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	<title>Archives des Ségou &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Pourquoi les arts vivants du Mali séduisent-ils les musées occidentaux ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 10:09:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Musée des Confluences de Lyon présente l'héritage culturel du Mali à travers une vaste exposition de masques et marionnettes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À travers une exposition exceptionnelle au Musée des Confluences de Lyon, mettant à l’honneur plus d’une centaine de masques, marionnettes et instruments traditionnels, le Mali voit son patrimoine vivant rayonner sur la scène internationale. Une vitrine qui s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation culturelle et de réaffirmation identitaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Musée des Confluences, le fleuve Niger s’invite au cœur de l’Europe. Plus d’une centaine de masques, marionnettes et instruments y sont exposés dans une scénographie immersive, conçue pour restituer l’essence même des cérémonies traditionnelles maliennes. Chant, danse et mouvements y sont suggérés, redonnant vie à des objets longtemps restés en marge des grandes collections muséales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-donation-revelatrice-d-un-interet-renouvele"><strong>Une donation révélatrice d’un intérêt renouvelé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces pièces, issues des cultures des peuples bozo, somono, marka et bamanan, témoignent d’une richesse artistique et symbolique profondément ancrée dans les sociétés riveraines du Niger, notamment dans la région de Ségou. Longtemps négligées en raison de leur caractère relativement récent, elles trouvent aujourd’hui une reconnaissance nouvelle, à la mesure de leur valeur culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette exposition, la donation du couple de collectionneurs Sonia et Albert Loeb marque un tournant. Héritier d’une tradition artistique liée aux avant-gardes européennes, notamment à travers la figure de son père, Pierre Loeb, Albert Loeb s’est progressivement tourné vers l’Afrique de l’Ouest, fasciné par la vitalité de ses expressions culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur découverte des arts maliens, au début des années 2000, s’est transformée en un engagement durable. Multipliant les séjours au Mali, ils ont tissé des liens étroits avec les communautés locales, contribuant parallèlement à des initiatives sociales dans les domaines de l’éducation et de la santé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reconnaissance-internationale-du-patrimoine-malien"><strong>Une reconnaissance internationale du patrimoine malien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exposition ne se limite pas à une simple mise en valeur esthétique. Elle participe d’un mouvement plus large de reconnaissance du patrimoine culturel africain contemporain, longtemps relégué derrière les œuvres dites «&nbsp;<em>classiques</em>&nbsp;» ou anciennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Mali, cette visibilité internationale constitue un levier stratégique. Elle renforce son image de terre de culture et de créativité, au-delà des défis sécuritaires et économiques. En mettant en lumière des expressions artistiques liées aux pratiques sociales et rituelles, elle souligne le rôle central de la culture dans la cohésion des communautés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de refondation nationale, les autorités maliennes accordent une importance croissante à la valorisation du patrimoine culturel. Cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté, où la culture devient un vecteur d’affirmation identitaire et de rayonnement international.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-culture-comme-pilier-de-souverainete"><strong>La culture comme pilier de souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux défis sécuritaires et sociaux, les autorités misent sur la culture comme vecteur de résilience et de reconstruction du lien social. La charte nationale pour la paix et la réconciliation accorde une place importante à la culture dans la construction de la paix, qui repose largement sur la promotion des valeurs culturelles. «&nbsp;﻿<em>La culture est un facteur de paix, de stabilité individuelle et collective, de concorde, de dialogue et d’intégration sociale. Elle adoucit les mœurs, bannit la violence, contribue à la résolution des conflits, facilite l’acceptation de l’autre.</em>&nbsp;», stipule l’article 64 de la Charte.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">2025 avait été décrété «&nbsp;<em>l’année de la culture</em>&nbsp;» pour la valorisation du patrimoine culturel du pays. La période 2026-2027 vient aussi d’être décrété «&nbsp;<em>année de l’éducation et de la culture</em>&nbsp;», avec pour&nbsp;ambition des autorités maliennes est la formation d’«&nbsp;<em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence</em>&nbsp;». Mais aussi il s’agit d’engager «&nbsp;<em>un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain</em>&nbsp;», pour une «&nbsp;<em>prospérité partagée&nbsp;</em>».&nbsp;Les autorités maliennes de la transition, depuis leur arrivée au pouvoir, ont fait de la culture le fondement de la renaissance malienne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En vue de&nbsp;structurer une nouvelle approche de la communication culturelle à travers plusieurs axes stratégiques, les autorités maliennes ont lancé, le 8 avril 2026, le projet «&nbsp;<em>Malidenya</em>&nbsp;». Un projet qui prévoit notamment le développement d’une identité visuelle forte, destinée à incarner les valeurs et symboles du Mali.&nbsp;Il est<em>&nbsp;</em>«&nbsp;<em>conçu pour valoriser et promouvoir les valeurs fondamentales de la société malienne</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué final du Conseil des ministres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-fleuve-niger-aux-scenes-du-monde"><strong>Du fleuve Niger aux scènes du monde</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La promotion des valeurs du «&nbsp;<em>Maaya</em>&nbsp;» et du «&nbsp;<em>Dambé</em>&nbsp;», ainsi que le soutien aux industries culturelles et créatives, traduisent cette volonté de faire de la culture un pilier du développement. À ce titre, les initiatives internationales comme celle de Lyon apparaissent comme des prolongements naturels de la politique culturelle nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des vitrines du musée, c’est toute une vision du Mali qui se déploie : celle d’un pays riche de ses traditions, capable de les inscrire dans la modernité et de les partager avec le monde. Les masques, marionnettes et instruments exposés ne sont pas de simples objets : ils incarnent une mémoire vivante, un langage artistique et une identité collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’invitant dans les grandes institutions culturelles internationales, le Mali confirme ainsi que sa culture, loin d’être figée, est en mouvement — à l’image du fleuve Niger qui la traverse et l’inspire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou 2025 : Koulikoro et Douentza signent la dernière note de la compétition </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Dec 2025 14:04:04 +0000</pubDate>
