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	<title>Archives des Tidjane Thiam &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Ouattara et ses voisins : le crépuscule du « vieux bloc » ouest-africain</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 15:21:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À la veille de la présidentielle ivoirienne du 25 octobre 2025, Alassane Ouattara brigue un quatrième mandat dans un climat tendu. Entre exclusion des rivaux, répression des manifestations et isolement régional, la Côte d’Ivoire vacille entre mémoire des crises et peur du lendemain.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À 83 ans, Alassane Ouattara s’avance vers un quatrième mandat sous les applaudissements forcés de ses partisans et les soupirs fatigués d’une opposition décimée. À la veille du scrutin du 25 octobre, la Côte d’Ivoire se souvient de ses blessures passées et s’interroge : la stabilité promise n’est-elle pas devenue un autre nom pour l’immobilisme ?</em></strong></p>



<p>À Abidjan, les vieux démons s’agitent de nouveau. À la veille du scrutin du 25 octobre 2025, l’atmosphère politique en Côte d’Ivoire a la lourdeur d’une saison sèche qui ne veut pas finir. Les files de partisans, les tentes du RHDP, les affiches soigneusement retouchées du président Alassane Ouattara masquent mal une vérité simple : c’est une élection sans véritable adversité, dans un pays qui se regarde une fois de plus dans le miroir trouble de son passé politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-en-sursis-electoral"><strong>Un pays en sursis électoral</strong></h2>



<p>Cinq candidats seulement sur les soixante dossiers initiaux ont été validés par le Conseil constitutionnel. Exit Laurent Gbagbo, l’ancien président revenu des cendres de La Haye, recalé pour une histoire de casier judiciaire ; exit Tidjane Thiam, héritier d’Houphouët-Boigny et incarnation d’une opposition moderniste, déclaré inéligible pour raisons administratives ; exit encore Affi N’Guessan et Blé Goudé, figures déchues d’une gauche nationale divisée et surveillée.</p>



<p>Reste Ouattara, 83 ans, prêt à rempiler pour un quatrième mandat sous le prétexte juridique de la «&nbsp;<em>remise à zéro</em>&nbsp;» constitutionnelle. Les mots sont polis, la manœuvre, moins. Le pouvoir a verrouillé le jeu. Et l’opposition, décapitée, crie à la confiscation démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-fantomes-de-2010-et-la-tentation-du-deja-vu"><strong>Les fantômes de 2010 et la tentation du déjà-vu</strong></h2>



<p>En Côte d’Ivoire, les crises post-électorales ne se ressemblent jamais, mais elles s’enchaînent avec une régularité déconcertante. En 1999, le général Robert Guéï renversait Bédié au nom d’un salut national. En 2010, la bataille des urnes entre Gbagbo et Ouattara vira à la guerre civile, faisant 3 000 morts. En 2020, la candidature d’un Ouattara «&nbsp;<em>troisième mandat</em>&nbsp;» fit à nouveau descendre la rue, laissant 85 morts dans les quartiers populaires d’Abidjan.</p>



<p>Vingt-cinq ans après le premier putsch de son histoire, la Côte d’Ivoire vit toujours sous le règne du soupçon, entre la mémoire des crises et la peur du recommencement. Cette fois encore, les signes ne trompent pas : rassemblements interdits, opposants harcelés, journalistes bousculés, gaz lacrymogènes dans l’air d’Abobo. Le vieux pays du cacao et des cathédrales de béton se prépare à voter, mais sans conviction et sans confiance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ouattara-et-ses-voisins-la-solitude-du-president-roi"><strong>Ouattara et ses voisins : la solitude du président-roi</strong></h2>



