<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des sirène &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/sirene/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/sirene/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 09 May 2023 06:39:35 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des sirène &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/sirene/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>#AuMondeDesEaux 11 : le mort-vivant!</title>
		<link>https://saheltribune.com/aumondedeseaux-11-mort-vivant/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/aumondedeseaux-11-mort-vivant/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Jul 2020 12:42:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[cadavre]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[mort-vivant]]></category>
		<category><![CDATA[panique au village]]></category>
		<category><![CDATA[retour de migrant]]></category>
		<category><![CDATA[sirène]]></category>
		<category><![CDATA[zombie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=3342</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le village s’était désordonné, on pouvait entendre : « Le mort revient se venger ! Sortez vite ! Sortez vite ! Quel désastre ! » Les hommes couraient dans tous les sens. Certains tombaient sous l’effet de la panique. Les plus dynamiques cherchaient rapidement refuge dans des villages environnants.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans ce 11<sup>e</sup> épisode de notre série de billets fictifs « Au monde des eaux », nous vous expliquons le choc que crée le retour d’un proche que nous avions pris pour mort durant des années.</strong></p>



<p>Lorsque nous sommes arrivés au village, tout le monde fuyait en poussant des cris de détresse. Le village s’était désordonné, on pouvait entendre&nbsp;: <em>« Le mort revient se venger ! Sortez vite ! Sortez vite ! Quel désastre ! »</em> Les hommes couraient dans tous les sens. Certains tombaient sous l’effet de la panique. Les plus dynamiques cherchaient rapidement refuge dans des villages environnants.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1690&amp;action=edit">Au monde des eaux 1 : victime de sa haine</a></p>



<p>Malgré ce chaos créé par mon retour, j’ai gardé le sang-froid auprès de ma femme qui ne doit se sentir en danger. J’ai compris dans ces agissements que ma présence, après tant d’années, est la source d’une grande panique au village.</p>



<p>Ma femme et moi avancions à pas de géants de chez nous. De loin, nous apercevions ma mère arrêtée impatiemment à la porte nous attendre. Pendant toutes ces années passées, elle n’avait jamais perdu espoir de me voir encore un jour dans ses bras.</p>



<p>Lorsque je l’ai aperçue, je me suis précipité dans ses bras en pleurant de toutes mes forces. Elle m’accueille à bras ouverts. Tout le monde était étonné. Elle explique alors aux villageois que je n’étais point mort. J’étais plutôt entre les mains des diables qui s’occupaient d’ailleurs bien de moi. Elle poursuit en disant qu’elle avait été voir le devin du village qui lui avait confirmé cela. Et ça fait longtemps qu’elle attendait ce grand jour&nbsp;: celui de mon retour.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1976&amp;action=edit">#AuMondeDesEaux2 : citoyen d’un nouveau monde</a></p>



<p>Malgré toute cette harangue de ma mère, personne n’arrivait à croire que j’étais en vie dans un autre monde durant tout ce temps. Ma mère n’attend rien pour nous donner place sous le grand hangar au milieu de la cour. Nous avons pris place. Elle nous sert à boire et à manger. Entre temps, elle entre dans la chambre pour informer mon père qui sursaute de son lit, épris de peur. Mais comme on le dit souvent chez nous, l’homme ne doit pas afficher sa peur. Il garde alors son sang-froid et vient nous accueillir à son tour.</p>



<p>Après les salutations, il commence à m’interroger après que nous ayons fini de manger&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Qui est-elle ?, me demande-t-il.</li>



<li>Elle, c’est ma femme, ai-je répondu.</li>



<li>Alors, où étais-tu ?</li>



<li>J’étais dans le fleuve.</li>



<li>Idiotie ! Comment pourrait-on vivre sous l’eau. Étais-tu devenu une sirène ou un poisson ?, a-t-il repris.</li>



<li>Une sirène, on peut dire.</li>
</ul>



<p>Je décide alors de raconter toute mon aventure &nbsp;</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2164&amp;action=edit">#AuMondeDesEaux 3 : un cadavre qui médite sur la mort</a></p>



<p><em>Quand tu m’as pourchassé jusque dans la forêt, j’ai vite trouvé refuge sous des arbres très touffus. Je te voyais rôder autour de ces arbres avec ta torche. Mais je retenais tellement mon souffle que tu ne pouvais pas me voir. Je savais aussi que me montrer équivalait à ma mort ce jour-là. Fatigué, tu es retourné à la maison, et moi, j’ai passé un bout de temps sous ces arbres, histoire de me rassurer davantage que tu étais réellement rentré. Aux environs de minuit trente, je me suis rendu au bord du fleuve, en pleine forêt, sans aucune peur. C’est là que j’ai rencontré celle-ci qui sortait pour ses promenades nocturnes sur la rive. Elle m’a rapproché et m’a demandé ce que je venais faire au bord du fleuve à pareille heure de la nuit. Je lui ai raconté l’histoire comme je le fais maintenant. Elle a décidé de m’amener chez elle au fond du fleuve pour s’occuper de moi. Et c’est ce qu’elle a fait durant tout ce temps. De temps en temps, nous venions acheter nos condiments au marché ici, et nous nous profitions souvent pour donner un bonjour à maman. Mais celle-ci ne s’est jamais rassuré que c’était moi. Par conséquent, puisque, j’étais très proche de celle-ci et que c’est elle qui m’a aussi sauvé, son père, roi de toutes les tribus des sirènes, a décidé de me la donner en mariage. »</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Elle est alors une sirène ?</li>



