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	<title>Archives des sommet de Bamako &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Fin du 2ème collège à Bamako : ce qu’il faut retenir de l&#8217;intervention des dirigeants de l’AES </title>
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		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 15:17:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analyse des discussions lors de la 2ème session du collège des chefs d'État de l'AES, unis pour la souveraineté sahélienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réunis à Bamako les 22 et 23 décembre 2025 pour la 2ème session ordinaire du Collège des chefs d’État de la confédération des États du Sahel (AES), après la 1ère à Niamey le 6 juillet 2024, le général Assimi Goïta, le capitaine Ibrahim Traoré et le général Abdourahamane Tiani ont livré trois visions complémentaires de leur projet confédéral. Ces trois chefs d’Etat sont unis dans le but de bâtir une souveraineté sahélienne affranchie des tutelles extérieures.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre international de conférence de Bamako (CICB) a eu lieu, les 22 et 23 décembre 2025, la 2ème session ordinaire du Collège des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée en septembre 2023, et devenue depuis juillet 2024 une confédération politique et militaire regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Devant de nombreux diplomates, responsables militaires et représentants de la société civile, les trois présidents sahéliens ont livré trois discours à la fois complémentaires et révélateurs de la vision politique qu’ils incarnent, à savoir la rupture assumée avec l’ordre régional hérité, en vue d’une souveraineté retrouvée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-d-abord-un-bilan-en-forme-de-manifeste-confederal"><strong>D’abord, un bilan en forme de manifeste confédéral</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ouvrant cette 2ème session au CICB, le 23 décembre, le général d’Armée Assimi Goïta, président sortant de la Confédération, a dressé le bilan de sa présidence, qui a duré plus d’une année à la tête de l’AES. Dans une salle comblée de joie et parée des couleurs de l’AES, du Mali, du Niger et du Burkina Faso, le président Goïta a évoqué une « <em>nouvelle ère</em> » dans la construction politique du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Depuis la création de l’AES, nous avons posé les fondations d’une coopération solide et intégrée entre nos trois États. Cette confédération est devenue une réalité politique, diplomatique et géopolitique incontournable</em> », a-t-il déclaré, avant d’annoncer la création et l’inauguration de certains organes communs, dont la Banque confédérale d’investissement et de développement (BCID-AES), la Force Unifiée (FU-AES), la chaîne de télévision AES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président malien de la transition a également souligné le « <em>redressement moral</em> » qu’incarne le projet confédéral, face à des institutions régionales qui ont « <em>trahi les peuples au profit d’agendas extérieurs </em>». En filigrane, tout observateur averti verrait une critique à peine voilée de la CEDEAO et des nombreuses forces d’occupation étrangères qui existaient dans la zone des trois frontières sans pour autant qu’il y ait les résultats escomptés, au bout du compte.&nbsp; Il s’agit donc d’une dénonciation de leur incapacité à résoudre les crises politiques et sécuritaires qui ont secoué la sous-région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son discours, mesuré mais ferme, a pris les contours de l’acte fondateur d’un État sahélien qui assume désormais sa trajectoire autonome, sans aucune ingérence étrangère. Cette volonté d’autarcie politique et économique voire sécuritaire se voit aisément à travers des initiatives salvatrices comme la création de la BCID-AES (une banque qui financera les projets structurants des pays membres), de la Force unifiée voire de la Télévision AES. Le général Goïta a conclu sa déclaration en passant le flambeau de la présidence tournante au capitaine Ibrahim Traoré. Avant de finir, il a salué « <em>l’esprit de combat et de clarté</em> » du homologue burkinabè.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ensuite-la-ferveur-d-un-discours-revolutionnaire"><strong>Ensuite, la ferveur d’un discours révolutionnaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau président du Collège des chefs d’État, le capitaine Ibrahim Traoré, a pris la parole dans un style tout autre, voire peu officiel. Il a transformé la salle en tribune aux accents de manifeste révolutionnaire. Fidèle à sa rhétorique directe et sans fioritures, généralement sans éléments de langage sous la main, le capitaine burkinabè a enflammé la salle par son discours habité, ponctué de la volonté&nbsp; de « <em>libération des consciences africaines </em>» afin que règne désormais une pleine souveraineté sur le continent longtemps victime d’agendas obscurs aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son intervention, longuement applaudie dans la salle parce que s’adressant directement au peuple dans un langage peu diplomatique mais direct, a sonné comme un appel à la radicalité politique et à la rupture historique. Il a dénoncé « <em>le colonialisme économique </em>», le «&nbsp;<em>colonialisme mental&nbsp;</em>» ainsi que le «&nbsp;<em>colonialisme politique et sécuritaire</em>&nbsp;» incarné par la dépendance monétaire, la complaisance face