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	<title>Archives des souveraineté alimentaire &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des souveraineté alimentaire &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Agriculture au Mali : comment retenir les paysans sur leurs terres et freiner l’exode rural</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Face à l’exode rural, le Mali mise sur l’irrigation, la mécanisation, la formation, le financement agricole et les infrastructures pour renforcer la souveraineté alimentaire et améliorer les conditions de vie des paysans.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali est une nation paysanne. Près de 70 % de sa population active travaille la terre, et l&rsquo;agriculture représente environ 40 % du produit intérieur brut. Pourtant, des milliers de paysans quittent chaque année leurs villages pour les villes. Comment renverser cette tendance ? En rendant la vie rurale viable, digne et porteuse d&rsquo;avenir. C&rsquo;est exactement ce que visent les politiques agricoles engagées par les autorités maliennes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;agriculture malienne est bien plus qu&rsquo;un secteur économique : c&rsquo;est le socle de l&rsquo;identité nationale. Le riz du fleuve Niger, le coton du Sud, le mil des plaines sahéliennes, les mangues de Sikasso — ces productions alimentent des millions de familles et constituent l&rsquo;ossature du tissu social rural. Perdre les paysans, c&rsquo;est perdre bien plus qu&rsquo;une source de revenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est pourquoi les autorités de la Transition ont placé l&rsquo;agriculture au cœur de leur stratégie de développement souverain. L&rsquo;objectif est de faire du Mali un pays capable de nourrir sa population sans dépendre des importations, tout en offrant aux paysans des conditions de vie qui leur donnent envie de rester.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les leviers concrets pour ancrer les paysans dans leurs terroirs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première raison qui pousse un paysan à partir, c&rsquo;est la peur de ne pas récolter. Face à la variabilité climatique croissante au Sahel, l&rsquo;irrigation est la réponse la plus directe. Le Mali dispose d&rsquo;un atout considérable : le fleuve Niger et ses affluents traversent le pays sur des milliers de kilomètres, offrant un potentiel irrigable estimé à plus de 2,2 millions d&rsquo;hectares.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seulement une fraction de ce potentiel est actuellement exploitée. Les investissements dans les périmètres irrigués — comme ceux de l&rsquo;Office du Niger, qui a doublé sa production de riz en dix ans — montrent ce qui est possible à grande échelle. Chaque hectare irrigué supplémentaire, c&rsquo;est une famille paysanne qui peut planifier sa récolte indépendamment des caprices du ciel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Labourer à la houe plusieurs hectares sous le soleil sahélien est un travail épuisant, peu rentable et peu attractif pour les jeunes générations. La mécanisation — même partielle, même progressive — change radicalement l&rsquo;équation. Des tracteurs mutualisés au sein de coopératives, des batteuses à riz, des décortiqueuses à mil : ces outils transforment le travail agricole en activité productive et digne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des programmes publics de subvention à l&rsquo;équipement agricole ont permis à des milliers d&rsquo;exploitations maliennes d&rsquo;accéder à ces technologies à des prix abordables. C&rsquo;est un investissement dont le retour est immédiat : plus de surface cultivée, moins de pertes post-récolte, plus de revenus pour les familles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Produire plus ne suffit pas si l&rsquo;on ne sait pas produire mieux. Les agents des services d&rsquo;encadrement agricole jouent un rôle décisif dans la diffusion des bonnes pratiques : rotation des cultures, gestion de la fertilité des sols, lutte intégrée contre les nuisibles, conservation des semences. Leur présence dans les villages, régulière et accessible, est la condition du changement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali a également développé des centres de formation professionnelle agricole qui forment chaque année des centaines de jeunes aux métiers de l&rsquo;agroélevage, de la pisciculture et de la transformation alimentaire. Ces diplômés retournent dans leurs régions avec des compétences qui leur permettent de créer de la valeur là où ils ont grandi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rendre la vie rurale attractive : au-delà des champs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Retenir les paysans sur leurs terres ne passe pas uniquement par des politiques agricoles. Cela passe aussi par la qualité de vie que le village peut offrir. Routes praticables en saison des pluies, accès à l&rsquo;eau potable, centres de santé fonctionnels, écoles équipées : ce sont ces infrastructures qui font la différence entre un village que l&rsquo;on quitte et un village où l&rsquo;on choisit de rester.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les investissements publics dans les zones rurales, amplifiés ces dernières années, commencent à produire des résultats visibles. Dans plusieurs régions, des routes ont désenclavé des zones agricoles entières, permettant aux producteurs d&rsquo;acheminer leurs récoltes vers les marchés dans de meilleures conditions et à moindre coût.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;un des grands freins au développement agricole malien est l&rsquo;accès difficile au crédit. Un paysan qui veut investir dans des semences améliorées, un équipement ou une petite unité de transformation se heurte souvent à des portes fermées. Les institutions de microfinance rurale, encouragées par l&rsquo;État malien, comblent progressivement ce vide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des fonds spéciaux dédiés à l&rsquo;agriculture familiale permettent à des milliers de petits exploitants d&#8217;emprunter à des taux accessibles, de rembourser après la récolte et de réinvestir dans leur exploitation. Ce modèle, éprouvé dans plusieurs pays africains, est en train de prendre racine au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les filières d&rsquo;avenir : coton, mangue, karité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l&rsquo;agriculture vivrière, le Mali mise sur des filières d&rsquo;exportation à haute valeur ajoutée. Le coton, longtemps dominé par des intermédiaires étrangers, fait l&rsquo;objet d&rsquo;une politique de valorisation locale croissante. La mangue de Sikasso, réputée sur les marchés européens, représente un potentiel encore largement sous-exploité. Le karité, dont le Mali est l&rsquo;un des premiers producteurs mondiaux, est au cœur d&rsquo;une industrie cosmétique mondiale en plein essor.