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	<title>Archives des système éducatif malien &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : comment le gouvernement prépare des examens apaisés sur tout le territoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Bamako, le ministre malien de l’Éducation nationale rassure sur l’organisation des examens 2026. DEF, Bac et CAP seront placés sous le signe du mérite, de la sécurité et de la lutte contre la fraude.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministre malien de l&rsquo;Éducation nationale a réuni la presse, le 21 mai 2026,</em></strong><em>&nbsp;<strong>&nbsp;pour rassurer l&rsquo;opinion sur l&rsquo;organisation des examens de fin d&rsquo;année.&nbsp;</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le décor était soigné. C&rsquo;est au Centre international de conférences de Bamako (CICB), dans un cadre feutré de déjeuner de presse, que le ministre de l&rsquo;Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, a choisi de s&rsquo;adresser aux médias ce jeudi 21 mai. Autour de lui : les responsables de son cabinet élargi, les représentants des syndicats d&rsquo;enseignants, des associations de parents d&rsquo;élèves, des promoteurs d&rsquo;écoles privées. Une mobilisation ostensible, destinée à envoyer un signal de sérénité à l&rsquo;opinion nationale à quelques jours du début des épreuves écrites du Diplôme d&rsquo;études fondamentales (DEF), prévu du 1<sup>er</sup>&nbsp;au 3 juin sur l&rsquo;ensemble du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Toutes les mesures administratives, pédagogiques, techniques et sécuritaires ont été prises afin de garantir des examens crédibles, transparents et apaisés</em>&nbsp;», a déclaré le ministre, assurant que les sujets sont prêts, le matériel déployé, les centres sécurisés et les dispositifs antifraude en place.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des examens placés sous l&rsquo;étendard du « Mali Kura »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La tenue de ces rencontres — c&rsquo;est la troisième édition — s&rsquo;inscrit, selon le ministère, dans la dynamique de l&rsquo;année 2026-2027, que le Général d&rsquo;Armée Assimi Goïta a décrétée «&nbsp;<em>Année de l&rsquo;Éducation et de la Culture</em>&nbsp;». Une labellisation politique qui confère aux examens de fin d&rsquo;année une charge symbolique particulière, au-delà de leur seule dimension pédagogique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a déclaré que l&rsquo;éducation est au cœur du «&nbsp;<em>Mali Kura</em>&nbsp;», un objectif de refondation nationale. La construction d&rsquo;un pays stable et prospère requiert, selon lui, une école forte et crédible, vecteur de valeurs fondamentales. En filigrane, le message est clair : réussir les examens 2026, c&rsquo;est aussi valider toute la portée symbolique du projet politique de la Transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte contre la fraude est au cœur du dispositif. Selon le ministre, l&rsquo;objectif est d&rsquo;éradiquer les fraudes systémiques constatées lors des examens officiels — notamment le DEF, le BT et le Baccalauréat — et de promouvoir «&nbsp;<em>la culture du mérite</em>&nbsp;». «&nbsp;<em>Nous sommes réunis une fois de plus pour dire oui au mérite et non à la fraude&nbsp;</em>», a-t-il déclaré, rappelant que les deux éditions précédentes avaient déjà permis de renforcer la sensibilisation sur ce sujet.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un calendrier chargé, un territoire immense</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier des examens maliens 2025-2026 est particulièrement dense. Les épreuves écrites du Certificat d&rsquo;aptitude professionnelle (CAP) se tiennent du 18 au 23 mai. Les épreuves écrites du DEF suivront du 1<sup>er</sup>&nbsp;au 3 juin, et les épreuves écrites du Baccalauréat se dérouleront du 22 au 25 juin 2026. Les élèves-maîtres de l&rsquo;Enseignement normal composeront quant à eux du 29 juin au 3 juillet, tandis que les candidats au BT agro-pastoral ne seront en lice qu&rsquo;en septembre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Organiser ces examens sur l&rsquo;ensemble d&rsquo;un territoire grand comme deux fois la France, dans des zones parfois coupées du reste du pays par des opérations militaires ou des routes impraticables, relève d&rsquo;un défi logistique considérable. L&rsquo;an dernier, selon les données du ministère, ce sont au moins 240 000 candidats qui ont participé aux seules épreuves du DEF.