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	<title>Archives des trafic de drogue &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des trafic de drogue &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Cocaïne à l’aéroport de Bamako : dans les valises muettes d’une passeuse présumée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 15:16:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez la saisie de drogue à l'aéroport de Bamako où plus de 4 kilos de cocaïne ont été découverts par les autorités.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un flair bien affûté, des valises suspectes, une passagère énigmatique au fort accent étranger. Dans la nuit du 12 juillet, la Cellule aéroportuaire anti-trafics de l’Office central des stupéfiants a mis la main sur plus de 4 kilos de cocaïne à l’aéroport de Bamako. Une affaire aux relents transfrontaliers, symptomatique d’un fléau en mutation.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Les valises n’ont rien dit, mais leur fond dissimulait bien plus qu’une simple garde-robe. Ce 12 juillet 2025, un peu avant minuit, dans l’ambiance feutrée du hall de départ de l’aéroport international Président Modibo Keïta de Bamako, les agents de la Cellule aéroportuaire anti-trafics (CAAT-AOCS) ne s’attendaient sans doute pas à tomber sur ce qu’ils allaient découvrir : 4,20 kilos de cocaïne, habilement compartimentés, invisibles à l’œil nu mais pas au regard entraîné des professionnels de l’Office central des stupéfiants (OCS).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-profil-d-un-maillon-pas-d-une-tete-de-reseau"><strong>Le profil d’un maillon, pas d’une tête de réseau</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La candidate au voyage, une femme d’une quarantaine d’années, malienne de nationalité mais au phrasé étrangement exotique, avait pour destination finale Casablanca. Son nom : M.C. – les initiales, seules, ont filtré, comme pour maintenir encore le mystère sur cette passagère qui jure ne pas savoir ce qu’elle transportait.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux enquêteurs, elle a juré la main sur le cœur n’avoir rien à voir avec les deux valises. Elle les aurait reçues, dit-elle, d’une autre femme, domiciliée à Bacodjicoroni, un quartier périphérique de Bamako où se mêlent promiscuité et ombres du trafic informel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En creux, se dessine le schéma classique des filières de narcotrafic transsaharien : des passeurs-relais, des valises livrées sans questions, des routes tissées entre les ports de l’Afrique de l’Ouest, les aéroports relais du Maghreb, et les marchés d’Europe ou du Moyen-Orient. M.C. ne semble être qu’un pion dans un échiquier plus vaste. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les agents de la CAAT déjouent une telle tentative : depuis le début de l’année, plusieurs saisies ont déjà eu lieu, preuve que le Mali, par sa position géographique, reste une zone de transit convoitée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-trafic-en-mutation-une-vigilance-qui-se-muscle"><strong>Un trafic en mutation, une vigilance qui se muscle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué du 14 juillet 2025, l’OCS ne cache pas sa satisfaction. L’opération, qualifiée de «&nbsp;<em>conduite avec professionnalisme</em>&nbsp;», met en évidence l’efficacité d’une cellule désormais rompue aux techniques les plus sophistiquées du contre-trafic. Mais elle souligne aussi l’ampleur du défi : la drogue, plus que jamais, circule sous des formes multiples, portée par des visages ordinaires, recrutés dans l’anonymat de quartiers périphériques, souvent pour quelques centaines de milliers de francs CFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire est désormais entre les mains de la justice. Une enquête est en cours pour identifier la mystérieuse intermédiaire de Bacodjicoroni et démanteler l’ensemble du réseau. Une certitude : à Bamako-Sénou, la vigilance n’est pas près de baisser. Car la cocaïne, discrète et destructrice, ne prend jamais de vacances.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Billet. Wangrin et Pablo, ou les jumeaux du destin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet d'humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez comment Wangrin et Pablo Escobar pourraient représenter les deux faces d'un même mythe captivant à travers l'histoire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Et si Wangrin et Pablo Escobar n’étaient que les deux faces d’un même mythe ? D’un continent à l’autre, deux ascensions fulgurantes, deux chutes retentissantes, deux figures captivantes dont les récits, bien que séparés par des océans et des décennies, semblent s’écrire avec la même encre du destin. Quand l’art se fait miroir de la vie, les frontières entre fiction et réalité deviennent floues…</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a parfois dans l’art une ironie si troublante qu’on pourrait croire à une mise en scène divine. Comme si les muses, complices secrètes du destin, se plaisaient à glisser les mêmes trames de vie dans des époques différentes, sur des continents opposés. Un reflet dans le miroir de l’histoire. C’est ce que j’ai ressenti, assis devant la série <em>« Pablo Escobar, le patron du mal »,</em> en pensant, presque malgré moi, à Wangrin<strong>,</strong> de son vrai nom Samba Traoré, ce filou de haut vol sorti de l’imaginaire — pourtant bien réel — d’Amadou Hampâté Bâ.