<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des souveraineté sécuritaire &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/souverainete-securitaire/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/souverainete-securitaire/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Mon, 19 Jan 2026 20:54:28 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des souveraineté sécuritaire &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/souverainete-securitaire/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Mali : une doctrine de souveraineté sécuritaire assumée, au-delà du seul registre militaire</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-une-doctrine-de-souverainete-securitaire-assumee-au-dela-du-seul-registre-militaire/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-une-doctrine-de-souverainete-securitaire-assumee-au-dela-du-seul-registre-militaire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 20:54:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des États du sahel]]></category>
		<category><![CDATA[armée malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[autonomie stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[bataille informationnelle]]></category>
		<category><![CDATA[coopération régionale]]></category>
		<category><![CDATA[défense nationale]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[fama]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[guerre hybride]]></category>
		<category><![CDATA[industrie militaire]]></category>
		<category><![CDATA[intégration sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[lutte antiterroriste]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mali Kura]]></category>
		<category><![CDATA[présence de l’État]]></category>
		<category><![CDATA[Refondation de l’État]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[transition politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20925</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le discours à la nation du président Goïta présente une vision stratégique pour renforcer l'autonomie et la sécurité du Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le discours prononcé le 20 janvier par le président de la transition, le général Assimi Goïta, à l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’armée malienne, s’inscrit dans une séquence politique plus large que la seule célébration institutionnelle. Il marque la consolidation d’une doctrine de souveraineté sécuritaire assumée, désormais au cœur du projet étatique porté par les autorités de Bamako depuis 2021.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d’un simple exercice de communication, l’allocution présidentielle traduit une vision stratégique structurée, fondée sur trois piliers : la montée en puissance de l’outil militaire, l’autonomie décisionnelle face aux partenaires extérieurs et l’intégration régionale sahélienne comme réponse aux menaces transnationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-armee-refondee-comme-socle-de-l-etat"><strong>Une armée refondée comme socle de l’État</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays confronté depuis plus d’une décennie à une insécurité persistante, l’accent mis par les autorités sur la réforme des Forces armées maliennes (FAMa) apparaît moins comme un choix idéologique que comme une nécessité fonctionnelle. Le discours présidentiel insiste sur des éléments concrets : réorganisation des unités, amélioration de la chaîne de commandement, modernisation des équipements, renforcement de la formation et adaptation doctrinale à une guerre asymétrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La création de nouvelles unités combattantes, la multiplication des camps militaires et le développement du génie militaire répondent à un objectif central : restaurer la présence de l’État dans des zones longtemps marginalisées. À cet égard, la sécurisation progressive de certaines localités et le retour des services sociaux de base constituent, pour les autorités, des indicateurs de succès plus parlants que les annonces spectaculaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La volonté de lancer une industrie militaire nationale, encore embryonnaire, s’inscrit dans cette logique d’autonomie stratégique. Elle traduit une rupture avec une dépendance structurelle aux fournisseurs extérieurs, souvent conditionnée à des agendas politiques divergents des priorités maliennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lecture-lucide-de-la-guerre-contemporaine"><strong>Une lecture lucide de la guerre contemporaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des apports majeurs du discours du président Assimi Goïta réside dans sa lecture élargie du conflit. En qualifiant la situation de « <em>guerre hybride </em>», le général Assimi Goïta reconnaît explicitement que le combat ne se limite plus au champ militaire classique. Sabotage économique, attaques contre les infrastructures, pressions informationnelles et tentatives de délégitimation internationale font désormais partie intégrante de l’affrontement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la bataille de l’information devient un enjeu stratégique. La création de médias dédiés aux forces armées — Web TV et radio — vise moins à imposer un récit unique qu’à rééquilibrer un espace médiatique longtemps dominé par des narratifs extérieurs. Pour les autorités, il s’agit de restaurer un lien de confiance entre l’armée et la population, condition indispensable à toute stabilisation durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche témoigne d’une compréhension pragmatique des nouveaux rapports de force, dans lesquels la perception internationale d’un conflit peut peser autant que les résultats tactiques sur le terrain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-option-sahelienne-comme-choix-structurant"><strong>L’option sahélienne comme choix structurant</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan régional, le discours confirme l’ancrage