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	<title>Archives des tensions &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des tensions &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>De la guerre des Sables à Kidal : la mémoire courte d’Alger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’Algérie, autrefois l’un des plus fervents alliés du Mali, semble avoir oublié les efforts du Mali pour son accession à l’indépendance.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-301088caa3a55044cf1d7b03220eb973 wp-block-paragraph"><strong><em>L’Algérie, autrefois l’un des plus fervents alliés du Mali, semble avoir oublié les efforts du Mali pour son accession à l’indépendance. En soutenant des groupes rebelles touaregs et d’autres mouvements armés dans le nord du Mali, l’Algérie semble, désormais, jouer un rôle de base arrière aux ennemis du Mali. Cette attitude trahit l’esprit de solidarité qui a marqué les relations historiques entre elle et le Mali. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali sous la direction du premier président de la République, feu Modibo Keita, a marqué l’histoire de la libération des peuples africains, notamment par son soutien indéfectible aux mouvements de lutte contre le colonialisme. Frantz Fanon, grand penseur de la décolonisation, soulignait la détermination du Mali à ouvrir de nouvelles perspectives pour l’émancipation des peuples. Feu Modibo Keita, fidèle à cet engagement, a proclamé en 1962, lors de son discours à Moscou, que&nbsp;<em>« le Mali ne saura considérer sa mission comme accomplie tant qu’un seul pouce du sol africain sera occupé par les colonialistes avides. »&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette vision ambitieuse s’est traduite par des actions concrètes en faveur des luttes d’indépendance. Des actions dont le Front de libération nationale (FLN), tête de proue de la lutte armée pour l’indépendance, a largement profité.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Appui multiforme au recouvrement de l’indépendance&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le soutien matériel et logistique du Mali aux combattants algériens du FLN, pendant la guerre d’indépendance, a été crucial. Ce soutien du Mali, bien que généreux, a également été à l’origine de tensions avec la France, ancienne puissance coloniale, mais aussi avec d’autres pays de la Fédération du Mali, notamment le Sénégal de feu Léopold Sédar Senghor. Feu Modibo Keita, loin de se laisser intimider, a ouvert son pays aux combattants du FLN, leur offrant des bases arrière stratégiques à Tombouctou, Gao et Kidal, où des unités du FLN ont été stationnées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup de Maliens se rappellent la maison habitée à Gao par feu Abdel Aziz Bouteflika qui était à l’époque un combattant. Il a été, par la suite, ministre des Affaires étrangères, puis président de l’Algérie. Le Mali est allé loin sans son soutien financier aux combattants du FLN en imprimant et vendant au peuple malien un timbre fiscal portant la mention « <em>campagne nationale de solidarité du peuple malien au peuple algérien</em> » et des images parmi lesquelles un combattant algérien habillé en tenue militaire et portant un fusil.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une partie des fonds générés était versée au FLN. Il s’agit de la somme de 5&nbsp;F qui avait été ajoutée au prix normal du timbre qui est de 25&nbsp;F. Par ailleurs, en 1960, lors de la crise qui a éclaté au sein de la Communauté africaine, le Mali est resté fidèle à la cause algérienne, tandis que d’autres États, comme la Côte d’Ivoire, optaient pour des compromis.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Médiation réussie dans la guerre de sables</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La solidarité du Mali envers l’Algérie ne s’est pas limitée à la guerre contre le colonialisme. Feu Modibo Keita a aussi joué un rôle important dans la diplomatie régionale en aidant à résoudre la crise entre le Maroc et l’Algérie dans le conflit dénommé « <em>la guerre des Sables de 1963</em> », contribuant ainsi à apaiser les tensions entre ces deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soulignons que l’engagement du Mali ne s’est pas arrêté aux frontières algériennes. Modibo Keita s’est également impliqué dans les affaires du Congo, soutenant le gouvernement lumumbiste en exil à Stanley ville et travaillant aux côtés de figures comme Nkrumah, Nasser et Ben Bella pour contrer les interventions étrangères qui ont déstabilisé la révolution zaïroise. L’Algérie a d’ailleurs joué un rôle clé dans cette période en apportant son soutien militaire, mais, comme le rapporte l’ex-président algérien Ben Bella, malgré tous les efforts, la révolution zaïroise a été écrasée par les forces contre-révolutionnaires.