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	<title>Archives des sécurité Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : annulation du bac français, une décision sécuritaire ou diplomatique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>La France annule les épreuves du brevet et du baccalauréat dans les établissements français du Mali pour raisons sécuritaires. Une décision controversée qui interroge l’équité entre élèves et le contexte diplomatique franco-malien.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministère de l&rsquo;Éducation nationale a annoncé le 12 mai l&rsquo;annulation de toutes les épreuves du brevet et du baccalauréat dans les établissements français du Mali, au nom de la «&nbsp;situation sécuritaire&nbsp;». Une décision présentée comme un geste de protection. Qui ressemble davantage à un aveu d&rsquo;impuissance diplomatique — et soulève des questions sérieuses d&rsquo;équité.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un communiqué de quelques paragraphes, rédigé dans la langue froide des circulaires administratives. Mais pour des centaines d&rsquo;élèves du Lycée Liberté de Bamako et des autres établissements français du Mali, il a l&rsquo;effet d&rsquo;une douche froide : pas de brevet, pas de bac, pas d&rsquo;épreuves en juin. À la place, les moyennes annuelles du livret scolaire feront foi. Et pour les candidats individuels — ceux qui ne sont pas inscrits dans un établissement homologué — rendez-vous en septembre pour une session de remplacement, si tout va bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Édouard Geffray, ministre de l&rsquo;Éducation nationale, a décidé «&nbsp;<em>de mettre en place des aménagements d&rsquo;examen&nbsp;</em>» pour les candidats au Mali, en raison, dit le texte, «&nbsp;<em>des événements en cours&nbsp;</em>». La formule est remarquablement vague pour une décision qui affecte concrètement l&rsquo;avenir scolaire de jeunes gens dont le seul tort est de résider dans un pays avec lequel Paris entretient des relations diplomatiques au plus bas depuis des décennies.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Mali rangé entre l&rsquo;Irak et l&rsquo;Iran</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier problème de ce communiqué est son périmètre. Le Mali est classé dans la même liste que Bahreïn, les Émirats arabes unis, l&rsquo;Irak, l&rsquo;Iran, Israël, le Koweït, le Liban et le Qatar. Soit des pays en guerre ouverte, sous bombardements, traversés par des conflits armés actifs impliquant des puissances régionales et internationales. Le Proche et le Moyen-Orient vivent une séquence particulièrement violente depuis mars 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le Mali dans tout ça ? La situation sécuritaire au Sahel est sérieuse, nul ne le conteste. Les groupes terroristes actifs dans les régions de Mopti, Gao et Tombouctou font peser une menace réelle. Mais Bamako, la capitale, où est concentré l&rsquo;essentiel du réseau scolaire français, n&rsquo;est pas Beyrouth sous les bombes. Mettre le Mali sur le même plan que des zones de guerre actives, c&rsquo;est soit une erreur d&rsquo;analyse, soit un choix politique qui ne dit pas son nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car il faut rappeler le contexte : depuis le départ de l’armée française du Mali, les relations franco-maliennes ont atteint un point de rupture inédit. En août 2025, les autorités maliennes ont arrêté un citoyen français à Bamako, pour complot de déstabilisation du pays. La France a contesté ces faits, les qualifiant d&rsquo;infondées. En septembre, Paris a annoncé la suspension de sa coopération antiterroriste avec le Mali et ordonné le départ de deux diplomates maliens. En réponse, Bamako a déclaré persona non grata cinq personnels de l&rsquo;ambassade française.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte de brouille diplomatique majeure, la décision du 12 mai sur les examens ne peut pas être lue indépendamment du reste. Quand le politique se détériore, ce sont toujours les élèves qui paient.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une inégalité de traitement criante</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le second problème est une question d&rsquo;équité élémentaire. Le dispositif mis en place distingue deux catégories d&rsquo;élèves, dont les destins divergent radicalement. Les élèves scolarisés dans un établissement français homologué — en clair, les enfants de familles disposant des ressources nécessaires pour accéder au réseau de l&rsquo;Agence pour l&rsquo;enseignement français à l&rsquo;étranger (AEFE) — se voient attribuer leurs moyennes annuelles, sans épreuves. Leur diplôme est validé, leur année préservée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les candidats sous statut individuel — souvent des élèves maliens ou des familles moins aisées qui ont préparé l&rsquo;examen en dehors des établissements homologués — devront se présenter à une session de remplacement en septembre 2026. Quatre mois supplémentaires d&rsquo;attente, d&rsquo;incertitude, de stress. Quatre mois pendant lesquels les inscriptions en classe supérieure seront probablement déjà fermées, les places en université déjà prises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué du ministère ne s&rsquo;attarde pas sur cette asymétrie. Elle est pourtant fondamentale : une même décision de «&nbsp;<em>protection</em>&nbsp;» produit des effets radicalement inégaux selon que l&rsquo;on appartient ou non au réseau privilégié de l&rsquo;enseignement français à l&rsquo;étranger.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;équité du bac, un principe à géométrie variable</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La France est attachée, en principe, à l&rsquo;universalité de ses diplômes. Le baccalauréat est présenté comme un rite républicain, le même pour tous, de Dunkerque à Bamako. Cette décision en révèle l&rsquo;envers : l&rsquo;égalité des chances s&rsquo;arrête aux frontières du réseau AEFE et de sa sécurité institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le SNES-FSU, principal syndicat des enseignants du secondaire, note que la situation sécuritaire au Mali «&nbsp;<em>depuis plusieurs mois</em>&nbsp;» a perturbé le déroulement des cours — interruptions, enseignement à distance — et les conditions psychologiques de préparation des élèves comme des personnels. Il reconnaît néanmoins que la décision du ministère est intervenue «&nbsp;<em>tardivement</em>&nbsp;». Tardivement : le mot est dit. Les enseignants du réseau le savent, eux qui ont maintenu des cours dans des conditions difficiles pendant des mois, sans que Paris ne prenne la mesure de leur situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il aurait sans doute été possible d&rsquo;organiser les épreuves dans des conditions adaptées, avec des centres sécurisés, comme cela s&rsquo;est fait dans d&rsquo;autres contextes tendus. Il aurait été possible d&rsquo;étendre les aménagements à tous les candidats, sans distinction de statut. Il aurait été possible, aussi, d&rsquo;agir bien plus tôt, dès lors que la détérioration de la situation était connue.