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	<title>Archives des souveraineté numérique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des souveraineté numérique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Pourquoi l’identité numérique est devenue centrale dans le projet AES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Lancement de l'e-passeport et de la carte d’identité biométrique de l'AES : un pas vers l'intégration et la libre circulation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En lançant un e-passeport et une carte d’identité biométrique communs, la Confédération des États du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) franchit un nouveau cap dans son projet d’intégration. Au-delà de la technique, ces nouveaux documents traduisent une ambition politique : celle de bâtir une souveraineté régionale fondée sur la libre circulation, le numérique et le contrôle des identités.</em></strong></p>



<p>À peine dix-huit mois après sa création, la Confédération des États du Sahel (AES) franchit un seuil décisif de son projet politique : la mise en circulation de documents d’identité et de voyage harmonisés. Le lancement de l’e-passeport AES, en janvier 2025, puis de la carte d’identité biométrique confédérale, en décembre 2025, dépasse la simple réforme administrative. Il traduit une volonté assumée de bâtir une intégration régionale alternative, fondée sur la souveraineté, la numérisation et la libre circulation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rupture-assumee-avec-l-architecture-cedeao"><strong>Une rupture assumée avec l’architecture CEDEAO</strong></h2>



<p>La disparition progressive des passeports et cartes d’identité CEDEAO dans les trois pays membres — Mali, Burkina Faso et Niger — consacre la rupture institutionnelle intervenue avec le retrait officiel de la CEDEAO en janvier 2025. Les nouveaux documents confédéraux deviennent ainsi les premiers marqueurs concrets d’un espace AES distinct, doté de ses propres instruments juridiques et administratifs.</p>



<p>Le calendrier de déploiement illustre cette volonté d’accélération. Après la réunion d’experts tenue à Bamako en octobre 2024 et la validation technique par les ministres chargés de la sécurité en novembre, la décision présidentielle d’avril 2025 a officialisé l’e-passeport et la carte biométrique comme documents de référence. L’e-passeport, premier à entrer en circulation, est délivré dès le 29 janvier 2025, date hautement symbolique coïncidant avec la sortie effective de la CEDEAO.</p>



<p>Le Burkina Faso a dépassé les 100 000 passeports de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES) délivrés dès août 2025, plus précisément 102 000 depuis septembre 2024, selon une annonce du directeur de l&rsquo;ONI en août 2025. Le Mali relance sa production à l’automne, tandis que la carte d’identité biométrique est officiellement lancée en décembre 2025, avec une généralisation prévue à partir de 2026.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-documents-securises-penses-pour-l-interoperabilite"><strong>Des documents sécurisés, pensés pour l’interopérabilité</strong></h2>



<p>Sur le plan technique, les deux documents répondent aux standards internationaux les plus élevés. Conçus en polycarbonate, dotés de puces électroniques intégrant données biométriques, empreintes digitales et photographie, ils sont conformes aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Plus de cinquante éléments de sécurité invisibles à l’œil nu visent à limiter les risques de falsification.</p>



<p>Au-delà de la sécurisation, l’objectif est de bâtir un système d’identification interopérable à l’échelle confédérale. Les bases de données nationales sont appelées à être interconnectées, permettant une reconnaissance mutuelle des identités et un partage d’informations entre les États membres. Une architecture technique pensée à la fois pour faciliter la mobilité et renforcer les capacités de contrôle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reconnaissance-internationale-pragmatique"><strong>Une reconnaissance internationale pragmatique</strong></h2>



<p>Restait la question sensible de la reconnaissance internationale. Dès avril 2025, la France valide l’e-passeport AES comme document de voyage officiel. Les pays de l’espace Schengen confirment, quelques mois plus tard, son acceptation administrative. Une reconnaissance rapide, qui tranche avec les tensions diplomatiques persistantes entre les capitales sahéliennes et plusieurs partenaires occidentaux.</p>



<p>Cette avancée diplomatique s’accompagne toutefois d’un paradoxe : la production des documents reste confiée à un prestataire européen spécialisé, faute de capacités industrielles locales équivalentes. Un choix pragmatique, mais qui limite encore l’autonomie technologique complète de l’AES.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-libre-circulation-securite-et-economie-regionale"><strong>Libre circulation, sécurité et économie régionale</strong></h2>



<p>Au cœur de cette réforme se trouve la libre circulation des personnes, pilier revendiqué de la doctrine confédérale. Sur le plan juridique, l’harmonisation documentaire simplifie les passages frontaliers et réduit les contrôles redondants. Sur le plan économique, elle vise à fluidifier le commerce transfrontalier, essentiel pour des économies largement informelles et interdépendantes.</p>



<p>Contrairement à certaines approches sécuritaires dominantes, l’AES défend l’idée qu’une mobilité encadrée améliore la sécurité. Les documents biométriques renforcent la traçabilité des personnes, facilitent l’identification et contribuent à la lutte contre le terrorisme, les trafics et la criminalité organisée, grâce à l’échange d’informations entre États.</p>



<p>Dans une région marquée par des déplacements massifs de populations, la question de l’identité légale revêt une dimension sociale cruciale. Des millions de personnes déplacées internes se retrouvent privées de documents, exclues des services publics et des droits fondamentaux. La carte d’identité biométrique AES, accessible dès l’âge de cinq ans et à faible coût, se veut une réponse à cette invisibilité administrative.</p>



<p>Elle ouvre l’accès à l’éducation, aux soins, aux aides sociales et aux services publics, et s’inscrit dans une logique d’inclusion rarement mise en avant dans les politiques sécuritaires sahéliennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-modernisation-numerique-a-portee-geopolitique"><strong>Une modernisation numérique à portée géopolitique</strong></h2>



<p>Ces documents s’intègrent dans une stratégie plus large de numérisation des administrations. Interconnexion des systèmes d’état civil, modernisation des bases de données, sécurisation des informations personnelles. Autant de leviers pour renforcer la souveraineté numérique des États membres et améliorer la gouvernance publique.</p>



<p>À terme, l’identité numérique confédérale pourrait devenir l’infrastructure de base d’autres politiques communes : fiscalité, protection sociale, mobilité professionnelle ou accès aux services en ligne.</p>



<p>Plus qu’un outil administratif, l’e-passeport et la carte biométrique incarnent une ambition politique : faire exister l’AES dans le quotidien des citoyens. La devise de l’AES inscrite sur les documents — « Un Espace, Un Peuple, Un Destin » — résume cette volonté de transformer une alliance née de la crise sécuritaire en un projet d’intégration durable.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Cybersécurité : le Mali se dote d’un cadre coordonné pour la période 2026-2030  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 05:43:31 +0000</pubDate>
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<p>La Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali vise à protéger les infrastructures critiques contre les cyberattaques croissantes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>Lors du Conseil des ministres de ce mercredi 3 décembre 2025, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, M. Alhamdou Ag Ilyène a présenté une communication écrite relative à la Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali et à son Plan d’actions 2026-2030. Cette initiative vise à renforcer la gouvernance numérique, promouvoir une culture de cybersécurité et protéger les infrastructures critiques, dans un contexte mondial marqué par la multiplication des cyberattaques et leurs lourdes conséquences économiques. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>La cybersécurité, définie comme l’ensemble des moyens humains et financiers mobilisés pour assurer la fiabilité et la confiance dans l’utilisation des contenus numériques, est devenue une préoccupation mondiale. La multiplication des cyberattaques, leur sophistication croissante et l’ampleur des pertes financières qu’elles engendrent pour les États et les entreprises imposent aux gouvernements de mettre en place des stratégies robustes. Le Mali, conscient de ces enjeux, entend désormais se doter d’une vision claire et partagée pour protéger ses systèmes d’information et renforcer la confiance des utilisateurs. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reponse-a-un-defi-global"><strong>Une réponse à un défi global</strong><strong></strong></h2>



