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	<title>Archives des transition démocratique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Sénégal : Diomaye Faye — Ousmane Sonko, la fin de l’innocence politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 09:28:42 +0000</pubDate>
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<p>Le couple présidentiel, Ousmane Sonko et Diomaye Faye, traverse une crise marquée par des ambitions rivales et des tensions croissantes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Moins de deux ans après leur victoire historique, le tandem qui incarnait le renouveau politique sénégalais se fissure. Entre le président Bassirou Diomaye Faye, soucieux d’affirmer son autorité, et son Premier ministre Ousmane Sonko, toujours porté par sa ferveur militante, la tension est désormais palpable. Derrière les sourires officiels, une guerre froide s’installe, faite de calculs politiques, de défiance réciproque et d’ambitions rivales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par un de ces retournements dont la politique sénégalaise a le secret, l’idylle entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko a viré à la méfiance. Le duo fraternel de la conquête est devenu un couple présidentiel en crise. Le rêve de la cohabitation harmonieuse s’effrite, laissant place à une guerre froide où chacun affûte désormais ses armes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-l-amitie-militante-a-la-rivalite-d-etat"><strong>De l’amitié militante à la rivalité d’État</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux qui les ont connus dans les geôles du régime Sall, partageant le même idéal de rupture, peinent à reconnaître les deux anciens compagnons d’infortune. À peine un an et demi après la victoire éclatante de mars 2024, les fissures sont devenues crevasses.<br>Depuis juillet 2025, les signaux d’alerte s’accumulent&nbsp;: Sonko, fidèle à son « <em>verbe volcanique</em> », avait publiquement reproché au chef de l’État son « <em>silence</em> » face aux attaques de ses adversaires. Faye, plus feutré, avait tenté d’éteindre l’incendie en rappelant que le Sénégal avait « <em>d’autres urgences</em> ». Mais sous le vernis de la fraternité, les rancunes couvaient.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-jour-ou-tout-a-bascule"><strong>Le jour où tout a basculé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 11&nbsp;novembre 2025, la hache de guerre est déterrée. Par un décret laconique, Diomaye Faye écarte Aïda Mbodj, fidèle lieutenante de Sonko, de la coordination de la coalition présidentielle, pour confier la tâche à Aminata Touré. Un choix audacieux — certains diront provocateur — tant l’ex-Première ministre incarne la technostructure politique que le Pastef voulait précisément balayer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sonko encaisse mal le coup&nbsp;: trois jours plus tôt, à Téra, il avait publiquement juré qu’Aïda Mbodj « <em>ne bougerait pas</em> ». En rétorquant que « <em>celui qui veut s’affirmer n’a qu’à descendre dans l’arène </em>», le Premier ministre adressait, sans la nommer, une flèche au palais.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-guerre-des-legitimites"><strong>La guerre des légitimités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière cette querelle de casting, une bataille plus vaste se dessine&nbsp;: celle de la légitimité. Diomaye Faye, élu président mais longtemps considéré comme l’héritier politique de Sonko, veut désormais s’émanciper. Sonko, lui, refuse de devenir un ornement institutionnel, cantonné à la primature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué présidentiel évoque pudiquement des « <em>facteurs de division</em> » ; les stratèges, eux, y voient la volonté de Faye de préparer son avenir. En réactivant la coalition sous un visage plus docile, le chef de l’État trace son propre sillon, au-delà de l’ombre tutélaire de son mentor. 2029 n’est pas si loin.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-pastef-sort-les-griffes"><strong>Le Pastef sort les griffes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La riposte du parti de Sonko est immédiate. Dans un communiqué incendiaire, le Pastef dénonce une « <em>décision illégitime</em> » et refuse de reconnaître Aminata Touré. Traduction politique&nbsp;: le Premier ministre défie ouvertement l’autorité de son président. Le Sénégal découvre alors une cohabitation de feu, où chaque camp revendique l’héritage du même électorat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les juristes y voient une question de prérogatives ; les politistes, un choc d’egos entre deux visions du pouvoir&nbsp;: celle, institutionnelle et hiérarchique, de Faye ; celle, messianique et populaire, de Sonko.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-alliance-piegee-par-son-propre-succes"><strong>Une alliance piégée par son propre succès</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est cruel. La victoire de 2024 devait incarner la renaissance politique du pays. Elle se mue en guerre de positions. Faye, jadis secrétaire général discret, s’impose désormais comme un président soucieux d’ordre et de méthode. Sonko, tribun charismatique et chef de file du Pastef, reste l’âme du mouvement, mais plus tout à fait le maître du jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce tandem improbable, uni contre Macky Sall, se retrouve aujourd’hui enlisé dans la mécanique du pouvoir&nbsp;: l’un veut gouverner, l’autre continue de militer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-spectre-d-une-rupture-annoncee"><strong>Le spectre d’une rupture annoncée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’heure, les deux hommes jurent que rien ne les oppose. Mais le climat, dans les couloirs de la primature comme à la présidence, est électrique. Des proches de Faye murmurent qu’un remaniement pourrait sceller la fin de la cohabitation. D’autres évoquent, du côté de Sonko, la tentation d’une démission fracassante, au nom de la « <em>cohérence morale</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où la stabilité politique repose souvent sur l’équilibre subtil des egos, ce duel fraternel pourrait peser lourd.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette brouille ne se joue pas seulement à deux. Elle interroge une jeunesse sénégalaise qui, en mars 2024, croyait voter pour un renouveau. Les promesses de rupture, de justice et de souveraineté économique peinent à survivre au choc des ambitions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pouvoir Faye-Sonko, né de la révolte, risque de mourir de la normalisation. Le Sénégal, laboratoire démocratique de l’Afrique de l’Ouest, entre dans une zone de turbulences.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Togo : Faure l’Éternel ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 23:18:00 +0000</pubDate>