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-defier-la-morale-mais-jamais-l-intelligence"><strong>Défier la morale, mais jamais l’intelligence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deux figures, deux tragédies. Deux trajectoires symétriques dont le point commun n’est pas seulement l’éclat de la réussite, mais surtout la brûlure de la chute. L’un, Escobar, trafiquant de cocaïne devenu millionnaire dans une Colombie rongée par la violence. L’autre, Wangrin, interprète cultivé devenu maître des arnaques et du verbe dans l’Afrique coloniale. Le premier régnait sur Medellín comme un roi païen. Le second s’imposait à Bamako, à Kati, à Ségou, comme un prince du bon mot et de la combine. Tous deux bâtissent leur empire sur les failles du système, sur les faiblesses humaines, et finissent par s’y brûler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant… les deux nous touchent. Pourquoi ? Parce qu’ils ne sont pas que des criminels ou des truands à la petite semaine. Ils sont aussi, à leur manière, des hommes blessés, des rêveurs de pouvoir, des enfants du chaos. Wangrin, comme Pablo, aime, boit, philosophe, aide les siens, fait le bien et le mal dans un même élan de contradiction. Ils défient la morale, mais jamais l’intelligence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui rend l’affaire encore plus déroutante, c’est que Juana Uribe et Camilo Cano, les créateurs de la série, sont les enfants directs des blessures infligées par Pablo Escobar — l’un ayant perdu un père journaliste, l’autre ayant vu sa mère kidnappée. De leur douleur naît une œuvre magistrale. Tout comme Hampâté Bâ, qui dans la postface de <em>L’Étrange Destin de Wangrin</em>, jure, la main sur le cœur, que tout est vrai, ou presque.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-histoire-qui-ressemble-a-une-parabole-nbsp"><strong>Une histoire qui ressemble à une parabole&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais alors, faut-il croire à la pure coïncidence ? Deux œuvres, deux histoires « <em>inspirées de faits réels</em> », et pourtant un scénario si semblable&nbsp;: la fulgurance d’un homme qui voulait être roi… avant de redevenir poussière. Il n’est pas interdit de penser que Wangrin et Pablo partagent le même souffle tragique, cette vanité de croire que l’on peut défier les dieux — ou l’État — en toute impunité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, il n’y a qu’un pas entre les pistes rouges d’Afrique de l’Ouest et les ruelles de Medellín. Qu’un pas entre les billets truqués du PMU colonial et les valises bourrées de cocaïne. Qu’un pas entre la ruse et la violence. Et qu’un fil, mince, entre la grandeur et la chute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors non, ce n’est pas une histoire de bon ou de méchant. C’est une histoire d’hommes. D’hommes trop humains. D’hommes dont l’histoire, qu’on soit au Sahel ou dans les Andes, finit toujours par ressembler à une parabole. Une leçon que l’on n’écoute jamais assez.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Drogue : le Mali brûle ses démons</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 12:43:27 +0000</pubDate>
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<p>En  juin 2025, le Mali incinère 128 tonnes de drogues saisies pour montrer sa détermination contre le narco-trafic.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En incinérant 128&nbsp;tonnes de drogues saisies en une année, Bamako ne s’est pas contentée d’un simple geste symbolique. À l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues, le Mali a voulu marquer les esprits et affirmer sa détermination à ne plus être l’un des maillons faibles du narco-corridor ouest-africain. Derrière la fumée des stupéfiants brûlés, c’est toute une stratégie de reconquête de souveraineté sécuritaire et sociale qui se dessine.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’initiative de l’Office central des stupéfiants (OCS), appuyé par le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’ONUDC (ROSEN), cette journée n’a pas été qu’un moment de communication institutionnelle. Le feu mis aux saisies spectaculaires — cocaïne, cannabis, héroïne, crack, tramadol, diazépam, produits pharmaceutiques contrefaits, protoxyde d’azote, chichas et arômes — a tenu de l’acte politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre juin 2024 et juin 2025, ce sont précisément 127,9&nbsp;tonnes de produits prohibés qui ont été interceptées par les forces de sécurité maliennes — un chiffre inédit, reflet d’un volontarisme affiché mais aussi d’une réalité inquiétante&nbsp;: celle de la montée en puissance du Mali dans les corridors du trafic international.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-carrefour-un-pays-cible"><strong>Un pays carrefour, un pays cible</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Car le Mali n’est pas seulement une victime, il est devenu, depuis une décennie, un point de transit stratégique pour les réseaux qui relient l’Amérique latine à l’Europe en passant par le Sahel. Ces flux toxiques s’imbriquent dans les fragilités structurelles du pays&nbsp;: porosité des frontières, zones d’instabilité chronique, corruption diffuse. Mais la donne est peut-être en train de changer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le soutien logistique et technique de l’ONU, l’OCS et ses partenaires — Police nationale, Gendarmerie, Douanes — semblent mieux armés pour répondre à l’ampleur du défi. L’arsenal juridique a été renforcé, des cellules régionales ont vu le jour, des opérations conjointes sont menées dans les grandes agglomérations comme dans les points de passage ruraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-ciblee-une-societe-vulnerable"><strong>Une jeunesse ciblée, une société vulnérable</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix du 26&nbsp;juin ne doit rien au hasard. En alignement avec les Nations unies, le Mali entend mettre en lumière les ravages sociaux causés par l’usage croissant de drogues dites « <em>de rue</em> ». Tramadol, crack, protoxyde d’azote — ces substances, parfois vendues en pharmacie ou en ligne, font des ravages parmi les jeunes urbains, proies faciles dans un contexte d’oisiveté, de chômage et de vulnérabilité psychologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le trafic, quant à lui, s’est technicisé&nbsp;: réseaux sociaux, messageries cryptées, logistique low cost… Les narcotrafiquants se sont modernisés plus vite que certains services de l’État. Et c’est justement contre cette asymétrie que les autorités veulent se dresser.