<p>Jusqu’ici, malgré l’existence de plusieurs textes législatifs et réglementaires, l’absence d’une stratégie nationale coordonnée a conduit les différents acteurs à développer des initiatives isolées. Ces actions, bien que pertinentes dans leur contexte, n’ont pas permis de répondre efficacement aux menaces transversales. La nouvelle stratégie vise à combler cette lacune en offrant un cadre unifié, capable de fédérer les efforts et de garantir une meilleure cohérence dans la gouvernance de la cybersécurité, tout en favorisant une approche collective et durable. &nbsp;</p>



<p>Elle ambitionne de mettre fin à la dispersion des initiatives et de créer une dynamique nationale. En renforçant la coordination institutionnelle, le Mali souhaite bâtir un environnement numérique plus sûr, où administrations, entreprises et citoyens peuvent évoluer avec confiance. Cette stratégie se veut inclusive, en impliquant l’ensemble des parties prenantes et en plaçant la protection des données au cœur des priorités. Elle marque une étape importante vers la consolidation de la souveraineté numérique du pays et la modernisation de son administration. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-integree-et-coherente"><strong>Une stratégie intégrée et cohérente</strong><strong></strong></h2>



<p>La Stratégie nationale de Cybersécurité s’articule autour de trois grandes orientations. Elle prévoit d’abord une amélioration de la gouvernance, afin de mettre en place des mécanismes institutionnels clairs et de renforcer la coordination entre les acteurs publics et privés. Elle insiste également sur la nécessité de développer une véritable culture de la cybersécurité, en sensibilisant les citoyens, les administrations et les entreprises aux risques numériques. Enfin, elle entend renforcer la protection contre les menaces en dotant le pays de capacités techniques et opérationnelles adaptées. &nbsp;</p>



<p>Ces trois dimensions, complémentaires, traduisent une approche globale qui dépasse la simple réaction aux attaques pour instaurer une véritable politique de prévention et de résilience. Elles visent à anticiper les menaces, à renforcer la vigilance collective et à garantir une réponse rapide et efficace en cas d’incident. En intégrant ces orientations dans une stratégie nationale, le Mali se dote d’un outil essentiel pour protéger ses infrastructures critiques et assurer la continuité des services numériques indispensables au développement économique et social. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-alignee-sur-les-priorites-nationales"><strong>Une vision alignée sur les priorités nationales</strong><strong></strong></h2>



<p>Cette initiative s’inscrit dans les priorités du Gouvernement, notamment la digitalisation de l’Administration, considérée comme un levier essentiel de modernisation et d’efficacité. Elle est également en cohérence avec les grandes orientations nationales, telles que « Mali Kura&nbsp;ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », qui projette une vision de transformation et de développement à long terme, ainsi que la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033. En intégrant la cybersécurité dans ces cadres, le pays affirme sa volonté de bâtir une société numérique résiliente. &nbsp;</p>



<p>Cette cohérence stratégique traduit une volonté politique forte : celle de faire de la cybersécurité un pilier du développement national. En reliant cette démarche aux ambitions de modernisation et d’émergence, le Mali montre qu’il ne s’agit pas seulement de protéger ses infrastructures, mais aussi de créer un environnement favorable à l’innovation et à l’investissement. La cybersécurité devient ainsi un facteur de compétitivité et de confiance, essentiel pour attirer des partenaires et renforcer la place du pays dans l’économie numérique mondiale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-confiance-numerique-renforcee"><strong>Vers une confiance numérique renforcée</strong><strong></strong></h2>



<p>La mise en œuvre du Plan d’actions 2026-2030 devrait contribuer à renforcer la confiance des usagers dans les services numériques et à améliorer l’image du pays sur la scène internationale. Elle traduit l’engagement du Mali à respecter les standards de sécurité et à protéger ses infrastructures critiques. Au-delà de la protection technique, cette stratégie vise à instaurer une véritable confiance numérique, indispensable pour encourager l’innovation, attirer les investissements et favoriser le développement économique. &nbsp;</p>



<p>Ainsi, l’adoption de cette Stratégie nationale de Cybersécurité illustre la volonté des autorités de répondre aux défis contemporains avec une approche globale, coordonnée et durable. Dans un monde où la sécurité numérique est devenue un pilier de la souveraineté et du développement, le Mali franchit ainsi une étape décisive pour protéger ses citoyens et ses institutions face aux risques liés aux technologies. Cette stratégie marque une avancée majeure vers la consolidation de l’espace numérique national et la modernisation de l’État.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Face aux défaites, le JNIM se réfugie dans la désinformation et la guerre psychologique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 14:35:59 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali dénonce la propagande du JNIM : après ses défaites militaires, le groupe terroriste se replie sur la manipulation psychologique et la peur.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que le porte-parole du JNIM tente, Bina Diarra, dans deux nouvelles vidéos, publiées le 17 octobre 2025, d’imposer ses diktats non seulement à la société Diarra Transport mais aussi à l’État malien sous couvert de « pardon » et de « charia », il est important de faire voir derrière ces sorties sur les réseaux sociaux, une opération de propagande et de manipulation psychologique. À court d’arguments militaires, le groupe terroriste cherche désormais à semer la peur, à diviser les communautés et à affaiblir la confiance entre l’État et les citoyens. Mais le Mali, uni et lucide, ne se laissera pas piéger. La souveraineté ne se négocie pas avec les marchands de chaos.</em></strong></p>



<p>Depuis vendredi 17 octobre 2025, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et dans certaines messageries privées tentent de relayer les propos de Bina Diarra, se présentant comme «&nbsp;<em>porte-parole du JNIM</em>&nbsp;», un groupe terroriste affilié à Al-Qaïda. Sous des airs de prêche et de dialogue, cette communication n’est rien d’autre qu’une opération psychologique soigneusement calibrée, visant à tromper l’opinion, diviser la société et semer la peur dans un moment où le Mali consolide sa stabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-strategie-du-jnim-seduire-pour-diviser"><strong>La stratégie du JNIM : séduire pour diviser</strong></h2>



<p>Les propos de Bina Diarra n’ont rien d’une main tendue ni d’une déclaration de paix. Ils s’inscrivent dans une logique de manipulation narrative, typique des organisations terroristes acculées. Les groupes armés terroristes ont mordu la poussière dans la guerre malsaine qu’ils ont imposés au Mali avec le soutien de leurs sponsors étatiques étrangers. Le sahel, notamment le Mali, est victime d’une guerre par procuration basée sur le chaos contrôlé mené par les groupes armés terroristes pour le compte des sponsors occidentaux. Dans leurs derniers gestes désespérés, l’objectif n’est plus de combattre militairement, mais de tenter de gagner la guerre psychologique en essayant de paraître légitimes, moralement supérieurs, ou en quête de justice.</p>



<p>En déclarant avoir «&nbsp;<em>pardonné</em>&nbsp;» la société&nbsp;<em>Diarra Transport</em>&nbsp;ou en imposant des conditions aussi absurdes que «&nbsp;<em>le port obligatoire du voile pour toutes les femmes</em>&nbsp;», le&nbsp;JNIM&nbsp;tente une fois de plus d’imposer son idéologie à travers la peur et la culpabilité, sous couvert d’un discours religieux.</p>