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Développer ces filières localement — de la production à la transformation, de la transformation à l&rsquo;exportation — permettrait de multiplier les emplois ruraux et de retenir des populations qui, autrement, partiraient grossir les rangs des migrants urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retenir les paysans sur leurs terres n&rsquo;est pas une question de nostalgie. C&rsquo;est une nécessité économique, sociale et stratégique pour le Mali. Les outils existent : irrigation, mécanisation, formation, financement, infrastructures. Les politiques publiques s&rsquo;y emploient avec une détermination croissante. Le défi est immense, mais les exemples de réussite dans les campagnes maliennes montrent que le chemin est tracé. L&rsquo;avenir du Mali se cultive aussi dans ses champs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Agriculture au Mali : Assimi Goïta dévoile les mesures clés pour la campagne agricole 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 15:28:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réuni à Koulouba, le Conseil supérieur de l’agriculture a adopté les orientations de la campagne agricole 2026. Subventions aux engrais, soutien au coton et souveraineté alimentaire sont au cœur de la stratégie du Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni à Koulouba à l&rsquo;approche de la campagne agricole 2026, le Conseil supérieur de l&rsquo;agriculture a fixé les grandes orientations du secteur. Entre subventions renforcées, soutien aux filières stratégiques et ambition de souveraineté alimentaire, les autorités maliennes affichent leur volonté de faire de l&rsquo;agriculture l&rsquo;un des piliers du « Mali Kura ».</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques semaines du lancement de la campagne agricole 2026, les autorités maliennes ont voulu envoyer un signal fort au monde rural. Réuni mardi 9 juin au palais de Koulouba sous la présidence du général d&rsquo;armée Assimi Goïta, le Conseil supérieur de l&rsquo;agriculture (CSA) a dessiné les contours d&rsquo;une nouvelle offensive en faveur de la production agricole nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Instituée par la Loi d&rsquo;orientation agricole, cette rencontre annuelle rassemble les principaux acteurs du secteur : gouvernement, organisations professionnelles, chambres d&rsquo;agriculture et représentants des filières de production. Un rendez-vous devenu stratégique dans un pays où l&rsquo;agriculture demeure le principal pourvoyeur d&#8217;emplois et de revenus pour une large partie de la population.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;agriculture au cœur du projet de refondation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, le président de la Transition a placé l&rsquo;agriculture au centre du projet de transformation économique porté par les autorités maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>C&rsquo;est grâce au courage, à la résilience et à la détermination des producteurs que nous relevons progressivement le défi de la transformation et de la modernisation de notre agriculture</em>&nbsp;», a déclaré Assimi Goïta devant les participants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l&rsquo;État a réaffirmé sa volonté de faire du secteur agricole un moteur de croissance, de création de richesses et de stabilité sociale. Une ambition qui s&rsquo;inscrit dans la Vision 2063 du Mali et dans la Stratégie nationale pour l&rsquo;émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033), dont l&rsquo;un des axes majeurs repose sur le développement des chaînes de valeur agricoles à travers les futurs agropoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte régional marqué par les défis sécuritaires, climatiques et économiques, Bamako considère désormais la souveraineté alimentaire comme un enjeu stratégique au même titre que la sécurité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des mesures concrètes pour la campagne 2026</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour soutenir les producteurs face à la hausse des coûts de production et préserver la compétitivité des filières, plusieurs mesures d&rsquo;accompagnement ont été annoncées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le prix subventionné du kilogramme de coton graine de premier choix est fixé à 300 FCFA. Les autorités maintiennent également une politique de soutien aux intrants agricoles avec un prix subventionné de 15 000 FCFA pour le sac de 50 kilogrammes d&rsquo;engrais minéraux et de 3 000 FCFA pour les engrais organiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les semences améliorées bénéficient elles aussi d&rsquo;un accompagnement public. Le kilogramme de semence hybride de maïs est fixé à 1 500 FCFA tandis que le biostimulant OVALIS sera proposé à 17 500 FCFA le kilogramme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre décision importante : le maintien de l&rsquo;affectation de 10 % des graines de coton aux huileries agréées destinées à l&rsquo;alimentation animale, une mesure saluée par les acteurs des filières élevage et agriculture.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une résilience agricole malgré les difficultés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les contraintes sécuritaires et les aléas climatiques, les résultats provisoires de la campagne écoulée témoignent, selon les autorités, de la capacité de résistance du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l&rsquo;Agriculture a présenté des chiffres encourageants : plus de 11,4 millions de tonnes de céréales produites, 433 700 tonnes de coton, près de 158 000 tonnes de viande contrôlée, plus de 17 000 tonnes de lait collecté et plus de 122 000 tonnes de poisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des performances qui traduisent, selon le gouvernement, les effets des politiques de soutien engagées ces dernières années.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le monde rural salue les efforts de l&rsquo;État</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au nom des producteurs, le président de l&rsquo;Assemblée permanente des chambres d&rsquo;agriculture du Mali (APCAM), Sanoussy Bouya Sylla, a salué les mesures prises par les autorités depuis cinq ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a notamment cité la récupération et la sécurisation des terres agricoles de Samanko, les programmes de subvention des tracteurs, la détaxation des aliments destinés à l&rsquo;aviculture et à la pisciculture, la criminalisation du vol de bétail ou encore les achats institutionnels de riz directement auprès des producteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant d&rsquo;initiatives qui, selon les représentants du monde rural, ont contribué à améliorer les conditions de production et à renforcer la résilience des exploitations agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations professionnelles ont toutefois rappelé plusieurs défis à relever, notamment les difficultés d&rsquo;approvisionnement en poussins d&rsquo;un jour pour les éleveurs, les risques liés aux prévisions d&rsquo;un hivernage déficitaire et la nécessité d&rsquo;accélérer l&rsquo;opérationnalisation du Fonds national d&rsquo;appui à l&rsquo;agriculture afin de faciliter l&rsquo;accès au financement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La souveraineté alimentaire comme horizon</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de cette 16ᵉ édition du Conseil supérieur de l&rsquo;agriculture, un consensus émerge : face aux défis économiques et géopolitiques, le Mali entend faire de son agriculture un instrument de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers le projet structurant «&nbsp;<em>Farafinna Jigine</em>&nbsp;» et la Vision 2063, les autorités misent sur la modernisation des exploitations, l&rsquo;industrialisation des filières agricoles et la valorisation des productions locales pour réduire la dépendance alimentaire du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de recomposition économique et politique, l&rsquo;agriculture apparaît plus que jamais comme l&rsquo;un des leviers majeurs de la stratégie de refondation portée par les autorités de la Transition. Une ambition qui devra désormais se mesurer aux réalités du terrain et aux défis climatiques qui attendent la campagne 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oumar Fomba </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : le gouvernement suspend les importations de riz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 17:30:49 +0000</pubDate>
