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	<title>Archives des Sénégal &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Macron–Macky Sall : l&#8217;entrevue qui brouille les lignes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 21:54:39 +0000</pubDate>
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<p>Reçu à l’Élysée par Emmanuel Macron, Macky Sall poursuit sa campagne pour le poste de secrétaire général de l’ONU. Une rencontre qui soulève des interrogations sur le soutien de la France, alors que le Sénégal affiche sa neutralité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;ancien président sénégalais fait campagne pour la tête de l&rsquo;ONU avec la bienveillance de Paris — mais sans le soutien de Dakar. Une rencontre à l&rsquo;Élysée qui pose autant de questions qu&rsquo;elle n&rsquo;apporte de réponses.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une image soigneusement mise en scène, et c&rsquo;est précisément là que réside le problème. Le 3 juin, Macky Sall a diffusé sur ses réseaux sociaux une photographie le montrant&nbsp;serrant la main d&rsquo;Emmanuel Macron&nbsp;dans le grand escalier de l&rsquo;Élysée, la veille — un cliché que l&rsquo;Élysée, lui, a préféré taire. Cette asymétrie de communication en dit long sur la nature réelle de cette rencontre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ancien chef de l&rsquo;État sénégalais brigue le poste de secrétaire général des Nations unies, en lice pour succéder à Antonio Guterres le 1er janvier 2027. Pour asseoir sa candidature sur la scène internationale, il sollicite les capitales qui comptent. Paris, puissance permanente au Conseil de sécurité, en est une. Jusqu&rsquo;ici, rien d&rsquo;anormal.&nbsp;<em>« Nous n&rsquo;avons pas été impliqués depuis le début, même pas par l&rsquo;intéressé. »</em>, avait fait savoir Bassirou Diomaye Faye en mai&nbsp;2026.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une campagne sans mandat national</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui interroge davantage, c&rsquo;est le&nbsp;vide institutionnel&nbsp;que révèle cet activisme diplomatique. Le président Bassirou Diomaye Faye l&rsquo;a dit sans détour début mai : son gouvernement a choisi «&nbsp;<em>une posture neutre</em>&nbsp;» et n&rsquo;a «&nbsp;<em>pas été impliqué depuis le début</em>&nbsp;». Autrement dit, Macky Sall mène une campagne internationale pour représenter — potentiellement — l&rsquo;ensemble des États membres de l&rsquo;ONU, sans même avoir obtenu l&rsquo;aval de son propre pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation est pour le moins singulière. Quel poids réel peut avoir un candidat dont le pays d&rsquo;origine décline de le soutenir officiellement ? La bienveillance française, aussi réelle soit-elle, ne saurait combler ce déficit de légitimité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Élysée n&rsquo;a confirmé ni la réunion ni un éventuel soutien à la candidature. C&rsquo;est Macky Sall lui-même qui a donné une dimension publique à l&rsquo;entretien, transformant une rencontre discrète en argument de campagne.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Paris joue la discrétion, macky joue l&rsquo;affichage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Élysée n&rsquo;a formulé aucun commentaire. Pas de communiqué, pas de déclaration, pas même une confirmation officielle de la réunion. Ce silence choisi contraste avec l&rsquo;enthousiasme médiatique de Macky Sall, qui a pris soin de diffuser la photo&nbsp;en français et en anglais, signalant clairement à quel public international il s&rsquo;adressait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son entourage, l&rsquo;élan est immédiat. Néné Tall, cadre de l&rsquo;Alliance pour la République, n&rsquo;a pas hésité à commenter :&nbsp;<em>« Pendant ce temps, les grands hommes discutent de l&rsquo;avenir du monde. »</em>&nbsp;La formule, aussi maladroite que révélatrice, trahit une stratégie de valorisation par l&rsquo;image plus que par le fond — un&nbsp;affichage de légitimité&nbsp;qui se substitue au débat programmatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car sur le fond, que sait-on réellement de la vision onusienne de Macky Sall, au-delà de la formule — «&nbsp;<em>rationaliser, simplifier, optimiser</em>&nbsp;» — présentée devant l&rsquo;Assemblée générale en avril ? Des principes qui sonnent plus comme un slogan de consultant que comme un projet politique pour une organisation de 193 membres.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le pari risqué d&rsquo;une image trop parisienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le contexte actuel du continent africain, où le sentiment anti-français reste vif dans plusieurs pays et où la France cherche elle-même à redéfinir sa posture en Afrique,&nbsp;afficher la bienveillance de l&rsquo;Élysée comme un atout&nbsp;pourrait se révéler une stratégie à double tranchant. Si elle peut séduire certaines chancelleries occidentales, elle risque d&rsquo;alimenter la méfiance de nombreux États du Sud global — bloc de voix crucial dans toute élection à l&rsquo;ONU.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Macky Sall devra arbitrer entre deux logiques contradictoires : celle qui consiste à capitaliser sur des réseaux franco-africains bien entretenus, et celle qui exige de se présenter comme un candidat du monde entier, au-delà des alignements historiques. Pour l&rsquo;heure, l&rsquo;image de l&rsquo;escalier de l&rsquo;Élysée penche clairement du premier côté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sonko contre Diomaye : la guerre déclarée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 21:02:29 +0000</pubDate>
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<p>Ousmane Sonko accuse Bassirou Diomaye Faye de vouloir affaiblir le Pastef. Entre remaniement gouvernemental, tensions institutionnelles et démonstration de force politique, le Sénégal entre dans une nouvelle zone de turbulences.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 2 juin 2026, Ousmane Sonko a tenu une conférence de presse explosive à Dakar, révélant pour la première fois les coulisses d&rsquo;une rupture au sommet de l&rsquo;État sénégalais. Même jour : un nouveau gouvernement de 30 ministres sans le Pastef, une instruction interne de mobilisation massive du parti, et un président de l&rsquo;Assemblée nationale qui parle de « cohabitation ». Le Sénégal entre dans une ère inédite.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est 17 heures à Dakar, à la Résidence Serigne Abass Sall, en face de l&rsquo;École de police, quand Ousmane Sonko prend la parole. Devant les caméras, le président du Pastef lève un à un les voiles sur ce que beaucoup pressentaient sans pouvoir le nommer : une rupture totale, profonde et personnelle avec Bassirou Diomaye Faye, le chef de l&rsquo;État qu&rsquo;il avait lui-même propulsé au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe d&rsquo;abord, c&rsquo;est le ton. Pas celui d&rsquo;un opposant classique qui critique un gouvernement adverse. Celui d&rsquo;un homme qui règle ses comptes avec quelqu&rsquo;un qu&rsquo;il connaît intimement, à qui il fait grief non pas d&rsquo;une différence idéologique, mais d&rsquo;une trahison dans les formes et dans les procédures.&nbsp;<em>« Il est dans des stratégies pour déstabiliser le Pastef. C&rsquo;est pourquoi il a essayé de négocier directement avec des membres du parti sans passer par les instances directrices. »</em>, a déclaré&nbsp;Ousmane Sonko, dans sa déclaration à la presse, Dakar, ce 2 juin 2026.