<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des terrorisme &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/terrorisme/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/terrorisme/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Sun, 21 Jun 2026 09:11:52 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des terrorisme &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/terrorisme/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Attentat à l’aéroport de Niamey : l’AES affiche son unité face au terrorisme et aux menaces régionales</title>
		<link>https://saheltribune.com/attentat-a-laeroport-de-niamey-laes-affiche-son-unite-face-au-terrorisme-et-aux-menaces-regionales/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/attentat-a-laeroport-de-niamey-laes-affiche-son-unite-face-au-terrorisme-et-aux-menaces-regionales/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 09:11:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[aéroport Diori Hamani]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[attaque terroriste]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Confédération des États du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[coopération militaire]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[FDS nigériennes]]></category>
		<category><![CDATA[forces armées]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim traoré]]></category>
		<category><![CDATA[intégration régionale]]></category>
		<category><![CDATA[lutte antiterroriste]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Niamey]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité confédérale]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22950</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Après l’attaque contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, la Confédération des États du Sahel réaffirme sa solidarité avec le Niger et met en avant sa stratégie commune de lutte contre le terrorisme.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;attaque du 18 juin contre l&rsquo;aéroport international Diori Hamani révèle la fragilité sécuritaire persistante de la région, mais aussi la solidité politique d&rsquo;une alliance qui entend démontrer sa capacité de résilience.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jeudi 18 juin 2026. Aux abords de l&rsquo;aéroport international Diori Hamani de Niamey, des combattants terroristes lancent une attaque d&rsquo;envergure contre l&rsquo;une des infrastructures stratégiques les plus sensibles de la République du Niger. Cible : désorganiser les capacités opérationnelles des Forces armées nigériennes. Résultat : un échec cuisant, selon le communiqué officiel publié le lendemain par la Confédération des États du Sahel (AES), signé à Ouagadougou par le Capitaine Ibrahim Traoré, président en exercice de la Confédération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;attaque intervient dans un contexte diplomatique particulièrement dense : deux jours plus tard, les ministres des Affaires étrangères des trois États membres — Mali, Burkina Faso, Niger — se réunissaient à Bamako pour leur première session consacrée au pilier diplomatique de leur feuille de route commune. La coïncidence du calendrier n&rsquo;a pas échappé aux observateurs. Pour la Confédération, l&rsquo;attaque de Niamey ne serait pas un hasard : elle viserait délibérément à déstabiliser une alliance en pleine phase de consolidation institutionnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une riposte rapide revendiquée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué de l&rsquo;AES salue «&nbsp;<em>le professionnalisme, la réactivité, la vigilance et l&rsquo;engagement déterminé des forces combattantes nigériennes</em>&nbsp;», qui ont mis en déroute les assaillants. Les Forces armées du Niger ont pour leur part confirmé avoir repoussé l&rsquo;attaque au prix de pertes humaines dans leurs rangs, sans en préciser le nombre. Des familles endeuillées sont mentionnées dans le texte confédéral, qui présente ses condoléances et souhaite «&nbsp;<em>un prompt rétablissement aux personnes blessées&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rapidité de la réponse militaire mise en avant par Niamey et l&rsquo;AES s&rsquo;inscrit dans une communication soigneusement construite autour de l&rsquo;idée de montée en puissance des armées sahéliennes. Depuis les ruptures successives avec les forces françaises et la mission onusienne Minusma — remplacée par des partenariats avec des instructeurs russes et d&rsquo;autres coopérations bilatérales —, les gouvernements de transition s&rsquo;attachent à démontrer leur autonomie opérationnelle face aux groupes armés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ton du communiqué va cependant au-delà du simple constat sécuritaire. Il désigne nommément, sans les identifier, des «&nbsp;<em>sponsors étatiques étrangers</em>&nbsp;» qui soutiennent les groupes terroristes actifs dans la région.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ibrahim Traoré signe : un acte politique autant que sécuritaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La signature du communiqué par le Capitaine Ibrahim Traoré lui-même — président du Faso, chef de l&rsquo;État burkinabè et président en exercice de la Confédération AES — n&rsquo;est pas anodine. Elle place la réponse à l&rsquo;attentat de Niamey au niveau le plus haut de l&rsquo;architecture confédérale, signalant que l&rsquo;attaque est traitée non comme un incident nigérien isolé, mais comme une agression contre l&rsquo;ensemble du bloc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Loin de saper l&rsquo;élan qui guide la dynamique confédérale, les attaques récurrentes et téléguidées ne font que renforcer l&rsquo;union sacrée des filles et des fils de l&rsquo;AES</em>&nbsp;», écrit le communiqué. Une formulation qui transforme l&rsquo;attentat en argument politique en faveur de l&rsquo;intégration confédérale : la menace extérieure comme ciment de la cohésion interne. Ce mécanisme n&rsquo;est pas propre à l&rsquo;AES — toutes les alliances militaires de l&rsquo;histoire ont utilisé la pression extérieure comme facteur d&rsquo;unification.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un contexte de consolidation accélérée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;attentat de Niamey intervient à un moment charnière pour la Confédération. Créée formellement en juillet 2024 à la suite du retrait des trois pays de la CEDEAO, l&rsquo;AES a d&rsquo;abord concentré ses efforts sur l&rsquo;architecture sécuritaire — coordination des forces armées, opérations conjointes contre les groupes armés, création d&rsquo;une force confédérale. Elle entre désormais dans une phase de normalisation institutionnelle plus large, avec la structuration de son pilier diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion ministérielle de Bamako, qui s&rsquo;est ouverte le lendemain de la publication du communiqué, devait notamment travailler à l&rsquo;harmonisation des positions de politique étrangère des trois États dans les instances multilatérales. Un agenda ambitieux pour des pays dont les capacités administratives restent fragilisées par des années d&rsquo;instabilité et dont les économies subissent les effets des sanctions imposées par la CEDEAO lors des transitions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est certain, c&rsquo;est que la réponse confédérale à l&rsquo;attentat de Niamey engage désormais les trois États au-delà de la rhétorique. En affirmant que la Confédération «&nbsp;<em>demeure pleinement mobilisée aux côtés de la République du Niger&nbsp;</em>», Ibrahim Traoré pose un principe de solidarité active qui crée des obligations réciproques. Si une attaque comparable visait demain Bamako ou Ouagadougou, le Niger serait politiquement tenu d&rsquo;une réponse symétrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/attentat-a-laeroport-de-niamey-laes-affiche-son-unite-face-au-terrorisme-et-aux-menaces-regionales/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22950</post-id>	</item>
		<item>
		<title>[Tribune] Comment les groupes armés recrutent et endoctrinent les enfants au Sahel</title>
		<link>https://saheltribune.com/tribune-comment-les-groupes-armes-recrutent-et-endoctrinent-les-enfants-au-sahel/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/tribune-comment-les-groupes-armes-recrutent-et-endoctrinent-les-enfants-au-sahel/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[endoctrinement]]></category>
		<category><![CDATA[Enfant des ruines]]></category>
		<category><![CDATA[enfants soldats]]></category>
		<category><![CDATA[Fousseni Togola]]></category>
		<category><![CDATA[groupes armés]]></category>
		<category><![CDATA[guerre asymétrique]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse africaine]]></category>
		<category><![CDATA[jihadisme]]></category>
		<category><![CDATA[kamikazes]]></category>
		<category><![CDATA[lavage de cerveau]]></category>
		<category><![CDATA[radicalisation]]></category>
		<category><![CDATA[recrutement terroriste]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22925</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À travers le roman Enfant des ruines de Fousseni Togola, cette tribune analyse les mécanismes d’endoctrinement utilisés par les groupes armés au Sahel pour transformer des enfants en combattants et kamikazes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Sahel, des milliers d&rsquo;enfants sont transformés en soldats non par vocation, mais par une mécanique de conditionnement méthodique. Entre lavage de cerveau religieux, isolement familial et privation sensorielle, les groupes armés ont perfectionné l&rsquo;art de détruire un sujet pour en forger une arme. Un roman récent, Enfant des ruines de Fousseni Togola, en restitue la logique de l&rsquo;intérieur — et interpelle notre philosophie politique.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Seydou grandit dans un foyer aimant de Bamako. Son père lui lit des légendes du Mali, l&#8217;emmène à Tombouctou voir la mosquée Djingareyber, lui apprend la patience et le sens du monde. Sa mère lui enseigne les limites du savoir et la grâce de l&rsquo;attente. Il est, écrit Fousseni Togola dans <em><a href="https://amzn.to/44fL33o" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enfant des ruines</a> </em>(L&rsquo;Harmattan, 2025), « <em>le plus heureux des enfants de son village </em>». Cette félicité n&rsquo;est pas un détail romanesque : elle est la condition même de la tragédie à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Seydou, ou l&rsquo;innocence comme matière première</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément cet enfant-là — curieux, instruit, attaché à ses parents, enraciné dans une transmission vivante — que la guerre va saisir, broyer, remodeler. La brutalité des groupes armés sahéliens ne cible pas l&rsquo;ignorant par hasard. Elle cible l&rsquo;enfant formé, celui dont la conscience est encore assez souple pour être réorientée, assez pleine pour être vidée et remplie d&rsquo;autre chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce paradoxe est au cœur du roman : plus Seydou est intelligent, plus il devient vulnérable à l&rsquo;endoctrinement. Son aptitude à apprendre rapidement, sa capacité d&rsquo;observation, sa discrétion — autant de qualités que ses instructeurs terroristes repèrent et retournent contre lui. «&nbsp;<em>Ce garçon a un cœur de feu,&nbsp;</em>murmure l&rsquo;un des mentors<em>. Il est silencieux, mais il observe. Ce sont ceux-là qui deviennent les plus redoutables.