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	<title>Archives des Soudan &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Lutte anticorruption : pourquoi l’Afrique subsaharienne peine à sortir du bas du tableau</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 12:08:22 +0000</pubDate>
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<p>L’Afrique subsaharienne est en bas du classement mondial selon l’Indice de perception de la corruption 2025. Informez-vous sur les enjeux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Avec une moyenne de 32 points sur 100 à l’Indice de perception de la corruption 2025, l’Afrique subsaharienne demeure en queue de peloton mondial. Malgré quelques progrès isolés, la majorité des États de la région voient leurs efforts anticorruption freinés par des faiblesses institutionnelles persistantes et un manque de volonté politique.&nbsp;</em></strong></p>



<p>L’Afrique subsaharienne continue d’occuper la dernière place du classement mondial de la corruption. C’est le principal enseignement de l’Indice de perception de la corruption (IPC) 2025, publié ce 10 février par Transparency International. Avec un score régional moyen de 32 sur 100, seuls quatre des quarante-neuf pays évalués dépassent la barre des 50 points, seuil considéré comme un minimum acceptable en matière d’intégrité du secteur public.</p>



<p>Sur la dernière décennie, la situation s’est globalement détériorée : dix pays ont enregistré une baisse significative de leur score depuis 2012, tandis que seuls sept ont connu une amélioration notable. Pour l’ONG basée à Berlin, ces chiffres témoignent de « <em>l’inefficacité des stratégies actuelles de lutte contre la corruption </em>» et d’un déficit de gouvernance publique dans une région pourtant confrontée à de multiples urgences sociales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-corruption-qui-frappe-les-plus-vulnerables"><strong>Une corruption qui frappe les plus vulnérables</strong></h2>



<p>Transparency International souligne que la corruption dans la gestion des fonds publics a des conséquences directes sur la vie quotidienne des populations. Accès à l’eau, à l’électricité, à la santé ou à l’éducation : autant de secteurs affectés par des détournements et un manque de transparence.</p>



<p>« <em>La corruption dans le secteur public frappe toujours plus durement les personnes les plus vulnérables </em>», insiste Paul Banoba, conseiller régional pour l’Afrique au sein de l’organisation. Selon lui, les gouvernements africains doivent désormais transformer leurs engagements internationaux en « <em>mesures décisives</em> », notamment en renforçant les institutions de contrôle, en protégeant l’espace civique et en favorisant la participation citoyenne.</p>



<p>Les mouvements sociaux récents illustrent cette pression populaire. À Madagascar, noté 25 sur 100, les scandales de corruption ont été l’un des déclencheurs des manifestations de la génération Z ayant conduit à la chute du gouvernement en octobre 2025. Les protestataires dénonçaient notamment les détournements de fonds publics responsables de défaillances chroniques dans les services essentiels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-trajectoires-contrastees"><strong>Des trajectoires contrastées</strong></h2>



<p>Quelques pays se distinguent néanmoins par leurs performances relatives. Les Seychelles arrivent en tête du classement régional avec 68 points, devant le Cap-Vert (62), le Botswana (58) et le Rwanda (58). Mais même ces États sont confrontés à des fragilités : aux Seychelles, une affaire présumée de blanchiment de 50 millions de dollars a mis en lumière la lenteur des enquêtes judiciaires.</p>



<p>À l’autre extrémité du classement figurent le Soudan (14), l’Érythrée (13), la Somalie (9) et le Soudan du Sud (9), illustrant le lien étroit entre corruption, conflits armés et effondrement institutionnel.</p>



<p>Certains pays montrent toutefois des signes d’amélioration. L’Angola a gagné 17 points depuis 2015 grâce à plusieurs réformes engagées contre les réseaux de prédation. Mais selon des enquêtes d’opinion, une grande partie de la population estime toujours que dénoncer la corruption expose à des représailles.&nbsp;</p>



<p>Le Mali obtient un score de 28/100 (136ᵉ sur 182), en légère amélioration (+1), tandis que le Niger recule à 31/100 (124ᵉ, –3) et le Burkina Faso à 40/100 (84ᵉ, –1). La Guinée (26/100, 142ᵉ, –2) figure parmi les plus mal classés de la région. À l’inverse, le Sénégal progresse légèrement avec 46/100 (65ᵉ, +1), se situant au-dessus de la moyenne régionale, tandis que la Côte d’Ivoire (43/100, 76ᵉ, –2) marque un recul. L’Algérie (34/100, 109ᵉ) et la Mauritanie (30/100, 130ᵉ) stagnent.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-democratique-majeur"><strong>Un enjeu démocratique majeur</strong></h2>



<p>Pour Transparency International, la lutte contre la corruption ne peut être dissociée du renforcement de la démocratie. « <em>Il reste encore beaucoup à faire, plus de vingt ans après l’adoption de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption </em>», rappelle Paul Banoba. L’organisation appelle à une meilleure transparence budgétaire, à l’indépendance de la justice et à la protection des lanceurs d’alerte.</p>



<p>Dans un contexte de transitions politiques, de tensions sociales et de pression économique, la corruption apparaît ainsi comme un facteur aggravant des crises de confiance entre États et citoyens.</p>



