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	<title>Archives des tramadol &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des tramadol &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Drogues synthétiques en Afrique de l’Ouest : la nouvelle économie criminelle qui inquiète la région</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 10:45:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Un rapport sur les drogues synthétiques en Afrique de l’Ouest révèle des défis sanitaires majeurs et des routes commerciales changeantes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un rapport de l’Initiative mondiale contre le crime organisé (GI-TOC), publié le 3 mars 2026, révèle l’ampleur croissante des marchés de drogues synthétiques en Afrique de l’Ouest. Entre production locale de méthamphétamine, détournement massif de tramadol, nouvelles routes vers l’Asie et le Moyen-Orient, la région s’impose comme un carrefour stratégique d’un trafic en pleine mutation, aux conséquences sanitaires et sécuritaires majeures.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Longtemps considérée comme une simple zone de transit pour la cocaïne latino-américaine à destination de l’Europe, l’Afrique de l’Ouest est désormais un maillon central d’un autre commerce illicite en pleine expansion : celui des drogues synthétiques. Dans son rapport intitulé <em>Cartographie des marchés des drogues synthétiques en Afrique de l’Ouest</em>, publié le 3 mars 2026, l’Initiative mondiale contre le crime organisé dresse un constat sans appel : la région est devenue à la fois un marché de consommation, une zone de production et une plateforme d’exportation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-production-locale-en-forte-progression"><strong>Une production locale en forte progression</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des enseignements majeurs du rapport est l’implantation durable de laboratoires clandestins de méthamphétamine en Afrique de l’Ouest. Initialement destinées à l’exportation vers l’Asie de l’Est et du Sud-Est, ces productions alimentent désormais aussi les marchés locaux et régionaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des réseaux criminels structurés exploitent les failles réglementaires, la porosité des frontières et la faiblesse des capacités de contrôle pour importer des précurseurs chimiques, installer des unités de fabrication et organiser la distribution. La méthamphétamine produite dans la région transite par des hubs aéroportuaires et maritimes, avec des itinéraires qui relient l’Afrique de l’Ouest à l’Asie, au Moyen-Orient et, dans une moindre mesure, à l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne que cette évolution prouve que la région ne se contente plus d’être un corridor logistique, mais qu’elle devient un espace de transformation et de valeur ajoutée criminelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-tramadol-pilier-d-un-marche-de-masse"><strong>Le tramadol, pilier d’un marché de masse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre pilier de cette économie illicite : le tramadol. Cet opioïde synthétique, légalement utilisé comme antalgique, fait l’objet d’un détournement massif. Importé en grandes quantités – souvent sous-dosé ou surdosé – il est écoulé sur les marchés informels à des prix accessibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la GI-TOC, le tramadol est aujourd’hui la drogue synthétique la plus consommée en Afrique de l’Ouest. Sa diffusion touche aussi bien les centres urbains que les zones rurales. Il est prisé par des travailleurs précaires pour ses effets stimulants, mais aussi par des groupes armés non étatiques, qui l’utiliseraient pour renforcer l’endurance des combattants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette banalisation pose le défi sanitaire de la&nbsp; dépendance, des troubles psychiques, des surdoses et de l’absence de prise en charge adaptée. Les systèmes de santé, déjà fragilisés, peinent à absorber cette nouvelle charge.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-routes-criminelles-en-recomposition"><strong>Des routes criminelles en recomposition</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport met en lumière la sophistication croissante des réseaux. Ceux-ci combinent trafics de drogues synthétiques, contrebande de médicaments, blanchiment d’argent et parfois trafic d’êtres humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les corridors sahéliens, déjà utilisés pour d’autres trafics, servent de voies de circulation vers l’Afrique du Nord et la Méditerranée. Les ports du golfe de Guinée jouent un rôle clé dans les exportations. Parallèlement, le commerce en ligne et les messageries cryptées facilitent les transactions et compliquent le travail des forces de l’ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diversification s’inscrit dans un contexte sécuritaire tendu, marqué par l’instabilité