<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des sécurité régionale &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/securite-regionale/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/securite-regionale/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 05 May 2026 11:05:06 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des sécurité régionale &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/securite-regionale/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Mali : dialogue, force… et après ? Les angles morts de Tebboune </title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-dialogue-force-et-apres-les-angles-morts-de-tebboune/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-dialogue-force-et-apres-les-angles-morts-de-tebboune/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Accords d’Alger]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[analyse politique]]></category>
		<category><![CDATA[crise au sahel]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue politique]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie algérienne]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique africaine]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[relations Mali-Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22208</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le président algérien Abdelmadjid Tebboune appelle au dialogue au Mali. Une position critiquée pour ses limites face à une crise sahélienne en mutation. Analyse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Les déclarations du président algérien&nbsp;Abdelmadjid Tebboune — dans son entretien périodique avec les médias nationaux, diffusées le samedi 2 mai 2026&nbsp;—&nbsp;appelant au dialogue au Mali, relancent un débat ancien sur les voies de sortie de crise au Sahel. Mais à l’heure où le conflit a profondément changé de nature, cette approche, déjà éprouvée, interroge par son absence d’alternative et son décalage avec les réalités sécuritaires actuelles.</em></strong></p>



<p>Parler du Mali sans tenir compte de la transformation profonde de sa crise sécuritaire relève aujourd’hui moins de l’analyse que de la récitation. Les propos du président algérien Abdelmadjid Tebboune en sont une illustration frappante : un discours familier, presque immuable, qui continue de privilégier le dialogue comme horizon unique, en dépit des échecs accumulés.&nbsp;</p>



<p>Pourtant, en y regardant de près, cette prise de position n’a rien d’étonnant pour qui sait que l’Algérie a toujours servi de base-arrière pour les groupes armés terroristes opérant au Mali et au sahel. Acculés par les forces armées maliennes ou par la force unifiée AES (FU-AES), ces groupes se réfugient généralement sur le territoire algérien au vu et au su des autorités de la République algérienne démocratique et populaire, qui semblent ignorer la sacralité du voisinage.&nbsp;&nbsp;A chaque fois que la guerre tourne en leur défaveur ou qu’ils sont blessés, les groupes armés terroristes se rendent en Algérie pour se soigner, se réfugier voire se ravitailler. Sûrement que ce pays frontalier a signé des accords gagnant-gagnant avec ces ennemis de son voisin malien ou simplement il sert des intérêts étrangers ou les deux à la fois.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le retour d’une doctrine qui a montré ses limites</strong></h2>



<p>En appelant les autorités maliennes à «&nbsp;<em>discuter avec leur peuple</em>&nbsp;», le chef de l’État algérien s’inscrit dans une tradition diplomatique ancienne. Celle qui a notamment porté les Accords d’Alger, censés stabiliser durablement le pays. Mais une décennie plus tard, le constat est difficile à contourner : ces mécanismes n’ont ni empêché la fragmentation du territoire, ni stoppé l’expansion des groupes armés, encore moins restauré la confiance entre les acteurs nationaux. Continuer à brandir le dialogue comme solution miracle sans en interroger les limites revient à reconduire une approche chaotique avec comme arrière-plan idéologique l’émiettement territorial du Mali, toute cause contraire à la devise nationale&nbsp;: «&nbsp;<em>Un Peuple-Un But-Une Foi.&nbsp;</em>»</p>



<p>Est-il besoin encore de rappeler tous les efforts consentis par le Mali dans le sens du dialogue&nbsp;? Depuis son indépendance en 1960, le Mali a multiplié les accords de paix avec les groupes rebelles, principalement Touaregs du Nord, dans une dynamique récurrente marquée par des cessez-le-feu, suivis toujours de reprises des hostilités. Des premières rébellions aux accords structurants comme ceux de Tamanrasset (1991) et le Pacte national (1992), puis l’accord d’Alger de 2006 et enfin l’Accord pour la paix et la réconciliation de 2015, chaque tentative a cherché à combiner démilitarisation, décentralisation, intégration des ex-combattants et développement local. Toutefois, ces dispositifs ont été suivis par la reprise des hostilités. La rupture officielle de l’Accord d’Alger en 2024, après la reprise des combats dans le nord, illustre l’échec d’un cycle d’accords incapables à instaurer une paix durable au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une lecture incomplète de la crise malienne</strong></h2>



<p>L’autre problème dans cette déclaration du président algérien est sa propension au réductionnisme. Tebboune ramène tout le problème malien à celui d’une volonté indépendantiste. Or, tout observateur averti ou sincère saura que ce ne sont pas seulement les indépendantistes qui évoluent sur ce territoire puisque la présence du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), ainsi que d’autres groupes terroristes, est signalée. Inutile de souligner à nouveau les largesses de l’Algérie vis-à-vis de ces groupes criminels.&nbsp;&nbsp;Qu’il nous souvienne que c’est cette même Algérie qui avait détruit un drone malien le 1<sup>er</sup>&nbsp;avril 2025 au motif que celui-ci avait violé son espace aérien. La triste vérité est que ce drone, dans le cadre d’une mission de surveillance en territoire malien, était sur le point de neutraliser des chefs terroristes en réunion de coordination.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Pour les attaques du 25 avril dernier, il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que le JNIM et le Front de libération de l’Azawad (FLA) se sont alliés pour s’attaquer à la nation malienne. Dès lors, le FLA ne bascule-t-il pas directement dans le terrorisme&nbsp;? Doit-on continuer à soutenir ce mouvement comme étant animé uniquement d’une volonté indépendantiste&nbsp;ou sécessionniste ? Ce serait de la mauvaise foi.</p>



<p>Les propos de Abdelmadjid Tebboune reposent sur une hypothèse implicite : la crise malienne serait avant tout politique, et donc soluble dans la négociation. Or, cette grille de lecture est aujourd’hui incomplète voire erronée. Le conflit sahélien s’est transformé en une guerre asymétrique, transfrontalière, où s’entremêlent activités criminelles, «&nbsp;<em>expansion idéologique</em>&nbsp;» manipulations géopolitiques. Dans ce contexte, réduire la réponse à un face-à-face entre pouvoir et «&nbsp;<em>peuple</em>» revient à simplifier à l’excès une réalité autrement plus complexe. Désormais au Mali, ce sont les groupes terroristes, les bandits armés et leurs sponsors internes et externes qui s’emprennent aux intérêts de l’État.</p>



<p>Pour ceux qui vont penser que ces accusations ne sont que des théories du complot ou de la propagande militaro-politicienne, qu’ils nous disent alors ce qui bloque le dossier malien aux Nations unies.&nbsp;Le Mali a saisi le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, en août 2022, en vue de présenter les preuves du soutien de la France aux groupes terroristes évoluant sur son territoire, notamment par la fourniture de renseignements et d’équipements. Dans une correspondance datée du 16 août et signée par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, le Mali a sollicité la tenue d’une réunion d’urgence afin d’examiner la situation sécuritaire du pays. Mais rien ne fut fait.&nbsp;</p>



