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	<title>Archives des souveraineté économique Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des souveraineté économique Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : les 11 projets qui doivent transformer le pays d’ici 2063</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 13:26:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez la Vision Mali 2063, un plan ambitieux pour transformer l'économie et renforcer la souveraineté du Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans le cadre de la Vision Mali 2063, les autorités maliennes de la transition misent sur onze projets structurants pour transformer durablement l’économie du pays et renforcer sa souveraineté. Ces programmes d’envergure constituent la colonne vertébrale d’un ambitieux plan de développement destiné à faire du Mali une nation émergente d’ici quatre décennies.</em></strong></p>



<p>Et si le Mali préparait dès aujourd’hui son horizon de 2063 ? À travers une vision stratégique de long terme, Bamako mise sur onze projets structurants pour refonder son économie, renforcer sa souveraineté et transformer durablement son modèle de développement. Agriculture, énergie, industrie, technologie ou urbanisme : ces grands chantiers doivent servir de moteur à une ambition assumée — faire du Mali une nation émergente au cœur du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-strategique-a-long-terme"><strong>Une vision stratégique à long terme</strong></h2>



<p>Avec la Vision « <em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em> », les autorités maliennes entendent tracer une trajectoire de transformation profonde du pays. Conçue comme un projet national participatif, cette stratégie place le citoyen au cœur du développement et vise à bâtir une nation souveraine, stable et prospère.</p>



<p>Le scénario retenu est celui du renouveau pour un Mali uni dans sa diversité culturelle, doté d’une économie forte, d’une gouvernance consolidée et d’un niveau élevé de développement humain. Mais au cœur de cette ambition se trouve un levier central. Il s’agit des projets structurants, conçus pour transformer les bases productives du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-onze-projets-pour-changer-l-economie-malienne"><strong>Onze projets pour changer l’économie malienne</strong></h2>



<p>Pour concrétiser cette vision, le gouvernement a identifié onze programmes majeurs capables de soutenir la transformation économique et sociale du pays.</p>



<p>Le premier, « <em>Farafinna Jiginɛ </em>», vise à faire du Mali un grenier agricole capable non seulement de nourrir sa population mais aussi d’approvisionner la sous-région.</p>



<p>Le projet « <em>Yeelen Kura</em> » ambitionne quant à lui d’éclairer le Mali en développant massivement la production et l’accès à l’énergie, un facteur essentiel pour l’industrialisation.</p>



<p>La stratégie prévoit également un vaste programme d’industrialisation afin de transformer localement les ressources nationales et d’accroître la valeur ajoutée.</p>



<p>Autre initiative symbolique : « <em>Kanku Musa Seginna</em> », inspirée de l’âge d’or de l’empire du Mali et de la prospérité associée à la figure historique de Mansa Musa.</p>



<p>Le projet « <em>Intégrer le Mali au monde </em>» vise à renforcer les infrastructures logistiques, commerciales et diplomatiques pour mieux connecter le pays aux échanges internationaux.</p>



<p>Du côté des villes, le programme « <em>Sigida Yiriwa </em>» doit améliorer la qualité de vie dans la capitale et dans les grandes villes régionales grâce à des politiques urbaines modernisées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-miser-sur-la-technologie-et-le-capital-humain"><strong>Miser sur la technologie et le capital humain</strong></h2>



<p>La Vision 2063 accorde également une place centrale à l’économie du savoir. Le projet Hub technologique sous-régional ambitionne de faire du Mali un pôle numérique capable d’attirer start-up, innovations et investissements dans le secteur des technologies.</p>



<p>Le programme Sankoré, en référence à la prestigieuse tradition intellectuelle de Tombouctou, vise quant à lui à transformer le système éducatif afin de former des ressources humaines qualifiées et compétitives.</p>



<p>À ces initiatives s’ajoutent « <em>Mali Vert et Bien-être</em> », destiné à renforcer la résilience environnementale et sociale, ainsi que un vaste programme de réformes institutionnelles pour améliorer la gouvernance publique.</p>



