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	<title>Archives des souveraineté minière &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des souveraineté minière &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Ressources minières : le Mali entend transformer l’or en moteur de développement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Bamako, le ministre des Mines Amadou Keïta a exposé devant les élèves de l’École de la Citoyenneté la nouvelle stratégie minière du Mali visant à renforcer la souveraineté économique et les retombées pour les populations locales.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Bamako, le ministre des Mines, le Pr Amadou Keïta, est intervenu devant les élèves de la 5ᵉ cohorte de l’École de la Citoyenneté pour présenter les ambitions du gouvernement de transition en matière de gouvernance minière. Dans un pays dirigé par le général Assimi Goïta, les autorités entendent transformer l’exploitation de l’or et des ressources stratégiques en levier de souveraineté économique et de développement national.</em></strong></p>



<p>L’air matinal du Palais des Pionniers était chargé d’une solennité particulière, jeudi 23 avril, lors d’une rencontre consacrée à la gouvernance des ressources naturelles. Devant les auditeurs de la 5ᵉ cohorte de l’École de la Citoyenneté, le secteur extractif malien – pilier de l’économie nationale – s’est invité au centre du débat public.</p>



<p>Invité principal de la session, le ministre des Mines, le Pr Amadou Keïta, a exposé la stratégie du gouvernement pour reprendre le contrôle d’un secteur longtemps dominé, selon les autorités, par des intérêts étrangers. Sous la modération du ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, la discussion s’est rapidement transformée en échange direct avec les participants.</p>



<p>Les étudiants n’ont pas hésité à interroger le ministre sur la transparence des contrats miniers et sur les retombées concrètes pour les populations locales, dans un pays où l’exploitation aurifère reste au cœur des attentes économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une pédagogie pour expliquer le partage des richesses</strong></h2>



<p>Pour introduire le débat, le ministre a choisi une approche inattendue. Plutôt qu’un exposé technique, il a raconté «&nbsp;<em>l’histoire des douze chameaux</em>&nbsp;», une parabole destinée à illustrer la question du partage équitable des richesses.</p>



<p>À travers cette image, Amadou Keïta a rappelé que la citoyenneté dépasse le simple statut juridique. Elle implique, selon lui, une responsabilité collective vis-à-vis du patrimoine national et des ressources naturelles.</p>



<p>«&nbsp;<em>Le rôle de l’État est de veiller à ce que chaque gramme extrait contribue à bâtir une école, une route ou un hôpital</em>&nbsp;», a-t-il expliqué, répondant aux préoccupations des participants sur la redistribution des revenus miniers.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un secteur stratégique pour l’économie malienne</strong></h2>



<p>Le Mali figure parmi les principaux producteurs d’or du continent africain. Au-delà du métal précieux, le pays dispose également d’importantes réserves de lithium et de terres rares, ressources jugées stratégiques dans la transition énergétique mondiale.</p>



<p>Mais, selon les autorités de transition, ces richesses ont longtemps profité davantage aux investisseurs internationaux qu’à l’économie nationale. Ce constat nourrit aujourd’hui la volonté du pouvoir de rééquilibrer les règles du jeu.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un nouveau cadre pour reprendre la main</strong></h2>



<p>Depuis l’arrivée au pouvoir du général Assimi Goïta, les autorités ont engagé une refonte du cadre juridique régissant l’exploitation minière.</p>



<p>Parmi les principales orientations évoquées par le ministre figurent : l’adoption d’un nouveau code minier, élaboré par des experts nationaux ; un contrôle renforcé du respect des permis de recherche et d’exploitation ; la promotion du contenu local, afin que les activités minières génèrent davantage d’emplois et de valeur ajoutée sur le territoire malien.</p>



<p>L’objectif est de passer d’un modèle d’extraction tourné vers l’exportation à une politique de transformation et de redistribution des ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une « culture minière citoyenne »</strong></h2>



<p>Au-delà des réformes juridiques, le ministère des Mines entend promouvoir une véritable «&nbsp;<em>culture minière citoyenne</em>&nbsp;». L’initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à associer la jeunesse et la société civile aux débats sur la gestion des ressources naturelles.</p>



<p>Pour les participants de la rencontre, il s’agit de démontrer que la souveraineté économique ne se décrète pas. Elle repose sur des institutions capables de contrôler les ressources du pays et sur une mobilisation citoyenne autour de leur gestion.</p>



<p>Dans un pays où l’adage populaire affirme que «&nbsp;<em>l’or brille pour tous</em>&nbsp;», les autorités maliennes entendent désormais faire de cette promesse un objectif politique et économique.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>IAMGOLD portée par ses mines africaines dans un marché de l’or sous haute volatilité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 07:55:18 +0000</pubDate>
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<p>Les résultats 2025 de IAMGOLD révèlent une solide performance financière malgré les risques liés à ses opérations africaines.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Porté par la flambée des cours du métal jaune, le groupe minier canadien IAMGOLD affiche des résultats financiers solides pour 2025. Mais derrière ces performances record, la dépendance à ses actifs africains — notamment la mine d’Essakane au Burkina Faso — rappelle combien la rentabilité du secteur aurifère reste étroitement liée aux équilibres géopolitiques et sécuritaires du Sahel.</em></strong></p>



<p>Entre marges historiques, discipline financière et risques opérationnels persistants, IAMGOLD illustre les paradoxes d’une industrie aurifère portée par un cycle favorable mais exposée à des fragilités structurelles, où l’Afrique de l’Ouest demeure à la fois moteur de croissance et zone d’incertitude stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-resultats-portes-par-un-cycle-favorable-de-l-or"><strong>Des résultats portés par un cycle favorable de l’or</strong></h2>



<p>Dans un contexte de prix élevés du métal jaune, IAMGOLD affiche une amélioration notable de ses indicateurs financiers, portée par la hausse des revenus et une génération de trésorerie robuste. Comme l’ensemble du secteur, le groupe bénéficie d’un environnement de marché favorable où l’or continue de jouer son rôle de valeur refuge dans un climat international marqué par les incertitudes macroéconomiques et les tensions géopolitiques.</p>



<p>Cette conjoncture a permis au groupe de renforcer sa discipline financière, d’optimiser ses coûts opérationnels et de consolider sa structure de bilan. La performance traduit également une stratégie centrée sur l’efficacité opérationnelle et la priorisation des actifs les plus rentables.</p>