<li>Elle l’était. Mais plus maintenant comme tu puisses le constater.</li>



<li>OK, soyez les bienvenus.</li>



<li>Merci père. Vous nous aviez vraiment manqué.</li>



<li>Pareil pour nous aussi. Je sais que tu sauras m’excuser pour tous les maux que je t’ai causés, me demande-t-il.</li>



<li>Oh, père, tu ne m’as absolument rien fait de mal si ce n’est de m’éduquer.</li>
</ul>



<p>Maintenant, place à l’installation. Mon beau-père m’a fait comprendre que le reste de mes valises sont déjà arrivées chez moi. Alors je dois vérifier où se trouvent ces bagages.</p>



<p><strong>À suivre !</strong></p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/aumondedeseaux-11-mort-vivant/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3342</post-id>	</item>
		<item>
		<title>#AuMondeDesEaux8 : la détermination, maître de réussite</title>
		<link>https://saheltribune.com/aumondedeseaux8-determination-maitre-reussite/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/aumondedeseaux8-determination-maitre-reussite/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 10:43:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[combat]]></category>
		<category><![CDATA[détermination]]></category>
		<category><![CDATA[duel]]></category>
		<category><![CDATA[la volonté]]></category>
		<category><![CDATA[sirène]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=2688</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans ce 8e épisode de notre série de billets fictifs « Au monde des eaux », nous parlons de la force de la détermination dans la réussite de l’homme.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans ce 8<sup>e</sup> épisode de notre série de billets fictifs <em>« Au monde des eaux »</em>, nous parlons de la force de la détermination dans la réussite de l’homme.</strong></p>



<p>Sans être avertie, un vendredi, au matin de bonne heure, ma belle-mère vient me réveiller pour m’annoncer le combat, qui était prévu pour tout de suite. Une fois cette information reçue, je sursaute de mon lit. Je me prépare rapidement. Ma fiancée m’avait remis une armure. Je la porte pour mon protéger des coups fatals que je pourrai recevoir de mon adversaire. Je me rends ensuite au lieu de la course. Juste à mon arrivée, la compétition commence. J’engage toutes mes forces, malgré tout, mon adversaire était grandement en avance sur moi. De temps en temps, il s’arrêtait pour se moquer de moi&nbsp;:</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1690&amp;action=edit">Au monde des eaux 1 : victime de sa haine</a></p>



<ul class="wp-block-list"><li>Alors, pauvre humain, veux-tu toujours prendre comme épouse une sirène ?</li><li>Oui.</li></ul>



<p>Il triple sa vitesse. Je finis alors par me rappeler d’un secret que ma fiancée avait volé à son père et qu’elle m’avait confié. Je l’ai immédiatement utilisé. Du coup, je me suis retrouvé devant le monsieur et suis arrivé gagnant de la course. Maintenant, il ne restait que le combat. Mon adversaire ne cessait de lancer des avertissements pour me faire peur&nbsp;:</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1976&amp;action=edit">#AuMondeDesEaux2 : citoyen d’un nouveau monde</a></p>



<ul class="wp-block-list"><li>Cette fois-ci, tu n’auras aucune chance. Car je vais te tuer directement.</li></ul>



<p>Puisque je devenais, à chaque minute qui passe, plus confiant en moi-même, je lui disais&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>C’est ce qu’on va voir</li></ul>



<p>Ma fiancée était là, angoissée et craintive, car elle ne pouvait jamais imaginer que je saurai me battre en duel avec des sirènes. C’était vrai en quelque sorte, mais il était de coutume chez nous que tous les garçons apprennent à se battre afin de pouvoir se défendre dans des circonstances difficiles et non de s’en servir pour nuire aux autres. Dans la vie en société, nous sommes toujours exposés à des dangers provenant des menaces d’autres individus. Alors, nos ancêtres avaient compris cela et avaient jugé nécessaire que tous apprennent à se battre au corps à corps, mais aussi avec le bâton ou le couteau. Un enseignement voué à l’échec de nos jours, d’où des attaques terroristes meurtrières chaque jour que Dieu fait.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2164&amp;action=edit">#AuMondeDesEaux 3 : un cadavre qui médite sur la mort</a></p>



<p>Le combat commence. Mon adversaire m’assène de coups. Des coups qui me touchaient comme de la foudre. Je gémissais de douleur, et j’entendais des gens me dire&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Renonce, sinon il va te tuer.</li></ul>



<p>Entêté et déterminé que je suis, je continuais malgré que j’eusse même de la peine à me tenir correctement sur mes pieds. De temps en temps, je levais les yeux sur ma fiancée. Je disais au fond de moi que quoiqu’il arrive je vais gagner ce duel.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2271&amp;action=edit">#AuMondeDesEaux4 : comment les sirènes sont devenues mi-humaines?</a></p>