<p>Si quelques progrès sont observés, le constat est que l’Afrique subsaharienne demeure la région la plus exposée à la corruption publique dans le monde. Un signal d’alarme pour les gouvernements, mais aussi pour les partenaires internationaux engagés dans le financement du développement et des réformes institutionnelles.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Interdiction d’entrée sur le sol américain : les ressortissants maliens ne sont pas concernés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jun 2025 11:07:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Interdiction d'entrée sur le sol américain : pourquoi les ressortissants maliens sont-ils exclus des nouvelles restrictions ? </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans son pays, le président des États unis d’Amérique, Donald Trump, a pris une décision importante d’interdiction d’accès dans son pays à une vingtaine de pays parmi lesquels il y a onze pays africains. À la surprise des détracteurs, le Mali n’y figure pas.</em></strong></p>



<p>Selon un décret pris par le président américain, Donald Trump, mercredi&nbsp;4&nbsp;juin 2025 et publié jeudi&nbsp;5&nbsp;juin 2025 sur le compte X de la Maison-Blanche, il est instauré des restrictions d’entrée plus strictes aux États-Unis pour les citoyens de 19&nbsp;nations, dont onze en Afrique, dans le but de renforcer la sécurité nationale et de combattre le terrorisme. Parmi ces 19&nbsp;pays, certains sont partiellement interdits d’accès tandis que d’autres le sont totalement. Toutes ces mesures entrent en vigueur à partir du 09&nbsp;juin 2025.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-douze-12-pays-dont-sept-7-africains-totalement-interdits-d-acces"><strong>Douze (12) pays, dont sept (7) Africains totalement interdits d’accès</strong></h3>



<p>D’après le décret, Trump a indiqué qu’après avoir examiné le rapport décrit dans la sous-section (d) de cette section, et après avoir pris en compte les objectifs des États-Unis en matière de politique étrangère, de sécurité nationale et de lutte contre le terrorisme, qu’il a décidé de restreindre et de limiter totalement l’entrée des ressortissants des 12&nbsp;pays, dont sept (7) sont africains&nbsp;: Guinée équatoriale, Érythrée, Libye, Somalie, Soudan, Tchad, République du Congo (Congo-Brazzaville). Les autres pays sont&nbsp;: Burma (Birmanie), Afghanistan, Haïti, Iran, Yémen.&nbsp;</p>



<p>Les restrictions pour les ressortissants de ces pays comprennent non seulement l’interdiction d’entrée sur le territoire américain, mais aussi pour les immigrants et les visiteurs temporaires.&nbsp;<em>« Nous ne pouvons pas permettre une immigration ouverte en provenance de pays où nous ne pouvons pas, en toute sécurité et de manière fiable, vérifier et filtrer&nbsp;</em>[les individus]…<em> »</em>, pouvait-on lire sur le compte X de la Maison-Blanche.</p>



<p>Les restrictions partielles concernent la limitation de l’accès aux États-Unis d’Amérique pour certaines catégories de voyageurs. Les sept (7) pays concernés sont&nbsp;: Burundi, Sierra Leone, Togo, Cuba, Laos, Turkménistan et Venezuela. Des exceptions sont prévues pour les détenteurs de certains visas et pour des personnes dont le voyage aux États-Unis sert l’intérêt national.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-causes-de-ces-restrictions-nbsp"><strong>Causes de ces restrictions&nbsp;</strong></h3>



<p>Le président américain justifie la prise de ce décret (« <em>travel ban</em>« ) par la récente attaque à Boulder, dans le Colorado. Le 47<sup>e</sup>&nbsp;président des États-Unis d’Amérique a indiqué que cette attaque avait révélé les dangers extrêmes que représente pour les États-Unis, l’entrée de ressortissants étrangers qui n’ont pas été correctement contrôlés. Bien qu’étant le pays d’origine de l’homme de 45&nbsp;ans accusé d’avoir commis l’attaque, l’Égypte ne figure pas sur la liste des pays sous le coup de cette nouvelle interdiction.&nbsp;</p>



<p>Autrement dit, cette mesure a été prise par la nécessité de&nbsp;<strong>«</strong><em> préserver la sécurité nationale, lutter contre le terrorisme et défendre les intérêts de la politique étrangère des États-Unis </em>». Par ailleurs, Donald Trump souligne que lors de son précédent mandat, il avait pris, en 2017, des mesures de restrictions à l’encontre principalement des pays musulmans. D’après lui, ces mesures avaient permis de protéger les États-Unis des attaques terroristes similaires à celles survenues en Europe.</p>



<p>En parcourant le décret, on constate que le Mali ne fait partie ni de la première catégorie ni de la seconde. Pourtant, certains pays européens ont placé le Mali dans la zone rouge, c’est-à-dire une zone non fréquentable pour raisons de sécurité. Autrement, ils ont indexé le Mali comme « <em>pays terroriste</em> ». Malgré cette campagne de dénigrement à l’endroit de ce pays sahélien, le pays de l’oncle Sam n’a pas suivi l’ancienne métropole et ses alliés dans une direction d’isolement du Mali et au-delà des pays membres de la confédération de l’alliance des États su Sahel (AES).</p>