politique et la présence de groupes armés dans plusieurs pays du Sahel. Le rapport avertit que les revenus issus des drogues synthétiques pourraient renforcer l’autonomie financière d’acteurs violents et aggraver l’insécurité régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-impact-direct-sur-la-gouvernance-et-l-economie"><strong>Un impact direct sur la gouvernance et l’économie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la santé publique et de la sécurité, la montée des drogues synthétiques affecte la gouvernance. Corruption, infiltration des institutions, fragilisation de l’État de droit : l’économie criminelle prospère sur les failles structurelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La GI-TOC insiste sur le fait que les marchés ouest-africains sont désormais intégrés à des chaînes d’approvisionnement mondiales. Cette insertion dans l’économie illicite globale expose les pays de la région à des pressions internationales accrues et à des risques de sanctions si les dispositifs de lutte restent insuffisants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, la criminalisation excessive des usagers et des petits revendeurs, souvent issus de milieux précaires, contribue à la surpopulation carcérale sans s’attaquer aux têtes de réseaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reponses-encore-fragmentees"><strong>Des réponses encore fragmentées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette mutation rapide, les réponses demeurent inégales. Certains États ont renforcé leurs législations et leurs unités spécialisées. Mais la coopération régionale reste limitée, et le contrôle des précurseurs chimiques demeure lacunaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport recommande une approche globale :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>amélioration des capacités d’enquête financière et de traçabilité des flux ;</li>



<li>harmonisation des cadres juridiques ;</li>



<li>régulation plus stricte des importations pharmaceutiques ;</li>



<li>politiques de santé publique centrées sur la prévention et la réduction des risques ;</li>



<li>renforcement de la coopération internationale.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la GI-TOC, la lutte contre les drogues synthétiques ne peut se limiter à une logique sécuritaire. Elle doit intégrer les dimensions sociales, économiques et sanitaires du phénomène.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-tournant-pour-l-afrique-de-l-ouest"><strong>Un tournant pour l’Afrique de l’Ouest</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La cartographie proposée par l’Initiative mondiale contre le crime organisé met en évidence une transformation structurelle. Les drogues synthétiques redessinent les dynamiques criminelles en Afrique de l’Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus accessibles, plus faciles à produire et à transporter que les drogues d’origine végétale, elles offrent aux réseaux une rentabilité élevée et une grande flexibilité logistique. Pour les États ouest-africains, l’enjeu est désormais double : contenir une menace transnationale tout en protégeant des populations de plus en plus exposées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À défaut d’une réponse coordonnée et multidimensionnelle, avertit le rapport, l’économie des drogues synthétiques pourrait s’ancrer durablement dans le paysage régional – avec des conséquences profondes sur la stabilité, la santé publique et le développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Drogue : le Mali brûle ses démons</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 12:43:27 +0000</pubDate>
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<p>En  juin 2025, le Mali incinère 128 tonnes de drogues saisies pour montrer sa détermination contre le narco-trafic.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En incinérant 128&nbsp;tonnes de drogues saisies en une année, Bamako ne s’est pas contentée d’un simple geste symbolique. À l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues, le Mali a voulu marquer les esprits et affirmer sa détermination à ne plus être l’un des maillons faibles du narco-corridor ouest-africain. Derrière la fumée des stupéfiants brûlés, c’est toute une stratégie de reconquête de souveraineté sécuritaire et sociale qui se dessine.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’initiative de l’Office central des stupéfiants (OCS), appuyé par le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’ONUDC (ROSEN), cette journée n’a pas été qu’un moment de communication institutionnelle. Le feu mis aux saisies spectaculaires — cocaïne, cannabis, héroïne, crack, tramadol, diazépam, produits pharmaceutiques contrefaits, protoxyde d’azote, chichas et arômes — a tenu de l’acte politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre juin 2024 et juin 2025, ce sont précisément 127,9&nbsp;tonnes de produits prohibés qui ont été interceptées par les forces de sécurité maliennes — un chiffre inédit, reflet d’un volontarisme affiché mais aussi d’une réalité inquiétante&nbsp;: celle de la montée en puissance du Mali dans les corridors du trafic international.