<p>En 2024, le gouvernement du Mali a annoncé la rupture immédiate de ses relations diplomatiques avec l’Ukraine, invoquant une «&nbsp;<em>implication reconnue et assumée</em>&nbsp;» de Kiev dans les affrontements survenus en fin juillet à Tinzaouatene, dans la région de Kidal, entre les Forces armées maliennes, les rebelles du CSP-DPA et des groupes affiliés à al-Qaïda. Dans un communiqué relayé par le porte-parole du gouvernement, l’actuel Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, les autorités maliennes affirmaient que cette implication avait été mise en évidence par une vidéo publiée par l’ambassade d’Ukraine à Dakar, dans laquelle le responsable du renseignement militaire ukrainien, Andriy Yusov, se félicitait d’avoir fourni des informations aux rebelles avant les combats, tandis que l’ambassadeur Yurii Pyvovarov y exprimait son soutien. La diffusion de cette séquence a conduit les autorités sénégalaises à convoquer l’ambassadeur ukrainien pour lui rappeler ses obligations de retenue et de non-ingérence, avant que la vidéo ne soit retirée des réseaux sociaux.</p>



<p>Après tout ceci, oserait-on encore parler de théorie du complot ou de propagande&nbsp;? La crise sécuritaire au Mali est créée et entretenue par des acteurs extérieurs avec l’appui d’acteurs intérieurs comme le prouvent les derniers évènements en date du 25 avril. Les investigations du Tribunal militaire de Bamako ont permis d’établir les faits&nbsp;: «&nbsp;<em>Les investigations menées ont permis, à ce stade, d&rsquo;établir un faisceau d&rsquo;éléments solides relatifs à la complicité de certains militaires, militaires radiés ou en instance de radiation des effectifs, notamment leur participation à la planification, à la coordination et à l&rsquo;exécution des attaques sus indiquées avec l&rsquo;implication notoire de certains hommes politiques, dont le Docteur Oumar Mariko.</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai du Procureur de la République près le tribunal militaire de Bamako&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le paradoxe du « ni force ni alternative »</strong></h2>



<p>L’Algérie revendique une ligne constante : ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures du Mali. Une position officiellement irréprochable. Mais dans les faits, son rôle historique de médiateur, son implication dans les processus de paix et sa centralité géographique dans l’espace sahélien en font un acteur incontournable — et donc, de facto, «&nbsp;influent.&nbsp;»</p>



<p>C’est précisément cette ambiguïté qui alimente les interrogations : peut-on être à la fois extérieur au conflit et structurant dans sa gestion ? Cela est difficile.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>La force ne règle pas les problèmes</em>&nbsp;», affirme le président algérien. L’argument est connu, souvent répété, parfois pertinent. Mais il ouvre une contradiction majeure : si l’usage de la force est rejeté, et si le dialogue a montré ses limites, quelle est alors l’alternative stratégique ? Quelle est la troisième voie que préconise le «&nbsp;<em>médiateur algérien</em>&nbsp;». Sur ce point, le discours reste silencieux. Or, dans un environnement aussi instable que le Sahel, l’absence de proposition équivaut à une absence de vision cohérente.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une parole diplomatique en décalage</strong></h2>



<p>Ce décalage est d’autant plus visible que le Mali, comme d’autres pays de la région, a engagé une recomposition de ses alliances et de son appareil sécuritaire. Cette dynamique, qu’on l’approuve ou non, traduit une volonté de rupture avec les schémas antérieurs. Face à cela, la posture algérienne est figée, comme si la crise sahélienne pouvait encore être abordée avec les référentiels d’hier.</p>



<p>Enfin, les déclarations de Abdelmadjid Tebboune s’inscrivent dans une rhétorique prétendument morale : appel à la raison, invocation de la fraternité, mise en garde contre l’extrémisme. Mais dans un contexte de guerre prolongée, la morale ne suffit pas à construire une stratégie. Elle peut éclairer une position, mais elle ne remplace ni l’analyse, ni l’innovation politique.</p>



<p>L’Algérie reste un acteur majeur du Sahel. Son expérience diplomatique, sa connaissance des dynamiques régionales et son poids politique pourraient constituer des atouts décisifs. Mais encore faudrait-il que cette influence s’accompagne d’un renouvellement de la pensée stratégique. Car à force de répéter les mêmes principes face à une crise qui change de nature, le risque est grand de transformer une position historique en posture d’immobilisme.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-dialogue-force-et-apres-les-angles-morts-de-tebboune/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22208</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Attaques terroristes au Mali : une stratégie de déstabilisation politique et géopolitique</title>
		<link>https://saheltribune.com/attaques-terroristes-mali-strategie-destabilisation-politique-geopolitique/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/attaques-terroristes-mali-strategie-destabilisation-politique-geopolitique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 11:50:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des États du sahel]]></category>
		<category><![CDATA[attaques du 25 avril 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[Front de libération de l’Azawad]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[guerre hybride]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie de déstabilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Terrorisme au Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Transition malienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22077</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les attaques coordonnées du 25 avril 2026 au Mali illustrent une stratégie de déstabilisation visant l’État et sa souveraineté. Analyse des enjeux sécuritaires, politiques et géopolitiques du conflit malien.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Les attaques coordonnées qui ont visé plusieurs villes maliennes le 25 avril 2026 ne constituent pas seulement un épisode sécuritaire de plus dans une crise sahélienne qui dure depuis plus d’une décennie. Elles s’inscrivent dans une stratégie plus vaste de déstabilisation politique et psychologique visant le pouvoir de transition installé à Bamako.</em></strong></p>



<p>Tôt dans la matinée, des groupes armés ont pris pour cibles plusieurs points sensibles dans la capitale malienne et dans différentes localités du pays. Selon plusieurs sources, ces attaques ont été revendiquées par des combattants du Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (JNIM), organisation affiliée à Al-Qaïda, ainsi que par des éléments liés au Front de libération de l&rsquo;Azawad (FLA). Bamako, Kati, Gao, Sévaré, Kidal et Mopti figurent parmi les villes ciblées.</p>



<p>Dans une communication officielle diffusée en fin de journée, le porte-parole du gouvernement malien, le général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, a indiqué que le bilan provisoire faisait état de seize blessés, civils et militaires confondus, pris en charge par les structures sanitaires. Il a également assuré que la situation était «&nbsp;<em>totalement sous contrôle</em>&nbsp;» dans l’ensemble des localités concernées, évoquant des dégâts matériels limités.</p>



<p>Des couvre-feux ont néanmoins été instaurés dans plusieurs villes, signe que les autorités entendent prévenir toute tentative d’extension des violences.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stratégie de déstabilisation</strong></h2>



<p>Pour de nombreux observateurs de la crise malienne, ces attaques coordonnées ne sont pas totalement inattendues. Elles interviennent dans un contexte géopolitique particulièrement tendu, marqué par la recomposition des alliances régionales et par la volonté affichée des autorités de transition de redéfinir les rapports de souveraineté avec les partenaires étrangers.</p>



<p>Dès novembre 2025, lors de l’inauguration de la deuxième mine de lithium de Bougouni, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, avait évoqué ce qu’il qualifiait de «&nbsp;<em>guerre psychologique</em>&nbsp;» visant le Mali. Selon lui, les groupes armés cherchent à exploiter la peur collective et à provoquer un climat d’instabilité dans les grands centres urbains afin de détourner l’attention des autorités. Cette stratégie permettrait, dans le même temps, de fragiliser le contrôle de certaines zones stratégiques du nord du pays.</p>



<p>Les <a href="https://www.facebook.com/share/v/1a6qFAwVrq/">régions</a> de Kidal, Ber, Tombouctou, Gao ou encore Ménaka constituent depuis plusieurs années des espaces de rivalités où se croisent insurrections armées, trafics transnationaux et enjeux géopolitiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le terrorisme comme instrument géopolitique</strong></h2>