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sonko raconte ensuite un échange cinglant : Diomaye aurait affirmé lors d&rsquo;une réunion être «&nbsp;<em>le plus représentatif dans le Pastef</em>&nbsp;». Sa réponse fut directe. «&nbsp;<em>Je lui ai dit : il faut sortir dans la rue et appeler à un meeting, sans Ousmane Sonko. Si tu réunis 100 personnes, on verra. À commencer par Niaganiao, ta commune que tu ne peux pas gagner.&nbsp;</em>» Le défi, lancé publiquement, dit l&rsquo;état réel des rapports de force entre les deux hommes — et le mépris qui a désormais remplacé la fraternité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La mécanique de la rupture : ce que Sonko révèle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit de Sonko éclaire la mécanique intime d&rsquo;une brouille qui a mis des mois à se cristalliser. Diomaye aurait refusé de s&rsquo;entretenir avec lui et avec «&nbsp;<em>certains lieutenants désignés</em>&nbsp;», préférant dialoguer avec «&nbsp;<em>des gens qui n&rsquo;ont rien fait pour son arrivée au pouvoir</em>&nbsp;». La médiation d&rsquo;Ahmadou Al Aminou Lô — aujourd&rsquo;hui Premier ministre — aurait finalement permis une rencontre, arrangée dans des conditions révélatrices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Diomaye envoie un message «&nbsp;<em>le lundi tard dans la soirée</em>&nbsp;» pour demander à Sonko de passer au Palais. Ce dernier répond qu&rsquo;il ne peut pas, qu&rsquo;il passera «&nbsp;<em>le lendemain à 8 heures</em>&nbsp;». Deux hommes qui se toisent à travers des SMS, qui négocient les conditions d&rsquo;une rencontre comme on négocie un armistice. «&nbsp;<em>Voilà comment s&rsquo;est passé le processus de notre rencontre dans la forme</em>&nbsp;», conclut Sonko — formule glaciale qui en dit plus que n&rsquo;importe quel commentaire.&nbsp;<em>« Il n&rsquo;a pas un seul député à l&rsquo;Assemblée nationale. Il n&rsquo;a pas tous les pouvoirs. Il faut qu&rsquo;il redescende de son piédestal et qu&rsquo;on se parle. »,&nbsp;</em>exhorte Sonko.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un gouvernement sans Pastef, avec cinq membres du Pastef</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant que Sonko parlait, les détails du nouveau gouvernement formé par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô se précisaient. Trente ministres. Pas de poids lourd du Pastef aux postes clés — Intérieur, Justice, Affaires étrangères. Le retour en force des technocrates : Cheikh Diba reconduit aux Finances avec le portefeuille élargi de l&rsquo;Économie, Mouhamadou Makhtar Cissé — ancien ministre de l&rsquo;Intérieur sous Macky Sall — reprenant ce poste stratégique. Et El Hadji Abdourahmane Diouf, ouvertement du côté de Diomaye dans le conflit, propulsé à l&rsquo;Énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il y a une anomalie que le Pastef devra trancher : cinq de ses membres ont choisi de rester au gouvernement en dépit de la consigne du parti. Parmi eux, le ministre des Forces armées, Yankoba Diémé. Ces cinq ministres sont déjà exclus des boucles de communication WhatsApp internes. Plusieurs membres de leurs cabinets ont annoncé leur démission. Leur sort sera peut-être clarifié lors du congrès du Pastef prévu le 6 juin.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pastef en ordre de bataille : l&rsquo;instruction de Sonko</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que la conférence de presse ne dit pas, le document interne du Pastef le dit. Daté du 15 décembre 2025 et signé Ousmane Sonko en sa qualité de président du parti, l&rsquo;Instruction n°01/PASTEF/PR/2025 révèle la stratégie de fond du mouvement : transformer la crise politique en élan organisationnel. L&rsquo;objectif affiché à horizon fin 2026 est vertigineux — atteindre un million de militants identifiés et actifs, créer ou redynamiser 10 000 cellules fonctionnelles couvrant les 46 départements, les 557 communes et la diaspora.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;instruction fixe également des objectifs citoyens : dons de sang, consultations médicales gratuites, opérations de nettoyage, vigies citoyennes contre la corruption, porte-à-porte hebdomadaire. Le Pastef veut incarner un mouvement social total, présent dans tous les interstices de la vie publique — pendant que Diomaye gouverne avec des technocrates. La stratégie est lisible : occuper le terrain que l&rsquo;État délaisse, et préparer une échéance électorale future depuis une position de force.&nbsp;<em>« PASTEF est un parti forgé dans l&rsquo;épreuve, porté par la conviction, soutenu par le peuple et guidé par une vision de transformation profonde. La transformation nationale exige un Parti mobilisé, discipliné, solidaire, structuré et enraciné. »</em>, précise l’Instruction n°01/PASTEF/PR/2025, signée Ousmane Sonko, le 15 décembre 2025.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La cohabitation sénégalaise : un cas inédit</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La situation politique qui s&rsquo;installe au Sénégal n&rsquo;a pas vraiment de précédent dans l&rsquo;histoire du pays. Ce n&rsquo;est pas une cohabitation classique — opposition entre un président et une majorité parlementaire adverse — mais quelque chose de plus complexe et de plus dangereux : une rupture au sein du même mouvement, entre un chef de l&rsquo;État et un parti qui contrôle 130 des 165 sièges du Parlement et qui refuse formellement de participer au gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sonko a choisi les mots avec soin : «&nbsp;<em>Nous ne censurerons pas</em>&nbsp;» le gouvernement. Le Pastef va «&nbsp;<em>accompagner</em>&nbsp;». Il appelle au «&nbsp;<em>dialogue</em>&nbsp;». Mais dans la même phrase, il pose ses conditions à Diomaye : «&nbsp;<em>Il faut qu&rsquo;il redescende de son piédestal et qu&rsquo;on se parle.</em>&nbsp;» La main tendue est ferme. Le poing, dessous, est fermé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment un gouvernement de technocrates sans base parlementaire propre peut-il gouverner avec un Pastef qui détient la majorité absolue à l&rsquo;Assemblée, dont le président est Sonko lui-même, et qui orchestre en parallèle une mobilisation nationale d&rsquo;un million de militants ? La question ne sera pas résolue par un congrès le 6 juin. Elle sera résolue — ou non — dans les semaines et les mois qui viennent, dans les rues, les institutions et les couloirs du Palais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : le duel Sonko-Diomaye ouvre une crise institutionnelle inédite</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Après son limogeage de la Primature, Ousmane Sonko est élu président de l’Assemblée nationale du Sénégal. Une manœuvre politique qui fragilise Bassirou Diomaye Faye et révèle les tensions au sommet du Pastef.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Limogé de la Primature par le président Bassirou Diomaye Faye le 22 mai, le chef du Pastef a été élu quatre jours plus tard président de l&rsquo;Assemblée nationale avec 132 voix sur 165. Une manœuvre politique fulgurante, boycottée par l&rsquo;opposition, qui révèle la fracture béante au sommet de l&rsquo;État sénégalais.