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<p>La Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou 2025 a mis en avant des talents régionaux à travers musique et performances.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Les orchestres régionaux de Koutiala, Kita et Ségou ont illuminé la salle Ali Farka Touré de Tombouctou, le samedi 27 décembre 2025. Entre morceaux en compétition et concerts vibrants, ils ont donné le ton d’une journée placée sous le signe de la créativité. Koulikoro et Douentza ont ensuite enrichi la soirée avec musique, théâtre et danses traditionnelles. La Biennale Artistique et Culturelle 2025 s’est affirmée comme un carrefour de talents et de mémoire collective.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme a débuté avec l’orchestre régional de Koutiala, qui a eu l’honneur d’ouvrir les festivités. La formation a présenté deux numéros en compétition, démontrant son savoir-faire et sa capacité à conjuguer tradition et modernité. À ces prestations se sont ajoutés six autres morceaux d’orchestre, permettant au public de découvrir la richesse de son répertoire. Les musiciens ont su captiver l’auditoire par leur énergie et leur maîtrise, donnant le ton à une après-midi placée sous le signe de la créativité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-koutiala-ouvre-le-bal"><strong>Koutiala ouvre le bal</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après Koutiala, ce fut au tour de l’orchestre régional de Kita de prendre place sur scène. La formation a proposé deux titres en compétition, témoignant de son engagement dans la rivalité artistique de la Biennale. En complément, huit autres morceaux de concert ont été interprétés, offrant un panorama musical varié et raffiné. Les artistes de Kita ont séduit par leur sens de l’harmonie et leur capacité à transmettre des émotions fortes, confirmant la vitalité de la scène musicale régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La boucle orchestrale s’est refermée avec la prestation de l’orchestre régional de Ségou. Fidèle à sa réputation, la formation a livré cinq morceaux, chacun marqué par une intensité particulière et une identité sonore propre. Les musiciens de Ségou ont su enflammer la salle Ali Farka Touré, concluant avec brio cette séquence musicale. Leur performance a été saluée par des applaudissements nourris, témoignant de l’enthousiasme du public et de la qualité des œuvres présentées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-kita-et-segou-en-vedette"><strong>Kita et Ségou en vedette</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La compétition s’est poursuivie avec les régionales de Koulikoro et Douentza, venues clore l’édition 2025 de la Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou. Koulikoro a présenté quatre numéros, chacun illustrant une facette de son patrimoine artistique. L’ensemble instrumental intitulé L’entente a ouvert la série, suivi par la pièce de théâtre Les soupirs de Farabougou. Le solo de chant Le Mali est incomparable a ensuite résonné avec force, avant que la danse traditionnelle Le tandounou ne vienne honorer les héros des conquêtes victorieuses.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Danse-traditionnelle-de-la-troupe-de-Koulikoro.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Danse-traditionnelle-de-la-troupe-de-Koulikoro-1024x683.jpeg" alt="Danse traditionnelle de la troupe de Koulikoro" class="wp-image-20692" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Danse-traditionnelle-de-la-troupe-de-Koulikoro-1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Danse-traditionnelle-de-la-troupe-de-Koulikoro-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Danse-traditionnelle-de-la-troupe-de-Koulikoro-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Danse-traditionnelle-de-la-troupe-de-Koulikoro-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Danse-traditionnelle-de-la-troupe-de-Koulikoro-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Danse-traditionnelle-de-la-troupe-de-Koulikoro-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Danse-traditionnelle-de-la-troupe-de-Koulikoro.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">La Danse traditionnelle de la troupe de Koulikoro, le 27 décembre 2025, lors de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Douentza, de son côté, a également marqué les esprits par la diversité de ses prestations. L’ensemble instrumental La résilience a donné le ton, mettant en avant la force et la persévérance de sa communauté. Le solo de chant Union de tous les Maliens a ensuite porté un message d’unité et de fraternité. La pièce de théâtre Le prix de l’éducation a rappelé l’importance du savoir et de la transmission, tandis que la danse traditionnelle&nbsp;<em>Le Nebe</em>, issue de la culture dogon, a clôturé la soirée avec une intensité symbolique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-koulikoro-et-douentza-cloturent-la-competition"><strong>Koulikoro et Douentza clôturent la compétition</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de cette journée, la Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou 2025 a confirmé son rôle de vitrine des talents régionaux et de creuset des traditions maliennes. Les prestations des orchestres et des troupes artistiques ont illustré la richesse et la diversité du patrimoine culturel du pays. Entre musique, théâtre et danse, chaque numéro a contribué à renforcer le lien entre les générations et à célébrer l’identité collective. La salle Ali Farka Touré a ainsi été le théâtre d’une véritable communion artistique et populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Biennale Artistique et Culturelle : Tombouctou accueille la grande messe des arts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Dec 2025 12:12:37 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la Biennale Artistique et Culturelle au Mali, un événement majeur célébré sous la présidence de M. Mamou Daffé.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>La cérémonie d’ouverture de la Biennale Artistique et Culturelle du Mali s’est tenue le vendredi 19 décembre 2025 au Stade municipal Baba Alkairou de Tombouctou, sous la présidence du Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé. Aux côtés des gouverneurs de région, des autorités administratives et politiques, il a donné le ton à cette grande rencontre culturelle. Devant un public engagé et passionné, réuni sous la fraîcheur tombouctienne, les hostilités artistiques ont officiellement commencé.</em></strong></em></strong><em>&nbsp;&nbsp;</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée inaugurale a été dominée par les prestations de Bandiagara, qui a proposé une pièce de théâtre intitulée «&nbsp;<em>AES, une intégration naturelle&nbsp;</em>». Cette œuvre a mis en lumière les valeurs de patriotisme et de civisme, tout en dénonçant la manipulation des autorités administratives. Le spectacle, empreint de réalisme, a captivé le public par sa profondeur et son engagement, offrant une réflexion sur la société malienne contemporaine et ses défis. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bandiagara-.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bandiagara--1024x683.jpeg" alt="Troupe de Bandiagara" class="wp-image-20578" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bandiagara--1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bandiagara--300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bandiagara--768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bandiagara--585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bandiagara--263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bandiagara--600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bandiagara-.