<p>Devant la diaspora malienne réunie en Russie le 24 juin 2025, Assimi Goïta avait déjà avancé une lecture plus large du conflit. Selon lui, le terrorisme constitue aujourd’hui une «&nbsp;<em>nouvelle forme de colonisation</em>&nbsp;» et un instrument de pression géopolitique dans un contexte de recomposition des équilibres internationaux. Dans cette dynamique, les groupes armés ne sont pas uniquement des acteurs locaux, mais également les relais indirects d’intérêts stratégiques extérieurs.</p>



<p>Revenons aux faits. L’attaque coordonnée du samedi intervient juste quelques jours après l’intrusion de Oumar Mariko, leader politique en exil depuis des années déjà, dans une localité tenue secrète où il a pu rencontrer des otages maliens détenus par le JNIM. Ce déplacement, avec l’appui de la France, n’était qu’une diversion ou participait plutôt à la préparation de ce coup contre la République. Oumar Mariko se serait finalement arrangé, officiellement du côté des ennemis de son pays. Outre ce cas Mariko, il convient de rappeler la complicité des voisins algériens et mauritaniens dans ce conflit contre le Mali.&nbsp;Le président mauritanien&nbsp;Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani&nbsp;a effectué une visite d&rsquo;État de trois jours en France, le 15 avril 2026, sur invitation d&rsquo;Emmanuel Macron.&nbsp;Pourtant, la relation entre l’Algérie, la Mauritanie, l’Algérie et les groupes armés terroristes évoluant sur le territoire malien n’est plus à démontrer.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un conflit aux multiples fronts</strong></h2>



<p>Le pouvoir malien met l’accent régulièrement sur la spécificité de la crise sécuritaire à laquelle le pays fait face. Lors de la présentation des vœux des forces vives de la nation en janvier 2026, le général Assimi Goïta rappelait que l’armée malienne devait lutter simultanément contre plusieurs formes de menaces : les groupes terroristes, les mouvements rebelles, les réseaux de narcotrafic, le banditisme organisé et les tensions intercommunautaires. Dans ce contexte, la stabilisation du territoire devient un processus long et complexe.&nbsp;</p>



<p>Pour les autorités de transition, la bataille ne se joue pas seulement sur le terrain militaire. Elle se mène aussi dans les esprits. «&nbsp;<em>Ce combat est aussi un combat mental</em>&nbsp;», répète régulièrement le chef de l’État malien, appelant les citoyens à faire preuve de cohésion nationale et à ne pas céder à la panique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les initiatives nationales pour la paix&nbsp;</strong></h2>



<p>L’adoption de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation constitue l’un des piliers de la stratégie des autorités maliennes pour reconstruire l’unité nationale après plus d’une décennie de crise sécuritaire et politique. Élaborée à l’issue du Dialogue inter-maliens organisé en 2024, cette charte vise à proposer un cadre strictement national de règlement des différends, après la dénonciation de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger. En fixant des orientations politiques, institutionnelles et sociales autour du vivre-ensemble, du renforcement de la cohésion nationale et de la stabilisation du pays, ce texte entend refonder les bases du contrat social malien. Les autorités de la Transition, dirigées par le président Assimi Goïta, présentent ainsi la Charte comme un instrument central pour accompagner la reconstruction de l’État et répondre aux défis sécuritaires persistants.</p>



<p>Dans cette même dynamique, la création de l’Observatoire de la Paix et de la Réconciliation nationale marque une étape importante dans l’opérationnalisation de cette charte. Par un décret signé le 2 mars 2026, le chef de l’État a procédé à la nomination des membres de cette instance, placée sous la présidence de l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, également président de la commission de rédaction de la Charte. L’Observatoire rassemble plusieurs personnalités issues de la sphère politique, administrative, religieuse et de la société civile, parmi lesquelles Zeïni Moulaye, Fatoumata Sékou Dicko et le guide religieux Thierno Hady Thiam. Chargé de suivre la mise en œuvre des engagements contenus dans la Charte, d’en évaluer l’application et de formuler des recommandations aux autorités, cet organe doit contribuer à inscrire durablement les efforts de paix et de réconciliation dans l’architecture institutionnelle du Mali.</p>



<p><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/attaques-terroristes-mali-strategie-destabilisation-politique-geopolitique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22077</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : l’armée annonce plusieurs frappes contre des groupes armés dans les régions de Nioro et de Kidal</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-larmee-annonce-plusieurs-frappes-contre-des-groupes-armes-dans-les-regions-de-nioro-et-de-kidal/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-larmee-annonce-plusieurs-frappes-contre-des-groupes-armes-dans-les-regions-de-nioro-et-de-kidal/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[armée malienne]]></category>
		<category><![CDATA[défense]]></category>
		<category><![CDATA[fama]]></category>
		<category><![CDATA[frappe aérienne]]></category>
		<category><![CDATA[groupes armés terroristes]]></category>
		<category><![CDATA[jihadisme]]></category>
		<category><![CDATA[Kidal]]></category>
		<category><![CDATA[Lakamane]]></category>
		<category><![CDATA[lutte antiterroriste]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Nioro du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[opération de ratissage]]></category>
		<category><![CDATA[opération militaire]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[véhicules détruits]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21980</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, l’armée intensifie ses opérations antiterroristes. Des frappes ciblées ont visé des groupes armés à Nioro du Sahel et au nord de Kidal.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Les forces armées maliennes affirment avoir mené, le 18 avril, plusieurs opérations aériennes et terrestres contre des positions de groupes armés terroristes dans l’ouest et le nord du pays. Plusieurs combattants ont été neutralisés et du matériel logistique détruit.</em></strong></p>



<p>Les Forces armées maliennes ont annoncé, dimanche 19 avril, avoir mené une série d’opérations militaires contre des groupes armés terroristes dans différentes zones du territoire national, notamment dans les régions de Nioro du Sahel et de Kidal.</p>



<p>Selon l’état-major général des armées, une première opération a été conduite dans la matinée du 18 avril 2026 dans la localité de Lakamane, située dans la région de Nioro. Des vecteurs aériens de l’armée malienne y ont effectué une frappe ciblée contre ce qui est présenté comme «&nbsp;<em>un important refuge de groupes armés terroristes</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-materiel-logistique-saisi"><strong>Matériel logistique saisi</strong></h2>



<p>Dans la foulée de cette frappe, des unités terrestres ont été déployées pour fouiller la zone. L’armée affirme avoir récupéré plusieurs équipements et moyens de transport utilisés par les combattants armés, dont deux têtes de citerne, un pick-up, un minicar, un véhicule de type Toyota Land Cruiser, quatorze motos et un tricycle, ainsi que divers matériels logistiques.</p>



<p>Selon l’état-major, l’opération s’est soldée par la destruction totale du refuge et la neutralisation de plusieurs combattants. Aucune précision n’a toutefois été donnée sur le nombre exact de victimes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-seconde-frappe-au-nord-de-kidal"><strong>Une seconde frappe au nord de Kidal</strong></h2>



<p>Au cours de la même journée, une mission de reconnaissance menée à environ 82 kilomètres au nord de Kidal a permis de repérer trois véhicules pick-up appartenant à des groupes armés, dissimulés sous des arbres.</p>



<p>Les forces maliennes indiquent avoir procédé à une nouvelle frappe dite «&nbsp;<em>chirurgicale</em>&nbsp;», qui a permis de neutraliser l’ensemble du groupe armé ainsi que les trois véhicules.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-operations-appelees-a-se-poursuivre"><strong>Des opérations appelées à se poursuivre</strong></h2>



<p>Dans son communiqué, l’état-major assure que les opérations de recherche et de neutralisation des groupes armés se poursuivent sur l’ensemble du territoire national.</p>