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<p>Analyse de la crise politique au Togo: le règne durable de Gnassingbé face à une jeunesse en lutte pour le changement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Un demi-siècle après le coup d’État militaire d’Eyadéma, son fils Faure Gnassingbé continue de régner sur le Togo, désormais via une réforme constitutionnelle sur mesure. Mais en juin 2025, une jeunesse décomplexée, dopée aux réseaux sociaux et à la musique contestataire, est descendue dans la rue. Le pouvoir vacille-t-il sous le poids de son propre entêtement ? Ou est-ce simplement le dernier sursaut d’un régime trop longtemps protégé par le silence ?</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le théâtre politique ouest-africain, il est des régimes qui défient la pesanteur du temps. Des régimes qui, à force de manœuvres juridiques, de verrouillages électoraux et de silences complices, s’installent dans une longévité quasi monarchique. Le Togo est de ceux-là. Cinquante-huit ans après que Gnassingbé Eyadéma s’est emparé du pouvoir par la voie des armes, son fils, Faure, en occupe encore les allées les plus feutrées. À Lomé, l’air du changement se fait rare, et l’opposition, quand elle ne se consume pas dans ses propres contradictions, se heurte au mur d’une dynastie désormais constitutionnellement blindée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-immobilisme-par-le-droit"><strong>L’immobilisme par le droit</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Car c’est bien là que le bât blesse&nbsp;: l’adoption, en avril 2024, d’une nouvelle Constitution par une Assemblée monocolore, sans consultation populaire, a dessiné les contours d’un régime parlementaire sur mesure. Un texte qui consacre l’institution d’un « <em>président du Conseil des ministres</em> » — autrement dit, le chef du parti majoritaire à l’Assemblée — détenteur de tous les leviers du pouvoir exécutif. Un texte que Faure Gnassingbé, sans surprise, a incarné dès le 3&nbsp;mai 2025 en prêtant serment, renforçant ainsi les fondations d’un pouvoir dont il est désormais l’alpha et l’oméga.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit plus ici d’une simple réforme. Il s’agit d’un coup de force légal. D’un coup d’État constitutionnel qui ne dit pas son nom. Exit le suffrage universel, exit les limites de mandats&nbsp;: tant que l’Union pour la République (UNIR) tiendra la majorité parlementaire, Faure pourra régner à sa guise. Et ce, sans jamais être soumis au verdict populaire. Dans une région secouée par les ruptures de l’ordre constitutionnel — qu’elles soient militaires ou électorales — le Togo vient d’inventer une nouvelle variante du maintien autoritaire&nbsp;: l’immobilisme par le droit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-mais-voila-nbsp-la-rue-elle-n-a-pas-dit-son-dernier-mot"><strong>Mais voilà&nbsp;: la rue, elle, n’a pas dit son dernier mot</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les 26, 27 et 28&nbsp;juin derniers, une vague inédite de contestation a déferlé sur Lomé et plusieurs autres villes du pays. À l’origine, une jeunesse lassée de l’inertie, galvanisée par les réseaux sociaux, portée par des artistes et rappeurs comme Aamron — arrêté, interné de force, devenu symbole d’un pouvoir qui vacille. Ce n’était pas un appel des partis classiques, mais un cri du peuple. Brut, spontané, déchaîné. Et la répression, elle, fut à la hauteur de la peur du régime&nbsp;: sept morts, des corps repêchés dans les lagunes, des miliciens masqués, des forces de l’ordre à visage découvert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement a botté en touche, parlant de « <em>noyade</em> ». La société civile, elle, parle de crimes d’État. Chacun choisira son camp. Mais les faits sont têtus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière le rideau de cette réforme constitutionnelle se cache une crise plus vaste&nbsp;: celle d’un pays en panne d’alternance, figé dans une pauvreté chronique où 53&nbsp;% de la population vit sous le seuil de pauvreté, où l’économie informelle fait office de planche de salut, et où la moindre hausse du prix de l’électricité — +12,5&nbsp;% en mai dernier — peut mettre le feu aux poudres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mur-de-la-peur-qui-se-fissure"><strong>Le « mur de la peur qui se fissure »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’opposition, de son côté, continue à se chercher. Fragmentée, inaudible, parfois discréditée par ses propres revirements, elle a longtemps fait le lit du régime qu’elle prétend combattre. En 2024, un mea culpa tardif a été prononcé, mais le mal est profond. Les FDR, l’ANC, le Parti des Togolais ont bien tenté de faire front, allant jusqu’à exiger la démission de Faure. Mais les institutions sont verrouillées, le système est huilé, et le parti majoritaire agit comme un rouleau compresseur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, reste la rue. Reste cette jeunesse qui n’a connu que le règne des Gnassingbé. Reste cette société civile qui, à défaut de bulletins de vote efficaces, mise sur le sursaut citoyen. Reste ce que David Dosseh appelle le « <em>mur de la peur qui se fissure</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se joue au Togo, ce n’est pas seulement la fin d’une illusion démocratique. C’est l’usure d’un modèle. Un modèle où une famille confond l’État avec son patrimoine. Où le pouvoir n’est pas transmis par l’élection, mais par l’héritage. Où la politique devient une affaire de lignage et non de légitimité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Togo n’est pas une monarchie. Ce n’est pas la Corée du Nord. Et pourtant, l’ombre portée de la transmission dynastique plane déjà au-dessus de Lomé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire retiendra peut-être que ce mois de juin 2025 aura marqué le début de la fin. Non pas d’un règne, mais d’une résignation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car même les régimes les mieux huilés finissent toujours par se gripper.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Moussa Mara : « Il faut que nous acceptions de corriger la charte de transition »</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Sep 2020 12:15:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p>Invité dans l’émission « Journal Afrique » de la chaîne de télévision française, TV5 Monde, lundi 28 septembre 2020, l’ancien Premier ministre malien, Moussa Mara s’est prononcé sur la nomination de Moctar&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Invité dans l’émission « <em>Journal Afrique</em> » de la chaîne de télévision française, TV5 Monde, lundi 28 septembre 2020, l’ancien Premier ministre malien, Moussa Mara s’est prononcé sur la nomination de Moctar Ouane au poste de Premier ministre de la transition au Mali. Le président du parti Yéléma le changement a donné des réponses à la question&nbsp;: <em>« Quelle marge de manœuvre pour le Premier ministre de transition ?