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le passage de la troupe de Bandiagara au Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le 20 décembre 2025. © Présidence du Mali. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ouverture-institutionnelle-et-citoyenne"><strong>Une ouverture institutionnelle et citoyenne</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la même dynamique, le solo de chant «<em>&nbsp;Souveraineté retrouvée&nbsp;</em>» a résonné avec intensité au sein du stade. Porté par une voix puissante et émotive, ce chant a rappelé l’importance de l’unité nationale et de la dignité retrouvée. Le public, sensible à ce message, a salué la prestation par des applaudissements nourris. Le temps imparti, fixé à une heure et quinze minutes, a permis aux artistes de développer pleinement leur expression et de transmettre leur message. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ségou a pris le relais après les deux chansons de son orchestre, en proposant une pièce de théâtre intitulée «&nbsp;<em>Une jeunesse en perte de repère&nbsp;</em>». La scène s’ouvrait sur une cafétéria où des jeunes discutaient en grin, abordant des thèmes sensibles tels que les réseaux sociaux, la drogue et le chômage. Cette représentation a mis en exergue les difficultés rencontrées par la jeunesse malienne et la nécessité de trouver des solutions durables pour son avenir. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Segou.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Segou-1024x683.jpeg" alt="Troupe de Ségou" class="wp-image-20577" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Segou-1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Segou-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Segou-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Segou-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Segou-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Segou-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Segou.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le passage de la troupe de Ségou au Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le 20 décembre 2025. © Présidence du Mali. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-jeunesse-au-coeur-des-preoccupations"><strong>La jeunesse au cœur des préoccupations</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les compétitions se sont poursuivies avec des prestations variées : musique d’orchestre, ensemble instrumental, solo de chant et danse traditionnelle. Chaque discipline a offert un espace d’expression unique, permettant aux artistes de valoriser leur patrimoine culturel tout en innovant. L’ensemble instrumental de Ségou a particulièrement retenu l’attention, grâce à une harmonie subtile entre instruments traditionnels et modernité, confirmant la richesse et la diversité des talents régionaux. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, un autre solo de chant, placé sous le thème de la paix, est venu clore cette première nuit de compétitions. Ce moment de recueillement et de partage a rappelé l’importance de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. La Biennale, au-delà de la compétition, se veut un espace de dialogue et de fraternité, où l’art devient un vecteur de rapprochement entre les régions et les générations. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-menaka-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-menaka--1024x683.jpeg" alt="Troupe de ménaka" class="wp-image-20580" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-menaka--1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-menaka--300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-menaka--768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-menaka--585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-menaka--263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-menaka--600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-menaka-.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le passage de la troupe de Ménaka au Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le 20 décembre 2025. © Présidence du Mali. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-paix-comme-fil-conducteur"><strong>La paix comme fil conducteur</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le samedi 20 décembre, deuxième jour des compétitions, les hostilités ont repris dans la salle Ali Farka Touré avec les concerts des orchestres régionaux de Ménaka et de Bougouni. Chacune des deux régions a présenté sept morceaux devant un public enthousiaste, avant que la soirée ne se poursuive au Stade municipal Baba Alkairou. Les troupes régionales de Koutiala, Kita et San y ont concouru dans les quatre disciplines phares : solo de chant, ensemble instrumental traditionnel, pièce de théâtre et danse traditionnelle. Ces prestations ont confirmé la vitalité et la diversité des expressions artistiques maliennes. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bougouni.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bougouni-1024x683.jpeg" alt="Troupe de Bougouni" class="wp-image-20579" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bougouni-1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bougouni-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bougouni-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bougouni-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bougouni-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bougouni-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bougouni.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le passage de la troupe de Bougouni au Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le 20 décembre 2025. © Présidence du Mali. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;La Biennale Artistique et Culturelle, en réunissant Bandiagara, Ségou, Bamako et désormais Ménaka, Bougouni, Koutiala, Kita et San, démontre la vitalité de la scène artistique malienne. Elle illustre aussi la capacité des artistes à porter des messages forts sur la souveraineté, la jeunesse et la paix, tout en célébrant la richesse des traditions. Cette édition promet de rester gravée dans la mémoire collective et de renforcer l’unité nationale à travers l’art et la culture.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé à Tombouctou&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Gestion de la Commune rurale de Pélengana : un sans-faute dans la mise en œuvre des recommandations du BVG</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 07:51:54 +0000</pubDate>