</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-e796eecd0f82cc9a1c25be6224f8d987 wp-block-paragraph"><strong>Par Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Accords de 1968 : la France veut rompre, l’Algérie promet des représailles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Accord de 1968]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[Niger]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les tensions entre la France et l’Algérie s’intensifient autour des accords migratoires, des restrictions diplomatiques et des enjeux politiques, dans un climat où surenchères et répliques diplomatiques compliquent toute issue apaisée.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les tensions entre la France et l’Algérie s’intensifient autour des accords migratoires, des restrictions diplomatiques et des enjeux politiques, dans un climat où surenchères et répliques diplomatiques compliquent toute issue apaisée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thermomètre des relations franco-algériennes est au rouge. Migrants, diplomatie, mémoire coloniale. Les sujets de friction s’accumulent, au point de faire craindre un durcissement durable entre Paris et Alger. D’un côté, une France empêtrée dans ses querelles internes, où l’extrême droite pousse à la surenchère migratoire. De l’autre, une Algérie qui, forte de son rôle stratégique en Afrique et sur le marché de l’énergie, refuse d’être traitée comme un simple partenaire subalterne.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Accords de 1968, la menace française</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de crispation du moment ? Les accords bilatéraux de 1968, ces textes qui offrent aux Algériens un statut migratoire privilégié en France. Un vestige des liens post-coloniaux, que François Bayrou, le Premier ministre français, menace aujourd’hui de revoir. Officiellement, Paris accuse Alger de ne pas coopérer sur l’expulsion des clandestins, notamment après l’attaque de Mulhouse, perpétrée par un Algérien en situation irrégulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la manœuvre a une autre lecture. En pleine montée des tensions identitaires en France, le gouvernement cherche un bouc émissaire et trouve, comme souvent, l’Algérie. L’extrême droite applaudit, la diplomatie algérienne s’indigne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réplique immédiate d’Alger. Les restrictions françaises visant les passeports diplomatiques algériens sont une « <em>atteinte aux intérêts nationaux</em> ». Si Paris persiste, Alger menace de mesures réciproques. Ce qui ouvre la voie à un bras de fer dont nul ne peut prédire l’issue.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’ombre de l’extrême droite sur les relations franco-algériennes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà du choc des chancelleries, cette crise révèle une dynamique plus profonde. La place de l’Algérie dans le débat politique français. Depuis des années, le spectre de l’immigration algérienne sert d’épouvantail aux droites françaises, et le RN de Jordan Bardella en fait un argument électoral permanent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie, de son côté, ne voit plus la France comme un partenaire incontournable. Son influence grandit en Afrique, sa coopération avec la Russie se renforce, et ses hydrocarbures restent une arme diplomatique puissante. Le temps où Alger encaissait les coups sans broncher est révolu.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les conséquences d’une rupture prolongée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le refroidissement des relations pourrait peser lourd sur plusieurs secteurs-clés, mettant à mal des intérêts stratégiques des deux côtés de la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie, principal fournisseur de gaz de la France après la Norvège, dispose d’un levier de pression majeur. Une réduction des exportations vers Paris serait un coup dur pour l’approvisionnement énergétique français, d’autant plus que l’Europe cherche à diversifier ses sources face à la crise ukrainienne. Avec un marché asiatique de plus en plus demandeur, Alger pourrait privilégier d’autres partenaires. Ce qui compliquerait davantage la transition énergétique européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur un tout autre plan. Un durcissement des accords de 1968 freinerait l’accès des Algériens à la France, mais l’impact ne serait pas à sens unique. De nombreuses entreprises françaises opérant en Algérie bénéficient de dispositions avantageuses grâce à ces accords. En cas de restriction, les expatriés français pourraient à leur tour voir leur situation fragilisée. Une situation qui compliquerait les investissements et la présence économique française dans un pays qui reste l’un de ses principaux partenaires commerciaux en Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan sécuritaire, alors que la France perd du terrain en Afrique de l’Ouest, notamment avec le retrait de ses troupes du Mali, du Burkina et du Niger, peut-elle se permettre une rupture avec Alger ? L’Algérie joue un rôle clé dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, en raison de sa position géographique et de son expérience en matière de renseignement. Une détérioration des relations affaiblirait la coopération sécuritaire, à un moment où Paris cherche à redéfinir son influence sur le continent face à l’expansion de la Russie et d’autres acteurs internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions actuelles pourraient donc avoir des conséquences bien au-delà des déclarations diplomatiques, affectant des secteurs stratégiques qui lient encore étroitement la France et l’Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce bras de fer, ni la France ni l’Algérie n’ont intérêt à une escalade durable. Les liens économiques et historiques sont trop profonds, et les deux pays savent qu’ils devront, tôt ou tard, renouer. Mais tant que les surenchères verbales primeront sur la diplomatie, la tension restera vive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En attendant, les coups pleuvent. Et l’orage diplomatique continue de gronder.