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;endoctrinement ne fabrique pas des soldats à partir de rien. Il fabrique des soldats à partir du meilleur de l&rsquo;enfance — sa curiosité, sa loyauté, sa soif d&rsquo;appartenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La machine : déshumanisation méthodique et remplacement d&rsquo;identité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman de Togola constitue un document rare : une radiographie de l&rsquo;intérieur du conditionnement terroriste au Sahel. Ce que Seydou traverse n&rsquo;est pas la violence brute et désorganisée que l&rsquo;on imagine parfois. C&rsquo;est un protocole. Une ingénierie de la destruction du sujet suivie d&rsquo;une reconstruction planifiée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premier étage : l&rsquo;isolement. Dès son intégration dans le groupe armé, Seydou est coupé de tout lien avec son passé. Plus de famille, plus de nom, plus de village. Cette destruction des attaches n&rsquo;est pas accessoire — elle est la condition sine qua non du lavage de cerveau. <a href="https://amzn.to/43Gd4Rz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Erving Goffman</a>, dans ses travaux sur les <a href="https://www.ethnographiques.org/2023/Amiotte-Suchet_Higelin-Cruz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">institutions totalisantes</a>, avait décrit ce mécanisme : priver un sujet de tous ses marqueurs identitaires pour le rendre entièrement dépendant de la nouvelle institution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième étage : la privation sensorielle et physique. Lever avant l&rsquo;aube, entraînements épuisants, privation de nourriture pour les récalcitrants, privation de sommeil. Ces techniques ne sont pas propres au terrorisme sahélien — elles figurent dans tous les manuels de déconditionnement psychologique, des sectes aux régimes totalitaires. Leur effet est documenté : elles réduisent la capacité critique, augmentent la suggestibilité, créent une dépendance physiologique envers l&rsquo;institution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième étage : la substitution identitaire. À Seydou, enfant, on substitue Scorpion 11, combattant. À la foi transmise par un père respectueux, on substitue une idéologie guerrière qui utilise les mêmes mots — Dieu, paradis, sacrifice — mais les vide de leur sens originel pour les remplir de violence. «&nbsp;<em>On lui enseigna des textes sacrés,&nbsp;</em>écrit Togola<em>, mais toujours interprétés selon une vision radicale.</em>&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Religion instrumentalisée vs foi authentique : la distinction que Fanon anticipait</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que le roman de Togola rejoint une tradition philosophique africaine dont Frantz Fanon reste la figure centrale. Dans <em><a href="https://amzn.to/4ehZcD8" target="_blank" rel="noreferrer noopener sponsored nofollow">Les Damnés de la Terre</a></em> (1961), Fanon avait analysé la façon dont le colonialisme utilisait les catégories culturelles et religieuses autochtones pour mieux les retourner contre les colonisés. La religion, dans ce cadre, n&rsquo;est pas un horizon de sens : c&rsquo;est un instrument de domination réinvesti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les groupes armés sahéliens opèrent selon la même logique, mais en sens inverse. Ils ne colonisent pas au nom de la modernité — ils prétendent résister à la modernité au nom de la religion. Mais le mécanisme est identique : ils s&#8217;emparent d&rsquo;une forme symbolique (l&rsquo;islam, la barbe, le jihad, le paradis) pour la vider de sa substance morale et la remplir d&rsquo;une idéologie de pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seydou comprend confusément cette falsification. Il se souvient des paroles de son père — «&nbsp;<em>la foi est une source de paix, de respect et de compassion</em>&nbsp;» — et sent qu&rsquo;elles contredisent ce qu&rsquo;on lui enseigne. Mais il ne peut le dire. Exprimer un doute, c&rsquo;est trahir. Et trahir, c&rsquo;est mourir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Paul Sartre, dans sa préface aux&nbsp;<em>Damnés de la Terre</em>, posait la question de la violence comme réponse à la violence coloniale. Mais il y a ici une différence fondamentale : la violence terroriste au Sahel n&rsquo;est pas une réponse à une domination extérieure — elle s&rsquo;exerce d&rsquo;abord contre les populations africaines elles-mêmes, contre des Seydou qui n&rsquo;ont rien demandé, dont les villages sont pillés, les familles massacrées, les esprits volés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que les groupes armés du Sahel détruisent en premier, ce n&rsquo;est pas un État ou une armée. C&rsquo;est un enfant. C&rsquo;est sa mémoire, son nom, ses morts.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Trois voies d&rsquo;entrée dans les groupes armés : sociologie d&rsquo;un recrutement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman de Togola est aussi un document sociologique. Il identifie avec précision trois voies d&rsquo;entrée dans les groupes armés, que les rapports humanitaires confirment sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première est l&rsquo;enlèvement brutal — c&rsquo;est celle de Seydou. Orphelin, maltraité par ses oncles, il rejoint le groupe non par conviction mais par désespoir de survie. «&nbsp;<em>Il ne me reste plus rien,&nbsp;</em>murmure-t-il<em>. Mon village est détruit, ma famille est partie.</em>&nbsp;» Cette voie est la plus documentée, mais peut-être la moins représentative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième est la tromperie économique. Des proxénètes promettent du travail, de l&rsquo;argent, un avenir. Ils recrutent des jeunes ruraux dont l&rsquo;État a abandonné les villages, dont les familles meurent de faim, dont les écoles ont fermé sous les coups des groupes armés eux-mêmes. La spirale est diabolique : les terroristes détruisent les conditions de vie pour recruter dans la misère qu&rsquo;ils ont produite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième est l&rsquo;engagement volontaire par colère politique. Des jeunes «&nbsp;<em>rongés par le ressentiment</em>&nbsp;», écrit Togola, «&nbsp;<em>blâmaient l&rsquo;État pour leur situation précaire, leur incapacité à trouver un emploi</em>&nbsp;». Cette voie est peut-être la plus inquiétante : elle révèle que l&rsquo;endoctrinement ne commence pas dans les camps militaires terroristes, mais du sentiment d&rsquo;abandon structurel des États envers leurs propres jeunesses.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que cela exige de nous — et des États</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lire&nbsp;<em>Enfant des ruines</em>&nbsp;n&rsquo;est pas un exercice littéraire. C&rsquo;est une interpellation politique. Le roman de Fousseni Togola pose une question que ni les gouvernements sahéliens, ni leurs partenaires occidentaux, ni les organisations humanitaires ne peuvent esquiver : que faisons-nous de ces enfants après ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les programmes de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) existent. Mais ils sont chroniquement sous-financés, conçus sur des modèles occidentaux inadaptés aux réalités sahéliennes, et souvent perçus par les communautés d&rsquo;accueil comme une récompense accordée à ceux qui ont commis les pires atrocités. Seydou, une fois libéré, ne pourra pas simplement «&nbsp;<em>rentrer chez lui</em>&nbsp;» — il n&rsquo;a plus de chez-lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus profondément, le roman pose la question de la transmission. Ce qui a failli sauver Seydou — cette «&nbsp;<em>petite voix</em>&nbsp;» intérieure qui murmurait que la haine n&rsquo;était pas sa vocation — c&rsquo;est précisément ce que ses parents lui avaient transmis. Les récits du soir, les visites à Tombouctou, les discussions sur la mort et la liberté, les leçons de politesse et de respect. La transmission familiale, culturelle, intellectuelle, est la première ligne de défense contre l&rsquo;endoctrinement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est peut-être là la leçon la plus décisive de ce roman : l&rsquo;obscurantisme ne se combat pas seulement avec des armes. Il se combat avec des écoles ouvertes, des familles protégées, des États qui tiennent leurs promesses envers leurs enfants. Au Sahel comme ailleurs, un enfant qui sait qui il est résiste mieux à ceux qui veulent lui voler son identité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La&nbsp;<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://saheltribune.com/enfants-ruines-cri-despoir-face-a-lhorreur-conflits-armes/&amp;ved=2ahUKEwjF87XmiZOVAxXpMYYAHSCOA5wQFnoECBoQAQ&amp;usg=AOvVaw2RnOuxBAwsHkw58yK_TSmQ">résilience de Seydou</a>&nbsp;ne vient pas de lui seul. Elle vient de ce que ses parents ont planté en lui avant que la guerre n&rsquo;arrive. C&rsquo;est cela, la vraie souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Foula D. Massé, auteur de <a href="https://amzn.to/4eG1Bqi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pour une paix rationnelle</a>. </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/tribune-comment-les-groupes-armes-recrutent-et-endoctrinent-les-enfants-au-sahel/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22925</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Niger : l’armée déjoue une attaque terroriste contre l’aéroport de Niamey</title>
		<link>https://saheltribune.com/niger-larmee-dejoue-une-attaque-terroriste-contre-laeroport-de-niamey/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/niger-larmee-dejoue-une-attaque-terroriste-contre-laeroport-de-niamey/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[aéroport Diori Hamani]]></category>
		<category><![CDATA[armée nigérienne]]></category>
		<category><![CDATA[attaque terroriste]]></category>
		<category><![CDATA[FAN]]></category>
		<category><![CDATA[JNIM]]></category>