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que cette décision révèle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que ce communiqué révèle, en filigrane, c&rsquo;est l&rsquo;état des relations franco-maliennes. La rupture entre Paris et Bamako s&rsquo;est accélérée depuis le retrait des forces françaises du Mali en 2022 et le rapprochement de Bamako avec Moscou. Depuis, les relations bilatérales se sont réduites comme peau de chagrin, au point que maintenir un dispositif d&rsquo;examen normal dans les établissements français du Mali soit devenu — ou soit présenté comme — une impossibilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France reste pourtant un partenaire économique majeur pour le Mali, premier employeur privé étranger direct, premier en nombre d&rsquo;entreprises présentes dans le pays, et premier contributeur étranger aux recettes gouvernementales à hauteur de 20 %. Les liens humains, économiques et culturels entre les deux pays restent profonds, quoi qu&rsquo;en disent les gesticulations diplomatiques des uns et des autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément pourquoi la décision du 12 mai est révélatrice d&rsquo;une impasse : Paris ne sait plus comment gérer sa relation avec Bamako, et c&rsquo;est l&rsquo;institution scolaire — censée être au-dessus des brouilles politiques — qui en fait les frais. Les élèves du Lycée Liberté de Bamako n&rsquo;ont voté ni pour Assimi Goïta, ni pour aucun gouvernement français. Ils voulaient juste passer leur bac.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mobilisation patriotique : le peuple malien uni derrière ses forces armées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 21:44:10 +0000</pubDate>
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<p>Des milliers de Maliens se sont réunis au Stade Mamadou Konaté de Bamako pour afficher leur soutien aux Forces armées maliennes et réaffirmer l’unité nationale après les attaques du 25 avril 2026.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un grand rassemblement patriotique s’est tenu ce samedi 9 mai au Stade Mamadou Konaté de Bamako pour soutenir les Forces armées maliennes et les autorités de la Transition. L’événement, présidé par le Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, ministre de l’Administration territoriale et porte-parole du Gouvernement, a marqué un moment fort d’unité nationale. Le peuple malien s’est mobilisé pour réaffirmer sa solidarité et sa confiance envers ses institutions.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux défis sécuritaires qui secouent le pays, un mouvement de solidarité inédit s’est étendu à travers toutes les régions. L’appel à l’unité lancé à Bamako a trouvé un écho puissant dans les villes et villages du Mali. Ce rassemblement, organisé dans un esprit de recueillement et de détermination, a témoigné d’une volonté commune de résister à la peur et de défendre la stabilité nationale après les attaques du 25 avril.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une mobilisation nationale pour la souveraineté malienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces attaques, qui ont visé plusieurs positions stratégiques, ont coûté la vie au ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Général d’armée Sadio Camara. Malgré cette perte douloureuse, le peuple est resté debout. «&nbsp;<em>Nous ne céderons pas à la peur</em>&nbsp;», ont affirmé les participants. L’événement a servi de catalyseur pour renforcer le lien de confiance entre les citoyens et leurs défenseurs, dans un esprit de résilience et de courage collectif.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le stade était plein à craquer, animé par la présence massive des jeunes et des femmes. La cérémonie a débuté par l’exécution de l’hymne national, en présence de plusieurs ministres et invités de marque. Le griot Bourama Soumano a ouvert les interventions en exaltant la grandeur du pays et de ses dirigeants, rappelant que «&nbsp;<em>la victoire est au bout de l’effort et ensemble, nous vaincrons&nbsp;</em>», avant de ponctuer son discours d’un intermède musical.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les jeunes et les femmes en première ligne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Ibrahim Cissé, président du Conseil National des Jeunes du Mali, a salué la mobilisation citoyenne observée sur tout le territoire. Revenant sur les événements du 25 avril, il a insisté sur le fait que «&nbsp;<em>l’unité malienne est la meilleure réponse face au terrorisme</em>&nbsp;». Il a encouragé un volontarisme accru dans le recrutement au sein des Forces de défense et exhorté les populations à collaborer étroitement avec les FAMa par le partage d’informations.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mme Kouyaté Goundo Sissoko, représentante de la CAFO, a pris la parole pour exprimer la solidarité des femmes. Elle a déploré les attaques coordonnées et appelé à la résilience. «&nbsp;<em>Nous sommes tous des militaires&nbsp;</em>», a-t-elle déclaré, exhortant chaque Malien à ne pas céder à la peur, car c’est ce que recherchent les terroristes. Elle a invité à la vigilance, à la concorde et au don de soi pour préserver la paix et la stabilité.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les leaders communautaires appellent à la responsabilité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Coordinateur des Chefs de quartiers, Seydou Sangaré, a prié pour le repos des âmes des disparus tout en réaffirmant la souveraineté du Mali au sein de l’Alliance des États du Sahel. Il a salué le leadership du Général d’armée Assimi Goïta et mis en garde contre la mauvaise utilisation des réseaux sociaux. «&nbsp;<em>Les médias doivent diffuser une information responsable</em>&nbsp;», a-t-il insisté, appelant à la prudence et à la cohésion nationale.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours du Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly a constitué le point culminant de la journée. Le ministre a souligné qu’à travers cette épreuve difficile, «&nbsp;<em>le Mali reste uni et souverain</em>&nbsp;». Il a dénoncé les attaques du 25 avril, qualifiées de lâches, et félicité le peuple pour sa dignité et son courage. Transmettant les salutations du Président de la Transition, Assimi Goïta, et du Premier ministre Abdoulaye Maïga, il a rendu hommage à la résilience des Maliens.