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	<title>Archives des Touaregs Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Azawad : autopsie d&#8217;un mythe géopolitique</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’Azawad est-il un territoire historique ou une construction politique récente ? Géographie, ethnologie, démographie et droit international éclairent les réalités d’une revendication au cœur des tensions au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis 2012, le monde répète le mot Azawad comme s&rsquo;il désignait une nation. La géographie, l&rsquo;ethnologie et le droit international disent autre chose : un pâturage devenu prétexte, une minorité qui parle au nom de peuples qu&rsquo;elle ne représente pas, une revendication qui s&rsquo;étend désormais jusqu&rsquo;au centre du Mali.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2012, le terme Azawad circule dans les chancelleries, les médias internationaux et les résolutions onusiennes comme s&rsquo;il désignait une réalité géographique, historique et ethnique cohérente. Il n&rsquo;en est rien. Un examen rigoureux des sources académiques — géographes, ethnologues, anthropologues, historiens — révèle qu&rsquo;Azawad est d&rsquo;abord un terme pastoral limité, devenu par une opération politique délibérée le nom d&rsquo;un «&nbsp;<em>État</em>&nbsp;» revendiqué sur un territoire immense, multiethnique et fondamentalement malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que dit vraiment la géographie : un pâturage, pas un État</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Commençons par l&rsquo;étymologie et la géographie physique, qui sont sans ambiguïté. Le terme Azawad — ou Azaouad dans sa graphie francisée — est d&rsquo;origine berbère. Il vient du tamasheq et signifie littéralement « <em>zone de pâturage</em> » ou « <em>territoire de transhumance</em> ». C&rsquo;est ce que rappelle le Père de Foucauld dans son <a href="https://amzn.to/4a1iwBU" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dictionnaire touareg-français</a> (1940) : « <em>Azaouaġ/Azaouad, région située au nord de Tombouctou.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le géographe Théodore Monod (1958), l&rsquo;une des autorités les plus respectées sur le Sahara, est encore plus précis. Il définit l&rsquo;Azawad comme «&nbsp;<em>toute la région des dunes mortes au nord du Niger, de Tombouctou à Bemba et jusqu&rsquo;au 19e parallèle nord</em>&nbsp;». Les travaux de Heinrich Barth (1858) et du colonel Cortier (1914) convergent vers la même délimitation. La synthèse de ces&nbsp;<a href="https://shs.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2017-2-page-97?lang=fr&amp;tab=resume">sources académiques</a>&nbsp;est formulée clairement par Poussibet (1961) : l&rsquo;Azawad est «&nbsp;<em>un complexe botanique, physionomique et humain, somme toute assez bien défini, ses limites demeurant sujet à caution selon les interlocuteurs&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« En définitive, l&rsquo;Azawad est un « Sahara utile » dont le nom pour le nomade est lié à une idée de nomadisation possible (pâturages, puits) qui se situe grossièrement entre 18°/18°30 et 19°30 N. »</em>, explque-t-on dans <a href="https://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/197" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Encyclopédie berbère</a>, OpenEdition Journals — article « Azawad », d&rsquo;après Théodore Monod, 1958. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut lire cette définition avec attention. L&rsquo;Azawad des géographes est une zone de dunes fixées, pourvue de puits, réservée à l&rsquo;élevage camelin et ovin. Son étendue est approximativement bornée au nord de Tombouctou, entre des latitudes bien précises. C&rsquo;est un espace pastoral, pas une entité politique. Ses limites varient selon les interlocuteurs — ce qui est précisément l&rsquo;inverse de ce que requiert la définition d&rsquo;un État. Nous comprenons dès lors que&nbsp;l&rsquo;Azawad des géographes est une zone de pâturage au nord de Tombouctou et que l&rsquo;Azawad des indépendantistes occupe les deux tiers du Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La fabrication politique d&rsquo;un terme : qui a inventé l&rsquo;Azawad politique ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;histoire de la politisation du terme Azawad est elle-même révélatrice. Selon le général El Hadj Ag Gamou, gouverneur de la région de Kidal et ancien chef militaire touareg, le terme a été introduit pour la première fois dans le champ politique lors des <a href="https://shs.cairn.info/les-touaregs-kel-adagh--9782811106355-page-445?