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	<title>Archives des Terrorisme au Sahel &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : quand l&#8217;État reprend le terrain — mètre carré par mètre carré, cylindrée par cylindrée</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali renforce sa stratégie de lutte contre le terrorisme avec l’interdiction des motos de plus de 125 cm³ et le classement de 39 forêts en zones militaires. Analyse d’une doctrine de reconquête territoriale visant à priver les groupes armés de leurs sanctuaires et de leurs moyens de mobilité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En vingt-quatre heures, Bamako a interdit les motos de plus de 125 cm³ sur l&rsquo;ensemble du territoire et classé 39 forêts en zones militaires fermées. Deux décisions que les commentateurs pressés lisent comme des restrictions. Ce sont en réalité deux batailles dans une même guerre : celle de la reconquête de la souveraineté territoriale.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre contre le terrorisme sahélien se gagne ou se perd dans les détails logistiques. Les groupes armés terroristes ne sont pas des armées conventionnelles dotées de chars et de pièces d&rsquo;artillerie. Ce sont des réseaux de mobilité légère, d&rsquo;infiltration forestière et de soutien civil contraint. C&rsquo;est exactement ce que les deux arrêtés du 3 juin 2026 s&#8217;emploient à neutraliser, l&rsquo;un en verrouillant les refuges naturels, l&rsquo;autre en coupant l&rsquo;accès aux vecteurs de déplacement rapide. Critiquer ces mesures sans comprendre leur logique opérationnelle, c&rsquo;est lire la guerre avec des lunettes de temps de paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La moto : l&rsquo;arme tactique que personne ne voulait réguler</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de parler de liberté commerciale ou de droits des importateurs, parlons stratégie. Dans tout le Sahel, la moto de forte cylindrée — 125 cm³ et plus — est devenue depuis dix ans l&rsquo;arme tactique de prédilection des groupes armés terroristes. Elle est rapide, silencieuse comparée à un véhicule à moteur, capable de traverser des terrains que les véhicules militaires ne peuvent pas emprunter, facile à dissimuler, simple à entretenir et d&rsquo;acquisition aisée sur les marchés locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les attaques de villages, les assassinats ciblés d&rsquo;élus locaux, les enlèvements, les poses d&rsquo;engins explosifs improvisés sur les pistes : dans l&rsquo;immense majorité des cas documentés au Mali, au Burkina Faso et au Niger, ces actions ont été conduites par des hommes à moto. L&rsquo;armée française, pendant l&rsquo;opération Barkhane, avait <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/docs/RINFANR5L15B2696.raw" target="_blank" rel="noreferrer noopener">identifié ce phénomène dès 2014</a> et tenté, avec des résultats limités, de cartographier les flux d&rsquo;approvisionnement en motocyclettes dans la bande sahélo-saharienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de Bamako d&rsquo;interdire l&rsquo;importation, le transit, la commercialisation et la distribution des motos de 125 cm³ et plus (arrêté interministériel n°2026-1313, signé par cinq ministères) n&rsquo;est pas une mesure économique déguisée. C&rsquo;est une décision de guerre. Elle vise à assécher l&rsquo;approvisionnement en engins de combat légers des groupes armés qui opèrent sur le territoire malien. Le fait qu&rsquo;elle pénalise également des usages civils légitimes — transport rural, artisanat, commerce — est un coût réel, assumé, dans le cadre d&rsquo;une logique de guerre totale contre un ennemi qui se nourrit de la porosité des marchés civils.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les forêts comme théâtres de guerre : la logique de l&rsquo;opération DOUGOUKOLOKO</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le second arrêté — n°2026-1311, signé le même jour sous l&rsquo;égide de six ministères — est encore plus révélateur de l&rsquo;évolution doctrinale de l&rsquo;armée malienne. Trente-neuf forêts et parcs nationaux sont classés «&nbsp;<em>Zones d&rsquo;intérêt militaire d&rsquo;accès interdit à la population civile</em>&nbsp;». L&rsquo;accès y est strictement soumis à l&rsquo;autorisation d&rsquo;une autorité militaire locale, placée sous la responsabilité directe du chef d&rsquo;état-major général des Armées. Seuls les militaires, les forces de sécurité, les Douanes et les Eaux et Forêts peuvent y pénétrer sur ordre de la hiérarchie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce texte abroge et remplace l&rsquo;arrêté de décembre 2023 qui gérait ces mêmes zones sous l&rsquo;égide de l&rsquo;opération «&nbsp;<em>Maliko</em>&nbsp;» avec un régime d&rsquo;accès simplement limité. Le passage d&rsquo;un accès limité à un accès strictement interdit marque un changement de doctrine fondamental : il ne s&rsquo;agit plus de surveiller ces espaces, mais de les vider de toute présence civile pour y conduire des opérations militaires sans risque de dommages collatéraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La géographie des sites concernés dit tout de la stratégie. Les forêts visées couvrent l&rsquo;ensemble du territoire malien, du nord au sud, de l&rsquo;est à l&rsquo;ouest : la forêt de la Faya à Zantiguila, les monts Manding à Faraba, les forêts de Keniebaoulé et Bossofala près de Bamako, le Parc national de la Boucle du Baoulé, la forêt de Wagadou à Nara, les forêts de Faïra à Ségou, de Sossebougou à Macina, de Tangadrin à Goundam. Ce sont les refuges naturels que les groupes armés exploitent depuis des années pour préparer leurs attaques, stocker des armes et se déplacer à l&rsquo;abri des frappes aériennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre asymétrique impose des réponses asymétriques. La liberté de circuler dans une forêt pèse peu face à la liberté de ne pas être massacré dans son village.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La doctrine de la reconquête : une cohérence stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe, dans la lecture conjointe de ces deux arrêtés, c&rsquo;est leur cohérence doctrinale. Les groupes armés terroristes opèrent selon un triptyque bien documenté par les spécialistes du contre-terrorisme : mobilité, sanctuarisation, soutien logistique civil contraint. L&rsquo;arrêté sur les motos s&rsquo;attaque à la mobilité. L&rsquo;opération DOUGOUKOLOKO s&rsquo;attaque à la sanctuarisation. Les deux ensembles commencent à construire ce que les armées appellent un «&nbsp;<em>environnement dégradé</em>&nbsp;» pour l&rsquo;ennemi — un espace dans lequel ses avantages comparatifs sont progressivement érodés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche est cohérente avec l&rsquo;évolution générale de la doctrine contre-insurrectionnelle dans les conflits asymétriques. Des opérations similaires ont été menées en Colombie contre les FARC, en Malaisie lors de l&rsquo;urgence de 1948-1960, aux Philippines contre Abu Sayyaf. Dans chacun de ces cas, la reconquête territoriale est passée par la fermeture administrative des sanctuaires naturels et le contrôle des flux de mobilité des combattants.