<p>Au-delà des chiffres, ces résultats illustrent la capacité des grands groupes aurifères à tirer parti d’un cycle haussier des matières premières, dans un contexte où l’or demeure un actif stratégique pour les investisseurs et les banques centrales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-de-l-ouest-moteur-de-croissance"><strong>L’Afrique de l’Ouest, moteur de croissance</strong></h2>



<p>La contribution des opérations africaines reste déterminante dans la performance globale du groupe. Ce qui confirme le rôle clé du continent dans la production mondiale d’or. Les actifs situés au Sahel constituent un pilier de la production et un levier essentiel de rentabilité.</p>



<p>Cette dépendance traduit le fait que l’Afrique de l’Ouest concentre certaines des ressources aurifères les plus compétitives au monde. Une réalité qui offre des coûts de production relativement attractifs et des réserves importantes.</p>



<p>Pour IAMGOLD, la région représente ainsi à la fois un moteur de croissance et un espace stratégique incontournable pour soutenir ses volumes et ses marges à moyen terme.</p>



<p>Mais cette exposition constitue également un facteur de vulnérabilité. Les opérations minières dans le Sahel évoluent dans un environnement marqué par des défis sécuritaires persistants, des transitions politiques et des attentes croissantes des États en matière de retombées économiques.</p>



<p>Dans ce contexte, la performance financière du groupe met en lumière l’équilibre délicat entre attractivité des ressources et instabilité régionale. La capacité à maintenir la continuité des opérations dépend autant de la gestion industrielle que de la lecture des dynamiques politiques locales.</p>



<p>La montée des discours sur la souveraineté des ressources naturelles en Afrique renforce également les enjeux autour du partage de la valeur, de la fiscalité minière et des partenariats avec les États.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-or-un-levier-strategique-dans-un-monde-incertain"><strong>L’or, un levier stratégique dans un monde incertain</strong></h2>



<p>Au-delà du cas d’IAMGOLD, ces résultats illustrent, de façon générale, le retour en force des matières premières comme instruments de puissance économique et de résilience financière. Dans un contexte de recomposition des équilibres internationaux, l’or s’impose plus que jamais comme un actif stratégique, au croisement des logiques de marché et des considérations géopolitiques.</p>



<p>Pour les groupes miniers, la capacité à naviguer entre performance économique, acceptabilité locale et gestion du risque politique devient un facteur déterminant de compétitivité.</p>



<p>IAMGOLD apparaît ainsi comme un cas d’école des paradoxes du secteur aurifère : des performances financières solides soutenues par un cycle favorable, mais une dépendance structurelle à des zones où les équilibres politiques et sécuritaires restent fragiles.</p>



<p>À moyen terme, la trajectoire du groupe dépendra autant de l’évolution des cours de l’or que de sa capacité à consolider ses opérations dans des environnements complexes, tout en répondant aux exigences croissantes de gouvernance et de partage de la valeur.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bougouni : départ du premier convoi de spodumène de lithium</title>
		<link>https://saheltribune.com/bougouni-depart-du-premier-convoi-de-spodumene-de-lithium/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 10:00:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali entre dans l'économie du lithium avec le départ du 1er convoi de spodumène de lithium vers San Pedro, symbole de progrès.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Bougouni, dans le sud du Mali, les premiers camions chargés de concentré de spodumène ont quitté le site minier en direction du port ivoirien de San Pedro. Derrière cette opération logistique, un symbole fort : celui d’un Mali qui entre de plain-pied dans l’économie mondiale du lithium, ce métal devenu l’or blanc de la transition énergétique. Avec le projet mené par Kodal Minerals et son partenaire Hainan Mining, le pays amorce une nouvelle ère — celle d’une souveraineté minière assumée et d’un repositionnement stratégique dans le concert des nations productrices de matières critiques.</em></strong></p>



<p>C’est une image qui restera dans l’histoire industrielle du Mali : ce lundi 20 octobre 2025, indiqué Kodal Minerals dans un communiqué, les premiers camions chargés de concentré de spodumène ont quitté le site minier de Bougouni, dans le sud du pays, direction le port de San Pedro, en Côte d’Ivoire. Une étape décisive pour Kodal Minerals plc, le producteur ouest-africain de lithium coté à Londres, et son partenaire chinois Hainan Mining, filiale du groupe Fosun International.</p>



<p>Derrière cet acte logistique en apparence anodin se joue bien plus qu’un simple convoi minier. C’est le symbole d’un Mali qui transforme sa ressource en levier de souveraineté économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-premiere-exportation-strategique"><strong>Une première exportation stratégique</strong></h2>



<p>Le convoi, composé de dizaines de poids lourds, transporte environ 30 000 tonnes de concentré de spodumène, premier lot d’une exportation attendue vers la Chine, principal marché mondial du lithium, selon un communiqué de Kodal Minerals, ce lundi 20 octobre 2025. À terme, 45 000 tonnes de minerai devraient rejoindre le port ivoirien pour être embarquées vers l’Asie.</p>



<p>Selon Bernard Aylward, PDG de Kodal Minerals, «&nbsp;<em>cette étape concrétise des années de travail et marque le début d’une phase d’exportation régulière. Après la mise en service réussie de l’usine de séparation en milieu dense (DMS) et le traitement du minerai extrait à Ngoualana, nous entrons dans une phase de production stable et durable.</em>&nbsp;»</p>



<p>Cette première expédition, qui devrait générer les premiers revenus dès le chargement au port de San Pedro, symbolise aussi le retour du Mali dans le cercle des acteurs majeurs du marché mondial du lithium, ce métal désormais surnommé «&nbsp;<em>l’or blanc</em>&nbsp;» de la transition énergétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bougouni-moteur-d-une-ambition-nationale"><strong>Bougouni, moteur d’une ambition nationale</strong></h2>



<p>Situé à 180 km au sud de Bamako, le projet couvre une superficie de 350 km² dans le cœur du socle birimien ouest-africain. Conçu pour produire 125 000 tonnes par an de concentré de lithium (Li₂O) dès sa première phase, le site montera en puissance à 230 000 tonnes avec l’ouverture de la future unité de flottation prévue pour 2028.</p>