<p><strong>SMC</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La faim, ce nouveau djihad</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 May 2025 06:48:30 +0000</pubDate>
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<p>L'insécurité alimentaire dans le monde laisse des cicatrices profondes. Explorez les causes et les conséquences de cette crise.</p>
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<p><strong><em>Dans un monde où les conflits tuent à la kalachnikov et les sécheresses à petit feu, la faim s’impose comme le détonateur silencieux des grands dérèglements. Derrière chaque chiffre froid, une colère chaude. Derrière chaque ration supprimée, une frontière qui s&rsquo;effrite. La Banque mondiale alerte, mais qui écoute encore quand le ventre vide devient un cri politique ?</em></strong></p>



<p><em>« La crise de la faim ne menace pas seulement des vies, elle mine la stabilité des sociétés »,&nbsp;</em>affirme Axel van Trotsenburg, directeur général des opérations à la Banque mondiale. C’est plus qu’un avertissement technocratique : c’est une prophétie. Et c’est surtout une phrase qui mérite d’être lue à haute voix dans toutes les capitales qui prétendent encore croire à l’ordre mondial.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-linceuls-de-fortune"><strong>Des linceuls de fortune</strong></h3>



<p>Le&nbsp;<em>Rapport mondial sur les crises alimentaires 2025</em>, livré en mai dans une indifférence polie, ressemble à ces diagnostics implacables que l’on lit, un sourcil levé, avant de tourner la page. Erreur. Ce rapport-là est une sirène. Un avertissement sans frais — pour l’instant. Car si la faim tue, elle fait plus encore : elle fracture les sociétés, érode les États, dissout les pactes civiques, transforme des enfants en combattants, des mères en exilées, des villages entiers en camps de fortune.</p>



<p>295 millions de personnes. C’est la masse critique de ceux qui, en 2024, ont plongé dans l’insécurité alimentaire aiguë. L’expression est froide. Elle dissimule des réalités brûlantes : enfants affaiblis, rations coupées, marchés à l’abandon, files d’attente pour du riz moisi, poings levés contre les convois de l’ONU, et parfois — trop souvent — des linceuls de fortune.</p>



<p>Regardons la carte. Le Soudan est aujourd’hui le théâtre d’une famine certifiée — la première depuis 2020. En bande de Gaza, 100 % de la population est confrontée à une insécurité alimentaire sévère. À Haïti, au Soudan du Sud, au Mali, les zones classées «&nbsp;<em>urgence</em>&nbsp;» ou «&nbsp;<em>catastrophe</em>&nbsp;» se multiplient. Dans 36 pays, plus de 35 millions de personnes nécessitent une action immédiate. Le chiffre fait tourner les têtes, mais sur le terrain, ce sont les ventres qui grondent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-kalachnikov-est-devenue-un-plat-du-jour"><strong>La kalachnikov est devenue un plat du jour</strong></h3>



<p>Et pourtant, pendant que la faim progresse, les financements reculent. En Afghanistan, en RDC, au Soudan ou au Yémen, les coupes budgétaires ont paralysé l’aide alimentaire. Les Nations unies préviennent : jusqu’à 45 % de réduction. Comme si l’incendie exigeait moins d’eau.</p>



<p>La faim, hier conséquence, est devenue cause. Elle alimente les conflits comme le bois sec nourrit le feu. Elle pousse à la fuite, creuse les sillons de la migration, ouvre la voie aux discours extrémistes, aux vendettas intercommunautaires, aux alliances avec les seigneurs de guerre et les groupes armés. La kalachnikov est devenue un plat du jour.</p>



<p>À qui profitera ce chaos ? Aux entrepreneurs de violence, aux prophètes de l’apocalypse, à ceux qui ont compris depuis longtemps que le ventre vide est plus facile à enrôler que le cerveau nourri. Boko Haram, Al-Shabaab, les factions tribales du Soudan ou les gangs haïtiens le savent. Dans un monde où l&rsquo;on meurt de faim, l&rsquo;arme devient un outil de survie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-djihad-du-vide"><strong>Le djihad du vide</strong></h3>



<p>Et que fait la planète ? Elle s’agite, puis se lasse. Elle promet, puis se retire. Les financements baissent, les promesses s’étiolent, les diplomates s’égarent dans des palabres sans suite. On dénonce, on condamne, mais on n’agit pas. La famine est une catastrophe qu’on regarde à distance, comme une série Netflix dont l’on peut encore choisir de zapper l’épisode suivant.</p>



<p>Axel van Trotsenburg a dit vrai. Mais il faut aller plus loin : la faim est désormais un acteur politique. Elle redistribue les cartes, recompose les rapports de force, redessine les frontières mentales et géographiques. C’est le djihad du vide, le soulèvement du silence, le chaos du quotidien.</p>



<p>Si le XXIe siècle a un nouveau levier de guerre, ce n’est ni le pétrole, ni les minerais, ni l’intelligence artificielle. C’est la faim. Et tant que le monde civilisé la traitera comme une crise parmi d’autres, elle continuera de ronger les fondations de nos certitudes.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crises alimentaires : l’humanité dans le rouge</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 May 2025 09:33:40 +0000</pubDate>
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<p>Explorez les enjeux des crises alimentaires mondiales et de l'insécurité nutritionnelle aiguë qui touchent 295 millions de personnes.</p>
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<p><strong><em>Alors que la faim aiguë progresse pour la sixième année consécutive, touchant plus de 295 millions de personnes dans 53 pays, le Rapport mondial sur les crises alimentaires 2024 sonne l’alarme d’une tragédie silencieuse devenue structurelle. Entre guerres, effondrements économiques, climat détraqué et financements humanitaires en chute libre, la faim n’est plus une urgence, mais un état permanent pour des millions de vies. En Afrique comme ailleurs, l’échec n’est plus seulement politique ou logistique : il est moral, et appelle une refondation audacieuse des réponses internationales.</em></strong></p>



