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	<title>Archives des sécurité Sahel &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des sécurité Sahel &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Centre du Mali : nouvelles attaques dans la région de Bandiagara</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 07:22:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Plusieurs attaques ont frappé la région de Bandiagara, au centre du Mali. Entre insécurité persistante, fragilité sociale et défis sécuritaires, les villages du pays dogon restent exposés aux violences des groupes armés.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Plusieurs attaques ont frappé la région de Bandiagara, au centre du Mali. Entre insécurité persistante, fragilité sociale et défis sécuritaires, les villages du pays dogon restent exposés aux violences des groupes armés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La région de Bandiagara, au centre du Mali, a été frappée par une nouvelle série d’attaques meurtrières en mai 2026. À Gomossogou et Kori-Kori, plusieurs habitants ont été tués lors d’assauts attribués à des groupes armés. Ces violences rappellent la fragilité persistante de la sécurité dans le pays dogon, malgré les opérations militaires et les tentatives de retour à la normale dans plusieurs localités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des attaques meurtrières dans plusieurs villages</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La région de Bandiagara, au centre du Mali, a de nouveau été secouée par une série d’attaques meurtrières en mai 2026. À Gomossogou, dans le cercle de Diallassagou, ainsi qu’à Kori-Kori, dans la commune rurale de Doucombo, plusieurs personnes ont été tuées lors d’assauts attribués à des groupes armés, selon des sources locales et administratives relayées par la presse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouverneur de la région a confirmé des pertes humaines, sans avancer de bilan définitif. Ces attaques rappellent la persistance de la conflictualité dans le centre du Mali. Dans plusieurs zones rurales, les groupes armés continuent d’exploiter l’isolement des villages, la faiblesse des dispositifs de protection et les difficultés de communication pour maintenir un climat de peur et imposer leur domination.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une accalmie fragile brutalement remise en cause</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces violences surviennent alors que certaines localités du centre malien avaient connu ces derniers mois une relative accalmie. Le retour progressif des forces de sécurité, la reprise des activités agricoles et le retour de certains déplacés dans le cercle de Bankass avaient nourri l’espoir d’une stabilisation progressive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette résurgence des attaques fragilise ces efforts et ravive les inquiétudes dans une région marquée par des cycles récurrents de violences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du bilan humain, ces attaques réactivent une mémoire traumatique profondément ancrée dans les communautés. Les drames de Koulogon Peulh,<strong> </strong>Ogossagou et Sobane Da continuent en effet de hanter les mémoires collectives dans le centre du Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un équilibre social longtemps préservé dans le pays dogon</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Longtemps, le pays dogon a pourtant représenté un espace de stabilité relative. La société locale reposait sur des mécanismes traditionnels de régulation sociale, des autorités coutumières reconnues et des traditions de coexistence entre communautés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’aux années 2000, l’autorité morale des Ogon, figures centrales de l’organisation sociale dogon, contribuait à maintenir un certain équilibre. L’influence des lignées religieuses héritières des grands foyers islamiques liés à El Hadj Oumar Tall participait également à cette régulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La localité de&nbsp;<strong>Degembéré</strong>&nbsp;demeurait notamment un important lieu de pèlerinage et de médiation religieuse dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une population rurale confrontée à la peur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Gomossogou, Moussa, un commerçant revenu de Côte d’Ivoire après les violences de Diallassagou, décrit une profonde désillusion. «&nbsp;<em>On avait commencé à défricher les espaces abandonnés pour préparer les cultures de mil et de sorgho. Les champs étaient presque prêts pour l’hivernage. Mais les tirs ont repris là où personne ne s’y attendait.</em>&nbsp;», explique-t-il.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, la présence de forces de sécurité à quelques kilomètres avait permis aux habitants d’adopter certaines mesures de survie. «&nbsp;<em>On s’est cachés dans les maisons et dans la brousse, comme en 2022. Aujourd’hui, peut-on encore espérer cultiver ?</em>&nbsp;», s’interroge-t-il.