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<p>Le Burkina Faso suspend les importations de riz afin de soutenir la production nationale et renforcer la souveraineté alimentaire. Les opérateurs disposent d’un délai de deux mois pour écouler les autorisations déjà délivrées.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un communiqué conjoint signé ce mercredi 29 avril 2026 par trois départements ministériels, à savoir le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, ainsi que le ministère de l’Économie et des Finances, le gouvernement burkinabè a annoncé la suspension de l’importation du riz. Cette décision vise à promouvoir la consommation du riz local et à soutenir les producteurs nationaux dans un contexte de souveraineté alimentaire.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document précise que toutes les autorisations spéciales d’importation de riz sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Toutefois, les opérateurs disposant d’autorisations déjà délivrées bénéficient d’un délai de deux mois pour finaliser leurs formalités. Passé ce délai, aucune cargaison de riz importé ne sera tolérée. Cette mesure traduit une volonté claire de réorienter le marché vers les productions locales et de réduire la dépendance aux importations.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Suspension des importations de riz</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement appelle à un esprit d’économie patriotique. Les opérateurs économiques sont invités à coopérer avec les services techniques de l’État pour assurer le respect de la décision. Les autorités insistent sur la nécessité de soutenir les producteurs locaux et de renforcer la solidarité nationale. Les consommateurs sont également encouragés à privilégier le riz local afin de valoriser le travail des agriculteurs burkinabè.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué avertit que toute violation de cette mesure entraînera des sanctions prévues par les textes en vigueur. Pour renforcer le dispositif de contrôle, des numéros verts ont été mis à disposition afin de signaler les cas de non-respect. Cette disposition traduit la volonté des autorités de garantir l’application stricte de la suspension et d’impliquer la population dans le suivi.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Adaptation des importateurs locaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation des filières agricoles locales. Le Burkina Faso produit du riz en quantité croissante, mais les importations freinent la commercialisation du riz national. En limitant l’entrée du riz étranger, le gouvernement espère stimuler la demande pour le riz local, améliorer les revenus des producteurs et renforcer la sécurité alimentaire dans un contexte économique et climatique difficile.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les importateurs devront s’adapter à cette nouvelle situation. Certains craignent des perturbations dans l’approvisionnement, mais les autorités assurent que les producteurs locaux pourront répondre à la demande. Les services techniques sont mobilisés pour accompagner cette transition et éviter une hausse des prix. Le gouvernement mise sur la capacité des acteurs nationaux à relever le défi et à garantir un approvisionnement stable.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette suspension de l’importation du riz marque une étape importante dans la politique agricole du Burkina Faso. Elle traduit une volonté politique de soutenir l’économie nationale et de promouvoir le « consommer local ». Les producteurs sont placés au centre de la stratégie, et les consommateurs sont invités à participer à cet effort collectif. Le communiqué interministériel illustre ainsi une orientation forte vers l’autonomie alimentaire et la valorisation des ressources locales.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, l’Office du Niger face à l’équation production–financement</title>
		<link>https://saheltribune.com/au-mali-loffice-du-niger-face-a-lequation-production-financement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 12:14:36 +0000</pubDate>
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<p>L’Office du Niger se réunit pour évaluer ses performances 2026. Explorez les enjeux et priorités de la gouvernance.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au cœur des enjeux de souveraineté alimentaire, l’Office du Niger affine sa gouvernance. Réuni le 14 avril à Bamako, son Comité de gestion a passé au crible les performances du premier trimestre 2026 et esquissé les priorités à venir, entre contraintes conjoncturelles et ambitions structurelles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La première réunion du Comité de gestion de l’exercice 2026 de l’Office du Niger s’est tenue ce mardi 14 avril 2026 à Bamako, sous la présidence de son Président Directeur Général, Dr Samba Bocary Tounkara. Cette rencontre stratégique a permis d’évaluer les performances du premier trimestre, tout en jetant les bases des prochaines échéances agricoles dans un contexte marqué par des contraintes sécuritaires et énergétiques persistantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’ordre du jour figuraient l’adoption du procès-verbal de la dernière réunion de 2025 et l’examen du niveau d’exécution des recommandations formulées à cette occasion. Les membres du Comité ont également pris connaissance des conclusions des sessions du Conseil d’administration tenues les 7 et 8 avril 2026, offrant ainsi une lecture actualisée des orientations stratégiques de l’institution.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-contre-saison-agricole-des-avancees-sous-contraintes"><strong>Contre-saison agricole : des avancées sous contraintes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question du recouvrement de la redevance-eau a occupé une place centrale dans les débats. Les données arrêtées aux 31 mars et 10 avril 2026 ont mis en évidence l’importance de cette ressource pour assurer l’équilibre financier de l’Office du Niger. Dans un contexte de tensions budgétaires, l’amélioration de ce recouvrement apparaît comme un levier essentiel de résilience institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Comité s’est également penché sur l’état d’avancement de la contre-saison agricole 2025-2026. Les discussions ont porté sur les superficies exploitées, les niveaux de production attendus ainsi que les difficultés rencontrées, notamment en matière d’accès aux intrants et d’encadrement technique. Ces contraintes structurelles continuent de peser sur les performances globales du secteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-preparer-la-prochaine-campagne-dans-un-contexte-incertain"><strong>Préparer la prochaine campagne dans un contexte incertain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une logique d’anticipation, les participants ont examiné les dispositions à prendre pour assurer un bon démarrage de la campagne agricole 2026-2027. Les défis liés à la disponibilité du carburant, dans un contexte de crise énergétique, ainsi que les contraintes sécuritaires ont été largement évoqués. L’accent a été mis sur la nécessité de garantir l’accès aux intrants et de poursuivre les travaux d’entretien prévus dans le Programme Annuel d’Entretien (PAE) 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion a également permis d’aborder l’état d’exécution des travaux inscrits dans le PAE 2025, dont certains restent inachevés. Des propositions ont été formulées afin d’accélérer leur mise en œuvre et d’optimiser la gestion des projets en cours, dans une perspective d’amélioration continue des performances opérationnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ambition-de-transformation-a-long-terme"><strong>Une ambition de transformation à long terme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des enjeux immédiats, les échanges ont porté sur la Stratégie de Développement Global de l’Office du Niger (SDG-ON) ainsi que sur le Plan d’action pour le renouveau de l’institution. Ces outils traduisent une volonté affirmée de modernisation et de transformation structurelle, visant à renforcer le rôle central de l’Office dans le développement agricole du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette première réunion de l’année, l’Office du Niger confirme sa détermination à concilier gestion rigoureuse, adaptation aux contraintes conjoncturelles et projection stratégique à long terme. Dans un pays où l’agriculture demeure un pilier de l’économie, l’efficacité de cette institution reste un enjeu clé pour la sécurité alimentaire nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Session ordinaire d’avril du CNT : 32 textes en examen pour refonder l’État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 11:58:31 +0000</pubDate>
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<p>La session ordinaire d’avril du CNT examine des textes juridiques pour renforcer le cadre administratif de Mali. En savoir plus.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La session ordinaire d’avril 2026 du Conseil national de Transition (CNT) s’est ouverte le 13 avril au Centre international de conférences de Bamako. Prévue pour durer quatre-vingt-dix jours, elle marque une étape importante dans la vie institutionnelle du pays. Le CNT, organe législatif de la Transition, se prépare à examiner trente-deux textes, dont vingt-quatre nouveaux, inscrits à l’ordre du jour pour renforcer le cadre juridique et administratif du Mali.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Conformément à la Constitution, cette session parlementaire, prévue pour une durée maximale de 90 jours, sera consacrée à l’examen de trente-deux textes, dont vingt-quatre nouveaux. Parmi les projets de loi figurent des textes relatifs au Conseil supérieur de la magistrature, à la Police nationale, à la Protection civile, au statut général des fonctionnaires, ainsi qu’à la création de la Société de Patrimoine minier du Mali et de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales. Ces réformes visent à renforcer l’arsenal juridique et institutionnel du pays.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-session-legislative-decisive-nbsp"><strong>Une session législative décisive&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le général Diaw a exhorté les membres du CNT à faire preuve de rigueur, de responsabilité et d’un sens élevé de l’intérêt national. Il a rappelé que le peuple malien attend du dévouement, de la probité et une gouvernance exemplaire. Le président du CNT a également mis l’accent sur le rôle de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques, considérés comme des leviers essentiels de bonne gouvernance et de transparence. L’objectif est d’inscrire l’action parlementaire dans une logique de résultats concrets.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les textes en examen, figurent notamment le projet de loi organique fixant les attributions et le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, la ratification de l’ordonnance portant création de la Direction générale de la Police nationale, celle de la Direction générale de la Protection civile, ainsi que la modification de la loi régissant les activités physiques et sportives. Ont également été adoptés le statut général des fonctionnaires, la création de la Société de Patrimoine minier du Mali et de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales, ainsi que la modification de la loi relative au fonds national d’appui aux Collectivités territoriales.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reformes-au-service-de-la-nation-nbsp"><strong>Des réformes au service de la nation&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président du CNT a salué l’initiative du chef de l’État, le général Assimi Goïta, qui a décrété la période 2026-2027 «&nbsp;<em>Année de l’éducation et de la culture</em>&nbsp;». Cette décision s’inscrit dans la Vision Mali Kura et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable. L’éducation et la culture sont présentées comme des piliers de la cohésion sociale et de la souveraineté nationale. Le CNT entend accompagner cette dynamique en valorisant le rôle des universités et des institutions éducatives dans l’éclairage des politiques publiques.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan sécuritaire et géopolitique, le général Diaw a évoqué la dynamique de l’Alliance des États du Sahel (AES), qu’il considère comme une réponse stratégique aux défis communs de la région. Il a dénoncé certaines ingérences extérieures dans les affaires des États membres et affirmé que l’AES s’impose désormais comme un acteur clé sur la scène internationale. Le CNT a promis une réponse ferme aux résolutions jugées intrusives adoptées par des parlements étrangers concernant les affaires internes des pays sahéliens.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-face-a-ses-defis-securitaire-et-economique-exigeant-nbsp-nbsp"><strong>Un pays face à ses défis sécuritaire et économique exigeant&nbsp;&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président du CNT a également abordé les défis économiques et sociaux, notamment les incendies récurrents dans les marchés et centres commerciaux, ainsi que les effondrements de bâtiments. Il a appelé à des mesures structurelles et durables pour renforcer la prévention et la sécurité. Sur le plan énergétique, il a encouragé le gouvernement à explorer les énergies renouvelables afin d’assurer un approvisionnement stable et durable, tout en soutenant les efforts pour garantir la souveraineté alimentaire par la modernisation de l’agriculture et la protection de l’élevage.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le général Diaw a rendu hommage aux Forces armées maliennes pour leur engagement patriotique et aux opérateurs économiques qui assurent l’approvisionnement du pays en hydrocarbures malgré les risques. Il a appelé à la cohésion nationale, à la solidarité et à la vigilance face aux campagnes de désinformation. En citant Gandhi, il a invité les parlementaires et les citoyens à produire une nouvelle histoire pour le Mali, transformant les difficultés en atouts. La session ordinaire d’avril 2026 s’annonce ainsi déterminante pour l’avenir du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : l’Office du Niger veut changer d’échelle et s’imposer comme un agropole continental</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 14:29:41 +0000</pubDate>