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<p>La Commune rurale de Pélengana a appliqué 100 % des recommandations de l'audit de 2021, un exemple de gestion publique au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Dans un contexte où la transparence financière des collectivités demeure un défi, la Commune rurale de Pélengana, dans le Cercle de Ségou, se distingue par sa rigueur exemplaire. Selon le dernier rapport du Bureau du Vérificateur Général, elle a mis en œuvre&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>100 % des recommandations</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;issues de l’audit de 2021. Une performance rare qui illustre la montée en puissance de la gouvernance locale au Mali et la volonté des autorités communales d’inscrire la gestion publique sous le sceau de la discipline et de la redevabilité.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Commune rurale de Pélengana, dans le Cercle de Ségou, fait figure de bon élève en matière de gouvernance locale. Selon le dernier rapport du Bureau du Vérificateur Général (BVG), l’ensemble des recommandations issues de la vérification financière menée en 2021 ont été intégralement appliquées par la collectivité, un taux de conformité rare dans les audits publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mission de suivi, menée du 25 au 29 août 2025, visait à évaluer la mise en œuvre des mesures correctives prescrites après les insuffisances relevées quatre ans plus tôt. Le constat est sans équivoque : la commune a pris des dispositions concrètes pour renforcer la transparence, la rigueur administrative et la conformité budgétaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-gouvernance-locale-en-progres-constant"><strong>Une gouvernance locale en progrès constant</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la tutelle du représentant de l’État dans le Cercle de Ségou, la commune s’est dotée d’un cadre budgétaire mieux structuré. Les lettres de cadrage sont désormais régulièrement transmises avant l’élaboration du budget communal, garantissant une planification alignée sur les orientations nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le maire et son équipe ont également corrigé les faiblesses administratives identifiées : la nomination du comptable-matières a été sollicitée conformément aux textes, les registres de comptabilité-matières sont tenus à jour, et les régisseurs de recettes et d’avances ont constitué leurs cautionnements au Trésor public.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-gestion-conforme-aux-normes"><strong>Une gestion conforme aux normes</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le BVG salue la tenue rigoureuse des documents administratifs, notamment la fiche matricule des propriétés, les bordereaux de mouvement du matériel et les états d’inventaire trimestriels. Ces outils, essentiels à la bonne gestion des biens publics, renforcent la traçabilité et la responsabilité des acteurs locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport précise aussi qu’aucune opération de lotissement ou attribution irrégulière de parcelles n’a été constatée durant la période d’examen, traduisant une discipline accrue dans la gestion foncière.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-de-bonne-gouvernance-locale"><strong>Un modèle de bonne gouvernance locale</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avec un taux de mise en œuvre de 100 %, Pélengana se distingue par son exemplarité au sein des collectivités bénéficiaires du&nbsp;Projet de Déploiement des Ressources de l’État pour l’Amélioration des Services (PDREAS), financé par l’Association internationale de développement (IDA). Ce résultat témoigne d’un engagement réel des autorités locales à appliquer les bonnes pratiques de gouvernance financière et à renforcer la confiance entre l’administration et les citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Vérificateur Général, dans sa conclusion, a salué ces efforts, tout en appelant la commune à poursuivre sur cette voie en veillant à la nomination effective du comptable-matières par arrêté interministériel, ultime étape pour consolider la gestion du patrimoine communal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Service national des Jeunes : 1 539 recrues issues de la fonction publique, prêtes à servir le Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 19:12:51 +0000</pubDate>
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<p>La 6ᵉ cohorte du Service national des Jeunes a officiellement terminé sa formation lors d'une cérémonie présidée par le général Assimi Goïta.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ce jeudi&nbsp;09&nbsp;octobre 2025, la place d’armes du 34&nbsp;ᵉ régiment de Génie militaire à Bamako a accueilli la cérémonie de fin de formation de la 6&nbsp;ᵉ cohorte du Service national des Jeunes (SNJ). L’évènement était placé&nbsp;sous la présidence du général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef suprême des Armées.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les honneurs rendus au drapeau national et la revue des troupes, le Chef de l’État a rejoint la tribune officielle, marquant le début d’une cérémonie empreinte de solennité et de fierté nationale. À ses côtés, on notait la présence du&nbsp;Président du Conseil national de Transition (CNT), le&nbsp;Général de corps d’armée Malick Diaw, du&nbsp;Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, de plusieurs membres du gouvernement, ainsi que des représentants diplomatiques et des autorités militaires et civiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cohorte-engagee-et-diversifiee"><strong>Une cohorte engagée et diversifiée</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Composée de 1 539&nbsp;recrues, dont 521&nbsp;femmes issues de la fonction publique, cette 6&nbsp;ᵉ cohorte du SNJ, lancée le 25&nbsp;février 2025, a achevé six mois de formation militaire et civique au centre d’instruction de Bapho, dans la région de Ségou, avec à sa tête le soldat de 2&nbsp;ᵉ classe Daouda Coulibaly, médecin chirurgien, qui est sorti major de la promotion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, que le SNJ a été relancé après 25 ans de suspension, avec désormais un caractère obligatoire pour tous les nouveaux admis à la fonction publique, aux collectivités territoriales et à d’autres statuts. Ce qui marque un tournant décisif dans la formation civique et militaire de la jeunesse malienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-formation-pour-le-civisme-et-le-service-public"><strong>Une formation pour le civisme et le service public</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur national du SNJ, le Colonel-Major Tiémoko Camara, a rappelé que le Service national des Jeunes a pour mission de renforcer l’éducation civique, la discipline, le patriotisme et l’engagement des jeunes, en s’appuyant sur trois piliers&nbsp;: la formation militaire, la formation civique et la formation professionnelle. Il a insisté sur le rôle structurant de la formation pour produire des fonctionnaires exemplaires, capables d’intégrer les valeurs du service public et de la Nation.&nbsp;&nbsp;« <em>Cette formation a permis aux recrues d’acquérir des valeurs fondamentales&nbsp;: discipline, amour de la patrie, solidarité et sens du devoir. Le changement qualitatif observé chez ces jeunes est le fruit d’un encadrement rigoureux et d’une volonté de servir </em>», a-t-il déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a salué le rôle structurant du Service national des Jeunes (SNJ)&nbsp;: «<em> Le SNJ est un outil essentiel pour former une jeunesse citoyenne, disciplinée et patriote, capable de servir la Nation </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelant les fondements législatifs du programme, il a expliqué que le SNJ, créé par la loi n°&nbsp;83-27/AN-RM du 15&nbsp;août 1983, suspendu en 1991 et rétabli par&nbsp;la&nbsp;loi n°&nbsp;2016-038 du 7&nbsp;juillet 2016, avait été étendu en 2022 à tous les nouveaux admis à la fonction publique, aux collectivités territoriales et aux autres statuts. Cette initiative, selon lui, permet de former des fonctionnaires compétents, engagés et attachés aux valeurs civiques, tout en consolidant le patriotisme au sein de l’administration malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a également mis l’accent sur l’importance de construire de nouvelles infrastructures pour le SNJ afin d’améliorer les conditions de séjour et de formation, et a invité les recrues à faire preuve d’exemplarité dans leurs futurs services au sein de l’administration.