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Mali fait ce que d&rsquo;autres ont refusé de faire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut le dire clairement : ces décisions ont le mérite d&rsquo;exister. Pendant des années, les gouvernements successifs du Mali — et les partenaires internationaux qui les accompagnaient — ont reculé devant les mesures contraignantes, par peur des réactions de l&rsquo;opinion, des pressions économiques ou des critiques des organisations de défense des droits humains. Résultat : les groupes armés ont prospéré dans les forêts maliennes, se sont équipés sur les marchés maliens, se sont déplacés sur les pistes maliennes avec des motos achetées dans les villes maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement de Transition a décidé de rompre avec cette paralysie. Les arrêtés du 3 juin 2026 sont des actes de gouvernement assumés, signés conjointement par plusieurs ministères, avec des dispositifs de mise en œuvre et de contrôle. Ce n&rsquo;est pas de la communication — c&rsquo;est de la politique. Et cette politique, aussi douloureuse soit-elle pour certains acteurs économiques et certaines communautés rurales, s&rsquo;inscrit dans une logique de reconquête de la souveraineté territoriale qui est la condition première de tout développement futur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali fait la guerre. Pas métaphoriquement. Réellement. Et dans une guerre réelle, les mesures de temps de guerre s&rsquo;appliquent. Ceux qui les critiquent depuis des capitales en paix feraient bien de regarder d&rsquo;abord le prix que paient les populations maliennes pour l&rsquo;absence de ces mesures depuis trop longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Foula D. Massé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Conseil de sécurité, l’AES défend la souveraineté du Sahel et la protection des civils face au terrorisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Conseil de sécurité de l’ONU, la Confédération des États du Sahel (AES) a dénoncé le terrorisme, les ingérences extérieures et la désinformation, tout en réaffirmant sa volonté de protéger les civils et défendre sa souveraineté.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face aux membres du Conseil de sécurité réunis sur la protection des civils dans les conflits armés, la Confédération des États du Sahel a délivré, le 20 mai 2026, un message sans ambiguïté : ses pays sont en guerre, leurs populations souffrent, et ils entendent bien mener ce combat jusqu&rsquo;à la victoire — sans ingérence et sans leçons à recevoir.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des discours qui sonnent faux à la tribune des Nations unies. Celui prononcé le 20 mai 2026 par Issa Konfourou, ambassadeur du Mali et porte-voix de la Confédération des États du Sahel (AES), n&rsquo;était pas de ceux-là. Devant le Conseil de sécurité réuni en séance publique sur la protection des civils dans les conflits armés, le diplomate malien a dit ce que peu osent dire dans cette enceinte : que le Burkina Faso, le Mali et le Niger affrontent depuis plus d&rsquo;une décennie un terrorisme transnational alimenté de l&rsquo;extérieur, que leurs populations civiles en paient le prix au quotidien, et que leurs forces armées se battent, au péril de leur vie, pour y mettre fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un discours de vérité, dans un monde qui préfère souvent les formules diplomatiques au courage politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une guerre imposée, pas choisie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La déclaration de l&rsquo;AES commence par rappeler une réalité que les chancelleries occidentales préfèrent euphémiser : les trois pays du Sahel ne sont pas plongés dans le chaos par incompétence ou mauvaise gouvernance. Ils sont les cibles d&rsquo;un «<em>crime transnational organisé, soutenu par des sponsors étatiques étrangers</em>» — une formulation diplomatique pour désigner ce que les populations sahéliennes vivent comme une guerre par procuration, où des intérêts extérieurs instrumentalisent des groupes armés pour déstabiliser des États souverains qui ont eu l&rsquo;audace de vouloir choisir leurs propres partenaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les faits sont là, implacables. Les groupes terroristes qui opèrent dans le Sahel ciblent délibérément les civils : femmes et enfants assassinés, villages pillés, mosquées profanées, écoles et centres de santé détruits, récoltes brûlées, troupeaux volés, routes coupées. C&rsquo;est cette réalité brutale que l&rsquo;ambassadeur Konfourou a portée devant le Conseil de sécurité — non comme un plaidoyer victimaire, mais comme un acte d&rsquo;accusation contre ceux qui, par action ou par omission, permettent que cette barbarie continue.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des forces armées qui se sacrifient</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette menace, les États membres de la Confédération AES n&rsquo;ont pas attendu que la communauté internationale veuille bien s&rsquo;en préoccuper. Sous le leadership des Capitaine Ibrahim Traoré, Général Assimi Goïta et Général Abdourahamane Tiani, les forces armées des trois pays ont mutualisé leurs moyens, uni leurs commandements, et engagé leurs soldats sur tous les fronts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ambassadeur Konfourou l&rsquo;a dit avec une fierté sobre : ces hommes et ces femmes «<em>se battent au prix de leur vie, pour garantir à toutes les populations sans distinction aucune, la jouissance de leurs droits humains élémentaires, notamment le droit à la vie.</em>» Ce ne sont pas des mercenaires. Ce ne sont pas des supplétifs de puissances étrangères. Ce sont des fils et des filles du Sahel qui meurent pour leurs compatriotes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 25 avril 2026, lors des attaques coordonnées qui ont frappé simultanément plusieurs villes maliennes, des soldats maliens ont payé de leur vie la défense de leur pays. Le Conseil de sécurité lui-même a condamné ces attaques dans une déclaration à la presse le 15 mai 2026, exprimant «<em>sa compassion et sa solidarité avec le Mali, son peuple et ses autorités»</em>&nbsp;— reconnaissance internationale que l&rsquo;AES a saluée, non sans rappeler qu&rsquo;elle aurait pu venir bien plus tôt.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La désinformation, cinquième colonne du terrorisme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;un des passages les plus forts de la déclaration de l&rsquo;AES concerne la guerre de l&rsquo;information. La Confédération y condamne «<em>fermement tous les narratifs mensongers conçus par certains organes de presse de pays impérialistes, devenus des relais de la propagande terroriste.</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">La formule est dure. Elle est pourtant documentée. Depuis des années, certains médias internationaux relaient des bilans de combats fournis exclusivement par des sources terroristes, donnent une tribune à des groupes armés qui massacrent des civils, et traitent les forces armées sahéliennes avec une suspicion systématique que l&rsquo;on n&rsquo;observe jamais à l&rsquo;égard des armées occidentales dans leurs propres guerres. Ce deux poids deux mesures, les populations du Sahel le ressentent profondément. Il nourrit une méfiance légitime envers une presse internationale qui se présente comme neutre mais dont les angles révèlent des présupposés idéologiques rarement questionnés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;AES demande également que soient taries «<em>les sources de financement du terrorisme, y compris le paiement de rançons pour la libération des otages</em>» — une pique à peine voilée à l&rsquo;égard de certains États européens dont la politique de rachat d&rsquo;otages a, pendant des années, financé les groupes qui terrorisent le Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La souveraineté comme boussole</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui distingue fondamentalement l&rsquo;AES des régimes précédents, c&rsquo;est sa détermination à exercer une souveraineté pleine et entière. Pendant des décennies, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont vu défiler des forces étrangères sur leur sol, accepté des conditionnalités politiques humiliantes, et subi les conséquences d&rsquo;une architecture sécuritaire internationale qui n&rsquo;a pas réussi à endiguer la progression du terrorisme. Le résultat est connu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nouvelles autorités ont choisi une autre voie : la mutualisation de leurs forces dans le cadre de la Confédération AES, une diplomatie indépendante qui refuse l&rsquo;alignement automatique, et des partenariats choisis sur la base de l&rsquo;intérêt national. C&rsquo;est ce que l&rsquo;ambassadeur Konfourou a rappelé à New York en citant les Capitaine Traoré, Général Goïta et Général Tiani — trois chefs d&rsquo;État qui ont décidé «<em>en toute souveraineté, de mutualiser les efforts des trois pays dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette souveraineté, la Confédération l&rsquo;assume également devant le Conseil de sécurité en dénonçant «<em>l&rsquo;agenda subversif de certains États membres de l&rsquo;ONU, dont l&rsquo;objectif ultime est d&rsquo;imposer à nouveau leur hégémonie dans nos pays.»