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	<title>Archives des souveraineté monétaire &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des souveraineté monétaire &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Monnaie commune de l’AES : quand la désinformation révèle une aspiration populaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 21:45:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analyse des rumeurs sur la monnaie commune de l’AES et leurs implications sur l’évolution politique et économique régionale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La diffusion d’un faux communiqué annonçant la création imminente d’une monnaie commune au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) a mis en lumière la montée en puissance de la désinformation dans un contexte politique et monétaire hautement sensible. Derrière ces intox répétées se dessinent à la fois une forte aspiration populaire à la sortie du franc CFA et une instrumentalisation informationnelle susceptible de fragiliser les équilibres régionaux, notamment avec l’UEMOA.</em></strong></p>



<p>Le 23 décembre 2025, alors que se tenait à Bamako la clôture de la deuxième session du collège des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES), un document présenté comme un communiqué finale de la session de la Confédération annonçait la création imminente d’une monnaie commune baptisée « <em>Sahel</em> ». Le texte, abondamment relayé sur les réseaux sociaux, portait de fausses signatures et des symboles institutionnels détournés. La présidence malienne a dénoncé une manipulation informationnelle.</p>



<p>Un mois plus tard, le lundi 26 janvier, la même information réapparait sur les réseaux sociaux annonçant la feuille de route pour la création d’une monnaie commune AES. Cette déclaration attribuée au ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, ne donnait aucune précision du contexte de la déclaration ni quand est-ce qu’elle fut faite. Le ministère malien de l’Économie et des Finances publie ce mardi 27 janvier un démenti formel : aucune décision n’avait été prise concernant la mise en circulation d’une monnaie unique et aucun calendrier opérationnel n’existait.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rumeur-qui-prospere-sur-une-attente-reelle"><strong>Une rumeur qui prospère sur une attente réelle</strong></h2>



<p>Si ces fausses annonces rencontrent un tel écho, c’est qu’elles s’inscrivent dans une dynamique politique et sociale profonde. Depuis leur retrait de la CEDEAO, le Mali, le Burkina Faso et le Niger affichent leur volonté de refonder leur souveraineté économique. La question monétaire, longtemps symbolisée par le franc CFA, cristallise cette aspiration.</p>



<p>Dans l’espace public sahélien, la création d’une monnaie propre est devenue un marqueur de rupture avec l’ordre économique hérité de la période postcoloniale. La circulation régulière de fausses informations traduit ainsi moins une simple manipulation qu’une projection des désirs populaires sur un futur institutionnel encore incertain. Car les autorités étatiques n’ont encore fait aucune déclaration officielle traduisant cette volonté de rupture avec le FCFA, considéré comme une monnaie coloniale, qui ne permettrait pas la développement ou la souveraineté de ses Etats membres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-desinformation-comme-revelateur-d-interets-contradictoires"><strong>La désinformation comme révélateur d’intérêts contradictoires</strong></h2>



<p>La désinformation traduit souvent des volontés inassouvies ou des stratégies d’influence. Dans le cas de l’AES, elle peut servir des intérêts multiples : militants souverainistes impatients, acteurs économiques spéculatifs, ou encore réseaux cherchant à semer la confusion diplomatique entre l’AES et l’UEMOA.</p>



<p>Cette dynamique est d’autant plus sensible que les trois pays ont quitté la CEDEAO mais demeurent liés aux mécanismes monétaires régionaux. Une fausse annonce de monnaie commune pourrait ainsi nourrir des tensions inutiles avec l’UEMOA et fragiliser des relations déjà recomposées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-information-nouveau-champ-de-bataille-strategique"><strong>L’information, nouveau champ de bataille stratégique</strong></h2>



<p>La multiplication de ces intox s’inscrit dans un phénomène plus large : l’usage croissant de la désinformation comme instrument de puissance. Désormais, les États ne se livrent plus seulement une compétition militaire ou diplomatique, mais aussi informationnelle.</p>



<p>Dans un Sahel marqué par la fragilité institutionnelle et la polarisation politique, la désinformation devient une menace directe pour la stabilité. Elle peut susciter des attentes irréalistes, alimenter la défiance envers les autorités ou provoquer des malentendus régionaux.</p>



<p>Face à ce constat, les autorités de l’AES sont appelées à renforcer leur dispositif de veille informationnelle. La lutte contre la désinformation doit être intégrée aux stratégies de sécurité nationale, au même titre que la lutte antiterroriste.</p>



<p>Investir dans la communication institutionnelle, la transparence décisionnelle et l’éducation aux médias apparaît désormais comme une nécessité stratégique. Car dans un contexte de recomposition géopolitique, la bataille des récits peut peser autant que celle des armes.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Françafrique, médias, diaspora : les fronts invisibles du Mali » — la tribune de Judé Sogoba</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 11:51:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez la campagne médiatique contre le Mali et son impact sur le projet souverainiste et la sécurité nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans une tribune au ton résolument souverainiste, Judé Sogoba, doctorant en philosophie et spécialiste des questions de développement en Afrique, revient sur la bataille informationnelle qui entoure le Mali. Entre accusations de néocolonialisme, critique des élites médiatiques et mise en avant des avancées sécuritaires des FAMa, l’auteur analyse les fractures idéologiques qui traversent le pays et plaide pour une vigilance accrue face aux récits qui, selon lui, fragilisent le projet souverainiste porté par l’AES.</em></strong></p>