</em> »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Dans le contexte actuel de notre pays, il est quasiment impossible de faire l’unanimité </em>», indique l’ancien Premier ministre du président déchu Ibrahim Boubacar Kéïta avant de préciser qu’aucun profil choisi ne pourrait faire taire les critiques. Car les attentes sont nombreuses, fait-il comprendre.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Moctar Ouane, un fin diplomate</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, il reconnait au Premier ministre de la transition, Moctar Ouane, nommé le dimanche 27 septembre 2020, des qualités inestimables. « <em>Sa réputation de fin diplomate expérimenté, aussi bien en tant que représentant du Mali aux Nations unies que ministre des Affaires étrangères, mais aussi en tant que conseiller diplomatique à l’UEMOA et dernièrement délégué en charge des questions de sécurité de l’UEMOA plaident pour ses compétences en matière de connaissances diplomatiques</em> », lâche M.&nbsp;Mara pour indiquer ensuite qu’un diplomate est celui qui sait trouver les mots justes pour apaiser les cœurs, qui a le sens aiguisé de l’écoute. À l’en croire, ces qualités seront indispensables pour la bonne gestion de cette transition de 18 mois qui s’est ouvert au Mali, depuis le vendredi 25 septembre 2020 à travers l’investiture du président et du vice-président de la transition.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Des nominations équilibrées</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le président du parti Yéléma, le souhait aujourd’hui au Mali est l’instauration d’une transition neutre, débarrassée de toute ambition politique. C’est pourquoi il préconise pour la formation du gouvernement de la transition de retenir des personnalités civiles non politiques. Cela afin d’éviter tout favoritisme lors des élections prochaines sur lesquelles cette transition devra travailler. Aux dires de M.&nbsp;Mara, le Premier ministre Moctar Ouane répond à ce profil recherché puisque celui-ci n’a pas d’appartenance politique affichée, explique-t-il. Cela reste de même pour le président et le vice-président de cette transition. « <em>Par définition, un militaire est neutre en politique </em>», a-t-il indiqué avant de souligner&nbsp;l’équilibre dans les choix jusqu’ici faits&nbsp;: « <em>Le bon compromis est là. Le président de la transition est un civil, ancien militaire. Le vice-président est un militaire d’actif. Le Premier ministre est un civil neutre et ayant un profil plutôt de diplomate. Là il y a un certain équilibre.</em> »</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>« Le M5-RFP reste-t-il le grand perdant ? »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À cette question, l’ancien Premier ministre Mara explique que pour le moment, il reste le gouvernement et le Conseil national de transition, qui est l’organe législatif de la transition. Il espère donc que le M5 en tant qu’acteur majeur de la chute du régime IBK sera représenté. À l’en croire, <em>« il est indispensable aujourd’hui que les Maliens se retrouvent autour de cette transition</em> ». Certes, <em>« le casting ne peut pas être parfait. Faisons avec ce qui est disponible et essayons d’accompagner du mieux que nous pouvons pour que la transition arrive à atteindre ses résultats </em>», a-t-il recommandé au cours de cette émission télévisée.</p>



<h2 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>La position de la Cédéao jugée logique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">S’agissant de la levée des sanctions de la Cédéao contre le Mali, levée conditionnée à la publication de la version finale de la charte qui enlèvera la possibilité de remplacement du président de la transition par le vice-président en cas d’empêchement du président, M.&nbsp;Mara trouve cette position logique. Le vice-président peut remplacer le président en cas d’indisponibilité temporaire. Cela est acceptable, reconnait-il. Mais en cas de vacance de pouvoir, il faudrait choisir un nouveau président conformément au mode de choix du président, indique-t-il. « <em>C’est une précaution qui n’est pas inutile. Il faut que nous acceptions de corriger la charte de transition pour que le vice-président soit cantonné à un rôle de vice-président</em> », a-t-il recommandé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notons que le gouvernement de transition devra être connu ce mardi 29 septembre 2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Investiture du président et du vice-président de la transition : la Cour suprême rappelle la nécessaire refondation de l’État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2020 15:38:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Libération des détenus]]></category>
		<category><![CDATA[Prestation de serment]]></category>
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<p>L’investiture du président et du vice-président de la transition malienne a eu lieu ce vendredi 25 septembre 2020 au Centre international de conférence de Bamako (CICB). C’était en présence de&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’investiture du président et du vice-président de la transition malienne a eu lieu ce vendredi 25 septembre 2020 au Centre international de conférence de Bamako (CICB). C’était en présence de plusieurs diplomates, de membres de la société civile, d’anciens présidents de la République ainsi que du médiateur de la Cédéao, Goodluck Jonathan. Le président Bissau guinéen, Umaro Sissoco Embalo a également effectué le déplacement pour prendre part à cette cérémonie solennelle marquant le début du retour à l’ordre constitutionnel au Mali.</strong><br>Le président et le vice-président de la transition malienne, respectivement Bah Ndaw et Assimi Koïta, ont été envoyés ce vendredi 25 septembre 2020 à l’exercice de leur fonction. Ils ont respecté la tradition démocratique en prêtant serment devant la Cour suprême.<br>Après lecture de l’extrait du procès-verbal de constat, du 21 septembre 2020 portant désignation du président et du vice-président de la transition, par madame le greffier en chef, le procureur de la République près la Cour suprême, Boya Dembélé, a pris la parole. À l’entame de ses propos, il rassure l’engagement de la justice malienne à accompagner cette transition qui s’ouvre au Mali afin que plus de justice puisse régner dans ce pays.<br>De la lecture de la biographie du président et du vice-président de la transition par le procureur de la République, on retient que ces deux hommes sont tous des officiers aguerris de l’armée malienne. Des officiers qui se sont engagés pour leur pays. Ils sont tous reconnus pour leur bonne moralité, a-t-il souligné dans son discours.