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<p>La 56ᵉ session du Conseil d’administration de l'Office du Niger adresse les défis et ambitions pour transformer la zone agricole.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au cœur de la stratégie de souveraineté alimentaire du Mali, l’Office du Niger affiche ses ambitions de transformation structurelle. Lors de la 56ᵉ session de son Conseil d’administration, tenue à Bamako, ses responsables ont dressé un bilan contrasté de l’année 2024 tout en réaffirmant une vision ambitieuse : faire de cette zone agricole un véritable agropole de référence à l’échelle continentale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Réuni le 7 avril à Bamako, le conseil d’administration de l’Office du Niger a affiché l’ambition de transformer cette vaste zone agricole en véritable pôle agro-industriel de référence en Afrique de l’Ouest. Malgré des performances globalement solides en 2024, l’institution fait face à des contraintes structurelles persistantes, entre déficit de financements, fragilité sécuritaire et limites d’infrastructures.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ambition-d-agropole-a-l-horizon-2063"><strong>Une ambition d’agropole à l’horizon 2063</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Présidant la 56e session du conseil d’administration, le PDG, Samba Bocary Tounkara, a mis l’accent sur la nécessité de «&nbsp;<em>faire de l’Office du Niger un agropole majeur</em>&nbsp;», capable de structurer durablement les filières agricoles stratégiques. Riz, canne à sucre, oignon, élevage ou encore pisciculture doivent constituer les piliers de cette transformation, à laquelle s’ajoute désormais le blé, introduit pour répondre à une demande nationale croissante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec un potentiel estimé à plus de 2,4 millions d’hectares, dont près de 1,45 million irrigables par gravité, la zone Office du Niger apparaît comme l’un des leviers essentiels de la souveraineté alimentaire du Mali. Cette ambition s’inscrit dans la vision stratégique nationale à long terme, notamment la stratégie «&nbsp;<em>Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em>&nbsp;» et la SNEDD 2024-2033.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour concrétiser cette trajectoire, deux outils structurants sont en cours de finalisation : la Stratégie de développement global à l’horizon 2063 (SDG-ON 2063) et le Plan d’action pour le renouveau (PAR-ON), destinés à impulser une transformation structurelle du modèle agricole.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-performances-solides-mais-contrastees"><strong>Des performances solides, mais contrastées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan opérationnel, la campagne agricole 2024-2025 est jugée globalement satisfaisante. La superficie exploitée a atteint près de 132 000 hectares, soit plus de 92 % des objectifs, en progression par rapport à la campagne précédente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La production de riz paddy s’est établie à plus de 773 000 tonnes, en hausse de plus de 22 000 tonnes. Le rendement moyen, autour de 5,86 tonnes par hectare, reste toutefois légèrement inférieur aux prévisions. Ces résultats ont été favorisés par une pluviométrie favorable et une meilleure disponibilité de l’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, les performances apparaissent plus mitigées dans les autres segments. Le maraîchage affiche un taux de réalisation d’environ 70 %, tandis que la diversification agricole plafonne à un peu plus de 55 %. Une situation en partie liée au recentrage des producteurs sur le riz de contre-saison, jugé plus rentable dans un contexte incertain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-contraintes-structurelles-persistantes"><strong>Des contraintes structurelles persistantes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces résultats encourageants, plusieurs obstacles continuent de freiner le développement de l’Office du Niger. Parmi eux : l’accès tardif aux engrais subventionnés, le manque de main-d’œuvre et d’équipements agricoles, ainsi que l’entretien insuffisant des infrastructures hydrauliques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question du financement demeure également centrale. Sur les 5,5 milliards de FCFA attendus, l’État n’a mobilisé que 45,44 % des ressources prévues en 2024, avec un unique décaissement partiel en fin d’année. À l’inverse, la redevance-eau affiche un taux de recouvrement élevé, supérieur à 92 %, traduisant une relative efficacité dans la mobilisation des ressources internes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan financier, l’établissement reste globalement stable, avec un chiffre d’affaires de 7,63 milliards de FCFA et un résultat net bénéficiaire, bien que modeste, de 9,35 millions de FCFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-partenariats-et-securite-conditions-du-decollage"><strong>Partenariats et sécurité, conditions du décollage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte sécuritaire encore fragile, le PDG a souligné le rôle déterminant des Forces armées maliennes dans la stabilisation de la zone, condition indispensable à la poursuite des activités agricoles. Il a également salué l’appui des partenaires internationaux, notamment la coopération allemande, qui finance le projet d’irrigation de N’Débougou IV à hauteur de 26 milliards de FCFA, et la coopération néerlandaise à travers le projet PRODEAU.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres, cette 56e session confirme le rôle stratégique de l’Office du Niger dans la politique agricole malienne. Dans un pays où la sécurité alimentaire reste un enjeu majeur, la transformation de cette zone en agropole intégré constituera un tournant décisif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais entre ambitions affichées et contraintes structurelles, la réussite de ce pari dépendra d’une mobilisation accrue des ressources, d’une meilleure gouvernance et d’une stabilisation durable des zones de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Production agricole en forte progression : l’État augmente la mise à 164,4 milliards FCFA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 07:13:36 +0000</pubDate>
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<p>La hausse de la production agricole au Mali est essentielle face aux défis climatiques et à l'insécurité. Découvrez les initiatives.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni à Bamako,</em></strong>&nbsp;<strong><em>le 2 avril 2026, le gouvernement malien affiche sa volonté de consolider les performances du secteur agricole, pilier de l’économie nationale. À l’occasion de la 16ᵉ session du Comité exécutif national de l’agriculture, les autorités ont dressé un bilan jugé « encourageant » de la campagne 2025 et fixé des objectifs ambitieux pour les années à venir, dans un contexte marqué par l’insécurité et les effets du changement climatique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de pressions climatiques, d’insécurité persistante et de recomposition économique, le Mali mise sur son agriculture comme pilier stratégique de souveraineté. A Bamako, le Comité exécutif national de l’agriculture dessine les contours d’une ambition : produire plus, transformer localement et sécuriser durablement les revenus des producteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-campagne-2025-portee-par-la-resilience-des-producteurs"><strong>Une campagne 2025 portée par la résilience des producteurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Présidée à la Primature par le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, la 16ᵉ session du Comité exécutif national de l’agriculture (CENA) s’inscrivait en amont du Conseil supérieur de l’agriculture, placé sous l’autorité du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Instance de concertation entre l’exécutif et les acteurs du monde rural, cette réunion a permis d’évaluer la campagne agricole 2025, tout en définissant les priorités pour 2026 et les perspectives à moyen terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré un environnement contraint, les résultats de la dernière campagne sont jugés solides. Le Mali a enregistré une production céréalière de plus de 11,4 millions de tonnes, à laquelle s’ajoutent 433 700 tonnes de coton, 157 775 tonnes de viande contrôlée, 17 238 tonnes de lait collecté et 122 671 tonnes de poisson.