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-d-usure-mais-pas-impossible"><strong>Une guerre d’usure, mais pas impossible</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les discours, une constante&nbsp;: la volonté de ne plus subir. Dans les actes, une série de signaux faibles, mais cohérents. L’incinération de ce 26&nbsp;juin n’est pas un aboutissement, c’est un marqueur. Il signifie que le Mali refuse d’être le ventre mou de la guerre contre la drogue en Afrique de l’Ouest. Il montre aussi que, dans l’ombre des grandes batailles diplomatiques et sécuritaires, un autre front s’est ouvert&nbsp;: celui de la souveraineté sociale et morale, dans un pays où la fragilité des jeunes est un enjeu de stabilité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>12 kg de cocaïne saisis à Bamako : un coup dur pour les trafiquants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jul 2024 16:42:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Saisie de drogues spectaculaire à l'aéroport de Bamako. Découvrez comment les forces de lutte anti-drogue ont intercepté 12 kg de cocaïne pure.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Office Central des Stupéfiants (OCS) a saisi 12&nbsp;kg de cocaïne pure à l’aéroport international Président Modibo Kéïta Sénou. Cette interception, évaluée à plus de 480&nbsp;millions de FCFA, souligne l’engagement et l’efficacité des forces de lutte anti-drogue au Mali.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 23&nbsp;juillet 2024, une date qui restera gravée dans la lutte contre le trafic de stupéfiants au Mali. Les enquêteurs de l’antenne de la cellule aéroportuaire anti-trafics (CAAT) de l’Office central des stupéfiants (OCS) de l’aéroport international Président Modibo Kéïta Sénou ont réalisé une saisie spectaculaire. Deux franco-maliens, en partance pour Bruxelles via Royal Air Maroc, ont été interpellés avec 12&nbsp;kg de cocaïne d’une pureté incroyable de 98,47&nbsp;%, dissimulés dans de doubles fonds de quatre valises. Cette prise, d’une valeur marchande de plus de 480&nbsp;millions de francs CFA, témoigne du courage, du dynamisme, de l’expérience et surtout de l’engagement des différentes antennes de l’OCS à travers le pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-interroger-notre-modele-de-societe-notre-education-notre-economie"><strong>Interroger notre modèle de société, notre éducation, notre économie</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un coup de filet impressionnant, certes, mais au-delà des chiffres et de l’efficacité des forces de l’ordre, cette saisie soulève une réflexion plus profonde sur notre société et les fléaux qui la gangrènent. Le directeur de l’OCS, Colonel-major Fousseyni Keïta, souligne avec raison le soutien des plus hautes autorités du pays dans cette lutte. Pourtant, il ne faudrait pas que cette annonce se contente de susciter un simple sentiment de satisfaction passagère. Il s’agit d’un véritable appel à la vigilance collective et à une prise de conscience durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Faites de notre société une société sans stupéfiants</em> », c’est l’objectif affirmé par nos autorités. Un noble but qui doit être partagé et soutenu par chaque citoyen. Le Colonel-major Keïta ne manque pas de remercier les citoyens dont la vigilance a permis cette saisie. Il les exhorte à continuer sur cette voie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette saisie est une victoire, mais elle est aussi le reflet d’une réalité préoccupante. Les réseaux de trafic de stupéfiants sont puissants, sophistiqués et infiltrent toutes les couches de la société. Les 12&nbsp;kg de cocaïne pure interceptés ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Que faire pour que ces saisies ne soient plus nécessaires, pour éradiquer le mal à la racine ? Il ne suffit pas de féliciter nos forces de l’ordre, aussi compétentes soient-elles. Il faut aller plus loin, interroger notre modèle de société, notre éducation, notre économie, et surtout notre capacité à offrir des alternatives viables et honnêtes à ceux qui se laissent tenter par l’argent facile des trafics.