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	<title>Archives des souveraineté numérique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des souveraineté numérique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : création de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, une avancée majeure pour la cybersécurité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali crée l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) pour renforcer la cybersécurité, protéger les infrastructures critiques et accompagner la transformation numérique du pays face à la montée des cybermenaces.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>De nos jours, nul n’ignore que la révolution numérique évolue de manière exponentielle. Cette évolution entraîne des dérapages. Pour contrer ces dérapages, les États cherchent des solutions. Et le Mali n’est pas resté en marge. Il a mis en place des outils et instruments nécessaires. C’est dans ce cadre qu’il vient de créer une agence nationale de sécurité des systèmes d’information.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’information a été rendue publique à l’issue de la session du conseil des ministres du mercredi&nbsp;10&nbsp;juin 2026. En effet, sur le rapport du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après les textes adoptés, l’Agence aura pour mission d’assurer la cybersécurité, la sécurité des systèmes d’information et des communications électroniques. La création de cette Agence traduit la volonté des Autorités de la Transition d’assurer la protection des infrastructures et services critiques face à l’émergence de la menace cybercriminelle. La création de cette agence a été prévue par la Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali et son Plan d’action&nbsp;2026-2030. Une stratégie adoptée par le Décret n°&nbsp;2026 — 0097/PT-RM du 25&nbsp;février 2026, qui contribue d’une manière efficace aux objectifs de transformation numérique du pays, le Gouvernement a adopté la Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali et son Plan d’action 2026-2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>&nbsp;Capacités des acteurs déjà renforcées.</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de prendre la décision de créer cette agence, le gouvernement a entrepris de renforcer les capacités des acteurs afin de réussir la mise en œuvre de la stratégie nationale de cybersécurité. Ainsi, conformément au plan d’actions de cette stratégie, un atelier stratégique de renforcement des capacités des acteurs a été organisé par l’AMRTP (Agence malienne de régulation des télécoms, postes et Tics), à travers le ML-CERT (Centre de Réponse aux Incidents), et avec l’appui technique de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT). C’était du 20 au 22&nbsp;mai 2025 à Bamako.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet atelier a regroupé les acteurs en charge des technologies de l’information et de la communication dans les institutions de la République, les entreprises publiques et privées, ainsi que des experts nationaux et internationaux. Il a permis de renforcer les compétences techniques et organisationnelles du Centre de Réponse aux Incidents (ML-CERT) et d’améliorer la posture globale du Mali face aux cybermenaces.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont, également, renforcé leurs compétences sur la protection des infrastructures critiques, la gouvernance de la cybersécurité, les mécanismes de réponse aux incidents. Il a été aussi question d’une évaluation de la position du Mali dans l’Indice mondial de cybersécurité. Des simulations, cas pratiques et échanges stratégiques ont rythmé ces trois jours de travail. Au sortir de l’atelier, les participants ont acquis de nouvelles compétences pouvant sérieusement contribuer à lutter contre les cybermenaces.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard des résultats de cet atelier stratégique, on peut aisément dire que le fonctionnement de la nouvelle agence sera une réussite, car les acteurs qui vont l’animer sont fins prêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : comment la Charte pour la paix répond à la guerre informationnelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation du Mali fait de la lutte contre la désinformation et de la souveraineté informationnelle un enjeu stratégique. Analyse d'une doctrine qui place les médias au cœur de la défense nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En consacrant un chapitre entier au rôle des médias face à la désinformation, la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale pose un acte souverain. Dans un contexte de guerre narrative intense contre le Mali, les autorités de la Transition choisissent de tracer une ligne claire : l&rsquo;information est un enjeu de sécurité nationale.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe des guerres que l&rsquo;on ne voit pas. Pas de chars, pas de tranchées, pas de lignes de front visibles sur une carte. Mais des batailles tout aussi décisives, menées à coups de narratifs, d&rsquo;images tronquées, de chiffres manipulés, de témoignages fabriqués. Des guerres où les armes s&rsquo;appellent algorithmes, chaînes d&rsquo;information en continu, réseaux sociaux et agences de presse aux agendas soigneusement dissimulés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali les connaît bien. Depuis que les autorités de la Transition ont choisi de reprendre en main la souveraineté du pays, de renégocier ses alliances stratégiques et de refuser la tutelle de puissances étrangères, le pays est devenu la cible d&rsquo;une offensive informationnelle d&rsquo;une intensité remarquable. Rapports à charge d&rsquo;organisations internationales, couvertures médiatiques systématiquement à décharge, campagnes de dénigrement coordonnées sur les réseaux sociaux, tentatives répétées de déstabiliser l&rsquo;opinion publique nationale et internationale : la guerre contre le Mali se mène aussi, et peut-être surtout, sur le terrain de l&rsquo;information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette réalité, les autorités maliennes ont choisi de répondre non pas par le silence, non pas par la censure, mais par la loi. La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, promulguée le 22 août 2025, consacre deux chapitres entiers au rôle des médias. C&rsquo;est un acte politique fort. C&rsquo;est aussi un acte de lucidité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Nommer la guerre pour mieux la combattre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première vertu de la Charte est de nommer clairement ce qui se passe. Là où d&rsquo;autres textes officiels usent de périphrases prudentes, elle parle sans détour de «&nbsp;<em>guerre informationnelle</em>&nbsp;», de «&nbsp;<em>campagnes de désinformation menées par des acteurs hostiles</em>&nbsp;», de «&nbsp;<em>narratifs malveillants</em>&nbsp;», de «&nbsp;<em>traitement hostile sur la scène médiatique internationale.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mots comptent. Ils disent que les autorités de la Transition ont pris la mesure du phénomène. Qu&rsquo;elles ne confondent pas critique légitime et entreprise de déstabilisation. Qu&rsquo;elles savent faire la différence entre un journaliste qui questionne et un opérateur d&rsquo;influence qui manipule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte est explicite : «&nbsp;<em>Dans un contexte où l&rsquo;État du Mali fait l&rsquo;objet d&rsquo;un traitement hostile sur la scène médiatique internationale, les médias nationaux et les instances de régulation doivent assurer une veille continue. Cette vigilance permet d&rsquo;identifier les manipulations, de contrer les narratifs malveillants et de promouvoir une communication équilibrée et fondée sur des faits.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une doctrine. Cohérente, assumée, et parfaitement légitime au regard du droit international et de la souveraineté des États.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le contexte que certains feignent d&rsquo;ignorer</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre pourquoi cette doctrine est non seulement justifiée mais nécessaire, il faut replacer la situation dans son contexte réel. Depuis 2021, le Mali a entrepris une série de choix souverains qui ont profondément dérangé certaines chancelleries occidentales et les réseaux d&rsquo;influence qui leur sont associés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le départ des forces militaires françaises, la remise en cause des accords de défense hérités de la Françafrique, le rapprochement avec de nouveaux partenaires stratégiques, la création de la Confédération des États du Sahel avec le Burkina Faso et le Niger : autant de décisions légitimes d&rsquo;un État souverain qui ont provoqué une réaction médiatique disproportionnée dans certains pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des médias internationaux, qui couvraient à peine le Mali quand il était sous tutelle étrangère, ont soudainement découvert un intérêt passionné pour ses affaires intérieures. Des organisations non gouvernementales, dont le financement mérite parfois examen, ont multiplié les rapports accablants. Des comptes sur les réseaux sociaux, dont l&rsquo;origine géographique et le financement restent opaques, ont inondé l&rsquo;espace numérique malien de contenus déstabilisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas une théorie du complot. C&rsquo;est une réalité documentée, observable, que la Charte a le mérite d&rsquo;intégrer dans son cadre analytique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La liberté de la presse, mais pas la liberté de nuire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut ici dissiper un malentendu que certains entretiennent délibérément. Affirmer que le Mali est victime d&rsquo;une guerre informationnelle n&rsquo;est pas nier la liberté de la presse. Reconnaître que des médias peuvent être instrumentalisés à des fins politiques n&rsquo;est pas criminaliser le journalisme. Et vouloir protéger l&rsquo;espace informationnel national n&rsquo;est pas instaurer la censure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte elle-même est on ne peut plus claire sur ce point. Elle prévoit explicitement de «&nbsp;<em>renforcer la liberté de la presse et les expressions plurielles.