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	<title>Archives des Sécurité &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Au Mali, plus de véhicule sans plaque : la Transition boucle son arsenal antiterroriste </title>
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		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali interdit la circulation des véhicules sans plaque d'immatriculation. Cette mesure s'inscrit dans une série de décisions prises par les autorités de la Transition depuis les attaques terroristes du 25 avril 2026 pour renforcer la traçabilité et la sécurité nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Entrée en vigueur le 30 juin 2026, l&rsquo;interdiction de circuler sans plaque d&rsquo;immatriculation est la cinquième mesure sécuritaire prise par Bamako en moins de deux mois. Après les forêts fermées, les grosses cylindrées bannies, l&rsquo;immatriculation obligatoire des motos, la mise à prix de sept chefs terroristes — voici la traçabilité généralisée à tous les véhicules. Un filet qui se resserre.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mardi 30 juin 2026, le ministre d&rsquo;État malien chargé de l&rsquo;Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a annoncé sur les antennes de l&rsquo;ORTM une décision dont la logique sécuritaire est sans ambiguïté : à compter de ce jour, tout véhicule circulant sur le territoire national malien sans plaque d&rsquo;immatriculation est en infraction. La tolérance qui prévalait depuis des années sur ce point — et qui avait transformé le parc automobile malien en un paradis de l&rsquo;anonymat motorisé — est terminée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les véhicules non immatriculés sont souvent utilisés par les groupes terroristes pour commettre leurs forfaits. Après leurs actes, leur identification devient difficile pour les services compétents. »</em>, a expliqué Alousséni Sanou, ministre d&rsquo;État malien à l&rsquo;Économie et aux Finances, sur les anntennes de l’ORTM.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La formulation du ministre dit tout de la logique qui sous-tend cette mesure. Ce n&rsquo;est pas d&rsquo;abord une question de sécurité routière ou de fiscalité automobile — même si ces dimensions existent. C&rsquo;est une mesure de contre-terrorisme. Un véhicule sans plaque est un véhicule fantôme : il peut être utilisé pour une attaque, abandonné sur le lieu du crime ou dissimulé dans une cour, et les enquêteurs se retrouvent dans une impasse. En rendant obligatoire l&rsquo;identification de tous les véhicules, le gouvernement malien entend fermer ce vide — exactement comme il l&rsquo;a fait, deux semaines plus tôt, avec les motos.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le contexte : une séquence sécuritaire depuis le 25 avril</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre la mesure du 30 juin, il faut la replacer dans la séquence sécuritaire qui a suivi les attaques terroristes coordonnées du 25 avril 2026 contre le camp Soundiata de Kati, et plusieurs autres localités du pays — attaques qui ont coûté la vie au général Sadio Camara, ministre de la Défense. Depuis ce soir du 25 avril, les autorités maliennes ont déployé un arsenal de mesures rapprochées qui dessinent une doctrine cohérente : priver les groupes armés de leurs outils logistiques, de leurs sanctuaires naturels et de leur anonymat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement a eu l&rsquo;intelligence d&rsquo;accompagner l&rsquo;interdiction d&rsquo;un mécanisme incitatif destiné à éviter que la mesure ne se retourne contre les propriétaires de bonne foi — nombreux, dans un pays où l&rsquo;informalité du parc automobile est ancienne et enracinée. Pour les véhicules dont la valeur douanière n&rsquo;excède pas 30 millions de FCFA — ce qui couvre la grande majorité du parc roulant malien —, une exonération totale des frais de douane, de timbre et d&rsquo;enregistrement est accordée pendant six mois. Les propriétaires peuvent ainsi obtenir leur plaque sans débourser ces charges administratives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les véhicules qui n&rsquo;ont acquitté ni droits de douane ni droits d&rsquo;enregistrement, un régime exceptionnel supplémentaire est prévu : un délai d&rsquo;un an pour régulariser la situation, assorti d&rsquo;exonérations partielles. En clair : le gouvernement donne du temps et réduit le coût financier de la mise en conformité, mais le délai de grâce prendra fin. Après quoi, circuler sans plaque sera une infraction caractérisée, passible de sanctions.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un précédent historique : mars 2015</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mesure n&rsquo;est pas la première du genre dans l&rsquo;histoire du Mali. En mars 2015, après l&rsquo;attentat de La Terrasse à Bamako — un commando avait attaqué un restaurant, utilisant notamment un véhicule sans plaque qui avait rendu son identification impossible —, le gouvernement de l&rsquo;époque avait déjà interdit la circulation des véhicules non immatriculés à compter du 16 mars 2015. La mesure avait produit des effets à court terme avant que l&rsquo;informalité ne reprenne ses droits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce précédent explique en partie le scepticisme de certains observateurs. Ce qui change en 2026, c&rsquo;est le contexte institutionnel dans lequel s&rsquo;inscrit cette décision : elle n&rsquo;arrive pas seule, comme en 2015. Elle est la cinquième mesure d&rsquo;une séquence cohérente — forêts fermées, grosses cylindrées bannies, immatriculation des motos, mise à prix des chefs terroristes, traçabilité des véhicules — qui forme un système, pas une réaction isolée. Et elle est accompagnée d&rsquo;une motorisation accrue des forces de sécurité et d&rsquo;un déploiement de vecteurs aériens (drones, avions de chasse) qui permettent de contrôler effectivement la circulation sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2015, l&rsquo;interdiction des véhicules sans plaque avait tenu quelques mois. En 2026, elle s&rsquo;inscrit dans un arsenal. La différence est là.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La dimension économique : des recettes fiscales attendues</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Sanou a reconnu que cette mesure aura des conséquences budgétaires pour l&rsquo;État. Les exonérations accordées représentent un manque à gagner fiscal à court terme. Mais les revenus attendus de la régularisation d&rsquo;une partie du parc actuellement dans l&rsquo;informalité — immatriculations, droits de timbre, vignettes annuelles — pourraient à terme compenser ces pertes. Dans un pays où une part importante des véhicules circule sans aucun document en règle, la traçabilité administrative est aussi un enjeu de recettes publiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La question qui reste entière : l&rsquo;application</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui distinguera cette interdiction des précédentes — y compris celle de 2015 — c&rsquo;est sa mise en œuvre effective. Près de dix jours après l&rsquo;entrée en vigueur de l&rsquo;arrêté du 3 juin sur les grosses cylindrées, la mesure était appliquée de façon très disparate dans le pays: certains secteurs l&rsquo;appliquaient strictement, d&rsquo;autres presque pas, selon les témoignages recueillis sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les véhicules à quatre roues et plus, le défi est différent mais comparable. La question n&rsquo;est pas de convaincre les propriétaires de l&rsquo;utilité de la plaque — ils le savent — mais de mettre en place des contrôles systématiques et uniformes sur l&rsquo;ensemble du territoire, y compris dans les zones reculées où la présence de l&rsquo;État reste limitée. C&rsquo;est là que se jouera le vrai test de cette mesure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ses 28 centres d&rsquo;immatriculation déployés sur tout le territoire et ses mécanismes de paiement dématérialisé via Trésor Pay, l&rsquo;opération spéciale sur les motos, lancée le 15 juin, représente une avancée méthodologique par rapport aux dispositifs précédents. Si ce modèle est étendu à l&rsquo;ensemble des véhicules, la traçabilité généralisée que la Transition malienne ambitionne pourrait, cette fois, tenir davantage qu&rsquo;une saison.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : la refondation de la défense nationale prend force de loi</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 07:04:09 +0000</pubDate>