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-carrefour-un-pays-cible"><strong>Un pays carrefour, un pays cible</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Car le Mali n’est pas seulement une victime, il est devenu, depuis une décennie, un point de transit stratégique pour les réseaux qui relient l’Amérique latine à l’Europe en passant par le Sahel. Ces flux toxiques s’imbriquent dans les fragilités structurelles du pays&nbsp;: porosité des frontières, zones d’instabilité chronique, corruption diffuse. Mais la donne est peut-être en train de changer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le soutien logistique et technique de l’ONU, l’OCS et ses partenaires — Police nationale, Gendarmerie, Douanes — semblent mieux armés pour répondre à l’ampleur du défi. L’arsenal juridique a été renforcé, des cellules régionales ont vu le jour, des opérations conjointes sont menées dans les grandes agglomérations comme dans les points de passage ruraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-ciblee-une-societe-vulnerable"><strong>Une jeunesse ciblée, une société vulnérable</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix du 26&nbsp;juin ne doit rien au hasard. En alignement avec les Nations unies, le Mali entend mettre en lumière les ravages sociaux causés par l’usage croissant de drogues dites « <em>de rue</em> ». Tramadol, crack, protoxyde d’azote — ces substances, parfois vendues en pharmacie ou en ligne, font des ravages parmi les jeunes urbains, proies faciles dans un contexte d’oisiveté, de chômage et de vulnérabilité psychologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le trafic, quant à lui, s’est technicisé&nbsp;: réseaux sociaux, messageries cryptées, logistique low cost… Les narcotrafiquants se sont modernisés plus vite que certains services de l’État. Et c’est justement contre cette asymétrie que les autorités veulent se dresser.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-d-usure-mais-pas-impossible"><strong>Une guerre d’usure, mais pas impossible</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les discours, une constante&nbsp;: la volonté de ne plus subir. Dans les actes, une série de signaux faibles, mais cohérents. L’incinération de ce 26&nbsp;juin n’est pas un aboutissement, c’est un marqueur. Il signifie que le Mali refuse d’être le ventre mou de la guerre contre la drogue en Afrique de l’Ouest. Il montre aussi que, dans l’ombre des grandes batailles diplomatiques et sécuritaires, un autre front s’est ouvert&nbsp;: celui de la souveraineté sociale et morale, dans un pays où la fragilité des jeunes est un enjeu de stabilité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le Tramadol, ce médicament qui détruit la jeunesse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2020 12:22:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les jeunes Maliens sont de grands consommateurs de drogue. Il suffit de se rendre dans les quartiers pour le remarquer puisqu’ils ne s’en cachent plus. Le Tramadol, ce médicament destiné à calmer les douleurs très intenses</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>La santé publique est menacée au Mali par la consommation de certaines drogues comme le Tramadol. Ce médicament est très prisé au sein de la jeunesse malienne et met toute la société en danger. Il importe vraiment que les autorités agissent vite avant que tous les jeunes ne deviennent des mabouls.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes Maliens sont de grands consommateurs de drogue. Il suffit de se rendre dans les quartiers pour le remarquer puisqu’ils ne s’en cachent plus. <a href="https://www.cochrane.org/fr/CD003726/le-tramadol-pour-le-traitement-des-douleurs-neuropathiques-chez-ladulte">Le Tramadol, ce médicament </a><a href="https://www.cochrane.org/fr/CD003726/le-tramadol-pour-le-traitement-des-douleurs-neuropathiques-chez-ladulte" target="_blank" rel="noreferrer noopener">destiné </a><a href="https://www.cochrane.org/fr/CD003726/le-tramadol-pour-le-traitement-des-douleurs-neuropathiques-chez-ladulte">à calmer les douleurs très intenses</a> ou à des traitements psychiatriques comme me l’a expliqué Amédou Mallé, infirmier de la santé, est de plus en plus sollicité par ces jeunes qui se sentent obligés d’en prendre afin de se sentir en forme durant toute la journée. Un apprenti d’une Sotrama (transport en commun) que j’ai empruntée le disait fièrement en criant « Kalabancoro-Rails da »&nbsp;: <em>« Aujourd’hui, je mettrai le paquet, car je suis avec mon grand ami Tramadol</em> ». Entendez par là qu’il en a consommé avant de commencer à travailler.