<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des tensions institutionnelles &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/tensions-institutionnelles/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/tensions-institutionnelles/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Sat, 22 Nov 2025 08:26:02 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des tensions institutionnelles &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/tensions-institutionnelles/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Tribune. Le Sénégal en crise : entre espoir et désillusion</title>
		<link>https://saheltribune.com/tribune-le-senegal-en-crise-entre-espoir-et-desillusion/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/tribune-le-senegal-en-crise-entre-espoir-et-desillusion/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bocar Harouna Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 08:25:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Bassirou Diomaye Faye]]></category>
		<category><![CDATA[crise politique]]></category>
		<category><![CDATA[Dakar]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[désillusion]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue national]]></category>
		<category><![CDATA[fractures territoriales]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités sociales]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Ousmane Sonko]]></category>
		<category><![CDATA[refondation démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[ruralité]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
		<category><![CDATA[stabilité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[tensions institutionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20272</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez la crise politique au Sénégal et ses impacts sur la démocratie et la société civile dans le pays de la Teranga.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>Au moment où le Sénégal traverse l’une des crises politiques les plus profondes de son histoire récente, les espoirs de renouveau démocratique se heurtent à la réalité des fractures institutionnelles et sociales. Entre un pouvoir exécutif divisé, une société civile désabusée et un territoire marqué par de fortes disparités, le pays de la Teranga vacille entre promesse de refondation et désillusion collective. À la croisée des chemins, le Sénégal cherche à préserver son image de modèle de stabilité démocratique dans une Afrique de l’Ouest en pleine recomposition.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>La crise politique qui a secoué le Sénégal fin 2025 se présente comme le reflet des vagues tumultueuses qui déferlent sur les côtes de l&rsquo;engagement civique et des aspirations démocratiques. En cette période de grande incertitude, les fondements mêmes du paysage politique national sont ébranlés, reflétant de profondes tensions enracinées dans une histoire politique complexe et des évolutions socio-territoriales marquées par des inégalités exacerbées.<br>La scène politique sénégalaise connaît aujourd&rsquo;hui une polarisation aiguë, le pouvoir exécutif semblant divisé entre deux forces opposées. D&rsquo;un côté, le Président&nbsp;Bassirou Diomaye Faye, soutenu par son mouvement, revendique une légitimité renouvelée ; de l&rsquo;autre, le camp&nbsp;Ousmane Sonko&nbsp;continue d&rsquo;influencer les rouages institutionnels, révélant un héritage lourd de désillusion. Cette dichotomie crée un climat de tension institutionnelle, où chaque décision politique devient un acte de défi entre deux blocs, exacerbant les divisions sociales et régionales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-fractures-territoriales-et-sociales-au-coeur-du-malaise"><strong>Les fractures territoriales et sociales au cœur du malaise</strong><strong></strong></h3>



<p>Les crispations se multiplient dans un contexte de manifestations populaires, reflétant une société civile en pleine tourmente qui, après avoir caressé l’espoir du changement, se retrouve aujourd’hui en proie à la confusion et à la désillusion. Ces manifestations, qui auraient pu être l’expression d’une démocratie épanouie, deviennent le théâtre d’un mécontentement généralisé.<br>Une analyse géographique du territoire sénégalais met en évidence de profondes&nbsp;inégalités économiques et sociales&nbsp;: les grandes villes comme Dakar, avec leurs infrastructures modernes, contrastent fortement avec les zones rurales, souvent délaissées. Cette fracture nourrit un sentiment d’abandon et d’injustice, renforçant la méfiance envers les institutions.<br>La polarité urbaine face aux zones rurales devient une source majeure d’instabilité. Les populations rurales, privées d’accès aux services de base, risquent de se tourner vers des acteurs politiques radicaux pour se faire entendre. Cette frustration territoriale pourrait dégénérer si les élites politiques échouent à instaurer un&nbsp;dialogue inclusif&nbsp;prenant en compte les dynamiques locales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-de-stabilite-africaine-a-la-croisee-des-chemins"><strong>Un modèle de stabilité africaine à la croisée des chemins</strong><strong></strong></h3>