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<p>Le gouvernement malien a adopté un projet de loi réformant l’organisation générale de la défense et de la sécurité. Une étape majeure dans la refondation des FAMa et le renforcement de la souveraineté nationale face aux défis sécuritaires du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil des ministres du 25 juin 2026 a adopté un projet de loi réformant l&rsquo;organisation générale de la défense et de la sécurité. Une réforme structurelle engagée par la Transition pour adapter les Forces armées aux nouvelles réalités géostratégiques du Sahel.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une décision à portée historique que le gouvernement de la Transition malienne vient de prendre. Réuni en session ordinaire au Palais de Koulouba sous la présidence du Général d&rsquo;Armée Assimi Goïta, Chef de l&rsquo;État, le Conseil des ministres a adopté, ce jeudi 25 juin 2026, un projet de loi portant organisation générale de la Défense et de la Sécurité. Un texte fondateur, longtemps attendu, qui engage le Mali dans une recomposition profonde de son architecture sécuritaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une loi héritée d&rsquo;une autre époque</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2004, l&rsquo;organisation de la défense nationale malienne reposait sur la Loi n°04-051 du 23 novembre 2004. Ce texte avait été conçu pour répondre aux menaces d&rsquo;une époque révolue, dans un contexte géopolitique qui n&rsquo;a plus grand-chose à voir avec les défis actuels auxquels fait face le Sahel. Vingt-deux ans plus tard, les insuffisances de cette loi sont apparues avec acuité, à mesure que le Mali se trouvait confronté à des formes d&rsquo;agression multiples et en constante mutation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la montée en puissance des groupes armés, à la recomposition des alliances régionales et à l&rsquo;évolution des doctrines de sécurité, le cadre légal de 2004 ne suffisait plus. Le gouvernement a pris acte de cette réalité en engageant dès le début de la Transition un chantier de réformes majeures au sein des Forces armées et de sécurité du Mali (FAMa), dont ce projet de loi constitue l&rsquo;aboutissement législatif.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La refondation au cœur de la souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le concept de «&nbsp;<em>refondation</em>&nbsp;» n&rsquo;est pas un mot en l&rsquo;air dans le vocabulaire de la Transition. Il traduit une ambition politique cohérente : reconstruire les institutions de l&rsquo;État sur des bases solides, adaptées aux réalités du pays et aux exigences de la souveraineté. Dans ce cadre, la réorganisation de l&rsquo;appareil de défense est une priorité absolue. Il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;améliorer les capacités opérationnelles des FAMa, mais de redéfinir les fondements mêmes de la défense nationale, en cohérence avec les nouvelles orientations stratégiques du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet de loi s&rsquo;inscrit également dans la logique de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, dont l&rsquo;un des axes structurants est la mutualisation des capacités de défense. Réformer le cadre législatif malien, c&rsquo;est aussi préparer le terrain à une coopération sécuritaire plus efficace entre ces trois États qui ont choisi de faire face ensemble aux menaces qui pèsent sur leur espace commun.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un outil de défense renforcé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le rapport présenté par le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le texte adopté vise à renforcer l&rsquo;outil de Défense et de Sécurité. Formule lapidaire, mais qui recouvre des enjeux considérables : clarification des chaînes de commandement, redéfinition des responsabilités institutionnelles, meilleure articulation entre les différentes composantes des forces de sécurité. Autant de leviers qui, s&rsquo;ils sont activés avec rigueur, peuvent sensiblement améliorer l&rsquo;efficacité opérationnelle des FAMa sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observateurs noteront que cette réforme intervient dans un contexte où les FAMa ont multiplié les succès militaires ces dernières années, réduisant significativement l&#8217;emprise de groupes armés dans plusieurs régions du pays. Consolider ces acquis en dotant l&rsquo;armée d&rsquo;un cadre juridique modernisé constitue une démarche logique, voire indispensable, pour pérenniser les gains obtenus sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de loi doit désormais suivre le processus législatif ordinaire avant d&rsquo;entrer en vigueur. Mais d&rsquo;ores et déjà, son adoption en Conseil des ministres marque une étape importante dans la construction d&rsquo;un Mali souverain, capable d&rsquo;assurer lui-même la sécurité de son territoire et la protection de ses populations — sans tutelle, sans compromis sur l&rsquo;essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Foula D. Massé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Niger : l’armée déjoue une attaque terroriste contre l’aéroport de Niamey</title>
		<link>https://saheltribune.com/niger-larmee-dejoue-une-attaque-terroriste-contre-laeroport-de-niamey/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 23:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Les Forces armées nigériennes ont repoussé une attaque revendiquée par le JNIM contre l’aéroport international de Niamey. Vingt-deux assaillants ont été neutralisés et les infrastructures stratégiques sont restées opérationnelles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Malgré une offensive coordonnée revendiquée par le JNIM, les Forces armées nigériennes ont rapidement repris le contrôle de la situation. L’aéroport international Diori Hamani est resté opérationnel et une vaste opération de ratissage se poursuit dans la capitale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Niger a une nouvelle fois démontré sa capacité de résilience face à la menace terroriste. Jeudi 18 juin, les Forces armées nigériennes (FAN) ont repoussé une attaque d’envergure menée contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey et les installations militaires voisines, infligeant de lourdes pertes aux assaillants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué lu à la télévision nationale en fin d’après-midi, le ministère nigérien de la Défense a annoncé un bilan provisoire de 13 morts du côté des forces loyalistes et des populations civiles, dont 11 membres des Forces de défense et de sécurité et deux civils. Quatre personnes ont également été blessées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette attaque, les unités engagées ont opposé une riposte vigoureuse qui a permis de neutraliser 22 assaillants et d’interpeller une vingtaine de suspects. Les autorités ont indiqué qu’une «&nbsp;<em>vaste opération</em>&nbsp;» était toujours en cours afin de retrouver d’éventuels complices et de sécuriser totalement la zone.