<p>Mais une question demeure :&nbsp;par quelle voie cette société de transport a-t-elle pu entrer en contact avec un groupe terroriste, sans passer par les autorités compétentes de l’État, qui étaient pourtant les seules habilitées à lui apporter assistance et protection ? Faut-il voir dans cette démarche une forme de&nbsp;complicité tacite&nbsp;ou une mise en scène maladroite, destinée à donner l’impression d’un soulagement retrouvé ?</p>



<p>Quoi qu’il en soit,&nbsp;l’État n’a pas dit son dernier mot.&nbsp;L’intensification récente des opérations de sécurisation et d’escorte en témoigne clairement.</p>



<p>Tout semble indiquer que la société a bel et bien communiqué avec le JNIM. Au lieu de publier un démenti formel, la direction de&nbsp;<em>Diarra Transport</em>&nbsp;s’est contentée d’un bref message annonçant la reprise de ses activités dès le lundi suivant. Une vidéo de réjouissance a même été diffusée avant d’être précipitamment retirée,&nbsp;le mal était déjà fait.&nbsp;Ce geste a été perçu comme un véritable affront aux efforts de la République.</p>



<p>Ce que&nbsp;<em>Diarra Transport</em>&nbsp;doit comprendre, c’est que la déclaration du JNIM n’est nullement un signe de pardon, mais bien une tentative de&nbsp;récupération symbolique, visant à utiliser l’entreprise comme instrument de propagande.</p>



<p>Plutôt que de prêter le flanc à de telles manipulations,&nbsp;la société aurait gagné à s’unir aux autres acteurs du secteur, notamment les chauffeurs de citernes, pour soutenir l’État&nbsp;et contribuer à la résistance collective contre le terrorisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-des-mots-pour-masquer-la-defaite-militaire"><strong>Une guerre des mots pour masquer la défaite militaire</strong></h2>



<p>Depuis le début de la Transition dirigée par le général Assimi Goïta, les Forces armées maliennes (FAMa) infligent des revers majeurs aux groupes terroristes dans plusieurs zones du centre et du nord du pays. Les bases sont démantelées, les réseaux logistiques coupés, et les populations autrefois terrorisées commencent à reprendre confiance. Il faut souligner également le retour de l’administration dans toutes les zones jadis sous contrôle terroriste.&nbsp;</p>



<p>Incapable de rivaliser sur le terrain, le JNIM tente aujourd’hui de se replier sur le champ symbolique et psychologique. Les vidéos de Bina Diarra ne sont pas des messages politiques. Ce sont des signaux de déroutes.</p>



<p>En utilisant des figures locales (donsos, commerçants, transporteurs), les terroristes cherchent à infiltrer la parole populaire pour créer la confusion. Ils veulent faire croire à une proximité avec le peuple, à une cause partagée. C’est une tactique classique de guerre asymétrique, où les civils sont transformés en boucliers ou en relais de discours pour briser le moral des populations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-art-de-la-desinformation-la-propagande-travestie-en-dialogue"><strong>L’art de la désinformation : la propagande travestie en dialogue</strong></h2>



<p>Les organisations terroristes ont compris l’importance des médias et des réseaux sociaux. Leur stratégie est désormais celle de la propagande déguisée en dialogue :</p>



<p>Ils emploient des termes comme «&nbsp;<em>réconciliation</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>pardon</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>équité</em>&nbsp;» pour juste tromper la vigilance. Aussi il s’agit de stratégies pour eux pour déplacer le débat du terrain militaire vers le terrain idéologique, là où l’émotion prime sur la raison. A travers ces méthodes, ils essaient de se présenter comme les garants d’une prétendue authenticité religieuse face à un État accusé d’être «&nbsp;<em>laïc</em>&nbsp;» ou «&nbsp;<em>occidental</em>&nbsp;».</p>



<p>Ce récit, profondément propagandiste, ne vise pas à convaincre par la vérité, mais à fatiguer moralement les populations : faire douter, désorienter, décourager la résistance. Mais il y a un fait que Bina Diarra omet : aucune communauté malienne ne reconnaît le JNIM comme interlocuteur légitime. Les Maliens, toutes confessions confondues, ont fait le choix du vivre-ensemble, de la dignité et de la paix sous l’autorité de l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-complicite-des-plateformes-de-reseaux-sociaux-nbsp"><strong>La complicité des plateformes de réseaux sociaux&nbsp;</strong></h2>



<p>Les réseaux sociaux, devenus les nouveaux champs de bataille de la guerre psychologique, portent une lourde responsabilité dans la diffusion des messages du JNIM. En laissant circuler, sans contrôle suffisant, des vidéos de propagande terroriste, ces plateformes deviennent les complices passifs d’une entreprise de manipulation et de déstabilisation.&nbsp;</p>



<p>Sous couvert de liberté d’expression, elles offrent une tribune mondiale aux discours de haine. Ces plateformes amplifient ainsi la peur et brouillent la vérité. Chaque partage, chaque vue, chaque commentaire transforme ces réseaux en caisses de résonance du terrorisme numérique, où l’algorithme privilégie le choc et l’émotion au détriment de la sécurité et de la paix sociale. Laisser de telles vidéos proliférer, c’est trahir le principe même de responsabilité numérique et mettre en danger des sociétés déjà fragilisées par la désinformation et la violence symbolique. Les autorités maliennes de la transition devraient donc interpeler ces plateformes (Facebook, Tik Tok, YouTube, WhatsApp, etc), à travers une plainte ou tout au moins un dialogue afin qu’elles se désolidarisent de ces groupes terroristes à travers une régulation forte empêchant la diffusion de message de haine de ces groupes.</p>



<p>Le JNIM ne représente ni l’islam, ni le peuple, ni la justice. Il ne représente que la peur et la division. Derrière chaque mot de ses vidéos se cache une stratégie de désespoir, un effort ultime pour maintenir l’illusion d’un pouvoir perdu. Le Mali, lui, avance. Ses institutions se consolident, ses forces se renforcent, et sa jeunesse, consciente des enjeux, refuse désormais toute manipulation.</p>



<p>Le Mali ne pliera pas sous la peur. Il a déjà choisi sa voie, qui est celle de la souveraineté, de la vérité et de la vie.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’IA, ou la colonisation 4.0 : quand les puces prennent le pas sur les peuples</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jul 2025 08:21:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'IA et l'impérialisme s'entrelacent dans une bataille pour le leadership technologique du XXIe siècle. Explorez ce phénomène.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>L’intelligence artificielle, fleuron technologique du XXIe siècle, redessine les rapports de force mondiaux. Derrière ses prouesses algorithmiques, se joue une bataille silencieuse entre puissances numériques, où se dessinent les contours d’un nouvel impérialisme. Et pendant que les États-Unis codent, que la Chine contrôle et que l’Europe régule, l’Afrique, elle, risque de devenir la terre promise d’une colonisation 4.0. Car dans cette nouvelle guerre froide digitale, les puces valent désormais plus que les peuples.</em></strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Celui qui deviendra leader dans le domaine de l’intelligence artificielle sera le maître du monde.</em>&nbsp;» Ce n’est ni un slogan marketing d’Elon Musk ni un vers d’un poète visionnaire, mais une prophétie glaciale signée Vladimir Poutine, lancée un matin de septembre 2017 devant un parterre de gamins russes aux yeux écarquillés. Trois jours plus tard, le très disruptif patron de Tesla surenchérissait : la quête hégémonique de l’IA par les nations, disait-il, serait la mèche qui allumera la Troisième Guerre mondiale. Rien que ça.</p>



