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	<title>Archives des Souveraineté informationnelle &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Médias français en Afrique : l’affaire algérienne qui redonne raison à l’AES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 09:47:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La convocation du chargé d’affaires français à Alger soulève des tensions. Découvrez les conséquences sur la liberté de la presse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La convocation du chargé d’affaires français à Alger après la diffusion d’un numéro controversé de Complément d’enquête ravive les tensions entre la France et l’Algérie. Un épisode qui conforte, aux yeux des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), leur décision d’interdire certains médias français accusés de produire des récits biaisés et politiquement orientés.</em></strong></p>



<p>L’interdiction de <em>Jeune Afrique</em> au Mali, le 16 janvier 2026 par les autorités maliennes de transition, marque une nouvelle étape dans la confrontation entre les régimes sahéliens et les médias propagandistes. Accusé d’« <em>apologie du terrorisme </em>», de diffamation et de diffusion d’informations « <em>subversives</em> », le magazine panafricain rejette ces charges et dénonce une «&nbsp;<em>atteinte grave à la liberté de la presse&nbsp;</em>». Cette décision des autorités maliennes traduit une escalade dans la manipulation des récits par les principaux pourvoyeurs des médias, notamment la France et par ricochet les pays européens, qui ne cessent d’utiliser leurs médias contre des pays jugés comme des menaces pour leurs intérêts dans ces pays.&nbsp;</p>



<p>La convocation du chargé d’affaires de l’ambassade de France à Alger, samedi 24 janvier, après la diffusion d’un numéro de <em>Complément d’enquête</em> consacré à la crise franco-algérienne, dépasse le simple incident diplomatique. Pour les autorités algériennes, l’émission constitue un « <em>tissu de contre-vérités </em>» et une « <em>véritable agression contre l’État algérien, ses institutions et ses symboles </em>». Un vocabulaire rare, révélateur d’une exaspération qui fait écho à celle exprimée depuis plusieurs mois par les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — une confédération née le 6 juillet 2024 à Niamey et regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger.</p>



<p>Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, plusieurs médias français ont été suspendus ou interdits, accusés de produire des contenus biaisés, favorables à Paris et hostiles aux autorités nationales. L’épisode algérien conforte aujourd’hui ces choix politique. Ce que ces États dénoncent comme une stratégie médiatique d’influence apparaît désormais au grand jour dans un conflit ouvert entre deux capitales historiques, Paris et Alger.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-emission-qui-met-le-feu-aux-relations-diplomatiques"><strong>Une émission qui met le feu aux relations diplomatiques</strong></h2>



<p>Diffusé jeudi sur France 2, le numéro de <em>Complément d’enquête</em> consacré à « <em>la guerre secrète France-Algérie</em> » a provoqué une réaction immédiate d’Alger. Le ministère des Affaires étrangères a estimé que la chaîne publique française avait franchi une ligne rouge en diffusant un programme jugé offensant et provocateur.</p>



<p>Dans son communiqué, Alger pointe la responsabilité directe des autorités françaises, estimant qu’un média de service public ne peut agir sans l’aval, explicite ou tacite, de sa tutelle politique. Plus grave encore, la participation de l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, à l’émission est perçue comme une entorse aux usages diplomatiques.</p>



<p>Pour Alger, cette séquence s’inscrit dans une « <em>escalade des menaces anti-algériennes </em>» entretenue par certains cercles officiels français afin de maintenir les relations bilatérales dans un état de tension permanente.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-face-aux-medias-francais-une-meme-lecture"><strong>L’AES face aux médias français : une même lecture</strong></h2>



<p>Depuis 2023, les pays de l’AES ont pris des mesures drastiques contre RFI, France 24 et d’autres médias occidentaux, accusés de diffuser des récits orientés sur la situation sécuritaire et politique au Sahel. Paris a dénoncé une atteinte à la liberté de la presse. Les gouvernements sahéliens, eux, parlent de souveraineté informationnelle.</p>