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fidélité et engagement du peuple malien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux campagnes de désinformation venues de l’extérieur, le ministre a opposé la vérité et la solidarité. Il a affirmé que «&nbsp;<em>le Mali n’acceptera jamais que son destin soit écrit par d’autres que les Maliens eux-mêmes</em>&nbsp;». Avec émotion, il a ajouté : «&nbsp;<em>Nous ne pleurons pas nos héros, nous les célébrons</em>&nbsp;», rappelant que leur sacrifice oblige la nation pour l’éternité. Il a appelé à un soutien indéfectible envers ceux qui défendent le pays.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, le Général Coulibaly a souligné que lorsque «&nbsp;<em>le Mali se lève comme un seul homme, c’est toute l’Afrique qui l’observe avec fierté&nbsp;</em>». Cette journée de mobilisation patriotique restera gravée dans la mémoire collective comme un symbole d’unité, de courage et de fidélité à la nation. Le peuple malien, uni derrière ses forces armées, a réaffirmé son engagement à défendre la patrie et à préserver la souveraineté nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : comprendre la nouvelle nature de la guerre au Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Analyse des nouvelles dynamiques de la guerre au Sahel : évolution de la menace terroriste, rôle du Mali et de l’AES, importance de la cohésion sociale et des légitimités locales dans la stabilisation régionale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Sahel, la lutte contre le terrorisme ne se limite plus à un affrontement militaire classique. Elle s’inscrit désormais dans une conflictualité complexe mêlant enjeux sécuritaires et recompositions géopolitiques. Au cœur de cette dynamique, le Mali et l’Alliance des États du Sahel (AES) apparaissent comme un laboratoire des transformations contemporaines de la guerre.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre antiterroriste menée par les États du Sahel ne relève plus des schémas classiques de la conflictualité enseignés dans les doctrines militaires traditionnelles. Elle s’impose désormais comme un phénomène global, où s’entrecroisent dynamiques sécuritaires, crises de légitimité, tensions socio-économiques et recompositions géopolitiques, le tout structuré autour d’un enjeu central : la souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet environnement instable, le Mali, au cœur de l’Alliance des États du Sahel (AES), ne constitue pas seulement un théâtre d’opérations, mais un espace révélateur des mutations contemporaines de la guerre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le déplacement du centre de gravité de la menace</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’évolution récente du conflit met en évidence un déplacement du centre de gravité de la menace. Longtemps confinée aux zones rurales et aux espaces périphériques, l’action des groupes armés s’oriente désormais vers les centres urbains et les lieux de pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique traduit une stratégie de pression diffuse : il ne s’agit plus prioritairement de conquérir des territoires, mais de fragiliser l’État dans ses fonctions essentielles. En perturbant la continuité institutionnelle, en érodant la crédibilité des autorités et en exacerbant les fractures sociales, ces groupes visent une désorganisation progressive du corps politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette évolution, les autorités maliennes ont réaffirmé la primauté de la sécurité et de l’intégrité territoriale, notamment à travers les orientations issues du Conseil supérieur de la défense nationale du 29 avril 2026.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réponse militaire nécessaire mais insuffisante</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les opérations menées par les Forces armées maliennes (FAMa), en coordination avec la Force unifiée de l’AES, témoignent d’une reprise d’initiative. Sécurisation des axes routiers, escortes de convois et neutralisation de groupes armés indiquent une adaptation progressive à une menace mobile et durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette montée en puissance militaire, bien que nécessaire, ne saurait suffire. La nature du conflit impose un changement de cadre d’analyse : il ne s’agit plus d’une confrontation linéaire entre armées régulières et groupes irréguliers, mais d’une guerre diffuse visant les structures profondes des sociétés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’attaquant aux économies locales, aux mécanismes de régulation sociale et au lien de confiance entre populations et institutions, les groupes armés déplacent le champ de bataille vers le tissu social lui-même.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rôle stratégique des autorités traditionnelles et religieuses</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les légitimités traditionnelles et religieuses apparaissent comme des acteurs stratégiques de premier plan. Ancrées dans les communautés et dotées d’une autorité sociale souvent antérieure à l’État moderne, elles jouent un rôle essentiel dans la régulation des conflits locaux et la cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur affaiblissement a, dans certaines zones, facilité l’implantation des groupes armés. À l’inverse, leur réintégration dans les dispositifs de stabilisation peut contribuer à restaurer l’autorité et à reconstruire le lien social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reconnaissance de leur rôle dans le cadre institutionnel constitue une avancée, mais leur efficacité dépendra de leur intégration opérationnelle dans les politiques publiques territoriales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’AES, une tentative de réponse régionale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle régionale, la mise en place de la Force unifiée de l’AES marque une inflexion stratégique significative. En mutualisant les moyens militaires, en coordonnant le renseignement et en harmonisant les opérations, le Mali, le Burkina Faso et le Niger entendent dépasser les limites des réponses strictement nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique traduit une volonté de réappropriation collective de la sécurité, fondée sur une souveraineté assumée et partagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette recomposition s’inscrit dans un environnement géopolitique complexe. Les États sahélo-sahariens évoluent dans un espace traversé par des rivalités d’influence, des intérêts économiques divergents et des alliances fluctuantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stabilisation qui dépend aussi du lien social</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La stabilité d’un État repose sur un équilibre constant entre capacité militaire, solidité institutionnelle et cohésion sociale. Or, dans le contexte sahélien, cette cohésion est devenue un espace central de confrontation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les groupes armés ne ciblent plus uniquement les forces de défense : ils exploitent les fractures sociales, attisent les tensions communautaires et installent une insécurité durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la guerre au Sahel ne peut être comprise à travers les seules catégories du terrorisme ou de la conflictualité classique. Elle se situe à l’intersection du militaire, du politique et du social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa résolution suppose une approche intégrée, combinant action sécuritaire, gouvernance territoriale, mobilisation des légitimités locales et coopération régionale. C’est de cette articulation, plus que de la seule intensité des opérations militaires, que dépendra la stabilisation durable du Mali et de l’ensemble de l’espace sahélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako : les acteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme mobilisés pour la cohésion nationale après les attaques du 25 avril</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 21:43:53 +0000</pubDate>
