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	<title>Archives des Sonko conférence de presse &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Sonko contre Diomaye : la guerre déclarée</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 21:02:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Ousmane Sonko accuse Bassirou Diomaye Faye de vouloir affaiblir le Pastef. Entre remaniement gouvernemental, tensions institutionnelles et démonstration de force politique, le Sénégal entre dans une nouvelle zone de turbulences.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 2 juin 2026, Ousmane Sonko a tenu une conférence de presse explosive à Dakar, révélant pour la première fois les coulisses d&rsquo;une rupture au sommet de l&rsquo;État sénégalais. Même jour : un nouveau gouvernement de 30 ministres sans le Pastef, une instruction interne de mobilisation massive du parti, et un président de l&rsquo;Assemblée nationale qui parle de « cohabitation ». Le Sénégal entre dans une ère inédite.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est 17 heures à Dakar, à la Résidence Serigne Abass Sall, en face de l&rsquo;École de police, quand Ousmane Sonko prend la parole. Devant les caméras, le président du Pastef lève un à un les voiles sur ce que beaucoup pressentaient sans pouvoir le nommer : une rupture totale, profonde et personnelle avec Bassirou Diomaye Faye, le chef de l&rsquo;État qu&rsquo;il avait lui-même propulsé au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe d&rsquo;abord, c&rsquo;est le ton. Pas celui d&rsquo;un opposant classique qui critique un gouvernement adverse. Celui d&rsquo;un homme qui règle ses comptes avec quelqu&rsquo;un qu&rsquo;il connaît intimement, à qui il fait grief non pas d&rsquo;une différence idéologique, mais d&rsquo;une trahison dans les formes et dans les procédures.&nbsp;<em>« Il est dans des stratégies pour déstabiliser le Pastef. C&rsquo;est pourquoi il a essayé de négocier directement avec des membres du parti sans passer par les instances directrices. »</em>, a déclaré&nbsp;Ousmane Sonko, dans sa déclaration à la presse, Dakar, ce 2 juin 2026.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sonko raconte ensuite un échange cinglant : Diomaye aurait affirmé lors d&rsquo;une réunion être «&nbsp;<em>le plus représentatif dans le Pastef</em>&nbsp;». Sa réponse fut directe. «&nbsp;<em>Je lui ai dit : il faut sortir dans la rue et appeler à un meeting, sans Ousmane Sonko. Si tu réunis 100 personnes, on verra. À commencer par Niaganiao, ta commune que tu ne peux pas gagner.&nbsp;</em>» Le défi, lancé publiquement, dit l&rsquo;état réel des rapports de force entre les deux hommes — et le mépris qui a désormais remplacé la fraternité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La mécanique de la rupture : ce que Sonko révèle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit de Sonko éclaire la mécanique intime d&rsquo;une brouille qui a mis des mois à se cristalliser. Diomaye aurait refusé de s&rsquo;entretenir avec lui et avec «&nbsp;<em>certains lieutenants désignés</em>&nbsp;», préférant dialoguer avec «&nbsp;<em>des gens qui n&rsquo;ont rien fait pour son arrivée au pouvoir</em>&nbsp;». La médiation d&rsquo;Ahmadou Al Aminou Lô — aujourd&rsquo;hui Premier ministre — aurait finalement permis une rencontre, arrangée dans des conditions révélatrices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Diomaye envoie un message «&nbsp;<em>le lundi tard dans la soirée</em>&nbsp;» pour demander à Sonko de passer au Palais. Ce dernier répond qu&rsquo;il ne peut pas, qu&rsquo;il passera «&nbsp;<em>le lendemain à 8 heures</em>&nbsp;». Deux hommes qui se toisent à travers des SMS, qui négocient les conditions d&rsquo;une rencontre comme on négocie un armistice. «&nbsp;<em>Voilà comment s&rsquo;est passé le processus de notre rencontre dans la forme</em>&nbsp;», conclut Sonko — formule glaciale qui en dit plus que n&rsquo;importe quel commentaire.&nbsp;<em>« Il n&rsquo;a pas un seul député à l&rsquo;Assemblée nationale. Il n&rsquo;a pas tous les pouvoirs. Il faut qu&rsquo;il redescende de son piédestal et qu&rsquo;on se parle. »,&nbsp;</em>exhorte Sonko.