</em>&nbsp;» Elle appelle à «&nbsp;<em>soutenir et renforcer les capacités des organisations professionnelles de médias.&nbsp;</em>» Elle reconnaît le rôle central des journalistes dans la construction de la paix et de la cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que la Charte combat, ce n&rsquo;est pas le journalisme. C&rsquo;est son instrumentalisation. Ce n&rsquo;est pas la critique. C&rsquo;est la manipulation. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;information. C&rsquo;est la désinformation organisée au service d&rsquo;agendas étrangers aux intérêts du peuple malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nuance est fondamentale. Et elle dit quelque chose d&rsquo;important sur la maturité politique des autorités de la Transition, qui résistent à la tentation simpliste de confondre l&rsquo;adversaire médiatique et le journaliste honnête.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les médias nationaux, rempart de la souveraineté informationnelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte assigne aux médias nationaux un rôle stratégique qui va bien au-delà de la simple information. Elle en fait des acteurs de la souveraineté nationale. «&nbsp;<em>Les médias nationaux et les instances de régulation jouent un rôle stratégique dans la préservation de l&rsquo;intégrité informationnelle du pays&nbsp;</em>», dit le texte. Ils doivent «&nbsp;<em>garantir une information vérifiée&nbsp;</em>», contribuer «&nbsp;<em>à la sensibilisation de l&rsquo;opinion publique</em>&nbsp;» et concourir «&nbsp;<em>à l&rsquo;affirmation et au rayonnement du Mali sur la scène mondiale.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une vision ambitieuse. Elle implique des médias nationaux forts, indépendants, professionnels, capables de produire une information de qualité qui résiste à la comparaison avec les grandes chaînes internationales. Des médias qui ne soient ni des organes de propagande gouvernementale, ni des relais de narratifs étrangers, mais de véritables acteurs de l&rsquo;espace public malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y parvenir, la Charte prévoit un ensemble de mesures concrètes : renforcement des capacités des organisations professionnelles de médias, adoption d&rsquo;une «&nbsp;<em>approche sensible aux conflits dans la collecte, le traitement et la diffusion de l&rsquo;information&nbsp;</em>», usage du numérique comme «&nbsp;<em>outil de consolidation de la paix, de la sécurité, du dialogue, de la réconciliation, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas un programme de contrôle. C&rsquo;est un programme de professionnalisation. La différence est capitale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les faîtières de la presse au cœur du dispositif</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte ne se contente pas d&rsquo;assigner des responsabilités abstraites aux médias. Elle interpelle directement les organisations professionnelles de la presse — les faîtières — et leur confie des missions précises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles doivent «&nbsp;<em>lutter contre la désinformation et la mésinformation afin de préserver l&rsquo;intégrité informationnelle du Mali.</em>» Elles doivent «&nbsp;<em>assurer une veille médiatique continue pour fournir aux populations une communication équilibrée et fondée sur les faits.</em>&nbsp;» Elles doivent «&nbsp;<em>inciter les médias nationaux à adopter une approche sensible aux conflits.&nbsp;</em>» Et elles doivent contribuer à «&nbsp;<em>l&rsquo;appropriation de la Charte nationale par la population.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce faisant, la Charte fait des organisations professionnelles de la presse des partenaires actifs de la souveraineté informationnelle du Mali, sans pour autant les placer sous la tutelle de l&rsquo;État. C&rsquo;est un équilibre délicat, mais pensé avec soin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il dit aux journalistes maliens : vous êtes libres. Et cette liberté s&rsquo;accompagne d&rsquo;une responsabilité. Celle de servir votre pays, votre peuple, la vérité. Pas les intérêts de ceux qui financent des campagnes de déstabilisation depuis des capitales lointaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une leçon pour l&rsquo;Afrique entière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du seul Mali, la démarche des autorités de la Transition mérite d&rsquo;être regardée avec attention par l&rsquo;ensemble du continent africain. Car la guerre informationnelle que subit le Mali n&rsquo;est pas une exception. C&rsquo;est une méthode. Elle a été appliquée, avec des variantes, à d&rsquo;autres pays africains qui ont osé remettre en question des tutelles héritées de la colonisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse que propose la Charte malienne — inscrire dans la loi une doctrine de souveraineté informationnelle, renforcer les médias nationaux, professionnaliser les pratiques journalistiques, distinguer la critique légitime de la manipulation organisée — est une réponse souveraine, non violente et démocratiquement fondée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle dit que l&rsquo;Afrique n&rsquo;est pas condamnée à subir le narratif que d&rsquo;autres construisent sur elle. Qu&rsquo;elle peut produire sa propre information, raconter sa propre histoire, défendre sa propre vérité. Qu&rsquo;elle a les outils intellectuels, culturels et institutionnels pour le faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, en traçant cette ligne dans sa loi fondamentale de paix, montre la voie. Il ne ferme pas ses frontières à l&rsquo;information internationale. Il exige simplement que l&rsquo;information qui circule sur son territoire soit vraie, équilibrée, et serve les intérêts de son peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est la définition même de la souveraineté. Et dans un monde où l&rsquo;information est devenue une arme, c&rsquo;est aussi la définition de la survie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La voiture comme smartphone sur roues : promesse technologique ou dépendance numérique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Selon le Global EV Outlook 2026 de l’AIE, la voiture électrique devient une plateforme numérique pilotée par le logiciel et l’intelligence artificielle. Contrôle des données, cybersécurité, géopolitique et souveraineté industrielle redessinent l’avenir de l’automobile mondiale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le rapport&nbsp;</em><em>Global EV Outlook 2026</em><em>&nbsp;de l’Agence internationale de l’énergie révèle une mutation profonde de l’industrie automobile. Désormais, la valeur d’un véhicule ne réside plus seulement dans son moteur ou sa batterie, mais dans son logiciel. Derrière cette révolution se cachent des enjeux de souveraineté, de cybersécurité, d’intelligence artificielle et de contrôle des données qui pourraient redessiner l’équilibre des puissances mondiales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand Tesla a introduit les mises à jour logicielles à distance en 2012, l&rsquo;industrie automobile a regardé avec condescendance. Dix ans plus tard, ce qui semblait être une curiosité technologique est devenu la nouvelle frontière d&rsquo;une bataille industrielle et géopolitique majeure. Le rapport annuel de l&rsquo;Agence Internationale de l&rsquo;Énergie sur les véhicules électriques, publié en mai 2026, l&rsquo;établit sans ambiguïté : la voiture est en train de devenir un logiciel. Et qui contrôle le logiciel, contrôle la voiture — et bien davantage.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>De la mécanique au système d&rsquo;exploitation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, une automobile était définie par ce qu&rsquo;elle contenait sous le capot. La sophistication d&rsquo;un véhicule se mesurait en chevaux, en cylindrée, en couple moteur. Le logiciel n&rsquo;était qu&rsquo;un auxiliaire, une couche de confort par-dessus un objet fondamentalement physique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce paradigme est révolu. Le rapport de l&rsquo;AIE décrit avec précision la mutation architecturale en cours : les constructeurs abandonnent les architectures «&nbsp;<em>distribuées</em>&nbsp;», dans lesquelles chaque fonction — freinage, climatisation, éclairage — possédait son propre calculateur dédié, au profit d&rsquo;architectures «&nbsp;<em>zonales</em>&nbsp;» centralisées. Quelques puissants ordinateurs de bord remplacent des dizaines d&rsquo;unités de contrôle électroniques. La complexité du câblage s&rsquo;effondre. Et surtout, une proportion croissante des fonctions du véhicule est désormais définie, modifiée, améliorée par des lignes de code — sans jamais ouvrir un capot.