		<category><![CDATA[Niamey]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22904</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les Forces armées nigériennes ont repoussé une attaque revendiquée par le JNIM contre l’aéroport international de Niamey. Vingt-deux assaillants ont été neutralisés et les infrastructures stratégiques sont restées opérationnelles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Malgré une offensive coordonnée revendiquée par le JNIM, les Forces armées nigériennes ont rapidement repris le contrôle de la situation. L’aéroport international Diori Hamani est resté opérationnel et une vaste opération de ratissage se poursuit dans la capitale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Niger a une nouvelle fois démontré sa capacité de résilience face à la menace terroriste. Jeudi 18 juin, les Forces armées nigériennes (FAN) ont repoussé une attaque d’envergure menée contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey et les installations militaires voisines, infligeant de lourdes pertes aux assaillants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué lu à la télévision nationale en fin d’après-midi, le ministère nigérien de la Défense a annoncé un bilan provisoire de 13 morts du côté des forces loyalistes et des populations civiles, dont 11 membres des Forces de défense et de sécurité et deux civils. Quatre personnes ont également été blessées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette attaque, les unités engagées ont opposé une riposte vigoureuse qui a permis de neutraliser 22 assaillants et d’interpeller une vingtaine de suspects. Les autorités ont indiqué qu’une «&nbsp;<em>vaste opération</em>&nbsp;» était toujours en cours afin de retrouver d’éventuels complices et de sécuriser totalement la zone.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une tentative d’incursion rapidement contenue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les premières informations disponibles, les terroristes ont tenté de forcer l’accès principal de l’aéroport international peu après 6 heures du matin. Des explosions et des échanges de tirs nourris ont été entendus dans plusieurs quartiers de la capitale pendant plus de deux heures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très rapidement, les dispositifs de défense ont été activés autour des infrastructures stratégiques de la ville. Des unités supplémentaires ont été déployées aux abords de l’aéroport, de la présidence de la République et de la primature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des postes de contrôle ont été installés dans plusieurs secteurs de Niamey tandis que les forces de sécurité procédaient à des vérifications d’identité et à des opérations de filtrage destinées à prévenir toute nouvelle tentative d’infiltration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réaction rapide a permis d’éviter une extension de l’attaque et de préserver le fonctionnement des principales institutions de l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’aéroport demeure opérationnel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des principaux enseignements de cette journée reste l’échec des assaillants à paralyser la capitale. Le ministère de la Défense a en effet tenu à rassurer les populations et les partenaires du Niger en affirmant que l’aéroport international Diori Hamani, «&nbsp;<em>totalement sécurisé</em>&nbsp;», demeurait ouvert au trafic aérien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un message fort destiné à démontrer que, malgré la violence de l’attaque, les infrastructures stratégiques du pays continuent de fonctionner normalement. Cette continuité des opérations traduit la capacité des autorités nigériennes à maintenir le contrôle des centres névralgiques du pays face aux tentatives de déstabilisation menées par les groupes terroristes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le JNIM revendique l’opération</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques heures après les affrontements, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué l’attaque dans un communiqué diffusé sur son canal de propagande Az-Zallaqa, selon des médias étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation affirme avoir mené une «&nbsp;<em>attaque suicide</em>&nbsp;» contre l’aéroport international et la base militaire attenante. Cette revendication intervient dans un contexte de forte pression militaire exercée par les forces de sécurité nigériennes contre les groupes armés actifs dans la région du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités nigériennes, cette nouvelle agression confirme la nécessité de poursuivre le renforcement des dispositifs de défense nationale et de maintenir une vigilance maximale face à une menace qui cherche à frapper les symboles de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les opérations de ratissage se poursuivent dans la capitale, Niamey affiche sa détermination à ne céder aucun terrain aux groupes terroristes. En neutralisant plusieurs dizaines d’assaillants et en maintenant opérationnelles ses infrastructures stratégiques, le Niger entend démontrer que, malgré les défis sécuritaires, l’État conserve l’initiative et la maîtrise de la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/niger-larmee-dejoue-une-attaque-terroriste-contre-laeroport-de-niamey/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22904</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali-Mauritanie : Assimi Goïta et Ghazouani amorcent-ils un rapprochement sécuritaire ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-mauritanie-assimi-goita-et-ghazouani-amorcent-ils-un-rapprochement-securitaire/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-mauritanie-assimi-goita-et-ghazouani-amorcent-ils-un-rapprochement-securitaire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[coopération sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[défense]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[frontière]]></category>
		<category><![CDATA[Ghazouani]]></category>
		<category><![CDATA[JNIM]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mauritanie]]></category>
		<category><![CDATA[Nouakchott]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22844</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Après plusieurs mois de crise diplomatique, le ministre mauritanien de la Défense a remis un message personnel du président Ghazouani à Assimi Goïta. Un geste qui intervient dans un contexte de lutte renforcée contre le terrorisme au Sahel et de tensions persistantes entre Bamako et Nouakchott.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ce lundi 15 juin, le ministre mauritanien de la Défense a remis à Assimi Goïta un message personnel du président Ghazouani. Un geste diplomatique qui intervient après des mois de crises sévères entre les deux capitales, dans un contexte de pression maximale contre les groupes terroristes au Sahel. Ce rapprochement est-il une réconciliation ou un répit calculé ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a moins de trois mois, les deux pays échangeaient des communiqués d&rsquo;une virulence peu commune entre voisins. Le 15 mars 2026, l&rsquo;état-major malien annonçait publiquement que deux soldats des FAMa, enlevés par des groupes terroristes, avaient réussi à s&rsquo;exfiltrer d&rsquo;un camp de réfugiés situé sur le territoire mauritanien — insinuant que le JNIM détenait des otages en Mauritanie. Nouakchott répondait avec «&nbsp;<em>stupéfaction et indignation</em>&nbsp;», qualifiant ces accusations de «&nbsp;<em>totalement infondées et profondément offensantes</em>&nbsp;». Ce lundi 15 juin 2026, c&rsquo;est le ministre mauritanien de la Défense, Hanana Ould Sidi, qui se présente à la présidence malienne, porteur d&rsquo;un message personnel du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à son homologue de la Transition. Le contraste est saisissant. Mais entre ces deux moments, il y a eu le 25 avril.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une frontière de 2 000 kilomètres, un contentieux sans fond</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre cette visite, il faut d&rsquo;abord mesurer la profondeur du fossé qui s&rsquo;est creusé entre Bamako et Nouakchott depuis l&rsquo;arrivée au pouvoir du général d’armée Assimi Goïta. Les deux pays partagent plus de 2 000 kilomètres de frontière désertique — une ligne théorique, poreuse, que les populations traversent depuis des siècles pour commercer, faire paître leurs troupeaux et nouer des liens familiaux. C&rsquo;est aussi une ligne que les groupes armés terroristes utilisent comme couloir de transit, de repli et de ravitaillement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, Bamako accuse Nouakchott de tolérer, sinon de faciliter, cette utilisation de son territoire. Les autorités maliennes de la transition sont persuadées «&nbsp;<em>que la Mauritanie est une base arrière des jihadistes&nbsp;</em>», confiait à l&rsquo;AFP en avril 2026 un diplomate malien qui été en poste à Nouakchott. Les accusations portent sur plusieurs registres : la libération présumée de cadres terroristes par les autorités mauritaniennes qui auraient ensuite rejoint les réseaux du JNIM, la circulation de flux logistiques depuis le sol mauritanien vers les bases djihadistes en territoire malien, et le blanchiment du bétail volé aux éleveurs maliens par le JNIM via des circuits commerciaux mauritaniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nouakchott, de son côté, oppose des démentis catégoriques : le camp de M&rsquo;Berra, qui accueille des dizaines de milliers de Maliens sous la supervision du HCR, fait l&rsquo;objet d&rsquo;un suivi permanent et ne saurait servir de base arrière ou de lieu de détention pour des groupes terroristes. La Mauritanie a même, en mars 2026, adopté une posture d&rsquo;offensive diplomatique en proposant d&rsquo;accueillir une commission d&rsquo;enquête malienne, ou de l&rsquo;Alliance des États du Sahel, pour répondre aux accusations de Bamako.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La crise de mars 2026 : quand l&rsquo;état-major court-circuite la diplomatie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;épisode de mars 2026 a constitué un point de rupture particulièrement aigu. C&rsquo;est l&rsquo;armée malienne qui avait publiquement porté les accusations, contournant tous les canaux diplomatiques normaux, ce qui avait suscité des interrogations sur un éventuel désaccord entre le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop et l&rsquo;état-major. Cette dissonance institutionnelle — l&rsquo;uniforme parlant plus fort que la cravate — est révélatrice des tensions internes à Bamako entre une diplomatie qui cherche à ménager les voisins et un commandement militaire qui ne cache plus sa frustration face à des frontières qu&rsquo;il juge poreuses et dangereuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tension avait cependant été rapidement désamorcée. Le ministre mauritanien des Affaires étrangères avait reçu l&rsquo;ambassadeur du Mali à Nouakchott, et les deux pays avaient affiché leur volonté de calmer le jeu. Mais quelques semaines plus tard, un autre incident venait remettre de l&rsquo;huile sur le feu : une poignée de manifestants se rassemblait devant l&rsquo;ambassade de Mauritanie à Bamako, accusant la Mauritanie de servir de «&nbsp;<em>refuge</em>&nbsp;» et de «&nbsp;<em>base logistique</em>&nbsp;» aux groupes terroristes, et appelant — propos graves — à incendier les boutiques tenues par des Mauritaniens en représailles aux actions du JNIM. Nouakchott demandait au Mali d&#8217;empêcher la répétition de tels actes. Bamako ne répondait pas officiellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« J&rsquo;ai transmis un message écrit de Son Excellence Ghazouani au Général Goïta, tout en rappelant la profondeur des relations d&rsquo;amitié, de fraternité et de solidarité qui fondent la communauté de destin de nos deux peuples frères. »,&nbsp;</em>a déclaré<em>&nbsp;</em>Hanana Ould Sidi, ministre mauritanien de la Défense, à sa sortie d’audience, le 15 juin 2026.