<p>Ces derniers temps, nous assistons à une propagande orchestrée pour semer la panique au Mali. Certains apatrides réfugiés en France et dans d’autres pays incarnent une véritable décadence morale pour toute l’Afrique, et particulièrement pour le Mali. Je ne peux comprendre comment un individu peut aller jusqu’à soutenir les ennemis qui cherchent à détruire son pays natal. Leur attitude révèle un comportement tératologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-combat-contre-la-francafrique"><strong>Combat contre la Françafrique</strong></h2>



<p>Le combat mené aujourd’hui par les pays de l’AES est un combat frontal contre la Françafrique. Ceux qui refusent de le mener n&rsquo;ont qu’à se taire à jamais. Nous savons que tous les hommes intègres qui ont œuvré pour la libération de l’Afrique ont été froidement assassinés ou combattus par les forces néocolonialistes. Des figures comme Thomas Sankara, Mouammar Kadhafi, Idriss Déby et tant d’autres ont été lâchement trahies par des Africains devenus les «&nbsp;<em>boys</em>&nbsp;» d’intérêts étrangers, véritables symboles de décadence morale.</p>



<p>Les sponsors des terroristes sont connus de tous, sauf de ceux frappés par une cécité intellectuelle. Cette lutte de libération, qu’elle se mène aujourd’hui ou demain, finira par s’imposer, car l’Afrique doit être affranchie. Ceux qui participent à l’asphyxie du continent nous trouveront sur leur chemin. Les principaux commanditaires sont, bien sûr, les pays impérialistes qui s’enrichissent en pillant des États dirigés par des pseudo-intellectuels. C’est pourquoi la lutte engagée contre le terrorisme est un combat noble, que toute l’Afrique devra mener tôt ou tard. La liberté ou la mort !</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-victoires-notables-de-l-armee-malienne"><strong>Les victoires notables de l’armée malienne</strong></h2>



<p>La malhonnêteté intellectuelle pousse certains à répéter que Bamako serait «&nbsp;<em>encerclé</em>&nbsp;» par les terroristes, mais aucun n’ose mentionner les victoires remarquables des FAMa sur les groupes armés. Les vaillants militaires maliens ne cessent de neutraliser les terroristes, et cela doit être affirmé haut et fort. Toute souveraineté a un prix, et le Mali n’y fera pas exception. Le peuple, conscient de cet enjeu, s’est tenu fermement aux côtés de ses forces armées pour la libération du pays.</p>



<p>La sortie de la CEDEAO est désormais effective. Avec la création d’une banque centrale propre, la nouvelle monnaie viendra, permettant d’obtenir une pleine souveraineté monétaire. La Monnaie de l’AES nous libérera du franc CFA, instrument de domination et de recolonisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-terroristes-intellectuels-maliens-et-africains"><strong>Les terroristes intellectuels maliens et africains</strong></h2>



<p>Des pseudo-intellectuels maliens, africains, ainsi que certains journalistes — maliens ou non — participent eux aussi à la guerre médiatique contre le Mali, considéré par beaucoup comme le cœur de l’AES à abattre en priorité. C’est pourquoi ces individus courent se réfugier auprès de leurs maîtres pour tenter d’asphyxier le pays.</p>



<p>Tous ceux qui font l’apologie du terrorisme ou contribuent à son financement sont eux-mêmes des terroristes. Ils sont même plus dangereux que les combattants armés, car ils constituent les têtes pensantes de cette entreprise destructrice. Il revient donc aux autorités maliennes de prendre des mesures fermes contre tous les Maliens vivant à l’extérieur qui se livrent à de telles pratiques.</p>



<p><strong>Judé SOGOBA, doctorant en philosophie, Spécialiste des questions de développement de l’Afrique</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>UEMOA : De Lomé à Cotonou, la bataille discrète pour sauver l’union monétaire ouest-africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 20:50:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
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<p>Analyse des démarches pour sauver l'UEMOA : comment les dirigeants tentent de maintenir l'unité financière en ces temps difficiles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Sous pression depuis la création de l’Alliance des États du Sahel, l’Union économique et monétaire ouest-africaine tente de résister à la désintégration silencieuse. À Cotonou, les présidents Talon et Faye ont esquissé un sursaut diplomatique pour sauver ce qui peut l’être d’une union monétaire en perte de cohésion, fragilisée par les tensions politiques et le retrait progressif du Mali, du Burkina Faso et du Niger.</em></strong></p>