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les véhicules à batterie sont en pointe dans cette révolution. Mécaniquement plus simples que leurs homologues thermiques, ils constituent le terrain idéal pour cette digitalisation. À ce jour, tous les modèles dotés d&rsquo;une architecture zonale complète et de capacités de mise à jour à distance sont des véhicules 100 % électriques, issus principalement des nouveaux entrants du secteur. Ce n&rsquo;est pas un hasard : Tesla a franchi ce Rubicon en 2017, déclenchant une course que l&rsquo;industrie traditionnelle peine encore à rattraper.&nbsp;<em>« Les véhicules évoluent vers des plateformes logicielles auxquelles les utilisateurs accèdent comme à un smartphone. »,&nbsp;</em>explique l’AIE dans le Global EV Outlook 2026.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le smartphone sur roues : une métaphore qui n&rsquo;en est plus une</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;analogie avec le smartphone n&rsquo;est plus une figure de style. Elle décrit une réalité commerciale concrète. Les constructeurs développent des modèles économiques fondés sur les «&nbsp;<em>fonctionnalités à la demande</em>&nbsp;» : des capacités dormantes dans le véhicule peuvent être déverrouillées contre abonnement ou paiement ponctuel. La puissance supplémentaire, le chauffage des sièges, les systèmes d&rsquo;assistance à la conduite avancée — autant de fonctions potentiellement monétisables tout au long de la vie du véhicule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;inverse, les mises à jour logicielles à distance permettent d&rsquo;améliorer un véhicule après sa vente : corriger des bugs, améliorer l&rsquo;autonomie, déployer des correctifs de sécurité. Pionnière introduite par Tesla en 2012, cette capacité est désormais un standard attendu. Elle peut aussi, en théorie, prolonger la durée de vie d&rsquo;un véhicule — ou le rendre obsolète si le constructeur cesse de le maintenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle n&rsquo;est pas sans risques pour le consommateur. L&rsquo;AIE le note avec une sobriété qui mérite d&rsquo;être soulignée : si les mises à jour logicielles peuvent améliorer l&rsquo;abordabilité en maintenant le véhicule à jour plus longtemps, la multiplication des fonctionnalités par abonnement pourrait au contraire augmenter le coût total de possession. Le véhicule que vous achetez n&rsquo;est plus forcément le véhicule que vous possédez réellement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;intelligence artificielle : le cerveau de la voiture connectée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière la transformation architecturale se cache une révolution plus profonde encore : l&rsquo;intégration de l&rsquo;intelligence artificielle au cœur même du véhicule. L&rsquo;AIE y consacre un chapitre entier, et ses conclusions sont vertigineuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les systèmes d&rsquo;aide à la conduite (ADAS) reposent aujourd&rsquo;hui massivement sur des algorithmes de perception et de décision entraînés sur des milliards de kilomètres de données réelles. La conduite autonome de niveau 4 — sans intervention humaine dans un périmètre défini — est déjà une réalité commerciale dans plus de vingt villes dans le monde, toutes en Chine et aux États-Unis, avec des flottes de taxis robotisés 100 % électriques. En 2025, cette flotte a doublé pour atteindre 8 000 véhicules.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;IA transforme également la gestion de la batterie : des modèles d&rsquo;apprentissage automatique, affinés en temps réel grâce aux données collectées sur les véhicules en circulation et déployés via des mises à jour à distance, améliorent l&rsquo;estimation de l&rsquo;état de charge, allongent la durée de vie des batteries et optimisent les stratégies de garantie des constructeurs. La voiture apprend. Et ce qu&rsquo;elle apprend, elle le transmet à l&rsquo;ensemble de la flotte.&nbsp;<em>« Contrôler le logiciel, c&rsquo;est contrôler la voiture, les données qu&rsquo;elle génère, et les services qu&rsquo;elle rend possibles. »,&nbsp;</em>souligne l’AIE dans son rapport.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La bataille pour l&rsquo;OS : un enjeu géopolitique méconnu</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Là où la tribune prend une dimension proprement stratégique, c&rsquo;est lorsqu&rsquo;on interroge la question du contrôle. Qui écrit le code ? Qui en est propriétaire ? Qui peut le modifier — ou le désactiver ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;AIE le documente : un nombre croissant de constructeurs adoptent des systèmes d&rsquo;exploitation automobiles dérivés des écosystèmes grand public, comme Android Automotive OS de Google, pour leurs systèmes d&rsquo;infodivertissement et de navigation. Cette tendance réduit les coûts de développement et accélère le déploiement de fonctionnalités. Mais elle soulève des «&nbsp;<em>questions stratégiques sur la dépendance à l&rsquo;égard de grands fournisseurs technologiques, la gouvernance des données et le contrôle à long terme de l&rsquo;interface utilisateur embarquée</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">En d&rsquo;autres termes : lorsqu&rsquo;un conducteur européen monte dans une voiture tournant sous Android, c&rsquo;est Google — entreprise américaine — qui est au cœur de son expérience de mobilité. Ses données de déplacement, ses habitudes de conduite, ses préférences personnelles transitent par des serveurs dont il ne maîtrise ni la localisation ni l&rsquo;usage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse des constructeurs est contrastée. Tesla, Toyota et BYD misent sur le développement en interne pour garder la main sur les fonctions clés et les données. D&rsquo;autres ont opté pour des partenariats — General Motors avec NVIDIA, Renault avec Google. Volkswagen a tenté la voie interne avec sa filiale CARIAD, avant de reculer en 2023 face aux coûts et à la complexité, se tournant vers un partenariat avec le constructeur américain Rivian. Ford a tout simplement abandonné son projet de «&nbsp;<em>véhicule entièrement connecté</em>&nbsp;» en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transition vers le véhicule défini par le logiciel n&rsquo;est ni rapide ni bon marché. Mais ceux qui ne la réussiront pas seront reléguées à assembler du matériel pour des systèmes qu&rsquo;ils ne contrôlent pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La cybersécurité : le talon d&rsquo;Achille de la voiture connectée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une voiture connectée est aussi une voiture vulnérable. L&rsquo;AIE dresse un tableau qui devrait faire réfléchir régulateurs et consommateurs : en 2024, la société spécialisée VicOne a identifié plus de 500 vulnérabilités de cybersécurité dans des véhicules déjà sur le marché. Des chercheurs ont démontré qu&rsquo;il était possible de prendre le contrôle à distance de la direction et d&rsquo;autres fonctions critiques d&rsquo;une Nissan LEAF 2020. En 2015, une Jeep Cherokee avait été piratée à distance, ses freins et son accélération compromis lors d&rsquo;une démonstration publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les risques vont au-delà du véhicule individuel. Des attaques sans fil ont démontré leur capacité à perturber des sessions de recharge rapide, avec des implications potentielles pour les réseaux électriques. Dans un monde où des flottes entières de véhicules autonomes partagent une infrastructure logicielle commune, une vulnérabilité peut devenir une arme de déstabilisation à grande échelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s&rsquo;ajoute une dépendance structurelle aux chaînes d&rsquo;approvisionnement en semi-conducteurs, d&rsquo;une concentration géographique alarmante. Une seule entreprise produit environ 70 % des puces fabriquées pour compte de tiers dans le monde. La pénurie de composants électroniques lors de la pandémie de Covid-19, puis la crise Nexperia en 2025, ont brutalement rappelé à l&rsquo;industrie automobile sa fragilité. L&rsquo;Union européenne a réagi avec le Chips Act européen en 2022, mobilisant 15 milliards d&rsquo;euros de financements publics et privés pour reconstituer une capacité industrielle sur le continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le code est le nouvel acier</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l&rsquo;AIE est un document technique, méticuleux, prudemment factuel. Mais entre ses lignes, une conviction s&rsquo;impose : la compétition automobile du XXIe siècle ne se joue pas dans les usines de carrosserie ou les fonderies d&rsquo;acier. Elle se joue dans les laboratoires de machine learning de Shenzhen, de San Francisco et de Munich.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France et l&rsquo;Europe ont construit leur puissance industrielle sur la maîtrise du métal et du moteur. Cette compétence reste précieuse, mais elle n&rsquo;est plus suffisante. Stellantis, Renault, Volkswagen : ces groupes ne doivent pas seulement électrifier leurs flottes. Ils doivent devenir des éditeurs de logiciels, des gestionnaires de données, des opérateurs de services numériques — tout en maintenant l&rsquo;excellence industrielle qui a fait leur réputation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La voiture électrique n&rsquo;est pas une voiture propre. C&rsquo;est une plateforme numérique mobile. Et dans ce nouveau monde, contrôler le logiciel, c&rsquo;est contrôler la voiture, les données qu&rsquo;elle génère, les services qu&rsquo;elle permet — et, en définitive, les territoires qu&rsquo;elle traverse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pourquoi l’identité numérique est devenue centrale dans le projet AES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Lancement de l'e-passeport et de la carte d’identité biométrique de l'AES : un pas vers l'intégration et la libre circulation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En lançant un e-passeport et une carte d’identité biométrique communs, la Confédération des États du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) franchit un nouveau cap dans son projet d’intégration. Au-delà de la technique, ces nouveaux documents traduisent une ambition politique : celle de bâtir une souveraineté régionale fondée sur la libre circulation, le numérique et le contrôle des identités.