</em>&nbsp;Une mise en accusation qui aurait été impensable voilà dix ans, tant les États sahéliens étaient sous tutelle. Elle traduit aujourd&rsquo;hui une rupture que de nombreux observateurs africains jugent salutaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un hommage aux victimes, une promesse aux vivants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La déclaration de l&rsquo;AES s&rsquo;est conclue par un hommage solennel à «<em>toutes les victimes du terrorisme, sahéliennes comme étrangères, civiles comme militaires</em>», avec une pensée particulière pour les victimes des attaques du 25 avril 2026 au Mali. Et par une réaffirmation de l&rsquo;engagement des trois États à protéger leurs populations «<em>en toute circonstance et dans le respect des engagements internationaux, en particulier dans le domaine des droits de l&rsquo;homme et du droit international humanitaire.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est cet engagement — pas les leçons venues de loin, pas les conditionnalités imposées de l&rsquo;extérieur — qui constitue le socle sur lequel les peuples du Sahel peuvent aujourd&rsquo;hui reconstruire l&rsquo;espoir d&rsquo;un avenir sans terrorisme. La Confédération des États du Sahel n&rsquo;est pas parfaite. Aucun État ne l&rsquo;est. Mais elle est debout. Et elle se bat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Kidal : l&#8217;Africa Corps dénonce des viols et des manipulations par des séparatistes </title>
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		<pubDate>Sun, 17 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>L’Africa Corps accuse des combattants du Front de libération de l’Azawad de violences sexuelles à Kidal et dénonce une stratégie visant à faire porter ces crimes aux forces armées maliennes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le bras armé russe au Mali affirme détenir des témoignages faisant état d&rsquo;agressions sexuelles commises par des combattants du Front de libération de l&rsquo;Azawad, et dénonce une stratégie de désinformation ciblant les forces armées maliennes.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Africa Corps, unité dépendant du ministère russe de la Défense et déployée au Mali, a publié sur les réseaux sociaux un communiqué accusant des combattants séparatistes du Front de libération de l&rsquo;Azawad (FLA) de viols commis sur de jeunes filles à Kidal. Cette déclaration s&rsquo;accompagne de vidéos montrant des dirigeants du groupe s&rsquo;adressant à leurs hommes en tamasheq, langue touarègue de la région, rapporte l’agence russe&nbsp;<em>African initiative</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;après l&rsquo;Africa Corps, les images publiées montrent des responsables séparatistes réprimandant explicitement leurs combattants pour des actes de violence sexuelle à l&rsquo;encontre de civils. Le communiqué cite également des vidéos diffusées par des internautes maliens sur les réseaux sociaux, dans lesquelles apparaissent des jeunes filles en larmes, sans que leur identité ou le contexte précis soient établis de manière indépendante.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stratégie de manipulation politique&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« C&rsquo;est ainsi que le « nouveau pouvoir » cherche à se donner une légitimité. »</em>, indique Africa Corps, dans un communiqué officiel.&nbsp;Au-delà des accusations de violences, l&rsquo;Africa Corps avance une thèse plus large : les séparatistes du FLA, qui ont conclu une alliance avec le Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (JNIM), branche sahélienne d&rsquo;Al-Qaïda, chercheraient délibérément à commettre des crimes de guerre pour les attribuer aux forces armées maliennes (FAMa). Cette stratégie de manipulation viserait à discréditer le gouvernement de transition et ses partenaires militaires russes aux yeux de la population et de la communauté internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Africa Corps évoque notamment la diffusion récente d&rsquo;informations faisant état de&nbsp;<em>« fosses charniers à Kidal&nbsp;</em>», qu&rsquo;elle qualifie d&rsquo;intox orchestrée dans ce cadre. Cette contre-narration intervient alors que la situation sécuritaire dans le nord du Mali reste extrêmement tendue depuis la reprise de Kidal par l’armée malienne en novembre 2023, après une décennie de contrôle séparatiste, et après les événements du 25 avril 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mai 2026, le ministre malien de l&rsquo;Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Bouréma Kansaye, a démenti auprès de&nbsp;<em>l&rsquo;African Initiative</em>&nbsp;les informations de médias occidentaux évoquant un prétendu «&nbsp;<em>blocus de Bamako</em>». Il a attribué la diffusion de ces allégations aux médias français, s&rsquo;inscrivant dans une rhétorique de plus en plus affirmée des autorités maliennes contre la presse francophone.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le discours Macron ou l&#8217;art de renverser les responsabilités</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 21:05:03 +0000</pubDate>
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<p>Au sommet Africa Forward à Nairobi, Emmanuel Macron a affirmé que le Mali aurait demandé le départ des forces françaises parce qu’il ne voulait plus « se battre contre le terrorisme ». Une déclaration qui renverse les responsabilités et occulte le bilan sécuritaire des opérations militaires françaises au Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au sommet <em>Africa Forward</em> à Nairobi, Emmanuel Macron a affirmé que le Mali aurait demandé le départ des forces françaises parce qu’il ne voulait plus « se battre contre le terrorisme ». Une déclaration qui renverse les responsabilités et occulte le bilan sécuritaire des opérations militaires françaises au Sahel. Dans cette tribune, <strong>Oumarou Fomba</strong> démonte les ressorts d’un récit politique qui cherche à transformer un échec stratégique en faute du partenaire africain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Emmanuel Macron, dans une déclaration récente à Nairobi, a affirmé que si le Mali a demandé le départ des forces françaises, c&rsquo;est parce que le pays «&nbsp;<em>ne voulait plus se battre contre le terrorisme&nbsp;</em>». Cette formule, assénée avec la désinvolture d&rsquo;un «&nbsp;<em>no offense</em>&nbsp;», mérite d&rsquo;être soumise à l&rsquo;épreuve des faits. Car derrière la rhétorique de la rupture se cache une réalité que le président français s&#8217;emploie méthodiquement à occulter : dix ans de présence militaire française au Mali se sont soldés par un échec sécuritaire patent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La rhétorique de l&rsquo;auto-justification</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le propos central de Macron —&nbsp;<em>« Vous ne voulez plus de la France parce que vous ne voulez plus vous battre contre le terrorisme »</em>&nbsp;— est une reformulation fallacieuse. Les autorités maliennes de la transition n&rsquo;ont pas expulsé la France pour cesser de combattre le terrorisme. Elle a exigé le respect de ses principes de souveraineté, de non ingérences politiques françaises, et surtout le bilan cuisant de dix ans d&rsquo;opérations militaires. Ne voulant pas accepté ces conditions, la France a annoncé unilatéralement son départ. Lorsqu’elle voulaient tenter de faire demi-tour, les autorités maliennes s’étaient déjà braqués. Attribuer ce départ à une dérobade malienne, c&rsquo;est inverser les responsabilités pour masquer une défaite stratégique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="806" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-1024x806.png" alt="Bilan de la présence française au Mali" class="wp-image-22349" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-1024x806.