<p>Sur la scène internationale, le Sénégal, longtemps perçu comme un&nbsp;havre de stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest, voit son image écornée. Les investisseurs, alarmés par la montée des tensions, pourraient se détourner du pays, compromettant ainsi la croissance économique patiemment acquise.<br>Les relations diplomatiques avec les voisins et les partenaires internationaux risquent également d’en pâtir. Une gestion maladroite de la crise interne pourrait fragiliser la sécurité régionale et entraîner une&nbsp;réévaluation des alliances stratégiques.</p>



<p>Au seuil de décembre 2025, le Sénégal traverse donc une période troublée où l’instabilité politique plane comme un mirage, éclipsant les promesses d’une démocratie renouvelée. Le retour au&nbsp;dialogue et à la réconciliation nationale&nbsp;apparaît désormais comme une nécessité impérieuse.<br>La capacité du pays à retrouver la voie de la stabilité dépendra de son aptitude à concilier les aspirations démocratiques modernes et les réalités sociales enracinées dans le vécu quotidien du peuple sénégalais.</p>



<p><strong>Bocar H DIALLO, Géographe</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/tribune-le-senegal-en-crise-entre-espoir-et-desillusion/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20272</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Sénégal : Diomaye Faye — Ousmane Sonko, la fin de l’innocence politique</title>
		<link>https://saheltribune.com/senegal-diomaye-faye-ousmane-sonko-la-fin-de-linnocence-politique/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/senegal-diomaye-faye-ousmane-sonko-la-fin-de-linnocence-politique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 09:28:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Aïda Mbodj]]></category>
		<category><![CDATA[Aminata Touré]]></category>
		<category><![CDATA[Bassirou Diomaye Faye]]></category>
		<category><![CDATA[coalition présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[crise politique]]></category>
		<category><![CDATA[Diomaye Président]]></category>
		<category><![CDATA[élection 2024]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement sénégalais]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse sénégalaise]]></category>
		<category><![CDATA[Macky Sall]]></category>
		<category><![CDATA[Ousmane Sonko]]></category>
		<category><![CDATA[Pastef]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir exécutif]]></category>
		<category><![CDATA[renouveau démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[rivalité politique]]></category>
		<category><![CDATA[rupture politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[tensions institutionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20214</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le couple présidentiel, Ousmane Sonko et Diomaye Faye, traverse une crise marquée par des ambitions rivales et des tensions croissantes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Moins de deux ans après leur victoire historique, le tandem qui incarnait le renouveau politique sénégalais se fissure. Entre le président Bassirou Diomaye Faye, soucieux d’affirmer son autorité, et son Premier ministre Ousmane Sonko, toujours porté par sa ferveur militante, la tension est désormais palpable. Derrière les sourires officiels, une guerre froide s’installe, faite de calculs politiques, de défiance réciproque et d’ambitions rivales.</em></strong></p>



<p>Par un de ces retournements dont la politique sénégalaise a le secret, l’idylle entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko a viré à la méfiance. Le duo fraternel de la conquête est devenu un couple présidentiel en crise. Le rêve de la cohabitation harmonieuse s’effrite, laissant place à une guerre froide où chacun affûte désormais ses armes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-l-amitie-militante-a-la-rivalite-d-etat"><strong>De l’amitié militante à la rivalité d’État</strong></h2>



<p>Ceux qui les ont connus dans les geôles du régime Sall, partageant le même idéal de rupture, peinent à reconnaître les deux anciens compagnons d’infortune. À peine un an et demi après la victoire éclatante de mars 2024, les fissures sont devenues crevasses.<br>Depuis juillet 2025, les signaux d’alerte s’accumulent&nbsp;: Sonko, fidèle à son « <em>verbe volcanique</em> », avait publiquement reproché au chef de l’État son « <em>silence</em> » face aux attaques de ses adversaires. Faye, plus feutré, avait tenté d’éteindre l’incendie en rappelant que le Sénégal avait « <em>d’autres urgences</em> ». Mais sous le vernis de la fraternité, les rancunes couvaient.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-jour-ou-tout-a-bascule"><strong>Le jour où tout a basculé</strong></h2>