<p>Une fois encore, la réalité dépasse l&rsquo;entendement. Et une fois encore, la faim se moque des promesses, des déclarations de principes et des discours sur la sécurité alimentaire mondiale. Le Rapport mondial sur les crises alimentaires 2024, publié conjointement par les Nations unies, la FAO, le PAM, l’UNICEF, le HCR et d’autres partenaires du Réseau mondial contre les crises alimentaires, fait état d’une détérioration alarmante, pour la sixième année consécutive.</p>



<p>En 2024, 295,3 millions de personnes dans 53 pays et territoires ont été confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, soit une hausse de 13,7 millions par rapport à 2023. C’est une aggravation massive, traduisant non seulement une série de chocs prolongés (conflits, effondrements économiques, déplacements massifs, climat), mais surtout, la faillite progressive du système international de réponse humanitaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-foyers-d-urgence-absolue"><strong>Des foyers d’urgence absolue</strong></h3>



<p>«<em> Le nombre de personnes souffrant d’une faim catastrophique a plus que doublé </em>», souligne le rapport. En effet, 1,9 million de personnes se trouvent aujourd’hui dans la Phase 5 du Cadre intégré de classification (IPC/CH), la plus extrême, synonyme de famine imminente, de mortalité massive, d’effondrement des moyens de subsistance.</p>



<p>La bande de Gaza, le Soudan, Haïti et le Sud-Soudan apparaissent parmi les épicentres de cette tragédie contemporaine. «<em> Dans ces zones, les niveaux de faim ont atteint des niveaux catastrophiques d’insécurité alimentaire aiguë</em> », avertit le rapport. Au Soudan, plus de 25 millions de personnes sont affectées, dont 1,1 million en phase 5. À Gaza, 100 % de la population est aujourd’hui classée en situation d’insécurité alimentaire aiguë. Une première dans l’histoire du GRFC.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-conflits-effondrements-economiques-climat-un-triptyque-fatal"><strong>Conflits, effondrements économiques, climat : un triptyque fatal</strong></h3>



<p>Les conflits restent la première cause de la faim. Ils touchent 140 millions de personnes dans 20 pays, de la République démocratique du Congo au Myanmar. Les chocs économiques, eux, ont affamé 59,4 millions de personnes dans 15 pays, presque le double d’avant la pandémie. Et cela, malgré une légère accalmie inflationniste depuis 2023.</p>



<p>Le climat, enfin, El Niño en tête, a déclenché des sécheresses et inondations dévastatrices dans 18 pays, affectant 96,4 millions de personnes. Le tout dans un monde où, selon António Guterres, «<em> la réduction spectaculaire des fonds humanitaires vitaux </em>» vient accentuer le désespoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-financement-humanitaire-au-plus-bas"><strong>Le financement humanitaire au plus bas</strong></h3>



<p>«<em> Ce rapport mondial est un nouveau témoignage sans complaisance d’un monde qui a dangereusement dévié de sa trajectoire </em>», déclare le Secrétaire général de l’ONU. Il parle d’une «<em> défaillance de l’humanité </em>», et avertit : «<em> Nous ne pouvons pas répondre à des estomacs vides avec des mains vides et des dos tournés. </em>»</p>



<p>Le paradoxe est glaçant. La faim explose, les budgets fondent. Le GRFC 2024 signale «&nbsp;<em>la réduction la plus importante du financement humanitaire dans l’histoire du rapport</em>&nbsp;». Cindy McCain, directrice exécutive du PAM, ne cache pas son inquiétude : «<em> Le PAM est confronté à de graves déficits budgétaires, qui l’ont contraint à opérer des coupes sombres dans ses programmes d’aide alimentaire. Des millions de personnes perdront la bouée de sauvetage essentielle que nous leur fournissons. </em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-generation-sacrifiee"><strong>Une génération sacrifiée ?</strong></h3>



<p>Derrière les statistiques, des enfants. Le rapport recense 38 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition aiguë, répartis dans 26 crises nutritionnelles majeures. Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF, va droit au cœur : «<em> Dans un monde d’abondance, rien ne justifie que des enfants souffrent de la faim ou meurent de malnutrition. La faim ronge non seulement l’estomac d’un enfant, mais aussi sa dignité, son sentiment de sécurité et son avenir. </em>»</p>



<p>Face à cette spirale, les auteurs du rapport appellent à une «<em> réinitialisation audacieuse </em>». Il faut dépasser l’aide d’urgence et investir dans les systèmes alimentaires locaux, l’agriculture rurale, la nutrition communautaire et la résilience à long terme.</p>



<p>Le directeur général de la FAO, Qu Dongyu, le résume ainsi : «<em> L’insécurité alimentaire aiguë n’est pas seulement une crise – c’est une réalité constante. Il est essentiel d’investir dans l’agriculture d’urgence, non seulement en tant que réponse, mais aussi en tant que solution la plus rentable.</em> »</p>