<p>Il y a des photos qui trompent leur monde. Celle prise à Cotonou, ce mardi, montrant les présidents Bassirou Diomaye Faye et Patrice Talon souriants, presque fraternels, en est une. Car derrière les accolades protocolaires et les discours à fleuret moucheté, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) traverse une zone de turbulence qu’aucun euphémisme ne saurait masquer.</p>



<p>Union fracturée, monnaie fragilisée, confiance fissurée. Depuis que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont claqué la porte de la CEDEAO pour fonder l’Alliance des États du Sahel (AES), c’est tout l’édifice ouest-africain qui vacille, y compris son pilier monétaire, pourtant longtemps présenté comme l’un des plus stables du continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cotonou-tentative-de-reanimation-politique"><strong>Cotonou, tentative de réanimation politique</strong></h2>



<p>«&nbsp;<em>Nous avons convenu […] d’entreprendre des démarches pour travailler à redynamiser l’organisation</em>&nbsp;», a sobrement déclaré Bassirou Diomaye Faye à la sortie de son entretien avec Talon. Traduction : l’UEMOA est à bout de souffle, et les chefs d’État qui y croient encore — ou veulent y croire — cherchent à lui éviter une implosion par défaut d’adhésion.</p>



<p>Le message est limpide. Sans la participation pleine et entière des trois pays sahéliens, l’Union perd sa cohérence géographique, sa pertinence politique et peut-être, demain, sa base monétaire. La récente gifle symbolique infligée par le trio sahélien, qui a quitté avec fracas la session du Conseil des ministres de l’UEMOA tenue à Lomé, en dit long. Motif : l’absence de consensus sur la présidence tournante, que le Burkina Faso revendiquait.</p>



<p>Un désaccord de façade ? Non. Un bras de fer sur fond de guerre d’influences, de souverainetés contrariées et de rancunes géopolitiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-le-franc-cfa-devient-suspect"><strong>Quand le franc CFA devient suspect</strong></h2>



<p>Officiellement, Mali, Niger et Burkina sont toujours membres de l’UEMOA. Mais leur présence devient de plus en plus théorique, voire hostile. Le projet, non dissimulé, de création d’une monnaie sahélienne autonome, conjugué à des accusations répétées contre le Bénin et la Côte d’Ivoire de «&nbsp;<em>tentative de déstabilisation</em>&nbsp;» (que ces derniers réfutent fermement), fait planer un doute sur la survie même du cadre actuel.</p>



<p>Le franc CFA, jadis ciment de stabilité, devient soupçonné de loyauté étrangère. Et dans un contexte où les pays de l’AES ont tourné le dos à la France pour se rapprocher ostensiblement de Moscou, de la Chine, de la Türkiye, la monnaie commune apparaît à leurs yeux comme un vestige d’un ordre qu’ils contestent désormais sur tous les plans.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-mediation-ou-dernier-sursaut"><strong>Médiation ou dernier sursaut ?</strong></h2>



<p>En juillet 2024, Bassirou Diomaye Faye avait été désigné médiateur par la CEDEAO pour ramener les trois pays dans le giron communautaire. Un an plus tard, il tente à nouveau, aux côtés de Talon, de raviver la flamme communautaire. Mais la tâche ressemble désormais moins à une médiation qu’à un exorcisme.</p>



<p>Car ce qui se joue ici dépasse l’arithmétique institutionnelle. C’est la redéfinition même de l’espace ouest-africain qui est en cours, entre ceux qui croient encore à l’intégration régionale telle qu’elle fut conçue dans les années 1990, et ceux qui entendent la refonder, sur d’autres bases, d’autres alliances, d’autres souverainetés.</p>



<p>L’UEMOA, à force de compromis, de silences et de diplomatie d’équilibriste, a longtemps tenu. Mais aujourd’hui, ce sont les fondations mêmes qui craquent : la monnaie, la confiance, la réciprocité. La photo de Cotonou restera peut-être celle d’un dernier sursaut. À moins qu’elle ne devienne, dans quelque temps, l’image de l’acte manqué d’une union qui aura su survivre aux crises économiques… mais pas aux fractures politiques.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>BCEAO : une reconnaissance involontaire des réussites économiques de l’AES ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 08:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez la performance économique des pays de l'AES. Le rapport de la BCEAO révèle des résultats surprenants et solides.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À contre-courant des discours de rupture entre l’UEMOA et les pays de l’AES, le dernier rapport de la BCEAO publié le 14 juillet met en lumière les performances solides du Mali, du Burkina Faso et du Niger en matière de financement bancaire. Une reconnaissance implicite de leur résilience économique, malgré les tensions politiques croissantes avec l’Union.</em></strong></p>



<p>Il y a les cris d’estrade et les communiqués rageurs, les bras de fer monétaires entre États frondeurs et institutions sous pression, mais il y a aussi les chiffres. Et les chiffres, eux, n’ont pas d’émotion. Ils photographient une réalité que la politique, parfois, préfère ignorer. C’est ce que vient de rappeler, presque en catimini, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans son rapport annuel publié le 14 juillet, moins d&rsquo;une semaine après le dernier épisode du feuilleton houleux entre l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso et Niger.</p>