à l’occident, et les accords de défense hérités des puissances extérieures ou l’ingérence dans les politiques intérieures des Etats. Il a&nbsp; réaffirmant que l’AES devait devenir «<em> le premier noyau d’une Afrique souveraine </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>L’histoire retiendra que dans le Sahel, les peuples ont choisi de se lever </em>», a-t-il poursuivi, promettant de « <em>faire du Burkina, du Mali et du Niger, les laboratoires d’un nouvel humanisme africain </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La déclaration du nouveau président de l’AES a confirmé l’orientation idéologique de la Confédération : celle d’une révolution institutionnelle où la souveraineté, la jeunesse et la résistance deviennent les maîtres-mots d’une refondation politique assumée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-rappel-historique-et-la-memoire-des-luttes"><strong>Le rappel historique et la mémoire des luttes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Moins lyrique mais profondément ancré dans la mémoire politique du Sahel, le général Abdourahamane Tiani, président du Niger, a calqué son discours sur le rappel historique des contextes de création de l’AES. Son intervention fut celui d’un pédagogue et d’un témoin, qui retrace les luttes et les erreurs du passé pour justifier la voie nouvelle ouverte par l’AES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Nos peuples ont trop souvent été les spectateurs de leur propre destin. Nous avons connu les promesses de l’indépendance, puis la dépendance économique, puis les ingérences sous le masque de la coopération</em> », a-t-il rappelé, évoquant la Fédération du Mali (1959-1960) et sa dissolution comme un « <em>avertissement de l’histoire </em>». Pour le général Tiani, la Confédération AES tire précisément sa force de cette mémoire : « <em>Là où nos aînés ont échoué à cause de la division, nous réussirons par la solidarité et la lucidité. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef d’État nigérien a également mis en avant la dimension stratégique du projet commun : sécurité partagée, formation militaire intégrée, et coordination diplomatique face aux crises régionales. « <em>L’AES n’est pas une alliance contre quelqu’un, mais une alliance pour quelque chose : la survie et la dignité du Sahel</em> », a-t-il insisté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-discours-une-seule-matrice-nbsp"><strong>Trois discours, une seule matrice&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En écoutant les trois dirigeants, tout analyste neutre ou objectif aura compris la complémentarité d’un triptyque discursif. Le général Goïta pour la continuité et la structuration, le capitaine Traoré pour la ferveur révolutionnaire, et le général Tiani pour la profondeur historique. Ces trois chefs d’Etat esquissent ainsi une matrice politique commune, où la souveraineté n’est plus un slogan mais une méthode de gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des effets de tribune, la session de Bamako a surtout acté le basculement d’une région longtemps considérée comme périphérique, qui entend désormais devenir centre de décision et de production politique en Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’AES, qui bénéficie depuis un certain temps d’une reconnaissance internationale, reste encore confrontée à certains défis comme toute nation désireuse d’une pleine et entière souveraineté — économiques, sécuritaires et institutionnels. Mais les mots des trois chefs d’État laissent entrevoir un horizon que leurs prédécesseurs avaient cessé d’imaginer : celui d’une unité sahélienne fondée sur la conviction que la souveraineté se conquiert, elle ne se délègue pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Bamako, l’accueil triomphal du président nigérien Abdourahamane Tiani pour le sommet de l’AES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 18:54:53 +0000</pubDate>
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<p>Le sommet de l’AES a rassemblé des milliers de Maliens en soutien au président nigérien. Plongez dans cet événement marquant.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La capitale malienne a vécu, ce lundi 22 décembre 2025, une journée de ferveur populaire rare à l’occasion de l’arrivée du président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, attendu pour participer à la deuxième session du Collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), prévu ce mardi 23 décembre à Bamako.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des milliers de Maliens, rejoints par des ressortissants burkinabè et nigériens, ont convergé le long de la route reliant l’aéroport international Président-Modibo-Keïta-Sénou au palais de Koulouba. Drapeaux tricolores, banderoles et chants à la gloire de la « <em>souveraineté retrouvée</em> » ont accompagné la progression du cortège officiel.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-1024x683.jpeg" alt="Le président Goita accueille son homologue Tiani à Bamako" class="wp-image-20603" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-1536x1025.jpeg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-1920x1281.jpeg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-1170x780.jpeg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le président Goita accueille son homologue  Tiani à Bamako, le 22 décembre 2025, lors de la 2ème session du Collège des Chefs d&rsquo;Etat de l&rsquo;AES. © Présidence du Mali. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ferveur-populaire-sans-precedent"><strong>Une ferveur populaire sans précédent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À plusieurs reprises, le général Assimi Goïta, président de la Transition et président de la Confédération des États du Sahel, est descendu de son véhicule aux côtés de son homologue nigérien pour saluer la foule massée sur le parcours. Les deux dirigeants ont été acclamés par des cris de « <em>Vive l’AES ! </em>» et « <em>Unis pour le Sahel !</em> », symboles d’un soutien populaire nourri par un sentiment de fierté nationale et d’unité régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présence de nombreux Burkinabè et Nigériens vivant à Bamako, venus accueillir leur chef d’État, a donné à la scène une dimension transfrontalière, rare sur le continent. Pour beaucoup, cette démonstration d’enthousiasme illustre la consolidation de l’alliance tripartite formée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, le 16 septembre 2023, après leur rupture avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-sommet-place-sous-le-signe-de-la-solidarite-sahelienne"><strong>Un sommet placé sous le signe de la solidarité sahélienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette deuxième session du Collège des chefs d’État, après celle de Niamey en juillet 2024, doit aborder plusieurs dossiers stratégiques : la succession à la présidence tournante de l’AES, l’évaluation du bilan sécuritaire commun et l’adoption du Plan stratégique 2026-2030 de la Confédération.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/CDM.jpeg"><img decoding="async" width="960" height="540" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/CDM.jpeg" alt="CDM" class="wp-image-20602" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/CDM.jpeg 960w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/CDM-300x169.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/CDM-768x432.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/CDM-585x329.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/CDM-600x338.jpeg 600w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Accueil populaire du président Tiani à Bamako, le 22 décembre 2025. © Présidence du Mali. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La tenue de ce sommet à Bamako revêt une forte portée symbolique. Elle consacre la capitale malienne comme épicentre politique du nouveau bloc sahélien, dans un contexte régional encore tendu marqué par les tensions persistantes avec la CEDEAO et les pressions diplomatiques occidentales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-images-d-une-union-populaire-et-politique"><strong>Les images d’une union populaire et politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les réseaux sociaux, les images de la foule massée autour du cortège présidentiel ont rapidement circulé, amplifiant l’idée d’un « <em>peuple du Sahel uni </em>». Pour les partisans de l’AES, cette mobilisation traduit une adhésion populaire croissante à un projet régional présenté comme un instrument d’émancipation collective, face à des décennies de dépendance sécuritaire et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accueil réservé au général Tiani à Bamako s’inscrit dans une séquence diplomatique intense : le sommet des chefs d’État doit formaliser la mise en place opérationnelle de la Force unifiée de 5 000 hommes et lancer les travaux de la Banque confédérale d’investissement et de développement (BCID-AES) ainsi que de la chaîne de télévision AES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les rues de Bamako, les scènes de liesse contrastent avec l’austérité diplomatique des grandes conférences régionales. Les drapeaux du Mali, du Burkina Faso et du Niger flottant côte à côte, portés par des jeunes, résument l’esprit du moment : celui d’une union politique et populaire qui entend redéfinir le futur du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sommet de l’AES à Bamako : bilan, perspectives et consolidation confédérale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le 2ème collège des Chefs d'Etat de l'AES marque une étape cruciale pour l'intégration des États du Sahel.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réunis les 22 et 23 décembre dans la capitale malienne, les chefs d’État du Mali, du Burkina Faso et du Niger tiendront le deuxième collège des chefs d’Etat de la Confédération des États du Sahel. Vingt-sept mois après sa création, l’organisation entend dépasser le cadre sécuritaire pour esquisser une doctrine régionale fondée sur la souveraineté, l’intégration et le refus de la dépendance stratégique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sommet de Bamako marque une nouvelle étape dans la structuration de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée en septembre 2023 par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, puis formellement transformée en confédération lors du sommet de Niamey en juillet 2024. Vingt-sept mois après la signature de la Charte du Liptako-Gourma, les trois États sahéliens poursuivent un processus d’institutionnalisation accéléré, dans un contexte régional marqué par leur rupture avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux préparatoires, organisés à Bamako du 15 au 18 décembre, ont réuni les hauts fonctionnaires autour des trois piliers de la Confédération — défense et sécurité, diplomatie et développement. Ils seront suivis, les 20 et 21 décembre, par la première session confédérale du Conseil des ministres. En parallèle, les ministres