<p>Alvaro Lario, président du FIDA, confirme que «<em> les réponses humanitaires doivent aller de pair avec des investissements dans le développement rural. Les petits exploitants sont au cœur de la sécurité alimentaire. </em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-faim-comme-facteur-de-chaos"><strong>La faim comme facteur de chaos</strong></h3>



<p>Ne pas agir, c’est courir à la catastrophe géopolitique. «<em> La crise de la faim ne menace pas seulement des vies, elle mine la stabilité des sociétés </em>», alerte Axel van Trotsenburg de la Banque mondiale. Sans réponse, la faim devient moteur de révoltes, d’exils, de radicalisations.</p>



<p>Dans les pays où 70 % de la population dépend de l’agriculture, la moindre disette devient un séisme social. Le GRFC 2024 ne plaide pas pour la charité, il plaide pour la stratégie.</p>



<p>En 2025, la faim ne sera plus une surprise. Elle est annoncée, mesurée, cartographiée. Si elle se poursuit, ce sera par choix, ou par abandon. Et comme le martèle le rapport : «<em> Briser le cycle de la faim exige que l’on place les besoins et les voix des communautés touchées au cœur de chaque réponse. </em>»</p>



<p>Alors, quelle réponse le monde donnera-t-il cette fois ? Car au XXIe siècle, ce n’est plus de pain qu’il manque : c’est de volonté.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Soudan : deux généraux, une capitale fantôme, et la guerre comme seul langage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 07:54:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel Fattah Al-Burhan]]></category>
		<category><![CDATA[Khartoum]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Hamdan Daglo]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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<p>Alors que le général Al-Bourhane proclame la « libération » de Khartoum, son rival Hemetti promet de revenir. Plus qu’un tournant militaire, c’est la confirmation d’un conflit qui redessine le Soudan à coups d’alliances opportunistes et de replis tactiques. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que le général Al-Bourhane proclame la « libération » de Khartoum, son rival Hemetti promet de revenir. Plus qu’un tournant militaire, c’est la confirmation d’un conflit qui redessine le Soudan à coups d’alliances opportunistes et de replis tactiques. Entre ambitions croisées, épuisement humanitaire et diplomatie impuissante, une certitude s’impose, la guerre n’est plus l’exception, elle est devenue le système.</em></strong></p>



<p>Il est des victoires qui se proclament plus vite qu’elles ne se consolident. Et des capitales qu’on libère sans jamais vraiment reconquérir. En annonçant, ce 29 mars au soir, que ses troupes « <em>se battraient jusqu’à la victoire totale </em>», le général Abdel Fattah Abdelrahman Al-Bourhane, chef de l’armée soudanaise, a voulu sceller un moment symbolique : la reprise de Khartoum, deux ans après son effondrement sous les coups de la milice rivale, les Forces de soutien rapide (FSR). Mais derrière l’uniforme impeccable et le ton martial, c’est une guerre d’usure qui se poursuit, sans vainqueur évident ni horizon lisible.</p>



<p>Depuis le palais présidentiel, réinvesti quelques jours plus tôt après une opération éclair, Al-Bourhane a écarté toute négociation avec son adversaire, le général Mohammed Hamdan Daglo, dit « <em>Hemetti</em> ». Il a parlé de milice terroriste, de reddition inacceptable, et de lutte sans compromis. Un langage de rupture, qui tranche avec les ambiguïtés du passé — lorsque, en 2019, les deux hommes cogéraient de fait la transition soudanaise, unis dans l’exclusion méthodique des civils.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Khartoum n’est plus un centre de pouvoir. C’est un champ de ruines.</strong></h3>



<p>Mercredi, l’état-major militaire annonçait fièrement avoir « <em>nettoyé</em> » les dernières poches de résistance des FSR dans la capitale. Le lendemain, Hemetti lui-même, dans un message diffusé en ligne, confirmait le retrait de ses troupes, qualifié de « <em>repositionnement stratégique </em>» vers Omdurman. Il promettait un retour. Car au Soudan, chaque recul n’est qu’un délai, et chaque victoire, un piège.</p>



<p>Dans un réflexe bien connu des guerres africaines à fronts mouvants, les FSR annonçaient, presque simultanément, une alliance militaire avec un groupe rebelle opérant dans les zones frontalières du Soudan du Sud et de l’Éthiopie. Samedi, elles revendiquaient une offensive dans le Nil-Bleu, à 140 kilomètres au sud-ouest de Damazin. Autant dire que le pays reste, plus que jamais, divisé : l’armée contrôle le Nord et l’Est ; les FSR, l’Ouest et une partie du Sud, notamment le Darfour, aux confins du Tchad.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un conflit gelé, une diplomatie impuissante</strong></h3>



<p>Sur les rives du Nil, comme dans les couloirs de l’Union africaine, personne ne se fait d’illusions. Washington, qui a formellement accusé les FSR de génocide en janvier, a sanctionné les deux camps, tout en perdant, peu à peu, ses relais sur le terrain. Au Caire, on observe sans intervenir. À Riyad, on parraine sans convaincre.</p>