<p>Dans la région, Alassane Ouattara est désormais un homme seul.<br>Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, unis dans l’Alliance des États du Sahel (AES), ont rompu avec la CEDEAO qu’il présidait naguère comme un club d’amis du libéralisme tempéré.<br>À Bamako, on raille «&nbsp;<em>le doyen du bloc occidental africain</em>&nbsp;» ; à Niamey, on se souvient des sanctions économiques imposées avec son aval. Le Nigeria d’Asiwaju Tinubu regarde ailleurs, accaparé par ses propres fissures internes. Quant au Sénégal, en pleine recomposition, il n’a plus l’enthousiasme d’antan pour le «&nbsp;<em>modèle ivoirien</em>&nbsp;».</p>



<p>Ouattara demeure, à sa manière, le dernier des mohicans de la vieille CEDEAO, un patriarche entouré de nouveaux régimes militaires dont il ne comprend ni la posture, ni le langage. Ses alliés sont désormais des technocrates européens et des bailleurs internationaux ; ses ennemis, des souverainistes nationaux qui, de Ouagadougou à Bamako, redessinent la carte du pouvoir ouest-africain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-ordre-a-bout-de-souffle"><strong>Un ordre à bout de souffle</strong></h2>



<p>Les partisans d’Alassane Ouattara parlent de stabilité, de croissance, de continuité.<br>Mais à Abidjan comme à Bouaké, ce mot sonne creux. Sous la façade des tours vitrées du Plateau, les frustrations s’accumulent. Dans les quartiers, on murmure que «&nbsp;<em>le vieux&nbsp;</em>» ne veut pas lâcher ; dans les chancelleries, on se demande jusqu’où il ira pour imposer son dernier mandat.</p>



<p>La Côte d’Ivoire, naguère moteur de la sous-région, se replie sur elle-même, surveillée par ses propres forces de sécurité et ignorée par ses anciens alliés africains.<br>Le temps de l’houphouëtisme triomphant est loin. Désormais, le pays s’avance vers le scrutin avec la peur au ventre, la mémoire du sang encore vive, et un président qui, à 83 ans, semble vouloir entrer dans l’histoire à la force du décret.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-morale-ivoirienne-d-un-vieux-conte-africain"><strong>La morale ivoirienne d’un vieux conte africain</strong></h2>



<p>Comme souvent en Afrique de l’Ouest, le pouvoir a l’allure d’une promesse non tenue.<br>La Côte d’Ivoire, hier symbole de renaissance démocratique, se retrouve au bord d’un nouveau paradoxe : trop stable pour être libre, trop verrouillée pour être apaisée.</p>



<p>Alassane Ouattara voulait incarner la modernité, il risque désormais de symboliser la permanence du pouvoir. Et dans cette région où les transitions s’improvisent souvent au son des bottes, son isolement pourrait bien être le prix de sa longévité.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Présidentielle ivoirienne : le sacre annoncé d’Ouattara face à une opposition décapitée</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Sep 2025 20:46:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Présidentielle ivoirienne d'octobre 2025 approche. Découvrez les implications de la candidature d'Alassane Ouattara sur la démocratie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Abidjan, tout semble déjà joué : le 25 octobre, Alassane Ouattara, 83 ans, part pour un quatrième mandat, adoubé par un Conseil constitutionnel docile et débarrassé de ses rivaux. Une victoire annoncée qui interroge : la Côte d’Ivoire s’offre-t-elle la stabilité, ou s’enferme-t-elle dans une démocratie sans alternance ?</em></strong></p>



<p>À Abidjan, rien ne change et tout recommence. Le 25 octobre prochain, les électeurs ivoiriens iront voter, ou plutôt se résigneront à déposer un bulletin dont l’issue ne fait guère de doute. Alassane Ouattara, 83 ans, brigadera un quatrième mandat, validé sans sourciller par un Conseil constitutionnel désormais réduit au rôle de chambre d’enregistrement. Comme en 2020, comme en 2015, l’argument est rodé : la continuité, l’expérience, la stabilité. Mais derrière cette façade rassurante, l’air sent de plus en plus le renfermé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-opposition-decapitee"><strong>Une opposition décapitée</strong></h2>