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le 25 avril, tout change d&rsquo;échelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dans ce contexte déjà chargé qu&rsquo;interviennent les attaques coordonnées du 25 avril 2026. Ce jour-là, le JNIM et le Front de libération de l&rsquo;Azawad frappent simultanément Bamako, Kati, Gao, Sévaré, Mopti et Kidal — une démonstration de force sans précédent dans sa simultanéité et son audace. La base de Kati, à la porte de la capitale, est visée. Et, dans cette offensive, le Mali perd l&rsquo;un de ses hommes les plus importants : le général Sadio Camara, ministre de la Défense nationale, tombe au combat à Kati. Sa mort ébranle la Transition en son cœur même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse de Bamako est immédiate et multiforme. Les autorités maliennes publient une liste de sept chefs terroristes dont les têtes sont mises à prix — jusqu&rsquo;à 2 milliards de francs CFA pour Iyad Ag Ghaly, le chef du JNIM. Des zones d&rsquo;intérêt militaire sont créées dans une trentaine de forêts classées. L&rsquo;importation des motos de gros cylindre est suspendue. Une opération d&rsquo;immatriculation nationale est lancée. Et, sur le plan diplomatique, Assimi Goïta — qui prend personnellement en main la gestion de la défense — cherche à consolider les flancs. La visite à Bamako du ministre mauritanien de la Défense, ce 15 juin, s&rsquo;inscrit dans cette logique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un message de Ghazouani : signal ou vrai tournant ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Que contient le message remis par Hanana Ould Sidi ? Ni Bamako ni Nouakchott n&rsquo;en ont divulgué le contenu. Mais le geste lui-même est porteur de sens. Le rapprochement entre Nouakchott et l&rsquo;OTAN est vu d&rsquo;un mauvais œil au Mali, qui considère avec suspicion les alliances géostratégiques de ses voisins depuis son propre rapprochement avec la Russie. Envoyer son ministre de la Défense — et non des Affaires étrangères — à Bamako est une démarche résolument sécuritaire, militaire, qui adresse un message à l&rsquo;état-major autant qu&rsquo;à la présidence. C&rsquo;est dire : nous sommes conscients des enjeux, nous voulons parler d&rsquo;égal à égal sur le terrain de la défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le général Goïta a chargé son hôte de transmettre «&nbsp;<em>ses salutations fraternelles et ses vœux de succès&nbsp;</em>» au président Ghazouani. Des mots convenus, mais dans le contexte actuel, la convenance elle-même est un message. La guerre contre le JNIM se joue aussi sur les frontières — et une frontière de 2 000 kilomètres est difficile à sécuriser sans une véritable coopération avec des voisins. Les deux pays le savent. La question est de savoir si cette visite marque le début d&rsquo;une coopération sécuritaire substantielle, ou simplement une trêve diplomatique avant le prochain incident.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Foullah D. Massé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-mauritanie-assimi-goita-et-ghazouani-amorcent-ils-un-rapprochement-securitaire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22844</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Terrorisme au Sahel : le Mali déploie une stratégie globale pour couper les réseaux logistiques</title>
		<link>https://saheltribune.com/terrorisme-au-sahel-le-mali-deploie-une-strategie-globale-pour-couper-les-reseaux-logistiques/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/terrorisme-au-sahel-le-mali-deploie-une-strategie-globale-pour-couper-les-reseaux-logistiques/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[contrôle territorial]]></category>
		<category><![CDATA[fama]]></category>
		<category><![CDATA[immatriculation motos]]></category>
		<category><![CDATA[JNIM]]></category>
		<category><![CDATA[lutte antiterroriste]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[motos]]></category>
		<category><![CDATA[Sadio Camara]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Transition malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Tresor Pay]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22839</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Après les attaques du 25 avril 2026, le Mali lance une vaste opération d’immatriculation des motos. Une mesure au cœur de la nouvelle stratégie sécuritaire des autorités pour lutter contre les groupes armés et renforcer le contrôle du territoire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ce lundi 15 juin, le Mali lance une opération spéciale d&rsquo;immatriculation des deux et trois-roues sur tout le territoire. Derrière la logique administrative se cache une doctrine contre-insurrectionnelle cohérente, assumée et nécessaire. Après la mort au combat du général Sadio Camara, le 25 avril dernier, Assimi Goïta et ses équipes ont décidé de changer d&rsquo;échelle dans la guerre contre le terrorisme. La moto en est l&rsquo;un des fronts.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut avoir traversé le Centre ou le Sud du Mali à moto pour comprendre ce que ces engins représentent dans la géographie terroriste sahélienne. La moto n&rsquo;est pas seulement un moyen de transport. Elle est l&rsquo;infrastructure invisible du JNIM : rapide, discrète, facile à dissimuler, capable de se fondre dans le flot de milliers de deux-roues anonymes que personne n&rsquo;identifie, ne suit, ne contrôle. C&rsquo;est à moto que les combattants se déplacent, que les émissaires transmettent les ordres, que les attaques sont préparées et les victimes choisies. C&rsquo;est à moto que le 25 avril 2026, des groupes terroristes ont frappé de façon simulatnée et corrdonnée plusieurs grandes villes du pays, coûtant la vie au général de corps d&rsquo;armée Sadio Camara, ministre de la Défense et pilier de la Transition malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa mort a changé quelque chose. Pas dans la détermination des autorités maliennes — celle-ci ne datait pas du 25 avril — mais dans l&rsquo;urgence perçue, dans la nécessité de frapper plus fort, plus vite, plus structurellement. Le général Assimi Goïta, qui a lui-même assumé personnellement la gestion de la défense dans les semaines suivant cette perte, a accéléré la mise en œuvre d&rsquo;une doctrine contre-insurrectionnelle dont plusieurs décisions récentes constituent les pièces d&rsquo;un même puzzle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Trois mesures, une seule logique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le puzzle en question se compose de trois pièces articulées. La première : l&rsquo;arrêté interministériel du 3 juin 2026, signé par cinq ministères, suspendant pour un an l&rsquo;importation, le transit, la commercialisation et la distribution des motocyclettes de cylindrée égale ou supérieure à 125 cm³ — les «&nbsp;<em>gros cylindres</em>&nbsp;» plébiscités par les combattants terroristes pour leur puissance et leur autonomie. Ces engins, qui peuvent couvrir des centaines de kilomètres sur des pistes sans ravitaillement, sont devenus la colonne vertébrale logistique des groupes armés dans le Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième pièce : la création, par arrêté interministériel du 3 juin 2026, de trente-cinq zones d&rsquo;intérêt militaire au sein de forêts classées, réserves naturelles et espaces protégés — parmi lesquelles les forêts de Faya, Soussan, Kangaba ou encore le Parc national de la Boucle du Baoulé. Baptisée opération «&nbsp;<em>Dougoukoloko</em>&nbsp;», cette mesure remplace le précédent dispositif «&nbsp;<em>Maliko</em>&nbsp;» de décembre 2023 et étend significativement le périmètre sous contrôle militaire, principalement dans les régions du centre, du sud et de l&rsquo;ouest du pays. Tout accès à ces zones est désormais soumis à autorisation préalable d&rsquo;une autorité militaire relevant de l&rsquo;état-major général des Armées, qui est parallèlement autorisé à y conduire des opérations contre toute cible identifiée. La logique est celle-là même qui sous-tend l&rsquo;ensemble du dispositif : priver les groupes armés du JNIM de leurs bases de repli, de leurs corridors de transit et de leurs capacités logistiques dans des espaces forestiers peu contrôlés qui constituent, dans l&rsquo;ensemble du Sahel, le terrain favori des insurgés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième pièce — la plus structurelle — entre en vigueur ce lundi 15 juin : l&rsquo;opération spéciale d&rsquo;immatriculation des motos et tricycles, lancée par le ministère des Transports et des Infrastructures sur l&rsquo;ensemble du territoire national. Vingt-huit centres répartis dans presque toutes les régions du pays ouvrent leurs portes aux propriétaires de deux et trois-roues non immatriculés, qui disposent d&rsquo;un délai pour se mettre en règle moyennant 12 000 francs CFA — tarif unique, réglable exclusivement via Tresor Pay, la plateforme électronique du Trésor public.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Identifier pour neutraliser</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La logique est simple et implacable : on ne peut pas contrôler ce qu&rsquo;on ne connaît pas. Tant que des dizaines de milliers de motos circulent sans immatriculation sur le territoire malien, elles constituent autant d&rsquo;angles morts dans le renseignement sécuritaire. Une plaque d&rsquo;immatriculation, c&rsquo;est une trace, un dossier, un propriétaire identifiable, un historique de passage aux points de contrôle. C&rsquo;est précisément ce que les groupes armés cherchent à éviter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette opération est d&rsquo;autant plus pertinente qu&rsquo;elle s&rsquo;applique à tous les engins, quel que soit leur cylindrée — y compris les petites motos utilisées par la très grande majorité des Maliens pour leurs déplacements quotidiens. Elle ne pénalise pas une catégorie d&rsquo;usagers : elle crée un registre national, une cartographie des engins en circulation. À terme, couplée aux points de contrôle et aux systèmes de surveillance, elle permettra d&rsquo;identifier rapidement tout engin non immatriculé comme une anomalie potentiellement suspecte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La moto sans plaque, c&rsquo;est le terroriste sans visage. L&rsquo;immatriculation, c&rsquo;est l&rsquo;État qui recouvre la vue.