<p>Le 11&nbsp;novembre 2025, la hache de guerre est déterrée. Par un décret laconique, Diomaye Faye écarte Aïda Mbodj, fidèle lieutenante de Sonko, de la coordination de la coalition présidentielle, pour confier la tâche à Aminata Touré. Un choix audacieux — certains diront provocateur — tant l’ex-Première ministre incarne la technostructure politique que le Pastef voulait précisément balayer.</p>



<p>Sonko encaisse mal le coup&nbsp;: trois jours plus tôt, à Téra, il avait publiquement juré qu’Aïda Mbodj « <em>ne bougerait pas</em> ». En rétorquant que « <em>celui qui veut s’affirmer n’a qu’à descendre dans l’arène </em>», le Premier ministre adressait, sans la nommer, une flèche au palais.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-guerre-des-legitimites"><strong>La guerre des légitimités</strong></h2>



<p>Derrière cette querelle de casting, une bataille plus vaste se dessine&nbsp;: celle de la légitimité. Diomaye Faye, élu président mais longtemps considéré comme l’héritier politique de Sonko, veut désormais s’émanciper. Sonko, lui, refuse de devenir un ornement institutionnel, cantonné à la primature.</p>



<p>Le communiqué présidentiel évoque pudiquement des « <em>facteurs de division</em> » ; les stratèges, eux, y voient la volonté de Faye de préparer son avenir. En réactivant la coalition sous un visage plus docile, le chef de l’État trace son propre sillon, au-delà de l’ombre tutélaire de son mentor. 2029 n’est pas si loin.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-pastef-sort-les-griffes"><strong>Le Pastef sort les griffes</strong></h2>



<p>La riposte du parti de Sonko est immédiate. Dans un communiqué incendiaire, le Pastef dénonce une « <em>décision illégitime</em> » et refuse de reconnaître Aminata Touré. Traduction politique&nbsp;: le Premier ministre défie ouvertement l’autorité de son président. Le Sénégal découvre alors une cohabitation de feu, où chaque camp revendique l’héritage du même électorat.</p>



<p>Les juristes y voient une question de prérogatives ; les politistes, un choc d’egos entre deux visions du pouvoir&nbsp;: celle, institutionnelle et hiérarchique, de Faye ; celle, messianique et populaire, de Sonko.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-alliance-piegee-par-son-propre-succes"><strong>Une alliance piégée par son propre succès</strong></h2>



<p>Le paradoxe est cruel. La victoire de 2024 devait incarner la renaissance politique du pays. Elle se mue en guerre de positions. Faye, jadis secrétaire général discret, s’impose désormais comme un président soucieux d’ordre et de méthode. Sonko, tribun charismatique et chef de file du Pastef, reste l’âme du mouvement, mais plus tout à fait le maître du jeu.</p>



<p>Ce tandem improbable, uni contre Macky Sall, se retrouve aujourd’hui enlisé dans la mécanique du pouvoir&nbsp;: l’un veut gouverner, l’autre continue de militer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-spectre-d-une-rupture-annoncee"><strong>Le spectre d’une rupture annoncée</strong></h2>



<p>Pour l’heure, les deux hommes jurent que rien ne les oppose. Mais le climat, dans les couloirs de la primature comme à la présidence, est électrique. Des proches de Faye murmurent qu’un remaniement pourrait sceller la fin de la cohabitation. D’autres évoquent, du côté de Sonko, la tentation d’une démission fracassante, au nom de la « <em>cohérence morale</em> ».</p>



<p>Dans un pays où la stabilité politique repose souvent sur l’équilibre subtil des egos, ce duel fraternel pourrait peser lourd.</p>