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À peine dix-huit mois après sa création, la Confédération des États du Sahel (AES) franchit un seuil décisif de son projet politique : la mise en circulation de documents d’identité et de voyage harmonisés. Le lancement de l’e-passeport AES, en janvier 2025, puis de la carte d’identité biométrique confédérale, en décembre 2025, dépasse la simple réforme administrative. Il traduit une volonté assumée de bâtir une intégration régionale alternative, fondée sur la souveraineté, la numérisation et la libre circulation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rupture-assumee-avec-l-architecture-cedeao"><strong>Une rupture assumée avec l’architecture CEDEAO</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La disparition progressive des passeports et cartes d’identité CEDEAO dans les trois pays membres — Mali, Burkina Faso et Niger — consacre la rupture institutionnelle intervenue avec le retrait officiel de la CEDEAO en janvier 2025. Les nouveaux documents confédéraux deviennent ainsi les premiers marqueurs concrets d’un espace AES distinct, doté de ses propres instruments juridiques et administratifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier de déploiement illustre cette volonté d’accélération. Après la réunion d’experts tenue à Bamako en octobre 2024 et la validation technique par les ministres chargés de la sécurité en novembre, la décision présidentielle d’avril 2025 a officialisé l’e-passeport et la carte biométrique comme documents de référence. L’e-passeport, premier à entrer en circulation, est délivré dès le 29 janvier 2025, date hautement symbolique coïncidant avec la sortie effective de la CEDEAO.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Burkina Faso a dépassé les 100 000 passeports de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES) délivrés dès août 2025, plus précisément 102 000 depuis septembre 2024, selon une annonce du directeur de l&rsquo;ONI en août 2025. Le Mali relance sa production à l’automne, tandis que la carte d’identité biométrique est officiellement lancée en décembre 2025, avec une généralisation prévue à partir de 2026.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-documents-securises-penses-pour-l-interoperabilite"><strong>Des documents sécurisés, pensés pour l’interopérabilité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan technique, les deux documents répondent aux standards internationaux les plus élevés. Conçus en polycarbonate, dotés de puces électroniques intégrant données biométriques, empreintes digitales et photographie, ils sont conformes aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Plus de cinquante éléments de sécurité invisibles à l’œil nu visent à limiter les risques de falsification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la sécurisation, l’objectif est de bâtir un système d’identification interopérable à l’échelle confédérale. Les bases de données nationales sont appelées à être interconnectées, permettant une reconnaissance mutuelle des identités et un partage d’informations entre les États membres. Une architecture technique pensée à la fois pour faciliter la mobilité et renforcer les capacités de contrôle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reconnaissance-internationale-pragmatique"><strong>Une reconnaissance internationale pragmatique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Restait la question sensible de la reconnaissance internationale. Dès avril 2025, la France valide l’e-passeport AES comme document de voyage officiel. Les pays de l’espace Schengen confirment, quelques mois plus tard, son acceptation administrative. Une reconnaissance rapide, qui tranche avec les tensions diplomatiques persistantes entre les capitales sahéliennes et plusieurs partenaires occidentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette avancée diplomatique s’accompagne toutefois d’un paradoxe : la production des documents reste confiée à un prestataire européen spécialisé, faute de capacités industrielles locales équivalentes. Un choix pragmatique, mais qui limite encore l’autonomie technologique complète de l’AES.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-libre-circulation-securite-et-economie-regionale"><strong>Libre circulation, sécurité et économie régionale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette réforme se trouve la libre circulation des personnes, pilier revendiqué de la doctrine confédérale. Sur le plan juridique, l’harmonisation documentaire simplifie les passages frontaliers et réduit les contrôles redondants. Sur le plan économique, elle vise à fluidifier le commerce transfrontalier, essentiel pour des économies largement informelles et interdépendantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à certaines approches sécuritaires dominantes, l’AES défend l’idée qu’une mobilité encadrée améliore la sécurité. Les documents biométriques renforcent la traçabilité des personnes, facilitent l’identification et contribuent à la lutte contre le terrorisme, les trafics et la criminalité organisée, grâce à l’échange d’informations entre États.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une région marquée par des déplacements massifs de populations, la question de l’identité légale revêt une dimension sociale cruciale. Des millions de personnes déplacées internes se retrouvent privées de documents, exclues des services publics et des droits fondamentaux. La carte d’identité biométrique AES, accessible dès l’âge de cinq ans et à faible coût, se veut une réponse à cette invisibilité administrative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle ouvre l’accès à l’éducation, aux soins, aux aides sociales et aux services publics, et s’inscrit dans une logique d’inclusion rarement mise en avant dans les politiques sécuritaires sahéliennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-modernisation-numerique-a-portee-geopolitique"><strong>Une modernisation numérique à portée géopolitique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces documents s’intègrent dans une stratégie plus large de numérisation des administrations. Interconnexion des systèmes d’état civil, modernisation des bases de données, sécurisation des informations personnelles. Autant de leviers pour renforcer la souveraineté numérique des États membres et améliorer la gouvernance publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À terme, l’identité numérique confédérale pourrait devenir l’infrastructure de base d’autres politiques communes : fiscalité, protection sociale, mobilité professionnelle ou accès aux services en ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus qu’un outil administratif, l’e-passeport et la carte biométrique incarnent une ambition politique : faire exister l’AES dans le quotidien des citoyens. La devise de l’AES inscrite sur les documents — « Un Espace, Un Peuple, Un Destin » — résume cette volonté de transformer une alliance née de la crise sécuritaire en un projet d’intégration durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Cybersécurité : le Mali se dote d’un cadre coordonné pour la période 2026-2030  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 05:43:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali vise à protéger les infrastructures critiques contre les cyberattaques croissantes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Lors du Conseil des ministres de ce mercredi 3 décembre 2025, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, M. Alhamdou Ag Ilyène a présenté une communication écrite relative à la Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali et à son Plan d’actions 2026-2030. Cette initiative vise à renforcer la gouvernance numérique, promouvoir une culture de cybersécurité et protéger les infrastructures critiques, dans un contexte mondial marqué par la multiplication des cyberattaques et leurs lourdes conséquences économiques. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La cybersécurité, définie comme l’ensemble des moyens humains et financiers mobilisés pour assurer la fiabilité et la confiance dans l’utilisation des contenus numériques, est devenue une préoccupation mondiale. La multiplication des cyberattaques, leur sophistication croissante et l’ampleur des pertes financières qu’elles engendrent pour les États et les entreprises imposent aux gouvernements de mettre en place des stratégies robustes. Le Mali, conscient de ces enjeux, entend désormais se doter d’une vision claire et partagée pour protéger ses systèmes d’information et renforcer la confiance des utilisateurs. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reponse-a-un-defi-global"><strong>Une réponse à un défi global</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’ici, malgré l’existence de plusieurs textes législatifs et réglementaires, l’absence d’une stratégie nationale coordonnée a conduit les différents acteurs à développer des initiatives isolées. Ces actions, bien que pertinentes dans leur contexte, n’ont pas permis de répondre efficacement aux menaces transversales. La nouvelle stratégie vise à combler cette lacune en offrant un cadre unifié, capable de fédérer les efforts et de garantir une meilleure cohérence dans la gouvernance de la cybersécurité, tout en favorisant une approche collective et durable. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle ambitionne de mettre fin à la dispersion des initiatives et de créer une dynamique nationale. En renforçant la coordination institutionnelle, le Mali souhaite bâtir un environnement numérique plus sûr, où administrations, entreprises et citoyens peuvent évoluer avec confiance. Cette stratégie se veut inclusive, en impliquant l’ensemble des parties prenantes et en plaçant la protection des données au cœur des priorités. Elle marque une étape importante vers la consolidation de la souveraineté numérique du pays et la modernisation de son administration. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-integree-et-coherente"><strong>Une stratégie intégrée et cohérente</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Stratégie nationale de Cybersécurité s’articule autour de trois grandes orientations. Elle prévoit d’abord une amélioration de la gouvernance, afin de mettre en place des mécanismes institutionnels clairs et de renforcer la coordination entre les acteurs publics et privés. Elle insiste également sur la nécessité de développer une véritable culture de la cybersécurité, en sensibilisant les citoyens, les administrations et les entreprises aux risques numériques. Enfin, elle entend renforcer la protection contre les menaces en dotant le pays de capacités techniques et opérationnelles adaptées. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois dimensions, complémentaires, traduisent une approche globale qui dépasse la simple réaction aux attaques pour instaurer une véritable politique de prévention et de résilience. Elles visent à anticiper les menaces, à renforcer la vigilance collective et à garantir une réponse rapide et efficace en cas d’incident. En intégrant ces orientations dans une stratégie nationale, le Mali se dote d’un outil essentiel pour protéger ses infrastructures critiques et assurer la continuité des services numériques indispensables au développement économique et social. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-alignee-sur-les-priorites-nationales"><strong>Une vision alignée sur les priorités nationales</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative s’inscrit dans les priorités du Gouvernement, notamment la digitalisation de l’Administration, considérée comme un levier essentiel de modernisation et d’efficacité. Elle est également en cohérence avec les grandes orientations nationales, telles que « Mali Kura&nbsp;ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », qui projette une vision de transformation et de développement à long terme, ainsi que la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033. En intégrant la cybersécurité dans ces cadres, le pays affirme sa volonté de bâtir une société numérique résiliente. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette cohérence stratégique traduit une volonté politique forte : celle de faire de la cybersécurité un pilier du développement national. En reliant cette démarche aux ambitions de modernisation et d’émergence, le Mali montre qu’il ne s’agit pas seulement de protéger ses infrastructures, mais aussi de créer un environnement favorable à l’innovation et à l’investissement. La cybersécurité devient ainsi un facteur de compétitivité et de confiance, essentiel pour attirer des partenaires et renforcer la place du pays dans l’économie numérique mondiale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-confiance-numerique-renforcee"><strong>Vers une confiance numérique renforcée</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en œuvre du Plan d’actions 2026-2030 devrait contribuer à renforcer la confiance des usagers dans les services numériques et à améliorer l’image du pays sur la scène internationale. Elle traduit l’engagement du Mali à respecter les standards de sécurité et à protéger ses infrastructures critiques. Au-delà de la protection technique, cette stratégie vise à instaurer une véritable confiance numérique, indispensable pour encourager l’innovation, attirer les investissements et favoriser le développement économique. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, l’adoption de cette Stratégie nationale de Cybersécurité illustre la volonté des autorités de répondre aux défis contemporains avec une approche globale, coordonnée et durable. Dans un monde où la sécurité numérique est devenue un pilier de la souveraineté et du développement, le Mali franchit ainsi une étape décisive pour protéger ses citoyens et ses institutions face aux risques liés aux technologies. Cette stratégie marque une avancée majeure vers la consolidation de l’espace numérique national et la modernisation de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Face aux défaites, le JNIM se réfugie dans la désinformation et la guerre psychologique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 14:35:59 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali dénonce la propagande du JNIM : après ses défaites militaires, le groupe terroriste se replie sur la manipulation psychologique et la peur.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le porte-parole du JNIM tente, Bina Diarra, dans deux nouvelles vidéos, publiées le 17 octobre 2025, d’imposer ses diktats non seulement à la société Diarra Transport mais aussi à l’État malien sous couvert de « pardon » et de « charia », il est important de faire voir derrière ces sorties sur les réseaux sociaux, une opération de propagande et de manipulation psychologique. À court d’arguments militaires, le groupe terroriste cherche désormais à semer la peur, à diviser les communautés et à affaiblir la confiance entre l’État et les citoyens. Mais le Mali, uni et lucide, ne se laissera pas piéger. La souveraineté ne se négocie pas avec les marchands de chaos.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis vendredi 17 octobre 2025, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et dans certaines messageries privées tentent de relayer les propos de Bina Diarra, se présentant comme «&nbsp;<em>porte-parole du JNIM</em>&nbsp;», un groupe terroriste affilié à Al-Qaïda. Sous des airs de prêche et de dialogue, cette communication n’est rien d’autre qu’une opération psychologique soigneusement calibrée, visant à tromper l’opinion, diviser la société et semer la peur dans un moment où le Mali consolide sa stabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-strategie-du-jnim-seduire-pour-diviser"><strong>La stratégie du JNIM : séduire pour diviser</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les propos de Bina Diarra n’ont rien d’une main tendue ni d’une déclaration de paix. Ils s’inscrivent dans une logique de manipulation narrative, typique des organisations terroristes acculées. Les groupes armés terroristes ont mordu la poussière dans la guerre malsaine qu’ils ont imposés au Mali avec le soutien de leurs sponsors étatiques étrangers. Le sahel, notamment le Mali, est victime d’une guerre par procuration basée sur le chaos contrôlé mené par les groupes armés terroristes pour le compte des sponsors occidentaux. Dans leurs derniers gestes désespérés, l’objectif n’est plus de combattre militairement, mais de tenter de gagner la guerre psychologique en essayant de paraître légitimes, moralement supérieurs, ou en quête de justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En déclarant avoir «&nbsp;<em>pardonné</em>&nbsp;» la société&nbsp;<em>Diarra Transport</em>&nbsp;ou en imposant des conditions aussi absurdes que «&nbsp;<em>le port obligatoire du voile pour toutes les femmes</em>&nbsp;», le&nbsp;JNIM&nbsp;tente une fois de plus d’imposer son idéologie à travers la peur et la culpabilité, sous couvert d’un discours religieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une question demeure :&nbsp;par quelle voie cette société de transport a-t-elle pu entrer en contact avec un groupe terroriste, sans passer par les autorités compétentes de l’État, qui étaient pourtant les seules habilitées à lui apporter assistance et protection ? Faut-il voir dans cette démarche une forme de&nbsp;complicité tacite&nbsp;ou une mise en scène maladroite, destinée à donner l’impression d’un soulagement retrouvé ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu’il en soit,&nbsp;l’État n’a pas dit son dernier mot.&nbsp;L’intensification récente des opérations de sécurisation et d’escorte en témoigne clairement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout semble indiquer que la société a bel et bien communiqué avec le JNIM. Au lieu de publier un démenti formel, la direction de&nbsp;<em>Diarra Transport</em>&nbsp;s’est contentée d’un bref message annonçant la reprise de ses activités dès le lundi suivant. Une vidéo de réjouissance a même été diffusée avant d’être précipitamment retirée,&nbsp;le mal était déjà fait.&nbsp;Ce geste a été perçu comme un véritable affront aux efforts de la République.