<p>Quant aux civils soudanais, plus de douze millions d’entre eux ont été déplacés, tandis que les morts se comptent par dizaines de milliers. La communauté humanitaire parle de catastrophe « <em>à échelle continentale</em> ». Mais sur le terrain, ni les appels au cessez-le-feu ni les tentatives de médiation n’ont infléchi la trajectoire du conflit.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La guerre comme seule matrice du pouvoir</strong></h3>



<p>Dans cette lutte à mort entre deux généraux issus du même moule — l’un forgé dans la hiérarchie militaire classique, l’autre dans les circuits parallèles du pouvoir tribal et économique —, la logique de la guerre a absorbé toutes les autres. Elle remplace les institutions. Elle régule les alliances. Elle définit l’autorité.</p>



<p>Comme en Libye hier ou au Tchad demain, c’est dans le vacarme des blindés et le silence des urnes que se joue l’avenir du Soudan.</p>



<p>Khartoum est peut-être tombée. Mais le pouvoir, lui, reste introuvable.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Khartoum, l&#8217;autre victoire : quand l&#8217;armée reprend pied dans la capitale dévastée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 14:52:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel Fattah al-Burhane]]></category>
		<category><![CDATA[armée soudanaise]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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<p>En reprenant l’aéroport international de Khartoum, l’armée soudanaise marque une victoire stratégique et symbolique dans un conflit qui, deux ans après son déclenchement, continue de broyer un pays exsangue.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En reprenant l’aéroport international de Khartoum, l’armée soudanaise marque une victoire stratégique et symbolique dans un conflit qui, deux ans après son déclenchement, continue de broyer un pays exsangue.</em></strong></p>



<p>Khartoum, mercredi 26 mars.&nbsp;Un aéroport de nouveau entre les mains des troupes régulières. Un palais présidentiel repris. Une capitale, morcelée depuis près de deux ans, où les civils recommencent à célébrer – prudemment – dans les rues. Ce jour-là,&nbsp;le général Abdel Fattah al-Burhane&nbsp;n’a pas seulement repris l’aéroport international de Khartoum,&nbsp;il a reconquis un symbole. Celui d’un État qui n’avait plus d’adresse.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La reconquête, ou la revanche de l’institution</strong><strong></strong></h3>



<p>Car dans ce conflit fratricide, commencé en avril 2023 entre deux anciens frères d’armes devenus ennemis – le chef des Forces de soutien rapide (FSR), Mohamed Hamdane Daglo, dit «&nbsp;<em>Hemetti</em>&nbsp;», et l’actuel homme fort du régime militaire –&nbsp;les batailles ne sont jamais seulement militaires. Elles sont fondamentalement politiques, urbaines, symboliques.</p>



<p>Cela faisait des mois que&nbsp;l’armée soudanaise encaissait, se repliait, s’accrochait à quelques bastions dans le nord et l’est du pays, pendant que les FSR étendaient leur emprise sur le Darfour et les périphéries urbaines. On l’avait crue à bout de souffle, exsangue, fragmentée. Mais depuis&nbsp;la fin 2024, une dynamique inverse s’est amorcée.</p>



<p>La reprise de l’aéroport, du palais présidentiel, de la banque centrale, des services de renseignement et du Musée national, en quelques jours seulement, marque un basculement inattendu du rapport de force. L’armée, acculée, a réappris à avancer.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une capitale à bout de souffle</strong><strong></strong></h3>



<p>Khartoum, ville défigurée, exsangue, n’est plus que l’ombre de ce qu’elle fut.&nbsp;Plus de 3,5 millions de déplacés, des quartiers entiers rasés, des institutions saccagées,&nbsp;une population prise en étau&nbsp;entre deux armées dont les lignes de front passent par les cuisines, les marchés, les mosquées.</p>



<p>L’armée, en reprenant pied,&nbsp;ne délivre pas, elle libère à moitié. Car si les images de civils acclamant la fuite des FSR circulent, la réalité humanitaire est autrement plus dramatique :&nbsp;bombardements, famine, évacuations improvisées, et un Darfour toujours sous contrôle paramilitaire, où l’ombre du génocide plane encore.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une guerre sans fin, mais pas sans enjeu</strong><strong></strong></h3>



<p>Depuis avril 2023, cette guerre a tué des dizaines de milliers de personnes, déplacé plus de 12 millions d’autres,&nbsp;réduit le Soudan à un champ de ruines diplomatiques. Un pays autrefois au cœur de l’Union africaine, aujourd’hui traité à la marge des priorités internationales.&nbsp;Une tragédie oubliée, où les puissances parlent de cessez-le-feu, mais observent surtout, en silence, qui prendra le dessus.</p>



<p>Les&nbsp;États-Unis ont sanctionné&nbsp;les deux hommes forts, accusant&nbsp;Hemetti de génocide&nbsp;au Darfour. Les Nations unies dénoncent, dans un ballet de communiqués,&nbsp;les frappes sur les civils, comme ce raid meurtrier sur un marché de Tora, ou l’attaque d’une mosquée à Khartoum. Mais&nbsp;aucun des deux camps ne montre le moindre signe de recul.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une victoire, et après ?</strong><strong></strong></h3>



<p>Ce mercredi,&nbsp;les images de soldats posant fièrement devant le palais présidentiel, drapeau à la main, ont une portée qui dépasse le Soudan. Elles disent le retour d’un pouvoir centralisé, d’un État qui veut encore exister. Mais elles ne disent rien de ce qu’il adviendra demain.</p>