<p>Six ans plus tard, le ver est dans le fruit. Les algorithmes s’invitent dans les champs de bataille, les conseils d’administration, les chambres à coucher, les urnes électorales, les cerveaux. ChatGPT, MidJourney, Sora, DeepSeek, Mistral AI&nbsp;&nbsp;et consorts n’ont pas seulement démocratisé l’accès à des outils jadis réservés aux élites cybernétiques : ils ont redéfini les rapports de domination. Car derrière l’élégance d’une interface en mode dialogue se cache une guerre silencieuse — plus feutrée qu’une invasion, mais tout aussi stratégique qu’un coup d’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-empire-des-datas-ou-la-nouvelle-pax-digitalis"><strong>L’empire des datas, ou la nouvelle Pax Digitalis</strong></h2>



<p>L’Intelligence artificielle n’est pas qu’un outil. Elle est l’infrastructure invisible d’un nouvel impérialisme : culturel, cognitif, civilisationnel. Jadis, l’Europe colonisait par la baïonnette et la croix. Aujourd’hui, les États-Unis conquièrent par l’algorithme et la plateforme. Google, Meta, Amazon. Ces noms sonnent moins comme des nations que comme des empires. À l’Est, la Chine n’est pas en reste. Son IA, résolument nationaliste, fonctionne à huis clos, alimente son crédit social, surveille ses minorités et infiltre ses marchés partenaires. C’est une IA de contrôle, là où l’Occident en fait une IA de persuasion.</p>



<p>Dans cette guerre froide 2.0, les armes sont silencieuses, mais leurs effets sont tonitruants : biais cognitifs intégrés, uniformisation des cultures, dépendances technologiques. Il ne s’agit plus d’exporter le rêve américain ou le modèle chinois, mais d’imposer des grilles de lecture, des standards, des normes implicites. L’IA décide déjà ce que vous lisez, écoutez, achetez, croyez.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-empire-d-hier-l-otage-d-aujourd-hui"><strong>L’empire d’hier, l’otage d’aujourd’hui</strong></h2>



<p>Quant à l’Europe, elle hésite. Entre rêverie régulatrice et réveil stratégique, le Vieux Continent semble ballotté entre Washington et Shenzhen. Certes, Bruxelles rédige des règlements, discute de l’«&nbsp;<em>éthique de l’IA</em>&nbsp;», mais pendant qu’elle légifère, les autres codent. L’Empire européen du droit s’épuise face aux codes sources des GAFAM et aux ambitions techno-militaires de Xi Jinping. Et si elle ne réagit pas, elle devra se résoudre à un rôle de vassal cybernétique — sous-traitant consentant de technologies conçues ailleurs, pour des objectifs qu’elle ne maîtrise plus.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-afrique-un-continent-a-haute-valeur-d-entrainement"><strong>Afrique, un continent à haute valeur d’entraînement</strong></h2>



<p>Et l’Afrique, me direz-vous ? C’est là que la fracture est la plus béante — et l’enjeu le plus brûlant. Car sur ce continent trop longtemps asservi par la dette, le franc CFA ou les rapports de force militaires, voilà que s’annonce une cyber-colonisation en bonne et due forme. L’Afrique, c’est un vivier de données brutes, une terre d’expérimentation pour IA en quête de bases d’entraînement linguistique, d’images, de voix, de comportements. On y numérise des services publics à coups de partenariats sino-américains, sans toujours en posséder les serveurs, ni comprendre les lignes de code. On y confie ses empreintes, ses visages, sa souveraineté.</p>



<p>Sans infrastructures souveraines, sans stratégie continentale coordonnée, sans modèle économique endogène, l’Afrique risque de n’être qu’un simple marché, un champ de tests, un gisement de datas. Or, qui possède les données façonne la pensée. Et qui façonne la pensée gouverne les peuples.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-puces-contre-peuples"><strong>Puces contre peuples</strong></h2>



<p>L’IA n’est pas un outil neutre. Elle porte une vision du monde, des valeurs, des biais. Et elle est déjà, pour ceux qui l’ont conçue, un levier de domination globale. Si l’Afrique — et au-delà, le Sud global — ne veut pas subir le même sort que jadis sous les voiles des colonisateurs, elle doit construire ses propres serveurs, ses propres langages, ses propres modèles. Faute de quoi, l’histoire se répétera. Non plus à la pointe des baïonnettes, mais à travers des lignes de code.</p>



<p>L’impérialisme a changé de visage. Il s’appelle désormais Intelligence Artificielle.</p>



<p><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Intelligence artificielle : l’Afrique entre conditionnement et conscience</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 08:06:02 +0000</pubDate>
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<p>L'Afrique doit dépasser la consommation technologique. Découvrez le lien entre intelligence artificielle et émancipation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Derrière le vertige de la performance algorithmique se cache un enjeu fondamental&nbsp;:&nbsp;</em></strong><strong><em>l’autonomie intellectuelle face à la machine</em></strong><strong><em>. L’Afrique ne peut se contenter d’être consommatrice passive de technologies conçues ailleurs.&nbsp;</em></strong><strong><em>Former à l’intelligence artificielle</em></strong><strong><em>, c’est d’abord apprendre à&nbsp;</em></strong><strong><em>la décoder, la contester, la réinventer.</em></strong><strong><em>&nbsp;Car une IA que l’on ne comprend pas devient vite un pouvoir que l’on subit.&nbsp;</em></strong><strong><em>Et dans la bataille mondiale des idées, le vrai luxe ne sera pas d’utiliser l’IA, mais de savoir s’en servir sans s’y soumettre.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>L’histoire de l’humanité est celle de ses inventions, mais aussi — surtout — de leur digestion. Après la machine à vapeur, l’électricité, la bombe atomique et le smartphone, voici venu le temps de l’intelligence artificielle. Une révolution sans visage, sans fumée ni tambour, mais d’une puissance de transformation égale à celle de toutes les précédentes réunies.</p>



<p>Et pourtant, dans bien des pays du sud, dont le Mali, c’est à peine si on l’évoque. L’IA ? Un tabou, un objet technologique mal identifié, qu’on utilise parfois en cachette, comme un produit illicite. L’ironie ? C’est que ceux qui l’utilisent le plus sont souvent ceux qui la dénoncent le plus bruyamment.</p>



<p><strong>Quand la technologie fait peur à ceux qu’elle pourrait libérer</strong></p>



<p>Il faut dire que les freins sont bien réels&nbsp;: connectivité faible, électricité capricieuse, infrastructures inégalitaires. Mais au-delà de ces obstacles matériels, il y a la peur du regard social, cette crainte de passer pour un incapable si l’on s’aide d’un outil algorithmique. Comme si utiliser l’intelligence artificielle était une preuve d’incompétence, alors qu’elle devrait être considérée pour ce qu’elle est&nbsp;: le prolongement de l’intelligence humaine.</p>



<p>Mais au fond, l’hostilité vient d’ailleurs. Elle vient d’un vieux réflexe anthropologique&nbsp;: la méfiance envers ce qui nous dépasse. L’homme a toujours redouté ses propres créatures. De Prométhée à Frankenstein, l’histoire occidentale est remplie de récits d’êtres humains punis pour avoir voulu rivaliser avec leurs dieux. L’IA n’échappe pas à cette mythologie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-conditionnement-global-et-reflexes-coloniaux"><strong>Conditionnement global et réflexes coloniaux</strong></h3>