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que&nbsp;<em>Diarra Transport</em>&nbsp;doit comprendre, c’est que la déclaration du JNIM n’est nullement un signe de pardon, mais bien une tentative de&nbsp;récupération symbolique, visant à utiliser l’entreprise comme instrument de propagande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plutôt que de prêter le flanc à de telles manipulations,&nbsp;la société aurait gagné à s’unir aux autres acteurs du secteur, notamment les chauffeurs de citernes, pour soutenir l’État&nbsp;et contribuer à la résistance collective contre le terrorisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-des-mots-pour-masquer-la-defaite-militaire"><strong>Une guerre des mots pour masquer la défaite militaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début de la Transition dirigée par le général Assimi Goïta, les Forces armées maliennes (FAMa) infligent des revers majeurs aux groupes terroristes dans plusieurs zones du centre et du nord du pays. Les bases sont démantelées, les réseaux logistiques coupés, et les populations autrefois terrorisées commencent à reprendre confiance. Il faut souligner également le retour de l’administration dans toutes les zones jadis sous contrôle terroriste.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Incapable de rivaliser sur le terrain, le JNIM tente aujourd’hui de se replier sur le champ symbolique et psychologique. Les vidéos de Bina Diarra ne sont pas des messages politiques. Ce sont des signaux de déroutes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En utilisant des figures locales (donsos, commerçants, transporteurs), les terroristes cherchent à infiltrer la parole populaire pour créer la confusion. Ils veulent faire croire à une proximité avec le peuple, à une cause partagée. C’est une tactique classique de guerre asymétrique, où les civils sont transformés en boucliers ou en relais de discours pour briser le moral des populations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-art-de-la-desinformation-la-propagande-travestie-en-dialogue"><strong>L’art de la désinformation : la propagande travestie en dialogue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations terroristes ont compris l’importance des médias et des réseaux sociaux. Leur stratégie est désormais celle de la propagande déguisée en dialogue :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils emploient des termes comme «&nbsp;<em>réconciliation</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>pardon</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>équité</em>&nbsp;» pour juste tromper la vigilance. Aussi il s’agit de stratégies pour eux pour déplacer le débat du terrain militaire vers le terrain idéologique, là où l’émotion prime sur la raison. A travers ces méthodes, ils essaient de se présenter comme les garants d’une prétendue authenticité religieuse face à un État accusé d’être «&nbsp;<em>laïc</em>&nbsp;» ou «&nbsp;<em>occidental</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce récit, profondément propagandiste, ne vise pas à convaincre par la vérité, mais à fatiguer moralement les populations : faire douter, désorienter, décourager la résistance. Mais il y a un fait que Bina Diarra omet : aucune communauté malienne ne reconnaît le JNIM comme interlocuteur légitime. Les Maliens, toutes confessions confondues, ont fait le choix du vivre-ensemble, de la dignité et de la paix sous l’autorité de l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-complicite-des-plateformes-de-reseaux-sociaux-nbsp"><strong>La complicité des plateformes de réseaux sociaux&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les réseaux sociaux, devenus les nouveaux champs de bataille de la guerre psychologique, portent une lourde responsabilité dans la diffusion des messages du JNIM. En laissant circuler, sans contrôle suffisant, des vidéos de propagande terroriste, ces plateformes deviennent les complices passifs d’une entreprise de manipulation et de déstabilisation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous couvert de liberté d’expression, elles offrent une tribune mondiale aux discours de haine. Ces plateformes amplifient ainsi la peur et brouillent la vérité. Chaque partage, chaque vue, chaque commentaire transforme ces réseaux en caisses de résonance du terrorisme numérique, où l’algorithme privilégie le choc et l’émotion au détriment de la sécurité et de la paix sociale. Laisser de telles vidéos proliférer, c’est trahir le principe même de responsabilité numérique et mettre en danger des sociétés déjà fragilisées par la désinformation et la violence symbolique. Les autorités maliennes de la transition devraient donc interpeler ces plateformes (Facebook, Tik Tok, YouTube, WhatsApp, etc), à travers une plainte ou tout au moins un dialogue afin qu’elles se désolidarisent de ces groupes terroristes à travers une régulation forte empêchant la diffusion de message de haine de ces groupes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le JNIM ne représente ni l’islam, ni le peuple, ni la justice. Il ne représente que la peur et la division. Derrière chaque mot de ses vidéos se cache une stratégie de désespoir, un effort ultime pour maintenir l’illusion d’un pouvoir perdu. Le Mali, lui, avance. Ses institutions se consolident, ses forces se renforcent, et sa jeunesse, consciente des enjeux, refuse désormais toute manipulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali ne pliera pas sous la peur. Il a déjà choisi sa voie, qui est celle de la souveraineté, de la vérité et de la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’IA, ou la colonisation 4.0 : quand les puces prennent le pas sur les peuples</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jul 2025 08:21:49 +0000</pubDate>
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<p>L'IA et l'impérialisme s'entrelacent dans une bataille pour le leadership technologique du XXIe siècle. Explorez ce phénomène.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’intelligence artificielle, fleuron technologique du XXIe siècle, redessine les rapports de force mondiaux. Derrière ses prouesses algorithmiques, se joue une bataille silencieuse entre puissances numériques, où se dessinent les contours d’un nouvel impérialisme. Et pendant que les États-Unis codent, que la Chine contrôle et que l’Europe régule, l’Afrique, elle, risque de devenir la terre promise d’une colonisation 4.0. Car dans cette nouvelle guerre froide digitale, les puces valent désormais plus que les peuples.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Celui qui deviendra leader dans le domaine de l’intelligence artificielle sera le maître du monde.</em>&nbsp;» Ce n’est ni un slogan marketing d’Elon Musk ni un vers d’un poète visionnaire, mais une prophétie glaciale signée Vladimir Poutine, lancée un matin de septembre 2017 devant un parterre de gamins russes aux yeux écarquillés. Trois jours plus tard, le très disruptif patron de Tesla surenchérissait : la quête hégémonique de l’IA par les nations, disait-il, serait la mèche qui allumera la Troisième Guerre mondiale. Rien que ça.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Six ans plus tard, le ver est dans le fruit. Les algorithmes s’invitent dans les champs de bataille, les conseils d’administration, les chambres à coucher, les urnes électorales, les cerveaux. ChatGPT, MidJourney, Sora, DeepSeek, Mistral AI&nbsp;&nbsp;et consorts n’ont pas seulement démocratisé l’accès à des outils jadis réservés aux élites cybernétiques : ils ont redéfini les rapports de domination. Car derrière l’élégance d’une interface en mode dialogue se cache une guerre silencieuse — plus feutrée qu’une invasion, mais tout aussi stratégique qu’un coup d’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-empire-des-datas-ou-la-nouvelle-pax-digitalis"><strong>L’empire des datas, ou la nouvelle Pax Digitalis</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Intelligence artificielle n’est pas qu’un outil. Elle est l’infrastructure invisible d’un nouvel impérialisme : culturel, cognitif, civilisationnel. Jadis, l’Europe colonisait par la baïonnette et la croix. Aujourd’hui, les États-Unis conquièrent par l’algorithme et la plateforme. Google, Meta, Amazon. Ces noms sonnent moins comme des nations que comme des empires. À l’Est, la Chine n’est pas en reste. Son IA, résolument nationaliste, fonctionne à huis clos, alimente son crédit social, surveille ses minorités et infiltre ses marchés partenaires. C’est une IA de contrôle, là où l’Occident en fait une IA de persuasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette guerre froide 2.0, les armes sont silencieuses, mais leurs effets sont tonitruants : biais cognitifs intégrés, uniformisation des cultures, dépendances technologiques. Il ne s’agit plus d’exporter le rêve américain ou le modèle chinois, mais d’imposer des grilles de lecture, des standards, des normes implicites. L’IA décide déjà ce que vous lisez, écoutez, achetez, croyez.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-empire-d-hier-l-otage-d-aujourd-hui"><strong>L’empire d’hier, l’otage d’aujourd’hui</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à l’Europe, elle hésite. Entre rêverie régulatrice et réveil stratégique, le Vieux Continent semble ballotté entre Washington et Shenzhen. Certes, Bruxelles rédige des règlements, discute de l’«&nbsp;<em>éthique de l’IA</em>&nbsp;», mais pendant qu’elle légifère, les autres codent. L’Empire européen du droit s’épuise face aux codes sources des GAFAM et aux ambitions techno-militaires de Xi Jinping. Et si elle ne réagit pas, elle devra se résoudre à un rôle de vassal cybernétique — sous-traitant consentant de technologies conçues ailleurs, pour des objectifs qu’elle ne maîtrise plus.