<p>Le combat continuait avec rage. Je saignais énormément. C’est là que j’ai eu une idée géniale&nbsp;: pourquoi ne pas chercher des coups au bat ventre et à la tête de mon adversaire ? C’est ce que je fais. Je ne lui donnais plus de temps. Des coups se rencontraient sur sa tête. On dirait que je m’étais doublé. Je ne me contrôlais plus. Je ne savais plus ce qui se passait au fond de moi. Ça dépassait mon contrôle.</p>



<p>Du coup, mon beau père sursaute parce que ma victoire était certaine et tout le monde était ébahi. On ne s’attendait pas à cela. En fin de compte, mon adversaire fait signe qu’il perd le combat et qu’il renonce à prendre la fille en mariage. Tout le monde était triste, mais ma fiancée saute immédiatement sur moi et me conduit à la maison pour les soins.</p>



<p><strong>Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/aumondedeseaux8-determination-maitre-reussite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2688</post-id>	</item>
		<item>
		<title>#AuMondeDesEaux6 : comme une prémonition !</title>
		<link>https://saheltribune.com/aumondedeseaux6-comme-premonition/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/aumondedeseaux6-comme-premonition/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2020 14:19:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[fiancée]]></category>
		<category><![CDATA[monde des sirènes]]></category>
		<category><![CDATA[prémonition]]></category>
		<category><![CDATA[préssentiment]]></category>
		<category><![CDATA[sirène]]></category>
		<category><![CDATA[tribu]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=2473</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La situation devenait insupportable pour le monde des sirènes. Mon beau père m’appelle un matin pour me dire de bien prendre soin de sa fille.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Ce billet fictif est le sixième épisode d’une série intitulée « <em>Au monde des eaux »</em>. Dans certaines localités du Mali, nous pensons que les femmes ont souvent des visions prémonitoires, surtout quand leurs enfants sont en danger ou doivent en être exposés. Cet épisode évoque ce phénomène.</strong></p>



<p>Dans ce monde des sirènes, nous avons aussi des marchés, des salons de coiffure, des alimentations, des écoles, des banques, des pâtisseries, etc. Ils ont tout ce que nous, les humains, avons dans notre monde. Ce que je n’ai jamais vu chez eux, c’est les voitures. Ils n’en ont d’ailleurs pas besoin puisqu’ils utilisent l’air comme moyen de transport.</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Le monde des sirènes rencontre celui des humains  </strong></h2>



<p>Ce monde m’a permis de comprendre et de corroborer une leçon que m’avait enseignée ma mère&nbsp;: les sirènes viennent souvent dans le monde des humains pour faire des achats.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1690&amp;action=edit">Au monde des eaux 1 : victime de sa haine</a></p>



<p>Les produits étalés sur les échangeurs dans leur marché, et dans leurs boutiques proviennent tous de nos marchés et grandes boutiques. Ils passent chaque lundi dans les marchés des humains pour s’approvisionner.</p>



<p>Un lundi matin, ma fiance et moi, nous nous sommes rendus au marché. Elle, elle a tout de suite pris une forme humaine dès notre sortie de l’eau. Elle m’a également donné une nouvelle forme humaine afin d’éviter qu’on m’identifie dans mon monde. Nous sommes arrivés au marché et avons effectué nos achats.</p>



<h3 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Passage en famille</strong></h3>



<p>Sur le chemin de retour, ma fiancée me propose de passer par ma famille. Je réponds par le négatif. Car je trouvais que cette idée contribuerait à renouveler les douleurs de ma mère. Je savais qu’elle pourrait avoir des pressentiments. Mais ma fiancée insiste. Alors, nous effectuons l’escale.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1976&amp;action=edit">#AuMondeDesEaux2 : citoyen d’un nouveau monde</a></p>



<p>Nous avons trouvé ma mère qui lavait les linges sales. Nous la saluons et demandons à boire. Elle court nous chercher de l’eau bien vraie qu’elle ne nous connaissait pas. Après que nous ayons bu, je me suis amusé à lui demander si son enfant avait été retrouvé. Elle dit non tout en enchainant qu’il est mort.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Avez-vous retrouvé son corps, lui demandais-je</li><li>Non. Pourquoi poses-tu toutes ces questions ?</li><li>Pour rien. On était juste de meilleurs amis, et sa mort m’a trop bouleversé de telle sorte que je ne voulais plus venir ici. Tu sais, je ne crois pas à la mort de ton enfant, je pense plutôt que les diables l’ont enlevé. Mais, si c’est le cas, désirerais-tu qu’il revienne ?</li><li>Bien sûr que oui.</li><li>Merci pour l’eau. Nous reviendrons un de ces jours pour discuter longuement avec toi maman.</li><li>Ce fut un plaisir pour moi. Ne tarde plus à venir me rendre visite.</li><li>D’accord. Au revoir !</li><li>Bye bye !</li></ul>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2164&amp;action=edit">#AuMondeDesEaux 3 : un cadavre qui médite sur la mort</a></p>