stratégique du Mali au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) — formée du Mali, du Burkina Faso et du Niger depuis le 16 septembre 2023. La mise en place de la force unifiée avec le Burkina Faso et le Niger, dont l’opérationnalisation a eu lieu le 20 décembre 2025, constitue, pour Bamako, une réponse endogène à des menaces transfrontalières que les dispositifs internationaux n’ont pas su endiguer durablement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette coopération ne se limite pas à une posture politique. Elle repose sur des opérations conjointes, un partage du renseignement et une convergence doctrinale. En assumant ce choix, les autorités maliennes privilégient une logique de solidarité régionale fondée sur des intérêts sécuritaires communs, au risque d’un isolement diplomatique partiel vis-à-vis de certains partenaires occidentaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-critiquee-mais-coherente"><strong>Une stratégie critiquée, mais cohérente</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si la trajectoire engagée par les autorités de transition suscite des critiques, notamment sur le plan politique et institutionnel, elle présente une cohérence interne difficilement contestable. Dans un environnement marqué par la fragilité des États sahéliens, la priorité donnée à la sécurité apparaît, pour le Mali, comme un préalable à toute reconstruction durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours à la nation à l’occasion du 20 janvier, fête de l’armée malienne, illustre ainsi une inflexion profonde de l’État malien : recentrage sur ses fonctions régaliennes, affirmation de la souveraineté comme principe structurant et refus d’une dépendance sécuritaire contre-productive. Plus qu’un message aux forces armées, il s’agit d’un signal adressé à la population et aux partenaires internationaux : le Mali entend définir seul les termes de sa stabilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, la célébration de l’armée devient moins un rituel commémoratif qu’un acte politique, révélateur d’un État en quête de refondation dans un ordre régional et mondial en recomposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-une-doctrine-de-souverainete-securitaire-assumee-au-dela-du-seul-registre-militaire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20925</post-id>	</item>
		<item>
		<title>« A nos soldats, sachez que vous êtes les gardiens de la patrie », Assimi Goïta </title>
		<link>https://saheltribune.com/a-nos-soldats-sachez-que-vous-etes-les-gardiens-de-la-patrie-assimi-goita/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/a-nos-soldats-sachez-que-vous-etes-les-gardiens-de-la-patrie-assimi-goita/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 20:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des États du sahel]]></category>
		<category><![CDATA[armée malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[autonomie stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[bataille informationnelle]]></category>
		<category><![CDATA[coopération régionale]]></category>
		<category><![CDATA[défense nationale]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[fama]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[guerre hybride]]></category>
		<category><![CDATA[industrie militaire]]></category>
		<category><![CDATA[intégration sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[lutte antiterroriste]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mali Kura]]></category>
		<category><![CDATA[présence de l’État]]></category>
		<category><![CDATA[Refondation de l’État]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[transition politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20923</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Célébrez le 65ᵉ anniversaire de l’armée malienne avec le discours du président Goïta sur les Forces armées et la souveraineté du Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’armée malienne, célébré le 20 janvier à Bamako, le président de la transition, le général Assimi Goïta, comme à l’accoutumée, a livré un discours à forte portée politique et stratégique, sur les antennes de la télévision nationale (ORTM). Le chef de l’Etat, a mis en avant la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa), la refondation de l’outil militaire et l’ancrage du Mali dans une logique de souveraineté sécuritaire assumée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée en 1961 dans la foulée de l’indépendance, après le départ des forces françaises décidé par le président Modibo Keïta, l’armée malienne demeure, selon le chef de l’État, « <em>un pilier de la Nation </em>» et un symbole du lien indéfectible entre le peuple et ses forces de défense. Le général Goïta a rendu hommage aux soldats tombés au combat et salué « <em>le sacrifice consenti par les familles</em> » dans un contexte sécuritaire toujours marqué par la persistance de la menace terroriste.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reformes-militaires-et-reorganisation-du-dispositif-securitaire"><strong>Réformes militaires et réorganisation du dispositif sécuritaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de son allocution, le président malien est longuement revenu sur les réformes engagées depuis 2021 au sein des forces armées. Il a affirmé que celles-ci avaient permis de disposer d’une armée « <em>aguerrie et professionnelle</em> », dotée de capacités opérationnelles renforcées, d’équipements modernisés et d’une doctrine adaptée à l’évolution des menaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La création de nouvelles unités combattantes, jugées plus flexibles, répond à une stratégie d’adaptation face à une guerre qualifiée d’« <em>hybride</em> », mêlant actions militaires, sabotage économique et guerre informationnelle. Plusieurs nouveaux camps militaires doivent voir le jour en 2026, notamment à Dioïla, Nioro du sahel et Konobougou, afin de renforcer la présence de l’État sur l’ensemble du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président a également annoncé le démarrage de l’industrie militaire nationale, présentée comme une étape décisive vers l’autonomie stratégique, ainsi que l’opérationnalisation prochaine de l’hôpital militaire de Banankoro, destiné à réduire le recours aux évacuations sanitaires à l’étranger.