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Souveraineté malienne : une ligne rouge face à l’ingérence algérienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jan 2025 08:53:01 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali affirme sa souveraineté face aux ingérences de l’Algérie, dénonçant des tentatives de manipulation dans la lutte contre le terrorisme. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement malien à travers le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop a réagi avec fermeté et clarté face aux propos récents de M.&nbsp;Attaf, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères de la République algérienne démocratique et populaire. Ces déclarations, commentant la stratégie malienne de lutte contre le terrorisme, ne sont que la dernière illustration d’une série d’actes « d’ingérence » et de « mépris » à l’égard du Mali. À travers ce communiqué du 1<sup>er</sup>&nbsp;décembre 2025, le Mali réaffirme sa souveraineté nationale et son droit à définir ses priorités stratégiques en toute indépendance, sans ingérence extérieure.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre le Mali et l’Algérie se sont détériorées au cours des derniers mois, marquées par des échanges diplomatiques tendus et des accusations mutuelles. En décembre 2023, le Mali a pris la décision de rappeler son ambassadeur à Alger, une démarche symbolique mais forte qui faisait suite à des accusations d’ingérence. Le Mali reprochait à l’Algérie de rencontrer des leaders « <em>terroristes</em> » maliens, des groupes considérés par Bamako comme des acteurs déstabilisateurs. Cette situation a exacerbé la méfiance du gouvernement malien, qui se sent de plus en plus vulnérable face à ce qu’il considère comme des tentatives de manipulation et de contrôle de la part d’Alger. L’Algérie, en tant qu’acteur historique de la médiation dans le Sahel, est perçue par Bamako comme un partenaire qui, au lieu d’aider à la stabilité, semble nourrir des intérêts stratégiques contraires à ceux du Mali.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La question de la lutte contre le terrorisme et de la souveraineté malienne</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué du ministère malien des Affaires étrangères est une réaffirmation de la souveraineté malienne en matière de sécurité et de gestion des crises. Le Mali dénonce une tentative d’ingérence dans la conduite de sa lutte contre le terrorisme. En rappelant la position officielle du gouvernement, qui souligne que les choix stratégiques en matière de sécurité relèvent uniquement de la souveraineté du Mali et des autres pays de la Confédération AES (Burkina Faso et Niger), le Mali refuse catégoriquement toute forme d’ingérence de la part de l’Algérie ou de toute autre nation. Cette déclaration vise également à disqualifier toute forme de paternalisme, un comportement que Bamako associe à l’Algérie, qui semble vouloir dicter la politique intérieure du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à l’Algérie qui a, dans un passé récent, été critiquée pour son propre échec dans la gestion du terrorisme sur son territoire, le Mali a fait preuve d’une résilience remarquable face aux groupes armés terroristes. Les succès des Forces armées maliennes (FAMa) sont indéniables, comme en témoignent les récentes victoires sur le terrain. Cependant, ces succès n’ont pas été sans difficulté, et « <em>l’ingérence</em> » de pays voisins comme l’Algérie, perçue comme une entrave à la stabilité, ne fait qu’aggraver les défis du Mali dans sa lutte pour éradiquer le terrorisme.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une relation qui cristallise des divergences stratégiques</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les divergences entre les deux pays ne se limitent pas à la lutte contre le terrorisme. Elles s’étendent à la question de la gestion des conflits internes et régionaux, notamment ceux liés aux insurrections séparatistes et islamistes dans le nord du Mali. L’Algérie, malgré son rôle de médiateur, semble privilégier une approche de dialogue qui, selon le Mali, n’a pas permis d’aboutir à une solution durable. En revanche, le Mali, soutenu par ses alliés du Burkina Faso et du Niger, dans le cadre de la Confédération des États du Sahel (AES), plaide pour une approche plus directe et plus autonome, loin des tutelles extérieures. Ce rejet de toute forme d’ingérence se manifeste également dans la contestation