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En politique, le temps peut être un adversaire ou un allié. Pour Ousmane Sonko, il aura suffi de quatre jours. Limogé de la Primature jeudi 22 mai par le président Bassirou Diomaye Faye — son ancien mentor, son protégé, l&rsquo;homme qu&rsquo;il avait lui-même propulsé au pouvoir —, le leader du Pastef s&rsquo;est retrouvé mardi 26 mai assis au perchoir de l&rsquo;Assemblée nationale du Sénégal, deuxième personnage de l&rsquo;État. Un retournement spectaculaire qui met à nu une crise politique d&rsquo;une gravité inédite depuis l&rsquo;alternance de 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La séquence d&rsquo;un putsch institutionnel ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tout s&rsquo;est joué en soixante-douze heures, avec une précision chirurgicale qui laisse peu de doutes sur la préparation de la manœuvre. Dès le dimanche 24 mai, soit quarante-huit heures après le limogeage de Sonko, le Bureau de l&rsquo;Assemblée nationale validait sa demande de réintégration comme député — une procédure expéditive que ses adversaires jugent constitutionnellement douteuse. Dans la foulée, El Malick Ndiaye, président sortant de l&rsquo;institution et figure du Pastef, déposait sa démission de la présidence tout en conservant son siège de parlementaire, libérant ainsi le perchoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mardi 26 mai à 9 heures, les 165 députés étaient convoqués. L&rsquo;opposition, qui dénonce un «&nbsp;<em>coup d&rsquo;État institutionnel</em>», a boycotté la séance. Résultat : 133 suffrages exprimés, 132 en faveur de Sonko, une abstention. Le leader du Pastef devenait le 14e président de l&rsquo;Assemblée nationale du Sénégal, prenant ainsi le contrôle de la deuxième institution de la République — avec, dans son dos, les 130 députés de son parti, majoritaires au Parlement depuis les législatives de novembre 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deux hommes, un parti, une guerre de succession</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre ce qui se joue, il faut remonter à 2024. Ousmane Sonko, alors emprisonné par le régime de Macky Sall, choisit Bassirou Diomaye Faye — son secrétaire général, libéré de prison dix jours avant le scrutin — comme candidat du Pastef à la présidentielle. Faye gagne dès le premier tour. Sonko est nommé Premier ministre. Les deux hommes semblent incarner un tandem historique, le mentor et le dauphin, au service d&rsquo;un projet commun de rupture avec l&rsquo;ordre ancien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les divergences ont vite émergé. Sur les questions monétaires d&rsquo;abord : Sonko résistait ouvertement aux injonctions du Fonds monétaire international sur la restructuration de la dette, quand Faye cherchait à ménager les partenaires financiers internationaux. Sur la gouvernance ensuite : des sources proches du Palais décrivent un Premier ministre qui s&rsquo;estimait au-dessus de toute tutelle présidentielle, fort de sa légitimité militante au sein du Pastef. La tension était devenue insoutenable.&nbsp;<em>« On ne peut pas faire du Pastef sans Pastef. Notre formation n&rsquo;est pas associée à cette décision. »</em>, a déclaré&nbsp;Ousmane Sonko dans son premier discours en tant que président de l&rsquo;Assemblée nationale, le 26 mai 2026.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette phrase, prononcée à peine installé au perchoir, résume tout. Sonko ne referme pas la guerre — il l&rsquo;officialise. En visant la nomination d&rsquo;Ahmadou Al Aminou Lô comme Premier ministre, décidée par Faye sans concertation avec le Pastef, il signifie que le parti — son parti — ne se considère pas lié par les choix du chef de l&rsquo;État. Le Sénégal entre dans une cohabitation paradoxale : un président et un président de l&rsquo;Assemblée issus du même mouvement, mais désormais rivaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Diomaye seul face à la tempête</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Bassirou Diomaye Faye, la situation est périlleuse. En limogeant Sonko, il a voulu affirmer son autorité présidentielle et sa capacité à gouverner indépendamment du Pastef. Le message était clair : le président, c&rsquo;est lui. Mais en permettant — ou en sous-estimant — la rapidité avec laquelle Sonko a rebondi à la tête de l&rsquo;Assemblée, il se retrouve dans une posture délicate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son nouveau Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lô, économiste de 60 ans formé à la Banque centrale des États d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, est une figure technocratique respectée mais sans base politique propre. Il devra former un gouvernement sans le Pastef — ou avec une fraction dissidente du parti — dans un pays où la majorité parlementaire reste solidement aux mains de Sonko. Chaque texte de loi, chaque budget, chaque réforme devra passer par une Assemblée que contrôle son adversaire.&nbsp;<em>« Le Pastef reste ouvert à une discussion responsable qui met de côté les ego pour terminer ce mandat dans les meilleures conditions. »</em>, a expliqué&nbsp;Ousmane Sonko, le 26 mai 2026.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La main tendue, certes. Mais à quel prix. Sonko parle de mettre «&nbsp;<em>de côté les ego</em>&nbsp;» depuis le fauteuil qu&rsquo;il vient de s&rsquo;approprier en moins d&rsquo;une semaine. Pour ses partisans, c&rsquo;est la confirmation de sa pugnacité légendaire. Pour ses adversaires, c&rsquo;est la démonstration que rien, pas même le limogeage par un chef de l&rsquo;État, ne peut durablement le neutraliser.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une démocratie sous tension</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;opposition sénégalaise, de son côté, hurle au scandale institutionnel. La rapidité de la procédure de réintégration de Sonko comme député — fondée sur l&rsquo;article 124 du règlement intérieur de 2025, dont la constitutionnalité est contestée — ouvre une controverse juridique sérieuse. Des juristes soulignent que Sonko était Premier ministre en exercice lorsqu&rsquo;il a conduit la liste du Pastef aux législatives, sans avoir démissionné de ses fonctions : le cumul était-il régulier ? Sa réintégration l&rsquo;est-elle ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces questions resteront probablement sans réponse institutionnelle immédiate — le Conseil constitutionnel sénégalais n&rsquo;a pas été saisi. Mais elles alimentent un doute sur la solidité démocratique d&rsquo;une séquence où tout s&rsquo;est joué trop vite, trop proprement, pour ne pas sembler orchestré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénégal, longtemps cité en modèle de stabilité démocratique en Afrique de l&rsquo;Ouest, traverse une crise de gouvernance inédite. Deux ans après l&rsquo;alternance historique de 2024, portée par l&rsquo;espoir d&rsquo;une rupture avec les pratiques de l&rsquo;ère Macky Sall, c&rsquo;est au sein du camp du changement lui-même que se joue désormais la bataille du pouvoir. L&rsquo;histoire, pour l&rsquo;instant, sourit à Ousmane Sonko.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : Diomaye Faye vire Sonko, son mentor devenu rival</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 22:47:14 +0000</pubDate>