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-jeunesse-moteur-de-la-souverainete-et-du-developpement"><strong>La jeunesse, moteur de la souveraineté et du développement</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Clôturant la cérémonie, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a exprimé sa fierté et sa satisfaction devant la qualité de la formation dispensée à la 6&nbsp;ᵉ cohorte du Service national des Jeunes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a salué la détermination des 1 539&nbsp;recrues qui, après six mois d’entraînement intensif, ont démontré discipline, rigueur et amour de la patrie. « <em>La présentation au drapeau national de ces jeunes recrues est tout un symbole. Elle traduit notre volonté de disposer d’une jeunesse patriote, responsable et loyale envers la Nation</em> », a déclaré le Chef de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Président Goïta a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans la refondation du Mali et la défense de sa souveraineté&nbsp;: « <em>L’avenir d’un État se construit à travers sa jeunesse. Nous devons en faire le flambeau du changement et du développement.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, il a félicité le ministère de la Jeunesse et des Sports, les encadreurs et l’ensemble des formateurs pour leur engagement et leur professionnalisme, tout en exhortant les nouvelles recrues à demeurer des fonctionnaires exemplaires, au service du peuple malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie s’est achevée par un&nbsp;défilé militaire, salué par les autorités et les invités. Dans une ambiance à la fois solennelle et enthousiaste, les jeunes recrues ont démontré leur discipline et leur attachement au drapeau national.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cheickna Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Inondations au Mali 2025 : 23 morts et plus de 11 000 sinistrés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 08:09:59 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bamako comme à Kayes, de Tombouctou à Bandiagara, l’hivernage&nbsp;2025 ne se contente pas de faire reverdir les champs. Il tue, détruit, disperse. En août, le bilan provisoire est déjà lourd — 23&nbsp;morts, 33&nbsp;blessés, 11 122&nbsp;sinistrés — et confirme une tendance inquiétante&nbsp;: au Mali, la pluie n’est plus seulement bénédiction, elle est catastrophe.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi&nbsp;23&nbsp;août, une pluie diluvienne s’est abattue sur la capitale malienne. En quelques heures, les avenues se sont muées en torrents, révélant une vérité dérangeante&nbsp;: au Mali, les inondations doivent moins aux caprices du ciel qu’aux errements des hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La scène s’est répétée comme un rituel funeste. En fin d’après-midi, Bamako a basculé sous des trombes d’eau. À Kabala, du terminus jusqu’à la cité universitaire, le goudron avait quasiment disparu sous un fleuve improvisé. À Bacodjicoroni, le pont reliant Torokorobougou à Djicoroni s’est transformé en déversoir, noyant la voie principale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un décor connu, presque banal, tant il s’impose désormais à chaque hivernage&nbsp;: quartiers engloutis, circulation paralysée, habitants piégés. Et pourtant, derrière le chaos apparent, il y a une cause simple&nbsp;: les eaux n’ont plus de chemin.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-2024-le-spectre-du-pire"><strong>2024, le spectre du pire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Comité interministériel de gestion des crises s’est réuni le 21&nbsp;août pour dresser un état des lieux qui sonne comme une alerte nationale. En une seule semaine — du 12 au 18&nbsp;août —, trois cas d’inondation et un cas de foudre ont endeuillé le pays. Depuis le début de la saison, ce sont 34&nbsp;inondations, 6&nbsp;cas de foudre et 4&nbsp;épisodes de vent violent qui ont frappé le Mali, provoquant un cortège de destructions&nbsp;: 845 maisons effondrées, plus de mille ménages affectés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où l’eau reste paradoxalement rare la moitié de l’année, chaque saison des pluies ressemble de plus en plus à une roulette russe. Bamako, la capitale tentaculaire, est au premier rang&nbsp;: constructions anarchiques, caniveaux obstrués, quartiers entiers bâtis sur des lits de ruissellement. Résultat&nbsp;: trois morts dès les premières pluies, des centaines de maisons englouties. Kayes, Bandiagara, Ségou, Koulikoro et Sikasso n’ont pas été épargnées non plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si 2025 paraît déjà dramatique, les esprits gardent encore en mémoire le bilan cauchemardesque de 2024&nbsp;: jusqu’à 95&nbsp;morts, 154&nbsp;blessés, près d’un demi-million de personnes affectées et plus de 47 000&nbsp;maisons effondrées. Le Mali avait alors connu ses pires inondations depuis des décennies, forçant le gouvernement à déclarer l’état de « <em>catastrophe nationale</em> ». Cette année, les chiffres sont pour l’instant moins lourds, mais la saison n’est pas finie et les services météo préviennent&nbsp;: les pluies seront encore plus fréquentes et plus intenses jusqu’en septembre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-fatalisme-et-urgence-politique"><strong>Entre fatalisme et urgence politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et promet un soutien « <em>pied à pied</em> » aux sinistrés. Des brigadiers citoyens ont été mobilisés, des messages de sensibilisation diffusés par radios, télévisions et application SOS Sécurité, tandis que la Protection civile renforce ses unités d’intervention rapide. Mais, au-delà des mots, les chiffres rappellent que le coût des inondations se chiffre désormais en milliards, humains comme financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe malien tient en une formule&nbsp;: trop peu d’eau en avril, trop d’eau en août. Le Comité technique appelle à la vigilance&nbsp;: libérer les voies d’écoulement, éviter les zones à risque, ne pas s’abriter sous un arbre pendant l’orage, fuir les câbles électriques traînant dans l’eau. Autant de consignes de survie qui sonnent comme un rituel, répété chaque année, rarement respecté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La montée des eaux dans les fleuves Niger et Sénégal est déjà supérieure aux trois dernières années, et les barrages comme celui de Sélingué procèdent à des lâchers d’eau pour éviter l’engloutissement. À la suite des inondations de 2024, le président de la transition a instruit la démolition de toutes les constructions anarchiques afin d’éviter la reproduction de ce drame. Les victimes des inondations, l’année dernière, ont également bénéficié de l’appui de l’Etat malien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Super Coupe Assimi Goita 2025 : le tirage au sort donne le coup d’envoi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Aug 2025 19:40:01 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez le tirage au sort de la Super Coupe Assimi Goïta 2025 au lycée sportif Ben Oumar Sy, réunissant 23 équipes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le lycée sportif Ben Oumar Sy a servi de cadre, ce jeudi 14 août 2025, au tirage au sort officiel de la Super Coupe Assimi Goïta 2025, suivi de la remise de maillots aux 23 équipes participantes. L’événement, placé sous la présidence de M. Aguibou Dembélé, Conseiller spécial du Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta, s’est tenu en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, M. Abdoul Kassim Fomba, ainsi que du président de la commission d’organisation, le Commissaire colonel Cheick Mohamed Chérif Tounakara.