<p>Dans un monde façonné par des entreprises comme OpenAI, Google DeepMind ou Mistral, les puissances de l’IA sont avant tout cognitives et culturelles. Elles conditionnent nos modes d’expression, nos priorités intellectuelles, nos réflexes de recherche. Comme le notait déjà Aldous Huxley, «<em> tous les comportements humains sont le fruit d’un conditionnement </em>». Dans cette perspective, l’IA devient un outil de formatage mental global.</p>



<p>Et c’est là que le bât blesse pour l’Afrique. Démocratiser l’IA dans un environnement historiquement relégué au second plan de la pensée mondiale, c’est risquer de substituer une nouvelle dépendance cognitive à l’ancienne domination coloniale. Si l’on ne forme pas les utilisateurs africains à penser l’outil, à le critiquer, à le maîtriser, on reconduit les anciens schémas sous des habits numériques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-science-sans-conscience"><strong>Science sans conscience…</strong></h3>



<p>L’intelligence artificielle ne pense pas à notre place. Mais elle peut nous en dissuader. À force de déléguer le calcul, l’analyse, le jugement, on se rend peu à peu inutile à soi-même. Comme le disait Rabelais par la voix de Gargantua&nbsp;: «<em> Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. </em>»</p>



<p>C’est là le vrai danger&nbsp;: qu’une technologie censée amplifier nos capacités intellectuelles finisse par les remplacer. Et qu’à force de s’en remettre à la machine pour formuler ses idées, le cerveau humain désapprenne à les construire. Surtout dans les contextes où la conquête du savoir est encore récente, encore fragile.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-former-pour-ne-pas-subir"><strong>Former pour ne pas subir</strong></h3>



<p>Il ne s’agit pas de diaboliser l’IA. Il s’agit de l’aborder avec lucidité. Ce que l’Afrique doit construire, ce n’est pas une dépendance aveugle, mais une culture de la maîtrise. Oui, l’IA est un levier extraordinaire pour accélérer l’éducation, améliorer les soins, optimiser l’agriculture. Mais elle ne doit jamais devenir un substitut à la pensée critique.</p>



<p>La priorité ? Former. Avant qu’il ne soit trop tard. Car dans cette course mondiale, il ne suffit pas d’être spectateur. Il faut comprendre la machine, pour ne pas lui obéir sans le savoir. Il faut lui parler sa langue, non pour lui ressembler, mais pour mieux l’utiliser à ses propres fins.</p>



<p>L’IA n’est pas une malédiction. C’est un miroir. Elle révèle notre désir d’aller plus vite, de faire mieux, de penser plus fort. Mais ce miroir peut aussi nous renvoyer l’image d’un monde qui délègue l’effort de réfléchir. À nous de choisir ce que nous voulons y voir. Et de décider, en toute conscience, si l’intelligence doit rester humaine.</p>



<p><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Contre les cybermenaces : le Mali renforce les compétences des acteurs </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 May 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La cybersécurité au Mali prend un tournant avec une stratégie nationale. Découvrez les enjeux de la souveraineté numérique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>C’est avec la confection des cartes d’identité biométriques que beaucoup de Maliens se sont rendus compte des enjeux de la cybersécurité. Les données sur les cartes NINA (numéro d’identification nationale) avaient été bloquées par le concepteur pour des raisons politiques. Les autorités avaient, en conséquence, tout mis en œuvre pour le déblocage. Dès lors, elles ont fait de la cybersécurité une priorité et une question de souveraineté nationale.</em></strong></p>



<p>C’est dans cette optique qu’elles ont élaboré une stratégie nationale de Cybersécurité dont le lancement a eu lieu, le 30&nbsp;janvier 2024, lors d’un atelier de validation. Cette stratégie est accompagnée d’un plan d’action. Dans ce plan, il est prévu de renforcer les compétences des acteurs (acteurs en charge des technologies de l’information et de la communication dans les institutions de la République, les entreprises publiques et privées) afin de mieux sécuriser les données nationales.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-position-du-mali-dans-l-indice-mondial-de-cybersecurite"><strong>La position du Mali dans l’Indice mondial de cybersécurité</strong></h3>



<p>Un atelier stratégique s’est tenu du 20 au 22&nbsp;mai 2025 à Bamako. Organisé par l’AMRTP ( Agence malienne de régulation des télécoms, postes et Tics), à travers le ML-CERT (Centre de Réponse aux Incidents ), avec l’appui technique de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), il a regroupé des experts nationaux et internationaux. Il a permis de renforcer les compétences techniques et organisationnelles du Centre de Réponse aux Incidents (ML-CERT) et à améliorer la posture globale du Mali face aux cybermenaces.&nbsp;</p>



<p>Les participants ont, également, renforcé leurs compétences sur la protection des infrastructures critiques, la gouvernance de la cybersécurité, les mécanismes de réponse aux incidents. Il a été aussi question d’une évaluation de la position du Mali dans l’Indice mondial de cybersécurité.&nbsp;</p>



<p>Des simulations, cas pratiques et échanges stratégiques ont rythmé ces trois jours de travail. Au sortir de l’atelier, les participants ont acquis de nouvelles compétences pouvant sérieusement contribuer à lutter contre les cybermenaces.&nbsp;&nbsp;Il faut noter que les violations de données personnelles, les attaques ciblant les personnes, les organisations et institutions sont des exemples de cybermenaces contre lesquelles il faut se protéger.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-terme-cybersecurite"><strong>Du terme « cybersécurité »</strong></h3>



<p>Le terme « <em>cybersécurité</em> » est un néologisme désignant le rôle de l’ensemble des lois, politiques, outils, dispositifs, concepts et mécanismes de sécurité, méthodes de gestion des risques, actions, formations, bonnes pratiques et technologies qui peuvent être utilisés pour protéger les personnes et les actifs informatiques matériels et immatériels (connectés directement ou indirectement à un réseau) des États et des organisations (avec un objectif de disponibilité, intégrité et authenticité, confidentialité, preuve et non-répudiation).&nbsp;</p>



<p>Le préfixe « <em>cyber</em> » a donné avec le développement d’Internet et la généralisation du numérique un grand nombre de mots tels que cyberespace, cyberdéfense, cyberattaque, cybercrime, cybercafé, cyberculture, cyberdémocratie, cybermarché, cyber-réputation. C’est par réaction contre les risques liés à l’omniprésence des technologies de l’information et de la communication et à leur capacité d’interconnexion et d’échange de données que la cybersécurité se constitue progressivement en tant que nouvelle discipline (spécialité) pleine et entière.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-cybersecurite-un-outil-de-souverainete-numerique-nbsp"><strong>La cybersécurité, un outil de souveraineté numérique&nbsp;</strong></h3>



<p>La cybersécurité présente des enjeux économiques, stratégiques et politiques qui sont bien au-delà de la seule Sécurité des systèmes d’information. Elle concerne d’ailleurs aussi bien l’informatique de gestion, l’informatique industrielle, l’informatique embarquée que les objets connectés.&nbsp;</p>



<p>La cybersécurité doit être appréhendée de manière holistique pour prendre en compte les aspects économiques, sociaux, éducatifs, juridiques, techniques, diplomatiques, militaires et de renseignement. Excellence technique, adaptabilité et coopération sont essentielles dans ce domaine. C’est pourquoi une stratégie nationale de cybersécurité exige de la continuité politique et une vision à long terme.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-s-inscrit-dans-un-engagement-continu"><strong>Le Mali s’inscrit dans un engagement continu</strong></h3>



