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	<title>Archives des transformation agricole | Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des transformation agricole | Sahel Tribune</title>
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		<title>Promotion du sésame au Mali : un autre moyen d&#8217;assurer la souveraineté alimentaire et nutritionnelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 09:53:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La promotion de la filière sésame au Mali est cruciale pour l'économie locale. Apprenez-en plus sur ses impacts et ses enjeux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis quelques années, le Mali a décidé de prendre une autre voie, celle de la souveraineté dans tous les secteurs. La souveraineté alimentaire et nutritionnelle constitue un des piliers essentiels de cette nouvelle voie. C&rsquo;est dans ce cadre que les autorités ne ménagent aucun effort pour promouvoir les cultures locales telles que le sésame.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La filière sésame au Mali n&rsquo;est une source de revenus que pour quelques populations situées dans sa zone naturelle de développement, à savoir les régions de Koulikoro et Ségou. En effet, les superficies plantées sont de 50 000 ha avec une production annuelle estimée à 100 000 tonnes. Ainsi, l’activité occupe seulement 200 000 personnes travaillant essentiellement dans l’informel.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le Mali dispose d’un potentiel important au regard des disponibilités en terres et main d’œuvre agricole pour son expansion et suscite un réel intérêt dans les pays limitrophes et à l’étranger. Au regard de ce potentiel, les autorités de la transition ont décidé de faire du sésame un moyen de contribuer à la souveraineté alimentaire et nutritionnelle. C&rsquo;est dans ce cadre qu’ont été organisées les journées de promotion de la contractualisation sans la filière Sésame.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;objectif de ces journées, qui se sont tenues les 15 et 16 mai 2025 au CICB de Bamako, est de développer et sécuriser la chaîne de filière. Regroupant les acteurs agricoles venus de plusieurs régions et du District de Bamako, ces journées ont été initiées et organisées par interprofession de la Filière Sésame en collaboration avec le Département de l’Agriculture.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-satisfecit-du-ministre-de-l-agriculture-nbsp"><strong>Satisfécit du ministre de l’Agriculture&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">A la cérémonie d&rsquo;ouverture des travaux qu’il a présidée, le Ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma, a indiqué que&nbsp;<em>«&nbsp;La tenue de cette activité majeure cadre parfaitement avec la Politique de Développement Agricole qui confie aux Interprofessions Agricoles, la responsabilité de la promotion de l’agriculture contractuelle et la gestion des marchés, de l’offre et de la demande, des prix, de la qualité et la traçabilité des produits agricoles.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a, aussi, rappelé que l’agriculture contractuelle est envisagée par le Gouvernement comme l’une des options durables de la transformation du secteur Agricole de soutien au développement de l’Agriculture, et nul doute est en cohérence avec la Vision «&nbsp;<em>malikura gnetasira ka ben san 2063</em>&nbsp;» de la Stratégie Nationale d’Émergence et de Développement Durable 2024-2034, si chère au Président de la Transition. Et de conclure que cette première expérience de la filière sésame devrait nous inspirer à enclencher la dynamique similaire au sein des autres filières reconnues par l’État. Il faut noter que ces journées se sont tenues, tout juste, après l&rsquo;adoption, le jeudi 24 avril 2025, par le Conseil national de transition d&rsquo;un projet de loi portant création du projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-institution-de-la-journee-nationale-du-sesame-nbsp"><strong>Institution de la journée nationale du sésame&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour promouvoir la culture du sésame, les autorités ont, pour la première fois, institué une journée dédiée au sésame. La première édition a eu lieu le jeudi 15 décembre 2022 au Mémorial Modibo Keita de Bamako. Le thème était : «<strong>&nbsp;</strong><em>l’employabilité des jeunes et des femmes, préoccupation pour les acteurs de la filière sésame</em>».<strong>&nbsp;</strong>L’objectif global était de bien expliquer aux acteurs et décideurs l’importance du sésame dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle et son importance dans le développement socio-économique du Mali.