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-combat-contre-la-drogue-est-une-course-de-fond"><strong>Le combat contre la drogue est une course de fond</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte contre les stupéfiants ne se gagnera pas uniquement avec des arrestations et des saisies, mais avec une politique globale de prévention, d’éducation et d’insertion sociale. Il est crucial de renforcer les mesures éducatives pour sensibiliser les jeunes aux dangers des drogues. Des programmes de réhabilitation et de réinsertion doivent être mis en place pour aider ceux qui ont déjà succombé à ce fléau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce sens, chaque citoyen a un rôle à jouer. Il ne s’agit pas seulement de dénoncer, mais aussi de soutenir, d’accompagner, de prévenir. La vigilance ne doit pas être seulement policière, elle doit être aussi sociale et communautaire. En travaillant ensemble, en étant solidaires, nous pouvons espérer bâtir une société plus saine et plus sûre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat contre la drogue est une course de fond, un effort continu qui nécessite l’implication de tous. La saisie du 22&nbsp;juillet est une victoire, mais elle doit être un encouragement à redoubler d’efforts, à ne jamais baisser la garde. Chaque gramme de drogue intercepté, chaque trafiquant arrêté, est un pas de plus vers un Mali plus sûr, plus juste et plus solidaire. Le chemin est encore long, mais ensemble, nous pouvons y arriver. Le Colonel-major Fousseyni Keïta et ses équipes nous montrent la voie ; suivons leur exemple et restons unis dans cette lutte essentielle pour l’avenir de notre pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : la douane déjoue une tentative de trafic de drogue de plus de 20 milliards de FCFA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jul 2024 12:52:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La récente saisie de 360 kilos de cocaïne met en lumière les défis persistants du trafic de drogue au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Sénégal, la récente saisie de plus de 360&nbsp;kilos de cocaïne, effectuée par les douanes sénégalaises dans la région de Koumpentoum, soulève de nombreuses questions et met en lumière les défis persistants liés au trafic de drogue en Afrique de l’Ouest.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en témoignant de l’ampleur du trafic de drogue dans la région ouest-africaine, cette importante saisie confirme le Sénégal comme un important point de transit pour les trafiquants opérant en provenance des pays voisins. Elle souligne également la complexité des réseaux de trafiquants qui opèrent dans la région et leur capacité à éviter les contrôles frontaliers pour acheminer la drogue vers l’Europe et d’autres marchés internationaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-rentabilite-des-operations"><strong>La rentabilité des opérations</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation gravissime, les douanes sénégalaises ont intensifié leurs efforts pour lutter contre le fléau en multipliant les interceptions de chargements en provenance des pays voisins tels que la Gambie, la Guinée-Bissau et le Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La quantité de cocaïne saisie, évaluée à plus de 360 kilos et d’une valeur de plus de 44 millions d’euros, soit une valeur de 29,2 milliards de francs CFA, met en évidence l’importance économique du trafic de drogue et la rentabilité des opérations pour les trafiquants. Les réseaux de trafiquants sont de plus en plus sophistiqués, comme en témoigne la méthode de dissimulation sous le plateau du camion, démontrant la nécessité pour les autorités de renforcer leurs moyens de détection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, cette énième saisie souligne l’importance de la coopération régionale dans la lutte contre le trafic de drogue en Afrique de l’Ouest. Il est crucial que les pays de la région unissent leurs efforts et partagent des informations pour démanteler les réseaux de trafiquants et renforcer la sécurité aux frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : plaque tournante du narcotrafic ou simple accroissement des efforts douaniers ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Jun 2024 13:05:45 +0000</pubDate>
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<p>Le trafic de drogue au Sénégal est un problème majeur. Découvrez les saisies récentes qui témoignent de l'ampleur de cette menace et de la nécessité de coopération internationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lors de sa visite au Mali le 30&nbsp;mai 2024, le président Bassirou Diomaye Faye a souligné l’importance de renforcer la coopération entre le Mali et le Sénégal dans divers domaines, dont la lutte contre le trafic illicite. Notamment, le trafic de drogue constitue un défi majeur que les deux pays partagent. Cette déclaration intervient dans un contexte troublant pour le Sénégal, où des saisies de drogue de plus en plus fréquentes et impressionnantes font les gros titres.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 3&nbsp;juin 2024, une saisie de 33&nbsp;kilogrammes de cocaïne d’une valeur de 2,7&nbsp;milliards de francs CFA a eu lieu à Ngouloul, dans le centre du Sénégal. Cette opération est survenue seulement 48&nbsp;heures après une autre interception de 30&nbsp;kilogrammes de cocaïne, évaluée à 2,5&nbsp;milliards de francs CFA. Depuis avril 2024, les douanes et la gendarmerie sénégalaises ont multiplié les prises&nbsp;: deux trafics de faux billets totalisant 11,3&nbsp;milliards de francs CFA et trois saisies de drogue dure en quantités significatives. Ces événements soulèvent une question cruciale&nbsp;: le Sénégal est-il en train de devenir une plaque tournante du narcotrafic ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-politiques-robustes-et-une-cooperation-internationale-renforcee"><strong>Des politiques robustes et une coopération internationale renforcée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les faits sont inquiétants. Lors de l’opération à Ngouloul, la drogue était cachée dans des compartiments spécialement aménagés d’un véhicule Mercedes immatriculé à l’étranger. Trois individus ont été arrêtés, confirmant que le pays est sur la ligne de mire des trafiquants internationaux. Ces arrestations et saisies spectaculaires montrent l’ampleur du problème et la complexité des réseaux de narcotrafic opérant dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette augmentation