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">accords de Tamanrasset</a> en 1991 par le secrétaire général du Front islamique arabe (FIA), un acteur venu de Mauritanie. Le général Ag Gamou a déclaré publiquement que ni lui-même ni Iyad Ag Ghali, figure historique des rébellions touarègues, n&rsquo;avaient connaissance de ce terme avant ces accords.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette révélation est décisive. Le nom qui prétend incarner une identité territoriale millénaire des Touaregs du Mali aurait donc été introduit dans le vocabulaire politique par un acteur extérieur, dans le cadre d&rsquo;une négociation de paix, en 1991. Ce n&rsquo;est pas une identité immergée qui remonte à la surface : c&rsquo;est une construction politique récente, opérée dans un contexte géopolitique précis, avec des acteurs précis et des intérêts précis.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le terme Azawad a été introduit pour la première fois lors des accords de Tamanrasset par le Secrétaire Général du Front Islamique Arabe, venant de Mauritanie. Ni moi-même ni Iyad Ag Ghali n&rsquo;avions connaissance de ce terme avant ces accords. »</em>, a expliqué le Général El Hadj Ag Gamou, gouverneur de la région de Kidal — cité par <a href="https://maliactu.net/lorigine-et-les-controverses-autour-du-terme-azawad/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Maliactu.net</a>, en mars 2025. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1990, le terme n&rsquo;existait pas dans le vocabulaire revendicatif des mouvements armés du nord du Mali. En 1991, il apparaît. En 2012, il devient le nom d&rsquo;un État proclamé unilatéralement. Ce processus de création toponymique au service d&rsquo;une revendication politique mérite d&rsquo;être analysé pour ce qu&rsquo;il est : une opération de construction identitaire a posteriori, et non la reconnaissance d&rsquo;une réalité préexistante.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La géographie humaine contredit la thèse séparatiste : qui vit dans l&rsquo;Azawad revendiqué ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;argument le plus dévastateur contre la cohérence du projet d&rsquo;Azawad est démographique. Le MNLA, dans sa <a href="https://www.ouestaf.com/declaration-dindependance-de-lazawad-le-texte-integral/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déclaration d&rsquo;indépendance du 6 avril 2012</a>, revendique un territoire correspondant aux trois régions administratives maliennes de Kidal, Tombouctou et Gao. En 2026, le Front pour la libération de l&rsquo;Azawad (FLA) étend cette revendication aux régions de Ménaka et à des parties de Mopti, au centre du pays. De quel peuple ce territoire est-il donc peuplé ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres du <a href="https://www.instat-mali.org/laravel-filemanager/files/shares/rgph/repvil09_rgph.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">recensement de 2009</a> sont sans appel. La région de Gao compte 544 120 habitants, la région de Tombouctou 681 691 habitants, la région de Kidal 67 638 habitants — soit un total d&rsquo;environ 1,3 million de personnes pour les trois régions initiales. La composition ethnique de cet ensemble est une mosaïque : Songhay, Peuls, Arabes, Touaregs, Bellah, Kounta, Maures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;anthropologue américain William G. Moseley, de Macalester College, est particulièrement clair sur ce point dans son analyse publiée par la&nbsp;<em>Society for Cultural Anthropology</em>&nbsp;en 2013. La notion d&rsquo;État ethnique est d&rsquo;origine européenne — elle fut le principe organisateur de plusieurs États d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est après la Première Guerre mondiale. Appliquée à l&rsquo;Afrique, et particulièrement au Mali, elle se heurte à une réalité fondamentale : le paysage africain est d&rsquo;une diversité remarquable, avec différents groupes qui poursuivent des stratégies d&rsquo;existence distinctes et complémentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« The reality is that the Tuareg are an ethnic minority in much of the territory claimed as Azawad within Mali.