<p>Ces annonces interviennent dans un contexte où le Mali intensifie ses opérations militaires contre les groupes armés terroristes et les organisations armées présentes dans le nord et le centre du pays. Depuis plusieurs mois, l’armée malienne multiplie les frappes aériennes et les opérations de ratissage dans différentes régions du pays.</p>



<p>Le commandement militaire affirme poursuivre ces opérations dans l’objectif de restaurer la sécurité et le contrôle de l’État sur l’ensemble du territoire.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-larmee-annonce-plusieurs-frappes-contre-des-groupes-armes-dans-les-regions-de-nioro-et-de-kidal/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21980</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Sahel : accords-cadres pour une force conjointe entre Bamako, Ouagadougou et Niamey</title>
		<link>https://saheltribune.com/sahel-accords-cadres-pour-une-force-conjointe-entre-bamako-ouagadougou-et-niamey/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/sahel-accords-cadres-pour-une-force-conjointe-entre-bamako-ouagadougou-et-niamey/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Qaïda]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des États du sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[chefs d’état-major]]></category>
		<category><![CDATA[coopération militaire]]></category>
		<category><![CDATA[défense commune]]></category>
		<category><![CDATA[État islamique]]></category>
		<category><![CDATA[Force unifiée]]></category>
		<category><![CDATA[groupes armés]]></category>
		<category><![CDATA[intégration militaire]]></category>
		<category><![CDATA[lutte antiterroriste]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[opérations conjointes]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[stabilité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie sécuritaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21962</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les accords-cadres au Burkina Faso ouvrent la voie à une défense commune entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Les chefs d’état-major du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont franchi une nouvelle étape dans la construction d’un dispositif sécuritaire commun. Réunis à Ouagadougou, ils ont validé des accords-cadres pour structurer la future force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES), dans un contexte régional marqué par une insécurité persistante.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Face à la montée des menaces terroristes, les trois pays sahéliens entendent mutualiser leurs moyens pour bâtir une défense autonome.</p>



<p>La capitale burkinabè a accueilli, le 17 avril, la première réunion du comité des chefs d’état-major des armées de l’AES. Cette rencontre, présidée par le général de brigade Moussa Diallo, marque une étape structurante dans la concrétisation du projet de force unifiée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-defense-commune-et-souveraine"><strong>Vers une défense commune et souveraine</strong></h2>



<p>Ses homologues du Mali et du Niger, Oumar Diarra et Moussa Salaou Barmou, ont également pris part aux travaux. Ensemble, ils ont jeté les bases d’une coordination militaire renforcée entre les trois pays membres de la Confédération.</p>



<p>À l’issue de la réunion, les participants ont annoncé la signature d’accords-cadres visant à encadrer le développement de la force unifiée. Selon le communiqué officiel, cette initiative constitue «&nbsp;<em>une étape cruciale</em>&nbsp;» dans la mise en place progressive d’un dispositif militaire commun.</p>



<p>L’ambition affichée est de bâtir une défense&nbsp;<em>« autonome, souveraine et efficace</em>&nbsp;», capable de répondre aux défis sécuritaires spécifiques de l’espace sahélien. Cette orientation s’inscrit dans une volonté politique plus large de réduction de la dépendance aux partenaires extérieurs en matière de sécurité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-militaire-d-envergure"><strong>Un projet militaire d’envergure</strong></h2>



<p>Selon des informations relayées par le média Burkina24, la future force unifiée pourrait atteindre un effectif de 15 000 hommes. Un tel dispositif représenterait un tournant majeur dans l’architecture sécuritaire régionale, en permettant une meilleure coordination des opérations militaires transfrontalières.</p>



<p>Cette montée en puissance vise à renforcer la capacité des États membres à mener des actions conjointes contre les groupes armés, tout en optimisant l’utilisation des ressources humaines et matérielles.</p>



<p>Depuis plus d’une décennie, le Sahel est confronté à une dégradation de la situation sécuritaire. Des groupes affiliés à État islamique et à Al-Qaïda opèrent dans la région, exploitant les fragilités étatiques et les vastes zones frontalières.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-nouvelle-doctrine-securitaire-regionale"><strong>Une nouvelle doctrine sécuritaire régionale</strong></h2>



<p>Initialement concentrés dans le nord du Mali après l’insurrection touarègue de 2012, ces groupes ont progressivement étendu leur influence vers le Burkina Faso et le Niger.</p>



<p>La mise en place de la force unifiée de l’AES traduit une évolution doctrinale majeure. Elle repose sur une approche intégrée, fondée sur la solidarité régionale et la mutualisation des capacités militaires.</p>



<p>Au-delà de la dimension opérationnelle, ce projet incarne une volonté politique de reprendre le contrôle des enjeux sécuritaires à l’échelle régionale. Il s’inscrit également dans une dynamique de redéfinition des alliances et des partenariats stratégiques dans le Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-chantier-encore-en-construction"><strong>Un chantier encore en construction</strong></h2>



<p>Si la signature des accords-cadres constitue une avancée significative, de nombreux défis restent à relever. La coordination des armées, l’harmonisation des doctrines d’intervention et le financement du dispositif seront déterminants pour la réussite du projet.</p>



<p>Dans un contexte sécuritaire toujours volatile, la concrétisation de cette force unifiée sera scrutée de près, tant par les populations locales que par les partenaires internationaux.</p>



<p>Avec cette initiative, l’AES franchit une étape remarquable vers la construction d’une architecture sécuritaire propre.&nbsp;</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/sahel-accords-cadres-pour-une-force-conjointe-entre-bamako-ouagadougou-et-niamey/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21962</post-id>	</item>
		<item>
		<title>À Lomé, le Mali appelle à « travailler avec le Sahel », pas à sa place</title>
		<link>https://saheltribune.com/a-lome-le-mali-appelle-a-travailler-avec-le-sahel-pas-a-sa-place/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/a-lome-le-mali-appelle-a-travailler-avec-le-sahel-pas-a-sa-place/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Abdoulaye Diop]]></category>
		<category><![CDATA[Abdourahamane Tiani]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des États du sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[coopération régionale]]></category>
		<category><![CDATA[crise sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Faure Gnassingbé]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim traoré]]></category>
		<category><![CDATA[intégration régionale]]></category>
		<category><![CDATA[interventions internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Lomé]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[partenariat international]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[stabilité]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Togo]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21960</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le discours d'Abdoulaye Diop à Lomé appelle à une refonte des approches internationales pour une sécurité durable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Lors du lancement de la stratégie Sahel du Togo, le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, a plaidé pour une refonte des approches internationales dans la lutte contre le terrorisme. Au cœur de son message : souveraineté, coopération régionale et rejet des modèles imposés de l’extérieur.</em></strong></p>



<p>Réuni à Lomé le 18 avril, à l’occasion du lancement de la stratégie Sahel du Togo, le ministre malien des Affaires étrangères a salué une initiative «&nbsp;<em>inclusive</em>&nbsp;» et adaptée aux réalités sécuritaires de la région. Devant les autorités togolaises et plusieurs partenaires internationaux, Abdoulaye Diop a insisté sur la nécessité d’une action concertée, respectueuse des États directement concernés.</p>



<p>Le diplomate a notamment transmis les remerciements des autorités maliennes, à leur tête le général d’armée Assimi Goïta, au président togolais Faure Gnassingbé pour son engagement en faveur de la stabilité régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-nbsp-victime-de-crises-venues-d-ailleurs-nbsp"><strong>Le Sahel, «&nbsp;victime de crises venues d’ailleurs&nbsp;»</strong></h2>