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Former des citoyens ou reproduire des sujets ? L&#8217;éducation civique au Mali, enjeu de souveraineté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, la réforme de l’éducation civique est devenue un enjeu politique majeur. Entre héritage colonial, promotion des langues nationales et lutte contre l’extrémisme, l’école se retrouve au cœur du projet de refondation nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un pays traversé par des crises institutionnelles profondes et des ingérences extérieures répétées, la question de ce que l&rsquo;on enseigne à l&rsquo;école — et au nom de quoi — est devenue un acte politique majeur.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe, dans chaque nation, un moment où l&rsquo;école cesse d&rsquo;être un simple outil d&rsquo;alphabétisation pour devenir le lieu où se joue la définition même du peuple. Le Mali vit aujourd&rsquo;hui l&rsquo;un de ces moments. Depuis les coups d&rsquo;État de 2020 et 2021, depuis la rupture avec la France et le recentrage souverainiste du régime de transition, une question traverse les couloirs des ministères, les amphithéâtres universitaires et les classes de quartier : que doit-on enseigner aux Maliens pour qu&rsquo;ils se pensent Maliens — et pas seulement des administrés ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de l&rsquo;éducation civique n&rsquo;est jamais innocente. Partout dans le monde, les programmes scolaires sont des terrains de bataille idéologique. Mais au Mali, elle prend une résonance particulière, car elle croise plusieurs fractures simultanées : une crise de légitimité de l&rsquo;État, une défiance profonde envers les institutions héritées de la colonisation, une jeunesse démographiquement écrasante et une pression des puissances étrangères — anciennes comme nouvelles — pour modeler à leur avantage la conscience politique malienne.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="219" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-1024x219.png" alt="Statistique du taux d'alphabétisation au Mali." class="wp-image-22370" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-1024x219.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-300x64.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-768x164.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-1170x250.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-585x125.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-600x128.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image.png 1468w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Statistique du taux d&rsquo;alphabétisation au Mali. ©Image générée par IA. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;héritage colonial, une blessure encore ouverte dans les programmes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;école malienne, dans sa structure profonde, reste largement un héritage de l&rsquo;administration coloniale française. Les programmes, les manuels, les examens, la langue d&rsquo;enseignement : tout ou presque a été pensé, à l&rsquo;origine, pour former des auxiliaires de l&#8217;empire, pas des citoyens d&rsquo;une République souveraine. Indépendance proclamée en 1960, cette architecture n&rsquo;a été que partiellement réformée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La langue française, imposée comme vecteur exclusif de l&rsquo;instruction officielle, est symptomatique de cette persistance. Dans un pays où le bambara est parlé par plus de la moitié de la population, où le peul, le dogon, le soninké et le songhaï structurent des millions de vies, l&rsquo;enseignement exclusivement en français constitue, pour beaucoup d&rsquo;enfants ruraux, une première forme d&rsquo;exclusion. On leur enseigne la citoyenneté dans une langue qui n&rsquo;est pas celle de leur foyer, de leurs rêves, de leur rapport au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le&nbsp;Pédagogue éducateur et penseur suisse, pionnier de la pédagogie&nbsp;moderne, Johann Heinrich (Jean-Henri) Pestalozzi,&nbsp;«&nbsp;<em>On aura beau faire des lois meilleures, dit-il, ce ne sera point assez ; l’avenir des nations est dans les écoles ; ce sont les écoles qu’il faut réformer.</em>&nbsp;». Cette&nbsp;phrase était inscrite au fronton de l’école «&nbsp;<em>Jules Ferry</em>&nbsp;» de Batna en Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des expériences pédagogiques novatrices tentent de corriger cette trajectoire. Depuis les années 1990, des écoles dites «&nbsp;<em>communautaires</em>&nbsp;» ou «&nbsp;<em>à curriculum convergent</em>&nbsp;» intègrent les langues nationales dans les premières années d&rsquo;apprentissage, avant d&rsquo;introduire le français progressivement. Les résultats, documentés par plusieurs études, sont probants : meilleure compréhension, taux de déperdition scolaire réduit, sentiment d&rsquo;appartenance renforcé. Mais ces programmes restent marginaux, insuffisamment financés, souvent dépendants de bailleurs étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Un peuple qui perd sa langue devient colonisé par le ou les pays de la langue qu&rsquo;il a adoptée</em> », a déclaré Montesquieu, pour souligner la place centrale que joue la langue dans la décolonisation des esprits et dans la quête de la souveraineté.Conscientes de cet état de fait, les autorités maliennes de la transition ont accordé une place considérable aux langues nationales élevées au rang de langues officielles tandis que le français est relégué au rang de langue de travail. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Que transmettre ? La bataille des valeurs nationales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la langue, c&rsquo;est le contenu même de l&rsquo;éducation civique qui est en débat. Quelles valeurs nationales enseigner ? Sur quelles références morales et historiques fonder le sentiment d&rsquo;appartenance à la République du Mali ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, les manuels scolaires maliens ont reproduit un récit national construit autour de quelques grandes figures — Soundiata Kéïta, fondateur de l&#8217;empire du Mali au XIIIe siècle ; Modibo Kéïta, premier président de la République — et d&rsquo;un panthéon républicain importé de la tradition jacobine française : liberté, égalité, fraternité. Ces valeurs ne sont pas sans fondement dans l&rsquo;histoire malienne, mais elles peinent à dialoguer avec les réalités vécues, notamment les solidarités communautaires, les hiérarchies sociales, les pratiques religieuses qui structurent profondément la vie quotidienne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question se pose avec une acuité particulière dans le contexte sécuritaire actuel. Les groupes armés terroristes qui sévissent dans le nord et le centre du pays ont développé leur propre offre éducative — écoles coraniques radicalisées, endoctrinement des jeunes désœuvrés. Former à la citoyenneté est aussi, dans ce contexte, un acte de résistance contre la propagande des groupes extrémistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les régions de Mopti, Ségou, Gao et Ménaka, des centaines d&rsquo;écoles publiques ont été fermées ou abandonnées depuis 2012 sous la pression des groupes armés. UNICEF estimait en 2024 que plus de 1,2 million d&rsquo;enfants maliens se trouvaient privés d&rsquo;accès à l&rsquo;éducation du fait des violences. Le vide ainsi créé est souvent comblé par des structures confessionnelles radicales qui offrent gîte, couvert et un récit identitaire aux jeunes les plus vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes de la transition ont entamé une réforme profonde dans ce sens en interdisant en 2025 l’enseignement de la Révolution française de 1789 dans les écoles maliennes. Aussi faut-il rappeler que le but recherché derrière le Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV) est précisément la revalorisation de l’éducation civique et morale dans les établissements scolaires.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La refondation civique, projet politique ou programme scolaire ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement de transition malien a affiché, depuis 2021, une ambition de «&nbsp;<em>refondation</em>&nbsp;» nationale. Cette rhétorique irrigue désormais les discours officiels sur l&rsquo;éducation : il s&rsquo;agit de former de nouveaux citoyens maliens, fiers de leur identité, débarrassés de la «&nbsp;<em>mentalité coloniale&nbsp;</em>», capables de bâtir un État fort.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ton est donné à travers la décision du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta de faire de la période 2026-2027 «&nbsp;<em>l’année de l’éducation et de la culture</em>&nbsp;».&nbsp;L’ambition des autorités maliennes est la formation d’«&nbsp;<em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence</em>&nbsp;». Mais aussi il s’agit d’engager «&nbsp;<em>un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain</em>&nbsp;», pour une «&nbsp;<em>prospérité partagée</em><em>&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car la refondation civique par l&rsquo;école suppose un consensus sur les valeurs que l&rsquo;on souhaite transmettre. C’est toute la portée du Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV). Qui prend en compte toute la diversité du pays, composé d’une mosaïque de communautés ethniques, religieuses et régionales dont les histoires, les mémoires et les aspirations divergent parfois radicalement.