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	<title>Archives des transformation numérique | Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des transformation numérique | Sahel Tribune</title>
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		<title>L’école malienne peut-elle résister à la bataille mondiale des imaginaires ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Face à la révolution numérique, à l’influence des réseaux sociaux et aux enjeux des langues nationales, l’école malienne doit se réinventer pour former des citoyens capables de relever les défis du XXIe siècle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à la révolution numérique, à l’influence des réseaux sociaux et aux enjeux des langues nationales, l’école malienne doit se réinventer pour former des citoyens capables de relever les défis du XXIe siècle.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose de vertigineux à observer, dans une salle de classe de Bamako ou de Ségou, un enseignant tenter de capter l&rsquo;attention d&rsquo;élèves dont les esprits sont déjà ailleurs — sur TikTok, sur YouTube, dans les univers parallèles que leur offre un téléphone partagé entre trois ou quatre mains. La scène n&rsquo;a rien d&rsquo;exceptionnel : elle se joue dans des milliers de salles de classe à travers le monde. Mais au Mali, elle acquiert une résonance particulière, parce que l&rsquo;école malienne n&rsquo;affronte pas seulement la concurrence des écrans. Elle affronte, simultanément, la fragilité de ses propres fondations, le désengagement de l&rsquo;État, la pression des mutations culturelles et l&rsquo;irruption d&rsquo;un monde numérique qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas choisi, qu&rsquo;elle ne maîtrise pas et dont personne ne lui a donné les outils pour le comprendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tribune n&rsquo;est pas un réquisitoire. C&rsquo;est une invitation à regarder en face une réalité que les discours officiels peinent à nommer : l&rsquo;école malienne, telle qu&rsquo;elle fonctionne aujourd&rsquo;hui, n&rsquo;est pas armée pour répondre aux défis du monde dans lequel vivent ses élèves. Et si rien ne change dans sa conception profonde, elle risque de devenir le lieu où l&rsquo;on apprend à gérer le passé dans un pays qui a besoin, urgemment, de penser son avenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le numérique est arrivé sans l&rsquo;école</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La révolution numérique n&rsquo;a pas attendu que l&rsquo;école malienne soit prête. Elle s&rsquo;est imposée par les interstices — par le téléphone portable, omniprésent même dans les villages les plus reculés, par les antennes paraboliques qui diffusent des contenus en continu, par les réseaux sociaux qui ont conquis une jeunesse en quête de récits alternatifs à ceux que lui proposent l&rsquo;école et la famille. Cette pénétration est à la fois une chance et un danger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une chance, parce que le numérique offre des possibilités pédagogiques inédites : accès à des ressources documentaires jusqu&rsquo;ici inaccessibles, apprentissage à distance dans les zones enclavées, outils de collaboration et de création que les générations précédentes n&rsquo;imaginaient pas. Plusieurs initiatives maliennes — des applications d&rsquo;apprentissage en bambara, des plateformes de contenu éducatif adapté aux réalités locales — montrent que cette voie est possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un danger, cependant, parce que le numérique non médiatisé, non contextualisé, non critiqué, devient un vecteur de désinformation, de modèles culturels importés et de dispersion attentionnelle. L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas de protéger les élèves du numérique — c&rsquo;est une bataille perdue d&rsquo;avance — mais de les équiper pour y naviguer avec discernement. Or cet équipement critique, l&rsquo;école malienne actuelle ne le dispense pas, faute de programmes adaptés, de formation enseignante et, souvent, faute d&rsquo;électricité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>TikTok, YouTube et la bataille des imaginaires</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La dimension culturelle de cette mutation est au moins aussi profonde que la dimension technologique. Les plateformes numériques ne sont pas neutres : elles véhiculent des esthétiques, des valeurs, des modèles de réussite et de féminité ou de masculinité qui ne doivent rien aux réalités maliennes. TikTok propose à un adolescent de Gao ou de Koulikoro des contenus pensés à Séoul, à Los Angeles ou à Lagos, optimisés par des algorithmes conçus pour maximiser l&rsquo;engagement, pas pour former des esprits critiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas une condamnation de ces plateformes en soi. C&rsquo;est un constat : elles occupent un espace que l&rsquo;école et la famille ont partiellement laissé vacant, et elles le font avec une efficacité redoutable. La question que doit se poser l&rsquo;école malienne — et les familles, et l&rsquo;État — est celle-ci : que proposons-nous à nos jeunes qui soit suffisamment vivant, suffisamment ancré dans leur réalité et suffisamment ouvert sur le monde pour concurrencer ces imaginaires importés ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les <a href="https://www.konatech.org/les-chiffres-cles-du-digital-au-mali-en-2024/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">estimations disponibles</a>, plus de 70 % des jeunes Maliens urbains de 15 à 24 ans utilisent quotidiennement au moins une plateforme de réseau social. Facebook reste dominant en zone rurale ; TikTok et YouTube progressent rapidement en zone urbaine. La quasi-totalité des contenus consommés sont en langue étrangère (français, anglais, arabe). Les contenus en bambara ou dans d&rsquo;autres langues nationales maliennes demeurent marginaux dans ces espaces.