<p>Dans un discours aux accents politiques, Bamako a rappelé sa lecture des crises sahéliennes. Pour le Mali, celles-ci ne sont pas uniquement endogènes. Abdoulaye Diop a pointé des facteurs externes, évoquant notamment l’intervention occidentale en Libye comme élément déclencheur d’une instabilité durable.</p>



<p>Au-delà du diagnostic, il a appelé à une compréhension globale du phénomène terroriste, intégrant ses dimensions sécuritaires mais aussi sociales, économiques et géopolitiques. Une approche «&nbsp;<em>holistique</em>&nbsp;», selon ses termes, qui guide désormais l’action des pays sahéliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-alliance-des-etats-du-sahel-comme-pivot"><strong>L’Alliance des États du Sahel comme pivot</strong></h2>



<p>Le ministre a longuement défendu la dynamique de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée en juillet 2024 par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Il a mis en avant les résultats obtenus en matière de sécurité, de diplomatie et de développement, autour d’un triptyque devenu central : défense, diplomatie et développement.</p>



<p>Aux côtés du capitaine Ibrahim Traoré et du général Abdourahamane Tiani, le président malien incarne, selon Bamako, une nouvelle vision régionale fondée sur l’intégration et la souveraineté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-critique-assumee-des-interventions-exterieures"><strong>Une critique assumée des interventions extérieures</strong></h2>



<p>Le cœur du message malien réside dans une remise en cause des stratégies internationales. Trop nombreuses, mal coordonnées et parfois déconnectées du terrain, ces initiatives doivent, selon Bamako, être repensées.</p>



<p>«&nbsp;<em>Travailler avec le Sahel et non sur le Sahel</em>&nbsp;», a insisté Abdoulaye Diop, appelant les partenaires à soutenir les politiques nationales plutôt qu’à s’y substituer. Une critique directe des approches jugées paternalistes, voire contre-productives.</p>



<p>Le ministre a également évoqué la nécessité de développer des mécanismes de sécurité «&nbsp;<em>endogènes</em>&nbsp;», financés et pilotés par les Africains eux-mêmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-question-sensible-de-la-confiance-regionale"><strong>La question sensible de la confiance régionale</strong></h2>



<p>Autre point central : la coopération sécuritaire. Si celle-ci est jugée indispensable, elle reste entravée par un déficit de confiance entre États. Bamako appelle à des partenariats pragmatiques, d’abord bilatéraux, avant d’élargir progressivement la coopération.</p>



<p>Le ministre a aussi évoqué, sans les nommer, certains pays accusés de soutenir ou d’abriter des groupes armés, soulignant que la lutte contre le terrorisme exige une définition commune de la menace.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-recomposition-geopolitique-ouest-africaine"><strong>Vers une recomposition géopolitique ouest-africaine</strong></h2>



<p>Dans un contexte marqué par la coexistence de blocs régionaux, le Mali appelle à une nouvelle articulation entre les différentes organisations d’Afrique de l’Ouest. L’objectif : préserver les intérêts des populations tout en évitant la fragmentation des initiatives.</p>



<p>«&nbsp;<em>Nos destins sont liés</em>&nbsp;», a conclu Abdoulaye Diop, plaidant pour une coopération fondée sur la solidarité, la transparence et le respect mutuel.</p>



<p>Au-delà du cadre diplomatique, l’intervention malienne à Lomé s’apparente à une déclaration de doctrine. Elle confirme l’orientation stratégique de Bamako : affirmation de la souveraineté, rejet des ingérences et promotion d’un partenariat redéfini avec la communauté internationale.</p>



<p>Dans une région en recomposition, le Sahel entend désormais peser sur les règles du jeu.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/a-lome-le-mali-appelle-a-travailler-avec-le-sahel-pas-a-sa-place/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21960</post-id>	</item>
		<item>
		<title>15 000 hommes pour tenir le Sahel </title>
		<link>https://saheltribune.com/15-000-hommes-pour-tenir-le-sahel/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/15-000-hommes-pour-tenir-le-sahel/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Apr 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Qaïda]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des États du sahel]]></category>
		<category><![CDATA[armée conjointe]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[coopération militaire]]></category>
		<category><![CDATA[défense]]></category>
		<category><![CDATA[État islamique]]></category>
		<category><![CDATA[Force unifiée]]></category>
		<category><![CDATA[groupes jihadistes]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[opérations militaires]]></category>
		<category><![CDATA[Ouagadougou]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21953</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Confédération des États du Sahel annonce l'augmentation des effectifs de la Force unifiée AES à 15 000 soldats pour plus d'efficacité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Réunis à Ouagadougou, les chefs d’état-major de la Confédération des États du Sahel ont franchi une nouvelle étape dans la structuration de leur outil militaire commun. L’objectif : porter à 15 000 hommes la force conjointe pour lutter contre les groupes armés dans la région.</em></strong></p>



<p>Après une première phase opérationnelle limitée, la montée en puissance de la force conjointe marque un tournant stratégique dans la réponse sécuritaire sahélienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-montee-en-puissance-assumee"><strong>Une montée en puissance assumée</strong></h2>



<p>La Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, entend franchir un cap décisif dans sa stratégie sécuritaire. Selon des informations relayées par le média Burkina24, les effectifs de la Force unifiée devraient atteindre 15 000 soldats.</p>



<p>Cette montée en puissance est au cœur des discussions de la première réunion ordinaire du Comité des chefs d’état-major de la Confédération (CCEMC), organisée les 16 et 17 avril à Ouagadougou. L’objectif affiché de sécuriser un espace sahélien en proie à une instabilité chronique et intensifier la lutte contre les groupes armés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-architecture-militaire-en-construction"><strong>Une architecture militaire en construction</strong></h2>



<p>Au-delà de l’annonce des effectifs, les responsables militaires planchent sur les fondations opérationnelles de cette force conjointe. Plusieurs documents structurants sont à l’étude, notamment le règlement de service en campagne, les règles d’engagement et les modalités de financement.</p>



<p>Pour le chef d’état-major burkinabè, le général Moussa Diallo, l’enjeu de cette rencontre est d’acter les propositions élaborées par les experts afin de rendre la force pleinement opérationnelle. Une fois validés, ces dispositifs doivent permettre le déploiement effectif des troupes sur le terrain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-force-deja-engagee-sur-le-terrain"><strong>Une force déjà engagée sur le terrain</strong></h2>



<p>Créée en mars 2024 par les trois pays du «&nbsp;<em>trio sahélien</em>&nbsp;», la force unifiée n’en est pas à ses débuts. Dès avril de la même année, elle avait mené sa première opération conjointe dans les zones frontalières, ciblant des bases logistiques et des groupes armés.</p>



<p>Fin janvier 2026, le général de brigade Daouda Traoré, commandant de la force, avait présenté un état des lieux des préparatifs au président de la transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta. À cette date, environ 6 000 hommes étaient déjà mobilisés.</p>



<p>Le passage à 15 000 soldats traduit donc une volonté d’élargir l’empreinte opérationnelle et d’accroître la capacité de projection de cette coalition régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reponse-sahelienne-a-une-menace-persistante"><strong>Une réponse sahélienne à une menace persistante</strong></h2>



<p>Depuis plus d’une décennie, la région du Sahel est confrontée à une expansion des groupes terroristes affiliés à État islamique et à Al-Qaïda. Initialement concentrés dans le nord du Mali après l’insurrection de 2012, ces groupes ont progressivement étendu leur influence au Burkina Faso et au Niger.</p>