<p>Et quelle ironie du calendrier&nbsp;! Alors même que ces trois pays sont accusés de prendre le large, de claquer la porte monétaire lors de la session du Conseil des ministres de l’UEMOA en guise de protestation contre le refus de la présidence, de droit, de l’organisation au Burkina Faso, voilà que la BCEAO, institution phare du bloc ouest-africain, loue noir sur blanc — sans tambours, ni trompettes — leurs performances bancaires. Loin d’être des parias de la finance, ces États sahéliens apparaissent, à travers le prisme du crédit bancaire et de la solidité du secteur financier, comme des acteurs toujours dynamiques, parfois exemplaires, au sein de l’Union.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-premier-de-classe-discret"><strong>Le Mali, premier de classe discret</strong></h2>



<p>Commençons par Bamako. Dans le long document de plus de 150 pages, le Mali est presque cité en modèle. Avec une part de 11,2 % de l’encours total des crédits dans l’UEMOA — soit la quatrième place après la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Burkina —, le pays a vu son volume de financement bancaire progresser de manière soutenue en 2023. Le rapport souligne la croissance «&nbsp;<em>notable</em>&nbsp;» des concours à l’économie, malgré un contexte politique et sécuritaire complexe.</p>



<p>Plus encore, le Mali affiche l’un des taux de couverture bancaire les plus satisfaisants de la région. Les banques y maintiennent des standards de solvabilité au-dessus des exigences réglementaires, et la qualité des portefeuilles de prêts, mesurée par le ratio des créances en souffrance, reste maîtrisée. Ce niveau de performance sonne comme un pied de nez aux détracteurs de l’AES.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-burkina-faso-le-credit-comme-levier-de-resilience"><strong>Burkina Faso, le crédit comme levier de résilience</strong></h2>



<p>Le Burkina Faso, de son côté, confirme sa montée en puissance silencieuse. Avec 12,4 % de l’encours des crédits de l’UEMOA, il dépasse désormais le Mali et s’affirme comme le troisième bénéficiaire de financements bancaires dans la zone. Le rapport salue «&nbsp;<em>une croissance robuste</em>&nbsp;» de l’activité bancaire, alimentée en partie par les investissements dans les infrastructures, la consommation des ménages et le dynamisme du secteur agricole, malgré les contraintes sécuritaires qui pèsent sur le pays.</p>



<p>Autre fait marquant : le Burkina maintient un taux de bancarisation en hausse constante, dopé par la digitalisation des services financiers et une stratégie proactive d’inclusion portée par le Trésor public et la BCEAO. Comme quoi, même à Ouagadougou, entre menace terroriste et incertitude politique, les lignes de crédit ne se sont pas effondrées — bien au contraire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-niger-la-rigueur-prudente"><strong>Niger, la rigueur prudente</strong></h2>



<p>Quant au Niger, souvent relégué au second plan dans les radars économiques, il trace une trajectoire plus modeste mais disciplinée. Avec 3,2 % des crédits bancaires de la zone, le pays reste en queue de peloton. Toutefois, le rapport note des signes positifs : une gestion rigoureuse des risques, une baisse sensible des taux débiteurs appliqués aux PME locales, et une mobilisation croissante de l’épargne intérieure.</p>



<p>À Niamey, où la transition post-coup d’État a provoqué une rupture brutale avec certains bailleurs occidentaux, les banques ont paradoxalement renforcé leur prudence — tout en maintenant leur soutien à l’économie réelle, notamment dans les secteurs de l’énergie et des transports. Une résilience qui mérite d’être soulignée.</p>



<p>Ce rapport, technique en apparence, revêt une charge symbolique : il démontre que les États de l’AES, souvent peints comme des irréguliers du système financier régional, continuent non seulement de jouer le jeu bancaire, mais de le jouer avec efficacité. Loin du discours de rupture, les flux monétaires et les dynamiques de crédit dessinent une autre carte de la coopération.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’UEMOA a dit non. L’histoire, elle, pourrait dire autrement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analyse des relations tendues entre l'UEMOA et l'AES, marquées par la présidence controversée du Conseil des ministres.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>C’est un bras de fer de ceux qui changent la géographie politique d’un continent. D’un côté, le formalisme feutré de Lomé, ses tapis rouges et ses discours calibrés, drapés dans la rhétorique de la légalité communautaire. De l’autre, la colère froide de Ouagadougou, la morgue souverainiste de Bamako, la raideur stratégique de Niamey. Entre les deux, un micro-déclencheur : la présidence tournante du Conseil des ministres de l’UEMOA… refusée au Burkina Faso.</em></strong></p>



<p>Tout commence le 11 juillet 2025. Une date qui s’ajoutera sans doute aux annales des rendez-vous manqués de l’intégration ouest-africaine. Ce jour-là, à Lomé, les délégations des trois pays de l’AES (Mali, Burkina, Niger) claquent la porte d’une réunion du Conseil des ministres de l’UEMOA, furieuses d’un camouflet qu’elles jugent doublement injuste : contre le droit et contre leur dignité.</p>