<p>Laurent Gbagbo, radié pour une condamnation qu’il n’a jamais reconnue. Tidjane Thiam, écarté au nom de sa double nationalité. Deux figures majeures éliminées du jeu politique par un cocktail de manœuvres juridiques et d’arguties administratives. Résultat : un champ de bataille déserté, où s’avancent quelques candidatures marginales – Simone Gbagbo en ombre portée, Jean-Louis Billon en entrepreneur reconverti, Ahoua Don Mello en dissident orphelin. Face à ce paysage désolé, Ouattara est seul en scène. Une victoire assurée, mais sans adversaire. Un sacre, mais sans ferveur.</p>



<p>Treize ans de pouvoir, bientôt seize si tout se déroule comme prévu. Le vieil économiste formé au FMI est devenu ce qu’il avait juré de ne jamais être : un chef d’État accroché au fauteuil, brandissant la Constitution comme un bouclier à géométrie variable. Officiellement, son quatrième mandat est légal. Politiquement, il est une gifle à ceux qui espéraient un souffle nouveau. Le discours de la stabilité masque mal l’usure d’un système qui, à force de verrouiller la scène, étouffe toute alternance et entretient le spectre de nouvelles violences post-électorales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-sur-la-corde-raide"><strong>Un pays sur la corde raide</strong></h2>



<p>Car la Côte d’Ivoire n’est pas une île. Le Sahel voisin s’embrase, les djihadistes gagnent du terrain vers le sud, et les frontières du nord sont des passoires. Grand-Bassam en 2016, Kafolo en 2020 : les attaques ne sont pas un souvenir lointain, elles rappellent que l’éléphant ivoirien est vulnérable. Ajoutez à cela un contexte régional bouleversé : le Mali, le Burkina et le Niger, désormais ligués dans la Confédération des États du Sahel, tournent le dos à la CEDEAO et s’arriment à Moscou. Dans ce nouvel échiquier, Abidjan reste la pièce maîtresse de l’influence française et occidentale. Un atout stratégique, mais aussi une cible.</p>



<p>Premier producteur mondial, la Côte d’Ivoire continue de dépendre d’une fève qui ne nourrit plus ses planteurs. Six millions de personnes vivent du cacao, mais plus de la moitié sous le seuil de pauvreté. Sécheresse, qualité en baisse, transformation locale insuffisante : le modèle s’essouffle. Derrière les tours vitrées du Plateau, la jeunesse gronde, entre chômage chronique et inégalités régionales criantes. La croissance à 7 % ne se mange pas à table.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ultime-paradoxe"><strong>L’ultime paradoxe</strong></h2>



<p>Ouattara gagnera, sans doute dès le premier tour. Mais ce sera une victoire par défaut, plus proche d’une confirmation administrative que d’un véritable plébiscite. Le pays, lui, restera suspendu entre deux réalités : vitrine de stabilité pour les investisseurs étrangers, poudrière sociale et politique pour ses propres citoyens. Dans ce contraste se joue l’avenir ivoirien : celui d’un État présenté comme modèle régional mais prisonnier de ses vieux démons, incapable de penser la relève.</p>



<p>En Côte d’Ivoire, la présidentielle d’octobre 2025 n’est pas seulement une élection. C’est un révélateur : celui d’une démocratie qui tourne à vide, d’un pouvoir qui se survit à lui-même et d’un peuple qui, une fois encore, doit voter sans vraiment choisir.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : la tentation du quatrième mandat et le spectre de l’exclusion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Aug 2025 21:30:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Présidentielle 2025 en Côte d'Ivoire approche. Quels enjeux pour Alassane Ouattara et les candidats exclus ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À trois mois de la présidentielle, la Côte d’Ivoire se prépare à voter sans ses figures historiques. Alassane Ouattara, 83 ans, s’accroche à un quatrième mandat, tandis que Gbagbo, Thiam, Blé Goudé et Soro sont rayés de la liste électorale. Une élection verrouillée avant même d’avoir lieu, qui ravive le spectre des crises passées et pose la question centrale : quelle légitimité pour un président élu par défaut ?</em></strong><em></em></p>