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un gouvernement sans Pastef, avec cinq membres du Pastef</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant que Sonko parlait, les détails du nouveau gouvernement formé par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô se précisaient. Trente ministres. Pas de poids lourd du Pastef aux postes clés — Intérieur, Justice, Affaires étrangères. Le retour en force des technocrates : Cheikh Diba reconduit aux Finances avec le portefeuille élargi de l&rsquo;Économie, Mouhamadou Makhtar Cissé — ancien ministre de l&rsquo;Intérieur sous Macky Sall — reprenant ce poste stratégique. Et El Hadji Abdourahmane Diouf, ouvertement du côté de Diomaye dans le conflit, propulsé à l&rsquo;Énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il y a une anomalie que le Pastef devra trancher : cinq de ses membres ont choisi de rester au gouvernement en dépit de la consigne du parti. Parmi eux, le ministre des Forces armées, Yankoba Diémé. Ces cinq ministres sont déjà exclus des boucles de communication WhatsApp internes. Plusieurs membres de leurs cabinets ont annoncé leur démission. Leur sort sera peut-être clarifié lors du congrès du Pastef prévu le 6 juin.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pastef en ordre de bataille : l&rsquo;instruction de Sonko</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que la conférence de presse ne dit pas, le document interne du Pastef le dit. Daté du 15 décembre 2025 et signé Ousmane Sonko en sa qualité de président du parti, l&rsquo;Instruction n°01/PASTEF/PR/2025 révèle la stratégie de fond du mouvement : transformer la crise politique en élan organisationnel. L&rsquo;objectif affiché à horizon fin 2026 est vertigineux — atteindre un million de militants identifiés et actifs, créer ou redynamiser 10 000 cellules fonctionnelles couvrant les 46 départements, les 557 communes et la diaspora.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;instruction fixe également des objectifs citoyens : dons de sang, consultations médicales gratuites, opérations de nettoyage, vigies citoyennes contre la corruption, porte-à-porte hebdomadaire. Le Pastef veut incarner un mouvement social total, présent dans tous les interstices de la vie publique — pendant que Diomaye gouverne avec des technocrates. La stratégie est lisible : occuper le terrain que l&rsquo;État délaisse, et préparer une échéance électorale future depuis une position de force.&nbsp;<em>« PASTEF est un parti forgé dans l&rsquo;épreuve, porté par la conviction, soutenu par le peuple et guidé par une vision de transformation profonde. La transformation nationale exige un Parti mobilisé, discipliné, solidaire, structuré et enraciné. »</em>, précise l’Instruction n°01/PASTEF/PR/2025, signée Ousmane Sonko, le 15 décembre 2025.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La cohabitation sénégalaise : un cas inédit</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La situation politique qui s&rsquo;installe au Sénégal n&rsquo;a pas vraiment de précédent dans l&rsquo;histoire du pays. Ce n&rsquo;est pas une cohabitation classique — opposition entre un président et une majorité parlementaire adverse — mais quelque chose de plus complexe et de plus dangereux : une rupture au sein du même mouvement, entre un chef de l&rsquo;État et un parti qui contrôle 130 des 165 sièges du Parlement et qui refuse formellement de participer au gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sonko a choisi les mots avec soin : «&nbsp;<em>Nous ne censurerons pas</em>&nbsp;» le gouvernement. Le Pastef va «&nbsp;<em>accompagner</em>&nbsp;». Il appelle au «&nbsp;<em>dialogue</em>&nbsp;». Mais dans la même phrase, il pose ses conditions à Diomaye : «&nbsp;<em>Il faut qu&rsquo;il redescende de son piédestal et qu&rsquo;on se parle.</em>&nbsp;» La main tendue est ferme. Le poing, dessous, est fermé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment un gouvernement de technocrates sans base parlementaire propre peut-il gouverner avec un Pastef qui détient la majorité absolue à l&rsquo;Assemblée, dont le président est Sonko lui-même, et qui orchestre en parallèle une mobilisation nationale d&rsquo;un million de militants ? La question ne sera pas résolue par un congrès le 6 juin. Elle sera résolue — ou non — dans les semaines et les mois qui viennent, dans les rues, les institutions et les couloirs du Palais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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