<br>Toutefois, le procureur de la République près le tribunal de grande instance a saisi cette occasion pour rappeler à M. Ndaw et M. Goïta qu’ils sont appelés à gérer une transition qui ne doit point s’éterniser. Une occasion saisie également pour préparer psychologiquement les deux personnalités aux nombreux défis qui les attendent. À ce titre, le procureur de la République n’a pas manqué à rappeler les nombreux problèmes que traverse le Mali. Des problèmes qui nécessitent que des conditions favorables soient créées afin de remettre le pays sur les rails, a-t-il souligné. À l’en croire, le Mali a besoin d’une véritable refondation de l’État. Il ne se fatigue pas à le rappeler, un an et six mois, le défi à relever est assez lourd. Les problèmes sociaux, sécuritaires, la révision de la constitution, la révision de la charte des partis politiques, de la loi électorale, sont entre autres des défis que cette transition de 18 mois doit relever, a-t-il rappelé.<br>À l’issue de ces rappels, Bah Ndaw et Assimi Goïta ont prêté serment. Ils ont juré de sauvegarder les acquis démocratiques, le régime républicain, de respecter et de faire respecter la constitution, la charte de la transition et la loi. Ils se sont également engagés à préserver l’unité africaine et l’intégrité du territoire malien.<br>Après cette prestation de serment par le président et son vice-président, le procureur de la République a recommandé la libération des personnalités détenues depuis le 18 août 2020. À ses dires, à défaut de leur libération, qu’elles soient présentées devant les juridictions compétentes. À l’en croire, le chemin de la cohésion sociale, de la réconciliation passe par le règne de la justice et le respect des lois.<br><strong>Togola</strong></p>
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		<title>Sécurité dans le sahel et le bassin du lac Tchad : le multilatéralisme, l’horizon indépassable !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2020 20:18:14 +0000</pubDate>
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<p>Au cours d’une Réunion de haut niveau à l’Assemblée générale des Nations Unies, jeudi 24 septembre 2020, plusieurs éléments suscitant l’espoir d’une victoire sur le terrorisme et le crime organisé&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au cours d’une Réunion de haut niveau à l’Assemblée générale des Nations Unies, jeudi 24 septembre 2020, plusieurs éléments suscitant l’espoir d’une victoire sur le terrorisme et le crime organisé ont été évoqués. De nombreuses perspectives de lutte contre les groupes armés terroristes dans le Sahel et le bassin du lac Tchad ont été proposées. La situation actuelle au Mali était également au cœur des discussions.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Seule une action internationale pourra rétablir la sécurité dans les régions africaines du Sahel et du bassin du lac Tchad</em> », a souligné le président du Niger, Mahamadou Issoufou au cours de cette Réunion par visioconférence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’exprimant devant l’Assemblée générale en sa qualité de président du Conseil de sécurité, le chef d’État nigérien a déclaré que « <em>le Niger est convaincu que les nombreuses menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité internationale ne peuvent pas être résolues par les États pris individuellement, mais par une action collective de la communauté internationale.</em> » Une position également défendue par secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Seulement, pour M. Issoufou, cette coopération demande des moyens. Elle n’est réalisable sans un investissement, conséquent, prévient-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sujet de cette coopération internationale prônée par le chef d’État nigérien, M. Guterres donne comme modèle le partenariat entre l’Union africaine et l’ONU : « <em>Le partenariat entre l’Union africaine et l’ONU est un modèle que nous devrions reproduire dans nos relations avec d’autres organisations régionales </em>», a-t-il indiqué avant d’inviter le Conseil de sécurité à approfondir cette collaboration. À l’en croire, « <em>cela permettrait de répartir le travail de la façon la plus efficace possible : l’Union africaine pourrait mener des opérations d’imposition de la paix et de lutte contre le terrorisme, qui seraient appuyées par des mandats du Conseil de sécurité et bénéficieraient d’un financement prévisible, garanti par les contributions obligatoires</em> ». Et de poursuivre : « <em>C’est la seule façon de construire la coalition dont nous avons besoin pour lutter contre le terrorisme sur le continent africain et de mener à bien l’initiative phare de l’Union africaine pour faire taire les armes</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le président Issoufou, la création de la coalition de lutte contre le terrorisme au Sahel, la mise en place d’un commandement conjoint pour toutes les forces militaires participantes, dont celles françaises (Barkhane) et européennes (Takuba), le déploiement prochain par l’UA d’un contingent de 3 000 hommes, les initiatives de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) constituent « autant d’éléments qui suscitent l’espoir d’une victoire sur notre ennemi commun : le terrorisme et le crime organisé ». À l’en croire, « <em>la nature des conflits évolue, les missions des forces des nations unies doivent également évoluer</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce volet sécuritaire, le président Mahamadou Issoufou a insisté sur le besoin d’une véritable coopération afin de venir à bout de ce phénomène : « Au Mali, et sur l’ensemble de l’espace du G5 Sahel, nous avons besoin du multilatéralisme pour poursuivre le combat contre le terrorisme sous toutes ses formes en prenant dûment en compte les dimensions, femmes et jeunes, parce que c’est sur le terreau de la pauvreté que prospère le terrorisme. » Il invite également à mettre en place un mécanisme de surveillance de communication de l’information et de sanctions concernant les attaques contre les humanitaires. « <em>Nous avons besoin d’une gouvernance mondiale qui soit déterminée, coordonnée, souple et prête à réagir à l’éventail des défis auxquels nous devons faire face. Dans un monde où les menaces sont interconnectées, la solidarité est dans l’intérêt de chacun</em> », a souligné le secrétaire général de l’ONU.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cette Assemblée, le Président nigérien n’est pas resté en marge de la situation actuelle du Mali. Il a fait part de sa préoccupation face à l’évolution de cette crise politique et institutionnelle. « <em>Le Niger et les autres pays de la CEDEAO sont pleinement engagés dans la recherche de solutions pour une sortie de crise au Mali </em>», a-t-il assuré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’alignant derrière ses homologues de la Cédéao, le Nigerien appelle à une transition dirigée par des civils.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba, stagiaire</strong></p>
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		<title>Brève rencontre entre Goodluck Jonathan, Assimi Goïta et Bah Ndaw</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2020 13:14:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Goodluck rend visite à Bah Ndaw]]></category>
		<category><![CDATA[rencontre Jonathan-Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