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<p>À Bamako, une rencontre organisée par le ministre Mamou Daffé a réuni les acteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme pour renforcer la cohésion nationale et soutenir les forces armées après les attaques du 25 avril.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Salle Djeli Baba Sissoko du Centre International de Conférences de Bamako (CICB) a abrité, ce jeudi 7 mai 2026, une rencontre d’échange et d’information avec les acteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme, suite aux attaques coordonnées du 25 avril. Présidée par le ministre Mamou Daffé, cette initiative a marqué une étape importante dans la mobilisation nationale face aux défis sécuritaires.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre, organisée par le ministère, avait pour objectif de sensibiliser les professionnels des secteurs concernés sur leur rôle dans la consolidation de la cohésion sociale et la promotion des valeurs citoyennes. Elle a permis de partager des informations fiables sur la situation actuelle du pays, de rassurer les participants et de rappeler que la résilience nationale est un pilier essentiel pour surmonter les épreuves.&nbsp;&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-Pionniers-a-la-Rencontre-dechange-et-dinformation-1-1.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-Pionniers-a-la-Rencontre-dechange-et-dinformation-1-1-1024x768.jpeg" alt="Les Pionniers à la Rencontre d’échange et d’information" class="wp-image-22285" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-Pionniers-a-la-Rencontre-dechange-et-dinformation-1-1-1024x768.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-Pionniers-a-la-Rencontre-dechange-et-dinformation-1-1-300x225.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-Pionniers-a-la-Rencontre-dechange-et-dinformation-1-1-768x576.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-Pionniers-a-la-Rencontre-dechange-et-dinformation-1-1-1170x878.jpeg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-Pionniers-a-la-Rencontre-dechange-et-dinformation-1-1-585x439.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-Pionniers-a-la-Rencontre-dechange-et-dinformation-1-1-600x450.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-Pionniers-a-la-Rencontre-dechange-et-dinformation-1-1.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les Pionniers à la rencontre d’échange et d’information, le 7 mai 2026. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une rencontre pour renforcer la cohésion sociale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les représentants des différents secteurs ont insisté sur la nécessité de soutenir les forces armées maliennes. Ils ont rappelé que la vigilance citoyenne et la transmission d’informations aux autorités sont des conditions indispensables pour renforcer la sécurité collective. Ils ont aussi mis en garde contre les amalgames et la justice populaire, rappelant que la désinformation est une arme de guerre.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Mamou Daffé a délivré un message fort au nom du gouvernement, affirmant que «&nbsp;<em>l’État est debout, l’État agit, l’État veille</em>&nbsp;». Il a exhorté les participants à ne pas céder à la peur, à sensibiliser leurs proches et à défendre la patrie. Pour lui, la culture est une arme de résistance qui protège l’identité et le patrimoine du Mali, et doit être au cœur de la lutte contre l’effacement des valeurs.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un message de résistance et de mobilisation culturelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie a été ponctuée par des hommages et des moments artistiques, notamment une interprétation musicale dédiée au feu général Sadio Camara. Ces instants symboliques ont renforcé le message central : le Mali doit rester uni face aux menaces. La présence des acteurs a été saluée comme une preuve de patriotisme et un signal fort adressé à la République.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des discours, cette rencontre a permis de recueillir les contributions et observations des participants. Les acteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme ont exprimé leur volonté de s’engager dans la mobilisation nationale. Ils ont rappelé que leurs secteurs ne sont pas seulement économiques, mais aussi porteurs de valeurs et de traditions capables de renforcer la cohésion sociale.&nbsp;&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-dechange-et-dinformation-.jpeg"><img decoding="async" width="1020" height="765" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-dechange-et-dinformation-.jpeg" alt="Rencontre d’échange et d’information" class="wp-image-22282" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-dechange-et-dinformation-.jpeg 1020w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-dechange-et-dinformation--300x225.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-dechange-et-dinformation--768x576.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-dechange-et-dinformation--585x439.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-dechange-et-dinformation--600x450.jpeg 600w" sizes="(max-width: 1020px) 100vw, 1020px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les participants à la rencontre d’échange et d’information, le 7 mai 2026. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>La culture comme pilier de résilience nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a insisté sur le fait que la culture n’est pas un luxe, mais une nécessité pour préserver l’identité nationale. Il a souligné que les grandes nations se forgent dans la douleur et que le Mali doit transformer ses épreuves en force collective. Selon lui, la mobilisation des acteurs culturels et artisanaux est une preuve que le pays reste debout et résilient.