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-objectifs-ambitieux-pour-2026"><strong>Des objectifs ambitieux pour 2026</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Ces performances témoignent de la résilience remarquable de nos producteurs</em>&nbsp;», a salué le chef du gouvernement, rendant également hommage aux forces de défense et aux acteurs logistiques, essentiels à l’approvisionnement du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la campagne 2026, les autorités entendent poursuivre cette dynamique. Les projections tablent sur une production céréalière de près de 11,9 millions de tonnes, tandis que la filière coton – stratégique pour les exportations – pourrait atteindre 598 500 tonnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan budgétaire, l’État prévoit d’allouer 164,4 milliards de francs CFA au secteur agricole, en légère hausse par rapport à 2025 (+2 %). Une progression mesurée, mais qui traduit la volonté de maintenir l’effort public dans un contexte de contraintes financières.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eau-foncier-mecanisation-les-chantiers-prioritaires"><strong>Eau, foncier, mécanisation : les chantiers prioritaires</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres, la stratégie agricole malienne repose sur plusieurs axes structurants. Parmi les priorités figurent l’accélération de la maîtrise de l’eau, avec le développement d’aménagements hydro-agricoles, ainsi que la réforme du foncier rural, enjeu clé pour sécuriser les exploitations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement mise également sur la mécanisation des systèmes de production, le développement de l’agro-industrie et la transformation locale des produits agricoles, afin de capter davantage de valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre levier identifié : le renforcement des mécanismes de financement du secteur, couplé à une meilleure adaptation aux effets du changement climatique, désormais au cœur des préoccupations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-structurer-les-filieres-pour-conquerir-les-marches"><strong>Structurer les filières pour conquérir les marchés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions ont également porté sur la nécessité de bâtir des organisations interprofessionnelles solides. L’objectif est de structurer les filières agricoles pour améliorer leur compétitivité, faciliter l’accès aux marchés et tirer parti des achats institutionnels de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation s’inscrit dans une vision plus large, adossée au référentiel stratégique national, visant à faire de l’agriculture un moteur de souveraineté économique et alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les indicateurs sont encourageants, les défis restent nombreux. L’insécurité persistante dans certaines zones rurales, les aléas climatiques et les contraintes logistiques continuent de peser sur les capacités de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
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		<title>Tensions au Moyen-Orient : l’Afrique en première ligne des répercussions  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 07:20:09 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les conséquences des tensions au Moyen-Orient sur l'Afrique et l'impact sur l'économie et l'énergie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La guerre déclenchée par Israël et les États-Unis contre l’Iran, marquée par des bombardements massifs et des ripostes régionales, ne se limite pas au Moyen-Orient. Elle projette des conséquences directes sur l’Afrique. Les frappes sur plus de 2 000 sites en deux jours et les déclarations de Donald Trump et Benjamin Netanyahu montrent une volonté d’affaiblir durablement le régime iranien et d’empêcher son accès à l’arme nucléaire. Mais cette stratégie militaire, en intensifiant l’instabilité dans le Golfe, menace les équilibres mondiaux dont l’Afrique dépend.  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le continent est particulièrement vulnérable sur le plan énergétique. La perturbation des flux pétroliers et gaziers dans le Golfe pourrait entraîner une flambée des prix, affectant les budgets nationaux et le quotidien des populations. Les économies africaines, déjà fragiles, risquent de subir une pression budgétaire accrue, tandis que les ménages verraient leur pouvoir d’achat se réduire. Cette dépendance structurelle aux importations rend l’Afrique sensible aux chocs externes. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sécurité alimentaire est également en jeu. Les chaînes d’approvisionnement mondiales, déjà fragilisées, pourraient être perturbées par l’extension du conflit. L’Afrique, qui importe une part importante de ses céréales et produits de base, verrait ses marchés déstabilisés. Une hausse brutale des prix alimentaires accentuerait les tensions sociales et politiques, notamment dans les pays où la gouvernance est fragile et où les populations sont déjà confrontées à l’insécurité ou aux crises climatiques. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-et-corridors-strategiques"><strong>Sécurité et corridors stratégiques</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan sécuritaire, la guerre ouvre de nouveaux fronts, comme les échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah au Liban ou les attaques contre des bases américaines dans le Golfe. Ces développements pourraient entraîner un redéploiement militaire des États-Unis et de leurs alliés, réduisant l’attention portée à l’Afrique. Dans des zones sensibles comme le Sahel, où la lutte contre le terrorisme dépend en partie du soutien international, cette redistribution des priorités risquerait d’aggraver l’instabilité. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les corridors maritimes constituent une autre source d’inquiétude. Le renforcement de la présence européenne en mer Rouge illustre l’importance stratégique de cette zone pour le commerce africain. Une insécurité prolongée dans le Golfe pourrait affecter les routes reliant l’Afrique de l’Est au Moyen-Orient et à l’Asie. Les pays côtiers, dépendants du commerce maritime, seraient parmi les premiers touchés, avec des conséquences immédiates sur leurs économies. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-repercussions-financieres-et-sociales"><strong>Répercussions financières et sociales</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les répercussions financières ne doivent pas être sous-estimées. La guerre risque de provoquer une volatilité accrue sur les marchés mondiaux, affectant les devises africaines et compliquant la gestion des dettes souveraines. Les investisseurs, craignant une contagion régionale, pourraient réduire leurs engagements en Afrique. Cette contraction des flux financiers accentuerait la fragilité des économies émergentes et limiterait les marges de manœuvre des gouvernements.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan social, la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires pourrait alimenter des mouvements de contestation dans plusieurs pays africains. Les gouvernements, déjà confrontés à des défis internes, risquent de voir leur légitimité remise en cause. Cette situation pourrait renforcer les tensions sociales et accentuer les risques de déstabilisation politique, notamment dans les États où la gouvernance est fragile. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-face-a-ses-responsabilites"><strong>L’Afrique face à ses responsabilités</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, certains pays africains producteurs de pétrole et de gaz pourraient bénéficier de la hausse des prix, augmentant leurs revenus. Mais cette opportunité reste conditionnée à une gestion transparente et équitable. Sans une redistribution efficace, les bénéfices risquent de renforcer les inégalités plutôt que de soutenir le développement. L’opportunité pourrait ainsi se transformer en facteur de division interne. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les positions exprimées par la CEDEAO et l’Union africaine prennent tout leur sens. En appelant à la retenue, au respect du droit international et au règlement pacifique des différends, elles cherchent à protéger l’Afrique des effets collatéraux d’un conflit qui menace directement ses intérêts. Leur insistance sur la protection des civils et des infrastructures critiques traduit une volonté de prévenir une crise humanitaire et économique sur le continent. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme l’a rappelé El Hadji Amadou Niang, ancien fonctionnaire international et diplomate sénégalais, « <em>l’Afrique, par sa dépendance aux marchés mondiaux, sera inévitablement affectée par cette guerre. Il est urgent que les institutions multilatérales renforcent leur rôle pour éviter que les plus vulnérables ne paient le prix des rivalités de puissance.</em> » Cette mise en garde souligne que les conséquences ne seront pas seulement économiques mais aussi sociales et politiques, car l’instabilité mondiale fragilise directement les trajectoires africaines.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette réalité, l’Afrique ne peut rester spectatrice. Les vulnérabilités énergétiques, alimentaires, sécuritaires et financières exigent une réponse collective et coordonnée. La diversification des sources d’approvisionnement, la promotion de la souveraineté alimentaire et le plaidoyer pour le respect du droit international doivent constituer des axes prioritaires. Dans un contexte où un conflit lointain menace directement son avenir, le continent doit agir avec lucidité et responsabilité pour protéger ses populations et préserver ses perspectives de développement. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ramadan 2026 : le gouvernement anticipe pour stabiliser le marché national</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 14:29:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le ministre Moussa Alassane Diallo assure la stabilité des prix sur le marché durant le Ramadan, garantissant l'accès aux produits essentiels.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les préparatifs du mois de Ramadan s’organisent autour d’une priorité nationale : garantir aux citoyens un accès régulier aux denrées de première nécessité. C’est dans cette logique que le ministre Moussa Alassane Diallo a réuni importateurs, opérateurs économiques et acteurs de la chaîne d’approvisionnement. Cette rencontre a permis de dresser un état des lieux des stocks disponibles et d’annoncer les mesures fiscales et logistiques destinées à stabiliser le marché, dans un contexte de forte demande saisonnière.</em></strong><em> &nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Diallo a mis un accent particulier sur la mise en œuvre des dispositions fiscales visant à alléger les coûts pour les consommateurs. L’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de la taxe conjoncturelle à l’importation (TCI) constitue une réponse directe aux inquiétudes des ménages. Ces mesures, intégrées à la stratégie gouvernementale, traduisent une volonté d’anticiper les tensions et de maintenir l’accessibilité des produits de grande consommation, considérés comme essentiels au quotidien des familles pendant le mois sacré. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-mesures-fiscales-et-strategie-gouvernementale"><strong>Mesures fiscales et stratégie gouvernementale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question énergétique, souvent source de perturbations, a également été abordée. Moussa Alassane Diallo a rappelé les efforts colossaux engagés par le Gouvernement pour stabiliser l’approvisionnement en hydrocarbures. Le redémarrage annoncé du tronçon de Kayes, axe stratégique pour le transport des marchandises, devrait permettre de fluidifier la circulation des produits vers les marchés intérieurs. Cette décision est perçue comme une avancée majeure par les opérateurs, car elle conditionne la régularité des livraisons et la stabilité des prix. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, le ministre a tenu à saluer la résilience des opérateurs économiques. Depuis deux mois de Ramadan déjà, ces acteurs se mobilisent pour maintenir un approvisionnement correct du pays. Leur engagement est crucial pour préserver la stabilité sociale, car la disponibilité des denrées conditionne la sérénité des foyers. Le ministre a souligné que cette collaboration entre l’État et le secteur privé est indispensable pour répondre efficacement aux attentes des populations. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-logistique-et-resilience-des-operateurs"><strong>Logistique et résilience des opérateurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Afin de prévenir toute spéculation, un stock tampon de 25 000 tonnes de sucre a été annoncé. Ce produit, particulièrement sollicité durant le Ramadan, fait l’objet d’une attention particulière. La constitution de cette réserve stratégique vise à garantir la stabilité des prix et à protéger le pouvoir d’achat des ménages. Cette mesure illustre une anticipation pragmatique face aux réalités du marché et traduit la volonté du Gouvernement de sécuriser l’approvisionnement en produits sensibles. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur agricole a également été mis en avant. L’Office du Niger, par l’interprofession riz, a annoncé une disponibilité de 15 000 tonnes de riz. Cette offre locale vient renforcer la capacité nationale à répondre à la demande accrue. Le riz, tout comme le sucre, est un pilier de l’alimentation durant le mois sacré. Sa mise à disposition traduit la complémentarité entre importations et production nationale, une articulation essentielle pour assurer la sécurité alimentaire et réduire la dépendance extérieure. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de cette rencontre, les mesures annoncées dessinent une stratégie globale et coordonnée. Les exonérations fiscales, les efforts sur les hydrocarbures, la constitution de stocks stratégiques et la mobilisation du secteur agricole traduisent une approche intégrée. Le Gouvernement, en partenariat avec les opérateurs économiques, entend garantir un approvisionnement régulier et accessible. L’objectif est clair : permettre aux citoyens de vivre le Ramadan dans la sérénité, loin des inquiétudes liées aux denrées de première nécessité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali, sous-secteur de la pêche : plus de 120 000 tonnes de poisson en 2025 contre 113 000 en 2024</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 09:03:23 +0000</pubDate>