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<p>Le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), Goodluck Jonathan, arrivé au Mali, hier mercredi 23 septembre 2020, pour une visite de 48 heures, a&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), Goodluck Jonathan, arrivé au Mali, hier mercredi 23 septembre 2020, pour une visite de 48 heures, a fait ses premières rencontres ce jeudi 24 septembre 2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au ministère de la Défense et des Anciens combattants, M.&nbsp;Jonathan a rencontré le président du Comité national pour le salut peuple (CNSP), Assimi Goïta, désormais nouveau vice-président de la transition. Selon nos informations, les entretiens ont duré une heure. Aux dires de RFI, après ces entretiens, le médiateur de la Cédéao, accompagné par Assimi Goïta, a rencontré le nouveau président de la transition, Bah Ndaw. Les entretiens auraient duré 45 minutes, puisqu’il s’agissait d’une visite de courtoisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que c’est demain, vendredi 25 septembre 2020, que l’investiture du président de la transition aura lieu. Toutefois, faut-il rappeler que la Cédéao plaide pour une transition civile et la dissolution du CNSP pour le retour à l’ordre constitutionnel ? Pour ce faire, il faut nommer un Premier ministre civil. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la levée des sanctions, nos sources nous indiquent qu’après cette visite, et sûrement, partant du rapport du médiateur, le président de la Cédéao, Nana Akufo-Addo décidera de la levée ou non des sanctions contre le Mali. Ce qui est sûr, jusque-là, aucune déclaration de la part de Goodluck Jonathan. D’après nos informations, c’est après l’investiture de Bah Ndaw qu’il fera une déclaration. Chose qui est d’ailleurs largement très attendue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Visite de Goodluck Jonathan : la Cédéao lèvera-t-elle ses sanctions contre le Mali ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2020 18:29:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[évaluation de la transition malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Goodluck Jonathan]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
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<p>Quelques jours après la nomination du président et du vice-président de la transition, le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), Goodluck Jonathan, en visite&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelques jours après la nomination du président et du vice-président de la transition, le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), Goodluck Jonathan, en visite au Mali. Objectif : évaluer le processus de la transition dans ce pays.</strong><br>Arrivé en visite au Mali, ce mercredi 23 septembre 2020, le médiateur de la Cédéao procède à une série de rencontres de grandes personnalités, dont le nouveau président de la transition, Bah Ndaw, selon le programme provisoire de la visite.<br>Après la rencontre avec les ambassadeurs des États permanents du Conseil de sécurité (UE-Allemagne), les échanges avec les ambassadeurs des États membres de la Cédéao au Mali et de la réunion du Comité de suivi, à son arrivée, ce mercredi 23 septembre 2020, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan rencontrera, demain jeudi 24 septembre 2020, le Comité national pour le salut du peuple (CNSP).<br>Selon le programme provisoire de cette visite de trois jours, le médiateur rendra également une visite de courtoisie au président de la Transition, Bah Ndaw, fraîchement nommé par le Collège de désignation, samedi 19 septembre 2020. Pour boucler la boucle, Goodluck Jonathan, avant de prendre son vol retour, prendra part, vendredi 25 septembre 2020, à la cérémonie de prestation de serment du président de la transition.<br>À travers cette visite de courtoisie au président de la transition ainsi qu’à la participation à la cérémonie de prestation de serment, la Cédéao ne lèverait-elle pas ainsi le voile sur certaines inquiétudes qui assènent les Maliens : la levée des sanctions contre le Mali ?<br>Faudrait-il rappeler que les exigences de la Cédéao étaient « tout sauf » un président de la transition militaire. Or, Bah Ndaw, le nouvel homme fort du Mali, est un militaire à la retraite. En le désignant à la tête de la première institution de la république, la junte montre sa volonté de mettre en œuvre les recommandations de la Cédéao qui demandait un civil ou un militaire à la retraite au poste de président de la transition. A ce titre, la nomination de Bah Ndaw ne devrait plus poser de problème à l’organisation ouest-africaine. Toutefois, il reste le poste de Premier ministre qui doit également revenir à un civil, selon les recommandations de la Cédéao.<br>D’ores et déjà, à s’en tenir à ce programme provisoire, on pourrait affirmer que la Cédéao approuve ce choix. Sur son compte Twitter, M. Jonathan écrit : « <em>Nous sommes retournés à Bamako cet après-midi pour poursuivre les consultations avec les principales parties prenantes alors que les autorités maliennes entament la mise en œuvre de leurs plans pour la restauration d&rsquo;une administration civile</em>« . A l’en croire, l’équipe de médiation s&rsquo;attend à avoir des engagements fructueux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que la France a déjà salué cette nomination. « <em>Il faut maintenant au plus vite mettre en place un gouvernement civil et organiser des élections </em>», a recommandé Emmanuel Macron, mardi 22 septembre 2020, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies.<br><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Gestion de la transition au Mali : la Cédéao durcit le ton, le CNSP entame la mise en œuvre de la Charte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2020 09:12:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Cédéao]]></category>
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		<category><![CDATA[transition civile]]></category>
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		<category><![CDATA[transition militaire]]></category>