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La langue, toujours la langue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">On ne peut pas parler de l&rsquo;école malienne et des mutations culturelles sans revenir, inévitablement, à la question de la langue d&rsquo;enseignement. Le français comme unique vecteur de l&rsquo;instruction officielle constitue une anomalie croissante dans un pays où la très grande majorité de la population vit, pense et rêve en bambara, en peul, en dogon ou en songhaï. Cette anomalie a un coût cognitif réel : des études comparatives montrent que les enfants scolarisés dans leur <a href="https://www.unesco.org/fr/languages-education/need-know" target="_blank" rel="noreferrer noopener">langue maternelle</a> acquièrent des compétences de base plus solides et maintiennent un rapport plus confiant à l&rsquo;apprentissage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la langue est aussi un enjeu culturel et politique. <a href="https://amzn.to/43zTFBH" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enseigner en langues nationales</a>, c&rsquo;est signifier aux élèves que leur monde d&rsquo;origine a une valeur, que les savoirs ne viennent pas exclusivement d&rsquo;ailleurs, que la modernité peut se penser et se dire autrement qu&rsquo;en français. C&rsquo;est, en d&rsquo;autres termes, un acte de souveraineté éducative — peut-être le plus concret et le plus immédiatement opérationnel qui soit.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://saheltribune.com/mali-pourquoi-un-modele-educatif-souverain-est-devenu-une-necessite-nationale/&amp;ved=2ahUKEwjK8oSrz4KVAxXQVaQEHe0GPKQQFnoECBsQAQ&amp;usg=AOvVaw0cmvSe3FV9KrGRJsUHi8D0">écoles à curriculum convergent</a> intégrant les langues nationales affichent des taux de réussite supérieurs de 15 à 20 points en lecture et calcul fondamentaux.</li>



<li><a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://saheltribune.com/langues-africaines-et-edition-au-mali-une-richesse-negligee/&amp;ved=2ahUKEwjvv8-_z4KVAxURUKQEHV69A_YQFnoECBgQAQ&amp;usg=AOvVaw2Nxssb8gQ0rMdiB_2RyJW8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La plupart des manuels scolaires</a> disponibles au Mali sont partiellement ou totalement rédigés en langues nationales.</li>



<li>Les enseignants formés à la pédagogie bilingue sont insignifiant dans le corps enseignant primaire.</li>



<li>Plusieurs pays africains — Éthiopie, Tanzanie, Mozambique — ont opéré des transitions partielles vers <a href="https://letudiantafricain.com/blog-letudiant-africain/apprendre-en-langues-africaines-vers-une-r%C3%A9volution-p%C3%A9dagogique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;enseignement en langues locales</a> avec des résultats documentés positifs sur la rétention scolaire.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Réformer sans imiter : la voie étroite</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La tentation, face aux mutations technologiques, est d&rsquo;imiter les modèles qui semblent fonctionner ailleurs : distribuer des tablettes, connecter les écoles à internet, importer des curricula numériques conçus pour des contextes radicalement différents. Cette tentation doit être résistée — non pas parce que le numérique serait mauvais, mais parce que l&rsquo;imitation sans adaptation produit des systèmes hybrides qui ne servent ni les élèves ni les enseignants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réforme de l&rsquo;école malienne face aux mutations technologiques et culturelles doit partir d&rsquo;un axiome simple : les outils au service du projet, pas le projet au service des outils. Le projet, c&rsquo;est former des citoyens maliens capables de comprendre le monde dans sa complexité, de s&rsquo;y insérer avec dignité et de contribuer à la construction d&rsquo;une société juste. Les outils — numériques ou non — sont au service de ce projet, jamais l&rsquo;inverse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela suppose, concrètement, d&rsquo;investir massivement dans la formation des enseignants — pas seulement à l&rsquo;usage des outils numériques, mais à la pédagogie critique, à la compréhension des dynamiques culturelles contemporaines, à la capacité d&rsquo;adapter les programmes à des réalités locales hétérogènes. Cela suppose de financer la production de contenus numériques éducatifs en langues nationales. Cela suppose, enfin, d&rsquo;associer les communautés, les familles et les acteurs culturels locaux à la définition de ce que l&rsquo;école doit transmettre — plutôt que de confier cette définition à des experts internationaux dont les cadres conceptuels ne correspondent pas toujours aux réalités du terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : création de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, une avancée majeure pour la cybersécurité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali crée l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) pour renforcer la cybersécurité, protéger les infrastructures critiques et accompagner la transformation numérique du pays face à la montée des cybermenaces.