des saisies ne traduit-elle pas également une intensification des efforts de lutte contre le crime organisé ? L’administration des douanes sénégalaise réaffirme sa détermination à combattre le trafic illicite sous toutes ses formes. Elle invite d’ailleurs les populations à plus de collaboration et de soutien dans l’exécution de ses missions. Les stratégies de lutte contre la criminalité transnationale mises en œuvre depuis janvier 2024 semblent porter leurs fruits. Chaque nouvelle saisie est une preuve de l’engagement des autorités à endiguer ce fléau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est indéniable que le trafic de drogue a des effets néfastes sur la santé publique et l’économie nationale. Les drogues dures comme la cocaïne peuvent ruiner des vies et corrompre des sociétés entières. En interceptant ces substances, les autorités sénégalaises protègent non seulement leur pays, mais aussi la région toute entière. Toutefois, ces succès doivent être soutenus par des politiques robustes et une coopération internationale renforcée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-bataille-est-loin-d-etre-terminee"><strong>La bataille est loin d’être terminée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La situation actuelle met en lumière le double visage de la lutte contre le trafic de drogue. D’une part, le Sénégal semble être confronté à une pression croissante des trafiquants de drogue. D’autre part, les efforts redoublés des autorités pour combattre ce fléau montrent une détermination louable. La question reste donc ouverte&nbsp;: assistons-nous à une recrudescence du narcotrafic, ou bien à une amélioration notable des capacités de répression et de détection des forces de l’ordre ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu’il en soit, la vigilance doit rester de mise. La population sénégalaise, ainsi que ses voisins, doivent continuer à soutenir les efforts des autorités. Seule une coopération étroite et une détermination sans faille permettront de faire reculer ce fléau et de garantir un avenir plus sûr et plus sain pour tous. La visite de Bassirou Diomaye Faye au Mali et son appel à une coopération renforcée dans la lutte contre le trafic illicite résonnent comme un rappel que cette bataille est loin d’être terminée, mais que chaque victoire compte dans cette lutte pour la sécurité et la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Carrefour de la cocaïne: comment le sahel est devenu un nœud du narcotrafic</title>
		<link>https://saheltribune.com/carrefour-de-la-cocaine-comment-le-sahel-est-devenu-un-noeud-du-narcotrafic/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2024 19:33:28 +0000</pubDate>
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<p>Le Sahel est devenu un carrefour majeur de trafic de drogue. Lisez le rapport de l'ONUDC pour en savoir plus sur la transformation de la région et les défis sécuritaires et de santé publique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Sahel, en proie à une intensification alarmante du trafic de drogues, est le sujet d&rsquo;un rapport détaillé de l&rsquo;Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) publié ce vendredi 19 avril 2024. Ce rapport met en lumière la transformation de cette région en un carrefour majeur pour la cocaïne, le cannabis et les opioïdes pharmaceutiques, exacerbant les défis sécuritaires et de santé publique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La région du Sahel, carrefour crucial du commerce et du transit, est confrontée à un défi croissant en raison de l’essor des activités de trafic de drogue. Un rapport complet de l&rsquo;Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) approfondit cette question urgente, soulignant l&rsquo;augmentation alarmante du trafic de cocaïne, de résine de cannabis et d&rsquo;opioïdes pharmaceutiques à travers ces territoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-plus-de-24-8-tonnes-de-resine-de-cannabis-saisies-au-sahel-entre-2021-2022">Plus de 24,8 tonnes de résine de cannabis saisies au Sahel entre 2021-2022</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La position géographique du Sahel en fait un canal privilégié pour les drogues en provenance d&rsquo;Amérique latine destinées aux marchés européens. La cocaïne, en particulier, a connu une augmentation spectaculaire du transit à travers la région. Le rapport note une forte augmentation, passant d&rsquo;une moyenne annuelle de 13 kg de cocaïne saisies dans les pays du Sahel de 2015 à 2020 à un chiffre stupéfiant de 1 466 kg en 2022. La Mauritanie à elle seule a signalé plus de 2,3 tonnes de cocaïne saisies en 2023 jusqu&rsquo;au moment de la publication du rapport. publication.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La résine de cannabis constitue une autre préoccupation majeure, le Sahel constituant une route charnière pour les expéditions en provenance du Maroc à destination de l’Europe occidentale et de l’Afrique du Nord. Le rapport de l&rsquo;ONUDC révèle que plus de 24,8 tonnes de résine de cannabis ont été saisies au Sahel au cours de la période 2021-2022, ce qui représente plus de la moitié du total des saisies en Afrique de l&rsquo;Ouest et centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’usage abusif croissant des opioïdes pharmaceutiques, en particulier du tramadol, pose un défi de santé publique important dans la région. Originaire principalement d’Inde et de plus en plus produit localement en Afrique de l’Ouest, le tramadol est souvent transporté à travers le Sahel vers diverses régions d’Afrique et au-delà. Cela a donné naissance à un réseau complexe de trafic de drogue qui non seulement alimente les crises