<p><br>L’exploitation est assurée par Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB), détenue à 49 % par Kodal Minerals et à 51 % par son partenaire malien, reflet d’un modèle de co-développement équilibré entre investisseurs étrangers et acteurs nationaux.</p>



<p>Pour Bamako, le lancement du transport marque aussi une victoire diplomatique et économiqu. C’est le fruit d’une stratégie d’ouverture vers de nouveaux partenaires, notamment asiatiques, dans un contexte de réorientation géopolitique majeure du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-nouvelle-frontiere-du-lithium-africain"><strong>Le Mali, nouvelle frontière du lithium africain</strong></h2>



<p>Avec Bougouni, le Mali se positionne désormais comme un futur pilier de la chaîne mondiale du lithium, aux côtés du Zimbabwe et de la Namibie. Le pays, longtemps dépendant de l’or, diversifie ainsi ses ressources et s’inscrit dans la nouvelle cartographie énergétique du continent.</p>



<p>Alors que la demande mondiale explose — portée par la production de batteries électriques et de technologies vertes —, le lithium malien offre une opportunité inédite de valorisation industrielle et de création d’emplois locaux.</p>



<p>Derrière les chiffres et les camions, c’est tout un symbole : celui d’un Mali qui choisit de transformer ses richesses en moteur de souveraineté, loin des schémas d’extraction à sens unique.</p>



<p>Le convoi parti de Bougouni n’emporte pas seulement du spodumène. Il transporte avec lui une idée — celle d’un Sahel productif, moderne et maître de ses ressources.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, le coup de maître de Bamako face au géant Barrick</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Sep 2025 08:28:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La nomination de Hilaire Diarra à la présidence du Mali marque un tournant dans le secteur minier et face à Barrick.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En débauchant Hilaire Diarra, figure respectée du secteur minier et ancien cadre stratégique de Barrick, les autorités maliennes de la transition marquent un point décisif dans le bras de fer engagé avec le géant canadien. Désormais, c’est l’État malien qui impose son tempo et non les multinationales.</em></strong><em></em></p>



<p>Nouvelle déconvenue pour Barrick Mining. Après avoir vu, le 16&nbsp;juin dernier, la mine stratégique de Loulo-Gounkoto placée sous administration provisoire, le groupe canadien vient de subir une nouvelle perte symbolique, mais hautement politique.&nbsp;&nbsp;Hilaire Bebian Diarra, ex-directeur général de la mine d’or de Tongon (Côte d’Ivoire), a été nommé en août conseiller spécial du président de la Transition, le général Assimi Goïta.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-choix-hautement-strategique"><strong>Un choix hautement stratégique</strong></h2>



<p>Spécialiste reconnu en sciences de la Terre, Diarra n’est pas un technicien ordinaire. C’est l’un des cadres les plus expérimentés du secteur aurifère ouest-africain, ayant longtemps travaillé au cœur des opérations de Barrick. Son ralliement à Bamako consacre une bascule. Le Mali, troisième producteur d’or du continent, démontre qu’il n’entend plus laisser à des sociétés étrangères le monopole du savoir-faire et du pilotage stratégique.</p>



<p>Cette nomination intervient dans un contexte où les autorités de Transition ont multiplié les signaux de fermeté vis-à-vis des multinationales extractives. L’or, ressource vitale qui représente près de 75 % des recettes d’exportation du pays, ne peut plus être un simple gisement de rente pour des intérêts extérieurs. L’arrivée de Diarra au palais de Koulouba illustre une logique désormais assumée. Il s’agit de transformer le capital humain et l’expertise locale en levier de souveraineté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-signal-au-dela-du-mali"><strong>Un signal au-delà du Mali</strong></h2>



<p>Pour Barrick, la perte est double. D’un côté, le groupe est affaibli par la mise sous tutelle de Loulo-Gounkoto, fleuron de sa présence au Mali ; de l’autre, il voit l’un de ses anciens piliers régionaux rejoindre l’adversaire. Au-delà du symbole, c’est tout un rapport de force qui bascule. À Bamako, certains évoquent déjà « <em>la fin du temps des concessions </em>» où les États se contentaient de royalties symboliques en échange de ressources stratégiques.</p>



<p>Avec ce recrutement, le Mali laisse comprendre que le temps de la dépendance est révolu, place à l’affirmation souveraine. Dans le Sahel confédéré au sein de l’AES (Mali, Burkina Faso, Niger), cette décision est perçue comme une étape supplémentaire d’un processus irréversible, à savoir la maîtrise nationale des ressources naturelles.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Cession à l’Etat des mines de Morila et de Yatela : une grande avancée dans la souveraineté de l&#8217;exploitation minière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jul 2025 09:16:30 +0000</pubDate>
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<p>Comprenez les enjeux de la cession à l’État des mines de Morila et de Yatela pour l'avenir du secteur minier au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Depuis l&rsquo;audit du secteur minier en 2022-2023 qui a abouti à des réformes majeures, les autorités de la transition, sous le leadership du Général d&rsquo;armée Assimi Goïta, ne cessent de poser des actes qui vont dans le sens de l&rsquo;appropriation par l&rsquo;État de l&rsquo;exploitation minière au bénéfice exclusif du peuple malien. L&rsquo;un des tous derniers actes est la cession de deux importantes mines à l&rsquo;État.</em></strong></p>



<p>L&rsquo;information est tombée à l&rsquo;issue de la session du Conseil des ministres du vendredi 27 juin 2025. C&rsquo;est sur le rapport du ministre des Mines, que cette session a adopté&nbsp;&nbsp;deux projets de décret portant respectivement cession à la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources Minérales du Mali (SOREM SA) des actions de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de Yatéla-S.A. et de celles de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de Morila-S.A.&nbsp;</p>



<p>Ces projets de décret, adoptés, consacrent la cession, à titre gratuit, de l’intégralité des actions détenues par l’État dans les sociétés Yatéla S.A. et Morila S.A. à la SOREM S.A. la société d&rsquo;État au capital 100% public. Les deux mines d’or rétrocédées sont confrontées à des difficultés dans leur gestion, en raison de l’absence d’organes de décision suite au départ des sociétés opératrices, qu’il convient de corriger. Toutefois, chacune d&rsquo;elles a sa propre spécificité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eviter-la-fermeture-et-sauvegarder-les-emplois-a-yatela"><strong>Éviter la fermeture et sauvegarder les emplois à Yatéla</strong></h2>