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une tentative d’incursion rapidement contenue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les premières informations disponibles, les terroristes ont tenté de forcer l’accès principal de l’aéroport international peu après 6 heures du matin. Des explosions et des échanges de tirs nourris ont été entendus dans plusieurs quartiers de la capitale pendant plus de deux heures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très rapidement, les dispositifs de défense ont été activés autour des infrastructures stratégiques de la ville. Des unités supplémentaires ont été déployées aux abords de l’aéroport, de la présidence de la République et de la primature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des postes de contrôle ont été installés dans plusieurs secteurs de Niamey tandis que les forces de sécurité procédaient à des vérifications d’identité et à des opérations de filtrage destinées à prévenir toute nouvelle tentative d’infiltration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réaction rapide a permis d’éviter une extension de l’attaque et de préserver le fonctionnement des principales institutions de l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’aéroport demeure opérationnel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des principaux enseignements de cette journée reste l’échec des assaillants à paralyser la capitale. Le ministère de la Défense a en effet tenu à rassurer les populations et les partenaires du Niger en affirmant que l’aéroport international Diori Hamani, «&nbsp;<em>totalement sécurisé</em>&nbsp;», demeurait ouvert au trafic aérien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un message fort destiné à démontrer que, malgré la violence de l’attaque, les infrastructures stratégiques du pays continuent de fonctionner normalement. Cette continuité des opérations traduit la capacité des autorités nigériennes à maintenir le contrôle des centres névralgiques du pays face aux tentatives de déstabilisation menées par les groupes terroristes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le JNIM revendique l’opération</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques heures après les affrontements, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué l’attaque dans un communiqué diffusé sur son canal de propagande Az-Zallaqa, selon des médias étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation affirme avoir mené une «&nbsp;<em>attaque suicide</em>&nbsp;» contre l’aéroport international et la base militaire attenante. Cette revendication intervient dans un contexte de forte pression militaire exercée par les forces de sécurité nigériennes contre les groupes armés actifs dans la région du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités nigériennes, cette nouvelle agression confirme la nécessité de poursuivre le renforcement des dispositifs de défense nationale et de maintenir une vigilance maximale face à une menace qui cherche à frapper les symboles de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les opérations de ratissage se poursuivent dans la capitale, Niamey affiche sa détermination à ne céder aucun terrain aux groupes terroristes. En neutralisant plusieurs dizaines d’assaillants et en maintenant opérationnelles ses infrastructures stratégiques, le Niger entend démontrer que, malgré les défis sécuritaires, l’État conserve l’initiative et la maîtrise de la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Les FAMA frappent à Diéma : une trentaine de terroristes neutralisés, quinze motos et dix engins explosifs saisis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 00:28:04 +0000</pubDate>
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<p>Les Forces armées maliennes ont mené une opération offensive à Diéma, dans la région de Kayes, neutralisant une trentaine de terroristes, récupérant 15 motos et détruisant 10 engins explosifs improvisés.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au cours d&rsquo;une reconnaissance offensive menée le 17 juin 2026 dans le secteur de Diéma, les Forces armées maliennes ont neutralisé une trentaine de terroristes, récupéré quinze motos et détruit dix engins explosifs improvisés, dont six prêts à l&#8217;emploi. Un succès opérationnel qui illustre la doctrine de harcèlement permanent des groupes armés sur l&rsquo;ensemble du territoire.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Diéma, région de Kayes, dans l&rsquo;ouest du Mali — à plus de 500 kilomètres de Bamako. C&rsquo;est là que les Forces armées maliennes (FAMa) ont frappé le mercredi 17 juin 2026, au cours d&rsquo;une mission de reconnaissance offensive. L&rsquo;État-Major Général des Armées a publié le bilan le lendemain, 18 juin, dans un communiqué laconique mais précis : une trentaine de terroristes neutralisés, quinze motos récupérées, dix engins explosifs improvisés (EEI) détruits — dont six déjà prêts à l&#8217;emploi et quatre en cours de fabrication.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur de Diéma n&rsquo;est pas un théâtre d&rsquo;opérations anodin. La région de Kayes, dans l&rsquo;extrême ouest malien, à la frontière mauritanienne et sénégalaise, a vu se développer ces dernières années une présence croissante de groupes armés terroristes qui étendent progressivement leur aire d&rsquo;action au-delà de leur berceau sahélien traditionnel. L&rsquo;opération du 17 juin confirme que les FAMa ont la volonté — et la capacité — de les y affronter.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;opération : reconnaissance offensive et accrochage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué de l&rsquo;État-Major parle d&rsquo;une «&nbsp;<em>reconnaissance offensive</em>&nbsp;» — une formulation militaire qui dit quelque chose sur la nature de la mission. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une patrouille de sécurisation routinière, mais d&rsquo;une opération délibérément initiée par les unités terrestres des FAMa pour aller chercher l&rsquo;ennemi dans son terrain. Ce type de mission présuppose un renseignement préalable : une présence ennemie détectée, des mouvements signalés par des sources humaines ou électroniques, une décision de hiérarchie d&rsquo;engager.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe armé détecté «&nbsp;<em>menait des actions hostiles contre les populations civiles</em>&nbsp;» — formule de l&rsquo;État-Major qui couvre les attaques de villages, les razzias de bétail, les assassinats ciblés d&rsquo;élus locaux ou de chefs de communautés, et les poses d&rsquo;engins explosifs sur les pistes. Ce sont les actions par lesquelles les groupes terroristes exercent leur contrôle territorial et terrorisent les populations pour les contraindre à la soumission ou à la fuite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;accrochage a été «&nbsp;<em>bref</em>&nbsp;», selon le communiqué, et s&rsquo;est soldé par une réduction rapide de la résistance ennemie. Le bilan de trente terroristes neutralisés en un seul engagement est significatif — il suggère un groupe de taille comparable à une section tactique, opérant en formation cohérente, dont la présence n&rsquo;a pas été dissimulée assez tôt pour permettre la dispersion.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les EEI : neutraliser la menace avant qu&rsquo;elle ne frappe</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les engins explosifs improvisés récupérés — dix au total, dont six déjà armés et prêts à être posés sur les pistes, ponts ou entrées de villages — méritent une attention particulière. Les EEI sont l&rsquo;arme de prédilection des groupes armés terroristes sahéliens pour deux raisons : leur coût de fabrication est dérisoire par rapport à leur pouvoir de destruction, et leur effet terrorisant sur les populations est considérable. Une piste minée suffit à couper une région entière du reste du pays, à bloquer l&rsquo;approvisionnement alimentaire, à empêcher les évacuations sanitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Détruire six EEI prêts à l&#8217;emploi, c&rsquo;est potentiellement neutraliser six attaques futures contre des civils ou des convois militaires. Saisir quatre autres en cours de fabrication, c&rsquo;est couper une chaîne de production locale — ce qui suppose l&rsquo;existence d&rsquo;un atelier, d&rsquo;artisans recrutés ou forcés, d&rsquo;un approvisionnement en matériaux. Ces détails opérationnels, que le communiqué ne développe pas, dessinent en filigrane la réalité d&rsquo;une industrie artisanale de la mort que les FAMa s&#8217;emploient à démanteler.