<p>À Abidjan, le calendrier électoral a beau être fixé au 25 octobre 2025, la présidentielle ivoirienne a déjà commencé… sur fond de fractures anciennes, de calculs froids et d’un parfum de revanche qui sature l’air politique. Trois mots suffisent pour résumer l’équation : Ouattara, exclusion, colère.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ouattara-l-eternel-revenant"><strong>Ouattara, l’éternel revenant</strong></h2>



<p>À 83 ans, Alassane Dramane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, s’invite une nouvelle fois dans l’histoire. Le 29 juillet dernier, celui qui avait juré, la main sur le cœur en 2020, vouloir transmettre le flambeau à une nouvelle génération, s’est finalement résolu à briguer un quatrième mandat consécutif. Sa justification ? Les défis sécuritaires, monétaires et économiques «&nbsp;<em>sans précédent</em>&nbsp;» qui exigeraient, selon lui, expérience et continuité.</p>



<p>Un argumentaire qui sonne familier : en 2020 déjà, Ouattara avait cédé à la tentation de rester après le décès de son dauphin, Amadou Gon Coulibaly. L’homme qui se rêvait en sage passeur de relais, en version ivoirienne de Nelson Mandela, est redevenu joueur de pouvoir pur et dur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-opposition-decapitee"><strong>L’opposition décapitée</strong></h2>



<p>Mais ce scrutin n’est pas qu’un duel entre un vieil homme et son ambition. C’est surtout le récit d’une opposition décapitée. Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Charles Blé Goudé et Guillaume Soro, tous exclus de la liste électorale par la CEI, au nom de condamnations judiciaires ou de nationalités jugées incompatibles. Une véritable purge politique, que les adversaires qualifient de stratégie d’élimination méthodique.</p>



<p>Le PPA-CI de Gbagbo et le PDCI de Thiam, naguère ennemis héréditaires, ont dû s’unir en un «&nbsp;<em>Front Commun</em>&nbsp;», étrange mariage de raison forgé par l’exclusion. Simone Ehivet Gbagbo, en embuscade, a lancé sa propre coalition. Résultat : une opposition fragmentée, contestataire, mais privée de ses têtes d’affiche.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-retour-des-vieux-demons"><strong>Le retour des vieux démons</strong></h2>



<p>Le décor est planté : manifestations réprimées, arrestations ciblées, violences sporadiques à Gagnoa, Abidjan ou Bouaké. Comme un écho funeste à la crise de 2010-2011, qui avait laissé plus de 3 000 morts. L’ombre du chaos plane, mais chacun fait semblant de l’ignorer.</p>



<p>À l’étranger, la CEDEAO envoie ses missions d’observation, promet 200 superviseurs électoraux, rédige des communiqués policés. Mais la vraie question est ailleurs : quelle légitimité pour un président réélu face à des adversaires bannis avant même le coup d’envoi ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-economie-qui-cache-la-tempete"><strong>Une économie qui cache la tempête</strong></h2>



<p>Officiellement, la Côte d’Ivoire se porte bien : croissance de 6,5 % en moyenne entre 2021 et 2023, infrastructures modernisées, hub régional consolidé. Mais derrière les chiffres miroirs se cachent des fractures sociales béantes, une jeunesse désabusée — 75 % de la population a moins de 35 ans — et une soif de renouvellement qui ne trouve aucun exutoire politique.</p>



<p>Et comme si cela ne suffisait pas, l’instabilité du Sahel voisin (Mali, Burkina Faso, Niger) nourrit des inquiétudes sécuritaires. À la frontière nord, l’onde de choc de l’Alliance des États du Sahel rappelle qu’Abidjan, malgré ses tours de verre et son glamour économique, n’est jamais à l’abri des convulsions régionales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-impasse-ivoirienne"><strong>L’impasse ivoirienne</strong></h2>