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<p>Au Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye a limogé son Premier ministre Ousmane Sonko après une divergence publique. Une rupture politique majeure qui fragilise le Pastef et ouvre une nouvelle phase d’incertitude.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président sénégalais a mis fin vendredi soir aux fonctions de son Premier ministre, quelques heures après que ce dernier l&rsquo;avait publiquement contredit à l&rsquo;Assemblée nationale. Une rupture au sommet de l&rsquo;État entre deux hommes qui incarnaient ensemble la promesse d&rsquo;alternance de 2024.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une rupture consommée en direct, sous les caméras de la télévision nationale. Vendredi 22 mai 2026, peu avant 22 heures, Oumar Samba Ba, secrétaire général de la Présidence de la République du Sénégal, lisait sur la RTS le texte du décret n°2026-1128 : le président Bassirou Diomaye Faye mettait fin aux fonctions d&rsquo;Ousmane Sonko, entraînant ipso facto la dissolution de l&rsquo;ensemble du gouvernement. Les membres du cabinet sortant sont chargés d&rsquo;expédier les affaires courantes dans l&rsquo;attente d&rsquo;un nouvel exécutif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques heures plus tôt, dans la matinée, Sonko s&rsquo;était présenté à l&rsquo;Assemblée nationale pour la séance des questions d&rsquo;actualité au gouvernement. Et là, l&rsquo;impensable : le Premier ministre avait créé la surprise en affichant publiquement une divergence de vues majeure avec le président de la République sur la question sensible des fonds politiques et de leur contrôle. Face aux députés, il avait estimé que le chef de l&rsquo;État avait «&nbsp;<em>fait une erreur</em>&nbsp;» sur ce dossier, tout en espérant un changement de posture de sa part. «&nbsp;<em>Le président a fait une erreur concernant les fonds politiques et j&rsquo;ai espoir qu&rsquo;il revienne à la raison. Je ne suis pas d&rsquo;accord avec lui sur cette question</em>&nbsp;», avait-il lancé sans détours, sous les yeux médusés des parlementaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse de Diomaye Faye n&rsquo;a pas tardé. Quelques heures suffisaient.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le mentor et le disciple</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre l&rsquo;ampleur de la rupture, il faut remonter à 2024. Empêché de se présenter à l&rsquo;élection présidentielle par le régime sortant de Macky Sall — qui l&rsquo;avait fait emprisonner —, Ousmane Sonko avait désigné Bassirou Diomaye Faye, son secrétaire général au sein du parti Pastef, pour le remplacer comme candidat. Cette décision avait ouvert la voie à une victoire dès le premier tour de la présidentielle de mars 2024. Faye à l&rsquo;Élysée, Sonko à Matignon sénégalais : le tandem semblait indestructible, porté par une promesse commune de rupture avec l&rsquo;ancien régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais presque chaque jour que Dieu fait, le tandem entre le président Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko battait de l&rsquo;aile. La relation entre les deux hommes, présentée comme fraternelle pendant la campagne, s&rsquo;était progressivement muée en bras de fer. Sonko avait même évoqué la possibilité de retirer son parti du gouvernement si les désaccords persistaient, qualifiant leur arrangement de «&nbsp;<em>soft power-sharing situation</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fonds politiques, dialogue national : les fractures à ciel ouvert</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les sujets de friction s&rsquo;étaient accumulés. Sur les fonds politiques — ces budgets discrétionnaires à disposition de l&rsquo;exécutif que Pastef avait toujours promis d&rsquo;encadrer strictement —, Sonko avait affirmé que son parti défendait cette idée depuis 2014 et qu&rsquo;elle figurait déjà dans son programme présidentiel de 2019, avant d&rsquo;être reprise dans celui de la coalition Diomaye Président. Que Faye s&rsquo;en écarte constituait donc, pour Sonko, une trahison programmatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le dialogue national, les deux hommes avaient également affiché des visions divergentes. Dans un contexte de tensions latentes entre les deux chefs de l&rsquo;exécutif sénégalais, Diomaye Faye avait décidé de proposer dix jours de concertations avec la société civile, les partis politiques, les ONG ou encore les chefs traditionnels et religieux — une initiative que Sonko semblait regarder avec un détachement croissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En structurant sa propre coalition, Bassirou Diomaye Faye s&rsquo;était approché d&rsquo;un point de non-retour, les tensions avec son Premier ministre dessinant les contours d&rsquo;un affrontement politique aux conséquences incertaines. Dès mai 2026, des limogeages dans l&rsquo;entourage présidentiel — notamment le remplacement du porte-parole de la présidence, un homme de Sonko, par un profil proche de Faye — avaient signalé que la présidence était entrée dans une logique de reconquête de son autonomie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« Alhamdoulillah »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une réaction publiée après son départ, Ousmane Sonko a déclaré : «&nbsp;<em>Alhamdoulillah. Ce soir je dormirai le cœur léger à la cité Keur Gorgui.&nbsp;</em>» Ni amertume affichée, ni appel à la résistance — du moins pour l&rsquo;instant. Un soulagement, presque. Celui d&rsquo;un homme qui, depuis des mois, semblait suffoquer dans un costume de Premier ministre qui l&#8217;empêchait d&rsquo;être ce qu&rsquo;il est fondamentalement : un tribun de l&rsquo;opposition, pas un gestionnaire de coalition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car Sonko n&rsquo;a jamais caché ses ambitions. Dès décembre 2025, il avait déclaré qu&rsquo;il serait candidat à la prochaine présidentielle — alors même que Diomaye Faye, constitutionnellement, conserve le droit de briguer un second mandat. Une provocation ouverte qui avait encore creusé le fossé entre les deux hommes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Et maintenant ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénégal entre dans une période d&rsquo;incertitude institutionnelle. La nomination d&rsquo;un nouveau Premier ministre ainsi que la formation d&rsquo;un nouvel exécutif devrait intervenir dans les prochains jours ou les prochaines heures. Aucun nom n&rsquo;avait filtré à l&rsquo;heure où ces lignes étaient écrites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question politique, elle, est posée plus brutalement : que devient Pastef, le parti que les deux hommes présidaient ensemble ? Sonko en est le leader historique, le fondateur, l&rsquo;âme. Faye en est le président élu. Leur rupture institutionnelle annonce-t-elle une rupture partisane ? Les prochaines semaines diront si le Sénégal, qui croyait avoir tourné la page des guerres de clans, vient simplement d&rsquo;en ouvrir une nouvelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bassirou Diomaye Faye, 46 ans, est président du Sénégal depuis avril 2024. Ousmane Sonko, 51 ans, était Premier ministre depuis le 3 avril 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : stratégie énergétique face à la hausse du pétrole et réforme de la SENELEC</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Confronté à la flambée des prix du pétrole, le Sénégal accélère sa stratégie énergétique : valorisation du gaz, transition renouvelable et réforme du secteur électrique. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Confronté à la flambée des prix du pétrole, le Sénégal accélère sa stratégie énergétique : valorisation du gaz, transition renouvelable et réforme du secteur électrique.