<p>De différentes publications des États semble se dégage un consensus reconnaissant la nécessité d’organiser et d’assurer la sécurité et la défense des systèmes techniques eux-mêmes, et celles des sociétés qui utilisent ces systèmes. Cela dit, afin d’encourager une culture mondiale et motiver les pays pour qu’ils intensifient leurs efforts en matière de cybersécurité, l’Union internationale des télécommunications a développé un indice de la cybersécurité dans le monde (GCI) qui mesure le niveau de développement de chaque pays dans ce domaine.&nbsp;</p>



<p>Le premier rapport a été publié en avril 2015. Le GCI évalue l’engagement des pays en faveur de la cybersécurité au regard de cinq piliers stratégiques (juridique, technique, organisation, prise de conscience et savoir-faire, coopération internationale). Au regard de tous ces enjeux, on peut dire que la cybersécurité concerne la sécurité et la souveraineté numérique de chaque État.</p>



<p>Donc, en prenant cette initiative, le Mali s’inscrit dans un engagement continu pour un espace numérique plus sûr, résilient et inclusif.</p>



<p><strong>SMC</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La révolution de l’IA : l’éternel retard des gouvernants face à l’inéluctable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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<p>L'Afrique face à la révolution de l'IA : subira-t-elle ou inventera-t-elle son propre modèle numérique ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À l’heure où l’intelligence artificielle bouleverse la planète, l’Afrique – et particulièrement le Sahel – est sommée de choisir : subir une révolution pensée ailleurs ou inventer son propre modèle de souveraineté numérique. Analyse.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>À quoi servent nos dirigeants, si ce n’est à prévoir l’imprévisible et à circonscrire les périls avant qu’ils ne nous submergent ? L’histoire, une fois encore, semble se répéter. À l’heure où l’intelligence artificielle s’impose à nos sociétés avec une brutalité que nul n’aurait pu ignorer, gouvernements et institutions, du Nord comme du Sud, se retrouvent réduits au rôle de pompiers maladroits, courant derrière les incendies qu’ils n’ont su – ou voulu – prévenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-monde-pris-dans-un-tsunami"><strong>Le monde pris dans un tsunami</strong></h3>



<p>Depuis les <a href="https://variances.eu/?p=3101" target="_blank" rel="noreferrer noopener">premières lueurs de l’IA</a>, au milieu du XXᵉ siècle, il était écrit que cette révolution ne serait pas anodine. Les <a href="https://ww2.ac-poitiers.fr/math/sites/math/IMG/pdf/introduction_a_l_ia.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">travaux de Warren McCulloch et Walter Pitts en 1943</a>, l’irrésistible curiosité d’Alan Turing, et la célèbre conférence de Dartmouth en 1956 posaient déjà les jalons d’un séisme scientifique et sociétal. Mais il aura fallu attendre le XXIᵉ siècle pour voir éclore, à la faveur du deep learning, des Big Data et des algorithmes transformeurs, une IA omniprésente, omnipotente et, désormais, potentiellement incontrôlable.</p>



<p>À partir de 2010, boostée par <a href="https://www.forbes.fr/technologie/nvidia-signe-des-resultats-demesures-grace-a-lexplosion-de-lia-generative/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les processeurs graphiques et l’explosion du numérique</a>, l’IA a quitté les laboratoires pour envahir nos vies : reconnaissance faciale, traduction automatique, médecine prédictive, finance algorithmique, création littéraire automatisée… Un tsunami qui, comme toujours, trouve nos institutions en mode réactif plutôt que proactif. Entre 2023 et 2025, l’essor des <a href="https://hal.science/hal-04613881/document" target="_blank" rel="noreferrer noopener">modèles de langage géants (LLM)</a> a démultiplié les usages, mais aussi les dangers, relançant des débats éthiques et politiques que l’on croyait encore lointains.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-centre-d-intelligence-artificielle-et-de-robotique"><strong>Centre d’Intelligence Artificielle et de Robotique</strong></h3>



<p>Et l’Afrique, dans tout cela ? Le continent, souvent en retard sur les grandes<a href="https://saheltribune.com/competition-robtotique-rien-ne-peut-plus-arreter-les-jeunes-du-mali-dans-leur-ascension-pr-amadou-keita/"> révolutions technologiques,</a> n’échappera pas aux bouleversements. Au contraire, l’IA, si elle est maîtrisée, pourrait constituer une formidable <a href="https://au.int/sites/default/files/documents/44004-doc-FR_Strategie_Continentale_sur_lIntelligence_Artificielle_3.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">opportunité de transformation économique et sociale</a>. Mais sans vision stratégique claire, sans politiques publiques volontaristes, le risque est grand de voir l’Afrique devenir un simple marché consommateur d’innovations pensées ailleurs, sans considération pour ses réalités culturelles, linguistiques et sociales.</p>



<p>Pourtant, quelques signaux positifs émergent. À <a href="https://saheltribune.com/centre-dintelligence-artificielle-et-de-robotique-le-mali-veut-etre-present-a-la-nouvelle-revolution-scientifique-et-industrielle/">Bamako</a>, l’ouverture du <a href="https://saheltribune.com/mali-construction-dun-centre-dintelligence-artificielle-et-de-robotique-a-plus-de-trois-milliards-de-fcfa/">Centre d’Intelligence Artificielle et de Robotique </a>en 2024 montre qu’une autre voie est possible. Mais cela suffira-t-il ? L’ampleur des défis impose bien plus qu’une floraison de projets pilotes. C’est une architecture entière de souveraineté numérique, de formation massive aux métiers de demain, et de régulation adaptée qu’il faut édifier d’urgence.</p>



<p>Car il ne s’agit plus seulement d’embrasser la modernité. Il s’agit de ne pas en être écrasé.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali comme au Niger — le retour de Starlink, un tournant pour la souveraineté numérique des États du Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 10:26:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Confédération des Etats du sahel]]></category>
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		<category><![CDATA[souveraineté numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Starlink]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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<p>Le retour de Starlink au Mali et son autorisation au Niger : un pas vers l'indépendance technologique dans le Sahel. Une avancée majeure pour ces pays en développement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le retour de Starlink au Mali et son adoption au Niger marquent un acte fort de souveraineté numérique dans un Sahel en quête d’indépendance technologique.</em></strong> <strong><em>Analyse. </em></strong></p>



<p>Le retour de Starlink au Mali et son autorisation au Niger sont bien plus qu’une simple affaire de connexion internet. Pour ces nations sahéliennes, souvent isolées des infrastructures mondiales et dépendantes des réseaux de télécommunications lents ou limités, l’arrivée de Starlink est une véritable bouffée d’air. Pourtant, au Burkina Faso, la situation reste bloquée, soulignant les tensions réglementaires autour de l’entreprise de Musk. Ce développement s’inscrit dans un contexte de réorganisation politique et économique de la région, marquée par la création de la Confédération des États du Sahel et la sortie conjointe de ces pays de la CEDEAO, des étapes cruciales pour l’autonomie et la coopération régionale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-starlink-un-levier-de-developpement-et-d-independance-pour-le-mali-et-le-niger"><strong>Starlink, un levier de développement et d’indépendance pour le Mali et le Niger</strong></h3>