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>De nos jours, nul n’ignore que la révolution numérique évolue de manière exponentielle. Cette évolution entraîne des dérapages. Pour contrer ces dérapages, les États cherchent des solutions. Et le Mali n’est pas resté en marge. Il a mis en place des outils et instruments nécessaires. C’est dans ce cadre qu’il vient de créer une agence nationale de sécurité des systèmes d’information.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’information a été rendue publique à l’issue de la session du conseil des ministres du mercredi&nbsp;10&nbsp;juin 2026. En effet, sur le rapport du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après les textes adoptés, l’Agence aura pour mission d’assurer la cybersécurité, la sécurité des systèmes d’information et des communications électroniques. La création de cette Agence traduit la volonté des Autorités de la Transition d’assurer la protection des infrastructures et services critiques face à l’émergence de la menace cybercriminelle. La création de cette agence a été prévue par la Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali et son Plan d’action&nbsp;2026-2030. Une stratégie adoptée par le Décret n°&nbsp;2026 — 0097/PT-RM du 25&nbsp;février 2026, qui contribue d’une manière efficace aux objectifs de transformation numérique du pays, le Gouvernement a adopté la Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali et son Plan d’action 2026-2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>&nbsp;Capacités des acteurs déjà renforcées.</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de prendre la décision de créer cette agence, le gouvernement a entrepris de renforcer les capacités des acteurs afin de réussir la mise en œuvre de la stratégie nationale de cybersécurité. Ainsi, conformément au plan d’actions de cette stratégie, un atelier stratégique de renforcement des capacités des acteurs a été organisé par l’AMRTP (Agence malienne de régulation des télécoms, postes et Tics), à travers le ML-CERT (Centre de Réponse aux Incidents), et avec l’appui technique de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT). C’était du 20 au 22&nbsp;mai 2025 à Bamako.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet atelier a regroupé les acteurs en charge des technologies de l’information et de la communication dans les institutions de la République, les entreprises publiques et privées, ainsi que des experts nationaux et internationaux. Il a permis de renforcer les compétences techniques et organisationnelles du Centre de Réponse aux Incidents (ML-CERT) et d’améliorer la posture globale du Mali face aux cybermenaces.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont, également, renforcé leurs compétences sur la protection des infrastructures critiques, la gouvernance de la cybersécurité, les mécanismes de réponse aux incidents. Il a été aussi question d’une évaluation de la position du Mali dans l’Indice mondial de cybersécurité. Des simulations, cas pratiques et échanges stratégiques ont rythmé ces trois jours de travail. Au sortir de l’atelier, les participants ont acquis de nouvelles compétences pouvant sérieusement contribuer à lutter contre les cybermenaces.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard des résultats de cet atelier stratégique, on peut aisément dire que le fonctionnement de la nouvelle agence sera une réussite, car les acteurs qui vont l’animer sont fins prêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La voiture comme smartphone sur roues : promesse technologique ou dépendance numérique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Selon le Global EV Outlook 2026 de l’AIE, la voiture électrique devient une plateforme numérique pilotée par le logiciel et l’intelligence artificielle. Contrôle des données, cybersécurité, géopolitique et souveraineté industrielle redessinent l’avenir de l’automobile mondiale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le rapport&nbsp;</em><em>Global EV Outlook 2026</em><em>&nbsp;de l’Agence internationale de l’énergie révèle une mutation profonde de l’industrie automobile. Désormais, la valeur d’un véhicule ne réside plus seulement dans son moteur ou sa batterie, mais dans son logiciel. Derrière cette révolution se cachent des enjeux de souveraineté, de cybersécurité, d’intelligence artificielle et de contrôle des données qui pourraient redessiner l’équilibre des puissances mondiales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand Tesla a introduit les mises à jour logicielles à distance en 2012, l&rsquo;industrie automobile a regardé avec condescendance. Dix ans plus tard, ce qui semblait être une curiosité technologique est devenu la nouvelle frontière d&rsquo;une bataille industrielle et géopolitique majeure. Le rapport annuel de l&rsquo;Agence Internationale de l&rsquo;Énergie sur les véhicules électriques, publié en mai 2026, l&rsquo;établit sans ambiguïté : la voiture est en train de devenir un logiciel. Et qui contrôle le logiciel, contrôle la voiture — et bien davantage.