<p>Car le texte est clair comme l’eau d’un puits de brousse. L’article 11 du traité de l’Union prévoit que la présidence du Conseil revient à tour de rôle aux ministres des Finances des États membres. Après le Bénin, c’était au Burkina Faso, naturellement. Sauf que la rotation a soudainement buté sur un veto. Celui du président ivoirien Alassane Ouattara, chef d’orchestre discret mais implacable d’un rejet assumé : pas de présidence pour un pays dirigé par un militaire en treillis.</p>



<p>L’argument ? Une organisation monétaire ne saurait confier sa tête à un État dont le gouvernement est issu d’un coup de force, où les urnes ont cédé la place aux kalachnikovs, et où les institutions de la démocratie dorment encore sous la poussière. La réalité ? Une défiance profonde, géopolitique, presque civilisationnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-que-ouattara-redoute-ce-que-traore-incarne"><strong>Ce que Ouattara redoute, ce que Traoré incarne</strong></h2>



<p>Il ne s’agit pas uniquement de Traoré, de Tiani ou de Goïta. Il s’agit d’une lecture du monde. Pour Ouattara, comme pour Macky Sall hier ou Patrice Talon demain, l’avenir passe par les institutions héritées de Bretton Woods, par les partenariats de Washington, par l’ancrage à l’euro. Pour le triumvirat de l’AES, l’horizon est ailleurs : Moscou, Pékin, et surtout eux-mêmes. Un souverainisme radical, aux accents panafricanistes, qui se veut rupture autant que revanche.</p>



<p>Ce qui se joue, c’est donc bien plus qu’une querelle de procédure. L’UEMOA est aujourd’hui le dernier trait d’union entre deux visions du continent. La CEDEAO a déjà éclaté, emportée par les sanctions, les ressentiments et les ruptures. L’UEMOA tenait encore, portée par la BCEAO, cimentée par le franc CFA, sanctuarisée par l’économie. Elle tangue désormais.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-monnaie-dernier-bastion-ou-premier-champ-de-bataille"><strong>La monnaie, dernier bastion ou premier champ de bataille ?</strong></h2>



<p>Les signaux étaient déjà là. Le général Tiani au Niger qui fustige une monnaie coloniale. Le capitaine Traoré qui promet de «&nbsp;<em>briser les chaînes</em>&nbsp;» de l’asservissement monétaire. Le colonel Goïta qui parle de créer une devise propre, ancrée dans l’autodétermination. Trois pays, un même cri : la souveraineté ne sera complète que lorsqu’elle sera également monétaire.</p>



<p>Mais voilà : quitter le franc CFA, c’est plonger dans l’inconnu. C’est renoncer au «&nbsp;<em>pot commun</em>&nbsp;» de la BCEAO, aux taux bonifiés du marché régional, aux transferts massifs des diasporas depuis Abidjan ou Dakar. C’est prendre le risque d’une instabilité, d’une inflation, d’un isolement économique. En un mot : c’est faire le saut sans parachute.</p>



<p>Et pourtant, pour les chefs de l’AES, il s’agit d’un pari existentiel. Le refus du Burkina Faso à la présidence du Conseil des ministres de l’UEMOA ne serait que la goutte de trop dans un vase rempli d’humiliations perçues, de condescendance diplomatique et de marginalisation politique. L’heure, pour eux, n’est plus à l’intégration. Elle est à la recomposition.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-l-implosion-ou-la-metamorphose"><strong>Vers l’implosion ou la métamorphose ?</strong></h2>



<p>Le choc du 11 juillet 2025 est peut-être le prélude à une rupture définitive. Car si l’UEMOA refuse ses textes au nom de principes flous, que reste-t-il de son autorité ? Et si l’AES transforme le ressentiment en agenda monétaire alternatif, que restera-t-il du CFA demain ?</p>



<p>Plus grave encore ; cette crise révèle l’échec d’un langage commun en Afrique de l’Ouest. Entre ceux qui jurent par la stabilité et ceux qui revendiquent la rupture, entre les républicains institutionnels et les révolutionnaires militaires, il n’y a plus même syntaxe.</p>



<p>La rotation bloquée du Burkina Faso n’est qu’un symbole. Mais comme souvent dans l’histoire, les symboles précèdent les tremblements de terre.</p>



<p>L’Afrique de l’Ouest change de logiciel. Et chacun cherche encore sa place dans ce nouveau code.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le 1er juillet : une date symbolique dans l’histoire monétaire du Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 09:24:29 +0000</pubDate>
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<p>Le franc malien permettait au Mali d'affirmer son indépendance économique tout en régulant les transactions commerciales.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>D’après le huitième point des douze (12) accords coloniaux, les anciennes colonies françaises de l’Afrique devenues des États indépendants doivent utiliser le franc CFA comme monnaie. Mais, le 1er&nbsp;juillet 1962, le Mali décida autrement en adoptant sa propre monnaie, le franc malien.</em></strong></p>