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre a également mis en lumière l’importance de la communication et de la vigilance. Le ministre a rappelé que des numéros verts existent pour transmettre les informations aux autorités et éviter les rumeurs. Il a exhorté les participants à être des relais de confiance dans leurs communautés, afin de renforcer la sécurité et la cohésion nationale.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une volonté commune de soutien aux forces armées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les représentants des différents secteurs ont montré une volonté commune de soutenir les forces armées et les autorités. Ils ont insisté sur la nécessité de rester unis et de ne pas céder aux divisions. Cette rencontre a ainsi renforcé l’idée que la lutte contre le terrorisme est un combat collectif, qui dépasse les frontières des communautés et des professions.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a profité de l’occasion pour annoncer une grande mobilisation prévue le samedi 9 mai au stade Mamadou Konaté. Cet événement vise à soutenir les forces armées et à montrer au monde entier que le Mali demeure uni et indivisible. Il a invité les citoyens à participer massivement à cette initiative, considérée comme un acte de patriotisme et de solidarité nationale.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une plateforme citoyenne pour un Mali résilient</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre a donc été bien plus qu’un simple échange d’informations. Elle a constitué une plateforme de mobilisation citoyenne, un espace de dialogue et de sensibilisation, et un appel à la responsabilité collective. Elle a montré que les secteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme sont des piliers essentiels dans la construction d’un Mali résilient et souverain.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative a rappelé que la lutte contre le terrorisme ne peut être gagnée que par l’unité et la solidarité. Les acteurs présents ont réaffirmé leur engagement à soutenir les forces armées et à défendre la patrie. Le ministre Mamou Daffé a conclu sur une note d’espoir, appelant chacun à œuvrer ensemble pour un Mali apaisé, résilient et souverain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Elisée Jean Dao nommé chef d’État-major général et promu général de division</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 19:17:22 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali nomme le général Elisée Jean Dao chef d’État-major général des armées. Une décision stratégique après les attaques du 25 avril pour renforcer le commandement militaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le général Elisée Jean Dao est nommé, ce mercredi 6 mai 2026, à travers deux décrets signés par le Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta, Chef d’État-major général des Armées et promu au grade de Général de Division à titre exceptionnel. Jusqu’à cette nomination, il était Chef d’état-major général adjoint des Armées, déjà impliqué dans la coordination militaire nationale et reconnu pour son engagement constant.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nomination s’inscrit dans la volonté de consolider les Forces armées maliennes (FAMa), engagées sur plusieurs fronts pour défendre le territoire et protéger les populations. Elle intervient après les attaques complexes, simultanées et coordonnées du 25 avril 2026, qui ont frappé Bamako, Kati, Konna, Sévaré, Kidal et Gao, coûtant la vie à l’ancien ministre de la Défense, le général Sadio Camara. Dans ce contexte, le Président Assimi Goïta a pris la tête du ministère de la Défense.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Contexte sécuritaire face aux attaques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement qui a suivi ces attaques a conduit à la nomination du Général de Division Oumar Diarra, jusque-là Chef d’État-major général des Armées, comme ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Ce choix traduit une volonté de renforcer la chaîne de commandement et d’assurer une continuité stratégique. La désignation d’Elisée Jean Dao est une réponse directe aux défis sécuritaires et organisationnels du moment.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Issu de l’École Militaire Interarmes de Koulikoro, qu’il intègre en 1993, Dao en sort sous-lieutenant d’infanterie en 1996. Dès 1997, il prend son premier poste de commandement à Kidal, à la tête de la Compagnie territoriale de la Garde nationale. Entre 1999 et 2011, il participe à plusieurs opérations militaires, dirige le Centre d’instruction de la Garde nationale en 2003, puis devient chef de la division des opérations en 2011.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Parcours opérationnel marqué par la loyauté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier 2013, Dao se distingue lors de la bataille de Konna, où il bloque les infiltrations terroristes par la route de Bandiagara. Ses faits d’armes lui valent d’ouvrir la marche des troupes maliennes au défilé du 14 juillet à Paris. Quelques mois plus tard, en octobre 2013, il conduit l’Opération Saniya à Kati. Ces épisodes renforcent son image d’officier loyal et déterminé.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre 2015 et 2018, Dao poursuit sa formation à l’étranger. Il obtient le brevet de l’École de guerre de Paris en 2015, puis un Master en études sécuritaires à la Naval Postgraduate School de Monterey, aux États-Unis, en 2018. En septembre 2020, il est nommé Chef d’état-major de la Garde nationale, où il engage une modernisation du corps. Promu Général de Brigade, il quitte ce poste en février 2023, après avoir consolidé la discipline et la cohésion.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Expérience diplomatique avant le retour militaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">De 2023 à 2025, Dao sert l’État sur le plan diplomatique. Il est nommé ambassadeur au Gabon en mai 2023, puis en Chine. Cette expérience internationale enrichit son profil et lui donne une vision élargie des enjeux sécuritaires et géopolitiques. En octobre 2025, il est rappelé au commandement militaire actif et nommé Chef d’état-major général adjoint des Armées par le Président Assimi Goïta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Dans un contexte sécuritaire exigeant, il incarne une nouvelle dynamique de commandement. Sa désignation au sommet de l’appareil militaire est une mesure stratégique destinée à assurer la stabilité et la continuité des forces armées du Mali.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : pourquoi Assimi Goïta prend la tête du ministère de la Défense après la mort de Sadio Camara </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 18:30:19 +0000</pubDate>