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-afrique-un-continent-a-haute-valeur-d-entrainement"><strong>Afrique, un continent à haute valeur d’entraînement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et l’Afrique, me direz-vous ? C’est là que la fracture est la plus béante — et l’enjeu le plus brûlant. Car sur ce continent trop longtemps asservi par la dette, le franc CFA ou les rapports de force militaires, voilà que s’annonce une cyber-colonisation en bonne et due forme. L’Afrique, c’est un vivier de données brutes, une terre d’expérimentation pour IA en quête de bases d’entraînement linguistique, d’images, de voix, de comportements. On y numérise des services publics à coups de partenariats sino-américains, sans toujours en posséder les serveurs, ni comprendre les lignes de code. On y confie ses empreintes, ses visages, sa souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans infrastructures souveraines, sans stratégie continentale coordonnée, sans modèle économique endogène, l’Afrique risque de n’être qu’un simple marché, un champ de tests, un gisement de datas. Or, qui possède les données façonne la pensée. Et qui façonne la pensée gouverne les peuples.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-puces-contre-peuples"><strong>Puces contre peuples</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA n’est pas un outil neutre. Elle porte une vision du monde, des valeurs, des biais. Et elle est déjà, pour ceux qui l’ont conçue, un levier de domination globale. Si l’Afrique — et au-delà, le Sud global — ne veut pas subir le même sort que jadis sous les voiles des colonisateurs, elle doit construire ses propres serveurs, ses propres langages, ses propres modèles. Faute de quoi, l’histoire se répétera. Non plus à la pointe des baïonnettes, mais à travers des lignes de code.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’impérialisme a changé de visage. Il s’appelle désormais Intelligence Artificielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Intelligence artificielle : l’Afrique entre conditionnement et conscience</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 08:06:02 +0000</pubDate>
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<p>L'Afrique doit dépasser la consommation technologique. Découvrez le lien entre intelligence artificielle et émancipation.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Derrière le vertige de la performance algorithmique se cache un enjeu fondamental&nbsp;:&nbsp;</em></strong><strong><em>l’autonomie intellectuelle face à la machine</em></strong><strong><em>. L’Afrique ne peut se contenter d’être consommatrice passive de technologies conçues ailleurs.&nbsp;</em></strong><strong><em>Former à l’intelligence artificielle</em></strong><strong><em>, c’est d’abord apprendre à&nbsp;</em></strong><strong><em>la décoder, la contester, la réinventer.</em></strong><strong><em>&nbsp;Car une IA que l’on ne comprend pas devient vite un pouvoir que l’on subit.&nbsp;</em></strong><strong><em>Et dans la bataille mondiale des idées, le vrai luxe ne sera pas d’utiliser l’IA, mais de savoir s’en servir sans s’y soumettre.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de l’humanité est celle de ses inventions, mais aussi — surtout — de leur digestion. Après la machine à vapeur, l’électricité, la bombe atomique et le smartphone, voici venu le temps de l’intelligence artificielle. Une révolution sans visage, sans fumée ni tambour, mais d’une puissance de transformation égale à celle de toutes les précédentes réunies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, dans bien des pays du sud, dont le Mali, c’est à peine si on l’évoque. L’IA ? Un tabou, un objet technologique mal identifié, qu’on utilise parfois en cachette, comme un produit illicite. L’ironie ? C’est que ceux qui l’utilisent le plus sont souvent ceux qui la dénoncent le plus bruyamment.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand la technologie fait peur à ceux qu’elle pourrait libérer</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut dire que les freins sont bien réels&nbsp;: connectivité faible, électricité capricieuse, infrastructures inégalitaires. Mais au-delà de ces obstacles matériels, il y a la peur du regard social, cette crainte de passer pour un incapable si l’on s’aide d’un outil algorithmique. Comme si utiliser l’intelligence artificielle était une preuve d’incompétence, alors qu’elle devrait être considérée pour ce qu’elle est&nbsp;: le prolongement de l’intelligence humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au fond, l’hostilité vient d’ailleurs. Elle vient d’un vieux réflexe anthropologique&nbsp;: la méfiance envers ce qui nous dépasse. L’homme a toujours redouté ses propres créatures. De Prométhée à Frankenstein, l’histoire occidentale est remplie de récits d’êtres humains punis pour avoir voulu rivaliser avec leurs dieux. L’IA n’échappe pas à cette mythologie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-conditionnement-global-et-reflexes-coloniaux"><strong>Conditionnement global et réflexes coloniaux</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde façonné par des entreprises comme OpenAI, Google DeepMind ou Mistral, les puissances de l’IA sont avant tout cognitives et culturelles. Elles conditionnent nos modes d’expression, nos priorités intellectuelles, nos réflexes de recherche. Comme le notait déjà Aldous Huxley, «<em> tous les comportements humains sont le fruit d’un conditionnement </em>». Dans cette perspective, l’IA devient un outil de formatage mental global.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est là que le bât blesse pour l’Afrique. Démocratiser l’IA dans un environnement historiquement relégué au second plan de la pensée mondiale, c’est risquer de substituer une nouvelle dépendance cognitive à l’ancienne domination coloniale. Si l’on ne forme pas les utilisateurs africains à penser l’outil, à le critiquer, à le maîtriser, on reconduit les anciens schémas sous des habits numériques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-science-sans-conscience"><strong>Science sans conscience…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’intelligence artificielle ne pense pas à notre place. Mais elle peut nous en dissuader. À force de déléguer le calcul, l’analyse, le jugement, on se rend peu à peu inutile à soi-même. Comme le disait Rabelais par la voix de Gargantua&nbsp;: «<em> Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là le vrai danger&nbsp;: qu’une technologie censée amplifier nos capacités intellectuelles finisse par les remplacer. Et qu’à force de s’en remettre à la machine pour formuler ses idées, le cerveau humain désapprenne à les construire. Surtout dans les contextes où la conquête du savoir est encore récente, encore fragile.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-former-pour-ne-pas-subir"><strong>Former pour ne pas subir</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas de diaboliser l’IA. Il s’agit de l’aborder avec lucidité. Ce que l’Afrique doit construire, ce n’est pas une dépendance aveugle, mais une culture de la maîtrise. Oui, l’IA est un levier extraordinaire pour accélérer l’éducation, améliorer les soins, optimiser l’agriculture. Mais elle ne doit jamais devenir un substitut à la pensée critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La priorité ? Former. Avant qu’il ne soit trop tard. Car dans cette course mondiale, il ne suffit pas d’être spectateur. Il faut comprendre la machine, pour ne pas lui obéir sans le savoir. Il faut lui parler sa langue, non pour lui ressembler, mais pour mieux l’utiliser à ses propres fins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA n’est pas une malédiction. C’est un miroir. Elle révèle notre désir d’aller plus vite, de faire mieux, de penser plus fort. Mais ce miroir peut aussi nous renvoyer l’image d’un monde qui délègue l’effort de réfléchir. À nous de choisir ce que nous voulons y voir. Et de décider, en toute conscience, si l’intelligence doit rester humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Contre les cybermenaces : le Mali renforce les compétences des acteurs </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 May 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
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<p>La cybersécurité au Mali prend un tournant avec une stratégie nationale. Découvrez les enjeux de la souveraineté numérique.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C’est avec la confection des cartes d’identité biométriques que beaucoup de Maliens se sont rendus compte des enjeux de la cybersécurité. Les données sur les cartes NINA (numéro d’identification nationale) avaient été bloquées par le concepteur pour des raisons politiques. Les autorités avaient, en conséquence, tout mis en œuvre pour le déblocage. Dès lors, elles ont fait de la cybersécurité une priorité et une question de souveraineté nationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cette optique qu’elles ont élaboré une stratégie nationale de Cybersécurité dont le lancement a eu lieu, le 30&nbsp;janvier 2024, lors d’un atelier de validation. Cette stratégie est accompagnée d’un plan d’action. Dans ce plan, il est prévu de renforcer les compétences des acteurs (acteurs en charge des technologies de l’information et de la communication dans les institutions de la République, les entreprises publiques et privées) afin de mieux sécuriser les données nationales.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-position-du-mali-dans-l-indice-mondial-de-cybersecurite"><strong>La position du Mali dans l’Indice mondial de cybersécurité</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un atelier stratégique s’est tenu du 20 au 22&nbsp;mai 2025 à Bamako. Organisé par l’AMRTP ( Agence malienne de régulation des télécoms, postes et Tics), à travers le ML-CERT (Centre de Réponse aux Incidents ), avec l’appui technique de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), il a regroupé des experts nationaux et internationaux. Il a permis de renforcer les compétences techniques et organisationnelles du Centre de Réponse aux Incidents (ML-CERT) et à améliorer la posture globale du Mali face aux cybermenaces.