<p>Cela m’a prouvé tout l’amour que ma mère a pour moi. Cet humanisme de ma mère avait profondément touché ma fiancée. Ce qui l’amène à promettre que ma mère ne va plus souffrir. Je ne savais pas comment elle réussirait à faire cela, mais c’est ce qui est finalement arrivé.</p>



<h4 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>La transformation devant l’espionne </strong><strong></strong></h4>



<p>Nous nous sommes dirigés jusqu’aux confins du village pour recouvrer notre vraie forme avant d’entrer chez nous.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2271&amp;action=edit">#AuMondeDesEaux4 : comment les sirènes sont devenues mi-humaines?</a></p>



<p>La vielle dame, intelligente qu’elle soit, avait eu des pressentiments, comme je m’étais en douter. Des pressentiments qui ont élevé sa curiosité. Pour les assouvir, elle s’est vu dans l’obligation de nous espionner jusqu’à ce qu’on revienne à notre vraie identité.</p>



<p>Abattue, elle rentre à la maison. Elle ne cessait de réfléchir à tout ce qu’elle vient de voir. Elle se rend finalement chez le grand marabout du village. Lorsqu’elle expose le problème, celui-ci se met à faire ses incantations et lui assure que son enfant n’est pas mort. Ils se trouvent entre de bonnes mains. Le jeune homme qu’elle vient juste de voir est bel et bien son garçon. Il va bientôt retourner avec sa femme qui n’est pas humaine, mais qui peut prendre une forme humaine.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Rencontre avec la sirène mère</strong></h5>



<p>Ma mère se précipite au fleuve et part s’arrêter au bord du cours d’eau pour se mettre à m’appeler de toutes ses forces. Puisque l’appel devenait insistant, ma belle-mère se montre et lui demande&nbsp;:</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2368&amp;action=edit">#AuMondeDesEaux 5 : renouer le lien entre les deux mondes</a></p>



<ul class="wp-block-list"><li>Que veux-tu pauvre femme ?</li><li>Je cherche mon fils qui a disparu il y a des années. On vient de me donner l’assurance qu’il vit et qu’il se trouve entre les mains des diables.</li><li>Alors, qu’as-tu l’intention de faire ? Penses-tu qu’un humain peut vivre sous l’eau ?</li><li>Je reste convaincu que oui, puisque mon fils n’est plus humain. Je l’ai vu ce matin en train de se transformer.</li></ul>



<p>Elle disait tout cela en pleurant, et la sirène mère lui demande, étonnée&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Tu l’as vu ? Où ?</li><li>Ici.</li></ul>



<p>Elle pointe le doigt vers le lieu et demande&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>D’ailleurs, toi, tu es qui ?</li><li>Je ne suis personne.</li></ul>



<p>La sirène mère disparaît. Ce qui rend davantage ma mère confuse. Néanmoins, elle était convaincue que j’étais devenu un aquatique.</p>



<p>Chaque matin, elle venait passer toute la journée au bord du fleuve dans l’espoir de me rencontrer et me ramener.</p>



<p>Les villageois avaient compris que ma mère devenait folle. Mais ça n’avait rien avoir avec cela. Entre temps, il nous a été interdit de sortir de l’eau pour ne pas nous exposer à des dangers.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Poursuite des visites </strong></h5>



<p>Nous avons continué notre découverte du monde des sirènes. Nous nous sommes rendus dans d’autres tribus. Mais chose étrange, toutes celles-ci ont pour grand maître mon beau-père. C’est la raison pour laquelle, les habitants de ces lieux faisaient tous, la révérence en nous voyant.</p>



<p>La situation devenait insupportable pour le monde des sirènes. Mon beau père m’appelle un matin pour me dire de bien prendre soin de sa fille. Il poursuivait en disant que le jour où il mourra, je serai dans l’obligation de retourner dans leur monde pour assurer la relève. Il ajoute qu’il était maintenant temps de me libérer. Mais avant, il y a une certaine chose que je devais faire pour gagner leur confiance et partir avec leur fille dans mon monde.</p>



<p><em>À suivre !</em></p>



<p><strong>Togola </strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/aumondedeseaux6-comme-premonition/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2473</post-id>	</item>
		<item>
		<title>#AuMondeDesEaux 5 : renouer le lien entre les deux mondes</title>
		<link>https://saheltribune.com/aumondedeseaux-5-renouer-lien-entre-deux-mondes/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/aumondedeseaux-5-renouer-lien-entre-deux-mondes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2020 09:11:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[animaux aquatique]]></category>
		<category><![CDATA[fonction]]></category>
		<category><![CDATA[organisation]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[sirène]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[tribu]]></category>
		<category><![CDATA[vie des sirènes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=2368</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans ce 5e épisode de ma série de billets fictifs « Au monde des eaux », je me livre à une description du monde des sirènes ainsi que ce qui le distingue du monde des humains.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><strong>Dans ce 5<sup>e</sup> épisode de ma série de billets fictifs « <em>Au monde des eaux</em> », je me livre à une description du monde des sirènes ainsi que ce qui le distingue du monde des humains.</strong></strong></p>