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Diéma et la géographie du terrorisme en expansion</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut insister sur la localisation de cette opération. Diéma se trouve dans la région de Kayes — la région la plus à l&rsquo;ouest du Mali, loin des zones de conflits traditionnelles que sont Kidal, Gao, Tombouctou et les provinces de Mopti. Pendant longtemps, Kayes était considérée comme une région relativement épargnée par l&rsquo;insécurité sahélienne. Ce n&rsquo;est plus vrai.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2023, les groupes armés affiliés au Groupe de soutien à l&rsquo;Islam et aux musulmans (GSIM/JNIM) et à l&rsquo;État islamique au Grand Sahara (EIGS) ont activement cherché à étendre leur emprise vers l&rsquo;ouest et le sud du Mali, vers les régions frontalières avec la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée. Cette extension géographique répond à une stratégie de saturation : forcer les FAMa à disperser leurs forces sur un territoire toujours plus vaste, fragiliser les zones de recrutement et de financement des groupes armés, et créer de nouvelles zones grises où l&rsquo;État est absent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;opération de Diéma dit que les FAMa ne laissent pas ce mouvement s&rsquo;installer sans réponse. Elle dit aussi que la guerre malienne n&rsquo;est plus confinée aux régions du nord et du centre — elle est devenue, progressivement, une guerre qui touche l&rsquo;ensemble du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les groupes armés terroristes seront traqués jusque dans leurs «&nbsp;<em>derniers retranchements</em>&nbsp;» sur toute l&rsquo;étendue du territoire national.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le signal vers les populations : l&rsquo;État est là</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la communication militaire africaine, les communiqués de victoire opérationnelle ont une double fonction. La première est informative : tenir l&rsquo;opinion publique au courant de l&rsquo;activité des forces armées. La seconde est politique : signaler aux populations civiles — en particulier dans les zones touchées — que l&rsquo;État ne les a pas abandonnées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les habitants du secteur de Diéma qui vivaient sous la menace d&rsquo;un groupe armé menant des «&nbsp;<em>actions hostiles</em>&nbsp;» contre eux, l&rsquo;opération du 17 juin est un signal concret. Elle dit : les FAMa savent que vous êtes là, elles sont venues, et elles continueront de venir. C&rsquo;est précisément ce contrat entre l&rsquo;armée et les populations civiles — documenté lors des attaques du 25 avril à Kati, où des habitants avaient remis des terroristes aux FAMA — que la Transition malienne cherche à consolider comme fondement d&rsquo;une sécurité durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Chef d&rsquo;État-Major Général des Armées a salué dans son communiqué « le&nbsp;<em>professionnalisme, le courage et l&rsquo;engagement sans faille</em>&nbsp;» des unités engagées. Des mots de circonstance, peut-être — mais qui accompagnent des résultats chiffrés, publics et vérifiables. Dans une guerre où la propagande adverse est omniprésente, la capacité à communiquer sur des bilans concrets est aussi une arme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Foullah D. Massé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Terrorisme au Sahel : le Mali déploie une stratégie globale pour couper les réseaux logistiques</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Après les attaques du 25 avril 2026, le Mali lance une vaste opération d’immatriculation des motos. Une mesure au cœur de la nouvelle stratégie sécuritaire des autorités pour lutter contre les groupes armés et renforcer le contrôle du territoire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ce lundi 15 juin, le Mali lance une opération spéciale d&rsquo;immatriculation des deux et trois-roues sur tout le territoire. Derrière la logique administrative se cache une doctrine contre-insurrectionnelle cohérente, assumée et nécessaire. Après la mort au combat du général Sadio Camara, le 25 avril dernier, Assimi Goïta et ses équipes ont décidé de changer d&rsquo;échelle dans la guerre contre le terrorisme. La moto en est l&rsquo;un des fronts.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut avoir traversé le Centre ou le Sud du Mali à moto pour comprendre ce que ces engins représentent dans la géographie terroriste sahélienne. La moto n&rsquo;est pas seulement un moyen de transport. Elle est l&rsquo;infrastructure invisible du JNIM : rapide, discrète, facile à dissimuler, capable de se fondre dans le flot de milliers de deux-roues anonymes que personne n&rsquo;identifie, ne suit, ne contrôle. C&rsquo;est à moto que les combattants se déplacent, que les émissaires transmettent les ordres, que les attaques sont préparées et les victimes choisies. C&rsquo;est à moto que le 25 avril 2026, des groupes terroristes ont frappé de façon simulatnée et corrdonnée plusieurs grandes villes du pays, coûtant la vie au général de corps d&rsquo;armée Sadio Camara, ministre de la Défense et pilier de la Transition malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa mort a changé quelque chose. Pas dans la détermination des autorités maliennes — celle-ci ne datait pas du 25 avril — mais dans l&rsquo;urgence perçue, dans la nécessité de frapper plus fort, plus vite, plus structurellement. Le général Assimi Goïta, qui a lui-même assumé personnellement la gestion de la défense dans les semaines suivant cette perte, a accéléré la mise en œuvre d&rsquo;une doctrine contre-insurrectionnelle dont plusieurs décisions récentes constituent les pièces d&rsquo;un même puzzle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Trois mesures, une seule logique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le puzzle en question se compose de trois pièces articulées. La première : l&rsquo;arrêté interministériel du 3 juin 2026, signé par cinq ministères, suspendant pour un an l&rsquo;importation, le transit, la commercialisation et la distribution des motocyclettes de cylindrée égale ou supérieure à 125 cm³ — les «&nbsp;<em>gros cylindres</em>&nbsp;» plébiscités par les combattants terroristes pour leur puissance et leur autonomie. Ces engins, qui peuvent couvrir des centaines de kilomètres sur des pistes sans ravitaillement, sont devenus la colonne vertébrale logistique des groupes armés dans le Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième pièce : la création, par arrêté interministériel du 3 juin 2026, de trente-cinq zones d&rsquo;intérêt militaire au sein de forêts classées, réserves naturelles et espaces protégés — parmi lesquelles les forêts de Faya, Soussan, Kangaba ou encore le Parc national de la Boucle du Baoulé. Baptisée opération «&nbsp;<em>Dougoukoloko</em>&nbsp;», cette mesure remplace le précédent dispositif «&nbsp;<em>Maliko</em>&nbsp;» de décembre 2023 et étend significativement le périmètre sous contrôle militaire, principalement dans les régions du centre, du sud et de l&rsquo;ouest du pays. Tout accès à ces zones est désormais soumis à autorisation préalable d&rsquo;une autorité militaire relevant de l&rsquo;état-major général des Armées, qui est parallèlement autorisé à y conduire des opérations contre toute cible identifiée. La logique est celle-là même qui sous-tend l&rsquo;ensemble du dispositif : priver les groupes armés du JNIM de leurs bases de repli, de leurs corridors de transit et de leurs capacités logistiques dans des espaces forestiers peu contrôlés qui constituent, dans l&rsquo;ensemble du Sahel, le terrain favori des insurgés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième pièce — la plus structurelle — entre en vigueur ce lundi 15 juin : l&rsquo;opération spéciale d&rsquo;immatriculation des motos et tricycles, lancée par le ministère des Transports et des Infrastructures sur l&rsquo;ensemble du territoire national. Vingt-huit centres répartis dans presque toutes les régions du pays ouvrent leurs portes aux propriétaires de deux et trois-roues non immatriculés, qui disposent d&rsquo;un délai pour se mettre en règle moyennant 12 000 francs CFA — tarif unique, réglable exclusivement via Tresor Pay, la plateforme électronique du Trésor public.