&nbsp;</em><em>A complicating factor is that ethnic territories have rarely existed in much of Africa. » (</em>La réalité est que les Touaregs sont une minorité ethnique dans une grande partie du territoire revendiqué comme Azawad au Mali. Un facteur compliqué&nbsp;estque les territoires ethniques ont rarement existé dans une grande partie de l’Afrique.), souligne William G. Moseley, géographe, Macalester College, dans «&nbsp;<em><a href="https://www.culanth.org/fieldsights/azawad-a-problematic-african-ethnic-territory">Azawad: A Problematic African Ethnic Territory</a></em>&nbsp;» (Azawad : un territoire ethnique&nbsp;africain problématique), publié dans la revue&nbsp;<em>Society for Cultural Anthropology</em>, en 2013.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réalité est confirmée par le géographe Charles Grémont de l&rsquo;IFRI, dont <a href="https://www.ifri.org/sites/default/files/migrated_files/documents/atoms/files/gremont_touaregs_et_arabes.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les travaux sur les Touaregs et les Arabes du nord-Mali</a> font autorité : les Songhay, les Arma et les Peuls constituent « <em>la majorité démographique des régions de Tombouctou et de Gao</em> ». Le MNLA revendique donc des territoires où sa propre base ethnique est numériquement minoritaire. Cette contradiction n&rsquo;a jamais été sérieusement résolue.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;extension vers Mopti : quand le mythe dévore le centre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui rend la situation de 2026, voire depuis 2012, particulièrement grave, c&rsquo;est l&rsquo;extension des revendications vers le sud. Si le terme Azawad pouvait, à la rigueur, être défendu comme désignant un espace pastoral du nord du Mali — même en forçant considérablement la définition géographique originelle —, son extension aux parties de Mopti, région du centre du pays, constitue une rupture qualitative qui révèle la logique de conquête territoriale à l&rsquo;œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mopti, c&rsquo;est la région des falaises de Bandiagara, le pays Dogon, la vallée du Delta intérieur du Niger, l&rsquo;une des zones agricoles et culturelles les plus riches du Mali. Elle n&rsquo;a jamais, dans aucune source académique, dans aucun texte d&rsquo;historien, de géographe ou d&rsquo;anthropologue, été incluse dans la zone pastorale désignée par le terme Azawad. L&rsquo;étendre jusqu&rsquo;à Mopti, c&rsquo;est abandonner toute prétention à une légitimité géographique ou historique pour entrer dans la pure revendication expansionniste.&nbsp;Quand le<em>&nbsp;« territoire de pâturage »&nbsp;</em>de Théodore Monod devient un État s&rsquo;étendant jusqu&rsquo;au centre du Mali, nous ne sommes plus dans la géographie. Nous sommes dans la géopolitique de la fragmentation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le droit international et la règle de&nbsp;<em>l&rsquo;uti possidetis</em>&nbsp;: le cadre juridique qui tranche</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan du droit international, la question est également résolue — et depuis longtemps. Le principe de <em>l&rsquo;uti possidetis juris</em>, consacré par la <a href="https://www.peaceau.org/uploads/charte-de-l-oua-fr.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Charte de l&rsquo;Organisation de l&rsquo;unité africaine de 1963</a> et confirmé par la <a href="https://www.icj-cij.org/fr/affaire/69" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cour internationale de justice dans l&rsquo;affaire Burkina Faso c. Mali de 1986</a>, établit que les frontières issues de la décolonisation sont intangibles. Ce principe n&rsquo;est pas un hommage nostalgique au colonisateur : c&rsquo;est une règle de stabilité adoptée par les États africains eux-mêmes pour éviter que le continent ne sombre dans une série de guerres de redécoupage territorial aux conséquences imprévisibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La déclaration d&rsquo;indépendance du MNLA du 6 avril 2012 n&rsquo;a reçu <a href="file:///Users/samesidibe/Downloads/de%CC%81claration%20d'inde%CC%81pendance%20du%20MNLA%20du%206%20avril%202012" target="_blank" rel="noreferrer noopener">aucune reconnaissance internationale</a> — ni de l&rsquo;Union africaine, ni de la CEDEAO, ni