</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Conséquences sanitaires</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce médicament, qui ne doit pourtant pas se vendre sans prescription médicale, se trouve à la portée des jeunes comme un simple bonbon. Maïmouna, vendeuse de médicaments au bord de la voie principale de Kalaban&nbsp;-coro, me fait savoir que les jeunes ont un langage codé pour le désigner. Au lieu de Tramadol, ils disent 200 ou 120.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2027&amp;action=edit">Avortement : faut-il sacrifier des vies pour en sauver ?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, les conséquences sur l’état de santé sont très graves. Certains d’entre eux perdent souvent tout leur contrôle. Tel a été le cas d’un jeune de Kabala qui, aux dires de Aicha, une infirmière, après consommation abusive de ce produit, a perdu complètement le contrôle de sa personne. Il a été emmené à la clinique où l’infirmière travaillait. Des traitements lui ont été administrés. Le jeune, chef de famille d’ailleurs, a passé toute la nuit à uriner dans son lit pendant que sa femme se trouvait à son chevet. Il s’est réveillé ensuite et s’est mis à insulter tout le monde en réclamant une dose de Tramadol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques semaines après cet incident, il a rendu l’âme sous l’effet d’une surdose. Le chef de division, prévention, communication et relations publiques de l’Office Central des Stupéfiants, M.&nbsp;Mohamed Kanouté n’a pas manqué de nous faire part d’une de ses expériences vues à Badalabougou&nbsp;: <em>« J’ai vu un chauffeur descendre son apprenti parce qu’il était sous l’effet du Tramadol. Le petit, une fois hors du véhicule, n’arrivait plus à se tenir debout et ne faisait que baver. »</em>&nbsp;Le chauffeur aurait agi de la sorte parce qu’il avait demandé en vain au petit d’arrêter de consommer cette dose qui ne peut être que nocive sur sa santé.</p>



<h3 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Provenance </strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le Lieutenant-Colonel Salif Mallé, chef du service renseignement de l’OCS, la Guinée Conakry constitue la&nbsp;<em>« principale pourvoyeuse du Mali en Tramadol »</em>. Outre la Guinée, nous avons le Niger et cela transite par Ansongo, Ménaka et Gao, indique-t-il tout en précisant que cette voie n’est pas aussi fréquentée. Enfin, le Tramadol parvient au Mali en provenance de la Côte d’Ivoire, notamment par le village de Katiana, frontière Mali-Côte d’Ivoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2016&amp;action=edit">Coronavirus à Kayes : mésintelligence entre les autorités locales et les syndicats de la santé</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les statistiques des saisis courants de l’Office Central des Stupéfiants (OCS) du Mali, durant le premier semestre de 2019, 32 091 comprimés du Tramadol ont été saisis majoritairement à Kayes (19 125 comprimés), à Koulikoro (5 330 comprimés), à Mopti (5 200 comprimés), à Sikasso (2 436 comprimés).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2018, 32 091 comprimés ont été saisis seulement au premier semestre, selon le Rapport mondial sur les drogues&nbsp;2018 publié par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime organisé (Onudc). Un chiffre en hausse par rapport à 2017 où 25 616 comprimés ont été saisis.</p>



<h4 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Que l’État prenne des mesures&nbsp;</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement doit s’assumer en interdisant les entrées frauduleuses ainsi que les ventes illicites de ce médicament dangereux pour la santé. Il faut un réel contrôle des affaires de toutes ces femmes qui vendent des médicaments sur la voie publique. Il faut également coller une peine à tous ceux qui en prennent pour que ça serve de leçon aux autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fait que les vendeuses et consommateurs se cachent prouve que c’est interdit. Il faut donc maintenir une certaine rigueur du côté des autorités et le tour sera joué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2010&amp;action=edit">La campagne « un Malien, un masque » et la conscience citoyenne</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">La création de l’Office Central des Stupéfiants, selon le décret n°&nbsp;10-212/P.RM du 13 avril 2010, régularisé par l’ordonnance n°&nbsp;2013-012/P-RM du 2 septembre 2013, répond à ce souci de lutte. C’est, en tout cas, ce que nous a confié M.&nbsp;Kanouté. À l’en croire, l’OCS agit sur deux volets&nbsp;: la prévention et la répression.&nbsp; L’OCS est chargée de mener un contrôle aigu sur la circulation de toutes les sortes de drogues. Elle joue la fonction de&nbsp;<em>« police judiciaire</em> ». Cette présence doit s’étendre davantage dans les coins régulés et surtout aussi les quartiers périphériques de la capitale malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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