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Identifier pour neutraliser</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La logique est simple et implacable : on ne peut pas contrôler ce qu&rsquo;on ne connaît pas. Tant que des dizaines de milliers de motos circulent sans immatriculation sur le territoire malien, elles constituent autant d&rsquo;angles morts dans le renseignement sécuritaire. Une plaque d&rsquo;immatriculation, c&rsquo;est une trace, un dossier, un propriétaire identifiable, un historique de passage aux points de contrôle. C&rsquo;est précisément ce que les groupes armés cherchent à éviter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette opération est d&rsquo;autant plus pertinente qu&rsquo;elle s&rsquo;applique à tous les engins, quel que soit leur cylindrée — y compris les petites motos utilisées par la très grande majorité des Maliens pour leurs déplacements quotidiens. Elle ne pénalise pas une catégorie d&rsquo;usagers : elle crée un registre national, une cartographie des engins en circulation. À terme, couplée aux points de contrôle et aux systèmes de surveillance, elle permettra d&rsquo;identifier rapidement tout engin non immatriculé comme une anomalie potentiellement suspecte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La moto sans plaque, c&rsquo;est le terroriste sans visage. L&rsquo;immatriculation, c&rsquo;est l&rsquo;État qui recouvre la vue.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un Etat qui reprend l&rsquo;initiative</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe, dans l&rsquo;ensemble de ce dispositif, c&rsquo;est sa cohérence. On n&rsquo;est pas face à des mesures prises dans l&rsquo;urgence ou sous le coup de l&rsquo;émotion après la mort du général Camara. On est face à une doctrine structurée, déployée progressivement : interdire les gros cylindres à l&rsquo;importation, restreindre la circulation dans les zones sensibles, immatriculer l&rsquo;ensemble du parc existant. Chacune de ces mesures renforce les autres. L&rsquo;interdiction des 125 cm³ et plus réduit le potentiel opérationnel futur des groupes armés. Les zones militaires perturbent leurs déplacements actuels. L&rsquo;immatriculation donne aux forces de sécurité les moyens d&rsquo;identifier les engins suspects en temps réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paiement exclusivement numérique via Tresor Pay n&rsquo;est pas un détail anecdotique : il crée une traçabilité financière et administrative de l&rsquo;opération, prévient les détournements et les faux documents, et s&rsquo;inscrit dans la modernisation numérique de l&rsquo;État que les autorités de la Transition ont engagée depuis plusieurs années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ceux qui douteraient de l&rsquo;efficacité de telles mesures face à des groupes armés déterminés, il faut rappeler une vérité souvent négligée dans les analyses sur le Sahel : le terrorisme prospère dans le vide administratif. Là où l&rsquo;État n&rsquo;identifie pas, ne contrôle pas, ne sait pas — là le groupe armé installe sa loi. En reprenant pied dans la réalité administrative quotidienne de ses citoyens, même par un geste apparemment modeste comme l&rsquo;immatriculation d&rsquo;une moto, l&rsquo;État malien réaffirme une chose fondamentale : il existe, il voit, il agit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est à cette aune qu&rsquo;il faut mesurer l&rsquo;opération spéciale du 15 juin 2026 — non comme une simple campagne administrative, mais comme un acte de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : une frappe de drone élimine un coordinateur terroriste de premier rang du JNIM</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 15:22:44 +0000</pubDate>
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<p>L'armée malienne annonce la neutralisation d'un coordinateur de premier rang du JNIM lors d'une frappe de drone menée près de Djenné. Une opération qui illustre la montée en puissance des capacités antiterroristes des FAMa.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;État-Major général des Armées maliennes a annoncé ce 14 juin la neutralisation, lors d&rsquo;une opération conduite le 3 juin 2026, d&rsquo;un chef terroriste identifié comme l&rsquo;un des coordinateurs régionaux du Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (JNIM). Un succès opérationnel qui illustre la montée en puissance des Forces armées maliennes dans la guerre contre les groupes armés terroristes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un coup dur porté au cœur du dispositif terroriste dans le Centre et le Sud du Mali. Le 3 juin 2026, à Mougnan, localité située à environ 45 kilomètres à l&rsquo;ouest de Djenné, les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené une frappe de drone précise et ciblée qui a abouti à la neutralisation d&rsquo;un individu connu sous trois alias : Oumar Kéréna, Farouk et Housseini Mawdo. L&rsquo;annonce officielle, formulée par l&rsquo;État-Major général des Armées dans un communiqué daté de Bamako ce 14 juin, ne laisse aucun doute sur l&rsquo;importance de la cible : il s&rsquo;agissait d&rsquo;un «&nbsp;<em>chef terroriste de premier plan</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Originaire de Tébi, dans la commune de Kéréna, cercle de Douentza — une zone du centre du pays longtemps disputée entre les forces gouvernementales et les groupes armés —, cet individu avait construit une trajectoire ascendante au sein de l&rsquo;appareil terroriste sahélien. Il avait débuté au sein du Mouvement pour l&rsquo;unicité et le jihad en Afrique de l&rsquo;Ouest (MUJAO), l&rsquo;une des organisations qui a contribué à l&rsquo;occupation du Nord-Mali en 2012, avant de gravir progressivement les échelons du commandement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un coordinateur régional aux ramifications transfrontalières</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui distingue la cible neutralisée le 3 juin, c&rsquo;est l&rsquo;étendue de ses responsabilités opérationnelles. L&rsquo;individu avait successivement exercé les fonctions de chef de zone à Serma — secteur stratégique dans la région de Mopti — puis accédé au rang de coordinateur des activités terroristes sur plusieurs théâtres d&rsquo;opérations. Son périmètre de responsabilité couvrait les régions maliennes de Sikasso et de Koutiala, ainsi qu&rsquo;une partie du Burkina Faso voisin. Cette dimension transfrontalière est particulièrement significative : elle montre que les FAMa ne se contentent plus de réagir aux menaces localisées, mais s&rsquo;attaquent aux nœuds de commandement qui alimentent l&rsquo;instabilité à l&rsquo;échelle sous-régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par son positionnement au carrefour de plusieurs zones d&rsquo;opérations et son rôle dans la structuration des réseaux armés du JNIM, cet individu représentait une cible dite de «&nbsp;<em>haute importance&nbsp;</em>». Sa neutralisation perturbe mécaniquement les chaînes de commandement et les circuits logistiques qu&rsquo;il supervisait, dans des régions — Sikasso et Koutiala — qui constituaient jusqu&rsquo;ici des zones relativement préservées des attaques les plus meurtrières, mais que les groupes armés cherchaient à investir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les groupes armés terroristes continueront d&rsquo;être activement recherchés, identifiés et neutralisés sur l&rsquo;ensemble du territoire national jusqu&rsquo;à leur complète éradication. »,&nbsp;</em>a déclaré l’état-major général des armées maliennes dans son communiqué.