<p>Enfin, le projet <em>Kunnafoni Taasira</em> prévoit la mise en place d’une infrastructure nationale de données géospatiales, outil stratégique pour la planification du développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-souverainete-et-croissance-economique"><strong>Sécurité, souveraineté et croissance économique</strong></h2>



<p>Au-delà de ces programmes, la Vision Mali 2063 repose sur plusieurs piliers stratégiques. Le premier concerne la sécurité, considérée comme la condition indispensable à toute transformation économique.</p>



<p>La stratégie vise également l’émergence économique, avec un objectif de croissance annuelle moyenne de 10 %, susceptible de porter le revenu par habitant à près de 13 900 dollars d’ici 2063.</p>



<p>Un autre axe majeur est celui de la souveraineté économique, qui passe notamment par une meilleure valorisation des ressources naturelles et une réduction de la dépendance financière extérieure.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reduire-la-pauvrete-et-renforcer-l-egalite-sociale"><strong>Réduire la pauvreté et renforcer l’égalité sociale</strong></h2>



<p>La Vision 2063 se fixe aussi des objectifs sociaux ambitieux. Le Mali ambitionne de réduire le taux de pauvreté de 44 % actuellement à 10 % d’ici 2063. Cette transformation devrait s’appuyer sur une meilleure redistribution de la richesse nationale et sur des politiques visant à réduire les inégalités.</p>



<p>Le pays vise également un indice de Gini de 0,24, signe d’une société plus égalitaire. L’accès universel à l’eau potable constitue également un objectif prioritaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quatre-decennies-pour-transformer-le-pays"><strong>Quatre décennies pour transformer le pays</strong></h2>



<p>La mise en œuvre de la Vision Mali 2063 est structurée en quatre grandes phases. La première (2024-2033) sera consacrée à la refondation de l’État et à la transformation structurelle de l’économie, notamment par le renforcement de la sécurité, la souveraineté alimentaire et l’amélioration de la gouvernance.</p>



<p>La deuxième phase (2034-2043) devrait permettre au Mali d’atteindre l’émergence économique, grâce au développement des industries et des technologies avancées. Quant à la troisième (2044-2053), elle mettra l’accent sur le développement humain, avec des investissements massifs dans l’éducation, la santé et les infrastructures. Enfin, la dernière phase (2054-2063) sera celle de la consolidation, marquée par l’achèvement de l’industrialisation et la montée en puissance du secteur des services.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-transformation-inspiree-par-le-mali-kura"><strong>Une transformation inspirée par le « Mali Kura »</strong></h2>



<p>Au cœur de cette vision se trouve un nouveau modèle de développement, baptisé « <em>Mali Kura Taasira </em>», qui repose sur plusieurs principes : un État fort, un patriotisme économique affirmé, une réforme profonde de l’éducation et une mobilisation accrue de la jeunesse et des femmes.</p>



<p>Dans un contexte régional marqué par les défis sécuritaires et économiques, les 11 projets structurants apparaissent ainsi comme les leviers majeurs de cette transformation.</p>



<p>Reste désormais à transformer cette vision stratégique en réalisations concrètes, condition sine qua non pour que le Mali puisse atteindre son ambition de devenir, d’ici 2063, une nation souveraine, émergente et durablement développée.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide"/>