des Nations unies, ni d&rsquo;un seul État au monde. Ce rejet unanime n&rsquo;est pas le fruit d&rsquo;un complot antiafricain ou d&rsquo;une solidarité aveugle avec Bamako : il reflète l&rsquo;application d&rsquo;un principe juridique fondamental que les États africains ont eux-mêmes posé comme condition de leur coexistence pacifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le MNLA revendique l&rsquo;autodétermination et l&rsquo;indépendance de l&rsquo;Azawad qui correspond aux trois régions maliennes de Kidal, Tombouctou et Gao. Le gouvernement malien refuse ces revendications, défendant l&rsquo;intégrité du territoire malien. »</em>, lit-on dans&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9bellion_touar%C3%A8gue_de_2012">Rébellion touarègue de 2012</a>, sur Wikipedia. Un article qui résume les positions des parties</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La perfidie d&rsquo;une alliance avec le terrorisme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un dernier élément mérite d&rsquo;être nommé clairement. La rébellion de 2012 a été menée conjointement par le MNLA et le mouvement salafiste Ansar Dine, allié d&rsquo;Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). C&rsquo;est dans ce cadre que les villes de Kidal, Gao et Tombouctou ont été prises. Le MNLA s&rsquo;est ensuite retrouvé rapidement marginalisé par ses alliés islamistes — preuves que les terroristes avaient leur propre agenda, qui n&rsquo;avait rien à voir avec les droits des Touaregs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que les mausolées de Tombouctou — patrimoine mondial de l&rsquo;humanité, témoins de la civilisation islamique de l&rsquo;Empire Songhaï et de la puissance culturelle du Mali précolonial — aient été détruits méthodiquement par ces mêmes alliés dit tout sur la nature de ce projet. Il ne s&rsquo;agissait pas de libérer un peuple : il s&rsquo;agissait de détruire un État, une civilisation, une mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;alliance objective entre séparatisme touareg et terroriste international n&rsquo;est pas une anomalie de 2012 : elle s&rsquo;est reproduite sous <a href="https://saheltribune.com/mali-pourquoi-lalliance-de-dupe-entre-le-fla-et-le-jnim-pourrait-rapidement-imploser/">différentes formes jusqu&rsquo;en 2026.</a> Les groupes armés qui revendiquent l&rsquo;Azawad opèrent dans les mêmes espaces, utilisent les mêmes routes, contrôlent les mêmes trafics que les organisations terroristes qui ensanglantent le Sahel. Cette co-présence n&rsquo;est pas une coïncidence géographique. Elle est une convergence stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que l&rsquo;Azawad dit de nous</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Déconstruire le mythe de l&rsquo;Azawad n&rsquo;est pas nier la diversité culturelle du Mali, ni minimiser les souffrances réelles des populations touarègues qui ont subi des politiques de développement inégales et, parfois, des répressions injustes. Ces réalités existent et méritent d&rsquo;être prises au sérieux dans tout processus de réconciliation nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il y a une différence fondamentale entre reconnaître la diversité d&rsquo;un État et légitimer sa fragmentation au profit d&rsquo;une minorité ethnique qui prétend représenter des populations dont elle n&rsquo;a jamais reçu le mandat démocratique. Le nord du Mali appartient à tous ceux qui y vivent : Songhay, Peuls, Arabes, Bellah, Touaregs. Il n&rsquo;appartient pas exclusivement aux groupes armés qui ont choisi la violence comme mode de négociation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Azawad des géographes — Théodore Monod, Heinrich Barth, le Père de Foucauld — est une zone pastorale limitée au nord de Tombouctou. L&rsquo;Azawad des indépendantistes est un État imaginaire qui s&rsquo;étend jusqu&rsquo;au centre du Mali. Entre ces deux définitions, il n&rsquo;y a pas un désaccord sémantique. Il y a un projet politique de démembrement d&rsquo;un État souverain, habillé en revendication identitaire, soutenu par des acteurs extérieurs aux intérêts bien précis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les peuples africains méritent mieux que cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Foula D. Massé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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