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<p>Les Journées du poisson mettent en lumière la situation piscicole au Mali et les défis rencontrés pour la production alimentaire.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Le Mali se dirige inexorablement vers la souveraineté alimentaire. D’année en année, la production alimentaire augmente. La production céréalière, qui était de 11 010 851 tonnes en 2024, est passée à 11 452 540 tonnes en 2025 ; la viande contrôlée est passée de 96 750 tonnes à 100 690 tonnes. La production de poisson n’est pas restée en marge de cette progression.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, au cours des trente (30) dernières années, force est de constater la réduction considérable du volume de captures annuelles de poissons. Une réduction due à la sécheresse, aux changements hydrologiques, à la dégradation des écosystèmes aquatiques et des terres, ainsi qu’au dragage des cours d’eau pour la recherche de l’or.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres contraintes ont également contribué à cette situation. Il s’agit de la faiblesse des capacités des acteurs étatiques et non étatiques de la filière poisson, de l’insuffisance de crédit en faveur des investisseurs privés, du manque d’une politique foncière définissant un cadre légal pour l’accès à la terre et aux plans d’eau, ainsi que de la faiblesse de la recherche dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture. Face à cette situation, le gouvernement a adopté une politique de développement du sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-politique-ayant-produit-des-resultats-positifs"><strong>Une politique ayant produit des résultats positifs</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de cette politique, le gouvernement a développé une stratégie visant notamment la rationalisation des pêches et le développement de la pisciculture sous toutes ses formes : pisciculture artisanale dans les mares et en étangs, la rizipisciculture et la pisciculture de type intensif dans les structures hors sol comme les cages flottantes rectangulaires et circulaires de grandes capacités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, il a pu réaliser la mise en place d’unités artisanales de fabrication de glace au marché central à poisson de Bamako, faire des dons de tonnes d’aliments pour poissons aux producteurs, doter les acteurs de caisses isothermes et remettre des congélateurs pour la conservation du poisson frais aux maraîchères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, la stratégie a permis de créer des structures de formation dédiées à la pêche et à l’aquaculture. Il s’agit de nouvelles filières au sein de l’IPR-IFRA (Institut Polytechnique Rural – Institut de Formation et de Recherche Appliquée) et de l’Université de Ségou, mais aussi de la création de l’Université de Sikasso, du Centre de Formation Pratique en Aquaculture (CFPA) de Molodo (Niono) et d’autres établissements du secteur privé. Elle a également permis l’adoption et la mise en œuvre des politiques des sous-secteurs élevage et pêche à travers différents programmes et projets, aussi bien pour l’élevage que pour la pêche et l’aquaculture, ainsi que l’appui à l’investissement de plus en plus important des organisations professionnelles et des particuliers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La combinaison de ces différentes initiatives a débouché sur l’obtention de résultats supérieurs à ceux de l’année dernière. Ainsi, pour l’année 2025, il a été produit 113 343 tonnes de poissons capturés et 7 039 tonnes de poissons issus de la pisciculture, soit un total de 120 382 tonnes. En 2024, la production était de 104 178 tonnes de poissons capturés et 9 040 tonnes de poissons de pisciculture, soit un total de 113 218 tonnes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-dispose-d-un-important-potentiel-halieutique"><strong>Le Mali dispose d’un important potentiel halieutique</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avec un nombre important de plaines (mares, lacs, bancotières), sans compter les grands fleuves et leurs différents affluents, le Mali est le troisième producteur de poisson d’eau douce en Afrique, après le Kenya et l’Ouganda. En d’autres termes, avec un réseau hydrographique de l’ordre de 4 500 km, de grandes superficies d’eaux libres et de nombreux aménagements hydro-agricoles, le Mali représente un cas spécifique dans le développement de la pêche et de l’aquaculture en Afrique subsaharienne et dans la Confédération des États du Sahel (AES).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard de cet important potentiel, le gouvernement prévoit, dans sa politique de développement du sous-secteur, la mise en valeur des plans d’eau, l’intensification de la production halieutique avec une implication de plus en plus importante du secteur privé dans la production d’intrants de pisciculture et de poissons marchands, la mise en œuvre de bonnes pratiques de pêche responsables, réglementées et durables, ainsi que la cogestion des pêcheries. Il est également prévu l’appui à la recherche pour l’alimentation du poisson et les systèmes d’élevage. C’est fort de cette potentialité et de son apport dans l’économie nationale que l’interprofession Poisson du Mali et le ministère de l’Élevage et de la Pêche ont initié les Journées du poisson, afin de donner une grande visibilité et une meilleure lisibilité au sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-journees-du-poisson-une-tribune-de-promotion-du-sous-secteur"><strong>Journées du poisson, une tribune de promotion du sous-secteur</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Initiées fin 2022, les Journées du poisson, qui se tiennent sur trois jours, sont à leur quatrième édition. Celle-ci s’est tenue du 11 au 13 décembre 2025 au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba, sous la présidence du Premier ministre, représentant le Président de la transition. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement, du corps diplomatique, ainsi que des acteurs et partenaires du sous-secteur de la pêche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux termes de ces Journées, il est heureux de constater que le bilan est élogieux. Tout d’abord, leur tenue a permis le renforcement du partenariat entre le ministère de l’Élevage et de la Pêche et le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de restauration des terres dégradées (PRDT) du Mali, en vue de poursuivre le financement des alliances productives dans le domaine de la pêche. Elle a également permis la remise de 200 tonnes d’aliments pour poissons au ministre de l’Élevage et de la Pêche par le ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire, afin de soutenir les activités des pisciculteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, ces Journées ont permis la présentation des potentialités de la filière poisson du Mali et de l’environnement des investissements et des affaires qui s’y rapportent, ainsi que des échanges sur les différentes perspectives et contraintes, en amont comme en aval, de la filière poisson au Mali et ses perspectives d’accompagnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, des pistes d’actions pertinentes ont été identifiées afin de donner à la filière poisson du Mali le rôle substantiel qu’elle doit jouer dans l’économie nationale, tout en assurant la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que l’autoconsommation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut signaler qu’outre le rôle important du sous-secteur du poisson dans le développement économique du Mali, celui-ci peut, à terme, constituer un élément de réduction des effets néfastes des aléas climatiques et contribuer à une gestion rationnelle des écosystèmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>SMC</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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