<p>Après cette discussion très enrichissante, nous devrions sortir. Chez les sirènes, tout comme dans certaines contrées du monde des humains, quand un étranger vient dans une ville ou dans un village, il est tenu à rendre visite aux notables de la localité. Cela est nécessaire, puisque ça peut nous préserver contre certaines attaques intentionnées. C’est aussi une marque de considération.</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Un humain doté d’une nageoire </strong><strong></strong></h2>



<p>Alors, la vieille sirène demande à sa fille d’aller me présenter aux membres de sa tribu. Mais avant, ils m’ont préparé une nageoire pour qu’enfin je puisse apprendre à nager de moi-même et devenir désormais indépendant de la fille. Puisque jusque-là, c’était elle, qui me faisait nager. Une chose bizarre, je respirais sous l’eau sans savoir comment.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1690&amp;action=edit">Au monde des eaux 1 : victime de sa haine</a></p>



<p>La nageoire fabriquée, ma fiancée se mit à m’apprendre à nager. Ses parents nous regardaient et riaient de moi. Je n’étais pas encore habitué. Alors, la visite a été reportée au lendemain. Je passe toute la journée à m’entrainer à nager en vue de mieux me perfectionner.</p>



<p>La nuit tombée, on me demande d’aller me coucher puisqu’eux, ils ne dorment pas et cela ne leur fait rien. Je pars me coucher, car, tout compte fait j’étais encore humain.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1976&amp;action=edit">#AuMondeDesEaux2 : citoyen d’un nouveau monde</a></p>



<p>Dans mon lit, en fait, dans mon sommeil, car je ne sais pas sur quoi étais-je réellement ? Tout ce que je peux dire, c’est que j’étais suspendu en l’air. Je pensais toujours à mon monde. Toutefois, ma situation me faisait rappeler à un film que j’avais regardé dans mon monde, le « <em>Secret des Sirènes</em> » dont l’héroïne est Barbie. Tout comme celle-ci, je me demandais comment je réussissais à respirer sous l’eau sans m’étouffer.</p>



<h3 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Contact avec le monde des humains</strong><strong></strong></h3>



<p>Le jour s’élevait. Les pêcheurs s’affairent. Les dames viennent laver leurs linges sales. Les piroguiers descendent à l’eau à la recherche du sable, d’autres encore sont à la recherche de l’or. Les moteurs vrombissent partout. C’est le seul moment où je me sens réellement chez moi. Alors, nous nous mettons à manger. Après quoi, nous nous sommes préparés pour notre visite. En cours de route, nous passions près de ces travailleurs sans qu’ils nous aperçoivent.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2164&amp;action=edit">#AuMondeDesEaux 3 : un cadavre qui médite sur la mort</a></p>



<p>Nous avons été rendre visite à leur chef de village et aux différents vieux et vieilles de leur tribu. Après ces salutations, elle me fait visiter d’autres tribus, différentes de la nôtre. Dans tous les lieux où nous sommes passés, tout le monde nous respectait, nous accueillait confortablement.</p>



<h4 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Le végétarisme imposé </strong><strong></strong></h4>



<p>Dans ce monde, je suis arrivé à la conclusion qu’en réalité les mondes sont différents. Car ici, j’avais déjà oublié tous mes problèmes. C’était seulement la joie qui se lisait sur mes lèvres et mon visage. Personne ne me gronde. Personne ne me dit d’aller faire ceci ou cela. Je mange bien et je dors tranquillement. Il faut quand même le reconnaitre, moi, qui aimais tant le poisson, ne le mangeais plus, car mes nouveaux parents et beaux-parents ne le mangeaient pas puisqu’ils font partie de leurs interdits. Les poissons sont leurs compagnons et en même temps leurs frères.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2271&amp;action=edit">#AuMondeDesEaux4 : comment les sirènes sont devenues mi-humaines?</a></p>



<p>&nbsp;J’étais devenu presque végétarien puisque je ne me nourrissais que de feuilles, de fruits, et de certains légumes. J’étais devenu moi aussi ami des poissons et d’autres animaux aquatiques. Il m’est parfois arrivé de libérer certains poissons pris dans les filets des pêcheurs. Dans nos promenades, nous nous amusions à égarer des pêcheurs ou déchirer certains filets.</p>



<h4 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Une société bien stratifiée </strong><strong></strong></h4>



<p>Ce qui m’a le plus frappé dans cette tribu, c’est son organisation. C’est un monde organisé comme le nôtre. Mais il ressemble davantage à la division platonicienne de la société, à savoir, le roi, les gardiens de la tribu et les travailleurs. La stratification de cette société ressemble plus aussi à celle des termites où nous avons le roi et la reine qui ne font rien d’autre que reproduire pendant que leur sécurité est assurée par les soldats et leur alimentation ainsi que d’autres besoins sont pris en charge par les ouvriers qui constituent les gros travailleurs de la société.</p>