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cette journée, les objectifs de l&rsquo;interprofession de la filière Sésame, créée en 2016 et reconnue par le conseil supérieur de l&rsquo;agriculture, ont été expliqués. Il avait, aussi, été indiqué que le Mali a produit en 2018, 2019 et 2020 respectivement 29 000, 52 609, et 45 217,01 tonnes de sésame. En sus, il a été signalé que la filière sésame fait travailler plus de 450 000 familles en milieu rural. Les superficies exploitées en 2022, environ 120 000 ha avec un rendement moyen de 530 kg/ha nous permettent d’estimer la production nationale à plus à plus 60 000 tonnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que le sésame (Sesamum indicum) est une plante annuelle de la famille des Pédaliacées, largement cultivée pour ses graines. Elle aurait été domestiquée dans le sous-continent indien et il est même probable que ce soit la première plante oléagineuse à avoir été cultivée. Le sésame est principalement cultivé dans les régions tropicales, subtropicales et tempérées chaudes d’Afrique et d’Asie. Il connaît un fort développement dans les pays subsahariens du fait de sa culture facile et des faibles coûts de production.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les variétés de couleur blanche et blanc-crème sont de plus en plus utilisées en Europe, en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde en pâtisserie (biscuits au sésame) et en boulangerie (pains pour hamburgers, bagels au sésame).&nbsp;&nbsp;En sus, les graines de sésame riches en lipides sont utilisées crues, broyées ou grillées en cuisine et pâtisserie-boulangerie ou bien servent à produire une huile végétale consommable sans raffinage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Chronique – Sahel : la revanche de l’eau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 07:29:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Face aux crises mondiales, les pays du Sahel misent sur l’irrigation pour renforcer la sécurité alimentaire et l’autonomie agricole d’ici 2035.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En Afrique, les symboles ne manquent pas. Mais il en est un, discret et pourtant fondamental, qui a fait son grand retour sur la scène sahélienne à Dakar, début avril : l’eau. Pas l’eau potable, sujet déjà dramatique en soi, mais l’eau irriguée, maîtrisée, domptée, canalisée. Celle qui fait pousser le mil, survivre le bétail et, surtout, reculer la pauvreté.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dix ans après une première Déclaration sur l’irrigation au Sahel, six pays – Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad, Mauritanie, Sénégal – se sont retrouvés à Dakar pour clamer haut et fort une ambition longtemps reléguée au second plan : mettre un million d’hectares de terres en irrigation complète d’ici 2035.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait y voir un voeu pieux de plus. Un «&nbsp;<em>plan de plus</em>&nbsp;», diront les cyniques. Ce serait une erreur.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-souverainete-alimentaire-face-aux-diktats-du-commerce-international"><strong>La souveraineté alimentaire face aux diktats du commerce international</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Car, dans un monde où le riz thaïlandais double de prix en six mois, où les cargos ukrainiens peinent à franchir la mer Noire, l’Afrique de l’Ouest n’a plus le luxe d’attendre. Elle ne peut plus confier sa sécurité alimentaire aux fluctuations du marché international, ni à la générosité des bailleurs. Elle doit, comme le dit si bien le Secrétaire Exécutif du CILSS, Dr Abdoulaye Mohamadou, «&nbsp;<em>sortir du paradigme de l’importation alimentaire</em>&nbsp;». Traduction : cultiver pour manger. Et irriguer pour cultiver.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Dakar, les ministres ont donc fait plus que discourir. Ils ont signé une nouvelle Déclaration. Ils ont listé les priorités. Ils ont parlé financement. Gouvernance. Résilience climatique. Contribution des agriculteurs. Et, pour une fois, ils ont aussi parlé coopération régionale — et non de frontières hermétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car c’est bien là que se joue l’enjeu géopolitique de cette transformation agricole. En investissant dans l’irrigation, les États sahéliens ne cherchent pas seulement à nourrir leurs populations. Ils cherchent à stabiliser leurs territoires. À créer de l’emploi. À rendre caduques les promesses des groupes armés. À montrer qu’un État peut exister autrement que par les casernes. À imposer, aussi, une certaine souveraineté alimentaire face aux diktats d’un commerce international inégal.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-ne-veut-plus-etre-le-ventre-mou-du-continent"><strong>Le Sahel ne veut plus être le ventre mou du continent</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cela suppose, bien sûr, des ressources. Des dizaines de milliards de francs CFA, que les États seuls ne peuvent mobiliser. D’où l’appel lancé au secteur privé, aux bailleurs, aux investisseurs : venez planter vos tuyaux, vos pompes solaires et vos systèmes goutte-à-goutte, mais venez avec une vision. Celle d’une Afrique qui se nourrit elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette Afrique-là, le Sahel ne veut plus être le ventre mou du continent. Il entend devenir le grenier. Une ambition audacieuse, mais pas illusoire. Les technologies existent. Les terres aussi. Les bras ne manquent pas. Seule la volonté politique devait suivre. Elle semble enfin s’éveiller.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors oui, les 285 000 hectares irrigués depuis 2013 sont bien en-deçà de l’objectif. Mais l’eau, comme la politique, a besoin de temps pour creuser son lit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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