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La frappe de drone, nouvel outil de la contre-insurrection malienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La modalité opérationnelle retenue — une frappe de drone «&nbsp;<em>précise et ciblée</em>&nbsp;» — mérite d&rsquo;être soulignée. Elle confirme une évolution profonde de la doctrine des FAMa, qui ont progressivement intégré des capacités aériennes de renseignement et de frappe permettant de localiser et d&rsquo;éliminer des cibles mobiles dans des zones difficiles d&rsquo;accès. Ce type d&rsquo;opération, longtemps l&rsquo;apanage de puissances dotées de moyens technologiques avancés, s&rsquo;est généralisé dans les armées africaines engagées contre les groupes terroristes au Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les FAMa, c&rsquo;est aussi la démonstration d&rsquo;une chaîne de renseignement opérationnel qui fonctionne : localiser un individu se déplaçant sous plusieurs alias, dans une zone rurale isolée, à 45 kilomètres de Djenné, suppose un travail de collecte et de fusion du renseignement humain et technique de plusieurs semaines, sinon plusieurs mois. La précision de la frappe, soulignée dans le communiqué, renforce ce message.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un signal politique autant que militaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la dimension purement opérationnelle, l&rsquo;annonce faite ce 14 juin porte également une signification politique. En communiquant publiquement et avec détail — nom, alias, origine géographique, fonctions occupées, zone d&rsquo;opérations — sur la neutralisation de cette cible, l&rsquo;État-Major général des Armées envoie plusieurs messages simultanément. Aux populations des régions concernées d&rsquo;abord, pour lesquelles la présence terroriste représente une menace quotidienne et dont l&rsquo;adhésion à l&rsquo;effort de guerre reste un enjeu crucial. Aux partenaires régionaux et internationaux ensuite, pour démontrer les capacités croissantes des FAMa. Et aux groupes armés eux-mêmes, enfin, dont aucun cadre — quel que soit son niveau dans la hiérarchie — n&rsquo;est désormais à l&rsquo;abri d&rsquo;une frappe ciblée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de la Transition font de la lutte contre le terrorisme une cause nationale, portée par l&rsquo;ensemble de la société malienne, et non le seul fardeau d&rsquo;une armée isolée face à l&rsquo;adversité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Mali suspend pour un an l&#8217;importation et la vente de motos de 125 cm³ et plus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 21:37:41 +0000</pubDate>
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<p>Le gouvernement malien suspend pour un an l’importation, la vente, la commercialisation et le transit des motos de 125 cm³ et plus. Les commerçants disposent de 90 jours pour déclarer leurs stocks auprès des autorités compétentes.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un arrêté interministériel signé le 3 juin 2026 interdit sur l&rsquo;ensemble du territoire national l&rsquo;importation, le transit, la commercialisation et la distribution des motocyclettes de cylindrée égale ou supérieure à 125 cm³, ainsi que de leurs accessoires. La mesure, d&rsquo;une durée d&rsquo;un an renouvelable, s&rsquo;accompagne d&rsquo;obligations déclaratives pour les commerçants concernés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement malien a pris une mesure de grande portée dans le secteur de la moto. L&rsquo;arrêté interministériel n°2026-1313/MEF-MDAC-MJDH-MTI-MIC-SG, signé conjointement par les ministres chargés de l&rsquo;Économie et des Finances, de la Défense et des Anciens combattants, de la Justice et des Droits de l&rsquo;homme, des Transports et des Infrastructures, ainsi que de l&rsquo;Industrie et du Commerce, suspend avec effet immédiat toute importation, tout transit, toute commercialisation, toute vente et toute distribution à titre gratuit des motocyclettes de cylindrée de 125 cm³ et plus sur l&rsquo;ensemble du territoire national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mesure porte également sur les accessoires de ces engins, définis par l&rsquo;arrêté comme l&rsquo;ensemble des composants entrant dans leur fabrication et leur montage. Sa durée est fixée à un an, avec possibilité de renouvellement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Obligations déclaratives dans un délai de 90 jours</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrêté prévoit un régime transitoire pour les stocks existants. Les commerçants qui disposent de motocyclettes de 125 cm³ et plus — ou de commandes en cours — à la date d&rsquo;entrée en vigueur du texte disposent de quatre-vingt-dix jours pour les déclarer auprès de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, ou de l&rsquo;une de ses directions régionales. Les modalités de gestion de ces stocks et commandes seront précisées par une décision du ministre chargé du Commerce, après consultation des ministres chargés des Finances, des Forces armées et de la Sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour garantir l&rsquo;application de ces obligations, les agents habilités du ministère du Commerce sont autorisés à effectuer des contrôles dans tout lieu suspecté de détenir ou de stocker des motocyclettes non déclarées relevant du champ d&rsquo;application de l&rsquo;arrêté. Les manquements aux dispositions du texte sont passibles de sanctions conformément à la réglementation en vigueur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Exception prévue par le texte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrêté exclut expressément de son champ d&rsquo;application les acquisitions de motocyclettes de 125 cm³ et plus effectuées au profit des Forces armées et de sécurité, qui ne sont donc soumises ni à l&rsquo;interdiction d&rsquo;importation ni aux obligations déclaratives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte implique cinq départements ministériels, reflet du caractère interministériel d&rsquo;une mesure qui touche à la fois aux enjeux économiques, commerciaux, sécuritaires et logistiques. L&rsquo;arrêté ne précise pas les motifs ayant conduit à cette décision, qui intervient dans un contexte sécuritaire tendu au Mali, où les autorités de transition ont engagé ces dernières années une série de réformes touchant à de nombreux secteurs d&rsquo;activité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : deux morts à un checkpoint de Bamako dans un contexte de haute tension sécuritaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 14:10:46 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, deux jeunes hommes ont été tués après un refus d’obtempérer à un checkpoint à Bamako. Dans un contexte marqué par les attentats du 25 avril 2026, les autorités renforcent leur dispositif sécuritaire et appellent la population à la vigilance.