<p><em>Dans les prochaines publications, nous reviendrons en détail sur chacun de ces onze projets structurants, afin d’en analyser les objectifs, les enjeux économiques et les transformations qu’ils pourraient apporter au Mali dans les décennies à venir.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Redistribution du Fonds minier : vers la fin de la malédiction de l’or malien ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 10:30:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>La redistribution des revenus des richesses au Mali vise à faire profiter l’exploitation minière aux territoires qui la produisent.</p>
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<p><strong><em><strong><em>Longtemps accus</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e de profiter davantage aux multinationales qu</em></strong></em></strong>’<strong><em><strong><em>aux populations locales, la richesse&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>aurif</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>re</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;du Mali pourrait-elle enfin b</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>n</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ficier aux territoires qui la produisent ? Avec la r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>forme du Code minier et l</em></strong></em></strong>’<strong><em><strong><em>adoption d</em></strong></em></strong>’<strong><em><strong><em>une politique de contenu local en 2023, les autorit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s de transition, dirig</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>es par le&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>G</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>n</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ral d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>arm</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Assimi Go</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ï</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ta</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>,</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;entendent transformer l</em></strong></em></strong>’<strong><em><strong><em>exploitation mini</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>re en moteur de d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>veloppement pour les collectivit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s. Redistribution des revenus, fonds d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>di</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s aux communes et participation accrue de l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’É</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>tat : ces mesures ambitionnent de faire des ressources du sous-sol un v</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ritable levier de justice territoriale et de souverainet</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>conomique.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>L’or commence enfin&nbsp;à&nbsp;briller pour les Maliens. Grâce&nbsp;à&nbsp;une réforme courageuse et structurante du secteur minier engagée par les autorités maliennes de la Transition en 2023, les collectivités territoriales commencent progressivement&nbsp;à&nbsp;percevoir les retombées des richesses du sous-sol national. Pendant longtemps, les dividendes de&nbsp;ces ressources ont&nbsp;été&nbsp;largement extraverties, au profit d’intérêts privés&nbsp;étrangers, dans un système qui a dominé&nbsp;la gouvernance du pays durant plusieurs décennies.</p>



<p>Depuis son arrivée au pouvoir en juin 2021, s’il est une orientation que le président de la transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a voulu inscrire au cœur de son action publique, c’est bien celle de la co-construction avec les citoyens et de la souveraineté&nbsp;nationale. Dans sa vision, l’action de l’État doit rester guidée par le bien-être des Maliens. C’est dans cet esprit que les membres du gouvernement ont&nbsp;été&nbsp;appelés&nbsp;à&nbsp;faire de l’intérêt général la boussole de chacune de leurs initiatives.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-divers-fonds-miniers-nbsp"><strong>Les divers Fonds miniers&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>En décembre 2021, les Maliens se sont réunis&nbsp;—&nbsp;dans le cadre des Assises nationales de la refondation&nbsp;—&nbsp;sur toute l’étendue du territoire national afin de réfléchir aux maux qui&nbsp;minent&nbsp;le pays et de préconiser des solutions viables pour une souveraineté&nbsp;pleine et entière dans l’ensemble des secteurs vitaux de la nation. C’est dans ce cadre qu’il a&nbsp;été&nbsp;recommandé&nbsp;dans le rapport final des ANR d’«&nbsp;<em>augmenter l</em>’<em>impact des ressources mini</em><em>è</em><em>res sur l</em><em>’é</em><em>conomie communautaire et nationale&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>travers la construction d</em>’<em>infrastructures de base : routes,&nbsp;</em><em>é</em><em>coles, centres de sant</em><em>é</em><em>,&nbsp;</em><em>é</em><em>lectricit</em><em>é&nbsp;</em>». Il a&nbsp;également&nbsp;été&nbsp;recommandé&nbsp;d’«&nbsp;<em>é</em><em>laborer une politique nationale de contenu local (notamment au niveau du secteur minier)&nbsp;</em>».</p>



<p>Par-delà&nbsp;les discours sur la souveraineté économique, une question demeure centrale au Mali : comment faire en sorte que l’immense richesse minière du pays profite réellement aux populations qui vivent sur ces territoires ? La réponse&nbsp;à&nbsp;cette question est donnée dans le nouveau Code minier et dans la loi relative au Contenu local dans le secteur minier en août 2023. Il s’agit là&nbsp;d’un&nbsp;«&nbsp;<em>ensemble de dispositions et de mesures qui exigent des entreprises mini</em><em>è</em><em>res qu</em>’<em>elles donnent la priorit</em><em>é&nbsp;</em><em>aux nationaux, aux communaut</em><em>é</em><em>s locales, aux entreprises nationales et aux mat</em><em>é</em><em>riaux produits localement dans l</em>’<em>ex</em><em>é</em><em>cution de leurs activit</em><em>é</em><em>s</em>&nbsp;».</p>