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors du Conseil des ministres du 6 mai 2026, le gouvernement sénégalais a placé la question énergétique au cœur de ses priorités, dans un contexte international marqué par une nouvelle flambée des prix du pétrole. Entre vulnérabilité structurelle et ambitions de souveraineté, Dakar entend adapter sa stratégie pour contenir les effets d’un choc extérieur aux répercussions multiples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation au Moyen-Orient, caractérisée par une instabilité persistante, a entraîné une hausse significative des cours du baril sur les marchés internationaux. Pour le Sénégal, importateur net d’hydrocarbures, les conséquences sont immédiates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre a ainsi mis en avant une série d’impacts directs : dégradation de la balance commerciale, pression accrue sur les finances publiques, hausse des coûts de production dans les secteurs clés et risque d’inflation sur les prix à la consommation. Autant de facteurs susceptibles d’affecter durablement la stabilité économique du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une doctrine énergétique fondée sur la souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces défis, l’exécutif sénégalais privilégie une approche stratégique articulée autour de plusieurs axes. En premier lieu, l’accélération de la valorisation des ressources gazières nationales, alors que le pays s’apprête à entrer pleinement dans l’ère de la production énergétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement mise également sur la maîtrise de la demande énergétique, la diversification du mix énergétique et le développement des énergies renouvelables. À cela s’ajoute la mise en place d’un «&nbsp;<em>bouclier énergétique</em>&nbsp;» destiné à protéger les secteurs les plus vulnérables ainsi que le pouvoir d’achat des ménages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette logique, les autorités ont insisté sur la nécessité de renforcer la veille géopolitique, de diversifier les sources d’approvisionnement et d’adapter le cadre fiscal pour mieux amortir les chocs externes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>SENELEC au cœur des réformes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des réponses conjoncturelles, le gouvernement entend également s’attaquer aux défis structurels du secteur de l’électricité. Le Premier ministre a ainsi appelé à un renforcement du pilotage stratégique et de la performance opérationnelle de la SENELEC.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un Conseil interministériel dédié au secteur sera prochainement organisé afin d’évaluer sa soutenabilité financière et ses perspectives de développement. En amont, une note de cadrage devra être élaborée sous 30 jours par le ministère de l’Énergie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Assainissement financier et exigences de performance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, une évaluation approfondie des engagements financiers de l’État vis-à-vis du secteur électrique a été instruite. Objectif : définir une trajectoire compatible avec les contraintes budgétaires tout en garantissant la viabilité du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, la SENELEC devra soumettre un plan de performance couvrant les dimensions technique, commerciale, financière et organisationnelle. La Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie contribuera à l’analyse des équilibres économiques et à l’évaluation des mécanismes tarifaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un tournant énergétique décisif</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette séquence intervient à un moment charnière pour le Sénégal, engagé dans une transformation de son modèle énergétique. Entre pressions extérieures et ambitions internes, le pays cherche à concilier souveraineté énergétique, stabilité macroéconomique et transition écologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un environnement international incertain, la capacité de Dakar à anticiper et à structurer sa réponse pourrait s’avérer déterminante pour sa trajectoire économique à moyen terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : la croissance tient bon malgré les turbulences</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 18:57:18 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les perspectives économiques africaines, avec un focus sur la croissance solide du Mali jusqu'en 2027.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Portée par une reprise progressive de l’activité, l’économie malienne affiche des perspectives de croissance solides à l’horizon 2026-2027. Dans un contexte régional marqué par de fortes disparités, le Mali se distingue face à ses voisins immédiats, entre résilience économique, contraintes sécuritaires et recompositions structurelles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les dernières projections macroéconomiques du Fonds monétaire international (FMI), le Mali devrait enregistrer une croissance du PIB réel de 4,9 % en 2025, avant d’atteindre 5,5 % en 2026 et 5,7 % en 2027. Une trajectoire ascendante qui tranche avec les incertitudes persistantes dans plusieurs économies voisines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique repose notamment sur la relance progressive de l’activité agricole, la stabilisation relative de certains circuits économiques et les efforts engagés pour renforcer les recettes internes. Elle intervient cependant dans un environnement contraint, marqué par des défis sécuritaires, énergétiques et climatiques.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="639" height="1024" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-639x1024.png" alt="Perspectives économiques en Afrique subsaharienne" class="wp-image-21900" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-639x1024.png 639w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-187x300.png 187w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-768x1230.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-959x1536.png 959w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-1170x1874.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-585x937.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-600x961.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22.png 1180w" sizes="(max-width: 639px) 100vw, 639px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Prévisions économiques: Afrique subsaharienne<br>(Croissance du PIB réel et prix à la consommation). <br>Source: FMI, base de données des Perspectives de l&rsquo;économie mondiale, avril 2026.<br>Note: Les données pour l&rsquo;Érythrée sont exclues en raison des contraintes liées à la déclaration des données. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-voisins-aux-trajectoires-contrastees"><strong>Des voisins aux trajectoires contrastées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’espace sahélien et ouest-africain, les performances économiques restent hétérogènes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Niger, malgré un niveau de croissance élevé estimé à 6,9 % en 2025, devrait connaître un léger ralentissement à 6,7 % en 2026 puis 6,5 % en 2027, traduisant des ajustements économiques dans un contexte politique en mutation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Burkina Faso, confronté à des défis sécuritaires similaires à ceux du Mali, affiche une croissance relativement stable mais modérée, autour de 5 %, avec une légère érosion à moyen terme (4,8 % en 2027).