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une souveraineté éducative assumée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que le Mali affronte, en définitive, n&rsquo;est pas une question pédagogique mais une question philosophique et politique : de quoi est fait un peuple ? Sur quoi repose le lien national lorsque les frontières héritées de la colonisation ne correspondent à aucune réalité ethnique ou culturelle préexistante, lorsque les puissances extérieures continuent de disputer à la société malienne le droit de se définir elle-même ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse ne peut pas venir de l&rsquo;extérieur — ni des anciens colonisateurs, ni des nouveaux partenaires qui proposent simplement de substituer une dépendance à une autre. Elle doit émerger d&rsquo;un dialogue intérieur, difficile, entre toutes les composantes de la société malienne : les enseignants et les parents, les élus locaux et les chefs traditionnels, les théologiens et les philosophes laïques, les femmes et les jeunes qui portent l&rsquo;essentiel du poids de la crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Former des citoyens, au Mali comme ailleurs, c&rsquo;est parier sur l&rsquo;avenir d&rsquo;un peuple capable de se gouverner lui-même. C&rsquo;est l&rsquo;acte de souveraineté le plus profond qui soit — et sans doute le plus urgent. C’est le veste chantier ouvert par les autorités maliennes de la transition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, 41 520 manuels remis pour soutenir les écoles publiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le gouvernement malien a reçu 41 520 manuels scolaires imprimés par l’ENETP sur le campus de Kabala. Une initiative visant à améliorer les conditions d’apprentissage dans les écoles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bamako, les autorités maliennes ont procédé ce jeudi 23 avril 2026 à la remise officielle de plus de 41 000 manuels scolaires destinés aux établissements du pays. Une initiative portée par le gouvernement de transition pour améliorer les conditions d’apprentissage, et marquée par une collaboration inédite entre les ministères de l’Économie, de l’Enseignement supérieur et de l’Éducation nationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle étape dans la politique de renforcement du système éducatif malien. Ce jeudi 23 avril 2026, le ministère de l’Éducation nationale à Bamako a accueilli la cérémonie officielle de remise de manuels scolaires destinés aux écoles du pays. L’opération, pilotée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à travers l’École normale d’enseignement technique et professionnel (ENETP), vise à soutenir l’apprentissage des élèves dans un contexte marqué par des défis persistants pour le secteur éducatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La remise symbolique des ouvrages a été effectuée par le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, qui les a officiellement transmis à son homologue de l’Enseignement supérieur, Bouréma Kansaye. Ce dernier les a ensuite remis au ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une production locale inédite</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le ministre de l’Éducation nationale, 41 520 exemplaires ont été réceptionnés lors de cette première phase, sur un total de 50 000 manuels scolaires dont la production a été confiée à l’imprimerie de l’ENETP. «&nbsp;<em>Ces manuels sont précieusement réceptionnés et seront utilisés à bon escient&nbsp;</em>», a déclaré le ministre, soulignant qu’ils contribueront à améliorer les conditions d’apprentissage dans les écoles maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La particularité de cette opération réside dans le lieu même de fabrication des ouvrages. Pour la première fois, ces manuels ont été imprimés sur le campus universitaire de Kabala, à Bamako, par l’imprimerie de l’ENETP, en collaboration avec la Direction nationale de la pédagogie (DNP).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à présent, cette imprimerie était principalement mobilisée pour la production de feuilles d’examen destinées aux structures de l’enseignement supérieur. «&nbsp;<em>C’est une première expérience pour nous&nbsp;</em>», a expliqué le directeur général de l’ENETP, Yacouba Daou, évoquant une étape importante dans la montée en puissance des capacités nationales d’impression.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une initiative soutenue au sommet de l’État</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la cérémonie, le ministre de l’Éducation nationale a également salué l’implication des plus hautes autorités du pays dans ce projet, notamment celle du président de la Transition, le général Assimi Goïta, qui avait donné instruction d’accélérer la production de manuels scolaires pour les établissements du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a également remercié le département de l’Économie et des Finances pour avoir facilité le financement de l’opération, permettant ainsi la réalisation rapide de cette première production nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités maliennes, l’initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à améliorer la qualité de l’enseignement et à renforcer l’autonomie du système éducatif, notamment par le développement de capacités locales de production de ressources pédagogiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : dans les nuits des « Koutouba philosophiques », la jeunesse réinvente le débat public</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 14:27:58 +0000</pubDate>