<p>Quant à l’éducation des enfants, tous les enfants des rois de toutes les tribus se retrouvent, depuis à dix ans, chez le roi suprême qui est mon beau père pour bénéficier une même éducation. Une éducation leur permettant d’assurer la survie de leur tribu, et de toutes les tribus. Ces enfants sont tenus à sauvegarder ce que leurs pères ont produit, mais aussi à faire prospérer davantage la tribu. Chez eux, la fonction de royauté est assurée par l’aîné de la famille qu’il soit garçon ou fille. Quant à celle-ci, c’est un peu compliqué, car là, il faut attendre qu’elle se marie pour que son mari dirige la cité. Ainsi, je me voyais un jour diriger une grande tribu aquatique, et je pensais déjà à mon projet politique qui allait consister à renouer le lien entre les deux mondes&nbsp;: le monde des humains et celui des sirènes.</p>



<p><strong>F. Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/aumondedeseaux-5-renouer-lien-entre-deux-mondes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2368</post-id>	</item>
		<item>
		<title>#AuMondeDesEaux 3 : un cadavre qui médite sur la mort</title>
		<link>https://saheltribune.com/aumondedeseaux-3-un-cadavre-qui-medite-sur-la-mort/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/aumondedeseaux-3-un-cadavre-qui-medite-sur-la-mort/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2020 13:56:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[la mort]]></category>
		<category><![CDATA[la peur]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[réincarnation]]></category>
		<category><![CDATA[sirène]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=2164</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>« Au monde des eaux », il est question de la problématique de la mort. Nous évoquons à ce sujet, certaines conceptions africaines du phénomène.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans cette troisième partie de la série de billets fictifs intitulée <em>« Au monde des eaux</em> », il est question de la problématique de la mort. Nous évoquons à ce sujet, certaines conceptions africaines du phénomène.</strong></p>



<p>J’avais dix-huit ans quand l’incident se produisait. Ce qui me donne la possibilité de me poser une certaine question. En effet, ayant vu tout ce qui venait de se produire et ayant assisté à mes propres obsèques, je me demandais ce qu’est réellement la mort pour les humains. Ne serait-elle pas un phénomène mystérieux qui dépasse l’entendement des hommes ? Et si tous ceux qui sont appelés morts avaient subi le même sort que moi ? Plein de questions agaçaient mon esprit.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2052&amp;action=edit">Covid-19: victime de leur scepticisme</a></p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Du visible à l’invisible</strong></h2>



<p>Suite à ces questions qui devenaient un casse-tête pour moi, j’arrivais à la conclusion que la mort est juste un phénomène inexplicable par les hommes en raison de la limitation du pouvoir de leur entendement.</p>



<p>Néanmoins, je me résous que la mort ne serait que le passage de la visibilité à l’invisibilité. Elle ne signifie pas une disparition totale, mais plutôt le passage dans un autre monde où nous sommes censés mener une nouvelle vie.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1976&amp;action=edit">#AuMondeDesEaux2 : citoyen d’un nouveau monde</a></p>



<p>En ce qui concerne l’enfer et le paradis, on m’avait enseigné dans le monde des humains que l’enfer est le sort des mauvaises âmes et le paradis celui des bonnes âmes. Réfléchissant à cela, je me suis vite résolu à dire qu’on avait raison. Car je ramenais le paradis à ce que je vis dans ce nouveau monde. Un monde se trouvant au-delà de la réalité humaine.</p>



<h3 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Crainte inutile </strong><strong></strong></h3>



<p>J’ai été ainsi amené à donner raison aux philosophes qui ont soutenu l’inutilité de la peur de la mort pour les hommes. Nous ne devons pas avoir peur de la mort puisque la vie et la mort ne se rencontre jamais ou sont interconnectées&nbsp;: <em>« Quand la mort est, nous ne sommes pas, et quand nous sommes la mort n’est pas », </em>disait Épicure<em>. </em>C’est d’ailleurs cette image qu’on donne à la mort chez moi. C’est la raison pour laquelle les morts sont vénérés. Nous leur fournissons des sacrifices, car nous pensons qu’ils sont les protecteurs de leur tribu et de leur famille qu’ils n’abandonnent jamais. Ils portent secours à leur famille, deviennent leur gardien.</p>



<p>Ils sont en contact permanent avec nous. C’est comme disait Birago Diop, </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>« <em>Ceux qui sont morts ne sont jamais partis</em></p><p><em>Ils sont dans l’ombre qui s’éclaire</em></p><p><em>Et dans l’ombre qui s’épaissit,</em></p><p><em>Les morts ne sont pas sous la terre</em></p><p><em>Ils sont dans l’arbre qui frémit,</em></p><p><em>Ils sont dans le bois qui gémit,</em></p><p><em>Ils sont dans l’eau qui coule,</em></p><p><em>Ils sont dans la case, ils sont dans la foule</em></p><p><em>Les morts ne sont pas morts.</em> »</p></blockquote>



<h4 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Une conception au cœur du vivre ensemble chez moi</strong></h4>



<p>Cette conception explique pourquoi, toutes les ethnies dans mon monde ont leurs interdits sociaux, des aliments dont on interdit la consommation ou des animaux dont on défend de tuer. Nous pensons que ces nourritures ou ces animaux recouvrent l’âme de nos ancêtres.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1690&amp;action=edit">Au monde des eaux 1 : victime de sa haine</a></p>