<p>Pour Bamako, Ouagadougou et Niamey, il ne s’agit pas de censurer le journalisme, mais de neutraliser ce qu’ils considèrent comme des instruments d’influence postcoloniale. L’affaire algérienne renforce leur argumentaire. Si une émission de service public français peut être qualifiée d’« <em>agression</em> » par un État souverain comme l’Algérie, pourquoi les pays du Sahel devraient-ils accepter sur leur territoire des médias jugés partiaux ?</p>



<p>Dans les cercles proches de l’AES, cet épisode est lu comme la preuve que la production audiovisuelle française sur l’Afrique reste marquée par des grilles de lecture politiques héritées de l’histoire coloniale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-information-ou-influence"><strong>Information ou influence ?</strong></h2>



<p>La controverse autour de <em>Complément d’enquête</em> interroge plus largement la frontière entre journalisme d’investigation et récit géopolitique. Le programme mettait en scène des acteurs controversés, dont l’influenceur Amir DZ, et revenait sur la décision française de soutenir la proposition marocaine d’autonomie pour le Sahara occidental — un point de rupture majeur avec Alger.</p>



<p>Pour les autorités algériennes, cette mise en récit relève moins de l’enquête que de la construction d’un discours hostile. Une perception partagée par plusieurs pays africains qui estiment que leurs réalités politiques sont souvent filtrées à travers des prismes idéologiques occidentaux.</p>



<p>Dans ce contexte, la suspension de médias français par les États de l’AES apparaît moins comme un acte isolé que comme une réponse politique à ce qu’ils considèrent comme une « <em>guerre narrative</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-bataille-pour-la-souverainete-mediatique"><strong>Une bataille pour la souveraineté médiatique</strong></h2>



<p>Derrière ces tensions se joue une bataille plus large : celle du contrôle du récit. Les gouvernements africains veulent désormais produire leur propre discours sur leurs crises, leurs transitions politiques et leurs choix diplomatiques, sans dépendre des grands médias européens.</p>



<p>L’Algérie, qui dispose d’une longue tradition de méfiance envers les médias français depuis la guerre d’indépendance, rejoint aujourd’hui une posture déjà assumée par les régimes sahéliens. Tous revendiquent un droit à la protection de leur image et de leurs institutions contre ce qu’ils jugent être des campagnes de déstabilisation symbolique.</p>



<p>L’affaire France 2–Algérie agit ainsi comme un révélateur. Elle montre que la question des médias n’est plus seulement journalistique, mais stratégique. Dans un monde où l’information est devenue un champ de bataille, les États africains cherchent à reprendre la main.</p>



<p>Pour les dirigeants de l’AES, cette crise conforte leur décision : interdire certains médias français n’est pas un geste d’isolement, mais un acte de défense politique face à ce qu’ils perçoivent comme une offensive informationnelle.</p>



<p>Une chose est certaine : la liberté de la presse se heurte désormais, en Afrique comme ailleurs, à une revendication croissante de souveraineté narrative. Et ce bras de fer entre Alger et Paris pourrait bien ouvrir un nouveau chapitre de la relation entre l’Afrique et les médias européens.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, la désinformation comme prolongement du bras de fer géopolitique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 16:14:11 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la problématique de la désinformation au Mali et ses répercussions sur la communication et la presse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>De la Haute Autorité de la Communication au Comité national de l’égal accès aux médias d’État, en passant par la Maison de la Presse et le chef de l’État lui-même, un même mot est revenu, presque obsessionnel, lors de la cérémonie de vœux 2026 : manipulation. À Bamako, la guerre se joue aussi – et peut-être surtout – sur le terrain de l’information.</em></strong></p>