<p>Selon le communiqué, l’exploitation de la Mine de Yatéla a subi l’influence négative de la baisse du cours de l’or en 2013 qui a conduit à l’arrêt de ses activités en 2016, alors que les réserves ne sont pas totalement épuisées. «&nbsp;<em>Pour éviter la fermeture de la mine et sauvegarder les emplois, l’État du Mali et la Société Sadiola Exploration Limited ont signé, le 16 octobre 2024, un contrat de cession d’actions permettant à l’État d’acquérir les 80% des actions qu’elle détient dans la Société des Mines d’Or de Yatéla&nbsp;»,&nbsp;</em>souligne le communiqué.&nbsp;</p>



<p>Avec la signature et l’entrée en vigueur du contrat de cession, l’opérateur minier Sadiola Exploration Limited s’est retiré en laissant à l’État la conduite de l’ensemble des opérations. A noter que la Société des Mines d’Or de Yatéla S.A. a été créée en 2000 pour l’exploitation du gisement d’or du même nom. Son capital était détenu à 80% par Sadiola Exploration Limited et à 20% par l’État du Mali.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-continuer-l-exploitation-des-ressources-auriferes-mises-en-evidence"><strong>Continuer l’exploitation des ressources aurifères mises en évidence</strong></h2>



<p>Telle est la motivation principale des autorités en reprenant en main la Société des Mines de Morila qui a été créée en 2000 pour l’exploitation du gisement d’or de Morila. Son capital est détenu par l’État malien à hauteur de 20%, Anglogold Ashanti à 40% et Randgold Resources à 40%.&nbsp;</p>



<p>D&rsquo;après le communiqué du conseil des ministres, la Société Randgold Resources, opératrice de la mine de Morila jusqu’en 2019, n’ayant plus d’intérêt à développer et à exploiter le potentiel de la mine, a entamé les procédures de sa fermeture. Et le communiqué de poursuivre que c’est dans cette situation que le 10 novembre 2020, la Société Firefinch Limited a acquis les parts actionnariales de 80% des Sociétés Barrick Gold Corporation et Anglogold-Ashanti au sein de la Société des Mines d’Or de Morila S.A.&nbsp;<em>«&nbsp;La Société Firefinch, après avoir entrepris des travaux de forage avec des résultats probants, a rencontré de nombreuses difficultés qui l’ont amenée à abandonner, en 2022, la mine laissant des passifs environnementaux et financiers importants&nbsp;»</em>, précise le communiqué.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pres-de-800-millions-de-dollars-collectes-en-2024"><strong>Près de 800 millions de dollars collectés en 2024</strong></h2>



<p>Afin de continuer l’exploitation des ressources aurifères mises en évidence suite aux travaux de Firefinch, de préserver les emplois et de promouvoir le développement durable local, l’État du Mali a signé, le 6 mai 2024, un protocole d’Accord avec la Société Firefinch qui prévoit la reprise de la mine de Morila par l’État du Mali, peut-on lire dans le communiqué.</p>



<p>Il faut noter que depuis la mise en œuvre des réformes minières, le Mali connaît une hausse spectaculaire de ses revenus issus de l’or. Selon les données récemment publiées par le ministère des Mines, le pays devrait engranger 1,4 milliard de dollars en 2024 grâce à l’exploitation aurifère, soit une hausse de 52,5 % par rapport à l’année précédente. Elles ont particulièrement permis au Mali de renforcer son contrôle sur les entreprises minières, en limitant notamment les transferts de bénéfices vers l’étranger. En 2024, environ 800 millions de dollars ont été collectés par l’État malien sous forme d’impôts et de redevances minières.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mines d’or de Yatéla et Morila : l’État malien reprend le contrôle pour relancer l’exploitation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jun 2025 08:52:10 +0000</pubDate>
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<p>La cession des actions de l'État dans les mines d'or de Morila et Yatela vise à renforcer la souveraineté nationale au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Lors du Conseil des ministres du vendredi&nbsp;27&nbsp;juin, le gouvernement, sur rapport du ministère des Mines, a adopté deux décrets actant la cession à la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali (SOREM-Mali S.A.) des actions détenues par l’État dans les mines d’or de Yatéla et Morila. Cette décision stratégique vise à relancer l’exploitation de ces sites en difficulté, sauvegarder les emplois menacés et renforcer la souveraineté nationale sur des ressources aurifères clés pour l’économie malienne.</em></strong></p>



<p>Cette décision illustre la volonté du gouvernement malien de redonner un nouveau souffle à ces sites miniers emblématiques, confrontés depuis plusieurs années à des difficultés structurelles et financières. Elle répond aussi à un objectif plus large : renforcer la souveraineté nationale sur les ressources naturelles et valoriser durablement le potentiel minier du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-yatela-et-morila-deux-mines-au-parcours-seme-d-embuches"><strong>Yatéla et Morila, deux mines au parcours semé d’embûches</strong></h2>



<p>La Société des Mines d’Or de Yatéla S.A., créée en 2000, exploitait le gisement aurifère du même nom, détenu à 80&nbsp;% par Sadiola Exploration Limited et 20&nbsp;% par l’État malien. Mais la forte baisse du cours de l’or en 2013 a gravement compromis la rentabilité du site, entraînant l’arrêt des activités en 2016, malgré des réserves encore exploitables.</p>



<p>Pour éviter une fermeture définitive et préserver des centaines d’emplois directs et indirects, l’État et Sadiola Exploration Limited ont signé, le 16&nbsp;octobre 2024, un contrat de cession permettant au Mali d’acquérir la totalité des parts détenues par son partenaire étranger. Depuis cette opération, la gestion de la mine est passée sous contrôle exclusif de l’État.</p>



<p>De son côté, la mine d’or de Morila, également fondée en 2000, était détenue à 20&nbsp;% par l’État malien et à 40&nbsp;% respectivement par Anglogold Ashanti et Randgold Resources. Après avoir longtemps contribué de manière significative à l’économie nationale, la mine a vu son opérateur principal, Randgold Resources, se retirer en 2019, entamant les procédures de fermeture. En novembre 2020, la société Firefinch Limited reprend les 80&nbsp;% de parts détenues par les sociétés étrangères, engage des travaux de forage prometteurs, mais se retire à son tour en 2022, confrontée à de lourdes difficultés financières et environnementales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-nouvel-elan-avec-la-sorem-mali-s-a"><strong>Un nouvel élan avec la SOREM-Mali S.A.</strong></h2>