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un Mali toujours marqué par une forte pression sécuritaire depuis les attentats du 25 avril 2026, les autorités militaires ont annoncé jeudi 28 mai 2026 la mort de deux jeunes hommes après un refus d’obtempérer à un poste de contrôle à Bamako. L’état-major général des armées affirme que les forces de sécurité ont agi dans le cadre des procédures de protection mises en place dans la capitale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un communiqué diffusé par les Forces armées maliennes (FAMa), l’incident s’est produit vers 5 h 30, aux abords de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM), dans un secteur hautement sensible de la capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après l’armée, «&nbsp;<em>un binôme à moto venant du côté du pont des Martyrs a forcé un premier checkpoint devant l’ORTM</em>». Les deux occupants ont ensuite ignoré les tirs de sommation effectués au niveau d’un second poste de contrôle. «&nbsp;<em>Des tirs de sauvegarde des agents en poste ont été conduits&nbsp;</em>», précise le communiqué. Les deux jeunes hommes, grièvement blessés, ont été transportés à l’hôpital mais n’ont pas survécu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enquêtes ont été ouvertes afin de déterminer les circonstances exactes de l’incident.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une capitale sous haute vigilance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les attaques coordonnées du 25 avril 2026, qui avaient visé Bamako, Kati et certaines régions du pays, et conduit à la mort du ministre de la Défense Sadio Camara, les autorités de transition ont considérablement renforcé le dispositif sécuritaire dans la capitale. Ces attentats terroristes avaient coordonnées par ces groupes terroristes avec le soutien de sponsors étatiques étrangers ainsi que d’acteurs internes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la foulée, les FAMa, appuyées par leurs partenaires russes, ont multiplié les contrôles routiers, les opérations de ratissage et les mesures de surveillance dans les zones considérées comme vulnérables. Le pouvoir de transition, dirigé par le général d’armée Assimi Goïta, devenu aussi le ministre de la Défense et des Anciens combattajnts après la mort de Sadio Camara, défend une doctrine sécuritaire fondée sur la fermeté et la prévention maximale face au «&nbsp;<em>terrorisme multiforme</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités estiment que cette vigilance accrue demeure indispensable dans un contexte où les groupes armés cherchent régulièrement à contourner les dispositifs militaires par des attaques éclairs ou des infiltrations urbaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les autorités appellent à la coopération</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, l’état-major a insisté sur «&nbsp;<em>la nécessité pour tout usager des routes de respecter les points de contrôle, de se soumettre calmement aux contrôles et de ne pas prendre de risque inutile&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ton du message traduit la nervosité persistante des forces de sécurité, confrontées à un environnement où chaque refus d’obtempérer peut être interprété comme une menace potentielle. Depuis plusieurs semaines, les autorités maliennes multiplient les appels à la coopération de la population afin d’éviter tout incident dramatique dans un climat marqué par la vigilance. «&nbsp;<em>L’état-major général des armées rassure la population qu’il mettra tout en œuvre pour créer un climat de quiétude leur permettant de circuler normalement »,&nbsp;</em>ajoute le communiqué.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stratégie sécuritaire assumée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement malien revendique depuis plusieurs mois une stratégie de souveraineté sécuritaire rompant avec l’approche qui prévalait avant le retrait des forces françaises et européennes du pays. Bamako affirme désormais privilégier une réponse nationale, soutenue par une coopération militaire renforcée avec la Russie et les partenaires de l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités de transition, la multiplication des contrôles et des opérations préventives répond à une nécessité existentielle : empêcher les groupes terroristes de reconstituer des réseaux morts et de prévoir des frappes dans les centres urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une capitale encore traumatisée par les violences d’avril, la présence militaire visible et les checkpoints sont devenus le symbole d’un État qui entend rassurer une population éprouvée, tout en démontrant sa détermination à maintenir le contrôle sécuritaire du pays.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’occasion de la célébration de la fête de Tabaski, dans une interview accordée à la presse, le président de la transition a expliqué que le Mali est&nbsp;confronté aux «&nbsp;<em>terrorismes multiformes</em>&nbsp;» : terrorisme médiatique, économique, politique, d&rsquo;État et international. Face à cette menace plurielle, il a appelé tous les Maliens, chacun dans son domaine de compétence, à s&rsquo;unir pour venir à bout de ce fléau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sécurité : les cortèges de mariage interdits dans plusieurs communes maliennes </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Après les attaques coordonnées du 25 avril 2026, plusieurs communes maliennes, dont Kayes, Kati et Kadiolo, interdisent les cortèges de mariage pour renforcer la sécurité et prévenir les risques.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après les attaques coordonnées du 25 avril 2026, plusieurs communes maliennes, dont Kayes, Kati et Kadiolo, interdisent les cortèges de mariage pour renforcer la sécurité et prévenir les risques.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte sécuritaire toujours tendu après les attaques complexes, simultanée et coordonnées du 25 avril 2026 ayant visé plusieurs localités du pays, dont Bamako, Kati, Konna, Gao et Kidal, plusieurs communes maliennes ont décidé de durcir les mesures de sécurité. À Kayes comme à Kadiolo ou à Kati, les autorités locales ont pris des arrêtés interdisant les cortèges de mariage, devenus au fil des années des rassemblements populaires massifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réponse locale à une menace nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Kayes, le maire de la commune urbaine a signé, le 4 mai 2026, une décision formelle interdisant «&nbsp;<em>les cortèges de mariage sur toute l’étendue du territoire communal jusqu’à nouvel ordre, pour des raisons sécuritaires&nbsp;</em>». La mesure encadre toutefois les cérémonies en autorisant un maximum de deux véhicules pour accompagner les mariés, tout en interdisant strictement les engins à deux ou trois roues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même logique à Kadiolo, dans la région de Sikasso, où un arrêté municipal du 29 avril 2026 impose des restrictions similaires. Là encore, les autorités locales mettent en avant la nécessité de prévenir tout risque dans un contexte marqué par la recrudescence des attaques terroristes et la mobilité accrue des groupes armés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des mesures saluées dans un contexte d’urgence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces décisions interviennent dans un climat de vigilance maximale, quelques jours seulement après les attaques complexes, simultanées et coordonnées du 25 avril. Ces événements ont profondément marqué l’opinion publique et révélé la capacité des groupes armés à exploiter les rassemblements et les mouvements urbains pour mener des opérations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’interdiction des cortèges est une mesure de précaution visant à limiter les attroupements, à réduire les risques d’infiltration et à faciliter le travail des forces de sécurité. Si ces restrictions peuvent susciter des frustrations dans une société où les célébrations nuptiales occupent une place importante, elles sont globalement perçues comme un sacrifice nécessaire au nom de la sécurité collective.