<p>Il y a parfois, dans les cérémonies de vœux, plus de vérité politique que dans de longs discours programmatiques. Celle qui a réuni autour du président de la Transition, lue général Assimi Goïta, ce 19 janvier 2026, l’ensemble des acteurs de la presse malienne et de la communication n’a pas dérogé à la règle. Rarement les autorités de régulation, les professionnels des médias et le sommet de l’État auront affiché un diagnostic aussi convergent : le Mali est engagé dans une bataille informationnelle d’ampleur, où la désinformation est devenue une arme à part entière.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-front-invisible-mais-decisif"><strong>Un front invisible, mais décisif</strong></h2>



<p>À écouter les responsables de la Haute Autorité de la Communication (HAC), le phénomène n’a plus rien d’anecdotique. Il s’agit désormais de campagnes structurées, coordonnées, transnationales, exploitant les réseaux sociaux, certaines rédactions étrangères et des relais locaux plus ou moins conscients de leur rôle. L’objectif, selon le président de la HAC, Gaoussou Coulibaly, n’est pas d’informer mais de fabriquer du doute, de délégitimer les autorités et de fracturer la cohésion nationale.</p>



<p>Le président de la Maison de la Presse a, lui aussi, dressé le constat d’un espace médiatique fragilisé, soumis à une pression économique inédite, donc plus vulnérable aux récits toxiques. Une presse affaiblie, rappelle Bandiougou Danté, est une presse plus exposée aux influences et aux manipulations. « <em>le Mali est aujourd&rsquo;hui la cible d&rsquo;une campagne de désinformation structurée.</em>« , indique le patron de la Maison de la presse avant d&rsquo;expliquer :  « <em>Ces fausses nouvelles, ces images trafiquées, ces rumeurs savamment orchestrées, ne sont pas des accidents. Ce sont des armes. Des armes qui attisent la haine, qui divisent les communautés, qui sapent les efforts de paix et de reconstruction, et qui visent à détruire le tissu même de notre nation.</em>« </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cneame-vigie-du-pluralisme-et-de-la-souverainete"><strong>Le CNEAME, vigie du pluralisme… et de la souveraineté</strong></h2>



<p>Mais c’est sans doute le Comité national de l’égal accès aux médias d’État (CNEAME) qui a donné à cette séquence son relief politique le plus assumé. Dans un discours empreint de références religieuses, de patriotisme assumé et de lectures géopolitiques sans détour, son président, Abdoulaye Sidibé, a inscrit la désinformation dans une logique de déstabilisation stratégique.</p>



<p>Pour le CNEAME, garant du pluralisme dans les médias publics, la question de l’égal accès ne se limite plus au temps de parole ou à l’équilibre des antennes. Elle touche désormais à la protection de l’opinion nationale face à des narratifs extérieurs jugés hostiles. Le Mali, affirme-t-on, paie le prix de ses choix souverains, notamment son engagement au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), formée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, depuis le 16 septembre 2023.</p>



<p>« <em>Les idéaux de l’AES bouleversent des intérêts stratégiques et économiques immenses </em>», a martelé le président du Comité, rappelant que la remise en cause d’un ordre ancien – celui d’un monde hiérarchisé entre dominants et dominés – ne pouvait se faire sans résistances.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-crise-du-carburant-et-recit-du-chaos"><strong>Crise du carburant et récit du chaos</strong></h2>



<p>L’exemple le plus parlant, selon le CNEAME, reste la récente crise de l’essence. Une pénurie réelle, mais aussitôt transformée, dans certaines narrations médiatiques extérieures, en scénario de siège imminent de Bamako. «&nbsp;<em>Ville encerclée, régime aux abois, population prête à se soulever&nbsp;</em>» : le récit était rodé.</p>



<p>Dans le même temps, certaines chancelleries occidentales invitaient leurs ressortissants à quitter le pays. Pour Bamako, le faisceau d’indices est troublant. L’objectif, selon les autorités, était moins d’informer que de créer une prophétie autoréalisatrice, en poussant l’opinion malienne à la panique et à la rupture avec ses dirigeants.</p>



<p>La manœuvre, estiment les responsables des médias maliens, a échoué. Non par miracle, mais par la résilience d’une population désormais aguerrie à ce type de pressions, et largement solidaire d’un pouvoir qui a fait de la souveraineté son marqueur politique.</p>