<p>Face à ces difficultés, l’État malien a réagi pour éviter l’abandon complet des sites et la perte d’emplois. À Yatéla, le transfert des parts permet de réorganiser la gouvernance et de relancer les activités grâce à la SOREM-Mali S.A. Pour Morila, un protocole d’accord signé le 6&nbsp;mai 2024 entre l’État et Firefinch ouvre la voie à la reprise du site par le Mali, afin de valoriser les ressources encore disponibles, réhabiliter les terrains affectés et maintenir les emplois locaux.</p>



<p>Le Conseil des ministres a ainsi validé la cession, à titre gratuit, de toutes les actions de l’État dans ces deux sociétés minières à la SOREM-Mali S.A., un acteur public mieux structuré pour conduire la relance. L’objectif est d’assurer une exploitation plus efficace, responsable et durable des gisements, tout en renforçant la contribution du secteur minier au développement socio-économique du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pas-vers-plus-de-souverainete-et-de-developpement-durable"><strong>Un pas vers plus de souveraineté et de développement durable</strong></h2>



<p>Avec ces décisions, le Mali affirme sa volonté de reprendre la main sur son patrimoine minier et de mieux maîtriser la chaîne de valeur de l’or, ressource vitale pour son économie. La relance de Yatéla et Morila ne vise pas seulement à accroître la production d’or, mais aussi à garantir la protection de l’environnement, la création d’emplois durables et la participation active des communautés locales.</p>



<p>En confiant ces missions à la SOREM-Mali S.A., le gouvernement inscrit ces projets dans une stratégie plus large de souveraineté économique et de développement durable, pour que la richesse du sous-sol malien profite davantage au pays et à ses citoyens.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Construction de la raffinerie d’or du Mali : la fin du tout-export, le début du raffinement national</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 14:00:04 +0000</pubDate>
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<p>La raffinerie d’or du Mali marque un tournant économique. Apprenez-en davantage sur ses implications pour le pays.</p>
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<p><strong><em>À Bamako, le 16&nbsp;juin 2025, le Président Assimi Goïta a lancé les travaux d’une infrastructure stratégique&nbsp;: la première raffinerie d’or du Mali. Portée par un partenariat inédit avec le groupe russe Yadran, cette initiative marque un tournant décisif dans l’histoire industrielle et économique du pays.</em></strong><em></em></p>



<p>Dans la douceur d’un ciel couvert, mais dans l’éclat des grandes décisions&nbsp;et devant une assistance mêlant autorités, diplomates et figures coutumières, le Général d’armée Assimi Goïta, Président de la Transition, a posé la première pierre de ce qui s’annonce comme le joyau industriel du Mali post-refondation&nbsp;: une raffinerie d’or d’une capacité annuelle de 200&nbsp;tonnes, située à Senou, en commune&nbsp;VI du district de Bamako.</p>



<p>La symbolique est forte. Pour un pays classé 3 ᵉ producteur d’or d’Afrique, mais longtemps confiné à l’exportation de minerai brut, cette raffinerie incarne un saut qualitatif vers la souveraineté économique. L’État malien en détiendra 62&nbsp;% du capital via la société SOREM S.A., tandis que Yadran — partenaire russe stratégique — apportera l’expertise technologique et financière.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-or-du-mali-enfin-raffine-au-mali"><strong>L’or du Mali, enfin raffiné au Mali</strong></h2>



<p>«<em> Ce que nous construisons, ce n’est pas simplement une usine. Nous construisons des emplois, des recettes pour l’État, et une nouvelle économie où le Mali n’est plus un simple fournisseur de matière première, mais un acteur industriel respecté dans la région </em>» a affirmé Sedan Veselinovic, représentant du groupe Yadran. Sa prise de parole, ponctuée de promesses concrètes, a dressé le portrait d’un complexe ultramoderne sur 5&nbsp;hectares, doté de laboratoires, d’entrepôts, de systèmes logistiques aux standards internationaux — et surtout, de capacités d’accueil pour former et insérer les jeunes maliens dans la chaîne de valeur aurifère.</p>



<p>Le projet n’a rien d’un simple chantier d’apparat. « <em>La raffinerie pourra traiter non seulement l’or malien, mais également celui des pays voisins comme le Burkina Faso, qui produit plus de 57&nbsp;tonnes par an. Ce sera un centre régional de transformation des métaux précieux, </em>» a renchéri Irek Salikhov, président du groupe Yadran. Avant de conclure&nbsp;: « <em>Ce projet est le premier résultat concret du dialogue stratégique russo-malien. </em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-souverainiste-traduite-en-actes"><strong>Une vision souverainiste traduite en actes</strong></h2>



<p>Cette raffinerie s’inscrit dans la continuité des réformes initiées par le gouvernement de Transition sous la houlette du ministre des Mines, Amadou Keïta. Depuis 2022, Bamako multiplie les initiatives&nbsp;: audit des contrats miniers, création de la SOREM, relèvement des parts de l’État dans les projets miniers, obligation pour les exploitants d’affiner l’or localement&#8230; Une ligne claire s’impose&nbsp;: faire de l’or un levier de développement maîtrisé et redistributif.</p>



<p>«<em> Cette usine est la réponse concrète à des décennies d’attentes populaires. Elle est l’incarnation matérielle d’un Mali qui ne brade plus son sous-sol, mais en fait le socle d’une économie souveraine, intégrée et résiliente,</em> » a martelé le ministre Amadou Keïta dans un discours empreint de détermination.</p>



<p>Il a rappelé que, malgré ses 55&nbsp;tonnes d’or annuelles, le Mali perdait jusqu’à présent une part substantielle de sa richesse dans l’export brut, sans transformation locale. Ce «<em> manque à gagner </em>», selon ses termes, sera désormais converti en infrastructures, en formations, et en revenus budgétaires durables.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-pour-l-economie-et-la-memoire"><strong>Un projet pour l’économie&#8230; et la mémoire</strong></h2>