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un Etat qui reprend l&rsquo;initiative</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe, dans l&rsquo;ensemble de ce dispositif, c&rsquo;est sa cohérence. On n&rsquo;est pas face à des mesures prises dans l&rsquo;urgence ou sous le coup de l&rsquo;émotion après la mort du général Camara. On est face à une doctrine structurée, déployée progressivement : interdire les gros cylindres à l&rsquo;importation, restreindre la circulation dans les zones sensibles, immatriculer l&rsquo;ensemble du parc existant. Chacune de ces mesures renforce les autres. L&rsquo;interdiction des 125 cm³ et plus réduit le potentiel opérationnel futur des groupes armés. Les zones militaires perturbent leurs déplacements actuels. L&rsquo;immatriculation donne aux forces de sécurité les moyens d&rsquo;identifier les engins suspects en temps réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paiement exclusivement numérique via Tresor Pay n&rsquo;est pas un détail anecdotique : il crée une traçabilité financière et administrative de l&rsquo;opération, prévient les détournements et les faux documents, et s&rsquo;inscrit dans la modernisation numérique de l&rsquo;État que les autorités de la Transition ont engagée depuis plusieurs années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ceux qui douteraient de l&rsquo;efficacité de telles mesures face à des groupes armés déterminés, il faut rappeler une vérité souvent négligée dans les analyses sur le Sahel : le terrorisme prospère dans le vide administratif. Là où l&rsquo;État n&rsquo;identifie pas, ne contrôle pas, ne sait pas — là le groupe armé installe sa loi. En reprenant pied dans la réalité administrative quotidienne de ses citoyens, même par un geste apparemment modeste comme l&rsquo;immatriculation d&rsquo;une moto, l&rsquo;État malien réaffirme une chose fondamentale : il existe, il voit, il agit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est à cette aune qu&rsquo;il faut mesurer l&rsquo;opération spéciale du 15 juin 2026 — non comme une simple campagne administrative, mais comme un acte de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/terrorisme-au-sahel-le-mali-deploie-une-strategie-globale-pour-couper-les-reseaux-logistiques/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22839</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : une frappe de drone élimine un coordinateur terroriste de premier rang du JNIM</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-une-frappe-de-drone-elimine-un-coordinateur-terroriste-de-premier-rang-du-jnim/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-une-frappe-de-drone-elimine-un-coordinateur-terroriste-de-premier-rang-du-jnim/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 15:22:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[armée malienne]]></category>
		<category><![CDATA[contre-terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Djenné]]></category>
		<category><![CDATA[Douentza]]></category>
		<category><![CDATA[drone]]></category>
		<category><![CDATA[fama]]></category>
		<category><![CDATA[groupes armés]]></category>
		<category><![CDATA[JNIM]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mopti]]></category>
		<category><![CDATA[neutralisation]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22822</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'armée malienne annonce la neutralisation d'un coordinateur de premier rang du JNIM lors d'une frappe de drone menée près de Djenné. Une opération qui illustre la montée en puissance des capacités antiterroristes des FAMa.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;État-Major général des Armées maliennes a annoncé ce 14 juin la neutralisation, lors d&rsquo;une opération conduite le 3 juin 2026, d&rsquo;un chef terroriste identifié comme l&rsquo;un des coordinateurs régionaux du Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (JNIM). Un succès opérationnel qui illustre la montée en puissance des Forces armées maliennes dans la guerre contre les groupes armés terroristes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un coup dur porté au cœur du dispositif terroriste dans le Centre et le Sud du Mali. Le 3 juin 2026, à Mougnan, localité située à environ 45 kilomètres à l&rsquo;ouest de Djenné, les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené une frappe de drone précise et ciblée qui a abouti à la neutralisation d&rsquo;un individu connu sous trois alias : Oumar Kéréna, Farouk et Housseini Mawdo. L&rsquo;annonce officielle, formulée par l&rsquo;État-Major général des Armées dans un communiqué daté de Bamako ce 14 juin, ne laisse aucun doute sur l&rsquo;importance de la cible : il s&rsquo;agissait d&rsquo;un «&nbsp;<em>chef terroriste de premier plan</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Originaire de Tébi, dans la commune de Kéréna, cercle de Douentza — une zone du centre du pays longtemps disputée entre les forces gouvernementales et les groupes armés —, cet individu avait construit une trajectoire ascendante au sein de l&rsquo;appareil terroriste sahélien. Il avait débuté au sein du Mouvement pour l&rsquo;unicité et le jihad en Afrique de l&rsquo;Ouest (MUJAO), l&rsquo;une des organisations qui a contribué à l&rsquo;occupation du Nord-Mali en 2012, avant de gravir progressivement les échelons du commandement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un coordinateur régional aux ramifications transfrontalières</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui distingue la cible neutralisée le 3 juin, c&rsquo;est l&rsquo;étendue de ses responsabilités opérationnelles. L&rsquo;individu avait successivement exercé les fonctions de chef de zone à Serma — secteur stratégique dans la région de Mopti — puis accédé au rang de coordinateur des activités terroristes sur plusieurs théâtres d&rsquo;opérations. Son périmètre de responsabilité couvrait les régions maliennes de Sikasso et de Koutiala, ainsi qu&rsquo;une partie du Burkina Faso voisin. Cette dimension transfrontalière est particulièrement significative : elle montre que les FAMa ne se contentent plus de réagir aux menaces localisées, mais s&rsquo;attaquent aux nœuds de commandement qui alimentent l&rsquo;instabilité à l&rsquo;échelle sous-régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par son positionnement au carrefour de plusieurs zones d&rsquo;opérations et son rôle dans la structuration des réseaux armés du JNIM, cet individu représentait une cible dite de «&nbsp;<em>haute importance&nbsp;</em>». Sa neutralisation perturbe mécaniquement les chaînes de commandement et les circuits logistiques qu&rsquo;il supervisait, dans des régions — Sikasso et Koutiala — qui constituaient jusqu&rsquo;ici des zones relativement préservées des attaques les plus meurtrières, mais que les groupes armés cherchaient à investir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les groupes armés terroristes continueront d&rsquo;être activement recherchés, identifiés et neutralisés sur l&rsquo;ensemble du territoire national jusqu&rsquo;à leur complète éradication. »,&nbsp;</em>a déclaré l’état-major général des armées maliennes dans son communiqué.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La frappe de drone, nouvel outil de la contre-insurrection malienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La modalité opérationnelle retenue — une frappe de drone «&nbsp;<em>précise et ciblée</em>&nbsp;» — mérite d&rsquo;être soulignée. Elle confirme une évolution profonde de la doctrine des FAMa, qui ont progressivement intégré des capacités aériennes de renseignement et de frappe permettant de localiser et d&rsquo;éliminer des cibles mobiles dans des zones difficiles d&rsquo;accès. Ce type d&rsquo;opération, longtemps l&rsquo;apanage de puissances dotées de moyens technologiques avancés, s&rsquo;est généralisé dans les armées africaines engagées contre les groupes terroristes au Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les FAMa, c&rsquo;est aussi la démonstration d&rsquo;une chaîne de renseignement opérationnel qui fonctionne : localiser un individu se déplaçant sous plusieurs alias, dans une zone rurale isolée, à 45 kilomètres de Djenné, suppose un travail de collecte et de fusion du renseignement humain et technique de plusieurs semaines, sinon plusieurs mois. La précision de la frappe, soulignée dans le communiqué, renforce ce message.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un signal politique autant que militaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la dimension purement opérationnelle, l&rsquo;annonce faite ce 14 juin porte également une signification politique. En communiquant publiquement et avec détail — nom, alias, origine géographique, fonctions occupées, zone d&rsquo;opérations — sur la neutralisation de cette cible, l&rsquo;État-Major général des Armées envoie plusieurs messages simultanément. Aux populations des régions concernées d&rsquo;abord, pour lesquelles la présence terroriste représente une menace quotidienne et dont l&rsquo;adhésion à l&rsquo;effort de guerre reste un enjeu crucial. Aux partenaires régionaux et internationaux ensuite, pour démontrer les capacités croissantes des FAMa. Et aux groupes armés eux-mêmes, enfin, dont aucun cadre — quel que soit son niveau dans la hiérarchie — n&rsquo;est désormais à l&rsquo;abri d&rsquo;une frappe ciblée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de la Transition font de la lutte contre le terrorisme une cause nationale, portée par l&rsquo;ensemble de la société malienne, et non le seul fardeau d&rsquo;une armée isolée face à l&rsquo;adversité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-une-frappe-de-drone-elimine-un-coordinateur-terroriste-de-premier-rang-du-jnim/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22822</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : deux morts à un checkpoint de Bamako dans un contexte de haute tension sécuritaire</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-deux-morts-a-un-checkpoint-de-bamako-dans-un-contexte-de-haute-tension-securitaire/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-deux-morts-a-un-checkpoint-de-bamako-dans-un-contexte-de-haute-tension-securitaire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 14:10:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[armée malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[attentats]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[checkpoint]]></category>