du rôle de l’Algérie dans l’accord de paix d’Alger de 2015, perçu par Bamako comme une tentative de maintenir une influence dans la région, sans que les résultats escomptés n’aient été obtenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué malien s’adresse directement à l’Algérie en lui demandant de se recentrer sur ses propres défis internes, notamment la question kabyle, au lieu de tenter de manipuler les affaires du Mali pour des gains géopolitiques. Cette remarque est un rappel ferme de la position malienne sur la question de l’indépendance nationale. Le Mali, loin de chercher à se mettre à l’écart des dynamiques régionales, souhaite simplement avoir le droit de mener ses affaires sans être sous la tutelle ou l’influence d’acteurs extérieurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un modèle régional de coopération</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse à cette situation, le Mali continue de promouvoir une approche de coopération régionale avec ses voisins du Burkina Faso et du Niger au sein de la Confédération AES, une union stratégique fondée sur des intérêts communs et un objectif partagé&nbsp;: éradiquer le terrorisme. Cette approche souligne la volonté du Mali de s’affirmer comme un acteur central dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, en s’appuyant sur ses propres capacités et ses alliances locales, plutôt que de compter sur des puissances extérieures dont les intérêts sont souvent perçus comme contraires aux besoins immédiats de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notons que le Mali se positionne fermement comme un acteur souverain et indépendant, déterminé à tracer sa propre voie en matière de sécurité et de politique régionale. Face aux pressions extérieures, le Mali reste résolu à maintenir son autorité et sa liberté de choix, tout en appelant à une coopération régionale plus équilibrée et respectueuse de la souveraineté nationale. La relation avec l’Algérie, marquée par des malentendus et des divergences stratégiques, devra, pour l’avenir, se baser sur un respect mutuel et une compréhension des enjeux réels auxquels le Mali est confronté. Le pays, fort de ses alliances régionales et de sa détermination à éradiquer le terrorisme, est prêt à continuer sa lutte sans l’intervention d’acteurs extérieurs qui ne partagent pas ses priorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim K. Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire : un enrôlement électoral sous tension</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Nov 2024 09:47:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d&#039;Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielle de 2025]]></category>
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<p>Découvrez les défis de l'enrôlement électoral en Côte d'Ivoire et son impact sur l'élection présidentielle apaisée de 2025.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’enrôlement électoral en Côte d’Ivoire, marqué par des tensions et des demandes de prolongation, révèle des défis majeurs pour une présidentielle apaisée en 2025.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La révision de la liste électorale en Côte d’Ivoire, achevée récemment, expose une fois de plus les défis structurels et politiques qui jalonnent le chemin vers une présidentielle apaisée en 2025. Si la Commission électorale indépendante (CEI) se félicite de l’inscription de 943 157&nbsp;nouveaux électeurs, ce chiffre reste en deçà des 4,5&nbsp;millions attendus. Entre un bilan mitigé, des appels de l’opposition pour prolonger la période d’enrôlement, et des inquiétudes sur la transparence du processus, cette opération de mise à jour des listes électorales soulève de nombreux enjeux.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-progres-encourageant-mais-insuffisant"><strong>Un progrès encourageant, mais insuffisant</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">D’un point de vue purement quantitatif, les 943 157&nbsp;primo-inscrits représentent une progression notable par rapport à la révision précédente (575 489 en 2022-2023). Toutefois, cet « <em>encouragement</em> » ne peut masquer la réalité&nbsp;: moins d’un quart des électeurs potentiels ont répondu à l’appel de la CEI. Ce fossé entre les prévisions et les résultats soulève des questions sur l’efficacité de la campagne d’information, la mobilisation des populations et les obstacles matériels ou administratifs qui freinent l’inscription.