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<p>Après les attaques du 25 avril 2026, le président Assimi Goïta prend la tête du ministère de la Défense. Une décision stratégique visant à renforcer la coordination militaire et la sécurité nationale.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après les attaques coordonnées du 25&nbsp;avril 2026, le président de la Transition, le général Assimi Goïta, a décidé de prendre personnellement la tête du ministère de la Défense. Une décision qui marque un nouveau palier dans la lutte contre l’insécurité et la quête de la souveraineté nationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son adresse à la nation, le 28&nbsp;avril, à la suite des attaques coordonnées, simultanées, coordonnées et complexes du 25&nbsp;avril 2026 qui ont endeuillé plusieurs villes du Mali, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, avait déclaré&nbsp;: « <em>C’est plus que jamais le moment de faire confiance à vos Forces armées et de sécurité engagée dans une lutte complexe, contre le terrorisme. Les opérations se poursuivront jusqu’à la neutralisation complète des groupes impliqués et le rétablissement durable de la sécurité sur l’ensemble du territoire national.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une semaine après cette déclaration, le chef suprême des armées a décidé d’assumer personnellement le portefeuille de la Défense et des Anciens combattants. Une décision officialisée par décret, lu à la télévision nationale ORTM par le secrétaire général de la présidence, Alfousseyni Diawara. Dans le même mouvement, le général de division Oumar Diarra, jusque-là chef d’état-major général des armées, a été nommé ministre délégué auprès de la Défense.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une centralisation du commandement face à une menace accrue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La décision intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, marqué par des attaques simultanées ayant ciblé Bamako, Kati, Konna, Sévaré, Kidal et Gao, et coûté la vie à l’ancien ministre de la Défense, Sadio Camara. En se plaçant directement à la tête de l’appareil militaire, le général d’armée Assimi Goïta opère une centralisation du commandement qui vise à renforcer la réactivité opérationnelle et la cohérence stratégique des Forces armées maliennes. Cette décision pourrait être motivée par la volonté d’éviter toute rupture dans la dynamique déjà enclenchée au sein des forces armées maliennes et évité toute décision qui pourrait entraîner une certaine dissension dans les rangs de l’outil de défense dans un contexte si particulier de la vie de la nation malienne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que Président du Conseil supérieur de la défense, en plus d’être militaire de terrain ayant combattu contre cette menace terroriste des années durant, le président de la transition est le mieux indiqué pour conduire les opérations avec l’assistance de l’ex-chef d’État major général des armées. Le général Goïta, pour qui la sécurité occupe la priorité numéro un, est en terrain connu. Cette nouvelle mission à côté de la fonction de chef de l’État devait suffire à prouver au peuple malien le degré de patriotisme du chef suprême des armées. Car l’occupation de la fonction de ministre de la Défense constitue, à n’en pas douter un véritable sacrifice pour la sécurité et le développement national. Le président de la transition a montré la voie. Au peuple malien de suivre l’exemple. « <em>Nous devons garder à l’esprit que c’est dans l’épreuve qu’une nation doit conforter sa cohésion et son unité. Un sursaut national est aujourd’hui indispensable et nous devons, tous comme un seul homme, nous ériger contre la division et la fracture sociale.</em> », a expliqué le chef de l’État dans son adresse à la nation. Chacun, dans son domaine et selon ses expertises, doit apporter sa pierre à l’édifice national. A l’heure de la mobilisation, aucun fils ne doit rester en marge.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Restaurer l’autorité et la confiance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays confronté à des menaces asymétriques et à des attaques coordonnées d’envergure, cette concentration des responsabilités entre les mains du chef suprême des armées peut être interprétée comme une réponse à l’urgence. Elle permet d’accélérer la prise de décision et de réduire les délais entre l’analyse du renseignement et l’action sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’impératif opérationnel, cette nomination revêt également une portée politique. En assumant personnellement la Défense, le chef de l’État envoie un signal fort de responsabilité et d’engagement. Dans un contexte marqué par le choc des attaques et la perte d’un pilier du dispositif sécuritaire, il s’agit de restaurer la confiance des populations et de réaffirmer l’autorité de l’État, tout en honorant la mémoire de l’illustre disparu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix s’inscrit aussi dans une tradition observée dans plusieurs pays en période de crise, où les chefs d’État prennent directement en main les questions de sécurité nationale afin de mobiliser l’ensemble des leviers de puissance publique. Selon le président de la transition, «&nbsp;&nbsp;<em>sans la sécurité, il ne saurait y avoir et sans développement il ne saurait y avoir de sécurité</em> ». Les deux restent interdépendants. C’est pourquoi il est important pour lui de mobiliser tous les outils pour restaurer la sécurité sur l’ensemble du territoire pour l’émergence du Mali Koura.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un tandem militaire pour piloter la riposte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nomination du général Oumar Diarra comme ministre délégué vient compléter ce dispositif. Officier expérimenté et ancien chef d’état-major général des armées, il apporte une expertise technique et opérationnelle essentielle à la conduite des opérations. Le tandem formé avec le général d’armée Assimi Goïta permet ainsi de conjuguer vision stratégique au sommet de l’État et gestion quotidienne des opérations militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le positionnement protocolaire du ministre délégué, placé juste après les ministres d’État, souligne l’importance accordée à la Défense dans l’architecture gouvernementale actuelle. Dans le plan d’action du gouvernement (PAG) Abdoulaye Maïga, présenté le 16&nbsp;mai 2025,&nbsp;la sécurité et la défense vient en première ligne. Le nouveau gouvernement s’est engagé à poursuivre la montée en puissance de l’armée malienne à travers le recrutement massif de soldats, la modernisation des infrastructures, le déploiement militaire sur l’ensemble du territoire, la construction des hôpitaux militaires, des mémoriaux et des équipements sophistiqués.