<p>Selon Bandiougou Danté, « <em>La bataille contre la désinformation n’est pas une lutte contre la liberté d’expression. C’est au contraire une lutte pour la protection du droit des citoyens à une information juste, vérifiée et responsable. C’est aussi une lutte pour la paix, la cohésion sociale et la stabilité.</em>« </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-information-nouveau-champ-de-bataille-sahelien"><strong>L’information, nouveau champ de bataille sahélien</strong></h2>



<p>Dans sa réponse, le général Assimi Goïta n’a pas cherché à dramatiser davantage, mais il n’a rien édulcoré. La désinformation, a-t-il rappelé, ne relève ni de la critique légitime ni du débat démocratique. Elle constitue une menace directe pour la sécurité nationale.</p>



<p>Pour autant, le chef de l’État s’est efforcé de maintenir une ligne de crête : oui à la liberté de la presse, non à la liberté de nuire. Oui au pluralisme, non à la manipulation. Un équilibre délicat, dans un contexte où la régulation est souvent perçue, à tort ou à raison, comme un instrument de contrôle.</p>



<p>Ce qui ressort de cette séquence, c’est la conviction partagée que le Mali, à l’instar de ses partenaires du Sahel central, ne se bat plus seulement pour son territoire, mais pour son récit. Dans un monde où l’image précède souvent le fait, contrôler le tempo de l’information devient un enjeu de souveraineté.</p>



<p>Le CNEAME, la HAC, la Maison de la Presse et l’exécutif semblent désormais alignés sur ce diagnostic. Pour faire face à cette campagne médiatique contre le Mali, Bandiougou Danté recommande la conjugaison des efforts : « <em>Face à cette menace, toute réponse isolée est vouée à l&rsquo;échec. Aucun d&rsquo;entre nous, seul dans son coin, ne peut prétendre endiguer ce fléau</em>. [&#8230;] <em>Nous devons dégager une synergie d&rsquo;action. </em>[&#8230;] <em>En clair, La réponse doit être collective, coordonnée, et inclusive.</em>« </p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La «fabrique du mensonge» : comment le Mali résiste à la déstabilisation médiatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 14:25:16 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali lutte contre la fabrique du mensonge : un récit sur la résistance à la manipulation de l'information et à l'influence extérieure.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Face à une offensive médiatique sans précédent, où rumeurs orchestrées et récits tronqués cherchent à fragiliser ses institutions, le Mali a choisi de mener une autre bataille : celle de la souveraineté de la parole. Entre manipulations informationnelles, pressions extérieures et réveil citoyen, Bamako oppose une résistance méthodique. Dans cette guerre des récits, le pays dévoile une vérité inattendue : la stabilité ne se gagne plus seulement sur les champs de bataille, mais dans l’arène stratégique de l’opinion.</em></strong><em></em></p>



<p>La bataille que mène aujourd’hui le Mali ne se joue plus seulement sur les terrains accidentés de Tessalit ou dans les vallées du Gourma. Elle se déroule aussi sur un autre front, plus invisible mais tout aussi décisif : celui de l’information. Là où se façonnent les perceptions, où s’orientent les opinions et où se construit la conscience collective.&nbsp;</p>



<p>Ce qui se joue désormais dépasse largement la maîtrise d’un territoire. C’est la conquête des esprits. Dans cette guerre silencieuse, la fabrication du mensonge, ou, pour reprendre Noam Chomsky, la «&nbsp;<em>Fabrique du consentement</em>&nbsp;», est devenue une arme redoutable, parfois plus efficace que les fusils et les blindés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-offensive-mediatique-d-une-rare-intensite"><strong>Une offensive médiatique d’une rare intensité</strong></h3>