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu ici n’est pas simplement numérique. Derrière ces chiffres se cachent des milliers de voix, potentiellement exclues du processus démocratique, ce qui pourrait biaiser le paysage électoral et, à terme, remettre en cause la légitimité des résultats. Dans une démocratie naissante ou fragile, où chaque vote compte pour cimenter la confiance citoyenne, un tel déséquilibre est une faille critique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-opposition-en-alerte-un-gouvernement-sur-la-defensive"><strong>Une opposition en alerte, un gouvernement sur la défensive</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce bilan, les partis d’opposition, notamment le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), sonnent l’alarme. Tidjane Thiam, leader du PDCI, appelle à une prolongation de la période d’enrôlement, une demande partagée par le PPA-CI, qui réclame trois mois supplémentaires pour permettre à tous les Ivoiriens de s’inscrire. Ces revendications traduisent une inquiétude légitime quant à l’équité du processus, mais elles reflètent également une stratégie politique&nbsp;: s’assurer que leurs bases respectives ne soient pas marginalisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement, de son côté, reste silencieux face à ces demandes. Cette posture, perçue comme une indifférence ou une volonté de contrôle, alimente les tensions. La CEI, bien que techniquement autonome, semble elle-même prise dans une nasse politique, où son impartialité est constamment mise en doute. Cette dynamique, si elle persiste, risque de fragiliser davantage le climat politique à l’approche du scrutin.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-premices-inquietants-pour-2025"><strong>Des prémices inquiétants pour 2025</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les propos de Sébastien Dano Djédjé, président exécutif du PPA-CI, sonnent comme un avertissement&nbsp;: « <em>La mauvaise gestion de la liste électorale constitue les prémices des dangers qui se profilent à l’horizon.</em> » En effet, une liste électorale incomplète ou mal actualisée pourrait exacerber les tensions post-électorales dans un pays où le souvenir des violences de 2010-2011 reste vivace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dysfonctionnements observés soulèvent également des interrogations sur les ressources et la planification. Pourquoi une si grande disparité entre les objectifs fixés et les résultats obtenus ? La faible couverture médiatique, les obstacles administratifs, ou encore le manque d’engouement des populations pour un processus souvent perçu comme bureaucratique, sont autant de facteurs à analyser.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-opportunite-manquee-de-renforcer-la-democratie"><strong>Une opportunité manquée de renforcer la démocratie</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La révision de la liste électorale est bien plus qu’une formalité technique. Elle constitue une opportunité cruciale pour renforcer la participation citoyenne, gage de légitimité démocratique. En ne permettant pas à des millions d’Ivoiriens d’accéder à cet outil fondamental, la CEI et, par extension, le gouvernement, risquent de creuser davantage le fossé entre les institutions et le peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour éviter que ce processus ne devienne une source de division, il est important de répondre rapidement et clairement aux appels de l’opposition. Une prolongation raisonnable de la campagne d’enrôlement, assortie d’un effort massif d’information et de facilitation administrative, pourrait désamorcer une partie des tensions et redonner confiance aux citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La gestion de la liste électorale, pierre angulaire de tout scrutin transparent, sera un indicateur clé de la capacité des autorités à organiser un processus crédible et inclusif. À défaut d’une réaction proactive et concertée, le pays risque de raviver des fractures politiques et sociales qui n’ont jamais vraiment cicatrisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alassane Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Législatives au Sénégal : un appel au calme dans une campagne sous tension</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 14:17:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p>Appels au calme avant les législatives au Sénégal: Tensions et violences menacent la démocratie sénégalaise. Découvrez les enjeux.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À quelques jours des législatives au Sénégal, les appels au calme peinent à apaiser les tensions, mettant la démocratie sénégalaise à l’épreuve.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À cinq jours des élections législatives, le Sénégal se retrouve pris dans un tourbillon de tensions politiques et de violences verbales et physiques, qui menacent d’ébranler le caractère pacifique de ses institutions démocratiques. Le Premier ministre Ousmane Sonko, figure controversée et tête de liste de Pastef, a récemment fait appel au calme. Pourtant, cette invitation à la paix survient après des propos enflammés de vengeance lancés contre ses opposants. Ce changement de ton soulève des questions légitimes sur la responsabilité des leaders politiques dans la préservation de la stabilité sociale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-escalade-de-la-violence-nbsp-une-mobilisation-dangereuse"><strong>L’escalade de la violence&nbsp;: une mobilisation dangereuse</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le 12&nbsp;novembre, alors que les partisans de Sonko se rassemblaient pour exprimer leur colère face aux violences subies, leurs revendications allaient bien au-delà du simple soutien électoral&nbsp;: ils réclamaient un « <em>œil