<p>À trois mois du scrutin, trois scénarios se dessinent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>un Ouattara réélu sans gloire mais avec l’appareil d’État,</li>



<li>une opposition mobilisée dans la rue mais incapable d’empêcher le scrutin,</li>



<li>ou, pire, le retour d’un cycle de violences que l’on croyait enterré.</li>
</ul>



<p>Dans ce pays-phare de l’Afrique de l’Ouest, l’élection de 2025 ne se joue pas seulement à Abidjan : elle symbolise l’éternel dilemme africain entre continuité autoritaire et renouvellement incertain.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire :  quatrième mandat de Ouattara, entre légalité constitutionnelle et risques d’instabilité</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Jul 2025 20:18:00 +0000</pubDate>
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<p>Les répercussions de la candidature d’Alassane Ouattara au quatrième mandat : enjeux démocratiques et tensions sociales à l’horizon 2025.</p>
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<p><strong>L’annonce par le président ivoirien Alassane Ouattara de sa candidature à un quatrième mandat lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025 marque un tournant à la fois politique, institutionnel et symbolique pour la Côte d’Ivoire. Si le chef de l’État invoque la légalité de sa démarche en se fondant sur la réforme constitutionnelle de 2016, cette décision ravive de profondes inquiétudes sur la résilience démocratique du pays, la cohésion sociale et les implications sécuritaires et économiques, dans un contexte régional déjà extrêmement volatil.</strong></p>



<p>L’argument de la remise à zéro des mandats consécutifs grâce à la Constitution de 2016 a déjà été mobilisé lors de la présidentielle de 2020, suscitant de vives controverses. À l’époque, cette lecture du droit constitutionnel avait été jugée cynique par une large frange de l’opposition, qui y voyait une manœuvre pour pérenniser un pouvoir personnel. Le retour de ce même raisonnement en 2025, pour justifier une nouvelle candidature, ne fait qu’accentuer le malaise. Si le texte fondamental autorise effectivement cette possibilité, la répétition d’un tel acte électoral soulève des questions sur la culture démocratique en Côte d’Ivoire, où l’alternance politique reste perçue comme un exercice à géométrie variable.</p>



<p>La situation est d’autant plus préoccupante que plusieurs figures de l’opposition, notamment l’ancien président Laurent Gbagbo ou encore Tidjane Thiam, ont été disqualifiées du processus électoral, réduisant de manière significative l’offre politique face à un président sortant disposant de tous les leviers de l’appareil d’État. Ce déséquilibre alimente un climat de défiance généralisée, qui risque d’attiser les tensions au fil de la campagne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-paix-fragile-face-aux-risques-securitaires"><strong>Une paix fragile face aux risques sécuritaires</strong></h2>



<p>Si la Côte d’Ivoire bénéficie aujourd’hui d’une relative stabilité institutionnelle, les cicatrices des crises passées ne sont pas complètement refermées. Le souvenir des violences post-électorales de 2010-2011, comme celles survenues en 2020, est encore vivace. La probabilité de tensions pendant la campagne électorale reste élevée, surtout si l’opposition ou une partie de la société civile estime que les règles du jeu ne sont pas équitables.</p>



<p>Sur le plan sécuritaire, le pays est également confronté à une menace jihadiste persistante dans ses régions septentrionales. Depuis l’attaque de Kafolo, la pression exercée par les groupes terroristes affiliés à AQMI et au JNIM s’est intensifiée. Les autorités ivoiriennes ont certes renforcé les capacités de surveillance et de riposte, mais le risque d’attaques ciblées ou d’infiltration dans les zones frontalières avec le Burkina Faso et le Mali reste réel. Dans un tel contexte, une instabilité politique intérieure viendrait accentuer la vulnérabilité du pays, créant un terrain favorable à une déstabilisation plus large.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-locomotive-economique-en-equilibre-instable"><strong>Une locomotive économique en équilibre instable</strong></h2>