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-300x236.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-768x604.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-1170x921.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-585x460.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-600x472.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali.png 1484w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Bilan de la présence française au Mali. ©Graphique généré à l&rsquo;aide de l&rsquo;IA. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette inversion est une figure rhétorique classique : transformer l&rsquo;échec du dominant en faute du dominé. Ce n&rsquo;est pas le Mali qui a failli — c&rsquo;est la stratégie militaire française qui s&rsquo;est révélée structurellement inadaptée à la nature du conflit sahélien.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;aveu masqué : la France n&rsquo;a pas réussi</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Macron reconnaît lui-même que «&nbsp;<em>l&rsquo;actualité montre que ce n&rsquo;était sans doute pas la meilleure décision que les putschistes maliens avaient prise pour leur pays</em>&nbsp;». C&rsquo;est une lecture intéressée : elle laisse entendre que le Mali se porte mal&nbsp;<em>à cause</em>du départ français, en occultant soigneusement que le Mali se portait déjà mal&nbsp;<em>malgré</em>&nbsp;la présence française. Le terrorisme au Sahel a explosé sous Barkhane, non après.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données sont implacables. Selon l&rsquo;ACLED (Armed Conflict Location and Event Data Project), les attaques jihadistes au Sahel ont été multipliées par sept entre 2016 et 2021 — en plein déploiement de l&rsquo;opération Barkhane, forte de 5 000 à 9 000 soldats. Le pic des violences a coïncidé avec le pic du dispositif militaire français. Ce seul fait devrait suffire à invalider le récit de Macron.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le mythe de la rupture de 2017</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Affirmer que «&nbsp;<em>depuis 2017, c&rsquo;est terminé</em>&nbsp;» l&rsquo;époque du pré-carré est une fiction narrative soigneusement entretenue. Passé ce discours de rupture, qu&rsquo;a changé concrètement la France en Afrique ? Elle a maintenu ses bases militaires, ses accords de défense asymétriques, le mécanisme de la zone franc sous contrôle indirect du Trésor français, et ses réseaux diplomatiques actifs. Aucune rupture structurelle n&rsquo;a eu lieu. Seulement un changement de registre communicationnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prétendre avoir rompu avec le passé tout en maintenant exactement les mêmes structures, c&rsquo;est substituer au néocolonialisme d&rsquo;action un néocolonialisme de discours. La forme change ; le fond demeure.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un bilan militaire que Macron passe sous silence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le point cardinal que le président français s&#8217;emploie à ignorer. Depuis l&rsquo;opération Serval (2013) jusqu&rsquo;au retrait de Barkhane (2022), neuf ans de présence militaire française n&rsquo;ont pas permis de neutraliser durablement les groupes armés — GSIM, JNIM, EIGS —, de sécuriser le territoire hors des grandes agglomérations, ni d&rsquo;enrayer la diffusion du terrorisme vers le Burkina Faso et le Niger. La menace s&rsquo;est étendue, les violences se sont intensifiées, et les institutions maliennes se sont fragilisées davantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réalité n&rsquo;est pas nouvelle. Elle s&rsquo;inscrit dans un continuum historique que Macron occulte également : depuis l&rsquo;indépendance du Mali en 1960, la France n&rsquo;a jamais cessé d&rsquo;être présente — militairement, diplomatiquement, économiquement. Et cette présence n&rsquo;a jamais empêché les crises de se succéder. La rébellion touarègue de 1990–1996, celle de 2006–2009, le coup d&rsquo;État de 2012, la progression du MNLA : toutes ces crises ont eu lieu&nbsp;<em>sous</em>&nbsp;présence française, pas en son absence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question s&rsquo;impose donc avec une clarté gênante : si la présence française était la condition de la stabilité, comment expliquer soixante ans d&rsquo;instabilité répétée ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La décolonisation du récit</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours de Macron illustre parfaitement ce que l&rsquo;on pourrait appeler la rhétorique postcoloniale de dénégation. Elle fonctionne en trois temps : affirmer la rupture avec le passé (<em>« depuis 2017 c&rsquo;est terminé »</em>), se présenter comme partenaire équitable (<em>« je crois à un partenariat équilibré »</em>), puis attribuer aux dirigeants africains la responsabilité des échecs structurellement produits par la politique française elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La demande de départ du Mali n&rsquo;est pas un refus de combattre le terrorisme. C&rsquo;est le rejet d&rsquo;une présence militaire étrangère qui a démontré, sur une décennie, son incapacité à résoudre le problème qu&rsquo;elle prétendait traiter — tout en aggravant les ressentiments populaires et en affaiblissant la légitimité des États hôtes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que le Mali souffre aujourd&rsquo;hui, personne ne le nie. Mais imputer cette souffrance au seul départ français, c&rsquo;est refuser de voir que cette souffrance existait avant, pendant, et indépendamment de la présence française. C&rsquo;est, en définitive, continuer à penser l&rsquo;Afrique comme un objet de politique étrangère plutôt que comme un sujet de son propre destin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Kati, symbole d’une guerre qui ne se joue plus seulement sur le terrain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 08:02:19 +0000</pubDate>
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<p>Après les attaques du 25 avril 2026, Kati devient le symbole de la résilience du Mali face à un terrorisme en mutation et à une guerre désormais centrée sur les perceptions.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après les attaques du 25 avril 2026, Kati devient le symbole de la résilience du Mali face à un terrorisme en mutation et à une guerre désormais centrée sur les perceptions.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’histoire récente du Sahel, certains lieux et certaines dates dépassent leur simple réalité géographique. Ils deviennent des points de&nbsp;convergence&nbsp;où les tensions se cristallisent et où les fragilités de l’État apparaissent au grand jour. Kati, cœur du dispositif militaire malien, en est une illustration.&nbsp;Le mois d’avril également<strong>.