pour œil, dent pour dent</em> » en réponse aux attaques. La violence semblait devenir un moyen d’expression politique, une escalade à laquelle le Premier ministre a lui-même contribué en attisant les tensions sur les réseaux sociaux. Dans une campagne qui devrait avant tout être un exercice de conviction pacifique, la rhétorique guerrière ne devrait avoir aucune place. L’appel ultérieur au calme, bien qu’appréciable, apparaît ainsi comme une tentative tardive de contenir une atmosphère qu’il a contribué à enflammer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, l’opposition, incarnée par Barthélémy Dias, maire de Dakar, n’est pas restée silencieuse. Elle a accusé Sonko de manipuler la colère populaire à des fins électorales, tout en lançant un appel au civisme. Dias a exhorté ses sympathisants à éviter toute violence et à rester sereins dans cette période sensible. Cet appel s’accompagne de critiques acerbes contre Sonko et le ministère de l’Intérieur, témoignant de l’ampleur des frustrations et de l’animosité croissante entre les deux camps.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-responsabilite-des-leaders-pour-un-scrutin-pacifique"><strong>La responsabilité des leaders pour un scrutin pacifique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les autorités locales, y compris le gouverneur de Saint-Louis, ont annoncé l’arrestation de 81&nbsp;individus impliqués dans les incidents récents, en tentant d’assurer la population que la police travaille pour garantir la sécurité. Cependant, malgré ces efforts pour contenir les débordements, le climat reste tendu, et l’éventualité de nouvelles violences demeure une crainte partagée par de nombreux citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ousmane Sonko et Barthélémy Dias, leaders d’opposition aux styles et visions différents, portent tous deux la responsabilité de veiller à ce que le Sénégal traverse cette période électorale sans sombrer dans la division. En tant que personnalités influentes, ils se doivent de rappeler à leurs partisans que la véritable force de la démocratie réside dans la capacité de s’opposer sans violence. Si les jours à venir marquent la conclusion de cette campagne tendue, il reste à espérer que les appels au calme prévaudront et que le scrutin du 17&nbsp;novembre se déroulera dans un esprit de paix et de respect des valeurs démocratiques sénégalaises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élection de dimanche sera un test décisif pour la démocratie sénégalaise, et les résultats ne devraient être déterminés que par les voix des citoyens dans les urnes, non par la force dans la rue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sahel Tribune&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] À la recherche du réel dans les démocraties africaines !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jul 2023 07:45:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En Afrique, la stabilité politique et institutionnelle devient un rêve insatiable. Dans ces démocraties du continent, l’on découvre tout le sens de l’imperfection des œuvres humaines.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>En Afrique, la stabilité politique et institutionnelle devient un rêve insatiable. Dans ces démocraties du continent, l’on découvre tout le sens de l’imperfection des œuvres humaines. La réalité n’est réelle que de façon éphémère.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Centrafricains se préparent pour un référendum constitutionnel annoncé pour le 30&nbsp;juillet prochain. Le projet de constitution a été remis à la direction nationale de la campagne référendaire par le président Faustin-Archange Touadéra. « <em>Il y a deux éléments dans une constitution&nbsp;: l’histoire d’un peuple et la géographie d’un peuple. Or, nous avons toujours eu des constitutions qui nous ont été imposées par des contingences historiques. En d’autres termes, elles viennent de l’extérieur, elles nous sont imposées, y compris les régimes »,</em>&nbsp;déclare le gouvernement centrafricain pour justifier le bien-fondé&nbsp;de cette&nbsp;révision&nbsp;de la&nbsp;constitution.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’</strong><strong>expression de la propagande politique</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les démocraties africaines sont généralement&nbsp;victimes&nbsp;de cette instabilité de la loi fondamentale, manipulée selon l’humeur et la volonté du prince du jour.&nbsp;Les échéances électorales, les révisions de la constitution, les grandes mobilisations dites citoyennes, mais politiques pour dénoncer des hausses des prix, de meilleures conditions de vie et de travail, pour réclamer plus de stabilité et de sécurité, sont des lieux d’expression par excellence de la propagande politique, dans le sens négatif du terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que l’on fait voir au peuple comme réalité n’est que l’envers du décor. Derrière toutes ces actions ou instabilités politiques et institutionnelles se cachent des intérêts égoïstes d’hommes politiques en quête de popularité ou de légitimité auprès du peuple qui constituent leur caisse de résonnance.