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Entre contraintes sociales et impératif sécuritaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, les cortèges de mariage ne sont pas de simples déplacements festifs. Ils constituent de véritables manifestations culturelles, souvent marquées par une forte affluence, des déplacements en convoi et une visibilité importante dans l’espace public. Autant de caractéristiques qui, dans un contexte sécuritaire dégradé, peuvent représenter des vulnérabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En encadrant ces pratiques, les autorités communales entendent adapter les usages sociaux aux exigences du moment. Cette approche traduit une forme de gouvernance de proximité, où les collectivités territoriales prennent des initiatives concrètes pour répondre aux défis sécuritaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une généralisation des mesures ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’initiative de Kayes, Kati et de Kadiolo pourrait faire école dans d’autres circonscriptions du pays, notamment dans les zones urbaines et périurbaines jugées sensibles. Déjà, à Kati, des mesures similaires ont été évoquées par les autorités locales, signe d’une coordination progressive des réponses à l’échelle nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique illustre la montée en puissance du rôle des collectivités territoriales dans la gestion de la crise sécuritaire. En complément des actions menées par l’État et les forces armées, ces décisions locales participent à la construction d’un dispositif global de prévention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, en 2024, une mesure similaire avait existé. Les autorités municipales avaient décidé, le 29 août 2024, de limiter à six le nombre de véhicules autorisés dans les cortèges de mariage, une mesure visant à fluidifier la circulation et à renforcer la sécurité routière. Annoncée par le président de la délégation spéciale, Bala Traoré, cette disposition prévoyait des sanctions pénales ou financières en cas de non-respect, tout en privilégiant dans un premier temps la sensibilisation à travers la police municipale.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une décision entre responsabilité et résilience</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En saluant ces mesures, de nombreux observateurs y voient une preuve de responsabilité des autorités locales face à une situation exceptionnelle. Loin d’être anodines, ces décisions traduisent une volonté de protéger les populations tout en préservant l’essentiel : la stabilité et la sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le code du mariage ne prévoit aucunement ces attitudes que l&rsquo;on observe dans les célébrations de mariage. Selon ce document,  les formalités de célébration du mariage prévoient que l’union soit célébrée publiquement devant l’officier d’état civil du lieu de résidence de l’un des futurs époux, après une publication obligatoire effectuée quinze jours à l’avance à leur domicile et au lieu de célébration, par affichage ou tout autre moyen approprié, mentionnant notamment leurs identités, professions, âges et la date du mariage. Durant ce délai, toute personne habilitée peut former opposition en motivant sa demande auprès de l’officier d’état civil, qui la transmet à l’autorité administrative compétente pour décision après consultation des instances locales, sans possibilité de recours. L’opposition doit être examinée dans un délai de quinze jours, après audition des parties concernées. « <em>S’il n’a pas eu d’opposition ou si l’opposition a été rejetée, l’officier de l’état civil procède à la célébration du mariage. La célébration a lieu en présence de deux témoins majeurs.</em> », stipule l&rsquo;article 21 du Code du mariage. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un Mali confronté à des défis multidimensionnels, la gestion des risques passe aussi par l’adaptation des pratiques sociales. Les interdictions de cortèges de mariage, aussi contraignantes soient-elles, s’inscrivent ainsi dans une logique de résilience collective, où chaque acteur — État, collectivités, citoyens — est appelé à contribuer à l’effort de sécurisation du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
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		<title>Mali : Sadio Camara promu à titre posthume lors d’un Conseil des ministres marqué par le deuil</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 20:36:47 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, le Conseil des ministres du 29 avril rend hommage aux victimes des attaques et élève Sadio Camara au grade de général d’armée à titre posthume.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni ce mercredi 29 avril 2026 au palais de Koulouba, le Conseil des ministres s’est ouvert dans une atmosphère lourde, quelques jours après les attaques meurtrières du 25 avril. Présidée par le chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, la session a été marquée par un hommage appuyé aux victimes, au premier rang desquelles figure le ministre de la Défense, Sadio Camara.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’ouverture des travaux, une minute de silence a été observée en mémoire des civils et militaires tués dans ces attaques complexes, simultanées et coordonnées qui ont frappé plusieurs localités du pays. Le président de la Transition a, dans la foulée, adressé ses condoléances aux familles endeuillées et souhaité un prompt rétablissement aux blessés, dans un message de compassion mais aussi de fermeté face à la menace sécuritaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une promotion posthume hautement symbolique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du recueillement, le Conseil des ministres a entériné une décision à forte portée symbolique : la promotion à titre posthume de Sadio Camara au grade de général d’armée. Une manière, pour les autorités, de saluer l’engagement d’un officier central dans l’appareil sécuritaire malien, mort dans l’exercice de ses fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une adresse à la nation, diffusée sur la chaîne nationale (ORTM), le 28 avril 2026, le président de la transition avait déclaré au sujet de la&nbsp;la disparition de Sadio Camara qu’il s’agit&nbsp;&nbsp;«&nbsp;<em>d’une perte immense pour la Nation malienne. Ce valeureux officier a servi le Mali avec loyauté, courage et dignité avec un sens élevé du devoir à un moment où notre pays est engagé dans une lutte acharnée contre le terrorisme</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette élévation du ministre Camara au grade de général à titre posthume intervient alors que le pays reste confronté à une recrudescence des attaques des groupes armés terroristes et de leurs sponsors internes et externes. Elle s’inscrit aussi dans une volonté politique de valoriser le sacrifice des forces de défense, au moment où la question sécuritaire domine l’agenda national.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des funérailles nationales attendues</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les obsèques du ministre défunt sont prévues ce jeudi 30 avril à Bamako. Elles devraient rassembler les plus hautes autorités du pays, dans un contexte de deuil national décrété après les attaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’hommage individuel, cette séquence traduit la volonté du pouvoir de maintenir une forme d’unité nationale face à l’épreuve. «&nbsp;<em>Nous devons garder à l’esprit que c’est dans l’épreuve qu’une nation doit conforter sa cohésion et son unité.</em>&nbsp;», a exhorté le président Goïta.&nbsp;&nbsp;Entre reconnaissance symbolique et message politique, le Conseil des ministres du 29 avril aura ainsi servi de tribune pour réaffirmer la résilience de l’État malien dans un moment de forte tension.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
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