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce témoignage illustre l’impact psychologique des attaques répétées sur les populations rurales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des dispositifs d’autodéfense aux moyens limités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’insécurité persistante, certains villages ont mis en place des dispositifs d’autodéfense communautaire pour pallier l’absence d’une présence militaire permanente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ces structures restent fragiles et disposent de moyens très limités. À Kori-Kori, Aïssata, veuve de 45 ans, raconte : «&nbsp;<em>Mon mari participait à la protection du village avec les chasseurs des localités voisines. Les terroristes l’ont tué en décembre alors qu’il revenait de Bandiagara. Aujourd’hui, ils exécutent leurs menaces avec cette nouvelle attaque.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon elle, les assaillants circulent à moto et disposent d’armes automatiques&nbsp;: «&nbsp;<em>Les soldats passent parfois en convoi. Mais dès leur départ, les motos reviennent la nuit, phares éteints.</em>&nbsp;», précise-t-elle.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stratégie d’insécurité dans les zones rurales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces violences surviennent pourtant dans un contexte marqué par des opérations militaires coordonnées menées fin avril et par des annonces officielles de réorganisation sécuritaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette pression, les groupes armés conservent une capacité de nuisance importante dans les espaces ruraux. Tandis que l’armée concentre ses opérations autour des centres urbains et des axes stratégiques, les assaillants ciblent les villages périphériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie vise à fragiliser le tissu social, perturber les activités agricoles et maintenir un climat d’insécurité durable.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Restaurer la paix au-delà de la réponse militaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la région de Bandiagara, la restauration durable de la paix ne peut se limiter à une logique strictement militaire ou humanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle suppose également une reconstruction sociale et politique fondée sur la confiance, la légitimité des acteurs locaux et le rétablissement progressif de l’autorité publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela implique notamment la réactivation des mécanismes locaux de médiation associant chefs coutumiers, autorités religieuses, chefs de terre et structures traditionnelles encore influentes dans les communautés rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une présence étatique crédible dans les villages, sur les pistes rurales et dans les zones agricoles apparaît aujourd’hui essentielle pour restaurer durablement la stabilité dans le centre du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : TV5 Monde suspendue pour « désinformation » </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 21:34:40 +0000</pubDate>
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<p>Le Burkina Faso suspend TV5 Monde pour manquements dans la couverture du terrorisme au Mali et au Sahel, dans un contexte de durcissement envers les médias internationaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les autorités burkinabè durcissent une nouvelle fois le ton face aux médias internationaux. Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a annoncé, ce mardi 5 mai 2026, l’interdiction de diffusion des programmes de TV5 Monde sur l’ensemble du territoire national, invoquant des manquements graves dans la couverture de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso et au Mali.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué officiel, le président du CSC, Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, justifie cette décision par «&nbsp;<em>de nombreux manquements à la loi, à l’éthique et à la déontologie&nbsp;</em>» observés dans plusieurs éditions du journal télévisé de la chaîne, entre avril et mai 2026. Les griefs portent notamment sur des faits de «&nbsp;<em>désinformation</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>d’apologie du terrorisme</em>&nbsp;» liés à la couverture des opérations sécuritaires dans la région, ainsi qu’aux attaques terroristes survenues le 25 avril 2026 au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une décision dans la continuité d’une ligne ferme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette suspension s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue des autorités burkinabè vis-à-vis du traitement médiatique des questions sécuritaires. Déjà en 2024, TV5 Monde avait été suspendue à deux reprises, les 27 avril et 18 juin, pour des motifs similaires, témoignant d’une relation tendue entre l’organe de régulation et certains médias internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CSC appelle désormais l’ensemble des organes de presse opérant dans le pays à faire preuve de «&nbsp;<em>rigueur professionnelle</em>&nbsp;» et à respecter strictement les principes éthiques et déontologiques, en particulier sur des sujets jugés sensibles pour la sécurité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une série de restrictions visant des médias étrangers</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2023, plusieurs médias