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette compétition nationale d’envergure rassemble des équipes venues des 19 régions du Mali, du district de Bamako, ainsi que trois institutions de la République : la Présidence, le Gouvernement et le Conseil National de Transition (CNT). Une diversité qui illustre l’esprit d’unité et de cohésion nationale que la Super Coupe ambitionne de promouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-evenement-federateur-au-dela-du-sport"><strong>Un événement fédérateur au-delà du sport</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution, le Conseiller spécial Aguibou Dembélé a salué l’engagement de toutes les parties prenantes, en soulignant le rôle fédérateur du sport. « <em>La Super Coupe Assimi Goïta est plus qu’un simple tournoi. Elle est une vitrine de notre diversité et de notre fraternité. Les jeunes ici réunis, qu’ils soient de Kidal, de Kayes, de Tombouctou ou de Bamako, portent le même maillot du Mali, celui de la paix et de la cohésion sociale</em> », a-t-il déclaré, sous un tonnerre d’applaudissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tirage au sort, effectué par la « <em>main innocente</em> » de Fousseyni Diarra, a permis de répartir les 23 équipes en quatre poules. La poule A mettra aux prises la Présidence, Nara, Kidal, Mopti, San et Gao. La poule B regroupera le Gouvernement, Tombouctou, Taoudénit, Dioïla, Bandiagara et Ségou. Dans la poule C, le CNT croisera le fer avec Bougouni, Kayes, Kita, Douentza et Sikasso. Enfin, la poule D verra s’affronter Koulikoro, Koutiala, Bamako, Nioro et Ménaka.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-remise-de-maillots-un-symbole-fort"><strong>La remise de maillots, un symbole fort</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après ce moment de suspense, l’assistance a assisté à la remise officielle des maillots à chacune des équipes. Ce geste, au-delà de l’aspect logistique, revêt une dimension symbolique forte, marquant le véritable coup d’envoi de la compétition. Les joueurs, arborant fièrement leurs nouvelles tenues, ont posé pour des photos, sous les applaudissements du public et des autorités présentes.<br>Le ministre Abdoul Kassim Fomba, pour sa part, a salué l’initiative et encouragé les participants à faire preuve de discipline et de respect. « <em>Je souhaite bonne chance à chacune des équipes. L’essentiel est de jouer dans un esprit de fair-play, de fraternité et de respect mutuel. Notre ambition est que cette compétition soit une véritable fête du sport, un moment de communion et de partage entre jeunes de toutes les régions du Mali </em>», a-t-il déclaré, avant de conclure avec un clin d’œil amical en espérant voir l’équipe du Gouvernement aller le plus loin possible dans le tournoi.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vitrine-pour-la-jeunesse-malienne"><br><strong>Une vitrine pour la jeunesse malienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><br>La Super Coupe Assimi Goïta, qui se veut un rendez-vous annuel incontournable, témoigne de la volonté des autorités de faire du sport un outil de promotion des valeurs citoyennes et de la cohésion sociale. Elle offre également une plateforme unique pour détecter et mettre en lumière de nouveaux talents sportifs venus de toutes les régions du pays.<br><br>Alors que le coup d’envoi des premiers matchs se profile à l’horizon, les attentes sont grandes. Les supporters, venus des quatre coins du Mali, espèrent voir leurs équipes briller et porter haut les couleurs de leurs localités. Mais au-delà des résultats, l’essentiel reste que la compétition se déroule dans un esprit de fraternité et de respect, fidèle aux valeurs que porte le nom même de cette Super Coupe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec des équipes motivées, un public enthousiaste et un encadrement solide, la Super Coupe Assimi Goïta 2025 s’annonce comme un moment fort du calendrier sportif national. Les stades du Mali s’apprêtent à accueillir un spectacle où se mêleront passion, technique et esprit d’unité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali  : les eaux usées, ce mal silencieux qu’il faut traiter à la racine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Aug 2025 10:58:11 +0000</pubDate>
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<p>Face aux problèmes d'assainissement au Mali, le traitement des eaux usées devient essentiel. Un impératif de santé et de dignité.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un Mali où l’assainissement reste le parent pauvre des politiques publiques, de Bamako à Ségou, traiter enfin les eaux usées à la source est devenu un impératif de santé, de dignité et de souveraineté.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est sept heures du matin à Sabalibougou, en commune V du district de Bamako. Dans l’air déjà lourd de poussière et de chaleur, une odeur aigre s’invite. Entre deux étages, un mince filet d’eau sombre serpente le long d’un caniveau. Ce n’est pas la pluie — ce filet d’eau est permanemment là en toute saison — mais le trop-plein d’une fosse septique voisine. En période scolaire, les enfants sautent par-dessus, cartable sur le dos. A Bamako, moins de 1,2&nbsp;% des habitants sont raccordés à un réseau d’égouts. Le reste dépend de solutions individuelles, souvent vétustes, qui finissent tôt ou tard par déborder… vers la rue, et vers le fleuve Niger.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-problemes-environnementaux-et-risque-pour-les-ressources-en-eau"><strong>Problèmes environnementaux et risque pour les ressources en eau</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Ségou, capitale d’une région au patrimoine culturel immense, l’absence totale de station de traitement des <a href="https://www.studiotamani.org/41240-assainissement-bamako-bientot-dotee-d-une-station-de-traitement-des-boues-de-vidange" target="_blank" rel="noreferrer noopener">boues de vidange</a> et la prolifération de latrines mal conçues condamnent la <a href="https://www.ircwash.org/sites/default/files/332-06ET-18838.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nappe phréatique</a> à une lente intoxication.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <a href="https://www.giz.de/en/worldwide/129727.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’agence de coopération internationale allemande pour le développement</a> (GIZ), cette situation pèse énormément sur les femmes, traditionnellement responsables des latrines domestiques et des déchets ménagers. « <em>Une élimination inappropriée des déchets et des eaux usées entraîne de graves problèmes environnementaux et présente un risque pour les ressources en eau.</em> », explique l’ONG. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.afrobarometer.org/wp-content/uploads/2023/07/AD666-Fourniture-de-services-deau-reste-un-defi-au-Mali-Afrobarometer-4juillet23-1.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Afrobarometre</a> explique que « <em>L’existence de latrines ou de toilettes à l’intérieur de la concession est plus fréquente dans les villages que dans les villes (82 % vs. 72 %), alors que leur présence à l’intérieur de la maison est plus récurrente dans les villes que dans les villages (26 % vs. 7 %).