		<category><![CDATA[fama]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22558</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, deux jeunes hommes ont été tués après un refus d’obtempérer à un checkpoint à Bamako. Dans un contexte marqué par les attentats du 25 avril 2026, les autorités renforcent leur dispositif sécuritaire et appellent la population à la vigilance.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un Mali toujours marqué par une forte pression sécuritaire depuis les attentats du 25 avril 2026, les autorités militaires ont annoncé jeudi 28 mai 2026 la mort de deux jeunes hommes après un refus d’obtempérer à un poste de contrôle à Bamako. L’état-major général des armées affirme que les forces de sécurité ont agi dans le cadre des procédures de protection mises en place dans la capitale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un communiqué diffusé par les Forces armées maliennes (FAMa), l’incident s’est produit vers 5 h 30, aux abords de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM), dans un secteur hautement sensible de la capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après l’armée, «&nbsp;<em>un binôme à moto venant du côté du pont des Martyrs a forcé un premier checkpoint devant l’ORTM</em>». Les deux occupants ont ensuite ignoré les tirs de sommation effectués au niveau d’un second poste de contrôle. «&nbsp;<em>Des tirs de sauvegarde des agents en poste ont été conduits&nbsp;</em>», précise le communiqué. Les deux jeunes hommes, grièvement blessés, ont été transportés à l’hôpital mais n’ont pas survécu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enquêtes ont été ouvertes afin de déterminer les circonstances exactes de l’incident.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une capitale sous haute vigilance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les attaques coordonnées du 25 avril 2026, qui avaient visé Bamako, Kati et certaines régions du pays, et conduit à la mort du ministre de la Défense Sadio Camara, les autorités de transition ont considérablement renforcé le dispositif sécuritaire dans la capitale. Ces attentats terroristes avaient coordonnées par ces groupes terroristes avec le soutien de sponsors étatiques étrangers ainsi que d’acteurs internes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la foulée, les FAMa, appuyées par leurs partenaires russes, ont multiplié les contrôles routiers, les opérations de ratissage et les mesures de surveillance dans les zones considérées comme vulnérables. Le pouvoir de transition, dirigé par le général d’armée Assimi Goïta, devenu aussi le ministre de la Défense et des Anciens combattajnts après la mort de Sadio Camara, défend une doctrine sécuritaire fondée sur la fermeté et la prévention maximale face au «&nbsp;<em>terrorisme multiforme</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités estiment que cette vigilance accrue demeure indispensable dans un contexte où les groupes armés cherchent régulièrement à contourner les dispositifs militaires par des attaques éclairs ou des infiltrations urbaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les autorités appellent à la coopération</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, l’état-major a insisté sur «&nbsp;<em>la nécessité pour tout usager des routes de respecter les points de contrôle, de se soumettre calmement aux contrôles et de ne pas prendre de risque inutile&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ton du message traduit la nervosité persistante des forces de sécurité, confrontées à un environnement où chaque refus d’obtempérer peut être interprété comme une menace potentielle. Depuis plusieurs semaines, les autorités maliennes multiplient les appels à la coopération de la population afin d’éviter tout incident dramatique dans un climat marqué par la vigilance. «&nbsp;<em>L’état-major général des armées rassure la population qu’il mettra tout en œuvre pour créer un climat de quiétude leur permettant de circuler normalement »,&nbsp;</em>ajoute le communiqué.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stratégie sécuritaire assumée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement malien revendique depuis plusieurs mois une stratégie de souveraineté sécuritaire rompant avec l’approche qui prévalait avant le retrait des forces françaises et européennes du pays. Bamako affirme désormais privilégier une réponse nationale, soutenue par une coopération militaire renforcée avec la Russie et les partenaires de l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités de transition, la multiplication des contrôles et des opérations préventives répond à une nécessité existentielle : empêcher les groupes terroristes de reconstituer des réseaux morts et de prévoir des frappes dans les centres urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une capitale encore traumatisée par les violences d’avril, la présence militaire visible et les checkpoints sont devenus le symbole d’un État qui entend rassurer une population éprouvée, tout en démontrant sa détermination à maintenir le contrôle sécuritaire du pays.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’occasion de la célébration de la fête de Tabaski, dans une interview accordée à la presse, le président de la transition a expliqué que le Mali est&nbsp;confronté aux «&nbsp;<em>terrorismes multiformes</em>&nbsp;» : terrorisme médiatique, économique, politique, d&rsquo;État et international. Face à cette menace plurielle, il a appelé tous les Maliens, chacun dans son domaine de compétence, à s&rsquo;unir pour venir à bout de ce fléau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-deux-morts-a-un-checkpoint-de-bamako-dans-un-contexte-de-haute-tension-securitaire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22558</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Attaques du 25 avril : le Conseil de sécurité condamne les actes « lâches » avec fermeté  </title>
		<link>https://saheltribune.com/attaques-du-25-avril-le-conseil-de-securite-condamne-les-actes-laches-avec-fermete/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/attaques-du-25-avril-le-conseil-de-securite-condamne-les-actes-laches-avec-fermete/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[attaques du 25 avril]]></category>
		<category><![CDATA[attaques du 6 mai]]></category>
		<category><![CDATA[attaques terroristes]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[coopération sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[droit international]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></category>
		<category><![CDATA[lutte contre le terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[protection des civils]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité internationale]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité internationale]]></category>
		<category><![CDATA[stabilité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[victimes du terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22408</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Conseil de sécurité de l’ONU condamne avec fermeté les attaques terroristes du 25 avril et du 6 mai au Mali, exprime sa solidarité avec les victimes et appelle à une coopération internationale renforcée contre le terrorisme.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un communiqué officiel, le Conseil de sécurité des Nations Unies a condamné avec la plus grande «&nbsp;fermeté&nbsp;» les attaques terroristes survenues au Mali le 25 avril 2026 ainsi que le 6 mai. Ces actes qualifiés d’odieuses et lâches ont provoqué des pertes en vies humaines ainsi que de nombreux blessés, suscitant une vive inquiétude quant à la stabilité nationale et régionale.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur profonde sympathie aux familles endeuillées. Ils ont adressé leurs condoléances au peuple ainsi qu’aux autorités du Mali, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. Ce message traduit la solidarité internationale face à la douleur des victimes et rappelle l’importance de l’accompagnement moral dans un contexte marqué par l’insécurité.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Solidarité mondiale envers les victimes maliennes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué rappelle que le terrorisme, sous toutes ses formes et manifestations, constitue l’une des menaces les plus graves à la paix ainsi qu’à la sécurité internationale. Les attaques au Mali s’inscrivent dans une dynamique mondiale qui affecte de nombreux pays. La communauté internationale est ainsi appelée à rester vigilante, unie et déterminée pour contrer ce fléau.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est également souligné la nécessité de tenir pour responsables les auteurs, organisateurs, financiers ainsi que les commanditaires de ces actes. La justice doit être saisie afin que ces crimes ne restent pas impunis. Cette exigence reflète la volonté de renforcer l’État de droit tout en dissuadant toute tentative future de déstabilisation par la violence armée.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Responsabilité judiciaire contre les auteurs terroristes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte appelle tous les États à coopérer activement avec les autorités du Mali ainsi que les autres instances compétentes. Cette coopération doit se faire dans le respect du droit international ainsi que des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. L’objectif est de renforcer les capacités de riposte tout en assurant une coordination efficace pour neutraliser les réseaux terroristes.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est réaffirmé que tout acte de terrorisme est criminel ainsi qu’injustifiable, quelles que soient ses motivations, son lieu, sa date ou ses auteurs. Cette position ferme vise à ôter toute légitimité aux discours qui tentent de justifier la violence. Elle rappelle que le terrorisme constitue une violation grave des principes universels de coexistence pacifique ainsi que du respect de la dignité humaine.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Affirmation du caractère criminel du terrorisme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué insiste sur le fait que la lutte contre le terrorisme doit se faire dans le respect de la Charte des Nations Unies ainsi que des obligations internationales. Les membres rappellent l’importance du droit international des droits de l’homme, du droit des réfugiés ainsi que du droit humanitaire. Cette précision souligne que la lutte doit rester conforme aux normes juridiques universelles.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La protection des populations civiles est mise en avant. Les attaques du 25 avril ainsi que du 6 mai ont montré la vulnérabilité des habitants face aux violences. La communauté internationale insiste sur la nécessité de préserver les vies humaines tout en garantissant un environnement sécurisé, en particulier pour les familles directement touchées par ces événements tragiques.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Protection des civils face aux violences</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué traduit aussi la volonté de maintenir une position unie face aux menaces terroristes. En rappelant la gravité des attaques au Mali, les membres soulignent que la lutte contre le terrorisme nécessite une mobilisation collective. Cette unité est essentielle pour renforcer la résilience des États tout en évitant que les groupes armés ne profitent des divisions internationales.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le texte adresse un message de solidarité au Mali ainsi que réaffirme la vigilance de la communauté internationale. Les attaques terroristes du 25 avril ainsi que du 6 mai rappellent que la menace reste active. Les membres appellent à une coopération renforcée ainsi qu’à une détermination commune pour combattre ce fléau, dans le respect du droit ainsi que des valeurs universelles de paix et de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/attaques-du-25-avril-le-conseil-de-securite-condamne-les-actes-laches-avec-fermete/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22408</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Sécurité : les cortèges de mariage interdits dans plusieurs communes maliennes </title>