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>De la mécanique au système d&rsquo;exploitation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, une automobile était définie par ce qu&rsquo;elle contenait sous le capot. La sophistication d&rsquo;un véhicule se mesurait en chevaux, en cylindrée, en couple moteur. Le logiciel n&rsquo;était qu&rsquo;un auxiliaire, une couche de confort par-dessus un objet fondamentalement physique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce paradigme est révolu. Le rapport de l&rsquo;AIE décrit avec précision la mutation architecturale en cours : les constructeurs abandonnent les architectures «&nbsp;<em>distribuées</em>&nbsp;», dans lesquelles chaque fonction — freinage, climatisation, éclairage — possédait son propre calculateur dédié, au profit d&rsquo;architectures «&nbsp;<em>zonales</em>&nbsp;» centralisées. Quelques puissants ordinateurs de bord remplacent des dizaines d&rsquo;unités de contrôle électroniques. La complexité du câblage s&rsquo;effondre. Et surtout, une proportion croissante des fonctions du véhicule est désormais définie, modifiée, améliorée par des lignes de code — sans jamais ouvrir un capot.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les véhicules à batterie sont en pointe dans cette révolution. Mécaniquement plus simples que leurs homologues thermiques, ils constituent le terrain idéal pour cette digitalisation. À ce jour, tous les modèles dotés d&rsquo;une architecture zonale complète et de capacités de mise à jour à distance sont des véhicules 100 % électriques, issus principalement des nouveaux entrants du secteur. Ce n&rsquo;est pas un hasard : Tesla a franchi ce Rubicon en 2017, déclenchant une course que l&rsquo;industrie traditionnelle peine encore à rattraper.&nbsp;<em>« Les véhicules évoluent vers des plateformes logicielles auxquelles les utilisateurs accèdent comme à un smartphone. »,&nbsp;</em>explique l’AIE dans le Global EV Outlook 2026.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le smartphone sur roues : une métaphore qui n&rsquo;en est plus une</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;analogie avec le smartphone n&rsquo;est plus une figure de style. Elle décrit une réalité commerciale concrète. Les constructeurs développent des modèles économiques fondés sur les «&nbsp;<em>fonctionnalités à la demande</em>&nbsp;» : des capacités dormantes dans le véhicule peuvent être déverrouillées contre abonnement ou paiement ponctuel. La puissance supplémentaire, le chauffage des sièges, les systèmes d&rsquo;assistance à la conduite avancée — autant de fonctions potentiellement monétisables tout au long de la vie du véhicule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;inverse, les mises à jour logicielles à distance permettent d&rsquo;améliorer un véhicule après sa vente : corriger des bugs, améliorer l&rsquo;autonomie, déployer des correctifs de sécurité. Pionnière introduite par Tesla en 2012, cette capacité est désormais un standard attendu. Elle peut aussi, en théorie, prolonger la durée de vie d&rsquo;un véhicule — ou le rendre obsolète si le constructeur cesse de le maintenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle n&rsquo;est pas sans risques pour le consommateur. L&rsquo;AIE le note avec une sobriété qui mérite d&rsquo;être soulignée : si les mises à jour logicielles peuvent améliorer l&rsquo;abordabilité en maintenant le véhicule à jour plus longtemps, la multiplication des fonctionnalités par abonnement pourrait au contraire augmenter le coût total de possession. Le véhicule que vous achetez n&rsquo;est plus forcément le véhicule que vous possédez réellement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;intelligence artificielle : le cerveau de la voiture connectée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière la transformation architecturale se cache une révolution plus profonde encore : l&rsquo;intégration de l&rsquo;intelligence artificielle au cœur même du véhicule. L&rsquo;AIE y consacre un chapitre entier, et ses conclusions sont vertigineuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les systèmes d&rsquo;aide à la conduite (ADAS) reposent aujourd&rsquo;hui massivement sur des algorithmes de perception et de décision entraînés sur des milliards de kilomètres de données réelles. La conduite autonome de niveau 4 — sans intervention humaine dans un périmètre défini — est déjà une réalité commerciale dans plus de vingt villes dans le monde, toutes en Chine et aux États-Unis, avec des flottes de taxis robotisés 100 % électriques. En 2025, cette flotte a doublé pour atteindre 8 000 véhicules.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;IA transforme également la gestion de la batterie : des modèles d&rsquo;apprentissage automatique, affinés en temps réel grâce aux données collectées sur les véhicules en circulation et déployés via des mises à jour à distance, améliorent l&rsquo;estimation de l&rsquo;état de charge, allongent la durée de vie des batteries et optimisent les stratégies de garantie des constructeurs. La voiture apprend. Et ce qu&rsquo;elle apprend, elle le transmet à l&rsquo;ensemble de la flotte.&nbsp;<em>« Contrôler le logiciel, c&rsquo;est contrôler la voiture, les données qu&rsquo;elle génère, et les services qu&rsquo;elle rend possibles. »,&nbsp;</em>souligne l’AIE dans son rapport.