<p>Ce chantier industriel, voulu par les plus hautes autorités du pays, revêt également une portée sociale et identitaire. La maire de la commune&nbsp;VI, Mme Coulibaly Salimata Traoré, l’a souligné avec émotion&nbsp;: «<em> Ce projet d’envergure n’aurait pu voir le jour sans le leadership visionnaire du président Goïta. Il marque le retour de l’État dans ses fonctions stratégiques et le début d’une nouvelle ère pour notre jeunesse. </em>»</p>



<p>Un espoir partagé par les populations locales, qui voient déjà poindre les opportunités&nbsp;: création d’emplois directs et indirects, réduction du chômage, dynamisation de l’économie locale, et renforcement de la formation professionnelle.</p>



<p>Dans un style direct et sans détours, le Général d’Armée Assimi Goïta a rappelé le sens historique du lancement des travaux de construction de la raffinerie d’or de Sénou. « <em>Depuis 1980, l’or du Mali est affiné ailleurs, vendu ailleurs, enrichissant d’autres économies. Aujourd’hui, nous mettons fin à cette anomalie </em>», a-t-il déclaré.</p>



<p>Fruit des recommandations des Assises nationales de la Refondation, ce projet est l’aboutissement d’une série d’actions souverainistes&nbsp;: audit du secteur minier, refonte du Code minier, création d’une société publique d’exploration (SOREM), loi sur le contenu local, renégociation des contrats léonins.&nbsp;</p>



<p>L’objectif est limpide&nbsp;: que l’or du Mali brille enfin pour les Maliens. Et cette raffinerie, appelée à devenir la seule autorisée à affiner l’or extrait sur le territoire, permettra de contrôler la traçabilité, de rapatrier les revenus, et de créer des milliers d’emplois pour la jeunesse. Au-delà, c’est aussi une déclaration géopolitique&nbsp;: « <em>Nos partenaires russes ne nous livrent pas seulement une usine, mais aussi leur expertise et un transfert de compétences.</em> »&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-russie-mali-nbsp-une-alliance-pragmatique"><strong>Russie-Mali&nbsp;: une alliance pragmatique</strong></h2>



<p>La cérémonie du 16&nbsp;juin n’était pas seulement nationale — elle était géopolitique. Avec la raffinerie de Senou, le Mali envoie un signal clair à ses partenaires&nbsp;: l’heure est à la coopération équitable et respectueuse des souverainetés. Le partenariat avec Yadran illustre cette volonté d’un nouveau deal africain, libéré des asymétries héritées des anciennes puissances tutélaires.</p>



<p>«<em> Le Mali peut compter sur la Russie comme sur un véritable partenaire stratégique et ami, </em>» a déclaré Veselinovic. Le ton est donné. Et dans les pas de cette raffinerie, d’autres projets structurants sont déjà en préparation — dans l’énergie, l’agro-industrie, la défense ou encore la formation.</p>



<p>Le lancement de la raffinerie d’or de Senou est bien plus qu’un événement industriel. Il est une déclaration d’intention, une démonstration de souveraineté, un pari sur l’avenir. Assimi Goïta, saluant la coopération renforcée avec la Fédération de Russie, conclut&nbsp;: « <em>Ce rêve longtemps attendu par notre peuple est en train de devenir réalité.</em> »</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Révolution minière : enfin le temps des Africains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali prend des mesures audacieuses avec le lancement des travaux de construction de la raffinerie d'or, affirmant sa souveraineté.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans un secteur longtemps dominé par les grandes compagnies étrangères, le Mali entreprend une révolution minière sans précédent. Nouveau code fiscal, création d’une société publique, diversification vers le lithium, partenariat stratégique avec la Russie. La Transition malienne affirme une souveraineté assumée sur ses ressources. Mais ce recentrage étatique se heurte aux résistances des multinationales. Entre bras de fer, diversification et transformation locale, le pays trace sa propre voie vers l’indépendance économique.</em></strong></p>



<p>À Bamako, ce que certains appellent « <em>bras de fer minier</em> » est, pour les autorités de la Transition, un acte de redressement. Une reconquête économique menée à la houe fiscale et au marteau diplomatique, au nom d’un mot aujourd’hui omniprésent dans les discours comme dans les décisions&nbsp;: souveraineté. Le Mali, troisième producteur d’or du continent, ne veut plus se contenter d’extraire pour d’autres. Il veut transformer chez lui, encadrer, fiscaliser, et peser.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-code-minier-qui-redistribue-les-cartes"><strong>Un code minier qui redistribue les cartes</strong></h2>



<p>En août 2023, la Transition malienne a fait voter un code minier dont la portée dépasse les chiffres. La nouvelle loi impose un cadre plus contraignant&nbsp;: fin des exonérations massives, obligation de raffinage local, et montée de l’État à hauteur de 35 % dans chaque projet nouveau. Autrement dit&nbsp;: l’époque des contrats léonins est révolue.</p>



<p>Les résultats ne se sont pas fait attendre. Malgré une baisse de 23 % de la production industrielle en 2024, les recettes minières ont bondi de 52,5 %, pour atteindre 835&nbsp;milliards de francs CFA. Comment ? Par une révision lucide des rapports de force, un encadrement rigoureux des exonérations, et la fin d’un régime de faveur qui avait trop profité aux grandes compagnies.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-barrick-resolute-et-le-pari-du-rapport-de-force"><strong>Barrick, Resolute et le pari du rapport de force</strong></h2>



<p>Mais toute révolution a ses secousses. En janvier 2025, le gouvernement bloque les exportations de Barrick Gold, saisit trois tonnes d’or, et gèle les opérations de Loulo-Gounkoto. Une décision ferme, qui fait vaciller les marchés et agite les ambassades. Au Mali, désormais, on ne négocie plus avec un révolver fiscal sur la tempe.</p>



<p>D’autres, comme Resolute Mining, ont compris la nouvelle donne. Un accord à 160&nbsp;millions&nbsp;USD, une négociation discrète, une sortie honorable. Deux stratégies, deux résultats&nbsp;: la confrontation pour les uns, la coopération pour les autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-goulamina-nbsp-le-lithium-malien-entre-en-scene"><strong>Goulamina&nbsp;: le lithium malien entre en scène</strong></h2>