</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les causes ? Elles tiennent autant à l’héritage qu’aux choix récents. L’État, malgré la décentralisation, n’a pas toujours transféré les ressources promises aux communes. Les 17&nbsp;réseaux d’égouts de Bamako sont souvent bouchés, mal entretenus. Et sur les 4 à 5&nbsp;millions d’habitants de la capitale, seuls deux sites traitent les boues pompées — quand elles ne sont pas simplement déversées dans une zone vague.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lutter-contre-la-perte-d-energie"><strong>Lutter contre la perte d’énergie</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une <a href="https://washmatters.wateraid.org/sites/g/files/jkxoof256/files/2024-09/La-decentralisation-fiscale-et-les-services-d%E2%80%99assainissement-en-milieu-urbain-au-Mali.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enquête publiée</a> en septembre 2024, WaterAid constate : « <em>Tous les ménages de la Commune VI [de Bamako] ont recours à l’assainissement autonome. La défécation à l’air libre n’est pas pratiquée, mais la plupart des latrines sont peu hygiéniques et ne sont pas de bonne qualité, ce qui pose des problèmes pour leur vidange.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais s’en tenir au constat, c’est accepter la fatalité. Or, le Mali regorge d’initiatives qui, si elles étaient portées à l’échelle nationale, changeraient la donne. Des toilettes sèches écologiques, qui transforment les excréments en compost et réduisent à zéro la pollution des nappes. Aussi, des biofiltres compacts, capables d’épurer les eaux sans électricité, avec de simples matériaux naturels comme la bourre de coco. S&rsquo;agissant des  biodigesteurs qui fournissent du biogaz aux familles tout en produisant un fertilisant organique. Quant aux <a href="https://www.pseau.org/sites/default/files/fichiers/r_d/etude_mini-egouts_mali.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mini-égouts</a>, peu coûteux, depuis 1996, ils ont déjà fait leurs preuves à Mopti et dans les quartiers populaires de Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Malien Ousmane Diakité, après plusieurs années en France dans le domaine de l’isolation thermique, a fondé l’entreprise Djigui Nana, spécialisée dans l’isolation thermique et la construction de toilettes sèches. En juin 2025, il expliquait à <a href="https://www.maliweb.net/environnement/un-souffle-dinnovation-au-mali-des-dechets-transformes-en-isolants-thermiques-pour-offrir-un-meilleur-cadre-de-vie-3105991.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">360 Afrique </a>: « <em>La technique de l’isolation permet de lutter contre la perte d’énergie, de réduire la consommation d’électricité et d’économiser de l’argent en utilisant uniquement des déchets.</em> » </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-preserver-notre-avenir"><strong>Préserver notre avenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas un rêve d’expert en développement durable, c’est du concret. Il suffit d’un plan clair&nbsp;: d’abord répondre à l’urgence avec des stations supplémentaires et des toilettes écologiques en zones périurbaines. Puis, à moyen terme, équiper les villes moyennes de stations compactes et généraliser les biodigesteurs dans les campagnes. Enfin, à l’horizon&nbsp;2035, garantir que trois Maliens sur quatre aient accès à un assainissement amélioré, avec des communes techniquement autonomes et capables même d’exporter leur savoir-faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De Bamako à Ségou, le combat contre les eaux usées n’est pas une lubie technique. C’est une bataille pour la santé publique, la souveraineté alimentaire et la dignité nationale. Car si nous avons appris, au fil de l’histoire, à dompter le fleuve, il est temps maintenant de protéger ce qui le nourrit — et, avec lui, de préserver notre avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ségou et San : 16 000 filles scolarisées en 5 ans à travers le projet SCOFI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Aug 2025 07:47:08 +0000</pubDate>
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<p>La scolarisation des filles à Ségou et San a touché 16 000 jeunes filles grâce au projet SCOFI. En savoir plus ici.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’éducation est à la base de tout développement. Celle des filles l’est davantage en raison de la place centrale que joue la gent féminine dans la société. C’est ce qu’ont compris les autorités nationales. Elles ont fait scolariser, ces cinq dernières années, à travers un seul projet zonal, 16 000&nbsp;filles dans les régions de Ségou et de San.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit du projet « <em>SCOFI</em> » (Scolarisation des filles), financé par le Canada à hauteur de plus&nbsp;4 250 000 000 de franc CFA. Un projet qui a débuté en 2000 pour prendre fin cette année. La clôture de ce projet a donné lieu à une cérémonie officielle qui s’est déroulée le jeudi&nbsp;31&nbsp;juillet 2025 à Bamako. Une cérémonie qui a enregistré la présence du représentant le ministre de l’Éducation nationale, du représentant du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, du représentant du Chef de la coopération canadienne, de la Directrice du projet SCOFI, des Directeurs des Services centraux de l’Éducation, des Directeurs d’Académies d’Enseignement de Ségou et San, des Directeurs de Centres d’Animation pédagogique des zones d’intervention du projet, des élus communaux, des membres des Comités de Gestion scolaire et plusieurs autres acteurs de l’école.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-bons-resultats-enregistres-nbsp"><strong>De bons résultats enregistrés&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet SCOFI avait pour objectif d’améliorer l’accès, la rétention et les résultats scolaires des adolescentes (13 à 15&nbsp;ans) de l’enseignement fondamental&nbsp;2 (second cycle). Ses zones d’intervention étaient les régions de Ségou et San&nbsp;: les Académies d’Enseignement de Ségou et San, les Centres d’Animation pédagogique (CAP) de Barouéli, Ségou, Yangasso, Bla et Sanando. Il a couvert 90&nbsp;écoles fondamentales&nbsp;2, touché 16 000&nbsp;adolescentes, 1 250&nbsp;enseignants (dont 24&nbsp;% de femmes).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la directrice du projet, Mme&nbsp;Francine Senecal, les actions ont touché, spécifiquement et de manière énergique aux obstacles physiques, économiques, institutionnels et culturels en vue d’améliorer les indicateurs d’accès, de maintien et de réussite scolaire des adolescentes au fondamental&nbsp;2, y compris celles qui sont en situation de handicap et même les déplacées. Elle a, par ailleurs, salué le gouvernement pour les différentes activités de coordination, de suivi-conseil et d’orientations ayant permis d’atteindre ces résultats encourageants.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bonne-coordination-des-projets-de-scolarisation-des-filles-nbsp"><strong>Bonne coordination des projets de scolarisation des filles&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali a placé la scolarisation des filles au cœur de ses priorités. Cet engagement s’est matérialisé par l’adoption d’une Politique nationale de scolarisation des filles (SCOFI), qui a permis de réaliser d’importants progrès en matière d’accès, d’équité et de qualité dans l’éducation des filles. Ces progrès se réalisent à travers divers projets, outre le projet SCOFI. Ces projets sont entre autres&nbsp;: PASCOFI, DÉFI Mali, COWATER, EMPOWER et FIER.