<p>Face à cette menace transfrontalière, les États de l’AES ont fait le choix d’une réponse coordonnée, rompant avec les dispositifs internationaux antérieurs et misant sur une souveraineté sécuritaire renforcée.</p>



<p>La montée en puissance de la force unifiée s’inscrit dans une logique plus large de réappropriation des enjeux sécuritaires par les États sahéliens. En mutualisant leurs moyens militaires, le Mali, le Burkina Faso et le Niger cherchent à bâtir une réponse autonome face à une crise devenue structurelle.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/15-000-hommes-pour-tenir-le-sahel/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21953</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Le Sahel impose-t-il une nouvelle lecture des conflits territoriaux ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/le-sahel-impose-t-il-une-nouvelle-lecture-des-conflits-territoriaux/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/le-sahel-impose-t-il-une-nouvelle-lecture-des-conflits-territoriaux/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des États du Sahel (AES)]]></category>
		<category><![CDATA[autonomie]]></category>
		<category><![CDATA[conflits africains]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Front Polisario]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[intégrité territoriale]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[politique étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[RASD]]></category>
		<category><![CDATA[recomposition stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[Refondation de l’État]]></category>
		<category><![CDATA[résolution 2797]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara occidental]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21912</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali change de cap en retirant sa reconnaissance à la RASD. Découvrez les enjeux de cette décision stratégique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En retirant sa reconnaissance à la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et en soutenant le plan d’autonomie marocain, le Mali opère un tournant diplomatique majeur. Au-delà d’un simple repositionnement, cette décision traduit une redéfinition profonde de sa doctrine stratégique, à l’intersection des enjeux sécuritaires internes, des recompositions régionales et des nouvelles logiques de puissance en Afrique.</em></strong></p>



<p>L’officialisation par Bamako de son soutien au plan d’autonomie marocain ne saurait être analysée isolément. Elle s’inscrit dans un contexte régional marqué par des crises imbriquées et une reconfiguration des équilibres stratégiques au Sahel. Dans cet espace en mutation, les dynamiques sécuritaires, politiques et territoriales se superposent, révélant une interdépendance croissante des conflits.</p>



<p>La question du Sahara occidental, longtemps perçue comme extérieure aux priorités sahéliennes, s’intègre désormais à cette architecture régionale. En rompant avec sa reconnaissance de la RASD, le Mali redéfinit sa lecture des conflits territoriaux et affirme une nouvelle cohérence diplomatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-la-doctrine-decoloniale-au-paradigme-souverainiste"><strong>De la doctrine décoloniale au paradigme souverainiste</strong></h3>



<p>Contrairement aux orientations historiques héritées des indépendances, fondées sur le principe d’autodétermination, la position actuelle des autorités maliennes marque une inflexion doctrinale. Elle traduit un passage d’un paradigme décolonial à une approche centrée sur la souveraineté, la stabilité interne et la sécurité nationale.</p>



<p>Ce repositionnement constitue un point nodal dans la politique étrangère malienne. Il aligne les choix diplomatiques du pays sur ses priorités internes, notamment la préservation de l’intégrité territoriale face aux mouvements armés dans le nord. En ce sens, Bamako adopte une grille de lecture pragmatique des conflits africains, privilégiant la consolidation des États à toute forme de fragmentation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-trajectoires-securitaires-comparables"><strong>Des trajectoires sécuritaires comparables</strong></h3>



<p>Le rapprochement implicite entre les situations malienne et marocaine éclaire cette évolution. Dans les deux cas, l’État est confronté à des entités politico-militaires contestant son autorité territoriale. Si le Front Polisario bénéficie d’une reconnaissance internationale partielle, les groupes armés maliens restent plus fragmentés et moins institutionnalisés.</p>



<p>Cette analogie structurelle renforce la convergence stratégique entre Bamako et Rabat. Elle traduit une volonté commune de privilégier des solutions politiques fondées sur l’unité territoriale, perçue comme condition essentielle à la stabilité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-algerie-acteur-cle-aux-positions-ambivalentes"><strong>L’Algérie, acteur clé aux positions ambivalentes</strong></h3>



<p>Au cœur de cette recomposition se trouve un acteur incontournable : l’Algérie. Puissance régionale influente, elle joue un rôle complexe dans les deux configurations. À la fois médiatrice dans les crises maliennes — notamment à travers l’Accord d’Alger de 2015 — et soutien affirmé du Front Polisario, Alger incarne une posture ambivalente.</p>



<p>Cette dualité alimente les tensions régionales et contribue à redéfinir les alliances. Pour Bamako, la dénonciation de certains cadres hérités, combinée à ce repositionnement sur la question saharienne, traduit une volonté de s’affranchir des médiations jugées contraignantes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-diplomatie-alignee-sur-les-priorites-internes"><strong>Une diplomatie alignée sur les priorités internes</strong></h3>



<p>En révisant sa position sur la RASD, le Mali opère une mise en cohérence entre politique intérieure et diplomatie extérieure. Ce réalignement s’inscrit dans la dynamique plus large de refondation de l’État et dans l’affirmation d’une souveraineté assumée.</p>



<p>Cette évolution accompagne la montée en puissance de nouvelles alliances régionales, notamment dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les États membres y partagent une même ambition : renforcer leur autonomie stratégique en matière de sécurité, de diplomatie et de développement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-cartographie-des-rapports-de-puissance"><strong>Vers une nouvelle cartographie des rapports de puissance</strong></h3>



<p>Au-delà du cas malien, cette décision reflète une transformation plus profonde du continent africain. Les logiques d’alignement idéologique cèdent progressivement la place à des diplomaties pragmatiques, fondées sur les intérêts nationaux et les impératifs sécuritaires.</p>



<p>Le repositionnement de Bamako participe ainsi à une recomposition des rapports de force en Afrique, où la question de l’intégrité territoriale tend à supplanter les anciennes solidarités politiques. Dans ce nouvel ordre en gestation, le Sahara occidental apparaît comme un révélateur des mutations en cours.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/le-sahel-impose-t-il-une-nouvelle-lecture-des-conflits-territoriaux/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21912</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Session ordinaire d’avril du CNT : 32 textes en examen pour refonder l’État</title>
		<link>https://saheltribune.com/session-ordinaire-davril-du-cnt-32-textes-en-examen-pour-refonder-letat/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/session-ordinaire-davril-du-cnt-32-textes-en-examen-pour-refonder-letat/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 11:58:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[administration publique]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des États du sahel]]></category>
		<category><![CDATA[bonne gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[cadre juridique]]></category>
		<category><![CDATA[CNT]]></category>
		<category><![CDATA[cohésion nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil national de transition]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil supérieur de la magistrature]]></category>
		<category><![CDATA[contrôle parlementaire]]></category>
		<category><![CDATA[décentralisation]]></category>
		<category><![CDATA[défis économiques]]></category>
		<category><![CDATA[éducation et culture]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[fonction publique]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[police nationale]]></category>
		<category><![CDATA[politiques publiques]]></category>
		<category><![CDATA[protection civile]]></category>
		<category><![CDATA[Refondation de l’État]]></category>
		<category><![CDATA[réformes institutionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[session ordinaire avril 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Société de Patrimoine minier du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté nationale]]></category>
		<category><![CDATA[textes législatifs]]></category>
		<category><![CDATA[transparence]]></category>
		<category><![CDATA[Vision Mali Kura]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21863</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La session ordinaire d’avril du CNT examine des textes juridiques pour renforcer le cadre administratif de Mali. En savoir plus.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La session ordinaire d’avril 2026 du Conseil national de Transition (CNT) s’est ouverte le 13 avril au Centre international de conférences de Bamako. Prévue pour durer quatre-vingt-dix jours, elle marque une étape importante dans la vie institutionnelle du pays. Le CNT, organe législatif de la Transition, se prépare à examiner trente-deux textes, dont vingt-quatre nouveaux, inscrits à l’ordre du jour pour renforcer le cadre juridique et administratif du Mali.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p>Conformément à la Constitution, cette session parlementaire, prévue pour une durée maximale de 90 jours, sera consacrée à l’examen de trente-deux textes, dont vingt-quatre nouveaux. Parmi les projets de loi figurent des textes relatifs au Conseil supérieur de la magistrature, à la Police nationale, à la Protection civile, au statut général des fonctionnaires, ainsi qu’à la création de la Société de Patrimoine minier du Mali et de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales. Ces réformes visent à renforcer l’arsenal juridique et institutionnel du pays.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-session-legislative-decisive-nbsp"><strong>Une session législative décisive&nbsp;</strong></h2>