<p>Mais l’or n’est plus seul sur l’échiquier stratégique. En décembre 2024, la mine de lithium de Goulamina est lancée, opérée par les Chinois de Ganfeng, avec une participation malienne de 30 %. Là encore, le contrat est clair&nbsp;: la transformation commence sur le sol malien, et les retombées (emplois, sous-traitance, fiscalité) sont garanties. Le Mali s’impose comme futur leader du lithium ouest-africain, alors que le monde entier cherche du minerai pour ses batteries.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sorem-et-la-raffinerie-nbsp-les-outils-d-un-mali-maitre-de-son-destin"><strong>SOREM et la raffinerie&nbsp;: les outils d’un Mali maître de son destin</strong></h2>



<p>Au cœur de ce repositionnement stratégique, la création de SOREM — bras public d’exploration et d’exploitation — et surtout, le projet de raffinerie d’or avec la Russie. 200&nbsp;tonnes de capacité annuelle, 62 % de capital détenu par l’État, et le lancement des travaux de construction prévu ce 16 juin 2025 par le président Assimi Goïta. Ce geste, au-delà du symbolique, est l’acte fondateur d’un Mali qui ne veut plus exporter son or brut, mais le transformer, le certifier, et en maîtriser la chaîne de valeur.</p>



<p>Le choix de Moscou comme partenaire n’est pas neutre. Il s’inscrit dans une redéfinition des alliances, post-françafrique, post-MINUSMA. Le Mali trace sa voie, assume ses choix, et cherche désormais l&rsquo;efficacité dans le respect de ses intérêts fondamentaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-souverainete-miniere-a-consolider"><strong>Une souveraineté minière à consolider</strong></h2>



<p>Mais la souveraineté ne s’exerce pas qu’avec les multinationales. Sur les sites d’orpaillage artisanal, où travaillent des milliers de Maliens, la Transition a lancé une série de réformes&nbsp;: sécurité des sites, encadrement environnemental, et création de cinq fonds spécialisés. Une réponse urgente à une série de drames humains — comme les effondrements meurtriers de Koulikoro et Kayes — et à un enjeu écologique majeur.</p>



<p>Ce que vit aujourd’hui le Mali n’est pas une crise minière. C’est un rééquilibrage historique. Un acte de souveraineté économique dans un secteur longtemps dominé par des logiques extraterritoriales. Certes, les tensions sont réelles. Certes, la production vacille. Mais l’État assume, reprend la main, renégocie, et s’investit. Entre pragmatisme et fermeté, la Transition trace sa ligne&nbsp;: celle d’un pays qui veut cesser d’être un gisement sous contrôle étranger, pour devenir une nation pleinement maîtresse de ses richesses.</p>



<p>Le pari est ambitieux. Mais dans ce moment de bascule où l’Afrique réinvente son rôle dans l’économie mondiale, le Mali joue une carte que d’autres n’ont jamais osé poser sur la table.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Construction d’une première raffinerie d’or à Bamako : l’or est en train, de plus en plus, briller pour les Maliens </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jun 2025 11:55:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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<p>La création d'une raffinerie d'or nationale marque un tournant pour les Maliens. L'or commence enfin à briller pour tous.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le slogan, « L’or doit briller pour tous les Maliens », tant chanté par le passé est en train de devenir une réalité au regard de la prise de courageuses décisions par les autorités actuelles. Après avoir fait un audit des mines ayant débouché sur la révision du Code minier, l’État a créé une société publique pour la recherche et l’exploitation minière, et a pris un décret pour recouvrer les manques à gagner. Et voilà qu’en cette fin du mois de mai, il a pris la décision de créer une raffinerie d’or, une première dans le pays.</em></strong></p>



<p>L’information a été rendue publique, à l’issue de la session du Conseil des ministres du mercredi&nbsp;28&nbsp;mai 2025. C’est sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, Alhousseyni Sanou, que le gouvernement a adopté un projet de loi autorisant la participation de l’État au capital social de la société de Raffinerie d’Or du Mali ; et un projet de décret fixant les modalités de participation de l’État au capital social de la société de raffinerie d’or du Mali.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-textes-repondant-a-des-recommandations-des-anr"><strong>Des textes répondant à des recommandations des ANR</strong></h3>



<p>Selon le communiqué du conseil des ministres, pour une meilleure intégration du secteur minier à l’économie nationale et l’accroissement de sa valeur ajoutée, plusieurs recommandations ont été formulées par les Assises nationales de la refondation ( ANR).</p>



<p>Ces recommandations sont entre autres l’augmentation de la participation de l’État au capital des sociétés minières ; la relecture du Code minier pour augmenter les revenus de l’État ; la création d’une société d’État d’exploitation minière ; la réalisation d’une raffinerie nationale pour contrôler la production d’or, la traçabilité de l’exploitation artisanale pour maintenir la valeur ajoutée dans notre pays.&nbsp;</p>



<p>« <em>C’est dans ce cadre que le Gouvernement a entrepris des réformes qui ont abouti en 2023 à l’adoption d’un nouveau Code minier et d’une loi relative au contenu local dans le secteur minier. </em>», peut-on lire dans le communiqué. Toujours d’après le communiqué, « <em>La création de cette raffinerie qui s’inscrit dans cette dynamique prévoit le traitement de l’or par l’État à travers une unité installée au Mali. </em>» Et le gouvernement poursuit en indiquant que « <em>Pour ce faire, l’État du Mali a signé un protocole d’Accord avec la société russe Yadran pour la construction et l’opérationnalisation d’une raffinerie d’or d’une capacité de 200&nbsp;tonnes par an dans laquelle l’État détient une participation de 62&nbsp;% du capital social.</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-entreprise-russe-choisie-comme-partenaire-nbsp"><strong>Une entreprise russe choisie comme partenaire&nbsp;</strong></h3>



<p>L’accord pour la construction de la raffinerie d’or au Mali a été signé en octobre 2024, avec la signature d’un protocole d’accord entre le Mali et Yadran. Ce protocole d’accord vise la construction et l’opérationnalisation de la raffinerie, permettant une meilleure intégration du secteur minier dans l’économie nationale. Il s’agit d’un protocole d’accord, ce qui signifie un accord préliminaire qui peut être suivi de contrats plus précis.&nbsp;</p>