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<p>La Cédéao entend durcir sa position si ses recommandations ne sont pas rapidement mises en œuvre, mais le CNSP se sentant engagé par le peuple s’abstient de toute autre réponse et entame d’ores et déjà la mise en œuvre du contenu de la Charte adoptée par les forces vives maliennes.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) a tenu un point de presse, mercredi 16 septembre 2020 à son siège à Kati, au Camp Soundiata Keita. Occasion pour lui de faire la restitution de son déplacement à Accra, mardi 15 septembre 2020. Le CNSP a fait savoir que la rencontre s’est terminée en queue de poisson.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cédéao entend durcir sa position si ses recommandations ne sont pas rapidement mises en œuvre, mais le CNSP se sentant engagé par le peuple s’abstient de toute autre réponse et entame d’ores et déjà la mise en œuvre du contenu de la Charte adoptée par les forces vives maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chefs d’État de la CEDEAO conditionnent toute levée des sanctions contre le Mali à la désignation d’un Président ainsi que d’un Premier ministre civils pour la conduite de la transition, indique le Colonel major Ismaël Wagué lors du point de presse du mercredi 16 septembre. S’en tenant à son engagement pour le peuple et à la confiance que celui-ci lui a témoignée depuis le renversement du régime IBK, le CNSP fait comprendre&nbsp;à la Cédéao&nbsp;: <em>« Nous sommes au service du peuple ». </em>Et de poursuivre&nbsp;:<em> « Dans la mesure où la majorité a parlé d’une transition militaire, nous avons suggéré que l’on puisse aller dans ce sens »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes les propositions du CNSP ont été rejetées par la Cédéao qui est restée sur sa position initiale, rapporte le colonel major Wagué. Ce n’est pas tout, cette organisation sous-régionale a également brandi la menace d’un embargo total pouvant rapidement asphyxier le Mali, souligne le porte-parole du CNSP. Car, la Cédéao estime que <em>« l’embargo actuel est dans sa phase légère… »</em>, mais si ses recommandations ne sont pas appliquées dans une semaine, elle est décidé à bloquer tout&nbsp;: plus de carburant, de médicaments, de denrées…, fait comprendre le porte-parole des nouvelles autorités maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur place, la CEDEAO avait voulu une réponse de la part du CNSP pour qu’elle décide la levée des sanctions. La délégation du Comité étant là pour le peuple a été claire. C’est ainsi que <em>« Nous avons dit clairement à la CEDEAO que nous sommes au service du peuple. »</em> De même, <em>« notre option vouée est d’être du côté de la majorité qui veut une transition militaire ». </em>Le Colonel major Wagué rassure également que le CNSP ne rejette pas la proposition de la Cédéao qui souhaite une transition civile. <em>À l’en croire, « toutes les options sont sur la table »</em>. Il s’agit au préalable d’en discuter et de mettre en œuvre ce que la majorité décidera.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Toutefois, la mise en œuvre du contenu de la Charte de la transition a commencé. Les travaux pour la mise en place du Collège chargée de la désignation du Président et du Vice-président de la transition ont commencé, mercredi 16 septembre 2020, selon le colonel major Wagué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons qu’au même moment que se tenait ce point de presse, plusieurs femmes se sont réunies au camp Soundiata de Kati pour réaffirmer leur soutien au CNSP. Elles ont exprimé le souhait d’instaurer une transition militaire au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba, stagiaire</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Charte de la transition : plusieurs partis politiques signent leur adhésion</title>
		<link>https://saheltribune.com/charte-de-la-transition-plusieurs-partis-politiques-signent-leur-adhesion/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 19:24:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[crise politique]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[transition politique]]></category>
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<p>Alors que la Charte de la transition adoptée samedi 12 septembre 2020 crée du bruit, des formations politiques se reconnaissent des conclusions issues des trois jours de concertations nationales.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alors que la Charte de la transition adoptée samedi 12 septembre 2020 crée du bruit, des formations politiques se reconnaissent des conclusions issues des trois jours de concertations nationales.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte de la transition reçoit de plus en plus d’adhésion. Plusieurs formations politiques, à travers des communiqués, se reconnaissent des conclusions issues des trois jours de travaux de concertations au Centre international de conférences de Bamako les 10, 11 et 12 septembre 2020. L’Union pour la République et la Démocratie (URD) et Yelema le Changement, ont tous fait comprendre leur adhésion à cette charte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parti de la poigné de mains, URD, dans un communiqué du 14 septembre 2020, affirme son accord avec les résultats obtenus lors de ces concertations nationales. Selon le parti de Soumaila Cissé, ces concertations nationales sont que l’aboutissement d’une longue lutte menée par le peuple malien pour la défense de la démocratie, de l’État de droit ainsi que de la bonne gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que membre du FSD et du M5-RFP, le parti du chef de file de l’opposition politique malienne réaffirme son soutien à toute initiative allant dans le cadre de la réussite de cette transition pour la refondation de la Nation malienne. C’est ainsi qu’il invite le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) à poursuivre ses efforts pour que ces travaux aboutissent à un consensus plus large. L’URD renouvelle également son appel aux autorités nationales pour la libération immédiate de son Président Soumaila Cissé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, le parti Yelema le Changement, après avoir pris acte des conclusions de ces concertations nationales auxquelles il a activement pris part, estime que la feuille de route et la charte de transition, issues de ces travaux, forment une base d’engagement de la transition politique indispensable pour le Mali. A cet égard, le parti de l’ancien Premier ministre Moussa Mara demande à l’ensemble des forces vives nationales, notamment le M5-RFP d’accompagner le CNSP dans la mise en place des organes contenus dans la charte. Il encourage également le CNSP à engager avec la Cédéao des discussions constructives pour trouver un accord avec cette institution autour des modalités pratiques de la transition. Ce n’est pas tout, les personnalités qui seront choisies pour l’animation de cette période transitoire doivent avoir une réputation incontestable et incontestée et une neutralité absolue, souhaite le parti Yelema.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le web TV « <em>Dambé TV</em> », lundi 14 septembre 2020, Issa Kaou Djim, le Coordinateur de la CMAS de l’Imam Mahmoud Dicko, a affirmé également son soutien à cette Charte ainsi qu’au CNSP. « <em>Le M5-RFP politique n’existe plus. Pour nous, après les concertations, nous sommes dans une nouvelle phase.&nbsp; Donc chacun pour soi, Dieu pour tous. Ceux qui sont politiques et s’opposent à la charte cherchent autre chose</em> », a-t-il indiqué dans sa Déclaration. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons qu’une délégation du CNSP est arrivée ce mardi 15 septembre 2020 à Accra, au Ghana, pour une rencontre des chefs d’État de la Cédéao autour de la situation politique au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba, stagiaire</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Quels enseignements tirés des transitions au Mali ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Sep 2020 18:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[CNSP]]></category>