<p>Le Darfour demeure aux mains des FSR. Le sud du pays est une zone grise. Et les failles, nombreuses, entre civils et militaires, entre islamistes et réformateurs, entre révolutionnaires trahis et généraux intronis.</p>



<p>Khartoum est peut-être reprise. Mais&nbsp;le Soudan, lui, reste à reconstruire. Et la paix, dans ce pays suspendu entre deux rives du Nil,&nbsp;ne viendra ni d’un drapeau hissé ni d’un aéroport sécurisé&nbsp;– mais d’une volonté collective que ni Burhane, ni Hemetti, n’ont pour l’heure su incarner pleinement.</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Soudan : L’armée reprend le palais, la paix attend toujours</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel Fattah Al-Burhan]]></category>
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		<category><![CDATA[reprise du palais présidentiel]]></category>
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<p>La reprise du palais présidentiel de Khartoum par l’armée soudanaise marque un tournant symbolique dans un conflit qui, lui, reste loin d’être terminé.</p>
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<p><strong><em>La reprise du palais présidentiel de Khartoum par l’armée soudanaise marque un tournant symbolique dans un conflit qui, lui, reste loin d’être terminé.</em></strong><strong></strong></p>



<p>Le 21 mars 2025, l’armée soudanaise annonçait, en grande pompe, la reprise du palais présidentiel de Khartoum, après près de deux années d’occupation par les Forces de soutien rapide (FSR) de Mohamed Hamdane Daglo, dit «&nbsp;<em>Hemetti</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Pourtant, derrière cette victoire symbolique, l’essentiel demeure : une guerre civile sans issue, une capitale fracturée, un pays disloqué. Et surtout, une population abandonnée à elle-même, dans l’indifférence presque totale de la communauté internationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une victoire stratégique ou une étape dérisoire ?</strong></h3>



<p>On aurait tort de minimiser ce succès militaire. La reconquête du palais présidentiel n’est pas qu’un coup d’éclat, c’est une démonstration de force, un point d’inflexion psychologique dans un conflit où les lignes de front sont mouvantes, et les allégeances souvent éphémères. La dynamique s’est inversée. Après des mois de replis, l’armée régulière reprend du terrain.</p>



<p>Mais au Soudan, chaque victoire militaire se paie du prix d’un nouveau déséquilibre. La FSR conserve des bastions entiers, comme Omdourman, des quartiers de Khartoum, et surtout l’ouest du pays, où El-Facher devient l’épicentre d’une guerre totale dans le Darfour.</p>



<p>Depuis avril 2023, ce sont plus de 150 000 morts, 12 millions de déplacés, 20 millions de personnes dépendantes de l’aide internationale. Ces chiffres, cités mécaniquement par les agences onusiennes, sont devenus les jalons froids d’une tragédie qui ne dit plus son nom. L’une des plus grandes crises humanitaires au monde se joue dans un silence presque organisé.</p>



<p>Car au-delà du fracas des armes, c’est le destin d’un État-nation qui vacille. Le Soudan ne se bat pas seulement pour son territoire, il lutte pour son existence politique, pour son intégrité administrative, pour la possibilité même d’un futur commun.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les lignes de fracture s’internationalisent</strong></h3>



<p>Comme souvent, lorsque l’État s’efface, d’autres s’invitent à la table. La Russie, le Tchad, l’Iran, et en arrière-plan les puissances du Golfe, toutes attirées par ce terrain devenu laboratoire du chaos géostratégique africain. La guerre au Soudan n’est plus uniquement soudanaise. Elle est aussi celle des intérêts rivaux qui testent ici leurs armes, leur influence, leur capacité à remodeler des équilibres fragiles.</p>



<p>Dans ce contexte, la reprise du palais n’est qu’un acte dans une pièce dont personne ne contrôle le scénario.</p>



<p>Tout palais présidentiel porte en lui une illusion : celle de la stabilité. En temps de paix, il incarne l’État. En temps de guerre, il devient un trophée. Mais croire que sa reconquête marque une avancée décisive, c’est confondre la surface avec la profondeur. Ce n’est pas le palais qu’il faut reconstruire, c’est l’État.</p>



<p>Et cela passe par une triple exigence. Tout d’abord, sécuriser durablement les zones reconquises. Ensuite, il s’agirait de répondre à l’urgence humanitaire par un effort international coordonné. En fin, il faudrait ouvrir un dialogue politique sincère, au-delà des uniformes et des clivages ethniques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’histoire ne retient jamais les statues debout sur les ruines</strong></h3>



<p>En reprenant le palais, le général al-Burhane remporte un round. Mais ce n’est pas à Khartoum que se joue l’avenir du Soudan. C’est dans les camps de déplacés, les zones assiégées, les écoles détruites, les hôpitaux à l’arrêt, et les regards vides de millions d’enfants sans avenir.</p>