locales de toxicomanie, mais finance également les groupes armés et déstabilise les paysages politiques déjà fragiles de ces pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cooperation-internationale-coordonnee-et-interventions-politiques-robustes">Coopération internationale coordonnée et interventions politiques robustes </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La corruption joue un rôle néfaste en facilitant le trafic de drogue à travers le Sahel. L&rsquo;ONUDC souligne que les élites politiques, les dirigeants de groupes armés et les dirigeants communautaires sont souvent impliqués, sapant ainsi les efforts visant à stabiliser la région et à lutter efficacement contre le trafic de drogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’impact du trafic de drogue au Sahel s’étend au-delà des seules activités criminelles ; cela entrave considérablement le développement économique et pose de graves problèmes de santé publique. Les efforts visant à lutter contre cette menace croissante nécessitent une coopération internationale coordonnée et des interventions politiques robustes visant à renforcer les contrôles aux frontières, à renforcer les capacités d’application de la loi et à accroître la transparence et la responsabilité au sein des gouvernements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet examen approfondi de l&rsquo;ONUDC souligne l&rsquo;urgence d&rsquo;une action ciblée contre les réseaux de trafic de drogue qui exploitent la position stratégique du Sahel. Le renforcement des partenariats régionaux et l’amélioration des conditions socio-économiques sont essentiels pour réduire la portée de ces organisations criminelles transnationales et restaurer la stabilité dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Trafic de drogue : 122 kg d’herbes de cannabis saisis par le 12e arrondissement de Bamako</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2020 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[12ème arrondissement]]></category>
		<category><![CDATA[consommation de drogue]]></category>
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<p>Le trafic de drogue est aujourd’hui un véritable défi sécuritaire dans beaucoup de pays, notamment au Mali. Dans le 12e arrondissement de Bamako, mardi 6 octobre 2020, les éléments du&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le trafic de drogue est aujourd’hui un véritable défi sécuritaire dans beaucoup de pays, notamment au Mali. Dans le 12<sup>e</sup> arrondissement de Bamako, mardi 6 octobre 2020, les éléments du Commissariat de police ont mis la main sur une bande professionnelle en trafic de drogue.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pneus des véhicules peuvent contenir autre chose que l’air. Ils sont bénéfiques pour les trafiquants de drogues qui les utilisent pour transporter minutieusement leur produit. Le commissariat du 12<sup>e</sup> arrondissement a pu permettre de découvrir ce nouveau mode opératoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4434&amp;action=edit">De la drogue dans les pneus d’un camion-remorque</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les agents du commissariat de police du 12<sup>e</sup> arrondissement ont saisi 122&nbsp;kg d’herbes de cannabis, mardi 6 octobre 2020, à Titibougou, sur la route de Koulikoro. Cette quantité importante de drogue était dissimulée dans les pneus d’un camion-remorque. Un nouveau mode opératoire des trafiquants au Mali. Le Commissaire divisionnaire, Hamadou Ag Elmédi et ses hommes ont saisi cette drogue ainsi que le chauffeur du camion et l’un de ses fournisseurs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après nos informations, cette saisine est rendue possible grâce à la collaboration de la population civile. En effet, le 12<sup>e</sup> arrondissement a été alerté de la présence de ce camion-remorque stationné au bord du goudron à Titibougou, sur la route de Koulikoro. L’explosion d’un pneu du véhicule a vite dévoilé le business que menait ce chauffeur. Car cette explosion a laissé disséminer de la drogue aux abords du goudron.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4388&amp;action=edit">Afrique : la lutte contre le trafic de drogue passe par la dislocation des réseaux de complicité</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi alertés, des éléments du Commissariat ont été aussitôt déployés sur le terrain. Leur fouille a permis de découvrir « <em>32 briques d’herbes de cannabis dissimulées dans un second pneu et une quantité en vrac de 18&nbsp;kg éparpillée suite à l’explosion du premier pneu ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véhicule a été alors conduit au commissariat de police ainsi que le chauffeur. Les interrogatoires du conducteur vont permettre de découvrir le fournisseur qui sera lui aussi interpellé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon nos sources, cette drogue était en destination de Dakar. Pour la réussite de cette opération, le Commissaire divisionnaire a salué la collaboration de la population, qui a joué un rôle de premier plan en matière d’information. À l’en croire, ces trafiquants n’étaient pas à leur premier voyage. Des enquêtes restent ouvertes pour démanteler le reste du réseau, a-t-on appris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4383&amp;action=edit">Le trafic de drogue, cette pratique qui continue d’alimenter les conflits au nord Mali</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que sans la collaboration de la population, il est difficile pour les autorités maliennes de découvrir un tel réseau. Le Mali ne possède pas d’équipements permettant, pour le moment, de détecter de la drogue dans les pneus d’un véhicule. Cette découverte doit amener les nouvelles autorités à songer à mettre la police ainsi que la douane à la hauteur des défis sécuritaires actuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Afrique : la lutte contre le trafic de drogue passe par la dislocation des réseaux de complicité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2020 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[argent de la drogue]]></category>