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>De 2012 à 2026 : une crise qui change de nature</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avril 2012 avait révélé une crise interne de l’État, marquée par des fractures au sein de l’appareil militaire et politique. L’autorité avait vacillé, sans pour autant s’effondrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026, la menace est d’une autre nature. Elle émane d’une violence terroriste diffuse et asymétrique. Les attaques du 25 avril ne relèvent pas d’un simple coup tactique : elles traduisent une mutation stratégique. Le terrorisme ne se limite plus aux périphéries ; il cible désormais les centres névralgiques du pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une attaque contre le symbole de l’État</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En frappant Kati, les assaillants ne visent pas seulement une base militaire. Ils s’attaquent à un symbole : la continuité de l’État malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, s’inscrit dans cette logique. Elle dépasse la perte militaire pour devenir un événement structurant dans la dynamique des conflits sahéliens, où la guerre se joue autant dans les esprits que sur le terrain.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Donner sens au choc : entre mémoire et résilience</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’émotion, un discours s’est structuré autour du sacrifice, du devoir et de l’honneur. Dans un pays marqué par une forte tradition militaire, cette lecture n’est pas anodine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La société ne subit pas le choc : elle lui donne un sens. Dans le contexte sahélien, la mort devient un point de bascule, transformant une perte individuelle en mémoire collective et en exigence partagée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une guerre au-delà du militaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le rappelait Sadio Camara, l’adversaire n’est pas uniquement militaire. Autour des groupes armés gravitent des acteurs d’influence, des opportunistes et des relais qui alimentent les fractures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la réponse ne peut être exclusivement sécuritaire. Elle doit aussi être sociale et morale, ancrée dans les valeurs du malidenya, fondement de la cohésion nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La bataille décisive : celle des perceptions</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les guerres sahéliennes contemporaines, l’enjeu central est une bataille des perceptions. L’adversaire cherche à installer l’idée d’un effondrement inévitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, une autre réalité s’impose : l’État tient parce que certains tiennent. Dans ces moments critiques, l’armée agit comme une ligne de continuité, préservant l’État sans se substituer au politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une transition à l’épreuve de l’histoire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La disparition de Sadio Camara révèle à la fois la vulnérabilité et la résilience de l’État malien. Elle rappelle une vérité essentielle : les États ne disparaissent pas seulement sous les coups de l’ennemi, mais lorsque leurs sociétés renoncent à faire face.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, le président de la Transition, Assimi Goïta, a repris les rênes du ministère de la Défense après les funérailles du 30 avril 2026, dans un moment charnière pour l’avenir du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Obsèques nationales : le Mali rend hommage à un pilier de sa stratégie sécuritaire </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 15:10:50 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali rend hommage, à travers des obsèques nationales, au général Sadio Camara, mort lors des attaques du 25 avril 2026.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a des morts qui dépassent le deuil. Celle du Général d’armée Sadio Camara appartient à cette catégorie rare où la disparition d’un homme devient un moment politique, presque un tournant historique. Le 30 avril 2026, sur la place d’armes du génie militaire de Bamako, la République malienne n’a pas seulement enterré un ministre de la Défense tombé sous les balles terroristes. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cérémonial militaire, tout était là : la marche funèbre, le drapeau national, la sonnerie aux morts, les hommages officiels. Mais derrière le protocole, une autre réalité affleurait : celle d’un pays en guerre contre une menace diffuse, persistante, et profondément politique. Car Sadio Camara n’était pas qu’un soldat. Il était l’un des visages les plus assumés de la refondation sécuritaire engagée par les autorités de transition.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un parcours marqué d’engagement&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sa trajectoire, longuement rappelée dans les témoignages de ses compagnons d’armes, dessine le portrait d’un officier forgé dans les fractures du Mali contemporain. Formé à l’École militaire interarmes de Koulikoro, passé par plusieurs théâtres d’opérations, il appartient à cette génération marquée au fer rouge par l’effondrement de 2012. Une génération qui a fait de la souveraineté non pas un slogan, mais une obsession.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’écouter — ou plutôt à écouter ceux qui l’ont connu —, une constante revient : la rigueur. Une discipline presque austère, mêlée à une forme d’humilité qui contraste avec le poids des responsabilités qu’il a assumées. Refus de privilèges, engagement personnel, proximité avec ses hommes. Autant d’éléments qui nourrissent aujourd’hui une figure quasi mythifiée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Obsèques nationales : le Mali rend hommage à un pilier de sa stratégie sécuritaire" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/5ZDDRiJhyMY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il serait trop simple d’en faire un héros sans contradictions. Car l’homme s’inscrivait dans une dynamique politique contestée, celle d’une transition militaire confrontée à des défis immenses : insécurité chronique, recomposition des alliances internationales, tensions régionales. En incarnant la montée en puissance des Forces armées maliennes, Sadio Camara portait aussi les espoirs — et les risques — d’une stratégie centrée sur la réponse sécuritaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le serment collectif de continuer le combat</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sa mort, survenue lors des “<em>attaques complexes, simultanées et coordonnées</em>” du 25 avril, agit dès lors un révélateur. Révélateur des complots persistants contre le Mali. Révélateur aussi de l’appui des sponsors internes et externes aux groupes armés terroristes qui ne souhaitent point l’unité et la paix pour la construction du Mali actuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discours prononcés lors des obsèques ont d’ailleurs dépassé la simple évocation du souvenir. Ils ont pris des allures de serment collectif. Continuer le combat. Ne pas céder. Transformer la perte en énergie politique. Ce glissement du deuil vers la mobilisation est révélateur d’un pays qui refuse de se penser en victime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les témoignages, une image revient avec insistance : celle d’un homme qui «&nbsp;<em>appartenait à tous</em>&nbsp;». À l’armée, bien sûr. Mais aussi à la nation. Et, au-delà, à une certaine idée du Sahel en résistance. La présence de délégations étrangères, notamment du Burkina Faso et du Niger, rappelle que cette guerre dépasse les frontières maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste une question, essentielle : que fait une nation de ses morts ? Elle peut les pleurer, les honorer, les oublier. Ou les transformer en repères. À entendre les promesses faites au général défunt — poursuivre son œuvre, prolonger son engagement, incarner ses valeurs —, le Mali a choisi la dernière option.