<p>Dans mon nouveau monde, je ne cessais plus de méditer sur le sens de la mort. Car bien que vivant, mes parents, mes amis, sont convaincus de ma mort et m’ont sûrement déjà oublié. Pourtant, je vis. Mais dans un autre monde impossible d’accès pour eux, même si moi j’ai accès à leur monde. Cette situation ne manquait point de m’attrister le plus souvent. Néanmoins, je me convaincs que tôt ou tard je quitterai ce monde pour mon monde où je serai vu comme un zombie ou un ressuscité. Dans tout ça, ce qui soulevait mon étonnement, c’est surtout l’origine de ces êtres aquatique qui m’a accueilli dans leur monde.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/aumondedeseaux-3-un-cadavre-qui-medite-sur-la-mort/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2164</post-id>	</item>
		<item>
		<title>#AuMondeDesEaux2 : citoyen d’un nouveau monde</title>
		<link>https://saheltribune.com/aumondedeseaux2-citoyen-dun-nouveau-monde/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/aumondedeseaux2-citoyen-dun-nouveau-monde/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2020 13:05:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[découverte]]></category>
		<category><![CDATA[fleuve]]></category>
		<category><![CDATA[funérailles]]></category>
		<category><![CDATA[migration]]></category>
		<category><![CDATA[nouveau monde]]></category>
		<category><![CDATA[sirène]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=1976</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Nous arrivons dans leur village. Tout le monde nous regardait, mais j’avais au moins une assurance, puisque ma mère m’avait aussi dit que ces monstres ne trahissent jamais leurs engagements sans raison valable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Le nouveau monde est la deuxième partie de ma série de billets fictifs intitulée <em>« Au monde des eaux ».</em> Il s’agit ici du passage dans un monde différent de celui dans lequel on vivait. Avant de s’y adapter, maintes questions nous bouleversent sans que nous réussissions à donner de réponses satisfaisantes.</strong></p>



<p>Dans la nuit profonde, j’étais seul assis au bord du fleuve sans peur, et pleurant sans répit. C’est dans cette solitude que j’ai vu sortir un monstre géant, très beau, de l’eau. On dirait de la lumière. Il avait les cheveux très longs, on dirait une Indienne. Malgré tout, je n’ai pas eu peur parce que j’étais maintenant disposé à mourir. Tout le sentiment qui m’animait à cet instant était l’étonnement&nbsp;: que fait, à cette heure-ci, une dame blanche au fond d’un fleuve. Je ne comprenais rien. Tout ce que je savais, c’est que je n’avais jamais vu une créature de ce genre.</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Arrivée de la mi-humaine</strong></h2>



<p>Elle sort et se dirige droit vers moi. Quand elle a été suffisamment proche, j’ai tout de suite constaté la présence d’une longue queue derrière elle, une queue de poisson. C’est de là que j’ai compris que ce n’était pas un humain, mais plutôt une sirène puisque ma maman m’avait suffisamment parlé de ces êtres aquatiques.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1959&amp;action=edit">Coronavirus : Bina ou l’épicentre du mal</a></p>



<p>Puisque je découvre son identité, j’étais pris de panique. Mais elle me rassure en me suppliant surtout de ne pas avoir peur. Elle me promet qu’elle ne va rien me faire de mal. Elle poursuit en expliquant que si elle avait une mauvaise intention, qu’elle pouvait m’apparaitre sous une autre forme et me tuer sans que je le sache.</p>



<p>À ces mots, je reprends confiance et surtout que dans son allocution, elle me rappelle qu’un homme ne doit pas avoir peur d’une femme. Elle finit par me demander ce que je venais faire au bord du fleuve à cette heure de la nuit.</p>



<h3 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Dialogue avec la sirène</strong></h3>



<p>Au lieu de lui répondre, je lui retourne la question comme dans mes anciennes habitudes. Le dialogue s’ouvre au milieu de la nuit&nbsp;:</p>



<p>– Ici, c’est chez moi.</p>



<p>– Où est ta maison.</p>



<p>– Ici (elle pointe du doigt le fleuve).</p>



<p>– Tu vis dans le fleuve.</p>



<p>– Oui.</p>



<p>– Comment peut-on vivre sous l’eau ? On m’a appris à l’école qu’un humain ne peut pas vivre sous l’eau.</p>



<p>– Oui, votre maître a dit vrai, sauf que je ne suis pas humaine.</p>



<p>– Mais tu as un corps humain et… (J’ai eu peur de prononcer le reste des mots)</p>



<p>– Cela ne fait pas de moi un humain ; je suis mi — humaine.</p>



<p>– C’est ce que je voudrais dire.</p>



<p>– Maintenant toi, que viens-tu faire ici ?</p>



<p>– Mon père veut me tuer.</p>



<p>– Ah, les humains ! Vous n’avez rien d’autre à faire que de vous entre-tuer ! Qu’as-tu fait ?</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1709&amp;action=edit">Covid-19 : Tina, la travailleuse de nuit, cherche la queue du diable</a></p>



<p>Je me mets à pleurer tout en lui expliquant que je ne m’entends pas avec ma petite sœur qui est la protégée de mon père.</p>



