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	<title>Archives des sommet Russie Afrique 2026 &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Troisième sommet Russie-Afrique : Moscou prépare l’après et renforce sa stratégie africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Prévu en octobre 2026 à Moscou, le troisième sommet Russie-Afrique ambitionne de renforcer les liens économiques, diplomatiques et stratégiques entre la Russie et les pays africains dans un contexte de rivalités mondiales.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Prévu les 28 et 29 octobre à Moscou, le troisième sommet Russie-Afrique se profile comme un rendez-vous politique majeur. Pendant que l&rsquo;Occident se ferme, la Russie mise sur une relation de long terme avec le continent.</em></strong><em></em></p>



<p>Moscou, discrètement mais méthodiquement, prépare son prochain grand rendez-vous avec l&rsquo;Afrique. La première réunion du comité d&rsquo;organisation du troisième sommet Russie-Afrique s&rsquo;est tenue dans la capitale russe sous la présidence de Iouri Ouchakov, conseiller du Kremlin — le même homme qui supervise depuis des années le dossier africain. Le ton donné d&#8217;emblée : pas de communication fracassante, mais un travail de fond, concret, orienté vers des résultats durables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dépasser le stade des déclarations d&rsquo;intention</h2>



<p>«&nbsp;<em>Les sommets de 2019 et 2023 ont, en substance, donné un nouvel élan à la coopération russo-africaine</em>&nbsp;», a déclaré Ouchakov à l&rsquo;ouverture de la réunion. «&nbsp;<em>Nous avons désormais devant nous un travail considérable et de grande envergure. Il est important d&rsquo;accorder une place particulière à la dimension économique de nos relations.</em>&nbsp;»</p>



<p>La dimension économique, justement. C&rsquo;est le grand chantier annoncé. Après deux sommets qui ont posé les bases politiques d&rsquo;un rapprochement — Sotchi en 2019, Saint-Pétersbourg en 2023 —, Moscou veut désormais passer à la vitesse supérieure : de nouveaux mécanismes de coopération, un réseau diplomatique russe élargi sur le continent, des commissions intergouvernementales. Autant d&rsquo;outils concrets pour structurer une relation qui dépasse le stade des déclarations d&rsquo;intention.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un « héritage » revendiqué</strong></h2>



<p>Le mot employé par Anton Kobiakov, autre conseiller du président russe, mérite attention. «&nbsp;<em>Notre objectif est de laisser un héritage durable de cette troisième rencontre</em>&nbsp;», a-t-il affirmé, visant un ensemble de «&nbsp;<em>décisions signées dans les domaines de l&rsquo;économie, du commerce, des investissements, de la culture et de l&rsquo;éducation&nbsp;</em>». Un héritage — le terme n&rsquo;est pas anodin dans une relation historique complexe, faite de solidarités réelles au temps de la décolonisation et de malentendus plus récents.</p>



<p>Car c&rsquo;est l&rsquo;une des lignes de force de ce rapprochement : la Russie joue la carte de la mémoire longue. Celle des indépendances soutenues, des cadres formés à Moscou ou à Léningrad, des armes livrées aux mouvements de libération. Une rhétorique que l&rsquo;Occident ne peut pas tenir — et qui continue de faire recette dans de nombreuses capitales africaines, de Bamako à Harare.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un sommet qui s&rsquo;annonce très représentatif</strong></h2>



<p>Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a indiqué début mai s&rsquo;attendre à ce que «&nbsp;<em>la grande majorité des pays du continent</em>&nbsp;» soit représentée les 28 et 29 octobre. Si cette prévision se confirme, elle sera en elle-même un signal politique fort. À l&rsquo;heure où plusieurs puissances occidentales peinent à remplir les salles de leurs propres forums avec l&rsquo;Afrique, une participation massive au sommet de Moscou dirait beaucoup sur l&rsquo;état réel des équilibres diplomatiques mondiaux.</p>



<p>Vladimir Poutine a personnellement choisi Moscou comme lieu d&rsquo;accueil et ordonné la création du comité d&rsquo;organisation en mars dernier — un engagement présidentiel direct qui tranche avec la gestion technocratique que l&rsquo;Europe réserve souvent à ses relations avec le continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que l&rsquo;Afrique y gagne — ou espère y gagner</strong></h2>



<p>La question mérite d&rsquo;être posée sans détour. Les pays africains qui s&rsquo;engagent dans cette relation ne le font pas par sympathie idéologique pour Moscou. Ils y voient plusieurs avantages pragmatiques : un accès à des céréales et à des engrais à des conditions négociées, des partenariats militaires sans conditionnalités liées aux droits humains, des votes favorables au Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU, et une reconnaissance de leur souveraineté de décision que les partenaires traditionnels leur ont longtemps refusée.</p>



<p>La coopération russo-africaine n&rsquo;est pas exempte de tensions ni de contradictions — et aucun regard lucide ne saurait l&rsquo;idéaliser. Mais elle répond, au moins partiellement, à une demande réelle : celle de pays qui refusent de choisir un camp et entendent diversifier leurs alliances. Dans un monde où les grandes puissances se disputent l&rsquo;influence africaine, Moscou a compris que l&rsquo;Afrique n&rsquo;était plus un théâtre passif mais un acteur à courtiser.</p>



<p>Le troisième sommet Russie-Afrique sera, à cet égard, un test : celui de la capacité de Moscou à transformer un rapprochement politique en coopération tangible pour les populations du continent. L&rsquo;annonce est faite. Le calendrier est fixé. Reste à savoir si, derrière les discours, les actes suivront.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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