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le général est tombé «&nbsp;<em>les armes à la main</em>&nbsp;»</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais transformer un homme en symbole est toujours un exercice risqué. Car le symbole simplifie. Il gomme les nuances, efface les débats, fige une trajectoire dans une narration univoque. Le défi sera donc de préserver ce que Sadio Camara représentait sans enfermer son héritage dans une lecture unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, cette disparition renvoie le Mali à lui-même. À ses fractures, à ses ambitions, à ses choix stratégiques. Elle rappelle que la souveraineté a un coût, souvent humain. Et que derrière chaque discours martial se trouvent des trajectoires individuelles, des vies interrompues, des familles endeuillées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le général est tombé «&nbsp;<em>les armes à la main</em>&nbsp;», répète-t-on. Formule classique, presque attendue. Mais dans le contexte malien, elle prend une dimension particulière : celle d’un État qui se construit — ou se reconstruit — dans l’épreuve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les grands hommes ne meurent pas, dit-on. Peut-être. Mais les nations, elles, doivent continuer à vivre avec leur absence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Conseil supérieur de la défense : Assimi Goïta fixe 16 orientations pour renforcer la défense nationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 16:51:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Après les attaques coordonnées du 25 avril 2026, le président de la Transition Assimi Goïta a présidé une réunion du Conseil supérieur de la Défense nationale et fixé seize orientations stratégiques pour renforcer la sécurité au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Quatre jours après les attaques complexes, simultanées et coordonnées du 25 avril, les autorités maliennes ont réuni le plus haut organe de décision en matière de sécurité. Réuni le 29 avril à Bamako, le Conseil supérieur de la Défense nationale, présidé par le chef de l’État de transition, le général d’armée Assimi Goïta, a examiné la situation sécuritaire du pays et défini de nouvelles orientations stratégiques pour renforcer la riposte contre les groupes armés terroristes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion s’est tenue au lendemain d’une série d’attaques simultanées ayant visé plusieurs localités du territoire malien. Autour du président de la Transition étaient présents le Premier ministre, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, les membres du gouvernement ainsi que le chef d’état-major général des armées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de la session, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, s’est adressé à la presse pour rendre compte des décisions prises et de l’évaluation de la situation sécuritaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Hommage au ministre de la Défense Sadio Camara</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de cette déclaration, le ministre a exprimé les condoléances de la Nation aux familles des victimes des événements du 25 avril. Il a également rendu un hommage appuyé au ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara, décédé dans le contexte de ces événements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, ce dernier restera une figure marquante de la défense nationale, saluée pour «&nbsp;<em>son engagement exemplaire et son sacrifice au service de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Mali</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des attaques coordonnées attribuées aux groupes terroristes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités estiment que les attaques du 25 avril ont été soigneusement planifiées par des groupes armés terroristes et visaient des objectifs stratégiques. Malgré cette offensive simultanée, les forces armées et de sécurité maliennes ont réussi à contenir les assaillants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après le ministre de la Sécurité, la réaction rapide et la coordination des forces engagées ont permis d’infliger «&nbsp;<em>d’importantes pertes humaines et matérielles</em>&nbsp;» aux groupes armés, contraints finalement de se replier.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Seize orientations stratégiques pour renforcer la sécurité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, le Conseil supérieur de la Défense nationale a procédé à une analyse approfondie du dispositif sécuritaire. À l’issue des échanges, le chef suprême des armées a formulé seize orientations stratégiques destinées à renforcer les capacités nationales de défense et de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces orientations portent notamment sur l’amélioration de la coordination des forces, le renforcement du renseignement opérationnel et l’adaptation du dispositif sécuritaire aux nouvelles formes de menaces.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les autorités appellent au calme et à la vigilance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement assure que la situation reste sous contrôle sur l’ensemble du territoire national. Les autorités ont également salué la mobilisation des populations, dont les informations et signalements contribuent à l’efficacité des opérations militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de la Sécurité a enfin appelé les citoyens au calme, à la vigilance et à la cohésion nationale. Il a également invité la population à se référer exclusivement aux canaux officiels d’information, dénonçant la propagation de rumeurs et de campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Président de la Transition s’est adressé à la nation malienne, à travers la chaîne nationale, le 28 avril dernier,&nbsp;au cours de laquelle le chef de l’État a salué l’intervention rapide des forces armées et de sécurité, qui a permis de déjouer l’attaque de mettre la situation sous contrôle. Le Président a également rendu hommage au ministre de la Défense, le Général Sadio Camara, tué dans l’attaque du 25 avril. Il a aussi appelé à l’unité nationale face à cette menace.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel : après les attaques coordonnées, le Mali reçoit un soutien diplomatique global</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 12:30:29 +0000</pubDate>
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<p>Les FAMa ont déjoué des attaques terroristes simultanées au Mali le 25 avril 2026. L’Union africaine, les États-Unis, la Russie et le Sénégal expriment leur soutien.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les forces armées maliennes ont déjoué, le 25&nbsp;avril 2026, des attaques simultanées menées par des groupes armés terroristes dans plusieurs villes du pays. L’État-Major a confirmé que les assaillants ont été repoussés avec efficacité et que la situation est sous contrôle. Dans la foulée, l’Union africaine, les États-Unis, de la Russie et du Sénégal ont condamné fermement ces violences, exprimé leurs condoléances aux victimes et réaffirmé leur solidarité avec le peuple et les autorités du Mali.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué précise que les assaillants ont subi de lourdes pertes. Plusieurs terroristes ont été neutralisés et leurs équipements détruits. Les FAMa ont montré leur professionnalisme et leur engagement dans la défense du pays. Les opérations de ratissage se poursuivent pour sécuriser totalement les zones concernées. L’objectif est d’empêcher toute nouvelle tentative et de protéger les populations contre la menace persistante des groupes armés.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les FAMa rassurent la population</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’État-Major appelle les citoyens à garder leur sérénité et à ne pas céder à la peur. Il insiste sur l’importance de ne pas partager de vidéos ou de messages de propagande qui pourraient créer la panique. Les autorités rappellent que seules les informations venant des canaux officiels doivent être suivies. Cette vigilance est essentielle pour éviter les rumeurs et les manipulations orchestrées par les groupes terroristes.&nbsp;&nbsp;Les citoyens sont invités à soutenir les efforts de sécurité et à rester unis face aux tentatives de déstabilisation. La cohésion nationale est présentée comme une arme contre la peur et la division.