		<link>https://saheltribune.com/securite-les-corteges-de-mariage-interdits-dans-plusieurs-communes-maliennes/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/securite-les-corteges-de-mariage-interdits-dans-plusieurs-communes-maliennes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Échos d'amour]]></category>
		<category><![CDATA[attaques du 25 avril 2026]]></category>
		<category><![CDATA[collectivités territoriales]]></category>
		<category><![CDATA[cortèges de mariage]]></category>
		<category><![CDATA[crise sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[fama]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance locale]]></category>
		<category><![CDATA[Kadiolo]]></category>
		<category><![CDATA[Kati]]></category>
		<category><![CDATA[Kayes]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mesures sécuritaires]]></category>
		<category><![CDATA[Ordre public]]></category>
		<category><![CDATA[prévention]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22232</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Après les attaques coordonnées du 25 avril 2026, plusieurs communes maliennes, dont Kayes, Kati et Kadiolo, interdisent les cortèges de mariage pour renforcer la sécurité et prévenir les risques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après les attaques coordonnées du 25 avril 2026, plusieurs communes maliennes, dont Kayes, Kati et Kadiolo, interdisent les cortèges de mariage pour renforcer la sécurité et prévenir les risques.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte sécuritaire toujours tendu après les attaques complexes, simultanée et coordonnées du 25 avril 2026 ayant visé plusieurs localités du pays, dont Bamako, Kati, Konna, Gao et Kidal, plusieurs communes maliennes ont décidé de durcir les mesures de sécurité. À Kayes comme à Kadiolo ou à Kati, les autorités locales ont pris des arrêtés interdisant les cortèges de mariage, devenus au fil des années des rassemblements populaires massifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réponse locale à une menace nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Kayes, le maire de la commune urbaine a signé, le 4 mai 2026, une décision formelle interdisant «&nbsp;<em>les cortèges de mariage sur toute l’étendue du territoire communal jusqu’à nouvel ordre, pour des raisons sécuritaires&nbsp;</em>». La mesure encadre toutefois les cérémonies en autorisant un maximum de deux véhicules pour accompagner les mariés, tout en interdisant strictement les engins à deux ou trois roues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même logique à Kadiolo, dans la région de Sikasso, où un arrêté municipal du 29 avril 2026 impose des restrictions similaires. Là encore, les autorités locales mettent en avant la nécessité de prévenir tout risque dans un contexte marqué par la recrudescence des attaques terroristes et la mobilité accrue des groupes armés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des mesures saluées dans un contexte d’urgence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces décisions interviennent dans un climat de vigilance maximale, quelques jours seulement après les attaques complexes, simultanées et coordonnées du 25 avril. Ces événements ont profondément marqué l’opinion publique et révélé la capacité des groupes armés à exploiter les rassemblements et les mouvements urbains pour mener des opérations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’interdiction des cortèges est une mesure de précaution visant à limiter les attroupements, à réduire les risques d’infiltration et à faciliter le travail des forces de sécurité. Si ces restrictions peuvent susciter des frustrations dans une société où les célébrations nuptiales occupent une place importante, elles sont globalement perçues comme un sacrifice nécessaire au nom de la sécurité collective.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Entre contraintes sociales et impératif sécuritaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, les cortèges de mariage ne sont pas de simples déplacements festifs. Ils constituent de véritables manifestations culturelles, souvent marquées par une forte affluence, des déplacements en convoi et une visibilité importante dans l’espace public. Autant de caractéristiques qui, dans un contexte sécuritaire dégradé, peuvent représenter des vulnérabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En encadrant ces pratiques, les autorités communales entendent adapter les usages sociaux aux exigences du moment. Cette approche traduit une forme de gouvernance de proximité, où les collectivités territoriales prennent des initiatives concrètes pour répondre aux défis sécuritaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une généralisation des mesures ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’initiative de Kayes, Kati et de Kadiolo pourrait faire école dans d’autres circonscriptions du pays, notamment dans les zones urbaines et périurbaines jugées sensibles. Déjà, à Kati, des mesures similaires ont été évoquées par les autorités locales, signe d’une coordination progressive des réponses à l’échelle nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique illustre la montée en puissance du rôle des collectivités territoriales dans la gestion de la crise sécuritaire. En complément des actions menées par l’État et les forces armées, ces décisions locales participent à la construction d’un dispositif global de prévention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, en 2024, une mesure similaire avait existé. Les autorités municipales avaient décidé, le 29 août 2024, de limiter à six le nombre de véhicules autorisés dans les cortèges de mariage, une mesure visant à fluidifier la circulation et à renforcer la sécurité routière. Annoncée par le président de la délégation spéciale, Bala Traoré, cette disposition prévoyait des sanctions pénales ou financières en cas de non-respect, tout en privilégiant dans un premier temps la sensibilisation à travers la police municipale.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une décision entre responsabilité et résilience</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En saluant ces mesures, de nombreux observateurs y voient une preuve de responsabilité des autorités locales face à une situation exceptionnelle. Loin d’être anodines, ces décisions traduisent une volonté de protéger les populations tout en préservant l’essentiel : la stabilité et la sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le code du mariage ne prévoit aucunement ces attitudes que l&rsquo;on observe dans les célébrations de mariage. Selon ce document,  les formalités de célébration du mariage prévoient que l’union soit célébrée publiquement devant l’officier d’état civil du lieu de résidence de l’un des futurs époux, après une publication obligatoire effectuée quinze jours à l’avance à leur domicile et au lieu de célébration, par affichage ou tout autre moyen approprié, mentionnant notamment leurs identités, professions, âges et la date du mariage. Durant ce délai, toute personne habilitée peut former opposition en motivant sa demande auprès de l’officier d’état civil, qui la transmet à l’autorité administrative compétente pour décision après consultation des instances locales, sans possibilité de recours. L’opposition doit être examinée dans un délai de quinze jours, après audition des parties concernées. « <em>S’il n’a pas eu d’opposition ou si l’opposition a été rejetée, l’officier de l’état civil procède à la célébration du mariage. La célébration a lieu en présence de deux témoins majeurs.</em> », stipule l&rsquo;article 21 du Code du mariage. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un Mali confronté à des défis multidimensionnels, la gestion des risques passe aussi par l’adaptation des pratiques sociales. Les interdictions de cortèges de mariage, aussi contraignantes soient-elles, s’inscrivent ainsi dans une logique de résilience collective, où chaque acteur — État, collectivités, citoyens — est appelé à contribuer à l’effort de sécurisation du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/securite-les-corteges-de-mariage-interdits-dans-plusieurs-communes-maliennes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22232</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : dialogue, force… et après ? Les angles morts de Tebboune </title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-dialogue-force-et-apres-les-angles-morts-de-tebboune/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-dialogue-force-et-apres-les-angles-morts-de-tebboune/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Accords d’Alger]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[analyse politique]]></category>