<p>La révision du Code minier a permis de créer cinq fonds miniers : le Fonds minier de développement local ; le Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés ; le Fonds de financement de la promotion du secteur minier ; le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement des capacités et de la formation ; et enfin le Fonds de réalisation des infrastructures&nbsp;énergétiques, hydrauliques et de transport.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-fin-de-la-mal-e-diction-des-ressources-naturelles-nbsp"><strong>Fin de la mal</strong><strong>é</strong><strong>diction des ressources naturelles&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>La remise symbolique de chèques géants&nbsp;à&nbsp;plusieurs communes par le président de la transition, le Général d’armée Assimi Goïta, le 12 mars 2026 au palais de Koulouba, entre dans le cadre de la mise en&nbsp;œuvre du Fonds minier de développement local.&nbsp;«&nbsp;<em>Le Fonds minier de d</em><em>é</em><em>veloppement local est affect</em><em>é&nbsp;</em><em>au financement des plans nationaux, r</em><em>é</em><em>gionaux et communaux de d</em><em>é</em><em>veloppement</em>&nbsp;», lit-on dans l’article 95 du Code minier de 2023.</p>



<p>L’organisation et le fonctionnement de ce fonds sont définis par décret pris en Conseil des ministres, tandis que les ministères chargés des Mines et des Finances publient chaque année un rapport détaillé&nbsp;sur les contributions et leur gestion, explique le Code minier. Les ressources versées aux collectivités territoriales doivent&nbsp;être intégrées dans leurs programmes d’investissements communautaires et utilisées conformément aux plans de développement conclus avec les sociétés minières. Leur utilisation fait l’objet de rapports annuels approuvés par les conseils municipaux et régionaux et contrôlés par l’État, puis publiés officiellement afin de garantir la transparence.</p>



<p>Dans la vision 2063 du Mali, il est&nbsp;également expliqué&nbsp;les apports indéniables du nouveau Code minier dans le cadre de la souveraineté économique du Mali.&nbsp;«&nbsp;<em>Le nouveau Code permettra de g</em><em>é</em><em>n</em><em>é</em><em>rer des revenus annuels suppl</em><em>é</em><em>mentaires d</em>’<em>au moins 500 milliards de FCFA (803 millions de dollars). En plus, il permet d</em><em>é</em><em>sormais au gouvernement de prendre une participation de 10 % dans les projets miniers et lui offre l</em>’<em>option d</em>’<em>acheter 20 % suppl</em><em>é</em><em>mentaires au cours des deux premi</em><em>è</em><em>res ann</em><em>é</em><em>es de production commerciale. Une participation suppl</em><em>é</em><em>mentaire de 5 % pourra aussi&nbsp;</em><em>ê</em><em>tre octroy</em><em>é</em><em>e au secteur priv</em><em>é&nbsp;</em><em>malien, portant les int</em><em>é</em><em>r</em><em>ê</em><em>ts publics et priv</em><em>é</em><em>s nationaux dans les nouveaux projets&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>35 %, contre 20 % dans l</em>’<em>ancien Code&nbsp;</em>», lit-on dans la Vision&nbsp;<em>Mali Kura&nbsp;</em><em>ɲɛ</em><em>taasira ka b</em><em>ɛ</em><em>n san 2063 ma</em>, une initiative&nbsp;«&nbsp;<em>ambitieuse et inclusive visant&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>transformer le Mali en une nation&nbsp;</em><em>é</em><em>mergente</em>&nbsp;».</p>



<p>Derrière ce geste politique, une réalité économique et territoriale demeure. Le Mali est l’un des principaux producteurs d’or du continent africain, mais nombre de collectivités locales situées dans les zones minières continuent de faire face&nbsp;à&nbsp;des infrastructures insuffisantes,&nbsp;à&nbsp;un accès limité&nbsp;aux services publics et aux impacts environnementaux de l’exploitation.</p>