		<category><![CDATA[crise sociopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement sur les transitions]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
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<p>L’histoire politique du Mali, de 1960 à 2020, a été émaillée par quatre coups d’État ou ruptures institutionnelles, toutes perpétrées par des juntes militaires dans des contextes socio-politiques de crises évidentes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’histoire politique du Mali, de 1960 à 2020, a été émaillée par quatre coups d’État ou ruptures institutionnelles, toutes perpétrées par des juntes militaires dans des contextes socio-politiques de crises évidentes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les auteurs militaires du coup d’arrêt au fonctionnement de l’État du Mali ont tous fait le même rituel pointillé par des déclarations liminaires pour justifier dans un premier temps leur intrusion sur le terrain politique et pour ensuite promettre de retourner dans les casernes après avoir remis le pouvoir public aux civils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transition est cette période d’exception occasionnée par le coup d’État militaire dans un pays démocratique qui s’étend entre la rupture institutionnelle et l’organisation d’élections générales pour la mise en place d’Institutions fondamentales à savoir le Président de la République et l’Assemblée nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les coups d’État successifs ont ouvert des périodes exceptionnelles pendant lesquelles des militaires ont joué le premier rôle dans la pose des jalons d’un nouveau départ institutionnel au Mali pour un nouvel espoir pour le peuple en quête de bonheur commun ou vie bonne collective.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, de transition en transition, le Mali n’a eu à ce jour ni d’Institutions fortes ni d’hommes forts capables de réaliser le bonheur collectif que les militaires, les libérateurs, ont toujours fait miroiter au peuple en proie au mal vivre sous différents régimes politiques au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que d’occasions ratées de refondation véritable de l’État du Mali pour le développement socio-économique et sécuritaire au bénéfice des populations et résidents étrangers du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce constat éveille en nous la curiosité de chercher à comprendre les insuffisances des gestions faites par des acteurs civils et militaires des différentes transitions que le pays a connues de 1968 à 2020. Pour ce faire, nous nous interrogeons sur les pratiques des animateurs des transitions précédentes qui devaient incessamment stabiliser le pays et le mettre à l’abri d’autres ruptures, mais sans succès. Car le coup d’État du 18 aout 2020 de la junte militaire contre le régime d’IBK illustre bien l’échec des successifs attelages politico-institutionnels issus des transitions passées et mis en œuvre par les autorités post-transitions pour une entrée réussie du pays en mode de gestion démocratique en principe antinomique de coups d’État militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tel un nouveau retour à la case de départ pour le pays, la transition en gestation doit nous permettre de préparer un attelage politico-institutionnel suffisamment mûr afin que la prochaine entrée en démocratie pour notre pays soit la bonne pour le bonheur du peuple malien tout entier.&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, on peut se poser la question suivante&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Que doit-on retenir des transitions passées pour réussir la présente dans ce contexte de crises sans précédent pour le pays ?</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait téméraire voire prétentieux de notre part de vouloir répondre de façon exhaustive à la question ci-dessus posée ici et maintenant à travers cette modeste contribution citoyenne pour une transition réussie dans notre pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la question ci-dessus posée peut nous permettre d’attirer l’attention des militaires et probablement des civils devant conduire l’historique transition de comprendre quelques problématiques majeures constatées dans les gestions faites des périodes exceptionnelles du pays en vue de contribuer à éviter ces écueils qui ont empêché lesdites gestions d’atteindre leur principal objectif&nbsp;: la construction d’un Mali démocratique et socialement viable.&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list"><li>En 1968 la première problématique à laquelle furent confrontés les militaires putschistes du CMLN sous la direction du lieutenant Moussa a été la tenue de leur promesse de remettre le pouvoir aux civils après avoir mis de l’ordre dans les affaires publiques du pays. En effet, les dix-neuf-novembristes n’ont pas pu lier leur acte à leur parole de militaire. C’est pourquoi ils ont fait vingt-trois ans de transition militaire d’abord puis militaro-civile de 1968 à 1991.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Une si longue transition militaire qui, au demeurant, devrait être courte selon le lieutenant Moussa TRAORE, instituteur et homme de terroir, dont le règne fut jalonné d’atrocités innommables entre militaires eux-mêmes d’abord et contre des civils insoumis à l’autorité politico-militaire improvisée des gouvernants usurpateurs de pouvoirs publics sans aucune forme de redevabilité vis-à-vis du peuple malien. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les colonels putschistes du 18 aout 2020, vous devez être vigilants dans l’observation de votre promesse, en particulier, de remettre le pouvoir d’État aux civils, faite lors de votre première prise de parole publique à la radio et à la télévision du Mali. Car vous devez valoir votre parole au risque de décevoir les Maliens qui ont cru en vous sur parole malgré l’antécédent historique fâcheux de promesse militaire non tenue de lieutenant Moussa TRAORE en 1968.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>De la transition de 1991, nous pouvons évoquer la problématique relative au partie pris ou partialité politique d’acteurs civils et militaires majeurs de celle-ci dans la conduite des affaires publiques pour expliquer, avec recul, certaines insuffisances congénitales de notre démocratie naissante. Au nombre de ces insuffisances, nous pouvons citer les combines de certains acteurs du mouvement démocratique pour leurs ambitions personnelles au détriment de l’intérêt collectif du peuple dont le sacrifice a permis l’instauration de la démocratie comme mode de gestion publique du pays. &nbsp;</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Au lieu de travailler sérieusement pendant cette période exceptionnelle, mais déterminante pour notre démocratie naissante en vue de lui conférer des bases juridico-institutionnelles réellement solides pour sa viabilité sociale, certains acteurs ont préféré emprunter le chemin de la facilité, des compromissions les conduisant à des jeux troubles et faciles de la poursuite d’intérêts partisans, voire personnels. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deal, recyclage des structures de l’UDPM, truquage de résultats d’élections générales, achat de consciences, politisation de l’administration… que sais-je encore, rien n’a été épargné par certains acteurs, non moins importants, de la transition de 1991 pour parvenir à leurs fins électoralistes en 1992 et d’autres de revenir aux affaires en tant que candidats indépendants à la faveur de nombreuses acrobaties politico-judiciaires lors des élections générales de 2002.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La victoire du candidat indépendant ATT à l’élection présidentielle de 2002 a participé à la fragilisation chronique des partis politiques et amplifier davantage le nomadisme des élus vers désormais des tenants de pouvoirs publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si vous voulez réussir la transition que vous avez occasionnée au Mali par votre putsch du 18 aout 2020, les membres du CNSP, vous devez être impartiaux et équidistants des différentes forces socio-politiques concurrentes ou adversaires qui seront en compétition ininterrompue pour le contrôle de pouvoirs publics au Mali avant, pendant et après les élections générales devant mettre fin à ladite transition. Pour y arriver, vous devez impérativement vous oublier vous-mêmes pour ne pas faire de compromissions avec les acteurs politiques au détriment de l’intérêt du peuple malien pour vous aménager des plans de carrières post-transition comme vos devanciers putschistes de 1991&nbsp;et 2012.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>De la transition de 2012, il est possible de retenir comme enseignement majeur de celle-ci la problématique de la cohabitation du coup d’Etat et la Constitution du 25 février 1992.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">En 2012, le coup d’État avait plus émergé que la Constitution dans la conduite des actions de la transition d’alors. C’est pourquoi nous avons assisté à toutes sortes de désordres socio-politiques débouchant sur des violences inqualifiables des manifestants militaires déguisés ou civils soutenus par des militaires contre le camp de la légalité constitutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Pour illustrer l’ampleur des manifestations violentes sans précèdent de 2012, nous pouvons faire cas de l’agression barbare du Président de la République Dioncounda TRAORE par des manifestants jusque dans son bureau à Koulouba.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi, nous devons mettre à l’index la précipitation et l’impréparation avec lesquelles les élections générales de 2013 furent organisées sans un début d’application réelle de l’accord préliminaire à l’élection présidentielle de Ouagadougou conformément au nom dudit accord, car l’État du Mali devrait contrôler au préalable certaines parties du territoire national qui lui avait échappées et en son temps toujours contrôlées par des forces rebelles et terroristes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard des problématiques ci-dessus évoquées au compte de la transition de 2012, nous voulons attirer l’attention des acteurs militaires en particulier de la transition en préparation de procéder au préalable à la clarification des domaines et activités qui seront couverts par le coup d’État, c’est-à-dire l’Acte Fondamental ou Charte de la transition et ceux qui relèveront de la Constitution du 25 février 1992.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi, ils doivent éviter la précipitation et l’impréparation dans la conduite des différentes opérations de la transition devant être choisies conséquemment. Cela voudrait dire en fonction d’un ordre prioritaire logique et d’un chronogramme d’exécution réaliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin ne vous surestimez pas et surtout ne surévaluez pas le rôle de la transition que vous allez mettre en place ces temps-ci, car elle ne pourra pas tout construire à suffisance, mais, plutôt, elle doit poser les jalons des digues d’Institutions fortes pouvant résister aux probables turbulences socio-politiques pour mettre fin au sempiternel cycle de coups d’État pour notre pays définitivement ancré en mode de gestion démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Somme toute, tirer les enseignements des transitions précédentes du pays, cela est une obligation historique pour les acteurs de la présente période exceptionnelle afin qu’elle serve à mettre en place des institutions fondamentales fortes tant attendues par le peuple. Et conduites par des hommes d’État qui seront habités par le souci constant de construire de résistantes digues socio-économiques et culturelles contre toutes les éventuelles érosions socio-politiques crisogènes favorables aux coups d’État répétitifs dans notre pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La construction du Mali démocratique où le peuple tout entier peut bénéficier des fruits du travail collectif doit commencer par cette transition dont la réussite dépendra&nbsp;de&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>&nbsp;La rigueur intellectuelle et morale de ses acteurs à lier leurs paroles aux actes à poser c’est-à-dire de faire ce qu’ils disent et de dire ce qu’ils font pour l’épanouissement du peuple qui souffre encore des affres des multiples crises du pays ; &nbsp;</li><li>La grande capacité patriotique de résistance des acteurs aux assauts répétés de leur propre égo d’abord en présence des délices du pouvoir et des sollicitations de courtisans plus orientés vers des fins personnelles que collectives ;</li><li>Mettre en place des bases législatives et réglementaires consistantes pour le renforcement des partis et organisations de la société civile, car il y va de la consolidation de la démocratie de notre pays ;</li><li>L’organisation des élections générales de fin de transition crédibles, transparentes permettant l’expression libre et véritable des urnes pour les choix des hommes et femmes que le peuple désire mettre aux commandes du pays pour l’intérêt collectif ;</li><li>La mise en place par la CEDEAO d’un mécanisme relatif à l’implication des armées de la sous-région dans le dénouement pacifique des conflits socio-politiques inhérents au vivre ensemble sous le mode de gestion démocratique des affaires publiques pour éviter des ruptures institutionnelles dans l’avenir au sein des pays membres.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">                      <strong>Par M. Seydou CISSE, professeur de philosophie politique et morale à l’EN Sup BKO, le 12 août 2020</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; .</strong></p>
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