des finances ont finalisé les modalités d’opérationnalisation de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), dotée d’un capital initial de 500 milliards de francs CFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette succession de réunions techniques traduit l’ambition des dirigeants sahéliens : transformer une alliance née de l’urgence sécuritaire en une organisation politique et économique structurée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bamako-capitale-politique-d-une-solidarite-sahelienne"><strong>Bamako, capitale politique d’une solidarité sahélienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de Bamako pour accueillir ce deuxième sommet n’est pas anodin. Après Niamey en 2024, la capitale malienne devient à son tour le théâtre d’une affirmation collective, alors que le Mali assure la présidence tournante de l’AES jusqu’à la fin de l’année 2025. Cette rotation entre Bamako, Ouagadougou et Niamey est présentée par les autorités comme un symbole d’égalité entre les États membres, à rebours des hiérarchies informelles qui caractérisent de nombreuses organisations régionales africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de sanctions levées mais de relations toujours tendues avec leurs voisins ouest-africains, les trois pays entendent afficher une unité politique et stratégique renforcée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-doctrine-fondee-sur-l-autonomie-strategique"><strong>Une doctrine fondée sur l’autonomie stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière l’agenda institutionnel, le sommet de Bamako s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place de l’AES dans l’ordre régional et international. Les déclarations des responsables sahéliens convergent vers l’émergence d’une doctrine fondée sur l’autonomie stratégique et la souveraineté décisionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de l’ouverture des travaux préparatoires, le ministre malien des affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a évoqué un « <em>changement de paradigme irréversible </em>», insistant sur le respect des choix souverains des États membres et sur leur volonté de rompre avec des mécanismes régionaux jugés inefficaces ou contraignants. Une orientation déjà affirmée lors du sommet de Niamey, où les dirigeants de l’AES avaient présenté leur alliance comme le cadre le plus opérationnel de lutte contre le terrorisme dans le Sahel central.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique, cette logique se traduit par une reprise en main des ressources naturelles. Le Mali a récemment adopté un nouveau code minier renforçant la participation de l’État et des investisseurs nationaux. Le Niger, de son côté, a engagé une rupture plus radicale en mettant fin à l’exploitation d’uranium par la société française Orano, au nom de la souveraineté économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-choix-du-multi-alignement"><strong>Le choix du multi-alignement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affirmation de souveraineté ne s’accompagne toutefois pas d’un isolement diplomatique. Les États de l’AES revendiquent une stratégie de diversification des partenariats, souvent qualifiée de « <em>multi-alignement </em>». La Russie s’est engagée à appuyer la montée en puissance de la Force unifiée de l’AES, tandis que la Turquie fournit des équipements militaires, notamment des drones. La Chine et certains pays du Golfe maintiennent également une présence économique et diplomatique active dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les dirigeants sahéliens, il s’agit d’éviter toute dépendance exclusive, qu’elle soit occidentale ou non, et de rompre avec le modèle du G5 Sahel, largement financé et structuré par des partenaires extérieurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-medias-securite-et-relations-regionales-a-l-agenda"><strong>Médias, sécurité et relations régionales à l’agenda</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le sommet de Bamako doit également entériner plusieurs projets structurants. Parmi eux figure l’adoption d’un plan stratégique quinquennal pour la période 2026-2030, destiné à donner une visibilité à l’action confédérale. Les chefs d’État devraient aussi lancer officiellement la radio confédérale « <em>Daandè Liptako </em>», présentée comme un outil de communication et de lutte contre la désinformation, avec des antennes dans les trois capitales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations avec la CEDEAO constituent un autre dossier sensible. Depuis le retrait officiel du Mali, du Burkina Faso et du Niger en janvier 2025, les tensions diplomatiques persistent. Plusieurs incidents sécuritaires, dont des violations d’espaces aériens dénoncées par l’AES, ont ravivé les crispations. Le sommet devra préciser la posture de la Confédération vis-à-vis de son environnement régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième sommet de l’Alliance des États du Sahel marque un moment charnière. En cherchant à formaliser une doctrine propre, fondée sur l’autonomie stratégique, l’intégration régionale et le contrôle des ressources, l’AES entend s’imposer comme une alternative aux cadres régionaux existants. À Bamako, les dirigeants sahéliens pourront démontrer que l’AES n’est plus une alliance conjoncturelle, mais un projet politique appelé à durer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>BCID-AES: Vers la fin du franc CFA au Sahel ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Fin du FCFA est en route. Apprenez comment le Sommet de Bamako de 2025 pourrait changer la dynamique économique au Sahel.