<p>Sur le plan économique, la Côte d’Ivoire affiche l’un des taux de croissance les plus dynamiques de la sous-région, avec une projection de +6 % pour l’année 2025. Cette performance repose notamment sur la diversification des investissements, la stabilité monétaire assurée par l’ancrage au franc CFA et le développement des infrastructures. Toutefois, cette dynamique reste conditionnée à un climat politique apaisé et prévisible.</p>



<p>Toute dérive autoritaire, toute crise de légitimité électorale ou tout épisode de violence urbaine pourrait remettre en cause les engagements des bailleurs et faire fuir certains investisseurs. En tant que pilier économique de l’UEMOA, la Côte d’Ivoire joue un rôle central dans les échanges régionaux. Une instabilité prolongée à Abidjan pourrait ainsi provoquer un effet domino sur les économies voisines, notamment celles déjà fragilisées comme le Mali ou le Burkina Faso.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-continuite-institutionnelle-et-urgence-democratique"><strong>Entre continuité institutionnelle et urgence démocratique</strong></h2>



<p>La candidature d’Alassane Ouattara à un quatrième mandat incarne un paradoxe ivoirien, celui d’une légalité constitutionnelle invoquée dans un contexte de faible légitimité perçue. Si le président ivoirien entend garantir la continuité et la stabilité, cette démarche pourrait, à l’inverse, raviver les tensions, exacerber les divisions politiques et compromettre les acquis économiques.</p>



<p>L’enjeu pour la Côte d’Ivoire ne se résume pas à une simple élection, mais à la capacité du pays à affirmer sa maturité démocratique et à instaurer un jeu politique plus inclusif, condition essentielle pour préserver la paix sociale et consolider son rôle de leader régional.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong></p>
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		<title>Côte d’Ivoire 2025 : l’épreuve du miroir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jun 2025 17:48:53 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les enjeux de la présidentielle d'octobre en Côte d'Ivoire, un scrutin sous haute surveillance.</p>
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<p><strong><em>À Abidjan, la présidentielle d’octobre s’annonce comme un étrange huis clos : un scrutin verrouillé, une opposition décapitée, un président éternel. Et une démocratie qui, à force de manœuvres juridiques, finit par ressembler à un miroir déformant.</em></strong><em></em></p>



<p>Qu’est-ce qu’un scrutin quand les principaux opposants sont écartés, le favori est quasi plébiscité, et le débat, déplacé dans les prétoires et les conférences de presse ? À quatre mois de l’élection présidentielle ivoirienne, prévue pour le 25 octobre 2025, la Côte d’Ivoire se prépare moins à voter qu’à entériner — à valider un ordre établi, huilé, verrouillé.</p>



<p>Avec Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, Guillaume Soro et Tidjane Thiam rayés de la liste électorale pour motifs judiciaires ou administratifs, le président Alassane Ouattara se retrouve face à lui-même. Et peut-être, seulement, à son image.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-tentation-d-un-quatrieme-mandat-ou-d-un-dernier-tour-de-piste"><strong>La tentation d’un quatrième mandat… ou d’un dernier tour de piste ?</strong></h2>



<p>Officiellement investi par son parti, le RHDP, le président Ouattara souffle le chaud et le flou : candidat, oui, mais peut-être pas. À 83 ans, l’homme fort d’Abidjan joue la montre, laisse ses lieutenants mobiliser les foules et multiplie les déclarations sibyllines — comme ce 22 juin au stade d’Ebimpé, devant 60 000 partisans déchaînés : «&nbsp;<em>Je prendrai ma décision en mon âme et conscience</em>&nbsp;».</p>