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La bataille pour l&rsquo;OS : un enjeu géopolitique méconnu</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Là où la tribune prend une dimension proprement stratégique, c&rsquo;est lorsqu&rsquo;on interroge la question du contrôle. Qui écrit le code ? Qui en est propriétaire ? Qui peut le modifier — ou le désactiver ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;AIE le documente : un nombre croissant de constructeurs adoptent des systèmes d&rsquo;exploitation automobiles dérivés des écosystèmes grand public, comme Android Automotive OS de Google, pour leurs systèmes d&rsquo;infodivertissement et de navigation. Cette tendance réduit les coûts de développement et accélère le déploiement de fonctionnalités. Mais elle soulève des «&nbsp;<em>questions stratégiques sur la dépendance à l&rsquo;égard de grands fournisseurs technologiques, la gouvernance des données et le contrôle à long terme de l&rsquo;interface utilisateur embarquée</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">En d&rsquo;autres termes : lorsqu&rsquo;un conducteur européen monte dans une voiture tournant sous Android, c&rsquo;est Google — entreprise américaine — qui est au cœur de son expérience de mobilité. Ses données de déplacement, ses habitudes de conduite, ses préférences personnelles transitent par des serveurs dont il ne maîtrise ni la localisation ni l&rsquo;usage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse des constructeurs est contrastée. Tesla, Toyota et BYD misent sur le développement en interne pour garder la main sur les fonctions clés et les données. D&rsquo;autres ont opté pour des partenariats — General Motors avec NVIDIA, Renault avec Google. Volkswagen a tenté la voie interne avec sa filiale CARIAD, avant de reculer en 2023 face aux coûts et à la complexité, se tournant vers un partenariat avec le constructeur américain Rivian. Ford a tout simplement abandonné son projet de «&nbsp;<em>véhicule entièrement connecté</em>&nbsp;» en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transition vers le véhicule défini par le logiciel n&rsquo;est ni rapide ni bon marché. Mais ceux qui ne la réussiront pas seront reléguées à assembler du matériel pour des systèmes qu&rsquo;ils ne contrôlent pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La cybersécurité : le talon d&rsquo;Achille de la voiture connectée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une voiture connectée est aussi une voiture vulnérable. L&rsquo;AIE dresse un tableau qui devrait faire réfléchir régulateurs et consommateurs : en 2024, la société spécialisée VicOne a identifié plus de 500 vulnérabilités de cybersécurité dans des véhicules déjà sur le marché. Des chercheurs ont démontré qu&rsquo;il était possible de prendre le contrôle à distance de la direction et d&rsquo;autres fonctions critiques d&rsquo;une Nissan LEAF 2020. En 2015, une Jeep Cherokee avait été piratée à distance, ses freins et son accélération compromis lors d&rsquo;une démonstration publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les risques vont au-delà du véhicule individuel. Des attaques sans fil ont démontré leur capacité à perturber des sessions de recharge rapide, avec des implications potentielles pour les réseaux électriques. Dans un monde où des flottes entières de véhicules autonomes partagent une infrastructure logicielle commune, une vulnérabilité peut devenir une arme de déstabilisation à grande échelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s&rsquo;ajoute une dépendance structurelle aux chaînes d&rsquo;approvisionnement en semi-conducteurs, d&rsquo;une concentration géographique alarmante. Une seule entreprise produit environ 70 % des puces fabriquées pour compte de tiers dans le monde. La pénurie de composants électroniques lors de la pandémie de Covid-19, puis la crise Nexperia en 2025, ont brutalement rappelé à l&rsquo;industrie automobile sa fragilité. L&rsquo;Union européenne a réagi avec le Chips Act européen en 2022, mobilisant 15 milliards d&rsquo;euros de financements publics et privés pour reconstituer une capacité industrielle sur le continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le code est le nouvel acier</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l&rsquo;AIE est un document technique, méticuleux, prudemment factuel. Mais entre ses lignes, une conviction s&rsquo;impose : la compétition automobile du XXIe siècle ne se joue pas dans les usines de carrosserie ou les fonderies d&rsquo;acier. Elle se joue dans les laboratoires de machine learning de Shenzhen, de San Francisco et de Munich.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France et l&rsquo;Europe ont construit leur puissance industrielle sur la maîtrise du métal et du moteur. Cette compétence reste précieuse, mais elle n&rsquo;est plus suffisante. Stellantis, Renault, Volkswagen : ces groupes ne doivent pas seulement électrifier leurs flottes. Ils doivent devenir des éditeurs de logiciels, des gestionnaires de données, des opérateurs de services numériques — tout en maintenant l&rsquo;excellence industrielle qui a fait leur réputation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La voiture électrique n&rsquo;est pas une voiture propre. C&rsquo;est une plateforme numérique mobile. Et dans ce nouveau monde, contrôler le logiciel, c&rsquo;est contrôler la voiture, les données qu&rsquo;elle génère, les services qu&rsquo;elle permet — et, en définitive, les territoires qu&rsquo;elle traverse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Données personnelles : l’alerte du régulateur malien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 06:53:13 +0000</pubDate>