<p>Depuis plusieurs années, le pays est la cible d’une offensive médiatique d’une intensité rare. Titres sensationnalistes, analyses biaisées, reportages approximatifs. Un récit noir, souvent caricatural, s’impose dans certains médias internationaux. Au lieu de raconter le Mali, on l’annonce en ruine. Au lieu d’informer, on prédit l’effondrement. Des émissions scénarisées à l’avance orchestrent l’idée d’un chaos imminent — un chaos qui finit par sembler inéluctable tant il est répété. La fabrique de l’info remplace l’information, et la peur devient un levier de domination.</p>



<p>Ces récits fabriqués ne troublent pas seulement l’opinion publique, ils sapent les institutions, minent la confiance des citoyens et perturbent l’action gouvernementale. En relayant, parfois sans s’en rendre compte, la propagande de groupes armés, certains journalistes offrent une caisse de résonance à ceux qui prospèrent sur l’instabilité. L’histoire récente — de la Syrie à la Libye — rappelle combien le terrorisme s’appuie sur le mensonge comme un cheval de Troie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-riposte-fondee-sur-la-souverainete"><strong>Une riposte fondée sur la souveraineté</strong></h3>



<p>Face à cette offensive, les autorités maliennes aussi bien que le peuple malien ont décidé de ne plus subir. Ils ont compris que défendre le pays ne consiste pas seulement à protéger son territoire. Mais plutôt à défendre aussi sa parole, son récit, sa vérité. La régulation des médias, la suspension temporaire de certains canaux de diffusion, la mise en place d’une communication publique plus structurée s’inscrivent dans cette stratégie. Ces mesures, souvent critiquées de l’extérieur, ne relèvent pas d’une censure arbitraire : elles répondent à un impératif de souveraineté. Dans un monde où l’information est une arme, riposter, ce n’est pas se taire : c’est refuser d’être pris en otage.</p>



<p>Cette bataille de l’information n’est pas portée seulement par les institutions. Une prise de conscience citoyenne, profonde et nouvelle, est en train d’émerger. De plus en plus de Maliens apprennent à vérifier, à croiser, à questionner. Les radios locales, les journalistes responsables et les plateformes citoyennes reconstruisent un espace médiatique crédible, enraciné dans la réalité du pays. L’idée, longtemps répétée, selon laquelle le peuple malien serait manipulable à merci, vole en éclats. Il se révèle aujourd’hui gardien vigilant de la vérité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-rumeur-devient-arme-economique"><strong>Quand la rumeur devient arme économique</strong></h3>



<p>La désinformation s’est par ailleurs incrustée dans les crises économiques et sociales. Les pénuries de carburant, la flambée de la contrebande ou les perturbations du transport ont été amplifiées par des rumeurs destinées à semer la panique. Là encore, l’État a réagi en sécurisant les convois, en régulant les circuits de distribution et en asséchant les réseaux illicites. Preuve que la souveraineté ne se limite pas aux frontières, elle s’exerce aussi dans la gestion de l’économie, de la logistique et&#8230; de la vérité.</p>



<p>L’expérience malienne dépasse désormais ses frontières. Elle illustre, pour d’autres États africains, comment résister à une fabrique du mensonge devenue un instrument global de domination. Certains analystes, faute de terrain ou par paresse méthodologique, ont préféré fabriquer un récit conforme à leurs attentes. Mais les faits contredisent leurs scénarios : la réalité malienne échappe à ceux qui la racontent sans la connaître.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-souverainete-intellectuelle-comme-ultime-rempart"><strong>La souveraineté intellectuelle comme ultime rempart</strong></h3>



<p>Ce que vit le Mali n’est pas une simple crise&nbsp;; c’est une épreuve de vérité. Les masques tombent, les prédictions s’effondrent, et la résilience d’un peuple se révèle. Là où la cabale médiatique espérait l’effondrement, elle rencontre la dignité. Là où l’on annonçait la fragmentation, surgit la cohésion. Le Mali se tient debout — lucide, déterminé, maître de sa destinée.</p>