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la raison pour laquelle, d’ores et déjà, l’on commence à se méfier du projet de révision constitutionnelle en Centrafrique puisque l’on pense qu’il s’agit d’un mécanisme pour donner plus de pouvoir au président en exercice. C’est les mêmes accusations que l’on entendait lors de la rédaction d’une nouvelle constitution au Mali, dont le référendum a eu lieu le 18&nbsp;juin 2023.&nbsp;« <em>Avec ce projet, le chef de l’État n’est plus le chef de l’exécutif, il est l’exécutif lui-même. Or, la démocratie nécessite une déconcentration du pouvoir. Avec cette révision constitutionnelle, l’instabilité institutionnelle deviendra la règle</em> », dénonçait l’opposition sénégalaise en 2019 lors de l’adoption d’un projet de révision constitutionnelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La volonté de puissance&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’opposition ou encore les partis en quête de légitimité veillent au grin et emploient tous les moyens pour attirer le peuple dans leur hameçon. Pour leurs intérêts personnels, les hommes politiques déstabilisent leur pays et pire envoient souvent leurs citoyens à l’abattoir pour la défense de leurs versions ou leur vision tronquées de l’histoire qu’ils présentent au peuple comme réelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On est donc en droit de se demander si le principe de la majorité, pris comme critère de choix en démocratie, est encore valable. Puisqu’il n’y de volonté qu’un choix librement consenti. Or, nous savons déjà que dans les démocraties africaines, la propagande à outrance dévie le peuple de sa trajectoire.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le peuple est généralement victime de son ignorance. Dans leur « <em>volonté de puissance </em>», les politiques dans les démocraties africaines se plaisent à maintenir leur peuple dans cet état d’abrutissement en vue de mieux l’exploiter. N’eût été l’intervention des classes révolutionnaires, les prolétaires n’auraient jamais su qu’ils étaient exploités par les bourgeois. Ils se plaisaient d’ailleurs dans leur misère.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le mensonge érigé en règle&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il pour autant en vouloir aux hommes politiques, notamment aux éternels dénonciateurs ? Dans nos démocraties, difficile de trouver un roc solide pour s’arrêter sans craindre de glisser ou de tomber. Le mensonge est devenu un principe de gouvernance et une clé de réussite. La confiance étant brisée, même les bonnes intentions sont autrement interprétées. Preuve que le réel a disparu dans les démocraties africaines, sous leur forme actuelle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les révisons constitutionnelles sont généralement justifiées par la nécessité de perfectionnement à travers la correction de certaines erreurs contenues dans lesconstitutions&nbsp;en vigueur.&nbsp;Des erreurs émanant de la majorité qui avait voté en faveur de cette loi fondamentale soumise à son tour à référendum. Rien ne rassure que la nouvelle constitution ne sera pas, elle aussi, rapidement révisée pour les mêmes motifs de volonté de perfectionnement. Oui, les hommes au pouvoir font également recours parfois à la propagande pour s’imposer ou imposer leur vision.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La volonté de perfectionnement</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet caché derrière ces révisions constitutionnelles est généralement le maintien au pouvoir de l’initiateur du projet, qui a pour caisse de résonnance, la volonté du peuple. C’est pourquoi il est important de noter que la majorité, dans les démocraties,&nbsp;représente l’ensemble des citoyens pris dans les&nbsp;mailles&nbsp;de la démagogie&nbsp;des politiciens véreux, à la langue d’Ésope.&nbsp;Dès lors, doit-on encore se fier à cette majorité prise pour repère de choix ? Car la majorité peut toujours se tromper, disait Karl Popper.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mars 2020, la Côte d’Ivoire a&nbsp;adopté une nouvelle constitution. Une loi fondamentale qui a ouvert la voie&nbsp;au&nbsp;3<sup>e</sup>&nbsp;mandat&nbsp;pour le&nbsp;président Alassane Ouattara. La volonté de perfectionnement a donc porté au pouvoir pour la 3<sup>e</sup>&nbsp;fois consécutive le président sortant. Le scénario que l’on voit généralement dans nos démocraties. Le 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet dernier, au Burkina Faso,&nbsp;les citoyens ont manifesté pour demander la rédaction d’une nouvelle constitution pour leur pays. Parmi ces manifestants, nombreux pourraient n’avoir jamais lu la constitution en vigueur. Alors, comment justifier cette réclamation.