<p>Ceux-là ne brandissent pas d’armes. Ils ne chantent pas de slogans. Mais ils attendent autre chose que des drapeaux hissés sur des façades calcinées. Ils attendent la paix. La vraie.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Abdel Fattah Al-Burhan à Bamako : une visite chargée d’enjeux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jan 2025 13:42:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel Fattah Al-Burhan]]></category>
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		<category><![CDATA[visite du président soudanais]]></category>
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<p>Cette rencontre, qui sera marquée par des échanges stratégiques au palais de Koulouba, s’inscrit dans un contexte de renforcement des liens entre deux nations confrontées à des défis communs.</p>
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<p><strong><em>Le Président de la Transition du Mali, le Général d’Armée Assimi Goïta, a accueilli ce samedi&nbsp;11&nbsp;janvier 2025 son homologue soudanais, le Général Abdel Fattah Al-Burhan, pour une visite d’amitié et de travail de 48&nbsp;h. Cette rencontre, qui sera marquée par des échanges stratégiques au palais de Koulouba, s’inscrit dans un contexte de renforcement des liens entre deux nations confrontées à des défis communs, avec l’ambition de bâtir une coopération durable face aux enjeux sécuritaires et diplomatiques.</em></strong></p>



<p>Ce samedi&nbsp;11&nbsp;janvier 2025, un avion atterrit sur le tarmac de l’aéroport international Président Modibo Keïta de Bamako-Senou. À son bord, un invité de marque&nbsp;: le Général Abdel Fattah Al-Burhan, Président du Conseil Souverain de Transition du Soudan. À 10&nbsp;h&nbsp;40, il descend de l’appareil, accueilli avec tous les honneurs par son homologue malien, le Général d’Armée Assimi Goïta, Chef d’État du Mali. Une poignée de main, deux regards échangés, et déjà, un symbole puissant de rapprochement entre deux nations aux trajectoires bouleversées par l’histoire récente.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Entre crises et espoirs de renouveau</strong></h3>



<p>Cette visite d’amitié et de travail est une étape importante dans la relation entre le Mali et le Soudan. Elle est le fruit d’efforts diplomatiques amorcés en juin 2024, lorsque le Lieutenant-Général Shamsedin Kabbashi, membre du Conseil Souverain soudanais, portait à Bamako un message du Général Al-Burhan. L’objectif était de renforcer une coopération encore embryonnaire, mais prometteuse dans des domaines aussi essentiels que la sécurité, la défense, et la diplomatie.</p>



<p>Pour comprendre la portée de cette rencontre, il faut replacer le Soudan et le Mali dans leur contexte respectif. Le Soudan, dirigé par le Général Al-Burhan depuis la chute d’Omar El-Béchir en 2019, traverse une crise aiguë depuis l’éclatement, en avril 2023, des hostilités entre l’armée régulière et les Forces de Soutien rapide (RSF). Ce conflit interne a exacerbé les défis socio-économiques, aggravant une situation déjà fragile.</p>



<p>De son côté, le Mali, sous la houlette du Général Assimi Goïta, a lui aussi été marqué par des turbulences politiques et sécuritaires. Cependant, Bamako et Khartoum partagent un point commun&nbsp;: la quête d’une souveraineté renforcée et d’une gouvernance stable, dans un environnement géopolitique complexe.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’ébauche d’un partenariat stratégique</strong></h3>



<p>Après un premier entretien de quelques minutes  à l’aéroport, les deux chefs d’État se sont rendus au palais de Koulouba. Là, une journée intense d’échanges et de réflexions les attendait, tournée vers la consolidation d’une coopération bilatérale encore timide. Depuis 2002, les accords de partenariat se concentrent sur des secteurs limités comme le commerce et le transport aérien. Une commission mixte, créée en 2006, n’a pas pu pleinement atteindre ses objectifs en raison des aléas politiques et des crises successives.</p>



<p>Mais aujourd’hui, les enjeux sont plus vastes et plus urgents. Le renforcement des capacités militaires, le partage d’expertise en matière de lutte contre le terrorisme, et la revitalisation des liens diplomatiques figurent parmi les priorités évoquées, et pourquoi pas la crise énergétique qui sécoue le Mali depuis plus d’une décennie. Le Mali et le Soudan, confrontés à des menaces similaires, pourraient trouver dans cette alliance un levier pour stabiliser leurs territoires respectifs tout en dynamisant les échanges économiques et culturels.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un homme au cœur des transformations</strong></h3>



<p>Le parcours du Général Abdel Fattah Al-Burhan, à lui seul, éclaire les dynamiques qui animent cette rencontre. Né en 1960 dans le village de Gandou, il gravit les échelons de l’armée soudanaise, passant par des missions à l’étranger et des postes clés au sein des forces armées. Sa carrière est marquée par des choix ambitieux&nbsp;: de la gestion des relations avec Israël en 2020, qui a conduit à un rapprochement historique, à son rôle controversé dans l’envoi de troupes au Yémen.</p>



<p>Son pragmatisme et son expérience en font un acteur incontournable de la scène politique régionale. Mais ce leadership s’exerce dans une réalité complexe, où chaque décision porte les stigmates d’un pays en quête d’équilibre.</p>



<p>En accueillant le Président Al-Burhan, le Mali témoigne d’une volonté de dépasser les obstacles du passé pour construire un partenariat basé sur la confiance et les intérêts mutuels. Cette visite, bien que symbolique, ouvre la voie à des collaborations plus ambitieuses. Elle rappelle que dans un monde fragmenté, les alliances régionales peuvent être des bouées de sauvetage, offrant aux nations un espace pour se redéfinir et se renforcer.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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