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus à l’ouest, la Côte d’Ivoire confirme sa position de locomotive économique régionale, avec une croissance robuste, oscillant entre 6,2 % et 6,5 %, portée par des investissements soutenus et une diversification économique avancée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, certains pays connaissent des dynamiques plus fragiles. La Guinée affiche une forte accélération attendue (8,7 % en 2026 et 9,3 % en 2027), tandis que le Sénégal pourrait enregistrer un ralentissement marqué après un pic à 7,9 % en 2025, chutant à 2,2 % en 2026, reflet d’ajustements liés à l’exploitation des ressources énergétiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-resilience-dans-un-contexte-sous-pression"><strong>Une résilience dans un contexte sous pression</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comparé à ses voisins immédiats, le Mali se positionne dans une zone intermédiaire. Il demeure moins dynamique que les économies en forte expansion comme la Guinée. Mais plus stable que celles confrontées à des fluctuations brutales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette résilience s’explique en partie par une stratégie axée sur la consolidation des fondamentaux économiques, malgré des contraintes importantes : insécurité persistante, pression sur les finances publiques, vulnérabilité aux chocs climatiques et dépendance énergétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI souligne d’ailleurs que les économies sahéliennes restent exposées à des risques structurels, notamment les effets du changement climatique, les tensions géopolitiques et la réduction de l’aide internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-dans-une-recomposition-economique"><strong>Le Sahel dans une recomposition économique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres, ces projections traduisent une recomposition plus large de l’espace sahélien. Les pays de la région, dont le Mali, le Burkina Faso et le Niger, entendent renforcer leur souveraineté économique tout en diversifiant leurs partenariats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la croissance malienne demeure un indicateur de stabilisation relative, mais aussi un levier stratégique pour accompagner les ambitions de transformation économique et institutionnelle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les perspectives sont encourageantes, elles restent conditionnées à plusieurs facteurs clés : la maîtrise des dépenses publiques, l’amélioration de la gouvernance économique, la relance du secteur énergétique, et la sécurisation durable du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À moyen terme, le défi pour le Mali sera de transformer cette croissance en développement inclusif, capable de répondre aux attentes sociales tout en consolidant la stabilité macroéconomique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-positionnement-a-consolider"><strong>Un positionnement à consolider</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une Afrique subsaharienne où la croissance moyenne devrait se situer autour de 4,3 % en 2026, le Mali se positionne légèrement au-dessus de la moyenne régionale. Un signal positif, qui traduit une capacité de résistance, mais aussi une nécessité d’accélérer les réformes pour maintenir cet élan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur d’un Sahel en mutation, le Mali avance ainsi sur une ligne de crête : entre résilience économique, affirmation stratégique et impératif de transformation durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : la loi durcissant la répression de l’homosexualité promulguée par Bassirou Diomaye Faye</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 20:59:37 +0000</pubDate>
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<p>Le président sénégalais a signé une loi sur l'homosexualité, augmentant les peines. Découvrez toutes les implications de cette décision.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a promulgué une loi renforçant les sanctions pénales contre l’homosexualité au Sénégal. Publié dans le Journal officiel mardi 31 mars 2026, le texte modifie l’article 319 du Code pénal et double les peines encourues pour les relations sexuelles entre personnes de même sexe.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Adoptée le 11 mars par l’Assemblée nationale du Sénégal à une écrasante majorité — 135 voix pour, aucune contre et trois abstentions — la loi n’a fait l’objet d’aucun recours dans le délai constitutionnel. Sa promulgation par le chef de l’État était donc devenue une formalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réforme figurait parmi les premières promesses électorales du parti au pouvoir, Pastef, qui avait fait du renforcement de la législation contre l’homosexualité un marqueur politique important durant la campagne présidentielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-peines-desormais-doublees"><strong>Des peines désormais doublées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’ici, les «&nbsp;<em>actes contre nature à caractère sexuel entre deux personnes de même sexe</em>&nbsp;» étaient punis d’une peine allant de un à cinq ans d’emprisonnement. Désormais, les personnes reconnues coupables encourent de cinq à dix ans de prison, assortis d’amendes pouvant atteindre 10 millions de francs CFA (environ 15 200 euros).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La peine maximale est prévue lorsque l’acte implique un mineur. La principale innovation du texte réside toutefois dans l’élargissement du champ des sanctions. La loi vise désormais également toute personne ou organisation accusée de faire&nbsp;<strong>«&nbsp;</strong><em>l’apologie&nbsp;</em>» de l’homosexualité, notion définie comme toute forme de représentation publique, de diffusion, de promotion ou de soutien — y compris financier — à ces pratiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement sénégalais affirme néanmoins avoir introduit un mécanisme de protection contre les accusations abusives. Les dénonciations calomnieuses pourront être sanctionnées par des peines allant de deux à trois ans de prison et des amendes comprises entre 200 000 et 500 000 francs CFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-contexte-de-repression-accrue"><strong>Un contexte de répression accrue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’adoption de cette loi intervient dans un climat déjà marqué par une intensification des arrestations liées à l’homosexualité. Depuis février, plus d’une trentaine de personnes accusées d’«&nbsp;<em>actes contre nature</em>&nbsp;» ou de «&nbsp;<em>transmission volontaire du VIH</em>&nbsp;» ont été interpellées, parmi lesquelles plusieurs figures médiatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les arrestations se poursuivent presque quotidiennement selon la presse locale. Depuis le début de la semaine, des femmes accusées de «&nbsp;<em>lesbianisme</em>&nbsp;» ont également été arrêtées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, plusieurs acteurs de la société civile dénoncent l’installation d’un climat de forte hostilité envers les minorités sexuelles. Ils pointent notamment une confusion persistante dans l’opinion publique entre homosexualité, pédocriminalité et infection par le VIH/SIDA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-inquietudes-internationales"><strong>Inquiétudes internationales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’adoption du texte avait déjà suscité des réactions internationales dès son vote au Parlement. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, avait appelé le président sénégalais à ne pas promulguer la loi, estimant qu’elle constituait «&nbsp;<em>une atteinte aux droits humains</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs organisations de défense des droits humains redoutent également des conséquences sanitaires importantes. Selon elles, la criminalisation accrue des minorités sexuelles pourrait dissuader certaines personnes de se faire dépister ou traiter contre le VIH, fragilisant ainsi les efforts de santé publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces critiques, la réforme bénéficie au Sénégal d’un large soutien politique et social, reflété par le quasi-consensus observé lors du vote à l’Assemblée nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La promulgation de la loi confirme ainsi la volonté des autorités sénégalaises de durcir l’arsenal pénal contre les pratiques homosexuelles, dans un pays où ces dernières étaient déjà criminalisées depuis plusieurs décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>ONU : la candidature de Macky Sall rejetée par l’Union africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 23:50:35 +0000</pubDate>