<p>Le général Diaw a exhorté les membres du CNT à faire preuve de rigueur, de responsabilité et d’un sens élevé de l’intérêt national. Il a rappelé que le peuple malien attend du dévouement, de la probité et une gouvernance exemplaire. Le président du CNT a également mis l’accent sur le rôle de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques, considérés comme des leviers essentiels de bonne gouvernance et de transparence. L’objectif est d’inscrire l’action parlementaire dans une logique de résultats concrets.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Parmi les textes en examen, figurent notamment le projet de loi organique fixant les attributions et le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, la ratification de l’ordonnance portant création de la Direction générale de la Police nationale, celle de la Direction générale de la Protection civile, ainsi que la modification de la loi régissant les activités physiques et sportives. Ont également été adoptés le statut général des fonctionnaires, la création de la Société de Patrimoine minier du Mali et de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales, ainsi que la modification de la loi relative au fonds national d’appui aux Collectivités territoriales.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reformes-au-service-de-la-nation-nbsp"><strong>Des réformes au service de la nation&nbsp;</strong></h2>



<p>Le président du CNT a salué l’initiative du chef de l’État, le général Assimi Goïta, qui a décrété la période 2026-2027 «&nbsp;<em>Année de l’éducation et de la culture</em>&nbsp;». Cette décision s’inscrit dans la Vision Mali Kura et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable. L’éducation et la culture sont présentées comme des piliers de la cohésion sociale et de la souveraineté nationale. Le CNT entend accompagner cette dynamique en valorisant le rôle des universités et des institutions éducatives dans l’éclairage des politiques publiques.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Sur le plan sécuritaire et géopolitique, le général Diaw a évoqué la dynamique de l’Alliance des États du Sahel (AES), qu’il considère comme une réponse stratégique aux défis communs de la région. Il a dénoncé certaines ingérences extérieures dans les affaires des États membres et affirmé que l’AES s’impose désormais comme un acteur clé sur la scène internationale. Le CNT a promis une réponse ferme aux résolutions jugées intrusives adoptées par des parlements étrangers concernant les affaires internes des pays sahéliens.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-face-a-ses-defis-securitaire-et-economique-exigeant-nbsp-nbsp"><strong>Un pays face à ses défis sécuritaire et économique exigeant&nbsp;&nbsp;</strong></h2>



<p>Le président du CNT a également abordé les défis économiques et sociaux, notamment les incendies récurrents dans les marchés et centres commerciaux, ainsi que les effondrements de bâtiments. Il a appelé à des mesures structurelles et durables pour renforcer la prévention et la sécurité. Sur le plan énergétique, il a encouragé le gouvernement à explorer les énergies renouvelables afin d’assurer un approvisionnement stable et durable, tout en soutenant les efforts pour garantir la souveraineté alimentaire par la modernisation de l’agriculture et la protection de l’élevage.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Enfin, le général Diaw a rendu hommage aux Forces armées maliennes pour leur engagement patriotique et aux opérateurs économiques qui assurent l’approvisionnement du pays en hydrocarbures malgré les risques. Il a appelé à la cohésion nationale, à la solidarité et à la vigilance face aux campagnes de désinformation. En citant Gandhi, il a invité les parlementaires et les citoyens à produire une nouvelle histoire pour le Mali, transformant les difficultés en atouts. La session ordinaire d’avril 2026 s’annonce ainsi déterminante pour l’avenir du pays.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/session-ordinaire-davril-du-cnt-32-textes-en-examen-pour-refonder-letat/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21863</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Le réalisme diplomatique du Mali</title>
		<link>https://saheltribune.com/le-realisme-diplomatique-du-mali/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/le-realisme-diplomatique-du-mali/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 07:09:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des États du sahel]]></category>
		<category><![CDATA[autodétermination]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[coopération bilatérale]]></category>
		<category><![CDATA[doctrine diplomatique]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique africaine]]></category>
		<category><![CDATA[intégrité territoriale]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[partenariat stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[plan d’autonomie]]></category>
		<category><![CDATA[politique étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[pragmatisme diplomatique]]></category>
		<category><![CDATA[RASD]]></category>
		<category><![CDATA[réalignement diplomatique]]></category>
		<category><![CDATA[recomposition géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[reconnaissance diplomatique]]></category>
		<category><![CDATA[relations Mali-Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[repositionnement stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara occidental]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté nationale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21857</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Comprenez les enjeux diplomatiques liés au Mali-Maroc et les décisions sur la reconnaissance de la RASD dans un contexte géopolitique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En diplomatie, certaines décisions prennent du temps. Celle annoncée par Bamako le 10 avril 2026, consistant à retirer la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), appartient à cette catégorie. Elle n’est ni improvisée ni circonstancielle. Elle est le produit d’une longue maturation stratégique.</em></strong></p>



<p>Depuis 1982, le Mali reconnaissait la RASD, dans le sillage des positions adoptées par de nombreux États africains à l’époque des indépendances, lorsque le principe d’autodétermination constituait un marqueur politique majeur du continent. Mais les réalités géopolitiques ont profondément changé depuis lors. Et les États, confrontés à leurs propres défis de souveraineté et de stabilité, sont contraints d’ajuster leurs doctrines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-defendre-pour-les-autres-ce-qu-on-exige-pour-nous-memes-nbsp"><strong>Défendre pour les autres ce qu’on exige pour nous-mêmes&nbsp;</strong></h2>



<p>Pour le Mali, confronté depuis les années 1990 à des crises sécuritaires et à des mouvements à visée sécessionniste dans le nord de son territoire, la question de l’intégrité territoriale n’est pas une abstraction diplomatique. Elle est une ligne rouge politique et stratégique.</p>



<p>Dans ce contexte, maintenir indéfiniment une position héritée d’un autre cycle historique revenait à entretenir une ambiguïté diplomatique. Le retrait de la reconnaissance de la RASD marque donc une clarification. Bamako choisit désormais d’aligner sa politique extérieure sur un principe simple — défendre pour les autres ce qu’il exige pour lui-même.</p>



<p>Ce choix s’inscrit aussi dans une recomposition plus large des équilibres diplomatiques en Afrique et au Sahel. Le Mali, comme ses partenaires de l’Alliance des États du Sahel, revendique désormais une politique étrangère fondée sur la souveraineté des décisions et la primauté des intérêts nationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-partenariat-solide-malgre-les-turbulences-historiques-nbsp"><strong>Un partenariat solide malgré les turbulences historiques&nbsp;</strong></h2>