		<category><![CDATA[circuit de la drogue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Cette forte circulation de la drogue en Afrique est en grande partie tributaire de l’implication de hauts responsables, notamment d’hommes politiques dans le réseau.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le trafic de drogue en Afrique est généralement encouragé par l’implication de hauts responsables politiques ou militaires dans le réseau. Pour réussir le combat contre ce fléau, une véritable coopération est certes indispensable, mais il faut aussi la dislocation des réseaux de complicité mis en place pour une meilleure coordination de ce trafic. &nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Les guerres civiles ont reculé, la démocratie a gagné du terrain et nos économies sont en pleine croissance. Mais une nouvelle menace pèse sur ces progrès : avec la complicité d’acteurs locaux, les réseaux internationaux de trafic de drogue déstabilisent nos pays et nos communautés et détruisent des vies</em> », souligne le <a href="http://www.globalcommissionondrugs.org/wp-content/uploads/2017/02/WACD_Fr_Report_WEB_051114.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a> « <em>Pas seulement une zone de transit : drogue, État et société en Afrique de l’Ouest</em> », publié en 2014 par la Commission ouest-africaine sur les drogues. En effet, près de 20 à 40 tonnes d’héroïne arrivent en Afrique chaque année, selon les Nations unies. Cette forte circulation de la drogue en Afrique est en grande partie tributaire de l’implication de hauts responsables, notamment d’hommes politiques dans le réseau.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Implication de hauts responsables &nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une de ses <a href="https://enactafrica.org/enact-observer/heroin-is-now-a-major-urban-development-challenge-in-africa" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude</a>s, l’ENACT démasque tout le circuit de l’argent sale issu de la drogue. En effet, il est indiqué que l’argent provenant du commerce de ce stupéfiant est généralement utilisé par des hommes politiques <em>« pour financer le favoritisme et les campagnes électorales</em> ». Pour être plus clair, l’ENACT explique que le commerce de l’héroïne surtout a participé, tant bien que mal, au développement urbain en Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4383&amp;action=edit">Le trafic de drogue, cette pratique qui continue d’alimenter les conflits au nord Mali</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Commission Ouest africaine sur les drogues explique dans son rapport de 2014 comment la Guinée-Bissau est devenue une plaque tournante du trafic de drogue&nbsp;: <em>« En 2005, des trafiquants de drogues colombiens auraient financé la campagne de réélection dispendieuse du Président João Bernardo “Nino” Vieira, le mettant ainsi de fait, lui et son pays, au service des trafiquants de drogues. » </em>Ce qui se serait traduit, par la suite, par l’implication de hauts responsables dans le réseau, parmi lesquels des militaires pour lesquels le phénomène était devenu une activité économique génératrice de revenus, explique-t-on.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Venir à bout du trafic de drogue</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce phénomène doit cesser pour donner à ce continent un développement durable. C’est pourquoi l’ENACT ne se limite pas à branler seulement son arme critique. Elle fait des <a href="http://saheltribune.com/?p=4383">propositions</a> aux gouvernements. Car il estime que « <em>sans une réponse officielle aux problèmes générés par les marchés illicites, il y aura une augmentation de la violence des gangs, des abus de la police et des attaques de justiciers</em> ». D’où la nécessité, selon lui, pour les gouvernements, de lutter contre la corruption systémique de la police et des policiers locaux par les trafiquants de drogue. À côté de cela, il invite à des interventions à long terme afin de faire face à l’économie illicite et à ses moteurs sociaux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2660&amp;action=edit">Mariam Karim Diarra, auteure de « La drogue : Amadou et les autres » : « L’objectif de ce livre, c’est de sensibiliser la jeunesse »</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, la Commission Ouest africaine invite la communauté internationale à appuyer les États africains dans ce combat. « <em>Les nations dont les citoyens consomment de grandes quantités de drogues illicites se doivent d’apporter leur contribution et de proposer des solutions humaines afin de faire reculer la demande</em> », lit-on dans le rapport de la Commission. À côté de cela, les dirigeants politiques africains doivent également se donner la main pour venir à bout de ce phénomène. Ils doivent, pour réussir le pari, « <em>changer les lois et les politiques qui se sont révélées inefficaces, en collaboration avec la société civile, qui doit être pleinement impliquée dans ce processus</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le trafic de drogue, cette pratique qui continue d’alimenter les conflits au nord Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2020 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[crise sécuritaire]]></category>