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<p>Les Koutouba philosophiques permettent une réflexion enrichissante pendant le Ramadan, promouvant le partage d'idées au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un Mali en quête de refondation, les « Koutouba philosophiques » —une initiative de l’Union des étudiants en philosophie (UEP) — s’imposent comme un espace rare de respiration intellectuelle. Nées dans le sillage des Nouvelles Pratiques Philosophiques, ces nuits de réflexion organisées durant le Ramadan 2026 réunissent étudiants, enseignants et chercheurs autour d’un principe simple mais exigeant : faire primer la force des arguments. Au-delà du débat académique, ces rencontres interrogent la place de la pensée critique dans la construction du « Mali Koura », entre réforme de l’école, crise de l’État postcolonial et impératif de souveraineté intellectuelle.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À rebours d’un espace public souvent saturé de certitudes, d’invectives et de postures figées, une expérience discrète mais féconde se déploie au Mali : celle des «&nbsp;<em>Koutouba philosophiques</em>&nbsp;». Nées dans le sillage des Nouvelles Pratiques Philosophiques, ces rencontres — organisées notamment durant le mois de Ramadan 2026 — réhabilitent un art trop souvent négligé : celui de penser ensemble. Comme le rappelle le Dr Souleymane Keïta, superviseur de ces nuits de réflexions philosophiques. Ces espaces sont «&nbsp;<em>le lieu où il n’y a ni Dieu, ni Maître, mais celui de la force des arguments en lieu et place des arguments de force&nbsp;</em>». Dans un pays en quête de refondation, cette initiative s’impose comme un véritable laboratoire citoyen, où la pensée critique devient un instrument de souveraineté intellectuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-penseurs-pensent-nbsp"><strong>« Les penseurs pensent&nbsp;»</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions menées en 2026 révèlent d’abord une urgence : repenser la place de la philosophie dans la société malienne. Les participants dénoncent surtout une marginalisation institutionnelle de la discipline et appellent à reconnaître la licence de philosophie dans les recrutements publics. «&nbsp;<em>L’employabilité des philosophes ne saurait se réduire à l’enseignement&nbsp;</em>», expliquent Abdramane et Drissa Coulibaly, membres de l’Union des étudiants en philosophie (UEP). Ils plaident pour une valorisation des compétences analytiques dans l’administration, la gouvernance et les politiques publiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même élan, Abdramane et Drissa, tous deux des écrivains, jugent important d’aller vers une réforme profonde des programmes scolaires dans le cadre du Mali Koura. Ils plaident surtout pour l’intégration des thématiques contemporaines — changement climatique, bioéthique, terrorisme, civisme — dans la formation des citoyens éclairés et ancrés dans leur époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la réflexion ne s’arrête pas là. Les Koutouba dressent un diagnostic sans concession du système éducatif malien, qualifié de «&nbsp;<em>grand corps malade</em>&nbsp;». Cette analyse est surtout celle de Sibiry Sanou, Hamida Ag Bella et Bassirou Maïga. Entre écoles fermées pour cause d’insécurité, insuffisance d’enseignants et infrastructures inadaptées, les constats sont sévères. Les membres de l’UEP dénoncent un «&nbsp;<em>éternel retour des états généraux de l’éducation sans praxis</em>&nbsp;», soulignant que «&nbsp;<em>les penseurs pensent, mais les décisions dorment dans les tiroirs</em>&nbsp;». La réforme de l’école est ainsi érigée en préalable absolu.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-systeme-educatif-coherent-adapte-aux-realites-de-la-mondialisation"><strong>Un système éducatif cohérent, adapté aux réalités de la mondialisation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette critique s’étend aux conditions des enseignants, notamment dans le privé, où la précarité est décrite avec acuité : salaires dérisoires, absence de protection sociale, instabilité chronique. «&nbsp;<em>Dans ces conditions, la lutte pour la survie prime sur l’intellect</em>&nbsp;», résume ces enseignants en philosophie. Pour les philosophes, l’amélioration de l’éducation passe nécessairement par une revalorisation de la condition enseignante et une application rigoureuse des textes existants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la question linguistique, les débats invitent à dépasser les postures idéologiques. Si la Constitution consacre les langues nationales, les participants mettent en garde contre une approche précipitée : «&nbsp;<em>On n’impose pas une langue, elle s’impose par