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont, également, renforcé leurs compétences sur la protection des infrastructures critiques, la gouvernance de la cybersécurité, les mécanismes de réponse aux incidents. Il a été aussi question d’une évaluation de la position du Mali dans l’Indice mondial de cybersécurité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des simulations, cas pratiques et échanges stratégiques ont rythmé ces trois jours de travail. Au sortir de l’atelier, les participants ont acquis de nouvelles compétences pouvant sérieusement contribuer à lutter contre les cybermenaces.&nbsp;&nbsp;Il faut noter que les violations de données personnelles, les attaques ciblant les personnes, les organisations et institutions sont des exemples de cybermenaces contre lesquelles il faut se protéger.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-terme-cybersecurite"><strong>Du terme « cybersécurité »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le terme « <em>cybersécurité</em> » est un néologisme désignant le rôle de l’ensemble des lois, politiques, outils, dispositifs, concepts et mécanismes de sécurité, méthodes de gestion des risques, actions, formations, bonnes pratiques et technologies qui peuvent être utilisés pour protéger les personnes et les actifs informatiques matériels et immatériels (connectés directement ou indirectement à un réseau) des États et des organisations (avec un objectif de disponibilité, intégrité et authenticité, confidentialité, preuve et non-répudiation).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le préfixe « <em>cyber</em> » a donné avec le développement d’Internet et la généralisation du numérique un grand nombre de mots tels que cyberespace, cyberdéfense, cyberattaque, cybercrime, cybercafé, cyberculture, cyberdémocratie, cybermarché, cyber-réputation. C’est par réaction contre les risques liés à l’omniprésence des technologies de l’information et de la communication et à leur capacité d’interconnexion et d’échange de données que la cybersécurité se constitue progressivement en tant que nouvelle discipline (spécialité) pleine et entière.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-cybersecurite-un-outil-de-souverainete-numerique-nbsp"><strong>La cybersécurité, un outil de souveraineté numérique&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La cybersécurité présente des enjeux économiques, stratégiques et politiques qui sont bien au-delà de la seule Sécurité des systèmes d’information. Elle concerne d’ailleurs aussi bien l’informatique de gestion, l’informatique industrielle, l’informatique embarquée que les objets connectés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cybersécurité doit être appréhendée de manière holistique pour prendre en compte les aspects économiques, sociaux, éducatifs, juridiques, techniques, diplomatiques, militaires et de renseignement. Excellence technique, adaptabilité et coopération sont essentielles dans ce domaine. C’est pourquoi une stratégie nationale de cybersécurité exige de la continuité politique et une vision à long terme.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-s-inscrit-dans-un-engagement-continu"><strong>Le Mali s’inscrit dans un engagement continu</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">De différentes publications des États semble se dégage un consensus reconnaissant la nécessité d’organiser et d’assurer la sécurité et la défense des systèmes techniques eux-mêmes, et celles des sociétés qui utilisent ces systèmes. Cela dit, afin d’encourager une culture mondiale et motiver les pays pour qu’ils intensifient leurs efforts en matière de cybersécurité, l’Union internationale des télécommunications a développé un indice de la cybersécurité dans le monde (GCI) qui mesure le niveau de développement de chaque pays dans ce domaine.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier rapport a été publié en avril 2015. Le GCI évalue l’engagement des pays en faveur de la cybersécurité au regard de cinq piliers stratégiques (juridique, technique, organisation, prise de conscience et savoir-faire, coopération internationale). Au regard de tous ces enjeux, on peut dire que la cybersécurité concerne la sécurité et la souveraineté numérique de chaque État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc, en prenant cette initiative, le Mali s’inscrit dans un engagement continu pour un espace numérique plus sûr, résilient et inclusif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>SMC</strong></p>
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		<title>La révolution de l’IA : l’éternel retard des gouvernants face à l’inéluctable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>L'Afrique face à la révolution de l'IA : subira-t-elle ou inventera-t-elle son propre modèle numérique ?</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’heure où l’intelligence artificielle bouleverse la planète, l’Afrique – et particulièrement le Sahel – est sommée de choisir : subir une révolution pensée ailleurs ou inventer son propre modèle de souveraineté numérique. Analyse.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À quoi servent nos dirigeants, si ce n’est à prévoir l’imprévisible et à circonscrire les périls avant qu’ils ne nous submergent ? L’histoire, une fois encore, semble se répéter. À l’heure où l’intelligence artificielle s’impose à nos sociétés avec une brutalité que nul n’aurait pu ignorer, gouvernements et institutions, du Nord comme du Sud, se retrouvent réduits au rôle de pompiers maladroits, courant derrière les incendies qu’ils n’ont su – ou voulu – prévenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-monde-pris-dans-un-tsunami"><strong>Le monde pris dans un tsunami</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les <a href="https://variances.eu/?p=3101" target="_blank" rel="noreferrer noopener">premières lueurs de l’IA</a>, au milieu du XXᵉ siècle, il était écrit que cette révolution ne serait pas anodine. Les <a href="https://ww2.ac-poitiers.fr/math/sites/math/IMG/pdf/introduction_a_l_ia.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">travaux de Warren McCulloch et Walter Pitts en 1943</a>, l’irrésistible curiosité d’Alan Turing, et la célèbre conférence de Dartmouth en 1956 posaient déjà les jalons d’un séisme scientifique et sociétal. Mais il aura fallu attendre le XXIᵉ siècle pour voir éclore, à la faveur du deep learning, des Big Data et des algorithmes transformeurs, une IA omniprésente, omnipotente et, désormais, potentiellement incontrôlable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de 2010, boostée par <a href="https://www.forbes.fr/technologie/nvidia-signe-des-resultats-demesures-grace-a-lexplosion-de-lia-generative/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les processeurs graphiques et l’explosion du numérique</a>, l’IA a quitté les laboratoires pour envahir nos vies : reconnaissance faciale, traduction automatique, médecine prédictive, finance algorithmique, création littéraire automatisée… Un tsunami qui, comme toujours, trouve nos institutions en mode réactif plutôt que proactif. Entre 2023 et 2025, l’essor des <a href="https://hal.science/hal-04613881/document" target="_blank" rel="noreferrer noopener">modèles de langage géants (LLM)</a> a démultiplié les usages, mais aussi les dangers, relançant des débats éthiques et politiques que l’on croyait encore lointains.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-centre-d-intelligence-artificielle-et-de-robotique"><strong>Centre d’Intelligence Artificielle et de Robotique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et l’Afrique, dans tout cela ? Le continent, souvent en retard sur les grandes<a href="https://saheltribune.com/competition-robtotique-rien-ne-peut-plus-arreter-les-jeunes-du-mali-dans-leur-ascension-pr-amadou-keita/"> révolutions technologiques,</a> n’échappera pas aux bouleversements. Au contraire, l’IA, si elle est maîtrisée, pourrait constituer une formidable <a href="https://au.int/sites/default/files/documents/44004-doc-FR_Strategie_Continentale_sur_lIntelligence_Artificielle_3.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">opportunité de transformation économique et sociale</a>. Mais sans vision stratégique claire, sans politiques publiques volontaristes, le risque est grand de voir l’Afrique devenir un simple marché consommateur d’innovations pensées ailleurs, sans considération pour ses réalités culturelles, linguistiques et sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, quelques signaux positifs émergent. À <a href="https://saheltribune.com/centre-dintelligence-artificielle-et-de-robotique-le-mali-veut-etre-present-a-la-nouvelle-revolution-scientifique-et-industrielle/">Bamako</a>, l’ouverture du <a href="https://saheltribune.com/mali-construction-dun-centre-dintelligence-artificielle-et-de-robotique-a-plus-de-trois-milliards-de-fcfa/">Centre d’Intelligence Artificielle et de Robotique </a>en 2024 montre qu’une autre voie est possible. Mais cela suffira-t-il ? L’ampleur des défis impose bien plus qu’une floraison de projets pilotes. C’est une architecture entière de souveraineté numérique, de formation massive aux métiers de demain, et de régulation adaptée qu’il faut édifier d’urgence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car il ne s’agit plus seulement d’embrasser la modernité. Il s’agit de ne pas en être écrasé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
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