<p>La monnaie remplit, traditionnellement, trois fonctions&nbsp;: moyen d’échange, unité de compte, réserve de valeur. En tant que moyen d’échange, la monnaie permet de réguler des transactions commerciales ou entre particuliers. Elle peut être échangée contre des biens ou des services. Elle possède un pouvoir libératoire immédiat. En sa qualité d’unité de compte, elle permet d’établir les prix grâce à une unité reconnaissable et acceptée par tous. Elle permet de comparer la valeur relative de biens et de services. Et, en tant que réserve de valeur, elle peut être épargnée et utilisée pour conserver ou transmettre à travers le temps.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-disposer-de-sa-propre-monnaie-un-signe-de-souverainete">Disposer de sa propre monnaie, un signe de souveraineté</h2>



<p>Un pays, qui dépend d’un autre par rapport à la monnaie, ne peut en aucune manière être indépendant, à fortiori, se développer harmonieusement. C’est ce qui est le cas du franc CFA, créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par la France pour continuer à avoir un contrôle sur ses anciennes colonies de l’Afrique. Ainsi, ces anciennes colonies africaines et la Banque de France sont liées par des accords de coopération incluant le dépôt d’une partie des réserves de changes à la Banque de France et la garantie du franc CFA par la France.&nbsp;</p>



<p>Au regard de cette dépendance, disposer de sa propre monnaie est un signe de souveraineté et d’indépendance. C’est dans cette optique que le régime de Modibo Keïta (1960-1968) a créé le franc malien qui était battu en Tchécoslovaquie. Une décision qui va créer des tensions tant à l’interne qu’à l’international.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-l-interne-ce-fut-une-decision-contestee-par-une-partie-de-l-elite-nbsp"><strong>À l’interne, ce fut une décision contestée par une partie de l’élite&nbsp;</strong></h2>



<p>La mise en circulation de la nouvelle monnaie, le 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet 1962, laisse jusqu’au 15&nbsp;juillet aux Maliens pour changer leurs francs CFA en francs maliens. Les Maliens, redoutant des dévaluations de la nouvelle monnaie, ont préféré garder leurs francs CFA, via les échanges commerciaux avec les pays voisins. Le gouvernement interdit alors la conversion en franc CFA, et fait arrêter et emprisonner ceux qui s’adonnaient à cette pratique.&nbsp;</p>



<p>En fin juillet 1962, des marches de protestation ont été menées par des commerçants ayant entrainé l’arrestation de leaders politiques et du secteur économique dont les plus connus étaient Fily Dabo Sissoko, Hamadoun Dicko du PSP (Parti progressiste soudanais), Maraba Kassoum Touré (opérateur économique influent). Des situations qui vont continuer et vont aboutir à la dévaluation de 50&nbsp;% le franc malien en 1967.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sur-le-plan-international-le-pays-a-ete-davantage-isole-nbsp"><strong>Sur le plan international, le pays a été davantage isolé&nbsp;</strong></h2>



<p>L’ancien colonisateur n’est pas resté les bras croisés. Il a entrepris de saboter l’économie du Mali par tous les moyens afin de ne pas permettre à d’autres anciennes colonies de suivre le chemin du président Modibo Keïta. Étouffé de toutes parts, le régime de Modibo Keïta finit par engager des négociations pour revenir dans l’espace UEMOA (Union Monétaire ouest-africaine), la zone monétaire du franc CFA pour les pays francophones de l’Afrique de l’Ouest.</p>



<p>C’est dans ces conditions qu’un coup d’État militaire mit fin, le 19&nbsp;novembre 1968, au régime de la première République. Et le 1er&nbsp;juillet 1984, le Mali fit son retour dans le franc CFA, mettant brutalement fin à sa volonté de souveraineté monétaire.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bulgarie : grandes manifestations contre l’euro</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Jun 2025 08:13:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Sofia, des milliers de Bulgares manifestent contre l’euro, défendant le lev et réclamant un référendum sur la souveraineté monétaire du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/06/1.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="356" height="252" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/06/1.png" alt="Isidoros Karderinis, journaliste, correspondant de presse étrangère et écrivain." class="wp-image-19114" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/06/1.png 356w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/06/1-300x212.png 300w" sizes="(max-width: 356px) 100vw, 356px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Isidoros Karderinis, journaliste, correspondant de presse étrangère et écrivain. </figcaption></figure>



<p><strong><em>SOFIA, Bulgarie — Le dimanche&nbsp;8&nbsp;juin 2025, des manifestants se sont rassemblés devant la Banque Nationale bulgare, entourés d’un important dispositif policier, pour protester contre l’introduction prévue de l’euro, le 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier 2026.</em></strong></p>