<p>Dans ce nouvel environnement stratégique, le rapprochement avec le Maroc marque une évolution logique. Les deux pays ont toujours entretenu des relations particulières, fondées sur des liens historiques, humains et religieux profonds. Malgré les divergences sur la question du Sahara, Rabat et Bamako ont continué à coopérer dans des secteurs essentiels : formation, diplomatie, agriculture ou lutte contre l’extrémisme violent.</p>



<p>Cette continuité diplomatique a souvent été décrite comme une «&nbsp;<em>exception malienne</em>&nbsp;» dans les relations avec le Maroc : une capacité à préserver un partenariat solide malgré un désaccord politique majeur.</p>



<p>Aujourd’hui, ce partenariat pourrait entrer dans une nouvelle phase. L’annonce d’une augmentation des bourses d’études destinées aux étudiants maliens ou encore la levée de certaines restrictions administratives affectant les déplacements des Maliens vers le Maroc illustrent déjà les bénéfices potentiels de ce rapprochement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-epoque-des-alignements-automatiques-est-revolue-nbsp"><strong>L’époque des alignements automatiques est révolue&nbsp;</strong></h2>



<p>Plus largement, la position malienne s’inscrit dans la dynamique diplomatique actuelle autour du dossier du Sahara occidental. En soutenant une solution politique dans le cadre des Nations unies, fondée sur le plan d’autonomie proposé par le Maroc, Bamako rejoint une approche que plusieurs puissances internationales considèrent désormais comme la plus crédible pour sortir d’un conflit figé depuis des décennies.</p>



<p>En réalité, la décision malienne dit beaucoup de l’évolution du continent africain lui-même. L’époque des alignements automatiques et des solidarités idéologiques héritées de la guerre froide s’efface progressivement. Les États africains privilégient désormais des diplomaties de pragmatisme, centrées sur la sécurité, la stabilité et le développement. Le Mali vient d’en donner une illustration.</p>



<p>Dans un monde marqué par les recompositions géopolitiques, les États qui savent adapter leurs positions aux réalités du moment sont ceux qui renforcent le mieux leur souveraineté. En ce sens, la décision de Bamako relève moins d’un changement de cap que d’un acte de lucidité stratégique.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/le-realisme-diplomatique-du-mali/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21857</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Pourquoi le Mali retire-t-il sa reconnaissance de la RASD ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/pourquoi-le-mali-retire-t-il-sa-reconnaissance-de-la-rasd/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/pourquoi-le-mali-retire-t-il-sa-reconnaissance-de-la-rasd/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 14:31:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[alliances stratégiques]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[Commission mixte Mali-Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[coopération bilatérale]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie malienne]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique africaine]]></category>
		<category><![CDATA[intégrité territoriale]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed VI]]></category>
		<category><![CDATA[Nasser Bourita]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[plan d’autonomie marocain]]></category>
		<category><![CDATA[politique étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[RASD]]></category>
		<category><![CDATA[Relations Internationales]]></category>
		<category><![CDATA[résolution 2797]]></category>
		<category><![CDATA[retrait de reconnaissance]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara occidental]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21827</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez les répercussions du retrait de la reconnaissance de la Sahara occidental par le Mali et son impact sur les relations avec le Maroc.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans une déclaration, rendue publique ce vendredi 10 avril 2026 par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Gouvernement du Mali a annoncé une décision diplomatique majeure : le retrait de la reconnaissance de la « République Arabe Sahraouie Démocratique » (RASD). Ce choix s’inscrit dans une volonté de réorienter la politique étrangère du Mali et de renforcer ses relations stratégiques avec le Royaume du Maroc.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p>Le texte officiel rappelle que le Mali et le Maroc entretiennent des liens historiques et fraternels, fondés sur l’amitié sincère, le respect mutuel et une solidarité agissante. Ces relations, consolidées au fil des décennies, ont permis aux deux pays de coopérer dans divers cadres bilatéraux et multilatéraux. La déclaration souligne que cette proximité diplomatique constitue désormais un socle stratégique, renforcé par des initiatives communes dans les instances internationales.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rupture-diplomatique-avec-la-rasd-nbsp"><strong>Une rupture diplomatique avec la RASD&nbsp;</strong></h2>



<p>Dans cette dynamique, Bamako salue la tenue prochaine de la Commission mixte de coopération à Bamako avant la fin de l’année 2026. Ce rendez-vous est présenté comme une étape clé pour approfondir les relations stratégiques entre les deux pays. Il illustre la volonté partagée de donner un nouvel élan à la coopération, en explorant des domaines variés tels que l’économie, la culture, la sécurité et le développement, au bénéfice des deux peuples.&nbsp;</p>



<p>Le Mali exprime sa reconnaissance au Royaume du Maroc et rend hommage à la vision progressiste et humaniste du Roi Mohammed VI. Le texte met en avant les attentions fraternelles dont le Mali a bénéficié, ainsi que le soutien constant du Maroc en faveur de la stabilité et de l’intégrité territoriale du Mali. Cette reconnaissance s’inscrit dans une logique de consolidation de l’unité nationale sous le leadership du Président de la Transition, le Général Assimi Goïta.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahara-au-centre-des-debats"><strong>Le Sahara au centre des débats</strong></h2>



<p>Concernant la question du Sahara, le Mali réaffirme son appui aux efforts de l’ONU et aux actions de l’Envoyé personnel du Secrétaire général. La déclaration cite la Résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025 par le Conseil de sécurité comme cadre de référence. Bamako se positionne ainsi dans une logique de respect du droit international, tout en soutenant les initiatives visant à une solution pacifique et durable de ce différend régional.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le gouvernement malien insiste sur le plan d’autonomie proposé par le Maroc, qu’il considère comme la seule base sérieuse et crédible pour résoudre la question du Sahara. Selon Bamako, une véritable autonomie sous souveraineté marocaine constitue la solution la plus réaliste. Cette position marque un tournant diplomatique, en alignant le Mali sur la vision défendue par Rabat et en s’éloignant de la reconnaissance antérieure accordée à la RASD.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-retrait-de-la-reconnaissance-de-la-rasd-nbsp"><strong>Le retrait de la reconnaissance de la RASD&nbsp;</strong></h2>



<p>La décision de retirer la reconnaissance de la RASD est présentée comme le résultat d’une analyse approfondie des enjeux régionaux. Le Mali estime que ce dossier a un impact direct sur la paix et la sécurité sous-régionales. En rompant avec sa position antérieure, Bamako entend privilégier une approche pragmatique, axée sur la stabilité et la cohérence diplomatique, tout en renforçant son rapprochement stratégique avec le Maroc.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Enfin, le Mali réitère son engagement à poursuivre ses efforts en faveur de la paix et de la sécurité internationales. Le document conclut sur une note de responsabilité et de coopération, affirmant la détermination du pays à contribuer activement à la stabilité régionale. Cette déclaration, en mettant en avant la rupture avec la RASD, marque une étape importante dans la redéfinition des alliances et des orientations stratégiques du Mali sur la scène internationale.</p>



<p>Al’issue d’une audience que lui a accordé, ce vendredi 10 avril 2026, le ministre marocain des Affaires étrangères, de la coopération Africaine et des Marocains résidant à l’Étranger, Nasser Bourita a remercié le Président malien de la Transition, le général Assimi Goïta, au nom de Sa Majesté le Roi Mohammed VI,&nbsp;&nbsp;pour la «&nbsp;<em>décision historique du Mali de retirer sa reconnaissance de la République Arabe Sahraouie Démocratique</em>&nbsp;».</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/pourquoi-le-mali-retire-t-il-sa-reconnaissance-de-la-rasd/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21827</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