<p>La création et la mise en&nbsp;œuvre effective du Fonds minier de développement local répondent précisément&nbsp;à&nbsp;cette contradiction et marque la fin des décennies de malédiction des ressources naturelles. Pour l’exercice 2025, ce mécanisme représente plus de 18,4 milliards de francs CFA, issus d’un prélèvement de 0,75 % du chiffre d’affaires des sociétés titulaires de titres d’exploitation et des opérateurs industriels de carrières. L’objectif est de transformer une part de la richesse extraite du sous-sol en investissements concrets dans les territoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-renforcement-de-la-coh-e-sion-sociale-et-la-r-e-duction-d-es-frustrations"><strong>Le renforcement de la coh</strong><strong>é</strong><strong>sion sociale et la r</strong><strong>é</strong><strong>duction d</strong><strong>es frustrations</strong><strong></strong></h2>



<p>La clé&nbsp;de répartition adoptée reflète une volonté&nbsp;de rééquilibrage territorial. La moitié&nbsp;des ressources est destinée aux communes directement affectées par l’activité&nbsp;minière. Un quart revient aux autres collectivités de la zone concernée, tandis que le dernier quart est redistribué à&nbsp;l’ensemble des collectivités territoriales du pays. Cette architecture vise&nbsp;à&nbsp;concilier compensation locale et solidarité&nbsp;nationale.</p>



<p>Dans un pays où&nbsp;les disparités régionales demeurent fortes, l’enjeu est majeur. Les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Bougouni, Kita, Tombouctou, San, Gao et Kidal figurent parmi celles concernées par cette redistribution symbolique, même si,&nbsp;à&nbsp;terme, les ressources doivent bénéficier&nbsp;à&nbsp;l’ensemble des communes maliennes.</p>



<p>Mais la question essentielle n’est pas seulement celle de la redistribution. Elle est aussi celle de l’utilisation de ces fonds. Les autorités insistent sur la nécessité&nbsp;de financer des projets structurants, conformément aux clauses de la loi relative au Contenu Local : infrastructures, services sociaux de base, initiatives&nbsp;économiques locales ou encore programmes d’employabilité&nbsp;pour les jeunes.</p>



<p>Dans les zones minières, les attentes sont immenses. L’exploitation des ressources naturelles peut&nbsp;être source de tensions sociales lorsque les populations locales ont le sentiment de ne pas bénéficier des retombées&nbsp;économiques.&nbsp;À&nbsp;l’inverse, une redistribution bien pensée peut contribuer&nbsp;à&nbsp;renforcer la cohésion sociale et&nbsp;à&nbsp;réduire les frustrations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-transformation-de-la-rente-extractive-en-levier-de-d-e-veloppement-durable"><strong>La transformation de la rente extractive en levier de d</strong><strong>é</strong><strong>veloppement durable</strong><strong></strong></h2>



<p>C’est pourquoi les autorités maliennes affirment vouloir encadrer strictement l’utilisation de ces ressources. Un mécanisme de suivi a&nbsp;été&nbsp;mis en place, reposant sur trois niveaux de contrôle : communal, régional et national. L’objectif est d’éviter que ces fonds ne se diluent dans des circuits administratifs opaques ou dans des pratiques de mauvaise gouvernance.</p>



<p>Dans un contexte où&nbsp;la lutte contre la corruption constitue une priorité, la crédibilité&nbsp;de ce dispositif dépendra précisément de sa capacité à&nbsp;garantir transparence et redevabilité.</p>



<p>Au-delà&nbsp;du cas malien, la question posée est celle du modèle de développement des pays riches en ressources naturelles. Trop souvent, l’abondance minière n’a pas empêché&nbsp;la persistance de la pauvreté&nbsp;locale. Le défi consiste donc&nbsp;à&nbsp;transformer la rente extractive en levier de développement durable.</p>



<p>L’adoption&nbsp;du Code minier et de la loi relative au Contenu local dans le secteur minier&nbsp;«&nbsp;<em>offre une grande opportunit</em><em>é&nbsp;</em><em>au gouvernement de la R</em><em>é</em><em>publique du Mali de mettre en place un fonds de ressources naturelles pour la gestion des revenus qui seront g</em><em>é</em><em>n</em><em>é</em><em>r</em><em>é</em><em>s dans le secteur minier gr</em><em>â</em><em>ce&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>ces r</em><em>é</em><em>formes&nbsp;</em>», rassure la Vision 2063.</p>



<p><strong>Noumoukai </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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