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La communauté internationale a réagi rapidement. L’Union africaine, par la voix de son Président de Commission, a exprimé une grande inquiétude. Elle a condamné fermement les attaques terroristes et rappelé qu’elles mettent en danger les populations civiles. L’organisation panafricaine a réaffirmé son engagement à soutenir la paix, la sécurité et la stabilité au Mali, tout en exprimant sa solidarité avec le peuple et les autorités nationales.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont également condamné l’attaque du 25&nbsp;avril. Dans une déclaration officielle, ils ont présenté leurs condoléances aux victimes et à leurs familles. Washington a réaffirmé son soutien au peuple et au gouvernement maliens. Les États-Unis ont rappelé leur détermination à accompagner les efforts pour la paix et la sécurité, non seulement au Mali, mais aussi dans toute la région du Sahel.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Condamnation des États-Unis et de la Russie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Fédération de Russie a publié un communiqué par son ambassade à Bamako. Moscou a dénoncé avec force les attaques terroristes, les qualifiant d’actes criminels visant à déstabiliser l’État. La Russie a salué la réaction des FAMa, qui ont repoussé les assauts. Elle a réaffirmé son soutien au Mali, considéré comme un pays ami, et son engagement à accompagner ses efforts pour la paix et le développement.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son message, la Russie a présenté ses condoléances aux familles des victimes et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Elle a exprimé sa solidarité avec les autorités et le peuple maliens. Elle a aussi rappelé son appui à la recherche de stabilité et de progrès socio-économique durable. Cette position illustre l’importance des relations entre le Mali et ses partenaires internationaux.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président sénégalais a également condamné avec la plus grande fermeté les attaques terroristes perpétrées contre la République sœur du Mali, exprimant la solidarité du peuple sénégalais envers les autorités maliennes, les Forces de défense et de sécurité ainsi que l’ensemble de la population. Dans un message officiel, Bassirou Diomaye Faye a assuré que le Sénégal demeurera constant aux côtés du Mali pour faire face à cette épreuve et travailler, avec les pays de la sous-région, au rétablissement de la paix et de la sécurité dans cet espace commun marqué par les défis sécuritaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Importance du soutien international</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces réactions diplomatiques montrent que le Mali occupe une place importante dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Elles traduisent aussi l’attention de la communauté internationale face aux défis sécuritaires du pays. Le soutien exprimé par plusieurs partenaires constitue un encouragement pour les autorités maliennes, qui poursuivent leurs efforts pour sécuriser le territoire et protéger les citoyens.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les attaques du 25&nbsp;avril rappellent que la menace terroriste reste présente au Mali. Mais elles montrent aussi la force et la détermination des Forces armées nationales. En rassurant la population et en appelant à la vigilance, l’État-Major confirme son rôle central dans la défense du pays. Les FAMa sont un pilier de la sécurité et de la stabilité nationale.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une dynamique de paix et de stabilité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La solidarité exprimée par les partenaires internationaux renforce cette dynamique. Elle place le Mali au cœur d’un combat partagé pour la paix et la sécurité dans la région. Les condamnations fermes et les messages de soutien traduisent une volonté commune de lutter contre le terrorisme. Le Mali, avec l’appui de ses alliés, poursuit son chemin vers la stabilité et la protection de ses citoyens.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les évènements du 25&nbsp;avril 2026 montrent à la fois la persistance de la menace et la capacité de réponse des FAMa. L’État-Major a rassuré la population et rappelé l’importance de suivre les canaux officiels. Les réactions de l’Union africaine, des États-Unis, de la Russie et du Sénégal témoignent d’un soutien international fort. Le Mali reste déterminé à défendre sa souveraineté et à avancer vers la paix et le développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Attaques terroristes au Mali : une stratégie de déstabilisation politique et géopolitique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 11:50:45 +0000</pubDate>
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<p>Les attaques coordonnées du 25 avril 2026 au Mali illustrent une stratégie de déstabilisation visant l’État et sa souveraineté. Analyse des enjeux sécuritaires, politiques et géopolitiques du conflit malien.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les attaques coordonnées qui ont visé plusieurs villes maliennes le 25 avril 2026 ne constituent pas seulement un épisode sécuritaire de plus dans une crise sahélienne qui dure depuis plus d’une décennie. Elles s’inscrivent dans une stratégie plus vaste de déstabilisation politique et psychologique visant le pouvoir de transition installé à Bamako.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tôt dans la matinée, des groupes armés ont pris pour cibles plusieurs points sensibles dans la capitale malienne et dans différentes localités du pays. Selon plusieurs sources, ces attaques ont été revendiquées par des combattants du Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (JNIM), organisation affiliée à Al-Qaïda, ainsi que par des éléments liés au Front de libération de l&rsquo;Azawad (FLA). Bamako, Kati, Gao, Sévaré, Kidal et Mopti figurent parmi les villes ciblées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une communication officielle diffusée en fin de journée, le porte-parole du gouvernement malien, le général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, a indiqué que le bilan provisoire faisait état de seize blessés, civils et militaires confondus, pris en charge par les structures sanitaires. Il a également assuré que la situation était «&nbsp;<em>totalement sous contrôle</em>&nbsp;» dans l’ensemble des localités concernées, évoquant des dégâts matériels limités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des couvre-feux ont néanmoins été instaurés dans plusieurs villes, signe que les autorités entendent prévenir toute tentative d’extension des violences.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stratégie de déstabilisation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour de nombreux observateurs de la crise malienne, ces attaques coordonnées ne sont pas totalement inattendues. Elles interviennent dans un contexte géopolitique particulièrement tendu, marqué par la recomposition des alliances régionales et par la volonté affichée des autorités de transition de redéfinir les rapports de souveraineté avec les partenaires étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès novembre 2025, lors de l’inauguration de la deuxième mine de lithium de Bougouni, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, avait évoqué ce qu’il qualifiait de «&nbsp;<em>guerre psychologique</em>&nbsp;» visant le Mali. Selon lui, les groupes armés cherchent à exploiter la peur collective et à provoquer un climat d’instabilité dans les grands centres urbains afin de détourner l’attention des autorités. Cette stratégie permettrait, dans le même temps, de fragiliser le contrôle de certaines zones stratégiques du nord du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <a href="https://www.facebook.com/share/v/1a6qFAwVrq/">régions</a> de