&nbsp;Cette réorganisation s’inscrit dans la doctrine souverainiste défendue par les autorités de la Transition. En internalisant davantage la conduite des opérations militaires et en renforçant la chaîne de commandement nationale, Bamako entend affirmer son autonomie stratégique dans la lutte contre le terrorisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si ce choix concentre les pouvoirs, il engage aussi directement la responsabilité politique du chef de l’État sur les résultats obtenus sur le terrain. Dans un contexte de guerre prolongée, il marque une volonté d’assumer pleinement la conduite de la défense nationale et de répondre, sans intermédiaire, aux défis sécuritaires auxquels le Mali reste confronté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la transition a planté le décor depuis son investiture le 7&nbsp;juin 2021. Dans son discours, il avait affirmé&nbsp;: « <em>Aujourd’hui, nous avons une responsabilité historique&nbsp;: celle de transcender nos divergences pour sécuriser notre pays, pour préserver son intégrité territoriale et pour créer les conditions d’un développement socioéconomique nous permettant d’offrir un avenir meilleur à notre postérité.</em> ». Ces propos n’avaient acquis une pertinence aussi particulière qu’en ce contexte de guerre asymétrique et hybride contre le Mali.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&nbsp;Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
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		<title>Attaques du 25 avril au Mali : le Procureur révèle des complicités internes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 06:35:25 +0000</pubDate>
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<p>Le Procureur du Tribunal militaire de Bamako annonce des complicités internes dans les attaques du 25 avril 2026. Des militaires et des personnalités politiques sont cités dans l’enquête en cours.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Procureur de la République près le Tribunal Militaire de Bamako a annoncé, ce vendredi 1<sup>er</sup>&nbsp;mai 2026, l’ouverture d’une enquête après les attaques terroristes du 25 avril. Ces attaques ont visé plusieurs positions des Forces Armées et de Sécurité, notamment à Bamako, Kati et au domicile du ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Elles ont provoqué une vive inquiétude et mobilisé les autorités pour identifier les responsables.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premiers éléments de l’enquête révèlent des complicités internes. Certains militaires radiés ou en instance de radiation sont impliqués. Le communiqué mentionne aussi des personnalités politiques, dont le docteur Oumar Mariko. Selon le Procureur, «&nbsp;<em>des preuves de complicité ont été établies&nbsp;</em>», ce qui montre que les attaques n’ont pas été menées uniquement par des groupes extérieurs mais avec des soutiens internes.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Complicités internes révélées&nbsp;&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les assaillants identifiés figure Alassane Diallo, dit Abedi, un militaire radié. Il est mort lors des affrontements près de Kati. Sa participation confirme l’implication d’anciens membres des forces armées dans ces attaques coordonnées. Cette identification renforce l’idée d’une organisation structurée, composée de militaires actifs, de retraités et de soutiens extérieurs. Le Procureur a insisté sur «&nbsp;<em>la gravité des faits et la nécessité de poursuivre tous les complices&nbsp;</em>».&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Procureur a rendu publics les noms de plusieurs présumés complices. Il s’agit du Sergent Diakaridia Sodio, de l’Adjudant Moussa Diane, de l’Adjudant-Chef Mamadou Keita, tous militaires en activité, ainsi que de Soïba Diarra, militaire retraité. Ces personnes sont désormais au centre des investigations. Leur rôle exact reste à préciser, mais leur identification marque une étape importante dans le travail des enquêteurs.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Noms des présumés complices&nbsp;&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué précise que des arrestations ont déjà été effectuées. Les autorités poursuivent activement la traque des autres auteurs, co-auteurs et complices. Cette dynamique traduit la volonté des services de sécurité de répondre rapidement et fermement à cette menace. Le Procureur a déclaré que «&nbsp;<em>les premières arrestations ont été couronnées de succès</em>&nbsp;», tout en affirmant que d’autres recherches sont en cours.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Procureur a félicité les unités d’enquêtes et les services de sécurité pour leur professionnalisme. Il a souligné que les investigations en cours et celles à venir seront menées dans le strict respect de la réglementation. Le texte affirme que «&nbsp;<em>les évolutions enregistrées seront progressivement portées à la connaissance de l’opinion&nbsp;</em>», afin de garantir la transparence et la légalité des procédures engagées dans une affaire aussi sensible.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Procureur a également rassuré l’opinion publique nationale et internationale. Il a affirmé que toutes les évolutions de l’enquête seront progressivement communiquées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, l’armée annonce la neutralisation de plus de 70 terroristes près de Zantiguila</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 14:49:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>L’armée malienne annonce avoir neutralisé plus de 70 combattants terroristes lors d’une opération aérienne menée le 22 avril 2026 dans la forêt de Faya, près de Zantiguila, dans la région de Koulikoro.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Selon l’état-major des Forces armées maliennes (FAMa), une opération aérienne menée le 22 avril dans la forêt classée de la Faya, au sud de Zantiguila, dans la région de Koulikoro, a permis de neutraliser plus de soixante-dix combattants appartenant à des groupes armés terroristes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’état-major des Forces armées maliennes a annoncé, dans un communiqué publié le 22 avril à Bamako, avoir mené une opération militaire contre une colonne de combattants terroristes repérée dans la région de Koulikoro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’armée malienne, les vecteurs aériens engagés dans des missions de surveillance du territoire ont détecté une quarantaine de motos appartenant à des groupes armés terroristes circulant dans la forêt classée de la Faya, située au sud de la localité de Zantiguila. Face à ce mouvement jugé suspect, deux appareils ont été immédiatement déployés afin «&nbsp;<em>de traiter la cible&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des frappes aériennes contre la logistique des groupes armés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toujours selon les informations communiquées par l’état-major, l’intervention a pris la forme d’une série de frappes qualifiées de «&nbsp;<em>chirurgicales</em>&nbsp;». Celles-ci a permis la neutralisation de plus de soixante-dix combattants ainsi que la destruction complète de leur logistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la région de Koulikoro, située à proximité de la capitale malienne, plusieurs zones forestières servent régulièrement de couloirs de circulation pour des groupes armés opérant dans le centre et le sud du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une pression militaire maintenue sur les groupes jihadistes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Forces armées maliennes rassurent la poursuite des opérations de recherche et de neutralisation sur l’ensemble du territoire national. Le chef d’état-major a ainsi assuré que les actions coordonnées contre les groupes armés se poursuivaient «&nbsp;<em>avec détermination</em>&nbsp;» afin de sécuriser les populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, le Mali fait face à une insurrection terroristes soutenue par des sponsors étatiques étrangers qui s’est progressivement étendue du nord vers le centre du pays et certaines zones proches de la capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