<p>La manifestation était une fois de plus organisée par le parti politique « <em>Vazrazdane</em> », tandis que d’autres manifestations ont eu lieu dans d’autres villes bulgares. Le président de « <em>Vazrazdane</em> », Konstantin Kostadinov, a adressé une lettre à tous les Premiers ministres de l’Union européenne appelant à l’exclusion de la Bulgarie de la zone euro.</p>



<p>Konstantin Kostadinov a souligné dans ses déclarations&nbsp;: « <em>Notre lutte se fait au nom de la démocratie, de nos droits et de notre droit le plus important&nbsp;: le droit de vote</em> ».</p>



<p>Kostadinov a également rappelé qu’en Italie, il n’y a pas eu un, mais cinq référendums sur l’euro, avec une demande signée par moins de 1&nbsp;% des citoyens, tandis qu’en Bulgarie, avec 10&nbsp;% des personnes disposées à le faire, un référendum n’est pas autorisé.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/06/2.png"><img decoding="async" width="828" height="488" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/06/2.png" alt="Le président du parti « Vazrazdane », Konstantin Kostadinoves, dans les rues lors de la manifestation des Bulgares contre l'euro, le 8 juin 2025." class="wp-image-19113" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/06/2.png 828w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/06/2-300x177.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/06/2-768x453.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/06/2-585x345.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/06/2-600x354.png 600w" sizes="(max-width: 828px) 100vw, 828px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le président du parti  « Vazrazdane », Konstantin Kostadinoves, dans les rues lors de la  manifestation des  Bulgares contre l&rsquo;euro, le  8 juin 2025. ©Isidoros Karderinis. </figcaption></figure>



<p>Les participants à la manifestation ont affirmé catégoriquement leur volonté de conserver le lev bulgare comme monnaie nationale et ont réclamé haut et fort un référendum sur cette question cruciale et d’importance à long terme pour le pays.</p>



<p>« <em>Nous voulons conserver le lev bulgare, car c’est notre monnaie nationale. Sans lev, il n’y aura plus de Bulgarie</em> », ont insisté les manifestants.</p>



<p>Les milliers de manifestants ont exprimé en particulier leur inquiétude quant au risque que le passage à l’euro entraîne une hausse des prix, une dégradation du niveau de vie, une perte de souveraineté économique et financière du pays et une dépendance vis-à-vis des puissances extérieures.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/06/3.jpg"><img decoding="async" width="550" height="322" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/06/3.jpg" alt="Des manifestants Bulgares dans les rues, le 8 juin 2025." class="wp-image-19112" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/06/3.jpg 550w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/06/3-300x176.jpg 300w" sizes="(max-width: 550px) 100vw, 550px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Des manifestants Bulgares dans les rues, le  8 juin 2025. ©Isidoros Karderinis. </figcaption></figure>



<p><strong>Isidoros Karderinis est journaliste, correspondant de presse étrangère et écrivain. Facebook&nbsp;: Karderinis Isidoros</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Monnaies africaines : incarnent-elles un signe de souveraineté ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 May 2025 09:38:18 +0000</pubDate>
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<p>La valeur de la monnaie et la souveraineté monétaire africaine sont liées aux ressources. Découvrez ce qui freine les échanges commerciaux.</p>
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<p><strong><em>La monnaie joue un rôle important dans les échanges entre particuliers et entre pays. Disposer de sa propre monnaie pour un pays est un signe de souveraineté. Il l’est encore quand cette monnaie est fabriquée par le pays et a une valeur sur le plan international. Les pays africains sont-ils dans ce cas ?&nbsp;</em></strong></p>



<p>Les spécialistes en la matière soulignent que la valeur d’une monnaie est fortement adossée à la quantité de réserves naturelles, surtout minérales, d’un pays. Et que ce sont ces réserves qui peuvent permettre à un pays d’en créer. Ils ajoutent, aussi, que ces réserves constituent une garantie pour la monnaie sur le plan international.&nbsp;</p>



<p>Les pays africains, dans leur grande majorité, regorgent d’immenses ressources de ce genre. Pourtant aucune de leur monnaie n’a de la valeur sur le plan des échanges commerciaux internationaux. Pire, la plupart d’entre eux battent leur monnaie en dehors du continent. Les quelques pays qui en font chez eux, ont recours à l’expertise étrangère pour des raisons de qualité.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-pays-africains-qui-ont-leurs-propres-imprimeries-monetaires-nbsp"><strong>Les pays africains qui ont leurs propres imprimeries monétaires&nbsp;</strong></h3>



<p>Ils sont au nombre de neuf (9). Il s’agit du Maroc, de l’Algérie, de l’Égypte, du Soudan, du Ghana, du Nigéria, de la République Démocratique du Congo (RDC), du Kenya, et de l’Afrique du Sud. Cependant, la plupart de ces 9&nbsp;pays font fabriquer certains billets à l’étranger. Le Ghana et le Nigeria le font en Grande-Bretagne. La RDC fait appel à l’Argentine, à l’Australie ou à l’Allemagne.</p>