<p>En réalité, tout semble déjà joué. Depuis le tour de passe-passe constitutionnel de 2020 qui lui a permis un troisième mandat, l’idée d’une nouvelle candidature choque moins qu’elle ne lasse. Le débat juridique a été tranché, au profit du prince. Reste le débat éthique. Et celui-là, seul l’Histoire le juge.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-opposition-reduite-a-l-etat-d-ombre"><strong>Une opposition réduite à l’état d’ombre</strong></h2>



<p>Privée de ses têtes d’affiche, l’opposition tente de reconstituer ses forces : Gbagbo et Thiam, bien que disqualifiés, se sont rapprochés dans un front inédit ; pendant que le PDCI, le FPI, le MGC de Simone Gbagbo et les débris du Soroïsme se regroupent sous l’étiquette de la Coalition pour l’Alternance Pacifique (CAP).</p>



<p>Mais comment peser sur un processus dont les règles excluent a priori les challengers sérieux ? À défaut de bulletins, c’est la rue que certains envisagent comme levier. Gbagbo a déjà lancé le mouvement «&nbsp;<em>Trop, c’est trop</em>&nbsp;», dénonçant une dérive autoritaire, un glissement vers le parti unique. Le verbe est là. Mais la dynamique populaire, elle, reste incertaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-parrainages-cei-reformes-l-illusion-participative"><strong>Parrainages, CEI, réformes : l’illusion participative</strong></h2>



<p>Depuis 2020, un système de parrainage citoyen impose aux candidats de collecter des milliers de signatures à travers le pays. Officiellement, il s’agit d’éviter les candidatures fantaisistes. Officieusement, c’est un filtre de plus, opaque, potentiellement redoutable pour ceux qui ne disposent pas de l’appareil d’État.</p>



<p>Pendant ce temps, la Commission électorale indépendante, toujours décriée pour sa composition jugée déséquilibrée, organise réunions et formations. De l’huile dans les rouages, sans que personne n’ose vraiment interroger la légitimité du moteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-democratie-sous-perfusion-une-stabilite-en-trompe-l-oeil"><strong>Une démocratie sous perfusion, une stabilité en trompe-l&rsquo;œil</strong></h2>



<p>La Côte d’Ivoire d’ADO, c’est aussi un pays en croissance, en reconstruction, en apparence apaisé. Depuis 2011, l’infrastructure avance, les investisseurs reviennent, les conflits se sont déplacés vers les tribunaux. Mais à trop enterrer les contentieux politiques sous la chape de la stabilité, on en oublie leur pouvoir de résurgence.</p>



<p>En 2010, le scrutin s’était transformé en guerre civile. En 2020, des dizaines de morts ont accompagné la réélection d’Ouattara. À l’approche de 2025, les vieilles blessures sont encore là. Camouflées sous les discours, prêtes à se rouvrir au premier choc.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-et-apres-l-eternel-recommencement"><strong>Et après ? L’éternel recommencement</strong></h2>



<p>Si Alassane Ouattara se représente, il est probable qu’il l’emportera. Si l’opposition boycotte, ce sera un plébiscite. Mais que vaudra ce mandat de plus — ce sursis de pouvoir — dans une société qui réclame du souffle neuf, de la relève, de la justice équitable ?</p>



<p>Le vrai défi de la Côte d’Ivoire ne réside plus dans les chiffres d’une élection, mais dans la capacité de ses élites à céder la place, à construire une alternance crédible. Sans exclusion. Sans vengeance. Sans scénario pré-écrit.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : Tidjane Thiam, nouveau cap pour le PDCI, principal parti d’opposition du pays</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Dec 2023 16:43:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d&#039;Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[PDCI]]></category>
		<category><![CDATA[PDCI Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle 2025]]></category>
		<category><![CDATA[Tidjane Thiam]]></category>
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<p>Découvrez la transition historique au sein du PDCI Côte d'Ivoire avec Tidjane Thiam, un nouveau chapitre politique s'ouvre. Suivez l'avenir du pays.</p>
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<p><strong>Le 22&nbsp;décembre 2023 restera gravé dans l’histoire politique ivoirienne. Tidjane Thiam prend les rênes du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), succédant à Henri Konan Bédié. Cette transition marque un tournant majeur pour le plus ancien parti du pays, ouvrant la voie à un avenir politique novateur.</strong></p>