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		<title>Sahel : comment un préfet malien et deux militaires ont échappé à leurs ravisseurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 05:47:07 +0000</pubDate>
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<p>Plongez dans le récit de l'évasion d'un préfet et de deux soldats, un épisode unique dans la lutte contre les groupes armés au Mali.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Trois évasions presque simultanées dans un contexte sécuritaire tendu. Un préfet et deux soldats des Forces armées maliennes ont réussi à fuir leurs ravisseurs, un épisode rare dans la longue guerre contre les groupes armés qui secoue cette région du sahel.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Enlevé le 14 février 2026 près de Kalifabougou, entre Fana et Dioïla, le préfet Alidji Bagna est parvenu à s’échapper de ses ravisseurs dans la zone de Macina avant d’être récupéré par les Forces armées maliennes (FAMa), indique l’armée dans un communiqué le 15 mars 2026. Presque au même moment, deux militaires maliens détenus depuis plusieurs mois par des groupes armés ont réussi à s’exfiltrer d’un camp en Mauritanie et à regagner le territoire national. Trois évasions rares qui interviennent dans un contexte d’intensification des opérations sécuritaires au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-echappe-dans-le-delta-interieur-du-niger-nbsp"><strong>Echappé dans le delta intérieur du Niger&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 14 février 2026, Alidji Bagna est enlevé par des hommes armés près de Kalifabougou, localité située sur l’axe reliant Fana à Dioïla, dans la région de Dioïla.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La disparition de ce représentant de l’État intervient dans une zone régulièrement exposée à l’insécurité et aux menaces de groupes armés. L’enlèvement suscite alors de vives réactions sur les réseaux sociaux. Près d’un mois après sa capture, le préfet parvient finalement à échapper à ses ravisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’état-major des Forces armées maliennes, il réussit à s’enfuir le 13 mars 2026 dans la zone de Macina, au cœur du delta intérieur du Niger, une région considérée comme l’un des foyers de l’insécurité dans le centre du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après sa fuite, il rejoint la localité de Tenenkou où il est pris en charge par l’armée malienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-deux-militaires-des-fama-egalement-parvenus-a-s-echapper"><strong>Deux militaires des FAMa également parvenus à s’échapper</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’évasion du préfet intervient au moment où deux militaires maliens ont eux aussi réussi à se libérer de captivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué du 15 mars, l’état-major annonce également que deux soldats des Forces armées maliennes, détenus par des groupes armés terroristes, ont réussi à s’exfiltrer dans la nuit du 13 au 14 mars 2026 d’un camp situé en Mauritanie avant de rejoindre le territoire malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux militaires sont : le cavalier de 1re classe Mohamed Wangaraba, du 633ᵉ escadron de reconnaissance ; le cavalier de 1re classe Mahamed El Maouloud Diallo, du 635ᵉ régiment blindé. Tous deux avaient été enlevés le 9 octobre 2025 sur le fleuve Niger alors qu’ils se trouvaient en permission.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’armée, leur évasion a été facilitée par les opérations militaires menées ces dernières semaines le long de la frontière entre le Mali et la Mauritanie, ainsi que dans la forêt du Wagadu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après leur récupération à Goundam, dans la région de Tombouctou, les deux soldats ont été placés à la disposition de la prévôté militaire, conformément aux procédures en vigueur, explique le service de communication des armées.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-pression-militaire-accrue-dans-plusieurs-zones"><strong>Une pression militaire accrue dans plusieurs zones</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces différentes évasions interviennent dans un contexte d’intensification des opérations militaires dans plusieurs régions du pays. Dans son communiqué, l’état-major assure que les Forces armées maliennes poursuivent leurs opérations avec « <em>diligence et professionnalisme</em> » afin d’obtenir la libération des autres personnes toujours détenues par des groupes armés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, les enlèvements de militaires, d’agents de l’État et de civils constituent l’une des tactiques utilisées par les groupes armés opérant dans certaines zones du Mali. Des tactiques qui constituent généralement à la fois une source d’alimentation de leur entreprise sanguinaire de déstabilisation, mais aussi de pression sur l’Etat duquel ils espèrent obtenir le gros lot lors d’éventuelles négociations pour la libération des otages.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retour du préfet Alidji Bagna, tout comme celui des deux soldats évadés, intervient dans un contexte où les autorités de transition dirigées par le président Assimi Goïta mettent l’accent sur la reconquête du territoire et le renforcement de la présence de l’État. Le tout conjugué avec la souveraineté de l’Etat dans tous les secteurs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces retours constituent un signal encourageant pour les autorités maliennes, engagées dans une lutte de longue haleine contre les groupes armés dans le centre et le nord du pays. C’est une nouvelle victoire pour les forces armées de sécurité, dont la montée en puissance ne fait l’ombre d’aucun doute depuis quelques années déjà. Ces évasions sont la preuve que la pression est pressante sur les groupes armés terroristes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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