<p>Quant à l’Algérie, elle commande de l’étranger le papier d’impression avec tous les signes de sécurité et son imprimerie ajoute des motifs. Ces signes de sécurité tout comme les encres spéciales ou les machines sont toutes importés de la Suisse et de l’Allemagne, celles-ci étant quasiment les seuls fabricants au monde pour ce qui est des machines. Le Liberia fait fabriquer l’essentiel de ses billets aux États-Unis d’Amérique, mais recourt aussi à la Grande-Bretagne. La Namibie, aussi, recourt à plusieurs imprimeurs de par le monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-pays-dont-les-monnaies-sont-battues-a-l-etranger-nbsp"><strong>Les pays dont les monnaies sont battues à l’étranger&nbsp;</strong></h3>



<p>Dix-sept (17) le font au Royaume Uni, dix-neuf (19) en France, et six (6) en Allemagne.&nbsp;&nbsp;Les dix-sept (17) pays concernés sont&nbsp;: l’Angola, le Botswana, le Cap-Vert, l’Éthiopie, la Gambie, la Guinée, le Lesotho, la Libye, le Malawi, l’île Maurice, le Mozambique, l’Ouganda, le Rwanda, Sao Tomé, les Seychelles, la Sierra-Leone et la Tanzanie.&nbsp;&nbsp;Les dix-neuf (19) qui le font en France sont les 14&nbsp;pays de la zone CFA plus la Tunisie, les îles Comores, Madagascar, la Namibie et la Zambie.&nbsp;</p>



<p>Les 14&nbsp;pays de zone CFA sont le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Niger, le Mali, la Guinée-Bissau, le Togo, le Cameroun, le Tchad, le Gabon, le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, la Centrafrique.&nbsp;&nbsp;Les six (6) qui le font en Allemagne sont&nbsp;: l’Érythrée, la Mauritanie, le Soudan, l’Eswatini (ex Swaziland), la Tanzanie et la Zambie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-que-valent-ces-monnaies-sur-le-plan-international-nbsp-nbsp-le-cas-du-franc-cfa"><strong>Que valent ces monnaies sur le plan international ?&nbsp;&nbsp;Le cas du franc CFA</strong></h3>



<p>C’est la monnaie commune à quatorze (14) pays africains peuplés par plus de 180&nbsp;millions de personnes. D’après une publication de Harouna Niang, ancien ministre malien de l’Industrie et du Commerce, c’est une monnaie sous tutelle&nbsp;: le franc CFA est arrimé à l’euro à un taux fixe. Ce qui limite la capacité des pays utilisateurs à ajuster leur monnaie selon leurs besoins économiques ; une partie des réserves de change (50&nbsp;%, anciennement 100&nbsp;%) doit être déposée auprès du Trésor français, ce qui réduit la souveraineté monétaire ; les décisions de politique monétaire sont fortement influencées par la France, bien que ce soit une monnaie censée être africaine.&nbsp;</p>



<p>Niang souligne que le franc CFA est arrimé à l’euro à un taux fixe, ce qui limite la capacité des pays utilisateurs à ajuster leur monnaie selon leurs besoins économiques. Une partie des réserves de change (50&nbsp;%, anciennement 100&nbsp;%) doit être déposée auprès du Trésor français, ce qui réduit la souveraineté monétaire. Les décisions de politique monétaire sont fortement influencées par la France, bien que ce soit une monnaie censée être africaine.&nbsp;</p>



<p>Le franc CFA, selon l’ancien ministre, est un frein à la compétitivité et à l’investissement productif&nbsp;: le taux de change fixe rend les exportations africaines peu compétitives sur le marché mondial ; l’accès au crédit reste limité, avec des taux d’intérêt très élevés (souvent supérieurs à 7-8&nbsp;%) pour les PME locales ; la politique monétaire est conçue pour lutter contre l’inflation plutôt que pour stimuler la production locale ou l’emploi.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-chemin-a-faire-pour-sortir-de-la-dependance-monetaire"><strong>Du chemin à faire pour sortir de la dépendance monétaire</strong></h3>



<p>Au regard de ce constat, on peut dire que les pays africains ont du chemin à faire pour sortir de la dépendance monétaire. Ils ne peuvent, en aucun cas, revendiquer une souveraineté totale tant que leurs monnaies ne représentent pas une grande valeur dans les échanges commerciaux internationaux.&nbsp;</p>



<p>A rappeler que la monnaie remplit, traditionnellement, trois fonctions&nbsp;: moyen d’échange, unité de compte réserve de valeur. En tant que moyen d’échange, la monnaie permet de régler des transactions commerciales ou entre particuliers. Elle peut être échangée contre des biens ou des services. Elle possède un pouvoir libératoire immédiat. En sa qualité d’unité de compte, elle permet d’établir les prix grâce à une unité reconnaissable et acceptée par tous. Elle permet de comparer la valeur relative de biens et de services. Et, en tant que réserve de valeur, elle peut être épargnée et utilisée pour conserver ou transmettre à travers le temps.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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