Kidal, Ber, Tombouctou, Gao ou encore Ménaka constituent depuis plusieurs années des espaces de rivalités où se croisent insurrections armées, trafics transnationaux et enjeux géopolitiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le terrorisme comme instrument géopolitique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Devant la diaspora malienne réunie en Russie le 24 juin 2025, Assimi Goïta avait déjà avancé une lecture plus large du conflit. Selon lui, le terrorisme constitue aujourd’hui une «&nbsp;<em>nouvelle forme de colonisation</em>&nbsp;» et un instrument de pression géopolitique dans un contexte de recomposition des équilibres internationaux. Dans cette dynamique, les groupes armés ne sont pas uniquement des acteurs locaux, mais également les relais indirects d’intérêts stratégiques extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Revenons aux faits. L’attaque coordonnée du samedi intervient juste quelques jours après l’intrusion de Oumar Mariko, leader politique en exil depuis des années déjà, dans une localité tenue secrète où il a pu rencontrer des otages maliens détenus par le JNIM. Ce déplacement, avec l’appui de la France, n’était qu’une diversion ou participait plutôt à la préparation de ce coup contre la République. Oumar Mariko se serait finalement arrangé, officiellement du côté des ennemis de son pays. Outre ce cas Mariko, il convient de rappeler la complicité des voisins algériens et mauritaniens dans ce conflit contre le Mali.&nbsp;Le président mauritanien&nbsp;Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani&nbsp;a effectué une visite d&rsquo;État de trois jours en France, le 15 avril 2026, sur invitation d&rsquo;Emmanuel Macron.&nbsp;Pourtant, la relation entre l’Algérie, la Mauritanie, l’Algérie et les groupes armés terroristes évoluant sur le territoire malien n’est plus à démontrer.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un conflit aux multiples fronts</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le pouvoir malien met l’accent régulièrement sur la spécificité de la crise sécuritaire à laquelle le pays fait face. Lors de la présentation des vœux des forces vives de la nation en janvier 2026, le général Assimi Goïta rappelait que l’armée malienne devait lutter simultanément contre plusieurs formes de menaces : les groupes terroristes, les mouvements rebelles, les réseaux de narcotrafic, le banditisme organisé et les tensions intercommunautaires. Dans ce contexte, la stabilisation du territoire devient un processus long et complexe.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités de transition, la bataille ne se joue pas seulement sur le terrain militaire. Elle se mène aussi dans les esprits. «&nbsp;<em>Ce combat est aussi un combat mental</em>&nbsp;», répète régulièrement le chef de l’État malien, appelant les citoyens à faire preuve de cohésion nationale et à ne pas céder à la panique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les initiatives nationales pour la paix&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’adoption de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation constitue l’un des piliers de la stratégie des autorités maliennes pour reconstruire l’unité nationale après plus d’une décennie de crise sécuritaire et politique. Élaborée à l’issue du Dialogue inter-maliens organisé en 2024, cette charte vise à proposer un cadre strictement national de règlement des différends, après la dénonciation de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger. En fixant des orientations politiques, institutionnelles et sociales autour du vivre-ensemble, du renforcement de la cohésion nationale et de la stabilisation du pays, ce texte entend refonder les bases du contrat social malien. Les autorités de la Transition, dirigées par le président Assimi Goïta, présentent ainsi la Charte comme un instrument central pour accompagner la reconstruction de l’État et répondre aux défis sécuritaires persistants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette même dynamique, la création de l’Observatoire de la Paix et de la Réconciliation nationale marque une étape importante dans l’opérationnalisation de cette charte. Par un décret signé le 2 mars 2026, le chef de l’État a procédé à la nomination des membres de cette instance, placée sous la présidence de l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, également président de la commission de rédaction de la Charte. L’Observatoire rassemble plusieurs personnalités issues de la sphère politique, administrative, religieuse et de la société civile, parmi lesquelles Zeïni Moulaye, Fatoumata Sékou Dicko et le guide religieux Thierno Hady Thiam. Chargé de suivre la mise en œuvre des engagements contenus dans la Charte, d’en évaluer l’application et de formuler des recommandations aux autorités, cet organe doit contribuer à inscrire durablement les efforts de paix et de réconciliation dans l’architecture institutionnelle du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, l’armée annonce la neutralisation de plus de 70 terroristes près de Zantiguila</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 14:49:16 +0000</pubDate>
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<p>L’armée malienne annonce avoir neutralisé plus de 70 combattants terroristes lors d’une opération aérienne menée le 22 avril 2026 dans la forêt de Faya, près de Zantiguila, dans la région de Koulikoro.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Selon l’état-major des Forces armées maliennes (FAMa), une opération aérienne menée le 22 avril dans la forêt classée de la Faya, au sud de Zantiguila, dans la région de Koulikoro, a permis de neutraliser plus de soixante-dix combattants appartenant à des groupes armés terroristes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’état-major des Forces armées maliennes a annoncé, dans un communiqué publié le 22 avril à Bamako, avoir mené une opération militaire contre une colonne de combattants terroristes repérée dans la région de Koulikoro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’armée malienne, les vecteurs aériens engagés dans des missions de surveillance du territoire ont détecté une quarantaine de motos appartenant à des groupes armés terroristes circulant dans la forêt classée de la Faya, située au sud de la localité de Zantiguila. Face à ce mouvement jugé suspect, deux appareils ont été immédiatement déployés afin «&nbsp;<em>de traiter la cible&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des frappes aériennes contre la logistique des groupes armés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toujours selon les informations communiquées par l’état-major, l’intervention a pris la forme d’une série de frappes qualifiées de «&nbsp;<em>chirurgicales</em>&nbsp;». Celles-ci a permis la neutralisation de plus de soixante-dix combattants ainsi que la destruction complète de leur logistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la région de Koulikoro, située à proximité de la capitale malienne, plusieurs zones forestières servent régulièrement de couloirs de circulation pour des groupes armés opérant dans le centre et le sud du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une pression militaire maintenue sur les groupes jihadistes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Forces armées maliennes rassurent la poursuite des opérations de recherche et de neutralisation sur l’ensemble du territoire national. Le chef d’état-major a ainsi assuré que les actions coordonnées contre les groupes armés se poursuivaient «&nbsp;<em>avec détermination</em>&nbsp;» afin de sécuriser les populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, le Mali fait face à une insurrection terroristes soutenue par des sponsors étatiques étrangers qui s’est progressivement étendue du nord vers le centre du pays et certaines zones proches de la capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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