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-succes-revendiques-sur-le-terrain"><strong>Des succès revendiqués sur le terrain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan opérationnel, Assimi Goïta a affirmé que les forces maliennes avaient enregistré des « <em>résultats éloquents</em> » : démantèlement de sanctuaires terroristes, neutralisation de chefs terroristes et sécurisation de zones jugées vitales. Il a cité les succès de l’opération « <em>Doungoukoloko</em> », qui a permis le retour progressif des services sociaux de base dans certaines localités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l’État a aussi salué la sécurisation de grands événements nationaux, comme la Biennale artistique et culturelle à Tombouctou en décembre 2025, ainsi que la protection des convois de carburant, présentée comme un enjeu central pour la résilience économique du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ancrage-regional-au-sein-de-l-alliance-des-etats-du-sahel"><strong>L’ancrage régional au sein de l’Alliance des États du Sahel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de rupture avec les partenaires occidentaux traditionnels, le président malien a mis en garde contre l’extension du conflit au champ informationnel. Selon lui, la désinformation et les campagnes de manipulation constituent désormais des armes à part entière, utilisées par des groupes terroristes avec l’appui de « <em>sponsors étatiques</em> » non nommés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y faire face, les autorités ont lancé une Web TV et une radio dédiées aux FAMa, afin de « <em>parler directement au peuple </em>» et de contrer les récits jugés hostiles. La digitalisation de l’administration militaire, notamment à travers un système de gestion du personnel, a également été présentée comme un gage de transparence et de maîtrise des effectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, Assimi Goïta a réaffirmé l’engagement du Mali au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), aux côtés du Burkina Faso et du Niger. Il s’est félicité de l’opérationnalisation, en décembre 2025, de la force unifiée de l’AES, symbole selon lui d’une volonté commune de bâtir une sécurité collective fondée sur la souveraineté et l’intégration régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un discours empreint de solennité et de fermeté, le président de la transition a conclu en appelant à l’unité nationale autour de l’armée, présentée comme le socle du « <em>Mali Kura </em>», un Mali refondé, souverain et résilient, dans un environnement régional toujours instable. « <em>A nos soldats, où qu’ils trouvent, sachez que vous êtes les gardiens de la patrie</em>&nbsp;», a rassuré le président de la transition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/a-nos-soldats-sachez-que-vous-etes-les-gardiens-de-la-patrie-assimi-goita/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20923</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Au Sahel, la force militaire unifiée de l’AES cherche à passer à l’épreuve du terrain</title>
		<link>https://saheltribune.com/au-sahel-la-force-militaire-unifiee-de-laes-cherche-a-passer-a-lepreuve-du-terrain/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/au-sahel-la-force-militaire-unifiee-de-laes-cherche-a-passer-a-lepreuve-du-terrain/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 00:05:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des États du sahel]]></category>
		<category><![CDATA[armées sahéliennes]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[coopération militaire régionale]]></category>
		<category><![CDATA[défense régionale africaine]]></category>
		<category><![CDATA[drones au Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[État islamique au Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[État-major AES]]></category>
		<category><![CDATA[force unifiée AES]]></category>
		<category><![CDATA[G5 Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[GSIM]]></category>
		<category><![CDATA[hélicoptères militaires]]></category>
		<category><![CDATA[intégration régionale]]></category>
		<category><![CDATA[interopérabilité des armées]]></category>
		<category><![CDATA[lutte antiterroriste]]></category>
		<category><![CDATA[Mali Burkina Faso Niger]]></category>
		<category><![CDATA[moyens aériens militaires]]></category>
		<category><![CDATA[mutualisation des moyens militaires]]></category>
		<category><![CDATA[opération YERE-KO]]></category>
		<category><![CDATA[renseignement militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Russie au Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité au sahel]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[Terrorisme au Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie au Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[zone des trois frontières]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20526</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'Alliance des États du Sahel met en place sa force militaire unifiée pour faire face à l'insécurité persistante.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Mali, Burkina Faso et Niger ont engagé, depuis début 2025, la mise en œuvre opérationnelle de leur force conjointe de 5 000 hommes. Première démonstration avec l’opération « Yere-Ko », menée dans la zone des trois frontières. Un tournant sécuritaire encore fragile, dans une région confrontée à une insécurité persistante et à de lourdes contraintes capacitaires.