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<p>Le rejet de la candidature de Macky Sall à l'ONU par l'Union africaine a été confirmé. Découvrez les détails de cette décision.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le projet de soutien à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies a été rejeté au sein de l’Union africaine. Une vingtaine d’États membres, dont le Sénégal, ont opposé leur veto à l’initiative portée par le Burundi, qui assure actuellement la présidence tournante de l’organisation.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Présenté vendredi 27 mars aux 55 États membres de l’UA, le projet de décision n’a pas obtenu le consensus requis. Selon une note interne de la Commission, vingt pays se sont formellement opposés au texte. Parmi eux figurent notamment la Tunisie, l’Afrique du Sud et le Nigeria.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-dakar-s-oppose-officiellement-a-l-initiative"><strong>Dakar s’oppose officiellement à l’initiative</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après plusieurs semaines de silence, les autorités sénégalaises ont clarifié leur position le 27 mars. Dans un courrier adressé à la Commission de l’Union africaine par la mission permanente du Sénégal, Dakar affirme ne soutenir en aucune manière la candidature de l’ancien chef de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement sénégalais précise n’avoir «&nbsp;<em>à aucun stade endossé cette candidature&nbsp;</em>» et souligne ne pas avoir été associé à l’initiative diplomatique lancée par le Burundi. Le pays ne peut donc être considéré comme «&nbsp;<em>partie prenante de ladite démarche&nbsp;</em>», indique la correspondance officielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette prise de position a pesé lourd dans l’issue du vote informel. L’initiative devait être adoptée selon la procédure dite d’«&nbsp;<em>approbation tacite</em>&nbsp;», qui exige qu’aucune objection ne soit formulée par plus d’un tiers des 55 États membres. Avec vingt refus enregistrés, le seuil a été largement dépassé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-question-de-la-rotation-a-l-onu"><strong>La question de la rotation à l’ONU</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des tensions politiques, certains États ont également invoqué des arguments institutionnels. Le Nigeria, notamment, estime que soutenir la candidature d’un Africain irait à l’encontre du principe de rotation régionale au sein de l’Organisation des Nations unies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon cette logique informelle, le prochain secrétaire général devrait provenir d’une autre région du monde, en l’occurrence de l’Amérique latine ou des Caraïbes. L’actuel chef de l’ONU, Antonio Guterres, doit achever son mandat à la fin de l’année.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-relations-tendues-au-senegal"><strong>Des relations tendues au Sénégal</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités sénégalaises, l’échec de cette initiative constitue une victoire diplomatique discrète. Depuis l’alternance politique survenue il y a deux ans, les relations entre le pouvoir actuel et l’ancien président sont notoirement tendues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nouvelles autorités accusent notamment Macky Sall d’avoir fortement endetté le pays et d’être responsable de la répression violente des manifestations politiques qui ont secoué le Sénégal entre 2021 et 2024, faisant au moins 65 morts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la perspective de voir l’ancien chef d’État accéder à la tête des Nations unies apparaissait politiquement sensible pour Dakar. L’absence de soutien de l’Union africaine semble désormais refermer, au moins pour l’instant, cette hypothèse diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
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		<title>CAN 2025 : le Sénégal saisit le TAS pour contester la décision de la CAF</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 19:26:16 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les détails du retrait de la CAN 2025 du Sénégal suite à un forfait en finale contre le Maroc.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), basé à Lausanne, a annoncé le 25 mars 2026 avoir enregistré un appel de la Fédération sénégalaise de football (FSF). Cet appel vise à contester la décision de la Confédération africaine de football (CAF) qui, le 17 mars 2026, a déclaré le Sénégal perdant par forfait en finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025, attribuant la victoire au Maroc sur le score de 3-0.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de la CAF, rendue par son Jury d’Appel, a surpris le monde du football africain. Elle stipule que le Sénégal n’a pas respecté certaines obligations réglementaires, entraînant un forfait en finale. Le Maroc a ainsi été déclaré vainqueur de la CAN 2025 sans avoir disputé le match. La FSF, estimant cette décision injuste et précipitée, a immédiatement saisi le TAS pour obtenir son annulation et réclamer la reconnaissance de son équipe comme championne.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-recours-inedit-dans-l-histoire-de-la-can-nbsp-nbsp"><strong>Un recours inédit dans l’histoire de la CAN&nbsp;&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son recours, la FSF demande non seulement l’annulation de la décision de la CAF, mais aussi la suspension du délai de dépôt du mémoire d’appel. Elle estime que les motifs complets de la décision n’ont pas été communiqués, ce qui entrave son droit à une défense équitable. La fédération sénégalaise souhaite que le TAS statue sur le fond et reconnaisse officiellement le Sénégal comme vainqueur de la CAN 2025.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conformément aux règles du TAS, l’appelant dispose de vingt jours pour déposer son mémoire d’appel, suivi d’un délai identique pour la réponse des intimés. Toutefois, la demande de suspension formulée par la FSF rend incertain le calendrier de la procédure. Une formation arbitrale spécialisée sera bientôt nommée pour examiner le dossier et établir un calendrier. À ce stade, aucune date d’audience n’a encore été fixée.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-calendrier-procedural-encore-flou-nbsp"><strong>Un calendrier procédural encore flou&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Me Matthieu Reeb, Directeur Général du TAS, a assuré que l’institution est parfaitement équipée pour traiter ce type de litiges. Il a souligné l’importance de garantir un procès équitable à toutes les parties, tout en veillant à ce que la procédure soit menée dans les meilleurs délais. Le TAS rappelle que ses procédures sont confidentielles, mais promet de tenir les médias informés si une audience est programmée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire met en lumière les tensions persistantes autour de l’organisation et de la gouvernance du football africain. La décision de la CAF, jugée brutale par certains observateurs, pourrait avoir des répercussions sur la crédibilité de l’institution. Le recours du Sénégal devant le TAS illustre la volonté des fédérations de défendre leurs droits et de contester des décisions perçues comme arbitraires.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-test-pour-la-gouvernance-du-football-africain-nbsp-nbsp"><strong>Un test pour la gouvernance du football africain&nbsp;&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Sénégal, l’enjeu est majeur. Il s’agit de défendre l’honneur de son équipe nationale et de préserver son statut sur la scène continentale. Pour le Maroc, la victoire attribuée par forfait est désormais fragilisée par la procédure en cours. Le TAS devra trancher entre deux visions opposées, avec des conséquences sportives et symboliques considérables pour les deux nations.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les supporters, les joueurs et les observateurs du football africain attendent avec impatience la décision du TAS. Celle-ci pourrait redéfinir l’issue de la CAN 2025 et marquer un tournant dans la gestion des litiges sportifs en Afrique. En attendant, le suspense demeure, et le TAS s’impose comme l’arbitre ultime d’une affaire qui dépasse le simple cadre sportif pour toucher à la légitimité institutionnelle du football africain.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : pourquoi tant d’entreprises disparaissent ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 17:31:51 +0000</pubDate>