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Sommet de Bamako, prévu les 22 et 23 décembre 2025, les dirigeants de la confédération des États du Sahel (AES) pourraient franchir une étape clé vers l’émancipation monétaire du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Après la signature officielle des statuts de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), les trois États semblent poser ainsi les fondations d’une future monnaie commune destinée à rompre définitivement avec l’héritage du franc CFA et à asseoir leur souveraineté économique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Réunis à Bamako les 22 et 23 décembre 2025, les chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso et Niger —donneront une impulsion décisive à leur projet de rupture monétaire avec le franc CFA. Quelques jours avant le sommet, la création officielle de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES) a été actée. Ce qui scelle la volonté des trois pays d’acquérir une souveraineté financière intégrale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-avancee-institutionnelle-majeure"><strong>Une avancée institutionnelle majeure</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le point marquant du processus a été enregistré le 11 décembre 2025 à Bamako à travers la signature des statuts de la BCID-AES par les ministres des Finances des trois pays. Reçus par le président malien Assimi Goïta, président de la confédération AES, ils ont présenté ce texte comme « <em>l’acte de naissance </em>» d’une institution appelée à devenir la pierre angulaire de l’architecture économique de l’AES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BCID-AES, dotée d’un capital initial de 500 milliards de francs CFA, doit financer les projets prioritaires du Sahel : corridors routiers transfrontaliers, interconnexions électriques, agriculture stratégique et projets énergétiques. Contrairement aux mécanismes existants dans la zone franc, la nouvelle banque sera contrôlée exclusivement par les États sahéliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rupture-assumee-avec-le-franc-cfa"><strong>Une rupture assumée avec le franc CFA</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette étape s’inscrit dans la continuité du retrait de l’AES de la CEDEAO en janvier 2025. Pour les trois gouvernements militaires, la question monétaire ne semble plus être seulement économique mais identitaire : sortir du franc CFA pourrait donc être associé à l’affirmation d’une souveraineté retrouvée, débarrassée de la tutelle française.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La monnaie commune sahélienne, dont les contours techniques restent encore à définir, pourrait être vu comme un instrument permettant d’ajuster les politiques économiques nationales sans contrainte externe : taux d’intérêt, création monétaire, mobilisation des réserves de change.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-marche-integre-de-80-millions-d-habitants"><strong>Un marché intégré de 80 millions d’habitants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est aussi commercial. En 2025, les échanges intra-AES ont progressé de 20 %. Une monnaie unique pourrait réduire les coûts de transaction, dynamiser la circulation des biens et consolider un marché sahélien intégré. Pour les artisans, transporteurs, commerçants et agro-entreprises, cela représente une simplification majeure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Politiquement, ce projet n’est que le prolongement naturel de leur rapprochement militaire et diplomatique, initié en 2023 et consolidé par la création formelle de la Confédération en juillet 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-recomposition-monetaire-ouest-africaine"><strong>Vers une recomposition monétaire ouest-africaine ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines étapes déterminantes devraient être annoncées après le sommet. La nomination de la direction de la BCID-AES pourrait intervenir dans un bref délai, avant la levée de fonds auprès de partenaires régionaux et internationaux. La création de la monnaie, elle, pourrait intervenir dans un second temps, une fois les bases financières consolidées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’initiative sahélienne est observée avec attention au sein de la CEDEAO, où les discussions sur l’Eco — la future monnaie ouest-africaine annoncée pour 2027 — restent bloquées. Certains États, dont le Sénégal, n’excluent plus une révision de leur position vis-à-vis du franc CFA. La démarche de l’AES pourrait ainsi accélérer ou fragmenter le processus, selon les observateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En inaugurant la BCID-AES à Bamako, les trois États franchiront un cap symbolique et politique : celui de l’émancipation affichée vis-à-vis du système monétaire hérité de la colonisation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Assimi Goïta convoque l’an 2 de l’intégration sahélienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 18:09:40 +0000</pubDate>