<p>– Ah, je vois, dit-elle. Ça va, ne pleure plus, tous tes malheurs vont finir<br>aujourd’hui.</p>



<p>– Comment ? Je ne le crois pas.</p>



<p>– Regarde, je suis la fille unique de mon père et de ma mère. Ils sont les plus riches de notre tribu. Alors si tu veux, on part ensemble. Je te les présente comme étant mon amant.</p>



<p>– Tu as l’intention de me tuer ? Je ne suis pas mi — humain.</p>



<p>– Je sais, je peux tout faire, et en plus je n’oserai jamais te faire du mal et aucun mal ne t’arrivera en ma présence.</p>



<p>Je sentais mes pieds s’alléger au-dessous de moi et une lueur de joie me montait. Je me sentais déjà au paradis. Une si belle fille m’aimée ? Je lui donne mon accord.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1690&amp;action=edit">Au monde des eaux 1 : victime de sa haine</a></p>



<h4 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Le nouveau monde</strong><strong></strong></h4>



<p>Vers quatre heures du matin, elle me prend par la main et descend avec moi jusqu’au fond du fleuve. C’était ma première fois de mettre les pieds dans l’eau du fleuve, puisque j’ai toujours eu peur de l’eau. Mais ce jour-là, je ne sais pas ce qui se passait, mais je ne sentais aucune peur au fond de moi. Nous sommes descendus au fond du fleuve. Elle se met à me faire nager.</p>



<p>&nbsp;Nous arrivons dans leur village. Tout le monde nous regardait, mais j’avais au moins une assurance, puisque ma mère m’avait aussi dit que ces monstres ne trahissent jamais leurs engagements sans raison valable. Je constatais des gestes autour de nous qui étaient sûrement des salutations. J’étais le seul véritable humain dans cette tribu.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1650&amp;action=edit">À cause du Covid-19, Bina n&rsquo;exercera plus le commerce</a></p>



<p>Nous entrons dans sa famille. Elle me présente à ses parents. Tout leur village venait me regarder et s’étonnait&nbsp;: « Que viens faire un humain parmi nous, et d’ailleurs, il<em> nous voit et nous entend ? Il arrive à respirer sous l’eau ! »</em></p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Les chercheurs </strong><strong><em></em></strong></h5>



<p>À l’aube, étant sous l’eau, j’entendais mes parents et d’autres personnalités du village m’appeler. Mais j’aurais beau crier, personne ne pouvait m’entendre. D’ailleurs, je n’avais aucune envie qu’ils me retrouvent.</p>



<p>&nbsp;Je voyais ma mère pleurée d’angoisse sans pouvoir rien faire. Ils continuent les recherches durant trois jours sans succès. Tout ce qu’ils ont pu avoir, c’est une preuve de ma mort. Ils ont retrouvé mes chaussures qui sont restées à l’endroit où je dialoguais avec la sirène, et je ne sais même pas comment. Ils les<br>emportent au village dans notre famille pour les montrer. Subitement, on conclut une possible noyade. Des nageurs ont été immédiatement déployés pour retrouver mon corps. Mais sans succès.</p>



<p>Parmi ces nageurs, il y avait un maître bozo qui est passé chez le chef de village pour expliquer qu’il restait optimiste sur mon sort puisqu’il dit avoir senti de l’odeur humaine sous l’eau. Ce qui explique un possible enlèvement. Il conclut que j’ai pu être kidnappé par des sirènes qui sont nombreuses dans ces eaux. Mais le chef de village lui demande de garder cela en secret, puisqu’il n’y a pas encore de preuves certaines.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Les funérailles</strong></h5>



<p>En conséquence, des funérailles apparentes ont été organisées au bord du fleuve. Puisque le corps de toute personne qui se noie dans l’eau est directement enterré sur ces lieux comme il est de coutume. J’observais tout, en compagnie<br>de ma fiancée officieuse.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1629&amp;action=edit">Amina, la petite fille qui sensibilise sur le covid-19</a></p>



<p>Les funérailles terminées, tout le monde rentre à la maison. Quelques jours plus tard, ma mère se présente au bord du fleuve et regardait à l’intérieur comme si elle doutait de quelque chose. J’avais de la pitié pour elle, mais le moment n’était pas arrivé de me présenter à elle.</p>



<p>J’étais maintenant convaincu d’être devenu <a href="https://www.youtube.com/watch?v=VBOBWjD4Q-o" target="_blank" rel="noreferrer noopener">citoyen </a>d’un nouveau monde. Un monde aquatique peuplé d’inhumains. Un monde où j’ignorais toujours mon sort. Vont-ils me tuer en fin de compte ? Vais-je revoir ma famille un jour ? Que va devenir ma mère après moi ? Moi qui pillais son mil, balayais sa chambre et sa cour, lavais ses ustensiles de cuisine, remplissais ses jarres, arrosais son jardin, cherchais du bois de chauffe pour elle et partais souvent l’aider à cultiver son champ. Ces questions m’angoissaient et m’attristaient. Mais je ne pouvais pas encore donner de réponse certaine ces questions.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/aumondedeseaux2-citoyen-dun-nouveau-monde/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1976</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