<p>Yadran est le partenaire avec lequel le Mali a conclu cet accord pour la construction et l’exploitation de la raffinerie. La construction de cette raffinerie vise à assurer la transformation locale de l’or produit au Mali, permettant ainsi de créer des emplois et d’augmenter les revenus liés à l’extraction aurifère. C’est une raffinerie qui sera située à Bamako, avec une capacité prévue de 200&nbsp;tonnes par an. La réalisation de cette industrie aurifère permettra de mettre fin à la dépendance du pays envers les raffineries étrangères (notamment en Suisse et aux Émirats arabes unis) et a mieux contrôlé sa production aurifère.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-decret-n-nbsp-2016-0801-p-rm-du-20-nbsp-octobre-2016"><strong>Le décret n°&nbsp;2016 — 0801/P-RM du 20&nbsp;octobre 2016</strong></h3>



<p>Il faut signaler que dans la perspective de faire briller davantage l’or pour les Maliens, les autorités de la transition avaient pris un important décret relatif aux infractions financières dans le secteur minier local. C’était à l’issue de la session du conseil des ministres du mercredi&nbsp;11&nbsp;septembre 2024. « <em>Le projet de décret, adopté, modifie le décret n°&nbsp;2016 — 0801/P-RM du 20&nbsp;octobre 2016 pour permettre un traitement correct des infractions constatées et préserver les intérêts économiques et financiers essentiels de l’État et du secteur minier </em>», indique le compte-rendu de ce conseil des ministres.&nbsp;</p>



<p>C’est en application de ce nouveau décret afin de corriger les irrégularités que le gouvernement a engagé des négociations avec les compagnies minières pour recouvrer les 300 à 600&nbsp;milliards&nbsp;F CFA de manque à gagner qu’a fait ressortir le rapport de l’audit des mines. Cet audit, commandité par le Chef de l’État, a été réalisé entre 2022 et 2023.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Lithium malien : Kodal Minerals dément et rassure, mais Bamako garde la main</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 07:34:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Aylward]]></category>
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<p>Les exportations de lithium à Bougouni sont-elles menacées ? Découvrez les détails à travers ces explications de Kodal Minéral. </p>
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]]></description>
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<p><strong><em>Alors que la rumeur d’un blocage des exportations de lithium alimente les spéculations à Bamako et à Londres, Kodal Minerals dément toute suspension officielle mais reconnaît que les discussions avec les autorités maliennes se poursuivent. En jeu, 27 000 tonnes de spodumène prêtes à être exportées, mais toujours sous le contrôle souverain de l’État malien.</em></strong></p>



<p>Le démenti est tombé comme un couperet, aussi sec qu’un rapport de vérification, mais au goût légèrement défensif. Depuis quelques jours, les spéculations vont bon train sur un supposé blocage par les autorités maliennes des exportations de spodumène, ce minerai rare à haute teneur en lithium que Kodal Minerals extrait à Bougouni, dans le sud du pays. En jeu : 27 000 tonnes déjà stockées, prêtes à prendre la route des marchés mondiaux.</p>



<p>Dans une note laconique mais nécessaire, la juniore minière britannique Kodal Minerals a tenu à tuer dans l’œuf les rumeurs. Non, assure la direction depuis Londres, aucune mesure officielle n’empêche ce jour l’exportation du précieux concentré. Certes, les discussions avec Bamako se poursuivent sur les modalités administratives d’un permis d’exportation définitif, mais elles suivent – dit-on – «&nbsp;<em>leur cours normal</em>&nbsp;». Traduction : pas d’embargo, mais pas encore de feu vert officiel non plus.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-relations-nbsp-positives-nbsp-vraiment-nbsp"><strong>Des relations «&nbsp;positives&nbsp;», vraiment&nbsp;</strong></h3>



<p>Que Bernard Aylward, le patron de Kodal, soit actuellement à Bamako pour «&nbsp;<em>visiter les opérations&nbsp;</em>» n’a rien d’anodin. Le message est clair : la société reste présente, ses équipes sont sur le terrain, et la montée en puissance de l’usine de traitement suit le calendrier annoncé. Une manière de rassurer les investisseurs, de montrer que malgré le flou administratif, la machine industrielle tourne.</p>



<p>Mais derrière cette communication maîtrisée affleure une autre réalité, moins reluisante pour les actionnaires impatients : Kodal Minerals, comme toutes les autres entreprises étrangères opérant sur le sous-sol malien, sait qu’ici, Bamako garde la main. Le lithium est stratégique, et le gouvernement de la Transition entend bien faire valoir les intérêts souverains du Mali, qu’il s’agisse de fiscalité, de retombées locales ou de contrôle des flux.</p>



<p>Kodal se dit «&nbsp;<em>soutenue</em>&nbsp;» par les autorités. C’est probablement vrai. Mais nul n’ignore que le climat politique au Mali a changé : plus souverainiste, plus exigeant, parfois plus imprévisible. La compagnie britannique devra composer avec cette nouvelle donne. Finies les exportations quasi automatiques d’une époque où l’État fermait les yeux sur les pertes fiscales et les contrats léonins. Le temps est à la renégociation permanente.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-27-000-tonnes-en-attente-une-symbolique-forte"><strong>27 000 tonnes en attente, une symbolique forte</strong></h3>



<p>Que ces 27 000 tonnes soient là, stockées mais immobilisées, résume à lui seul le bras de fer feutré entre l’État malien et l’industrie extractive internationale. Certes, Kodal joue l’apaisement. Certes, Bamako se garde pour l’instant de toute annonce fracassante. Mais une chose est sûre : rien ne partira sans l’aval du gouvernement. Le lithium malien, nouvelle manne convoitée, est devenu un actif stratégique dont les autorités veulent garder le contrôle absolu.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-rassurer-sans-trop-promettre"><strong>Rassurer sans trop promettre</strong></h3>



<p>En annonçant qu’une nouvelle communication sera faite «&nbsp;<em>dès réception</em>&nbsp;» du permis, Kodal joue la montre tout en gardant la porte ouverte. On avance, mais on ne maîtrise pas totalement le calendrier. En clair, tout dépend de Bamako.</p>



<p>Le pari de Kodal devra poursuivre la montée en puissance industrielle, tout en consolidant sa relation politique avec un État désormais conscient de la valeur stratégique de son sous-sol. Un exercice d’équilibriste que Bernard Aylward devra maîtriser s’il veut éviter que les rumeurs d’aujourd’hui deviennent les blocages de demain.</p>



<p>En attendant, à Bougouni, les tas de spodumène s’accumulent. Et le silence prudent de Bamako vaut, à lui seul, toutes les annonces officielles.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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