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vingt-sept mois après la signature de la Charte du Liptako-Gourma, le 16 septembre 2023, qui a acté la naissance de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Mali, le Burkina Faso et le Niger entendent donner un contenu concret à leur ambition sécuritaire commune. Le 21 janvier 2025, les autorités nigériennes annonçaient officiellement la création d’une force militaire unifiée de 5 000 hommes, marquant le passage d’une alliance politique à une architecture opérationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative rompt avec plusieurs décennies de tentatives avortées de coopération régionale en matière de sécurité. Ni la CEDEAO, ni le G5 Sahel n’étaient parvenus à déployer durablement une force intégrée capable de répondre à l’expansion des groupes armés terroristes dans le Sahel central. L’AES, née dans le contexte des ruptures avec les partenaires occidentaux et du retrait progressif des dispositifs français, revendique une prise en charge souveraine de la sécurité régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-architecture-militaire-en-construction"><strong>Une architecture militaire en construction</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Force unifiée de l’AES repose sur un état-major central installé à Niamey, au sein de la base aérienne 101, anciennement utilisée par l’opération française Barkhane. Ce choix symbolique traduit la volonté des trois régimes militaires de reprendre le contrôle d’infrastructures stratégiques, tout en affirmant une rupture avec les dispositifs sécuritaires hérités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les étapes de mise en place se sont accélérées en 2025. Des réunions successives des chefs d’état-major et des ministres de la défense, à Ouagadougou, Bamako puis Niamey, ont permis de préciser la chaîne de commandement, les mécanismes de coordination et le calendrier de déploiement. L’objectif affiché est une pleine capacité opérationnelle à partir de 2026, même si, à ce stade, la force reste largement adossée aux armées nationales existantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-yere-ko-premier-test-grandeur-nature"><strong>« Yere-Ko », premier test grandeur nature</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Entre le 24 février et le 6 mars 2025, l’opération conjointe « <em>Yere-Ko 2 </em>» a constitué la première démonstration militaire d’envergure de cette coopération. Menée dans la zone dite des « <em>trois frontières </em>», à cheval sur le Mali, le Burkina Faso et le Niger, elle visait les bastions du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et de l’État islamique au Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Coordonnée depuis le poste de commandement interarmées de Gao, au Mali, l’opération a mobilisé des unités terrestres, appuyées par des moyens aériens et du renseignement partagé. Selon les bilans communiqués par les états-majors, plusieurs bases jihadistes ont été démantelées, des combattants neutralisés ou capturés, et d’importants stocks logistiques saisis, notamment des armes, du carburant et des moyens de communication.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des résultats tactiques, « <em>Yere-Ko</em> » a surtout validé une capacité inédite de coordination interarmées, avec une chaîne de commandement partagée et des opérations conduites simultanément sur plusieurs territoires nationaux. Un pas important dans une région où la porosité des frontières a longtemps entravé les efforts militaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-question-centrale-des-moyens-aeriens"><strong>La question centrale des moyens aériens</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des défis majeurs reste toutefois la faiblesse des capacités aériennes des armées sahéliennes. Face à des groupes armés très mobiles, la surveillance, le renseignement et l’appui aérien sont déterminants. L’AES mise sur une mutualisation progressive des moyens existants — hélicoptères, drones, capacités de renseignement — plutôt que sur la création immédiate d’une flotte commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Turquie fournit des drones à plusieurs pays de l’Alliance, tandis que la Russie a annoncé, au printemps 2025, un appui en matière de formation et d’équipements. Cette stratégie de partenariats multiples vise à éviter une dépendance exclusive, après le retrait des partenaires occidentaux. Mais elle pose aussi la question de l’interopérabilité des systèmes et de la soutenabilité financière de ces choix dans la durée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-experience-encore-ouverte"><strong>Une expérience encore ouverte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette montée en puissance, la force unifiée de l’AES demeure confrontée à de lourds obstacles. Les groupes terroristes continuent d’adapter leurs modes opératoires, tandis que les contraintes budgétaires, logistiques et humaines limitent l’ampleur des opérations. Par ailleurs, l’absence d’un cadre institutionnel supranational pleinement opérationnel restreint la capacité à planifier sur le long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opération «<em> Yere-Ko</em> » a montré que le Mali, le Burkina Faso et le Niger pouvaient, pour la première fois, conduire ensemble des opérations militaires coordonnées d’envergure. Mais transformer cette dynamique en un dispositif durable, capable de stabiliser le Sahel central, nécessitera bien davantage qu’une convergence sécuritaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réussite de la force unifiée dépendra autant de sa capacité militaire que de l’évolution politique des régimes qui la portent, et de leur aptitude à inscrire cette coopération dans un projet régional plus large. Le 2ème collège des chefs d’État de la Confédération des Etats du sahel, prévu à Bamako du 22 au 23 décembre 2025, devrait offrir un premier bilan politique de cette expérimentation sécuritaire inédite au Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/au-sahel-la-force-militaire-unifiee-de-laes-cherche-a-passer-a-lepreuve-du-terrain/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20526</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