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<p>Le 2ème sommet AES marque une étape décisive pour la Confédération des États du Sahel, unie dans sa vision politique.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un an après la création de la Confédération des États du Sahel, le président Assimi Goïta convoque ses homologues pour un second sommet décisif. Prévu en décembre 2025 à Bamako, ce rendez-vous annuel marque la montée en puissance d’un espace politique assumé, porté par une vision souverainiste, unie et résolument sahélienne. Entre volonté d’intégration et affirmation d’identité, l’AES entre dans l’an 2 avec détermination.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une ligne qui tient en quelques mots, mais qui dit tout d’un souffle géopolitique nouveau. Par un communiqué sobre et solennel, daté du 4 juillet 2025 à Bamako, le Président de la Confédération des États du Sahel (AES), le Général d’armée Assimi Goïta, a annoncé la tenue en décembre prochain, dans la capitale malienne, de la deuxième session du Collège des Chefs d’État de la Confédération. Un acte de continuité. Mais aussi – et surtout – un symbole politique fort, lourd de significations dans la recomposition en cours de l’espace sahélien. Le premier sommet, qui a vu la naissance de la Confédération le 6 juillet 2024, s’était tenu à Niamey (Niger).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-collegialite-concertation-coherence"><strong>Collégialité, concertation, cohérence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la formule protocolaire — « <em>après consultation de Leurs Excellences</em> » le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, et le Général Abdourahamane Tiani, Président de la République du Niger — le communiqué dit beaucoup de la gouvernance propre à l’AES. Un style collégial, un processus de consultation mutuelle, loin des automatismes verticaux des blocs traditionnels. Ici, point de directoire invisible ou de secrétariats technocratiques déconnectés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A la Confédération des États du Sahel, ce sont les chefs d’État eux-mêmes qui assument, impulsent, décident, comme l’a si bien laissé entendre le président de la confédération devant la communauté malienne en Russie, lors de sa visite officielle en juin 2025. Toutes les décisions touchant la vie du bloc sont prises à l’unanimité par les trois chefs d’Etat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bamako-capitale-politique-d-une-afrique-reinventee"><strong>Bamako, capitale politique d’une Afrique réinventée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’il se tienne à Bamako n’est pas un hasard. Depuis sa désignation à la présidence tournante de la Confédération en juillet 2024, le Mali, sous la houlette d’Assimi Goïta, incarne l’âme stratégique du projet confédéral. C’est là que fut lancé le passeport commun. C’est là aussi que furent esquissées les grandes lignes de la force conjointe sahélienne. Et c’est là que le cap fut fixé sur la création d’une Banque confédérale d’investissement — levier financier de la souveraineté retrouvée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réunissant ses pairs à Bamako pour cette deuxième session, le président malien entend donc inscrire la Confédération dans une continuité territoriale et symbolique, et éventuellement procéder au passage de témoin. La capitale malienne ne sera pas seulement le théâtre d’une rencontre diplomatique. Elle en sera la matrice politique, l’agora décisionnelle, le point nodal où se tracent les contours d’un autre avenir pour le Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-sommet-des-attentes"><strong>Un sommet, des attentes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Que peut-on attendre de ce sommet ? Beaucoup. À commencer par le passage à la vitesse supérieure de l’intégration institutionnelle : parlement commun, fiscalité harmonisée, mutualisation des infrastructures critiques. Mais aussi une consolidation militaire sur les théâtres d’opération clés — Ménaka, Tillabéri, Komondjari — où la menace djihadiste reste active.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sommet de Bamako devra également trancher sur des dossiers structurants comme l’entrée d’observateurs dans la Confédération, la réforme monétaire et les conditions d’un retrait coordonné des organisations sous-régionales jugées obsolètes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà des textes, ce qui se jouera en décembre 2025 à Bamako, c’est la crédibilité d’un rêve sahélien en train de s’incarner : celui d’un espace politique libre, souverain, affranchi de la tutelle morale et institutionnelle des anciennes puissances, assumant son altérité et revendiquant son droit à un destin propre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-confederation-en-marche-et-en-conscience"><strong>Une Confédération en marche… et en conscience</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La tenue annoncée du deuxième sommet confédéral, un an après la naissance officielle de l’AES à Niamey, n’est donc pas un simple exercice de style diplomatique. C’est la démonstration que l’AES n’est pas une alliance d’opportunité, mais un projet structurant. Un levier d’unité régionale fondé sur la convergence de trajectoires révolutionnaires. Et surtout, une promesse tenue à des peuples longtemps en quête de dignité géopolitique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’heure où certaines chancelleries s’interrogent encore sur la « <em>viabilité</em> » du projet sahélien, les chefs de l’AES répondent à leur manière : par l’action, par la clarté, par le calendrier. Rendez-vous est donc pris à Bamako. L’histoire, là-bas, ne se murmure pas. Elle s’écrit. En lettres franches. Et en toute souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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