<p>Cette brouille ne se joue pas seulement à deux. Elle interroge une jeunesse sénégalaise qui, en mars 2024, croyait voter pour un renouveau. Les promesses de rupture, de justice et de souveraineté économique peinent à survivre au choc des ambitions.</p>



<p>Le pouvoir Faye-Sonko, né de la révolte, risque de mourir de la normalisation. Le Sénégal, laboratoire démocratique de l’Afrique de l’Ouest, entre dans une zone de turbulences.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/senegal-diomaye-faye-ousmane-sonko-la-fin-de-linnocence-politique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20214</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Sénégal : Diomaye–Sonko, l’irrésistible implosion</title>
		<link>https://saheltribune.com/senegal-diomaye-sonko-lirresistible-implosion/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/senegal-diomaye-sonko-lirresistible-implosion/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jul 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Bassirou Diomaye Faye]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[crise politique]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue national]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Haute Cour de justice]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance de la justice]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité politique]]></category>
		<category><![CDATA[opposition sénégalaise]]></category>
		<category><![CDATA[Ousmane Sonko]]></category>
		<category><![CDATA[Pastef]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir exécutif]]></category>
		<category><![CDATA[Réforme judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[remaniement ministériel]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[tensions institutionnelles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19356</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les tensions entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko plongent le Sénégal dans une tempête institutionnelle. Un examen approfondi.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le duo qui voulait tout changer est désormais à deux doigts de tout faire basculer. À Dakar, le pouvoir exécutif se dédouble, se défie et s’épuise dans une guerre d’ego à ciel ouvert. Tandis que le pays s’enfonce dans la dette, les deux figures de proue du « renouveau sénégalais » s’accusent, se contredisent, s&rsquo;épient. Dans cette pièce aux airs de tragédie classique, la question n’est plus de savoir qui gouverne, mais combien de temps le bateau tiendra encore le cap.</em></strong></p>



<p>Ils avaient promis la rupture, ils offrent la fracture. À Dakar, le vent de renouveau soufflé par le tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko s’est mué, en l’espace d’un an, en tempête institutionnelle. Le président et son Premier ministre, autrefois camarades de cellule et frères d’armes politiques, s’affrontent désormais à mots à peine couverts dans un duel au sommet de l’État. Une mise en scène de crise sous les tropiques qui mêle ego, défiance, ambitions contrariées et rhétorique révolutionnaire.</p>



<p>Le 10 juillet 2025, devant une salle médusée, Ousmane Sonko, lors de l’installation du Conseil national de son parti PASTEF, a tiré la première salve :&nbsp;<em>« Le Sénégal ne traverse pas une crise politique, mais une crise d’autorité. »</em>&nbsp;Un missile verbal dirigé, sans ambiguïté, contre son propre président, accusé de mollesse face aux tensions internes et aux attaques ciblant le chef du gouvernement. Le ton est donné. Les digues du pacte du Camp Manuel, scellé entre les deux hommes avant leur conquête du pouvoir, ont cédé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-poison-du-pouvoir-partage"><strong>Le poison du pouvoir partagé</strong></h2>



<p>Dans l’antichambre du pouvoir, les illusions de fraternité ont rarement longue vie. Ce qui n’était qu’un murmure devient un fracas. Sonko soupçonne son président de pactiser avec les juges, de bloquer ses ambitions, de ralentir son agenda. Diomaye Faye, de son côté, freine des quatre fers lorsque son Premier ministre tente d’imposer un remaniement ministériel à sa main, épurant les proches du chef de l’État pour y placer ses propres affidés. Résultat : un veto présidentiel sec, glacial, assorti de silences éloquents.</p>



<p>La confirmation par la Cour suprême de la condamnation de Sonko dans l’affaire de diffamation contre Mame Mbaye Niang n’a fait qu’envenimer les choses. Dans les couloirs feutrés du palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor, l’exaspération monte.&nbsp;<em>« Je ne démissionnerai pas, qu’il me démette s’il l’ose »,&nbsp;</em>assène Sonko. L’hypothèse d’un retour à l’Assemblée nationale est désormais sur la table, comme menace autant que parade.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-reve-panafricaniste-au-cauchemar-comptable"><strong>Du rêve panafricaniste au cauchemar comptable</strong></h2>