<p>En déjouant la guerre du mensonge, le pays trace une voie d’indépendance nouvelle : celle qui conjugue souveraineté territoriale et souveraineté intellectuelle. Dans cette reconquête des esprits, il rappelle une vérité simple mais fondamentale : malgré les tempêtes annoncées, la vérité demeure la plus puissante des armes.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Assainissement du secteur de la communication : vers un encadrement juridique de l’utilisation des réseaux sociaux </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 May 2025 07:53:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Taabolow ani Tabiaw]]></category>
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		<category><![CDATA[Bandiougou Danté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'atelier sur l'encadrement juridique des réseaux sociaux au Mali aborde les défis et solutions pour un usage responsable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le paysage médiatique du Mali est en pleine expansion, surtout avec l’avènement des médias sociaux. Cependant, l’usage, qu’en font une très grande majorité de Maliens des réseaux sociaux, sort totalement de la déontologie de la profession de journaliste. Pour dégager des pistes de solution à cette mauvaise utilisation des médias sociaux, les autorités ont initié une rencontre de réflexions impliquant tous les acteurs concernés.</em></strong></p>



<p>C’était à travers un atelier d’échanges et de partage tenu du 13 au 15&nbsp;mai 2025 dans un hôtel de la périphérie de Bamako. Cet atelier a réuni des journalistes, créateurs de contenu, responsables institutionnels et acteurs de la société civile autour d’une réflexion commune sur les défis liés à l’usage des réseaux sociaux au Mali.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-echanges-fructueux-nbsp"><strong>Des échanges fructueux&nbsp;</strong></h3>



<p>Les participants ont échangé sur beaucoup de sujets relatifs tels que l’état des lieux, les défis et perspectives de la presse en ligne. Un panorama global et national de l’utilisation des réseaux sociaux a été dressé. Les défis liés à l’éducation aux médias, à la vérification de l’information, à la régulation de l’espace numérique et à l’inclusion numérique ont été aussi discutés. Des éclairages sur les initiatives en cours, notamment la nouvelle Politique nationale de développement du numérique et la Stratégie nationale de Cybersécurité, en attente d’adoption par le Gouvernement ont été apportés.&nbsp;</p>



<p>Quant au ministre de la Communication, il a souligné que cet atelier vise à&nbsp;<em>« renforcer les passerelles entre la presse traditionnelle et les médias sociaux »<strong>&nbsp;</strong></em>dans une logique de complémentarité, de responsabilité collective et de contribution à la stabilisation du pays. Il a salué le rôle crucial des journalistes et influenceurs dans la guerre de l’information, les appelant à une mobilisation nationale au service de la vérité, de la cohésion et de la souveraineté.&nbsp;</p>



<p>Pour sa part, le Secrétaire général du ministère de la Communication est intervenu à plusieurs reprises pour rappeler que les textes de régulation ont déjà été élaborés et validés techniquement. Il a exhorté les acteurs à se concentrer sur les vrais défis du secteur : renforcement des capacités, indépendance économique, respect de l’éthique et de la déontologie. Il a notamment souligné l’impératif de préserver la mission de service public des médias, à l’abri des influences économiques ou politiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-recommandations-ont-ete-formulees-nbsp"><strong>Des recommandations ont été formulées&nbsp;</strong></h3>



<p>À l’issue de ces échanges, beaucoup de recommandations ont été formulées par les participants. Il s’agit principalement de la nécessité d’organiser des cadres similaires avec les médias sociaux, de clarifier les rôles dans l’écosystème de l’information, et de poursuivre les réformes réglementaires en cours. À titre d’information, le chef de cabinet du ministre de la Communication a indiqué que les textes de régulation sont, actuellement, en attente de validation au niveau gouvernemental.</p>