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<p>Les crises politiques de ces dernières années n’auraient pas réussi à mettre fin au trafic de drogue dans le nord du Mali. Dans cette région, qui se trouve au cœur d’une véritable concurrence entre divers groupes armés rivaux, le trafic de la drogue ne connait point de déclin</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le nord du Mali rejoint son niveau d’avant 2012 en matière de circulation de la drogue. En tout cas, c’est ce qui ressort d’une étude de l’ENACT <em>« Le trafic de drogue dans le nord du Mali&nbsp;: un équilibre criminel tenu<a href="#_ftn1"><strong>[1]</strong></a></em> ». Selon cette source, le nord du Mali « <em>continue d’être une zone de transit pour les réseaux régionaux et mondiaux de trafic de drogue transportant de la cocaïne et de la résine de cannabis</em> ».</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les crises politiques de ces dernières années n’auraient pas réussi à mettre fin au trafic de drogue dans le nord du Mali. Dans cette région, qui se trouve au cœur d’une véritable concurrence entre divers groupes armés rivaux, le trafic de la drogue ne connait point de déclin, explique l’ENACT.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>La drogue, source d’alimentation des conflits</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, cette pratique est également une source d’alimentation des conflits locaux et régionaux, souligne-t-on. Car les routes ainsi que les principales plaques tournantes finissent par devenir objet de concurrence entre les divers groupes armés évoluant dans cette zone. Toute chose qui ne peut <a href="https://www.jeuneafrique.com/depeches/98570/politique/largent-de-la-drogue-alimente-les-groupes-terroristes-dans-le-sahel-selon-lonu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">qu’alimenter les violences</a> entre ces groupes armés qui « <em>participent à la poursuite de la paix en cours </em>», explique-t-on dans cette <a href="https://enactafrica.org/research/research-papers/drug-trafficking-in-northern-mali-a-tenuous-criminal-equilibrium" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude</a> publiée en anglais au cours de ce mois de septembre 2020. Dans un <a href="https://www.crisisgroup.org/fr/africa/sahel/mali/267-narcotrafic-violence-et-politique-au-nord-du-mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a> de Crisis group, publié en 2018, on peut lire également : <em>« La plupart des groupes armés du Nord dépendent financièrement et logistiquement du narcotrafic, qui leur permet notamment d’acquérir des armes et des véhicules. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il également rappeler que l’argent sale issu du commerce de la drogue peut servir de moyen, pour les groupes armés, de se procurer de nouveaux équipements de combat ainsi que pour le recrutement de jeunes afin d’agrandir leur rang et étendre leur projet de déstabilisation des frontières. En plus de tous ces aspects, les trafiquants de drogue ont su se trouver un véritable compromis avec les communautés locales, explique-t-on. L’argent issu du commerce de la drogue est souvent investi dans des activités économiques locales, pour la construction de mosquées ou pour l’organisation d’événements culturels et sportifs, précise-t-on.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation ne favorise pas la mise en œuvre du processus de paix et pourrait compromettre par la suite le développement d’institutions durables, explique-t-on dans le rapport. &nbsp;&nbsp;</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Gagner la lutte contre les stupéfiants</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le drame est que les solutions que possèdent nos États pour lutter contre ce phénomène sont fortement dépassées par les réalités du terrain. C’est ce qui amène l’ENACT à expliquer que « <em>les options dont disposent la communauté internationale et le gouvernement malien pour lutter contre le trafic de drogue ont considérablement changé</em> ». Des options qui restent d’ailleurs limitées. Cette étude fait remarquer que certaines réponses pourraient devenir contre-productives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Étant donné que la drogue n’est ni produite ni consommée en grande quantité au Mali, cette étude de l’ENACT montre la nécessité de déployer plus d’efforts dans la lutte contre le trafic de ce stupéfiant dans ce pays de transit. Cette lutte doit concerner d’autres parties de la chaîne d’approvisionnement, souligne-t-on. Selon cette étude, un plus grand contrôle des premiers points d’entrée de ces stupéfiants sur le continent africain pourrait permettre de réduire le rôle du Mali en tant que pays de transit. La lutte contre ce phénomène passe également par le partage et la coordination des renseignements entre les gouvernements régionaux, explique-t-on. Pour sa part, le Crisis group invite à <em>« soutenir des mécanismes de régulation allant du dialogue local aux sanctions, pour permettre aux parties prenantes de s’entendre sur les conditions d’une démilitarisation du narcotrafic au nord du Mali ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La circulation de la drogue est un véritable danger sécuritaire et sanitaire pour nos États.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola &nbsp;</strong><strong></strong></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref1">[1]</a> Le rapport est en anglais. La traduction française est de notre rédaction. &nbsp;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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