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<p>L'APDP du Mali intensifie ses contrôles en 2025 pour protéger vos données personnelles. Explorez les nouvelles régulations.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un contexte de numérisation accélérée de l’administration et de l’économie, l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) du Mali affirme avoir franchi une étape importante en 2025, marquée par une intensification des contrôles, des sanctions et des actions de sensibilisation. C’est ce qui ressort de son rapport annuel couvrant la période janvier-décembre 2025.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le mot du président de l’institution, l’année écoulée a été caractérisée par « <em>une dynamique sans précédent </em>», confirmant la place de l’Autorité parmi les acteurs majeurs du numérique au Mali, notamment grâce à la célébration de son dixième anniversaire qui a renforcé sa visibilité nationale et internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée pour réguler la collecte et le traitement des données personnelles, l’APDP a poursuivi en 2025 ses missions de contrôle, d’accompagnement et de régulation auprès des administrations, entreprises et organisations. Elle a notamment examiné des demandes d’avis sur plusieurs projets de textes réglementaires et mené des missions de vérification de conformité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-controles-sanctions-et-regulation-accrue"><strong>Contrôles, sanctions et régulation accrue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des faits marquants du rapport concerne l’intensification des mesures coercitives. En 2025, l’Autorité a prononcé environ mille mises en demeure pour défaut de formalités déclaratives et infligé des amendes totalisant 22 millions de francs CFA à certains responsables de traitement ne respectant pas la législation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus précisément, 989 responsables ont été formellement mis en demeure, tandis que plusieurs entreprises ont été sanctionnées financièrement, certaines amendes atteignant jusqu’à 7 millions de francs CFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les contrôles ont visé de nombreux secteurs — mines, télécommunications, commerce, santé ou transport — et concerné des dizaines d’organisations publiques et privées. Toute chose qui démontre la volonté de l’Autorité d’étendre sa surveillance à l’ensemble du tissu économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année 2025 a également été marquée par une hausse des signalements. L’APDP a enregistré 51 plaintes pour atteinte aux données personnelles, dont 28 traitées et 23 encore en cours d’instruction à la fin de l’exercice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatre affaires ont été transmises au parquet spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité. Cela traduit le rôle croissant de l’Autorité dans la chaîne judiciaire liée aux infractions numériques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sensibiliser-pour-prevenir"><strong>Sensibiliser pour prévenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la répression, l’APDP mise sur la pédagogie. Elle a organisé de nombreuses sessions de formation, notamment à destination des jeunes, des notaires, des stadiers ou encore des forces de sécurité, afin de diffuser les bonnes pratiques en matière de protection de la vie privée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une journée de formation consacrée aux officiers de police judiciaire a par exemple réuni plus de 400 participants autour du cadre juridique et des infractions liées aux données personnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le secteur de la santé, l’Autorité a rappelé les obligations des établissements publics et privés : information des usagers, respect des principes de sécurité et limitation des usages des données collectées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rapprocher ses services des citoyens, l’APDP a ouvert des antennes régionales à Kayes, Sikasso, Ségou et Mopti. Ces structures doivent servir de relais de proximité pour l’information, la réception des plaintes et l’accompagnement des usagers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, une opération menée pendant deux mois au grand marché de Bamako a permis d’accompagner les commerçants dans leurs formalités déclaratives et de mobiliser plus de 81 millions de francs CFA de recettes pour l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cooperation-et-enjeux-internationaux"><strong>Coopération et enjeux internationaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Autorité a participé à plusieurs rencontres régionales et internationales sur la cybersécurité et la gouvernance des données, tout en plaidant pour la ratification par le Mali de la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données personnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle s’est également impliquée dans des forums sur les risques cybernétiques et les défis éthiques liés à l’intelligence artificielle. Cela souligne la dimension stratégique de la régulation numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces avancées, le rapport souligne des contraintes persistantes, notamment les difficultés d’accès physique au siège pour les responsables de traitement éloignés, problème que les antennes régionales doivent atténuer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’institution insiste enfin sur la nécessité de renforcer la formation des acteurs publics et privés, d’actualiser certains textes juridiques et de développer une culture nationale de protection des données.