans l’action publique, tout en consolidant les secteurs jugés prioritaires. Le Chef de l’État semble ainsi privilégier une approche mesurée, combinant stabilité et renforcement des départements stratégiques. Ce remaniement apparaît comme une réponse aux attentes des Maliens, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, institutionnels et économiques majeurs. &nbsp;</p>



<p>Ce remaniement vise à donner un nouvel élan à l’action gouvernementale et à soulager la population. Les promotions et les changements opérés renforcent des secteurs essentiels comme la défense, la réconciliation nationale, les finances publiques, l’agriculture et l’énergie. Avec cette nouvelle configuration, l’équipe dirigeante devra montrer rapidement son efficacité et répondre aux besoins des citoyens, en ouvrant une phase plus dynamique et orientée vers le développement du pays.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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