<p>Après des années de méfiance, le Niger et le Mali, qui avaient interdit Starlink en raison de craintes sécuritaires, ont finalement décidé de l’intégrer dans leur paysage numérique. Le Mali, après quelques mois d’interdiction, a choisi de légaliser l’utilisation de Starlink, sous condition d’un encadrement réglementaire temporaire. L’objectif&nbsp;: s’assurer que le réseau Starlink ne soit pas utilisé à des fins nuisibles, notamment par des groupes armés, tout en offrant aux citoyens un accès internet dans des zones jusque-là inaccessibles.</p>



<p>Au Niger, un accord signé avec l’entreprise promet un déploiement de réseau sans précédent, couvrant des zones où la connectivité est à peine existante. Le taux de couverture en 2G, 3G et 4G y est inférieur à un tiers du territoire. Pour les entrepreneurs nigériens, l’offre de Starlink, avec du haut débit à un tarif abordable, est une opportunité qui pourrait transformer le secteur économique.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-souverainete-numerique-en-renforcement-pour-les-etats-du-sahel"><strong>Une souveraineté numérique en renforcement pour les États du Sahel</strong></h3>



<p>L’approche pragmatique adoptée par le Mali et le Niger montre une volonté d’avancer vers une souveraineté numérique assumée. Ces États, membres de la Confédération des États du Sahel, forment un bloc uni cherchant à prendre le contrôle de leur destin face à des défis sécuritaires et économiques. L’Alliance des États du Sahel, créée en septembre 2023, a marqué le début de cette dynamique, renforcée par la création de la Confédération en juillet 2024. Le retrait de la CEDEAO annoncé par ces trois pays en janvier 2024 a également cristallisé leur refus de dépendre d’organisations régionales ou internationales perçues comme éloignées des réalités locales.</p>



<p>L’intégration de Starlink dans ce cadre de souveraineté renforcée est une décision salvatrice, visant à offrir aux populations un accès direct et indépendant à internet, en contournant les réseaux nationaux parfois insuffisants ou soumis à des pressions extérieures. Pour ces États de l’AES, Starlink est ainsi un outil qui va bien au-delà de la simple connexion ; il devient une pièce essentielle d’un projet politique d’autonomie et de modernisation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-reticences-du-burkina-faso-nbsp-une-approche-plus-prudente"><strong>Les réticences du Burkina Faso&nbsp;: une approche plus prudente</strong></h3>



<p>Au Burkina Faso, en revanche, l’Autorité de Régulation des Communications électroniques et des Postes (ARCEP) a réitéré son opposition à Starlink, jugeant « <em>irrégulière</em> » la commercialisation de ses terminaux internet. L’ARCEP a rappelé que toute entreprise de communication doit se conformer aux lois locales. Les Burkinabés sont ainsi invités à se méfier de ce service, qui demeure interdit tant que Starlink n’aura pas satisfait aux exigences réglementaires du pays.</p>



<p>Ce positionnement contraste avec les choix faits au Mali et au Niger, mais reflète une prudence que l’on peut comprendre, surtout dans un pays où les préoccupations sécuritaires sont très fortes. Néanmoins, la décision du Burkina Faso de ne pas encore autoriser Starlink pourrait à terme isoler davantage sa population, en la privant de services numériques essentiels dans des zones souvent coupées du reste du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-modernisation-numerique-au-service-de-la-confederation-des-etats-du-sahel"><strong>Une modernisation numérique au service de la Confédération des États du Sahel</strong></h3>



<p>Ce retour de Starlink au Mali et son entrée au Niger s’inscrivent dans un contexte de réorganisation du Sahel. La Confédération des États du Sahel, au-delà de son objectif de coordination sécuritaire et économique, cherche à réduire la dépendance de ses membres vis-à-vis des acteurs extérieurs et des institutions perçues comme lointaines. Le numérique fait désormais partie intégrante de ce projet de modernisation. Offrir aux citoyens et aux entreprises locales un accès fiable au haut débit contribue à consolider l’autonomie de cette Confédération dans des domaines critiques, de l’éducation à la santé, en passant par l’économie et la sécurité.</p>



<p>L’ouverture à Starlink n’est donc pas un simple acte de libéralisation des télécommunications&nbsp;: elle incarne le choix de ces États de prendre en main leur développement, de se doter d’outils de communication qui répondent à leurs besoins spécifiques et de contourner les obstacles technologiques hérités de l’histoire coloniale et de la dépendance postcoloniale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-starlink-une-avancee-strategique-dans-un-cadre-sous-controle"><strong>Starlink, une avancée stratégique dans un cadre sous contrôle</strong></h3>



<p>Pour le Mali et le Niger, le cadre réglementaire imposé à Starlink démontre une volonté de ne pas reproduire les erreurs du passé. En imposant une période d’essai au Mali et en négociant des accords précis au Niger, ces États entendent garder la maîtrise de l’utilisation de cette technologie sur leur territoire. La législation en cours d’élaboration et les plateformes d’enregistrement d’utilisateurs permettront d’assurer que Starlink serve les intérêts du plus grand nombre, tout en limitant les risques liés à son exploitation par des groupes armés ou des acteurs non désirés.</p>



<p>Avec Starlink, le Mali et le Niger font le pari de l’innovation et de l’ouverture au monde sans pour autant perdre le contrôle de leur infrastructure numérique. Ils démontrent qu’il est possible de conjuguer indépendance et progrès technologique. Face aux défis du 21e&nbsp;siècle, ces États sahéliens tracent une voie ambitieuse et nécessaire&nbsp;: celle d’une autonomie numérique au service de leur développement et de la souveraineté des peuples africains.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Colonel Assimi Goïta lance la révolution numérique de l’administration malienne</title>
		<link>https://saheltribune.com/colonel-assimi-goita-lance-la-revolution-numerique-de-ladministration-malienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jul 2024 15:41:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[lancement de la digitalisation au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[modernisation de l'administration]]></category>
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		<category><![CDATA[souveraineté numérique]]></category>
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<p>Le Mali se lance dans la digitalisation de l'administration : un futur où efficacité et transparence seront les normes.</p>
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<p><strong><em>Le vendredi&nbsp;19&nbsp;juillet 2024, le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a lancé officiellement le processus de digitalisation des moyens de paiement et des services publics de l’État lors d’une cérémonie à Koulouba. Cette initiative marque une étape cruciale vers la modernisation de l’administration malienne et la lutte contre la corruption et les inefficacités bureaucratiques.</em></strong></p>



<p>Sous un ciel chargé d’espoir et de promesses, le Colonel Assimi Goïta a appuyé sur la touche magique, plongeant le Mali dans un océan digital. Avec ce premier clic, le président de la transition a ouvert les portes d’un avenir où l’efficacité et la transparence seront les nouvelles normes de l’administration malienne.</p>



<p>En présence du Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maiga et des principaux ministres concernés, le président de la transition a souligné l’importance de cette transformation numérique pour le Mali. « <em>Nous vivons à une époque où les technologies numériques redéfinissent les contours de nos sociétés. Partout dans le monde, les nations s’appuient sur la digitalisation comme un levier pour le développement et la croissance. Il est temps pour le Mali de faire de même</em> », a-t-il déclaré avec conviction.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-digitalisation-nbsp-un-levier-de-transparence-et-d-efficacite"><strong>La digitalisation&nbsp;: un levier de transparence et d’efficacité</strong></h3>