occidentaux, en majorité français, ont été suspendus ou interdits de diffusion au Burkina Faso. Parmi eux figurent Radio France Internationale, France 24, LCI, ainsi que les publications Le Monde et Jeune Afrique. Les autorités leur reprochent des traitements biaisés ou préjudiciables à l’effort de guerre contre les groupes armés. Cette politique restrictive s’inscrit dans une stratégie plus large de contrôle de l’information dans un contexte régional marqué par une insécurité persistante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Burkina Faso, à l’instar du Mali, est confronté depuis plusieurs années à une intensification des attaques menées par des groupes armés affiliés à des organisations terroristes. Face à cette menace, les autorités des deux pays ont renforcé leurs dispositifs militaires et sécuritaires, tout en adoptant une posture plus ferme vis-à-vis de la circulation de l’information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La suspension de TV5 Monde illustre ainsi la sensibilité croissante des États sahéliens quant à la narration médiatique des conflits qui les affectent. Entre impératifs sécuritaires et liberté de la presse, l’équilibre reste fragile, dans une région où l’information est devenue, elle aussi, un enjeu stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, la guerre passe aussi par les banques</title>
		<link>https://saheltribune.com/au-mali-la-guerre-passe-aussi-par-les-banques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 06:04:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali prolonge le gel des avoirs des chefs terroristes pour six mois. Apprenez-en plus sur cette mesure stratégique et ses implications.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali durcit son offensive contre le financement des groupes armés. Dans un arrêté publié au Journal officiel, le 6 mars 2026, les autorités ont décidé de prolonger le gel des avoirs visant plusieurs figures majeures de l’insurrection terroriste, dont Iyad Ag Ghaly et Amadou Kouffa. Une mesure financière qui s’inscrit dans la stratégie de Bamako pour frapper les organisations armées au portefeuille autant que sur le terrain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes ont décidé de prolonger de six mois le gel des biens et ressources économiques de plusieurs figures majeures des groupes armés terroristes opérant au Sahel. La mesure, publiée le 6 mars 2026 au Journal officiel, vise notamment des dirigeants liés aux mouvements armés actifs dans le nord et le centre du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un arrêté signé le 5 mars 2026 par le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, Bamako a décidé de prolonger pour six mois le gel des biens, fonds et ressources économiques de plusieurs personnalités inscrites sur la liste nationale des sanctions financières ciblées. La mesure est entrée en vigueur le 7 mars 2026 et restera applicable jusqu’au début du mois de septembre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-plusieurs-chefs-terroristes-vises"><strong>Plusieurs chefs terroristes visés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La décision concerne plusieurs figures centrales de l’insurrection terroriste au Mali. Parmi elles figurent notamment Iyad Ag Ghaly, Amadou Kouffa, Alghabass Ag Intalla, Bilal Ag Acherif, Fahad Ag Almahmoud, Achafagui Ag Bouhada. Ces personnes avaient été inscrites sur la liste nationale des sanctions financières ciblées par un arrêté publié en mars 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le renouvellement du gel de leurs avoirs vise à empêcher l’utilisation de ressources financières susceptibles d’alimenter les activités des groupes armés opérant dans la région. Cette décision s’inscrit dans le cadre du dispositif national de lutte contre le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle repose notamment sur l’ordonnance adoptée en août 2024 renforçant les mécanismes juridiques permettant aux autorités maliennes de surveiller et bloquer les circuits financiers susceptibles de soutenir des organisations armées. Le processus implique également la Commission consultative chargée du gel administratif des avoirs, qui examine les dossiers avant toute décision de sanction.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-financiere-dans-la-guerre-contre-les-groupes-armes"><strong>Une stratégie financière dans la guerre contre les groupes armés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la dimension sécuritaire, ces sanctions financières constituent un outil stratégique dans la lutte menée par Bamako contre les groupes terroristes. En ciblant les ressources économiques de certains leaders armés, les autorités entendent limiter leur capacité de financement et affaiblir leurs réseaux logistiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, les gouvernements du Sahel renforcent ce type de mesures pour compléter les opérations militaires menées sur le terrain. Le Mali reste confronté à une insurrection complexe impliquant plusieurs groupes armés terroristes soutenus par des sponsors étatiques étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les autorités multiplient les initiatives sécuritaires et financières afin de contenir l’influence de ces organisations. Le renouvellement du gel des avoirs s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large visant à limiter les capacités d’action de ces groupes en s’attaquant à leurs sources de financement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Flux financiers illicites : le Burkina a perdu l’équivalent de 88 000 écoles en dix ans</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Aug 2025 19:36:56 +0000</pubDate>