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Gestion de l&#8217;enseignement supérieur au Mali : La révolution digitale se poursuit </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 08:11:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>L'enseignement supérieur au Mali adopte la digitalisation pour améliorer la gestion des inscriptions. Informez-vous sur ces plateformes innovantes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Depuis le lancement officiel, le vendredi 19 juillet 2024, par le Président de la transition, de la digitalisation des moyens de paiement et des services publics de l’État, tous les secteurs sont à pied d&rsquo;œuvre. L&rsquo;enseignement supérieur n&rsquo;en fait pas exception. Il a adopté plusieurs plateformes digitales pour moderniser son système de gestion. La dernière en date est celle dédiée à la&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>pré-inscription</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;et l’inscription des bacheliers.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plateforme 100% malienne, elle a été présentée à la presse, le mardi 02 décembre 2025, par le&nbsp;directeur général de l&rsquo;enseignement supérieur, Pr Fana Tangara, &nbsp;qui était accompagné de&nbsp;&nbsp;la directrice du Centre d’Intelligence Artificielle et de la robotique, Pr Sogoba Jacqueline Konaté.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-plus-de-files-d-attente-pour-les-inscriptions"><strong>Plus de files d&rsquo;attente pour les inscriptions</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle plateforme permettra aux étudiants de s’inscrire à distance, sans avoir à se déplacer. Pour s&rsquo;inscrire, il suffit pour les bacheliers de se connecter à « <em>campusmali.edu.ml</em> » et de fournir les informations demandées. Et ce sont les bacheliers de 2025 qui ont l&rsquo;honneur d&rsquo;ouvrir le  »&nbsp;<em>bal</em> » du 1er décembre 2025 au 04 janvier 2026. Passé ce délai, ils devront attendre l&rsquo;année universitaire suivante.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux anciens bacheliers, des procédés seront mis en place pour leur basculement dans la plateforme. Cette&nbsp;pré-inscription&nbsp;à pour objectif d&rsquo;obtenir, de centraliser et de rendre consultables toutes les données sur l&rsquo;étudiant. De plus, cette nouvelle plateforme facilitera la vérification et l&rsquo;accès des documents fournis par les universités, la gestion des bourses à l’étranger, les offres de formation, les équivalences de diplômes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle servira aussi les enseignants en ce sens que ceux-ci&nbsp;auront&nbsp;accès à leurs emplois du temps, au début des cours et à toutes les informations les concernant. Cette nouvelle plateforme&nbsp;vient renforcer le dispositif digital déjà existant qui a permis à l&rsquo;enseignement supérieur d&rsquo;économiser des sommes importantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-solutions-digitales-deja-fonc-t-ionnelles"><strong>Des solutions digitales déjà fonc</strong><strong>t</strong><strong>ionnelles</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le mardi 15 avril 2025 à la primature, il a été présenté au&nbsp;chef du gouvernement une série de solutions digitales relatives au secteur de l&rsquo;éducation : enseignement fondamental et secondaire, enseignement supérieur. Les innovations concernant l&rsquo;enseignement supérieur étaient le&nbsp;<em>Progiciel de Gestion Intégrée « PGI »</em>, l’application mobile «&nbsp;<em>Mon CENOU à domicile</em>&nbsp;», le système&nbsp;intégré de Gestion d’Université. Cette dernière solution digitale permet de centraliser et d&rsquo;optimiser&nbsp;l’organisation de l’université, la gestion des candidatures, des inscriptions, du suivi des parcours étudiants, des évaluations, des ressources humaines et du pilotage stratégique. A elle seules, elle &nbsp;a permis au CENOU de réaliser une économie annuelle d’un milliard de francs CFA.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Progiciel de Gestion Intégrée « PGI », l’application mobile «&nbsp;<em>Mon CENOU à domicile&nbsp;</em>», le système intégré de Gestion d’Université, le système Intégré de Gestion des Œuvres Universitaires « SIGOU » sont les innovations qui vont permettre une gestion optimale et efficace de l&rsquo;enseignement supérieur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le progiciel de gestion intégrée dénommé « <em>Cocktail+ CAMPUS MALI</em> » &nbsp;comprend plus de 30 modules couvrant l’ensemble des processus des universités, grandes écoles et instituts. C&rsquo;est un portail qui facilite la gestion des offres de formation, des candidatures en ligne, des inscriptions administratives et des ressources humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à l’application mobile «<em>Mon CENOU à domicile&nbsp;</em>», elle est dédiée&nbsp;aux&nbsp;inscriptions, demandes de transport et d’assistance. Le Système Intégré de Gestion des Œuvres Universitaires « <em>SIGOU</em> » assure un traitement rapide et sécurisé des allocations étudiantes selon des critères bien définis. Le service «&nbsp;<em>Cenou Kibaru&nbsp;</em>», via le numéro SMS 36100, permet aux étudiants de suivre l’évolution de leurs demandes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>SMC</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Digitalisation de l’administration : APEX-MALI présente sa nouvelle plateforme digitale pour les exportateurs  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 15:03:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le 25 novembre 2025, le comité de pilotage de la digitalisation de l’administration s'est réuni pour des réformes cruciales au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Le mardi 25 novembre 2025, le Premier ministre, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le Général de&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ivision Abdoulaye Maïga, a présidé une réunion du comité de pilotage de la digitalisation de l’administration. Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par les autorités pour moderniser l’appareil administratif, a marqué une étape importante dans la mise en œuvre des projets numériques au service de la gouvernance et du développement économique du pays.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’ordre du jour figuraient deux points majeurs : la présentation du Certificat d’origine, une nouvelle plateforme digitale développée par l’Agence pour la Promotion des Exportations au Mali (APEX-MALI), ainsi que l’examen des termes de référence d’une étude consacrée à l’état des lieux de la digitalisation dans le pays. Cette étude sera conduite par le comité des experts chargés de la digitalisation de l’administration, avec pour mission d’évaluer les avancées, les défis et les perspectives de la transformation numérique au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion a permis de mettre en lumière les ambitions du gouvernement en matière de digitalisation, considérée comme un levier essentiel pour améliorer la transparence, l’efficacité et la compétitivité de l’administration publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-certificat-d-origine-une-avancee-pour-les-exportateurs-maliens"><strong>Le Certificat d’origine, une avancée pour les exportateurs maliens</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La présentation de la nouvelle plateforme de l’APEX-MALI a constitué l’un des moments forts de la rencontre. Ce dispositif numérique, baptisé Certificat d’origine, offre aux exportateurs la possibilité de remplir leurs formalités administratives dans des délais courts, réduisant ainsi les lenteurs bureaucratiques qui freinaient souvent les opérations commerciales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En facilitant l’accès aux documents indispensables pour l’exportation, cette plateforme répond à une double exigence : simplifier les procédures pour les opérateurs économiques et renforcer la crédibilité du Mali sur les marchés internationaux. Les exportateurs pourront désormais bénéficier d’un outil moderne, fiable et conforme aux standards internationaux, garantissant la fluidité des échanges et la traçabilité des produits.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-strategique-pour-l-exportation"><strong>Une vision stratégique pour l’exportation</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la simplification des formalités, l’APEX-MALI ambitionne, à travers cette initiative, de moderniser les infrastructures et de renforcer les compétences des acteurs du secteur export. L’agence entend promouvoir des partenariats internationaux stratégiques, valoriser les atouts nationaux et inscrire le Mali dans des cadres de coopération équitables et mutuellement bénéfiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est également de mettre en place un système d’agrément pour les produits d’exportation, garantissant leur qualité et leur conformité aux normes internationales. Une telle démarche permettra non seulement de protéger l’image des produits maliens à l’étranger, mais aussi de renforcer la confiance des partenaires commerciaux et des consommateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-etude-pour-dresser-l-etat-des-lieux-de-la-digitalisation"><strong>Une étude pour dresser l’état des lieux de la digitalisation</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement à la présentation de la plateforme, la réunion a validé les termes de référence d’une étude consacrée à l’état des lieux de la digitalisation dans le pays. Confiée au comité des experts, cette étude vise à identifier les acquis, les insuffisances et les opportunités dans le processus de modernisation numérique de l’administration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle servira de base pour orienter les politiques publiques et définir une feuille de route claire, adaptée aux réalités nationales et aux exigences internationales. En mettant en avant les défis liés à la formation, aux infrastructures et à la gouvernance numérique, cette étude contribuera à renforcer la cohérence des actions menées par l’État et ses partenaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pas-decisif-vers-une-administration-moderne"><strong>Un pas décisif vers une administration moderne</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion présidée par le Premier ministre Abdoulaye Maïga illustre la volonté des autorités de faire de la digitalisation un pilier de la réforme administrative et du développement économique. En dotant le pays d’outils modernes comme le Certificat d’origine et en lançant une étude approfondie sur la digitalisation, le gouvernement entend inscrire le Mali dans une dynamique de modernisation et de compétitivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche s’inscrit dans une vision globale où la digitalisation n’est pas seulement un instrument technique, mais un véritable outil stratégique pour renforcer la souveraineté économique, améliorer la qualité des services publics et favoriser l’intégration du Mali dans les échanges internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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