<p>Le processus de digitalisation, qui débutera dans le district de Bamako avant d’être étendu à l’ensemble des régions du Mali et aux représentations diplomatiques, inclura divers services publics tels que la carte d’identité, les contraventions de police, les actes d’état civil, ainsi que le paiement des impôts et taxes. Lors de la cérémonie, le Président Goïta a effectué le premier clic symbolisant le lancement de cette initiative, marquant ainsi une nouvelle ère pour l’administration publique malienne.</p>



<p>Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène, a précisé que la digitalisation renforcera la transparence et la responsabilité administrative. « <em>Elle contribue à une plus grande transparence des processus administratifs et renforce la confiance du public</em> », a-t-il affirmé. Cette initiative vise également à lutter contre la fraude, la corruption, le népotisme et les falsifications de documents administratifs, tout en améliorant l’accessibilité des citoyens aux services publics et privés grâce à des services numériques plus conviviaux et accessibles indépendamment de la géographie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-engagement-collectif-pour-une-administration-moderne"><strong>Un engagement collectif pour une administration moderne</strong></h3>



<p>Le Président de la transition a insisté sur l’importance de l’engagement et de la collaboration de tous les agents concernés pour assurer le succès de cette transformation. « <em>La digitalisation de notre administration est non seulement une nécessité, mais aussi une opportunité de moderniser notre pays et de répondre plus efficacement aux besoins de nos citoyens</em> », a-t-il déclaré. Il a encouragé les citoyens à utiliser ces nouvelles plateformes pour permettre au gouvernement de relever les défis de la modernisation et de renforcer la gouvernance et la sécurité.</p>



<p>La digitalisation des moyens de paiement et des services publics s’inscrit dans une stratégie globale visant à créer une administration moderne, juste et accessible à tous. Il faut rappeler que cette initiative s’inscrit dans la continuité du discours du président de la transition prononcé à Sikasso le 22&nbsp;juin 2024, où il avait annoncé la modernisation de l’administration. « <em>Nous devons davantage investir dans l’infrastructure numérique pour garantir que l’ensemble du territoire malien soit connecté. Nous devons également mettre en place des centres de formation pour nos fonctionnaires afin de les préparer aux nouveaux outils et technologies</em> », a-t-il ajouté.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-pas-vers-la-souverainete-numerique"><strong>Un pas vers la souveraineté numérique</strong></h3>



<p>Le Colonel Goïta a également évoqué l’importance de la coopération sous-régionale et internationale pour accélérer ce processus de digitalisation. Il a appelé à un partenariat entre les différentes entités en charge du numérique au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), soulignant que cette collaboration est essentielle pour transcender les défis actuels et renforcer la souveraineté numérique du Mali.</p>



<p>Le Président de la transition a exprimé sa vision d’une administration efficace, transparente et inclusive, capable de répondre aux besoins des citoyens maliens de manière équitable. « <em>La route ne sera pas sans obstacle. Mais je suis convaincu que par notre détermination et notre esprit d’innovation, nous pouvons surmonter ces difficultés. La digitalisation de notre administration est une chance pour bâtir un avenir prospère</em> », a-t-il conclu, avant de lancer un appel à l’unité et à la solidarité entre les peuples pour construire ensemble le Mali Kura.&nbsp;</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali Kura Biométrie : les ailes de la souveraineté numérique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Feb 2024 11:03:36 +0000</pubDate>
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<p>Prenez connaissance de Mali Kura Biométrie, une solution informatique révolutionnaire conçue et contrôlée par des experts nationaux. Résilience et détermination, Mali Kura c'est ça !</p>
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<p><strong><em>Dans un contexte marqué par les défis croissants de la souveraineté numérique, le Mali s’affirme avec détermination en lançant, le 13&nbsp;février 2024, Mali Kura Biométrie, une solution informatique révolutionnaire entièrement conçue et contrôlée par des experts nationaux. Ce nouveau système, fruit d’une collaboration sans précédent avec des experts bénévoles maliens, incarne non seulement une avancée technologique majeure, mais aussi une affirmation de la capacité du pays à surmonter les obstacles et à assurer sa propre autonomie dans le domaine numérique.</em></strong></p>



<p>Dans l’histoire turbulente du Mali moderne, chaque défi surmonter, chaque obstacle bravé, est gravé dans la mémoire collective comme un symbole de résilience et de détermination. Ainsi, lorsque le président malien de la transition, le colonel Assimi Goïta, déclarait « <em>Si tu veux avoir quelque chose que tu n’as jamais eu, fais quelque chose que tu n’as jamais fait</em> », il réveillait un esprit de conquête qui anime depuis toujours le peuple malien.</p>



<p>Cette déclaration, prononcée lors de la remise du drapeau national aux Aigles en préparation de leur participation à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2023), semble résonner aujourd’hui avec une nouvelle signification, alors que le Mali lance officiellement « <em>Mali Kura Biométrie</em> », une avancée technologique qui incarne un véritable tournant dans son histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-declaration-de-souverainete-numerique"><strong>Une déclaration de souveraineté numérique</strong></h2>



<p>Face à la tentative d’humiliation de la société française IDEMIA, qui avait pris en otage la base de données du recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC), le Mali a réagi avec une détermination sans faille. Cette prise en otage, qui débuta en avril 2023, paralysait les processus essentiels de délivrance de documents (carte NINA, fiches descriptives individuelles) pour les Maliens, les laissant dépourvus de services essentiels.</p>



<p>Mais le Mali, fidèle à son héritage de lutte pour la souveraineté, n’a pas baissé les bras. Au contraire, sous la direction du colonel Assimi Goïta, des mesures audacieuses ont été prises pour mettre fin à cette situation préjudiciable. Le gouvernement a décidé de rompre toute collaboration avec IDEMIA, préférant affronter les difficultés plutôt que de sacrifier son indépendance.</p>



<p>Trois mois après le communiqué du gouvernement dénonçant la situation avec son partenaire français,&nbsp;<em>Mali Kura Biométrie</em>&nbsp;voit le jour, fruit d’une collaboration sans précédent entre le gouvernement et des experts nationaux bénévoles. Ce nouveau système, conçu et contrôlé exclusivement par des Maliens, représente bien plus qu’une simple solution informatique ; c’est une déclaration de souveraineté numérique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-foi-dans-l-avenir-d-un-mali-souverain-et-independant"><strong>Foi dans l’avenir d’un Mali souverain et indépendant</strong></h2>



<p>Le plus remarquable dans tout cela, c’est l’économie réalisée. Alors que les alternatives étrangères auraient coûté des milliards de FCFA et menacé la sécurité des données nationales,&nbsp;<em>Mali Kura Biométrie</em>&nbsp;offre une solution économique et pérenne, préservant l’autonomie du pays face aux tentatives de chantage et d’exploitation.</p>



<p>Ainsi, cette solution numérique n’est pas seulement un système technologique avancé ; c’est le témoignage vivant de la capacité du Mali à relever ses défis avec des solutions nationales. C’est une étape vers l’émancipation numérique, une affirmation de la force et de la résilience du peuple malien.</p>



<p>À l’heure où le Mali fait face à de multiples défis,&nbsp;<em>Mali Kura Biométrie</em>&nbsp;apparaît comme une lueur d’espoir, une preuve tangible que le pays peut surmonter les obstacles, peu importe leur ampleur. Le lancement de&nbsp;<em>Mali Kura Biométrie</em>&nbsp;est bien plus qu’un simple évènement technologique ; c’est un acte de foi dans l’avenir d’un Mali souverain et indépendant.</p>



<p><strong>Correspondance particulière&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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