sa capacité à produire du savoir »</em>, expliquent Sibiry Sanou, Hamida Ag Bella et Bassirou Maïga. L’enjeu n’est donc pas d’opposer langues locales et langues étrangères, mais de construire un système éducatif cohérent, adapté aux réalités de la mondialisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ethique-du-vivre-ensemble-fondee-sur-l-humanisme"><strong>Une éthique du vivre-ensemble fondée sur l’humanisme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Koutouba explorent également les mutations sociales contemporaines. À travers le prisme des réseaux sociaux, ils soulignent à la fois les opportunités — accès à l’information, promotion culturelle — et les dérives : désinformation, cybercriminalité, fragilités psychologiques. Des développements ont été faits sur ces mutations par Sékou Sanogo sous le thème «&nbsp;<em>Jeunesse malienne et réseaux sociaux : usages, opportunités et défis pour l&rsquo;avenir&nbsp;»</em>.&nbsp;&nbsp;La solution réside dans une éducation numérique responsable et la valorisation de contenus locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain religieux, les débats pointent une montée des tensions intra et interconfessionnelles, aggravées par l’absence de régulation du prêche. Les participants appellent à «&nbsp;<em>ne pas tolérer l’intolérance religieuse</em>&nbsp;» et à encadrer davantage les discours pour préserver la cohésion sociale, a expliqué notamment Sétigui Traoré, dans son intervention. «&nbsp;<em>Avant d’être croyant, on est d’abord humain</em>&nbsp;», rappellent-il, plaidant pour une éthique du vivre-ensemble fondée sur l’humanisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reinvention-de-l-etat-postcolonial"><strong>Réinvention de l’État postcolonial</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réflexion politique, elle, s’attaque à des questions majeures : la recrudescence des coups d’État et la crise de la démocratie. Le constat est nuancé : «&nbsp;<em>Ce n’est pas la démocratie qui échoue, mais sa mise en œuvre&nbsp;</em>», explique Mohamed Ombotimbé. Les coups d’État apparaissent comme des symptômes d’une gouvernance défaillante, sans pour autant constituer une solution viable. Dans cette perspective, la réinvention de l’État postcolonial s’impose comme un chantier central : décentralisation, lutte contre la corruption, institutions fortes et légitimes. «&nbsp;<em>La réinvention de l’État postcolonial apparaît comme une voie possible pour concilier héritage historique, modernité politique et développement&nbsp;</em>», souligne Sodiougo Sagara.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enjeux sociaux ne sont pas en reste. Drogue, mariage précoce, inégalités de genre : autant de défis qui hypothèquent l’avenir du pays. Les débats mettent en lumière des réalités préoccupantes — «&nbsp;<em>70 % des consommateurs de drogue ont entre 15 et 45 ans</em>&nbsp;», rappelle Allaye Karembe en se référant des chiffres de l’OCS — et appellent à une mobilisation collective.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la condition féminine, une contradiction persistante est soulignée : malgré leur montée en puissance économique, les femmes continuent d’assumer une charge domestique écrasante et un pouvoir décisionnel limité. La solution passe par «&nbsp;<em>la transformation des mentalités</em>&nbsp;» et une application effective des lois, préconisent Zaratou Boré et Oumou Bah. Arouna Diallo, pour sa part, estime qu’«&nbsp;<em>une approche</em>&nbsp;<em>collective est indispensable pour lutter efficacement contre le mariage précoce et promouvoir la scolarisation des filles au Mali</em>».&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-medias-maliens-et-transition-politique"><strong>Médias maliens et transition politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les Koutouba insistent sur le rôle stratégique des médias et de l’éducation citoyenne. Dans un contexte de transition politique et de défis sécuritaires, les médias sont décrits comme «&nbsp;<em>un couteau à double tranchant</em>&nbsp;» : instruments de construction ou de déstabilisation, explique Alpha Hama Boré, dans le développement de sa thématique&nbsp;: «&nbsp;<em>Médias maliens et transition politique :&nbsp;Entre liberté d’expression et transition politique, responsabilité sociale et enjeux sécuritaire.&nbsp;»</em>. D’où la nécessité d’une presse libre, responsable et éthique, capable de concilier liberté d’expression et impératifs nationaux. Ainsi, l’éducation à la citoyenneté trouve toute sa nécessité ajoute Cheick Cissé. Il soutient que cette éducation doit être décentralisée faisant la promotion du patriotisme dans tous les secteurs du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, les «&nbsp;<em>Koutouba philosophiques</em>&nbsp;» dessinent l’ambition de faire émerger un Mali où la pensée critique irrigue l’action publique, où la jeunesse s’approprie les outils du débat et où la souveraineté s’ancre aussi dans les esprits. Car, comme le suggèrent ces échanges, il n’y a pas de Mali Kura sans révolution intellectuelle. Et cette révolution commence, peut-être, par une simple conversation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