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le souci d’une meilleure coordination, de partage d’expériences d’appropriation nationale et d’une meilleure lisibilité des activités de ces projets, le ministère de l’Éducation nationale a mis en place le mécanisme de coordination des projets de scolarisation des filles (MECOP-SCOFI). Ce cadre a tenu, le vendredi&nbsp;23&nbsp;mai 2025 à Bamako, sa 4<sup>e</sup>&nbsp;réunion du comité directeur conjoint. Auparavant, les trois dernières réunions seraient tenues respectivement en juin 2022, mai 2023 et mai 2024.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bientot-une-nouvelle-politique-de-scolarisation-en-cours"><strong>Bientôt, une nouvelle politique de scolarisation en cours</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques jours avant la clôture officielle du projet SCOFI, le gouvernement avait organisé un atelier de stabilisation et de validation technique du nouveau document de politique nationale de la scolarisation des filles (SCOFI). C’était<strong>&nbsp;</strong>du<strong>&nbsp;</strong>08 au 12&nbsp;juillet 2025 à Ségou.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après dix-huit ans de mise en œuvre de la politique nationale SCOFI, des défis importants persistent d’où la nécessité de la réviser. C’est ainsi que le ministère de l’Éducation nationale, avec l’appui de ses partenaires, a conduit une étude d’évaluation participative de la politique en vigueur. Celle-ci a permis de faire un état des lieux approfondi de la mise en œuvre de la politique, en identifiant les facteurs de réussite, les insuffisances et les pistes d’amélioration.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des principales recommandations issues de cette étude est la nécessité d’élaborer un nouveau document de politique nationale, mieux adaptée aux évolutions du contexte éducatif national. L’atelier de Ségou a consisté à finaliser les travaux de relecture de ce nouveau document et à le valider techniquement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut souligner que, selon le rapport général sur les états généraux de l’éducation (août&nbsp;2023-fevrier 2024), le taux brut de scolarisation au premier cycle de l’Enseignement fondamental est estimé à 79,9&nbsp;%, dont 79,4&nbsp;% pour les filles et 80,3&nbsp;% pour les garçons.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Lutte contre le terrorisme : les FAMa infligent de lourdes pertes aux Groupes Armés Terroristes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 08:05:06 +0000</pubDate>
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<p>Les Forces Armées Maliennes intensifient la lutte contre le terrorisme avec des frappes efficaces pour protéger les civils.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le cadre des opérations de sécurisation du territoire national et de protection des populations, les Forces Armées Maliennes (FAMa), en coordination avec les forces aériennes de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont intensifié leurs actions contre les Groupes Armés Terroristes (GAT). Du 15 au 19 juillet 2025, plusieurs frappes ciblées ont permis de neutraliser des dizaines de terroristes et de détruire leurs bases logistiques sur différents fronts du pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier assaut majeur s’est déroulé le 15 juillet 2025 dans la région de Ménaka, précisément dans le secteur d’Anderamboukane. Selon un communiqué de l’État-major général des armées, la coordination entre les forces aériennes de l’AES a été décisive dans cette opération. Elle a permis de neutraliser une quarantaine de terroristes qui s’étaient regroupés dans la zone, vraisemblablement en préparation d’une attaque contre des civils ou des positions militaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-succes-strategique-dans-la-region-de-segou"><strong>Succès stratégique dans la région de Ségou</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deux jours plus tard, le 17 juillet, c’est dans le centre du pays que les FAMa ont porté un coup sévère aux ennemis de la paix. Dans le secteur de Niono, région de Ségou, une base logistique et d’entraînement des terroristes a été totalement détruite. Cette opération s’est soldée par la neutralisation d’une trentaine de combattants terroristes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les renseignements disponibles, cette base servait à la formation de nouvelles recrues et au stockage d’armements destinés aux cellules actives dans le centre du Mali. Sa destruction constitue un revers significatif pour les GAT, souvent très actifs dans cette zone stratégique du territoire national.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-echec-d-une-embuscade-dans-le-septentrion"><strong>Échec d’une embuscade dans le septentrion</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 19 juillet, dans la région de Kidal, les FAMa ont ciblé deux Pick-ups lourdement armés qui jalonnaient le passage d’un convoi logistique militaire en mouvement vers Aguelhoc. L’intervention rapide et déterminée des forces a permis de détruire les deux véhicules ennemis et de neutraliser les combattants qui s’y trouvaient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à cette action, les militaires maliens ont pu empêcher une embuscade en préparation, assurant ainsi la continuité des mouvements logistiques essentiels au maintien des positions et à l’approvisionnement des unités déployées dans cette zone sensible du Nord malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nouvelle-frappe-dans-la-region-de-tombouctou"><strong>Nouvelle frappe dans la région de Tombouctou</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le même jour, une autre victoire a été enregistrée, cette fois dans la région de Tombouctou. Une base logistique et d’entraînement terroriste localisée dans le secteur de Tin Aicha a été prise pour cible et totalement détruite par les FAMa. Cette opération vient confirmer l’efficacité des renseignements et la capacité de projection rapide des forces armées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces frappes successives, menées à plusieurs jours d’intervalle sur des zones géographiquement éloignées, illustrent la montée en puissance de l’appareil sécuritaire malien et la solidité de la coordination au sein de l’AES.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-traque-se-poursuit-sans-relache"><strong>La traque se poursuit sans relâche</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ces différentes opérations coordonnées, les FAMa démontrent une fois de plus leur capacité à agir de manière stratégique et offensive sur plusieurs fronts. Ces actions s’inscrivent également dans la dynamique régionale de coopération sécuritaire initiée par l’Alliance des États du Sahel (AES), réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger dans une lutte commune et déterminée contre le terrorisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’État-major général des armées, tout en saluant la bravoure des soldats engagés, rassure la population que les recherches, les frappes ciblées et la neutralisation des groupes terroristes se poursuivent avec détermination sur l’ensemble du territoire. La guerre contre le terrorisme est loin d’être achevée, mais chaque opération victorieuse marque un pas de plus vers la restauration complète de la paix et de la souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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