<p>Le divorce politique s’opère dans un contexte économique exsangue. La dette publique a franchi le seuil des 119 % du PIB, transformant le Sénégal en champion continental de l’endettement, devant même le Soudan ou le Mozambique. Le FMI suspend son assistance. La promesse de renégocier les contrats pétroliers gaziers – autre cheval de bataille du duo – reste lettre morte. Et pendant ce temps, le prix du ciment grimpe, les chantiers s’arrêtent, l’inflation étouffe les ménages.</p>



<p>Les soutiens de Sonko pointent une «&nbsp;<em>dette cachée</em>&nbsp;» de 7 milliards de dollars, héritée de Macky Sall. Mais l’argument tourne en boucle sans convaincre. L’héritage est lourd, certes, mais la magie politique ne suffit pas à faire pousser du riz, construire des logements ou relancer la croissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-justice-terrain-mine"><strong>La justice, terrain miné</strong></h2>



<p>Au chapitre des grandes réformes, la chasse aux sorcières bat son plein. Cinq anciens ministres de Macky Sall sont traduits devant la Haute Cour de justice. Trois dorment à Rebeuss. Deux autres attendent leur tour. L’initiative séduit les électeurs en quête de rupture morale, mais fait grincer les dents des magistrats.</p>



<p>Sonko, fidèle à sa dialectique de confrontation, tape du poing : «&nbsp;<em>La justice ne leur appartient pas. Nous sommes l’État.</em>&nbsp;» Une petite phrase à l’effet ravageur. L’Union des magistrats, vent debout, s’indigne. Le risque d’un bras de fer institutionnel se précise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reformes-sans-boussole"><strong>Réformes sans boussole ?</strong></h2>



<p>Entre deux altercations de palais, l’État tente de réformer. Un dialogue national sur la gouvernance électorale s’est tenu fin mai. On y a évoqué l’interdiction du cumul des fonctions présidentielles et partisanes, la création d’une CENI indépendante, la refonte du Conseil constitutionnel… Un catalogue de vœux pieux en attente d’implémentation réelle.</p>



<p>L’enjeu est clair : donner des gages de transparence à une société civile de plus en plus critique, tout en empêchant l’opposition de crier au hold-up démocratique. Mais comment convaincre quand les deux têtes de l’exécutif s’écharpent à ciel ouvert ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-opposition-en-ordre-disperse"><strong>L’opposition en ordre dispersé</strong></h2>



<p>L’ancien régime, lui, ne fait pas mieux. Khalifa Sall tente de maintenir son capital politique, pendant que Barthélémy Dias joue sa partition en solo. L’APR, ex-majoritaire, se replie sur une ligne victimiste :&nbsp;<em>« justice instrumentalisée »,</em>&nbsp;répète-t-elle en boucle. Le jeu de reconstruction reste balbutiant. Le temps presse pourtant. Les législatives de 2027 se profilent.</p>



<p>L’étrangeté du moment sénégalais tient dans ce paradoxe : jamais les aspirations populaires au changement n’ont été aussi vives, jamais le pouvoir n’a semblé aussi déboussolé. En voulant rompre avec l’ancien monde, le duo Diomaye–Sonko risque de précipiter le pays dans l’inconnu.</p>



<p>Leur alliance, bâtie sur une promesse de refondation, pourrait bien devenir l’acte de décès politique de l’un ou de l’autre. À moins, improbable mais pas impossible, qu’un compromis à la sénégalaise ne finisse par s’imposer, comme un baume sur les vanités blessées.</p>



<p>Mais le temps presse. L’État, lui, n’attend pas.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/senegal-diomaye-sonko-lirresistible-implosion/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19356</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