<p>Après le décès d’Henri Konan Bédié en août 2023, le PDCI s’est retrouvé à la croisée des chemins. Le choix de Tidjane Thiam, <a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20231223-en-côte-d-ivoire-l-ancien-banquier-tidjane-thiam-prend-la-tête-du-principal-parti-d-opposition" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ancien dirigeant du Crédit Suisse</a>, comme <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2023/12/23/cote-d-ivoire-tidjane-thiam-prend-les-renes-du-principal-parti-d-opposition_6207372_3212.html#:~:text=Le%20banquier%20franco%2Divoirien%20a,la%20prochaine%20présidentielle%2C%20en%202025." target="_blank" rel="noreferrer noopener">nouveau leader</a>, a été officialisé lors du huitième congrès extraordinaire à Yamoussoukro. Cette nomination fait de Thiam le « candidat naturel » à la présidence en 2025, une étape cruciale pour le parti créé en 1946.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>PDCI Côte d&rsquo;Ivoire: les défis de Tidjane Thiam </strong></h2>



<p>Fondé par son grand-oncle Félix Houphouët Boigny, le PDCI détient un héritage riche et complexe. Avec <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/cote-divoire-qui-est-tidjane-thiam-nouveau-chef-de-lopposition-2683947" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tidjane Thiam</a> à sa tête, le parti réaffirme son engagement envers les principes fondateurs tout en évoluant pour répondre aux enjeux contemporains. La victoire écrasante de Thiam aux élections internes, avec 96 % des voix, témoigne de sa légitimité et renforce le PDCI dans son rôle de force politique incontournable.</p>



<p>La transition de Thiam n’a pas été sans tumultes, symbolisant le dernier acte d’un feuilleton politico-judiciaire. Le report du congrès initial, les contestations et les interférences judiciaires ont mis à l’épreuve la détermination du nouveau président. Cependant, son retour réussi dans l’arène politique ivoirienne signale une nouvelle ère pour le PDCI et offre des perspectives intrigantes pour l’avenir politique de la Côte d’Ivoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une présidentielle anticipée&nbsp;</strong></h2>



<p>Tidjane Thiam, en tant que candidat naturel, se profile déjà pour les <a href="https://saheltribune.com/presidentielle-ivoirienne-sur-la-situation-de-laurent-gbagbo-la-cadhp-formule-des-recommandations/">élections présidentielles </a>de 2025. Les <a href="https://www.swissinfo.ch/fre/l-ex-patron-de-credit-suisse--à-la-tête-du-pdci/49082186" target="_blank" rel="noreferrer noopener">résultats du congrès</a>, avec seulement 3,22 % pour le maire de Cocody, soulignent la confiance accordée à Thiam. Son défi consiste désormais à unifier le parti et à construire un consensus en vue de la présidentielle. Cette transition marque une page nouvelle dans l’histoire politique de la Côte d’Ivoire, suscitant l’attention des citoyens maliens, des décideurs du Sahel et du monde entier.</p>



<p>En conclusion, le PDCI amorce une nouvelle ère sous la direction de Tidjane Thiam. Son élection, marquée par des rebondissements, reflète la vitalité de la démocratie ivoirienne. Les défis à venir, tant internes qu’externes, ne font que renforcer la détermination de Thiam à conduire le PDCI vers un avenir prospère. En tant que force politique majeure, le PDCI s’inscrit au cœur des enjeux nationaux et devient un acteur clé à surveiller sur la scène politique africaine. La Côte d’Ivoire, tournée vers une présidentielle cruciale, observe avec intérêt cette nouvelle ère politique qui s’annonce.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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