		<category><![CDATA[crise au sahel]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue politique]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie algérienne]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique africaine]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[relations Mali-Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22208</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le président algérien Abdelmadjid Tebboune appelle au dialogue au Mali. Une position critiquée pour ses limites face à une crise sahélienne en mutation. Analyse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les déclarations du président algérien&nbsp;Abdelmadjid Tebboune — dans son entretien périodique avec les médias nationaux, diffusées le samedi 2 mai 2026&nbsp;—&nbsp;appelant au dialogue au Mali, relancent un débat ancien sur les voies de sortie de crise au Sahel. Mais à l’heure où le conflit a profondément changé de nature, cette approche, déjà éprouvée, interroge par son absence d’alternative et son décalage avec les réalités sécuritaires actuelles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parler du Mali sans tenir compte de la transformation profonde de sa crise sécuritaire relève aujourd’hui moins de l’analyse que de la récitation. Les propos du président algérien Abdelmadjid Tebboune en sont une illustration frappante : un discours familier, presque immuable, qui continue de privilégier le dialogue comme horizon unique, en dépit des échecs accumulés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, en y regardant de près, cette prise de position n’a rien d’étonnant pour qui sait que l’Algérie a toujours servi de base-arrière pour les groupes armés terroristes opérant au Mali et au sahel. Acculés par les forces armées maliennes ou par la force unifiée AES (FU-AES), ces groupes se réfugient généralement sur le territoire algérien au vu et au su des autorités de la République algérienne démocratique et populaire, qui semblent ignorer la sacralité du voisinage.&nbsp;&nbsp;A chaque fois que la guerre tourne en leur défaveur ou qu’ils sont blessés, les groupes armés terroristes se rendent en Algérie pour se soigner, se réfugier voire se ravitailler. Sûrement que ce pays frontalier a signé des accords gagnant-gagnant avec ces ennemis de son voisin malien ou simplement il sert des intérêts étrangers ou les deux à la fois.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le retour d’une doctrine qui a montré ses limites</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En appelant les autorités maliennes à «&nbsp;<em>discuter avec leur peuple</em>&nbsp;», le chef de l’État algérien s’inscrit dans une tradition diplomatique ancienne. Celle qui a notamment porté les Accords d’Alger, censés stabiliser durablement le pays. Mais une décennie plus tard, le constat est difficile à contourner : ces mécanismes n’ont ni empêché la fragmentation du territoire, ni stoppé l’expansion des groupes armés, encore moins restauré la confiance entre les acteurs nationaux. Continuer à brandir le dialogue comme solution miracle sans en interroger les limites revient à reconduire une approche chaotique avec comme arrière-plan idéologique l’émiettement territorial du Mali, toute cause contraire à la devise nationale&nbsp;: «&nbsp;<em>Un Peuple-Un But-Une Foi.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-il besoin encore de rappeler tous les efforts consentis par le Mali dans le sens du dialogue&nbsp;? Depuis son indépendance en 1960, le Mali a multiplié les accords de paix avec les groupes rebelles, principalement Touaregs du Nord, dans une dynamique récurrente marquée par des cessez-le-feu, suivis toujours de reprises des hostilités. Des premières rébellions aux accords structurants comme ceux de Tamanrasset (1991) et le Pacte national (1992), puis l’accord d’Alger de 2006 et enfin l’Accord pour la paix et la réconciliation de 2015, chaque tentative a cherché à combiner démilitarisation, décentralisation, intégration des ex-combattants et développement local. Toutefois, ces dispositifs ont été suivis par la reprise des hostilités. La rupture officielle de l’Accord d’Alger en 2024, après la reprise des combats dans le nord, illustre l’échec d’un cycle d’accords incapables à instaurer une paix durable au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une lecture incomplète de la crise malienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre problème dans cette déclaration du président algérien est sa propension au réductionnisme. Tebboune ramène tout le problème malien à celui d’une volonté indépendantiste. Or, tout observateur averti ou sincère saura que ce ne sont pas seulement les indépendantistes qui évoluent sur ce territoire puisque la présence du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), ainsi que d’autres groupes terroristes, est signalée. Inutile de souligner à nouveau les largesses de l’Algérie vis-à-vis de ces groupes criminels.&nbsp;&nbsp;Qu’il nous souvienne que c’est cette même Algérie qui avait détruit un drone malien le 1<sup>er</sup>&nbsp;avril 2025 au motif que celui-ci avait violé son espace aérien. La triste vérité est que ce drone, dans le cadre d’une mission de surveillance en territoire malien, était sur le point de neutraliser des chefs terroristes en réunion de coordination.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les attaques du 25 avril dernier, il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que le JNIM et le Front de libération de l’Azawad (FLA) se sont alliés pour s’attaquer à la nation malienne. Dès lors, le FLA ne bascule-t-il pas directement dans le terrorisme&nbsp;? Doit-on continuer à soutenir ce mouvement comme étant animé uniquement d’une volonté indépendantiste&nbsp;ou sécessionniste ? Ce serait de la mauvaise foi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les propos de Abdelmadjid Tebboune reposent sur une hypothèse implicite : la crise malienne serait avant tout politique, et donc soluble dans la négociation. Or, cette grille de lecture est aujourd’hui incomplète voire erronée. Le conflit sahélien s’est transformé en une guerre asymétrique, transfrontalière, où s’entremêlent activités criminelles, «&nbsp;<em>expansion idéologique</em>&nbsp;» manipulations géopolitiques. Dans ce contexte, réduire la réponse à un face-à-face entre pouvoir et «&nbsp;<em>peuple</em>» revient à simplifier à l’excès une réalité autrement plus complexe. Désormais au Mali, ce sont les groupes terroristes, les bandits armés et leurs sponsors internes et externes qui s’emprennent aux intérêts de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ceux qui vont penser que ces accusations ne sont que des théories du complot ou de la propagande militaro-politicienne, qu’ils nous disent alors ce qui bloque le dossier malien aux Nations unies.&nbsp;Le Mali a saisi le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, en août 2022, en vue de présenter les preuves du soutien de la France aux groupes terroristes évoluant sur son territoire, notamment par la fourniture de renseignements et d’équipements. Dans une correspondance datée du 16 août et signée par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, le Mali a sollicité la tenue d’une réunion d’urgence afin d’examiner la situation sécuritaire du pays. Mais rien ne fut fait.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le gouvernement du Mali a annoncé la rupture immédiate de ses relations diplomatiques avec l’Ukraine, invoquant une «&nbsp;<em>implication reconnue et assumée</em>&nbsp;» de Kiev dans les affrontements survenus en fin juillet à Tinzaouatene, dans la région de Kidal, entre les Forces armées maliennes, les rebelles du CSP-DPA et des groupes affiliés à al-Qaïda. Dans un communiqué relayé par le porte-parole du gouvernement, l’actuel Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, les autorités maliennes affirmaient que cette implication avait été mise en évidence par une vidéo publiée par l’ambassade d’Ukraine à Dakar, dans laquelle le responsable du renseignement militaire ukrainien, Andriy Yusov, se félicitait d’avoir fourni des informations aux rebelles avant les combats, tandis que l’ambassadeur Yurii Pyvovarov y exprimait son soutien. La diffusion de cette séquence a conduit les autorités sénégalaises à convoquer l’ambassadeur ukrainien pour lui rappeler ses obligations de retenue et de non-ingérence, avant que la vidéo ne soit retirée des réseaux sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après tout ceci, oserait-on encore parler de théorie du complot ou de propagande&nbsp;? La crise sécuritaire au Mali est créée et entretenue par des acteurs extérieurs avec l’appui d’acteurs intérieurs comme le prouvent les derniers évènements en date du 25 avril. Les investigations du Tribunal militaire de Bamako ont permis d’établir les faits&nbsp;: «&nbsp;<em>Les investigations menées ont permis, à ce stade, d&rsquo;établir un faisceau d&rsquo;éléments solides relatifs à la complicité de certains militaires, militaires radiés ou en instance de radiation des effectifs, notamment leur participation à la planification, à la coordination et à l&rsquo;exécution des attaques sus indiquées avec l&rsquo;implication notoire de certains hommes politiques, dont le Docteur Oumar Mariko.</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai du Procureur de la République près le tribunal militaire de Bamako&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le paradoxe du « ni force ni alternative »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie revendique une ligne constante : ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures du Mali. Une position officiellement irréprochable. Mais dans les faits, son rôle historique de médiateur, son implication dans les processus de paix et sa centralité géographique dans l’espace sahélien en font un acteur incontournable — et donc, de facto, «&nbsp;influent.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément cette ambiguïté qui alimente les interrogations : peut-on être à la fois extérieur au conflit et structurant dans sa gestion ? Cela est difficile.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>La force ne règle pas les problèmes</em>&nbsp;», affirme le président algérien. L’argument est connu, souvent répété, parfois pertinent. Mais il ouvre une contradiction majeure : si l’usage de la force est rejeté, et si le dialogue a montré ses limites, quelle est alors l’alternative stratégique ? Quelle est la troisième voie que préconise le «&nbsp;<em>médiateur algérien</em>&nbsp;». Sur ce point, le discours reste silencieux. Or, dans un environnement aussi instable que le Sahel, l’absence de proposition équivaut à une absence de vision cohérente.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une parole diplomatique en décalage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce décalage est d’autant plus visible que le Mali, comme d’autres pays de la région, a engagé une recomposition de ses alliances et de son appareil sécuritaire. Cette dynamique, qu’on l’approuve ou non, traduit une volonté de rupture avec les schémas antérieurs. Face à cela, la posture algérienne est figée, comme si la crise sahélienne pouvait encore être abordée avec les référentiels d’hier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les déclarations de Abdelmadjid Tebboune s’inscrivent dans une rhétorique prétendument morale : appel à la raison, invocation de la fraternité, mise en garde contre l’extrémisme. Mais dans un contexte de guerre prolongée, la morale ne suffit pas à construire une stratégie. Elle peut éclairer une position, mais elle ne remplace ni l’analyse, ni l’innovation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie reste un acteur majeur du Sahel. Son expérience diplomatique, sa connaissance des dynamiques régionales et son poids politique pourraient constituer des atouts décisifs. Mais encore faudrait-il que cette influence s’accompagne d’un renouvellement de la pensée stratégique. Car à force de répéter les mêmes principes face à une crise qui change de nature, le risque est grand de transformer une position historique en posture d’immobilisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-dialogue-force-et-apres-les-angles-morts-de-tebboune/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22208</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