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La version du prince, la réalité&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tous les problèmes, les dysfonctionnements dans nos démocraties sont attribués à des failles que contiendrait la constitution. On n’oublie ou fait semblant d’oublier que le bon fonctionnement des institutions ainsi que leur stabilité incombent plutôt aux hommes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le peuple, cette masse ignorante dans la gestion des affaires publiques, se croit libre en empruntant telle ou telle voie ou en prenant telle ou telle décision. Alors qu’en réalité, leur idéologie est façonnée par le pouvoir en place qui les maintient dans un carcan de telle sorte qu’ils deviennent incapables d’utiliser leur esprit critique. La réalité ou la vérité en démocratie se limite à la version du prince du jour ou des hommes en quête de pouvoir ou de légitimité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’on rejoint du coup la conception platonicienne du réel qui souligne que le réel n’est présent que dans le monde intelligible tandis que dans le monde ici-bas nous n’avons que des copies imparfaites de la réalité. Ce qui expliquerait pourquoi toutes les œuvres visant à instaurer une instabilité politique et propulser le développement de la nation se heurtent à des résistances à travers lesquelles l’on découvre les faiblesses de nos systèmes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou&nbsp;&nbsp;</strong></p>
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		<title>Bamako : le ramadan, les uniformes, les mariages et les tensions</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hawa Diaby]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Mar 2023 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>À quelques jours du ramadan, communément appelé « sounkalo », les ateliers de couture sont pleins à craquer. Envahis par les commandes, nombreux sont les couturiers qui dorment très peu afin de pouvoir honorer les différents rendez-vous.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’approche du ramadan, les cérémonies de mariage vont crescendo à Bamako. Ces cérémonies sont généralement des occasions de rencontre et de grandes dépenses pour les femmes, qui font généralement des uniformes. &nbsp;La couture de ces habits à cette veille de ramadan ne va pas sans tension.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques jours du ramadan, communément appelé&nbsp;«&nbsp;<em>sounkalo</em>&nbsp;», les ateliers de couture sont pleins à craquer. Envahis par les commandes, nombreux sont les couturiers qui dorment très peu afin de pouvoir honorer les différents rendez-vous. Débordés par les commandes, certains tailleurs activent le mode silencieux de leurs téléphones afin d’éviter les clients dont ils n’ont pas pu honorer le rendez-vous.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Course au revenu</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Vieux Traoré est un tailleur à kalaban-coro. Son atelier se trouve près des policiers. Celui-ci pense qu’avoir plus de clients est une opportunité à saisir. «&nbsp;<em>À cette veille de ramadan, nous sommes vraiment très occupés. La plupart des mariages se font durant cette période. Le plus dur est que les clientes arrivent toujours à la dernière minute</em>&nbsp;», explique-t-il tout en déplorant que malgré tout, chacun veuille obtenir ses habits avant la date butoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Traoré reconnait que les couturiers ne peuvent pas s’empêcher d’accepter toujours de nouvelles commandes. Car chacun veut avoir toujours plus d’argent. &nbsp;Ce comportement n’est pas celui d’Assétou Dembélé, couturière et propriétaire de l’atelier&nbsp;«&nbsp; <em>I PARII</em>&nbsp;». Cet atelier refuse de recevoir à partir d’un délai. «&nbsp;<em>Je me garde de prendre les habits quinze jours avant la livraison afin d’éviter tout désagrément</em> », a-t-elle précisé.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les clients fautifs</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes, principales victimes de ces faux rendez-vous des tailleurs, ont pourtant leur mot à dire. Selon Salimata Mohamed Kanté, «&nbsp;<em>Certains tailleurs, même s’ils confectionnent les habits à temps, ont du mal à respecter les rendez-vous de leurs clients&nbsp;</em>», explique-t-elle. Selon ses précisions, les couturiers doivent se réserver le droit de refuser à recevoir des habits quand ils savent qu’ils ne pourront pas être dans le temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par peur de ces rendez-vous ratés des tailleurs, Mariam préférait aller s’assoir et attendre son habit à l’atelier. «&nbsp;<em>Je m’assurais toujours d’avoir mes habits à l’heure. Pour ce faire, je partais m’asseoir chaque fois que j’avais le temps pour surveiller mon tailleur afin de m’assurer qu’il confectionne mes habits&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes ne sont pas les seules victimes. Les hommes aussi en font souvent partie. Toutefois, Mohamed Kouyaté, griot, obtient toujours ses habits à temps voulu. «&nbsp;<em>Sincèrement je n’ai jamais eu de problème avec mon tailleur, car il est mon seul couturier. Je lui amène néanmoins mes habits toujours en avance. Ce qui lui donne le temps de bien les coudre et les terminer dans mon délai</em>&nbsp;», explique-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hawa Diaby</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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