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		<title>Vers des examens scolaires plus crédibles au Mali : le ministre Sy Savané en mission au CNECE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Mar 2024 05:49:28 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la réforme des examens et concours au Mali. Amélioration de la qualité de l'éducation avec des examens propres et crédibles.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans un élan de réforme ambitieux, le ministre de l&rsquo;Education nationale du Mali, Dr Amadou Sy Savané, s&rsquo;est engagé à assurer des examens propres et crédibles lors de sa visite récente au Centre national des examens et concours de l&rsquo;éducation. Cette initiative marque un pas décisif vers l&rsquo;amélioration de la qualité de l&rsquo;éducation au Mali.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une démarche résolue vers l&rsquo;amélioration du système éducatif malien, le ministre de l&rsquo;Education nationale, Dr Amadou Sy Savané, a marqué les esprits lors de sa visite au Centre national des examens et concours de l&rsquo;éducation (CNECE), le vendredi 22 mars 2024. Accueilli par le directeur, M. Kéïta, et toute son équipe, cette rencontre s&rsquo;inscrit dans la volonté ministérielle de garantir des examens fiables et de qualité, pierre angulaire d&rsquo;une éducation crédible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur des échanges, Dr Sy Savané n&rsquo;a pas manqué de partager sa vision ambitieuse pour les examens futurs, insistant sur son engagement « <em>sans faille »</em> pour hisser le niveau de l&rsquo;éducation au Mali. Cette vision, centrée sur la qualité et la crédibilité des évaluations, est plus qu&rsquo;essentielle dans un contexte où l&rsquo;éducation malienne fait face à de multiples défis.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-defis-a-surmonter"><strong>Des défis à surmonter</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur Kéïta, a, pour sa part, exprimé sa gratitude pour cette initiative ministérielle, y voyant une opportunité d&rsquo;aligner les objectifs du CNECE sur les aspirations gouvernementales. Toutefois, la rencontre a également été l&rsquo;occasion de mettre en lumière les problématiques rencontrées par le centre, notamment la vétusté des infrastructures et le manque criant de ressources matérielles. Le manque d&rsquo;électricité pendant les périodes cruciales de tirage des sujets et les difficultés logistiques inhérentes à l&rsquo;envoi du matériel dans les régions du Nord et du Centre du pays ont été particulièrement soulignés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l&rsquo;Education nationale, face à ces enjeux, a été interpellé sur la nécessité d&rsquo;apporter un soutien concret au CNECE, garantissant ainsi que les conditions minimales pour le bon déroulement des examens soient réunies. L&rsquo;appel à l&rsquo;action de M. Kéïta témoigne de la volonté du personnel du centre de relever le défi de passer des examens propres, en dépit des obstacles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-tournant-pour-l-education-malienne"><strong>Un tournant pour l&rsquo;éducation malienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La visite du ministre Sy Savané au CNECE n&rsquo;est pas anodine. Elle symbolise un tournant dans la manière dont les examens et concours sont envisagés au Mali. En reconnaissant les défis et en s&rsquo;engageant à y répondre, le ministre montre une volonté de réforme qui pourrait bien redéfinir les standards de qualité de l&rsquo;éducation dans le pays. Cependant, pour que cette vision se concrétise, il est crucial que les promesses d&rsquo;amélioration se traduisent en actions effectives. La rénovation des infrastructures, l&rsquo;augmentation des ressources matérielles, et la garantie de conditions optimales pour le tirage et l&rsquo;acheminement des sujets d&rsquo;examen ne sont que quelques-unes des mesures nécessaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre entre le ministre de l&rsquo;Education nationale et le personnel du CNECE pose les jalons d&rsquo;une réforme éducative qui, si elle est menée à bien, pourrait bien contribuer à élever le niveau général de l&rsquo;éducation au Mali, comme recommandé lors des Assises nationales de la refondation (ANR), en décembre 2021. Il reste à espérer que cet élan soit maintenu et que les engagements pris se traduisent en progrès tangibles pour tous les élèves maliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba </strong></p>
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