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<p>Le rapport de l’ENDES révèle la disparition des entreprises eau Sénégal et souligne la dynamique entrepreneuriale du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Publié le 13 mars 2026, le rapport de 52 pages de l’Enquête nationale sur la démographie des entreprises du Sénégal (ENDES), réalisée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), dresse un état des lieux inédit du tissu entrepreneurial sénégalais. L’étude met en évidence une forte dynamique de création d’entreprises portée par des initiatives individuelles, mais aussi une fragilité structurelle marquée par la domination des très petites entreprises et des difficultés persistantes d’accès au financement.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénégal dispose d’un tissu entrepreneurial dynamique, marqué par une forte capacité de création d’entreprises mais également par une vulnérabilité structurelle. C’est l’un des principaux enseignements de l’Enquête nationale sur la démographie des entreprises du Sénégal (ENDES), réalisée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Cette étude d’ampleur offre une radiographie inédite de la vie des entreprises sénégalaises, depuis leur création jusqu’à leur disparition.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-tissu-entrepreneurial-domine-par-les-tres-petites-entreprises"><strong>Un tissu entrepreneurial dominé par les très petites entreprises</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier constat révèle que l’économie sénégalaise repose très largement sur les très petites structures. Les très petites entreprises (TPE) représentent une écrasante majorité du tissu productif national, avec près de 99 % des entreprises recensées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les petites et moyennes entreprises restent marginales, tandis que les grandes entreprises occupent une place extrêmement réduite dans la structure économique du pays. Cette configuration confirme la forte fragmentation du tissu entrepreneurial sénégalais et souligne la prédominance de structures économiques de petite taille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des entreprises recensées ont été créées ex nihilo : près de 96,9 % résultent d’une création pure, contre une minorité issue de reprises d’activité, d’héritages ou d’achats de fonds existants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude met également en évidence la forte tertiarisation de l’économie sénégalaise. Le commerce et les services concentrent la majorité des activités, tandis que les secteurs industriels et agricoles occupent une place plus limitée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette structuration confirme l’importance du secteur marchand dans l’économie nationale, mais elle souligne également le besoin de diversification productive, notamment vers l’industrie et les activités à plus forte valeur ajoutée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-entrepreneurs-majoritairement-senegalais-et-experimentes"><strong>Des entrepreneurs majoritairement sénégalais et expérimentés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête révèle par ailleurs le profil des dirigeants d’entreprises. La grande majorité d’entre eux sont de nationalité sénégalaise, avec 95,7 % des chefs d’entreprise, contre seulement 4,3 % d’étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tranche d’âge dominante se situe entre 35 et 64 ans, qui regroupe plus de 60 % des propriétaires ou dirigeants d’entreprises. Les jeunes entrepreneurs de moins de 35 ans restent quant à eux minoritaires, ce qui reflète les difficultés d’accès à l’entrepreneuriat pour cette catégorie de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude met aussi en évidence un déséquilibre entre les sexes : les entreprises dirigées par des hommes représentent 72,7 %, contre 27,3 % pour celles dirigées par des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la création d’entreprises est dynamique, leur pérennité demeure un défi majeur. L’enquête montre qu’une part importante des entreprises disparaît dans les premières années d’existence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après cinq ans d’activité, plus de la moitié des entreprises ont cessé leurs activités, ce qui illustre la fragilité du tissu entrepreneurial national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs facteurs expliquent ces difficultés : contraintes financières, problèmes de gestion ou environnement économique instable. Le taux global de fermeture atteint environ 27,4 %, selon les données de l’étude.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-disparites-regionales-importantes"><strong>Des disparités régionales importantes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La pandémie de Covid-19 a également aggravé la situation. La concentration des fermetures entre 2019 et 2021, avec un pic en 2020, coïncide avec la période de fortes perturbations économiques provoquées par la crise sanitaire mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête a couvert l’ensemble du territoire sénégalais, avec un échantillon de 4 864 entreprises réparties dans les 14 régions du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les régions économiquement les plus dynamiques, comme Dakar et Thiès, concentrent logiquement la majorité des entreprises. Mais paradoxalement, ce sont aussi celles où les taux de fermeture sont les plus élevés, signe d’une concurrence économique intense et d’un environnement entrepreneurial exigeant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-defis-de-l-environnement-des-affaires"><strong>Les défis de l’environnement des affaires</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du diagnostic, l’étude souligne plusieurs leviers pour renforcer la résilience du tissu productif sénégalais. L’amélioration de l’environnement des affaires, l’accès au financement et la mutualisation des initiatives entrepreneuriales apparaissent comme des priorités pour soutenir durablement la croissance des entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La promotion de la production nationale et l’accompagnement des entrepreneurs, notamment des jeunes et des femmes, sont également identifiés comme des axes stratégiques pour consolider le secteur privé et stimuler une croissance économique plus inclusive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, l’ENDES met en lumière un paradoxe caractéristique de nombreuses économies africaines : une forte vitalité entrepreneuriale, mais une fragilité structurelle qui limite la pérennité des entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités sénégalaises, l’enjeu consiste désormais à transformer cette dynamique de création en un véritable moteur de développement durable, capable de générer davantage d’emplois, de valeur ajoutée et d’innovation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
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