<p>Il faut signaler que d’après Bandiougou Danté, président de la maison de la presse, le Mali compte plus de 500&nbsp;radios de proximité, près de 200&nbsp;journaux, 40&nbsp;télévisions et 500&nbsp;agences de communication. Et de poursuivre que les défis communs sont, entre autres, la précarité économique, le manque de structuration et le besoin urgent de digitalisation.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Sahel face au miroir occidental : reprendre la main sur le récit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 23:29:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[AES médias]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des États du sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Communication stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[Contre-désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[Défense du narratif sahélien]]></category>
		<category><![CDATA[Franc CFA]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre de l’image]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté informationnelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’Alliance des États du Sahel (AES) mène une contre-offensive informationnelle face au narratif imposé par les médias étrangers. Une stratégie de communication souveraine pour défendre l’image du Sahel sur la scène internationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Depuis leur création en septembre 2023, les États de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso, Niger — mènent un double combat. D’un côté, celui, bien visible, contre le terrorisme et les fragilités de leurs institutions. De l’autre, plus insidieux, une guerre de l’image, où le champ de bataille n’est ni la brousse ni le désert, mais les ondes, les écrans, les mots.</em></strong></p>



<p>Depuis Paris, Washington ou Genève, on parle du Sahel à la troisième personne. On dissèque, on commente, on juge. Avec des lunettes déformantes, souvent sélectives, toujours étrangères. La démocratie n’y serait qu’un souvenir lointain, les coups d’État, une routine ; les peuples, silencieux et instrumentalisés. Ce narratif imposé, binaire et sans nuances, a longtemps dominé les colonnes des grands médias. Il était temps que les peuples sahéliens, eux, prennent enfin la parole.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-raconter-une-afrique-sahelienne-digne"><strong>Raconter une Afrique sahélienne digne</strong></h3>



<p>C’est précisément ce à quoi s’attèle aujourd’hui l’AES. Car au-delà des communiqués militaires, une révolution silencieuse est en cours&nbsp;: celle de la souveraineté informationnelle comme remède au « <em>terrorisme informationnel</em> » décrit par le président Assimi Goïta. En août 2024, à Bamako, un atelier stratégique a rassemblé les cerveaux numériques et communicants des trois capitales. Objectif ? Forger un discours commun, authentique, aligné sur les réalités vécues, et non dicté par les intérêts d’anciennes puissances ou d’experts en chambre.</p>



<p>Mais cette stratégie va bien au-delà des mots. Elle vise à bâtir un contre-pouvoir informationnel. Une plateforme numérique régionale a ainsi vu le jour. Une chaine de télévision devrait bientôt être créée au sein de cet espace. Des diplomates formés à la prise de parole publique. Des campagnes coordonnées à l’échelle du Sahel. Et surtout, une volonté affichée de parler au monde, sans filtre ni intermédiaire.</p>



<p>Car il ne s’agit pas de se plaindre ou de se justifier, mais de raconter. Raconter les efforts — réels — de sécurisation du territoire. Raconter les succès économiques locaux, les femmes qui entreprennent, les jeunes qui innovent. Raconter une Afrique sahélienne digne, debout, en quête de stabilité, mais sans renier sa souveraineté.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-reprendre-la-main-sur-son-image"><strong>Reprendre la main sur son image</strong></h3>



<p>Cette stratégie de communication est politique dans le sens noble du terme. Elle réhabilite la parole des États africains, longtemps décrédibilisés par l’audience disproportionnée des experts étrangers et par une presse internationale plus prompte à traquer les défaillances qu’à relayer les résiliences. Elle redonne aux citoyens sahéliens un droit fondamental&nbsp;: celui de se raconter eux-mêmes.</p>



<p>Dans une époque où la vérité est souvent battue en brèche par la viralité, où une image peut faire ou défaire une légitimité, le contrôle du récit devient une arme stratégique. L’AES l’a compris. Reprendre la main sur son image, ce n’est pas maquiller la réalité, c’est refuser qu’elle soit confisquée.</p>



<p>La guerre de l’information est donc aussi décisive que celle des territoires. Et dans les deux cas, l’enjeu est le même&nbsp;: la souveraineté.</p>



<p><strong>Bakary Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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