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<p>L'étude de l'ITIE révèle l'ampleur des flux financiers illicites au Burkina Faso. Apprenez-en davantage sur ce phénomène.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Près de 5 milliards de dollars évaporés en dix ans. L’étude commandée par l’ITIE -Burkina Faso, avec le soutien de la CNUCED, révèle l’ampleur des flux financiers illicites dans le secteur minier, au cœur de l’économie nationale. Entre or, zinc et fraude organisée, c’est un pan entier du potentiel de développement du pays qui s’est dissous dans les sables mouvants de l’opacité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Burkina Faso, l’or n’est pas seulement une ressource. C’est une rente nationale, un instrument de survie budgétaire et une obsession politique. En 2023, le secteur minier pesait 14,8&nbsp;% du PIB, plus de 75&nbsp;% des exportations et 20&nbsp;% des recettes publiques. Mais derrière ces chiffres triomphants se cache une réalité plus sombre&nbsp;: l’artisanat minier, mal encadré, produit jusqu’à 30&nbsp;tonnes d’or par an sans contrôle sérieux, échappant aux radars fiscaux et alimentant les flux financiers illicites, selon le rapport ITIE.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-hemorragie-chiffree"><strong>Une hémorragie chiffrée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les conclusions de l’étude sont implacables&nbsp;: 4,93&nbsp;milliards de dollars (près de 2 775&nbsp;milliards de FCFA) de flux illicites entre 2012 et 2021. L’or concentre 61&nbsp;% de ce total, suivi du zinc avec 32&nbsp;%. Derrière les chiffres, des pratiques bien connues&nbsp;: sous-facturation systématique, contrebande, exportations non déclarées, factures truquées, sociétés-écrans et comptoirs clandestins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les divergences mises à jour entre les déclarations d’exportation du Burkina et les données d’importation des pays partenaires, notamment via la base UN Comtrade, trahissent l’ampleur du phénomène. Une mission d’enquête menée aux Émirats arabes unis, destination clé de l’or burkinabè frauduleux, a confirmé le rôle central de Dubaï comme hub de la contrebande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les exemples abondent. En 2022, 39&nbsp;cas de fraude liés au commerce de l’or ont été documentés par l’ITIE, tandis que les autorités saisissaient des lingots contrefaits d’une valeur de 15&nbsp;millions de dollars. Une étude de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF), en 2023, a montré comment corruption et insécurité se nourrissent mutuellement, transformant certaines zones minières en caisses noires pour les groupes armés, précise le même document.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-qui-aurait-pu-etre"><strong>Ce qui aurait pu être…</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les 4,93&nbsp;milliards disparus laissent songeurs&nbsp;: de quoi bâtir 88 589&nbsp;écoles ou 15 867&nbsp;centres de santé. À l’heure où l’État peine à financer ses dépenses sociales, ces chiffres donnent la mesure du manque à gagner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour colmater la brèche, l’étude propose un arsenal de réformes&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>formaliser l’exploitation artisanale, en attribuant des zones minières dédiées ;</li>



<li>digitaliser les titres miniers et la collecte des taxes ;</li>



<li>créer une structure autonome de surveillance du secteur ;</li>



<li>renforcer le partage de données entre douanes, fisc, mines et sécurité ;</li>



<li>intégrer une typologie des fraudes dans les rapports ITIE et promouvoir la redevabilité.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement, qui a inscrit la lutte contre les flux financiers illicites dans son agenda sécuritaire et économique, promet d’agir. Un plan d’action quinquennal est déjà lancé pour suivre les coûts et les acteurs des projets miniers.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-enjeu-de-la-souverainete"><strong>L’enjeu de la souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la technique, c’est une bataille politique. L’or du Burkina finance aujourd’hui autant les caisses de l’État que celles des réseaux criminels. Le choix est simple&nbsp;: soit les milliards continuent de filer vers Dubaï et d’autres paradis opaques, soit ils sont réinvestis dans les écoles, les routes et les hôpitaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude de l’ITIE et de la CNUCED met le pays devant son miroir&nbsp;: la richesse minière peut être une chance historique, ou une malédiction aggravant l’insécurité et la pauvreté. À Ouagadougou, le temps des rapports est passé ; celui des actes ne peut plus attendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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